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Full text of "Catalogue descriptif et analytique du Musée instrumental (historique et technique) du Conservatoire royal de musique de Bruxelles"

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ing  to  Music. 


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Catalogue  descriptif  et  analytique 


DU 


MUSÉE  INSTRUMENTAL 

(HISTORIQUE  ET  TECHNIQUE) 

CONSERVATOIRE  ROYAL  DE  MUSIQUE  DE  BRUXELLES 

PA.K 

VICTOR-CHARLES  MAHILLON 

CONSBRVATBUft  BU  MCSÉB 


Troisième  volume 


NUMEROS    Ï322    a   2055 


G  AND 

LIBRAIRIE   GÉNÉRALE   DE    AD.    HOSTE,    ÉDITEUR 

RUE   DBS  CHAMPS,  47. 


^ 


1900 


CATALOGUE  DESCRIPTIF  &  ANALYTIQUE 


DU 


MUSEE    INSTRUMENTAL 


DU 


CONSERVATOIRE  ROYAL  DE  MUSIQUE 
DE  BRUXELLES 


—   II  — 


première  en  établissant  Tunisson  par  la  case  n"^  5  de 

Talto,  la  case  K  du  ténor  et  la  case  7  de  la  basse'.  > 

Voici  l'intonation   fondamentale  respective  des 

quatre  cordes  que  nous  avons  obtenue  de  cette  façon  : 


Wi 


— ^ 

basstt  tinoTi  alto^  soprano 


—  Long.  tôt.  du  n®  1325,  i"*07,  larg.  max.  o°»255. 
Long.  tôt.  du  n*  1326,  o"93,  larg.  max.  o°240. 

France  1827.  Gigue,  Reproduction  exécutée  par 
M.  Aug.  Tolbecque,  à  Niort,  d'après  les  sculptures 
du  portail  de  Tabbaye  de  Moissac,  repré- 
sentant les  Vieillards  de  l'Apocalypse. 
Cette  gigue  n'est  montée  que  d'une  corde; 
elle  nous  donne  l'image  fidèle  d'un  des 
instruments  à  archet  les  plus  en  vogue  au 
XII«  siècle.  Le  dos  et  la  table,  de  forme 
elliptique,  sont  légèrement  bombés;  la 
table  est  percée  de  quatre  ouvertures  cir- 
culaires mesurant  17  mill.  de  diamètre 
placées  par  deux  de  chaque  côté  du  cheva-  *^"  °*  ^^^  ' 
let.  Le  cheviller,  de  forme  circulaire,  est  plat;  ta 
cheville  le  traverse  au  centre,  dans  le  sens  de  son 
épaisseur.  —  Long.  tôt.  0^50;  larg.  max.  de  la  table 
o°*i4o;  haut.  max.  des  éclisses  0^033. 

<  Cette  façon  d'accorder  est,  du  reste,  celle  dont  on  se 
servait  encore  en  France  vers  le  milieu  du  XVIIe  siècle;  elle 
est  indiquée  par  Jean  Rousseau  dans  son  Traité  de  la  Vioh, 
imprimé  à  Paris  en  1687, 


—     12    — 

ÂLLBMAGNB.  1828.  PhilomèU^  de  Tanc.  coll.  V. 
et  J.  Mahillon.  Sorte  de  violon  à  tables  planes 
monté  de  cordes  métalliques,  les  deux  premières 
d'acier,  les  deux  autres  d'acier  filé.  L'accord  est  le 
même  que  celui  du  violon;  les  cordes  reposent^ d'une 
part  y  sur  un  chevalet  dont  l'arête  est  garnie  d'un  fil 
de  cuivre,  d'autre  part,  sur  un  sillet  également 
métallique.  On  attribue  à  cet  instrument  une  origine 
bavaroise  qui  ne  remonterait  pas  au-delà  de  la 
r^  moitié  de  ce  siècle.  Le  cheviller,  terminé  par 
une  tète  de  lion  sculptée,  porte  4  chevilles  munies 
d'une  vis  sans  fin  agissant  sur  une  roue  dentée 
appliquée  à  la  tige  sur  laquelle  s*enroulent  les 
cordes.  Le  timbre,  grêle  et  métallique,  a  quelque 
chose  de  plaintif,  ce  qui  explique  probablement  le 
nom  donné  à  l'instrument.  —  Long.  tôt.  o™6i; 
larg.  max.  o"22. 

NoRWÈGE.  1329.  Violon  de  Har danger ^  de  l'anc. 
coll.  V.  et  J.  Mahillon.  Voir  la  description  du 
n*  242,  qui  s'applique  également  à  celui-ci  dont  la 
facture  est  toutefois  beaucoup  plus  intéressante. 
La  table,  les  éclisses  et  le  dos  sont  ornés  de  pein- 
tures, noir  et  or.  Sur  le  fond,  à  l'intérieur,  on  trouve 
l'étiquette  suivante  : 

Denne  Fiolin  er 

Repereret^  polerei 

og  utfmijkket  af 

mig  isebrùar  maaned 

Spilleman  J.  C.  L.  Ruwold  iSiz 


—   13  — 

traduction  : 

Ce  violon  a  été 

réparé,  poli 

et  enjolivé  par 

moi  au  mois  de  février 

ménétrier  J.  C.  L.  Ruwold   1812. 

France.  1880.  Vielle  à  archet.  Don  de  M.  A.  Tol- 
becque,  à  Niort.  Reproduction,  par  le  donateur» 
d'une  vielle,  à  3  cordes,  d  après  une  sculpture  du 
portail  de  la  cathédrale  d'Amiens.  Les  vielles,  appe- 
lées quelquefois  vihmles  du  mot  espagnol  vihuela, 
sont  représentées  sur  un  grand  nombre  de  monu- 
ments du  moyen-âge  à  partir  du  XI®  siècle.  On  y 
voit  les  vielles  à  archet,  les  vielles  à  roue  et  les  vielles 
àplectre  ou  à  mains,  dont  les  cordes  étaient  pincées. 
La  vielle  se  distingue  de  la  viole  :  par  la  hauteur 
moindre  des  éclisses  ;  par  le  contour  de  la  caisse 
sonore,  dont  la  courbe,  plus  légèrement  déprimée 
au  milieu,  n'a  pas  les  échancrures  de  la  viole  ou  du 
violon,  et  ressemble  plutôt  à  la  courbe  de  la  guitare 
moderne;  par  le  cheviller,  qui,  au  lieu  de  porter  ses 
chevilles  sur  le  côté,  comme  le  violon,  les  présente 
à  plat,  avec  la  tête  au-dessous,  comme  à  la  guitare. 

Les  vielles  à  archet  du  XI*  siècle  sont  ordinaire- 
ment montées  de  trois  cordes  dont  l'accord  se 
réglait  souvent  de  la  façon  suivante  : 


$ 


i^- 


—   14  — 

Au  XIII®  siècle,  d'après  un  manuscrit  célèbre  de 
Jérôme  de  Moravie,  la  vielle  portait  cinq  cordes 
que  l'on  accordait  de  Tune  des  façons  suivantes'  : 


Les  notes  blanches  indiquent  les  cordes  à  vide,  les 
noires,  les  intonations  obtenues  par  le  raccourcis 
sèment  des  cordes  à  l'aide  des  doigts  de  la  main 
gauche. 

La  reproduction  de  cette  pièce  de  lutherie 
ancienne  est  extrêmement  intéressante  et  fait  hon- 
neur à  son  auteur,  aussi  habile  luthier  que  violon- 
celliste et  musicologue  distingué. 

Italie.  1381.  Vielle  à  archet.  Reproduction  exé- 
cutée par  M.  Aug.  Tolbecque  à  Niort,  d*après  des 
copies  faites  par  l'auteur  de  ce  catalogue  d*un 
tableau  de  Cimabue  (1240-1300)  qui  se  trouve  à 
Florence  au  Musée    c   degli   Uffizi   ».   La  caisse 

X  Julien  Riihlmann.  Die  Geschichte  der  Bogeninstrumcnten, 
Braunschwetg,  1882.  —  Notice  sur  le  manuscrit  de  Jérâme  de 
Moravie  (1260).  par  Perne,  dans  la  Revue  musicale  de  Fétia, 
ire  année.  Tome  II,  1828,  p.  457.  —  Notes  on  early  spanish 
Music,  par  Juan  F.  Riano.  London,  Bernard  Quaritch,  1887, 


—   '5  — 

sonore  est  presque  plate;  le  dos  et  la  table  ne  sont 
que  très  légèrement  bombés.  La  forme  générale  est 
celle  d'une  guitare.  Deux  ouïes,  en  C  D? 
sont  disposées  de  chaque  côté  du  che- 
valet; les  contours  de  ces  ouvertures, 
ainsi  que  ceux  de  la  table,  sont  ornés 
d'une  bordure  incrustée  d'ébène  et 
d'ivoire.  Le  cheviller  plat,  de  forme 
ovale,  est  traversé  par  les  chevilles 
dans  le  sens  de  son  épaisseur;  l'instru- 
ment est  monté  de  cinq  cordes.  Pour 
l'accord,  voir  le  n»  précédent.  — 
Long.  tôt.  o°72;  larg.  max.  à  la  partie 
supérieure  o»i6;  à  la  partie  inférieure 
o°2o;   haut.  moy.  des  éclisses  o°05. 

France.  1832.  Violon,  de  Tanc.  coll.  V.  et 
J.  Mahillon.  L'étiquette  manuscrite  est 
rédigée  de  la  façon  suivante  :  Chanot^ 
p.  B.  (Tinv.  21  janv,  i8i8.  C.  /.  D. 
w®  i8i.  Les  tables  ne  sont  que  légère- 
ment bombées,  l'inventeur,  ancien 
élève  de  l'École  polytechnique,  pen- 
sant que  leur  creusement,  pour  la  for- 
mation des  voûtes,  était  nuisible  à 
leur  libre  vibration.  Les  ouïes  sont 
légèrement  arquées,  afin  d'éviter,  dans 
la  mesure  du  possible,  de  couper  dans 
les  fibres  du  bois.  L'inventeur  rem- 


Vielie  à  archet 
(no  1331). 


Violon  (no  1332). 


place  les  échancrures  ordinaires,  avec  leurs  angles 


—   i6  — 

et  leurs  tasseaux,  par  une  courbe  légèrement  dépri- 
mée comme  celle  de  la  caisse  de  la  guitare;  d'après 
lui,  les  formes  anciennes  nuisent  à  la  puissance  et  à 
la  bonne  qualité  des  sons^  Enfin,  pour  favoriser  la 
mise  en  vibration  de  la  table,  il  attache  les  cordes 
à  la  partie  inférieure  de  celle-ci  au  lieu  de  les 
fixer»  comme  d'ordinaire,  au  cordier. 

Les  instruments  construits  par  Chanot  d'après 
ces  principes,  eurent  un  très  grand  succès  à  leur 
origine;  ils  furent  même  approuvés  par  llnstitut 
de  France;  ils  sont  aujourd'hui  complètement 
abandonnés  et  on  ne  les  trouve  plus  guère  que 
dans  les  Musées,  comme  objets  de  curiosité.  Cet 
abandon  est-il  justifié?  Nous  ne  le  pensons  pas.  La 
facture  de  Chanot  est  non-seulement  très  soignée, 
mais  elle  est  basée  sur  des  principes  rationnels; 
son  insuccès  final  s'explique  bien  plus,  à  notre  avis, 
par  le  parti-pris  qui  s'oppose  à  toute  innovation,  à 
tout  changement  apporté  aux  formes  classiques, 
que  par  les  défauts  constatés  aux  instruments. 

François  Chanot  était  capitaine  ingénieur  de 
deuxième  classe  dans  la  marine  française.  Les 
lettres  C.  L  D.  qui  figurent  au  bas  de  l'étiquette, 
sont  les  initiales  de  ce  titre. 

ID.  1338.  Violon,  de  l'anc.  coll.  V.  et  J.  Mahil- 
lon.  Il  ne  porte  aucune  étiquette,  mais  il  est  évidem- 
ment de  Chanot.  La  table  et  le  dos  sont  encore 

>  Cette  forme  rappelle  tris  exactement  celle  de  la  vielle  à 
archet  no  1331. 


—   t7  — 

moins  bombés  que  ceux  du  numéro  précédent.  Lé 
cheviller  se  termine  par  une  volute,  mais,  contrai- 
rement à  Tusage,  elle  est  renversée. 

Id.  1834.  Violon.  Il  ne  porte  pas  de  nom  d'au- 
teur. C'est  fort  probablement  un  instrument  d'essai, 
car  la  table  conserve  la  trace  de  changements 
apportés  au  contour  des  ouïes  actuellement  taillées 
en  Ç  3-  La  forme  de  la  caisse  sonore  est  pareille 
à  celle  des  deux  instruments  précédents,  à  cette 
exception  près,  qu'une  double  courbure,  en  cœur, 
existe  à  la  partie  inférieure.  La  volute  du  cheviller 
est  renversée  comme  celle  du  n"  précédent. 

Id.  1836.  Violon,  de  l'anc.  coll.  V.  et  J.  Mahillon. 
Il  porte  la  curieuse  étiquette  suivante  :  «  Segon 
violon  fait  par  Belleville^  italier  boucher  anno  1812  ». 

Cet  instrument,  oeuvre  d'un  amateur,  n'oCFrerien 
de  bien  remarquable.  Il  est  cependant  intéressant 
par  la  forme  de  sa  caisse,  rappelant  les  formes 
précédentes  mises  en  faveur  six  ans  après  par 
Chanot! 

Id.  1336.  Violon,  de  l'anc.  coll.  V.et  J.  Mahillon. 
Sans  nom  d'auteur.  Forme  semblable  à  celle  du 
violon  de  Chanot  n®  1332;  ouïes  en  XX  très  dis- 
gracieuses; pointues  à  l'extrémité  supérieure,  elles 
s'élargissent  rapidement  vers  le  bas.  La  facture 
nous  paraît   plus   ancienne   encore  que  celle  du 

«•  1335. 

Id.  1387.  Violon,  de  l'anc.  coll.  V.  et  J.  Mahillon. 
L'étiquette    est    malheureusement    indéchiffrable. 


—  t8  - 

Nous  croyons  cependant  lire  :  Kruina  Léonard. 
Paris,  1797*  La  forme  de  ce  violon  est  encore  celle 
du  n?  1332, 

Belgique.  1888.  Violon.  Il  porte  Tétîquette  : 
Benoit  Joseph  Boussu^  #»•  luthier  à  Bruxelles  1750. 

Ce  luthier  est  cité  par  Ed.  Vander  Straeten  dans  le  cinquième 
volume  de  c  /a  Musique  aux  Pays-Bas,  > 

Id.  1889.  Violon,  de  Tanc,  coll.  V.  et  J.  Mahillon. 
Instrument  tout  en  cuivre;  simple  objet  de  curio- 
sité. 

Voir  la  note  à  la  suite  du  no  1375. 

France.  1840.  Violon^  de  l'anc.  coll.  V.  et  J. 
Mahillon.  Sans  nom  d'auteur.  Jolie  lutherie;  elle 
offre  ceci  de  particulier  que  le  fond,  la  table  et  les 
éclisses  sont  en  bois  de  cèdre. 

Allemagne.  1341.  Violon,  de  lanc.  coll.  V.  et 
J.  Mahillon.  Etiquette  :  Johanes  Gàssler  Lauthen 
und  Geigenmacher  in  Mittenwald  1762.  Lutherie 
ordinaire;  l'instrument  a  conservé  le  manche  à 
courte  touche  de  Tépoque;  c'est  à  ce  seul  point  de 
vue  qu'il  est  intéressant. 

France.  1842.  Violon,  de  l'anc.  coll.  V.  et  J. 
Mahillon.  Sans  nom  d'auteur.  Une  étiquette  indique 
qu'il  a  été  c  raccomode  par  Moitessierà  Carcassonne  ». 
Cet  instrument,  d'une  assez  jolie  facture,  offre  ceci 
de  remarquable  que  la  table  a  des  dimensions  plus 
grandes  que  le  fond,  de  sorte  que  les  éclisses,  au  lieu 
d'être  verticales,  sont  légèrement  inclinées. 


Id.  1343.  Violon^  de  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Mahil- 
lon.  Sans  nom  d'auteur.  Lutherie  ordinaire,  parais- 
sant originaire  de  Mirecourt  (Vosges)  et  dater  des 
premières  années  de  ce  siècle.  Le  cordier'  est  inté- 
ressant. Les  cordes  passent  dessous  et  sortent  sur 
la  face  supérieure  en  traversant  chacune  un  trou 
foré  à  proximité  de  l'extrémité  inférieure  du  cordier 
où  elles  se  fixent  par  un  nœud  dans  une  entaille 
sciée  sur  l'épaisseur  du  bois.   Quatre  ouvertures 
longitudinales  et  parallèles,  de  2  mill.  de  largeur, 
sont  découpées  sur  le  cordier  dans  la  direction  des 
cordes.  Dans  chacune  de  ces  ouvertures  glisse  un 
coin  de  bois  qui  appuie  sur  la  corde  passant  sous  le 
cordier.  Ce  coin  est  terminé  par  un  bouton  qui  fait 
saillie  sur  la  face  supérieure  du  cordier.  En  pressant 
ce  bouton  pour  faire  glisser  le  coin  vers  l'extrémité 
inférieure  de  l'ouverture  qui  lui  sert  de  guide,  le  coin 
de  bois,  appuyant  sur  la  corde,  augmente  la  tension 
de  celle-ci  au  fur  et  à  mesure  qu'il  approche  du  trou 
traversé  par  la  corde.  Cet  appareil,  dont  l'invention 
est  attribuée  au  célèbre  violoniste  Louis  Spohr, 
avait   pour  but    de   donner   à  la   partie  de  corde 
au-delà  du  chevalet  certains  rapports  de  longueur 
avec   la  partie  de   corde  vibrant  sous  l'action  de 
l'archet,  pour  en  améliorer  la  sonorité.  C'est   le 
système  des  aliquotes  que  l'on  a  essayé  plus  tard 
d'appliquer  au  piano. 

>  Le  cordier  porte  parfois  le  nom  de  tire<ordcz. 


X 


—    i20    — 

Id.  1344.  Violon,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Mahîllon. 
Etiquette  :  P.  A.  Moitessier  N*  13  à  Montpellier 
1833.  Le  fond  de  cet  instrument,  au  lieu  d'avoir, 
comme  d'habitude^  une  surface  convexe,  offre  à 
l'extérieur  de  la  caisse  de  résonance  une  surface 
concave.  La  voûte  est  en  effet  disposée  à  Tintérieur 
de  la  caisse,  de  telle  façon  que  la  distance  entre  la 
table  et  le  fond  reste  constante.  D'après  M.  Aug. 
Tolbecque,  Moitessier  voulait  par  ce  procédé  rejeter 
à  l'extérieur  la  sonorité  due  à  la  vibration  de  la 
masse  d'air  contenue  dans  la  caisse  sonore.  Son 
idée  ne  fut  pas  suivie. 

Id.  1846.  Violon,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Mahillon. 
Sans  nom  d'auteur.  Cet  instrument  a  le  fond  et  la 
table  ondulés  dans  le  sens  de  leur  longueur.  Il  est  à 
supposer  que  fauteur  a  eu  pour  but  d'augmeriter  le 
volume  du  son  en  agrandissant  la  surface  des  parties 
vibrantes,  tout  en  conservant  le  format  de  l'instru- 
ment. 

D'après  M.  Aug.  Tolbecque,  cet  essai  serait 
l'œuvre  d'un  nommé  Suleau,  premier  violon  au 
Théâtre  de  la  Porte  S*  Martin  à  Paris,  vers  1840. 
Ces  instruments  n'étaient  pas  sans  qualités,  mais  le 
pauvre  artiste  se  ruina  à  les  faire  construire;  il  resta 
seul  convaincu  de  l'efficacité  de  son  procédé. 

Allemagne.  1346.  Violon,  de  l'an.  coll.  V.  et  J. 
Mahillon.  Sans  nom  d'auteur.  Le  fond  et  la  table 
ont  un  contour  légèrement  festonné,  suivi  par  les 
éclisses.  La  découpure  des /est  également  ondulée, 


—    21    — 

ainsi  que  la  volute  du  cheviller.  Il  est  assez  difficile 
d'expliquer  autrement  que  par  une  fantaisie  du 
luthier  l'emploi  de  cette  forme,  qui  n'offre  rien  de 
gracieux  et  encore  moins  d'utile. 

France.  1347.  Violon,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J. 
Mahillon.  Cet  instrument,  datant  de  la  fin  du  siècle 
dernier,  est  une  copie  de  Stradivarii  assez  grossière 
et  sans  mérite.  Une  étiquette  imprimée  porte  qu'il 
a  été  €  réparé  par  C.  F.  Darchcy  luthier ^  Bruxelles 
1848  >. 

Id.  1848.  Violon.  Don  de  M.  E.  Gand.  Ce  bel 
instrument  y  donné  en  prix  en  1838,  ainsi  que  Tindi- 
que  l'inscription  en  lettres  d'or  sur  les  éclisses,  à 
J.  F.  Eugène  Gautier,  élève  du  Conservatoire  de 
Paris,  porte  Tétiquette  de  c  Gandjuthier  de  la  maison 
du  Roi  et  du  Conservatoire  de  musique^  rue  Croix  des 
Petits  Champs  n»  24  â  Paris,  1836.  » 

Charles-François  Gand,  né  en  1788,  mort  à  Paris  le 
10  mai  1845,  succéda  en  1824  ^  Nicolas  Lupot,  dont  il  fut 
l'élève  et  le  gendre.  C.  F.  Gand  eut  deux  fils  qui  tous  deux.  — 
le  second  surtout,  —  s'illustrèrent  dans  l'art  de  la  lutherie  : 
Adolphe  et  Bugène.  Le  premier  mourut  le  34  janvier  1866,  le 
second  le  5  février  1892. 

Allemagne.  1349.  Violon  avec  archet,  format 
dit  «  demi-violon  ».  Don  du  Prince  de  Chimay.  Cet 
instrument  n*offre  rien  de  remarquable  au  point 
de  vue  de  la  facture.  Il  n'est  intéressant  que  par  ce 
fait  qu'il  a  appartenu  aux  fameuses  violonistes,  les 
^œurs  MilanoUo,  lesquelles  en  firent  don  à  notre 


1 


—   32    — 

célèbre  compatriote  de  Bériot.  Celui-ci  le  donna 
en  1867  au  docteur  AUart  qui»  à  son  tour,  en  fit 
cadeau  au  Prince  de  Chimay. 

France.  1860.  Violon.  Etiquette  :  F,  Breton, 
breveté  de  S.  A.  R.  Af*  la  Duchesse  d'Angoulème  à 
Mirecourt  1820,  avec  les  armes  de  France  surmon- 
tées de  la  couronne  ducale.  Lutherie  sans  grande 
valeur  mais  non  sans  mérite.  Facture  assez  soignée, 
vernis  jaune.  Breton  a  travaillé  de  181 2  à  1830. 
Notre  violon  porte  sur  le  fond  un  dessin  en  décal- 
que représentant  La  victoire  de  Dantxic. 

Pays-Bas.  1361.  Etiquette  :  Johannes  Cuypers 
fecii  s^Hage  1797  Btatis  suae  73.  Vidal  cite  égale- 
ment ce  luthier;  il  le  fait  travailler  de  1760  à  1780 
et  lui  donne  le  nom  de  Jean  Kœuppers  I  Facture  de 
mérite»  dont  les  spécimens  sont  actuellement  assez 
recherchés.  Vernis  jaune  malheureusement  empâté; 
très  joli  spécimen,  intéressant  surtout  si  Ton  tient 
compte  du  grand  âge  de  son  auteur  à  Tépoque  de  la 
confection  de  ce  violon. 

lo.  1362.  Violon.  Don  du  Prince  de  Chimay. 
Etiquette  manuscrite  :  fait  à  Tournay  par  Ambroise 
Decombre  1 7 1  o .  Le  dernier  chiffre  n  *est  pas  très  appa- 
rent. Très  joli  violon 9  belle  facture,  avec  un  vernis 
rouge  ressemblant  quelque  peu  au  vernis  italien  de 
Stradivari.  D'après  Fétis,  Decombre  aurait  travaillé 
chez  Stradivari,  ce  qui  expliquerait  la  ressemblance 
de  son  vernis  avec  celui  du  célèbre  luthier  de 
Crémone. 


i 

i 


—    23    — 

Id.  1S63.  Violon.  Don  du  même.  Etiquette  impri- 
mée :  Antonius  Stradivarius ,  Cremonensis  faciebat 
anno  1709;  mais  la  facture  et  le  vernis  révèlent  à 
coup  sûr  le  véritable  auteur  qui  n'est  autre  que 
Decombre  de  Tournay. 

lo.  1854.  Violon,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Mahil- 
lon.  Etiquette  manuscrite  :  Fait  à  Tournay  par 
De  Comble  1785.  On  retrouve  encore  quelques-uns 
des  caractères  distinctifs  des  précédents  instru- 
ments, mais  la  main  d'œuvre  est  bien  moins  soignée 
et  la  beauté  du  vernis  a  totalement  disparu.  C'est  ou 
bien  Tœuvre  d'un  petit-fils  de  Decombre  ou  bien 
celle  de  Tauteur  du  n*  1366,  dont  la  vieillesses 
rendu  la  main  inhabile. 

De  l'examen  des  trois  instruments  que  nous  possédons 
signés  de  ce  nom  et  de  quelques  renseignements  que  nous 
devons  à  l'obligeance  de  notre  ami,  Mr.  Soil.  de  Tournay,  il 
semblerait  qu'il  y  a  eu  trois  générations  de  Decombre  ou 
Decomble.  luthiers  à  Tournay.  Le  premier,  élève  de  Stradivari. 
qui  travaillait  vers  17 10  et  qui  signait  Ambroisc  Decombre;  le 
second,  qui  sigasàt  Ambroise  Décomble  et  qui  travaillait  vers 
1761;  le  troisième  enfin,  qui  signait  Ambroise  De  Comble; 
celui-ci  travaillait  vers  1750  et  exerçait  encore  son  art 
vers  Z785*  La  question  de  savoir  si  les  deux  derniers  étaient 
frères  nous  semble  résolue  négativement  par  leurs  étiquettes 
qui  portent  toutes  le  prénom  d' Ambroise.  Les  variations 
que  présente  le  nom  familial  :  Decombre,  Decomble,  De  Comble, 
n'ont  rien  qui  doive  nous  étonner,  ces  différences  d'ortho- 
graphe se  voient  encore  souvent  de  nos  jours. 

Id.  1S66.  Violon,  Don  du  Prince  de  Chimay« 
Etiquette  :  Matthys  Hofmans   tôt   Aniwerpen.  Ce 


—    24   — 

luthier  travaillait  au  commencement  du  XVIII*  siè- 
cle. La  beauté  de  la  main  d'œuvre  met  en  lumière 
les  mérites  de  sa  facture.  Nous  trouvons  quelques 
renseignements  sur  lui  dans  <  La  musique  aux  Pays- 
Bas  >  de  Ed.  Vander  Straeten,  T.  cinquième. 

Allbmaonb.  1866.  Canne^violon,  de  Tanc.  coll. 
V.  et  J.  Mahillon.  Simple  tuyau  de  bois,  de  0^04  de 
diamètre  environ,  dont  on  a  enlevé  la  moitié  d'une 
paroi  sur  une  longueur  d*à  peu  près  0^52,  pour  y 
ajuster  une  planchette  de  bois  faisant  Toffice  de 
table  d'harmonie,  et  sur  laquelle  on  a  appliqué, 
comme  aux  pochettes,  une  touche  en  ébène,  un 
chevalet  et  un  cordier.  Les  cordes  se  tendent  au 
moyen   de  quatre  chevilles  de  fer  taraudées  dans 
une  plaque  de  cuivre  fixée  à  l'aide  de  vis  à  la  partie 
supérieure  du  tuyau.  Pour  donner  à  celui-ci  Tappa- 
rence  d'une  canne,  on  recouvre  les  cordes  d'une 
plaque  de  bois  verni  qui  remplace  la  partie  de  bois 
enlevée  et  on  l'assujettit  à  l'aide  d'un  pommeau  qui 
se  visse  sur  l'extrémité  supérieure.  L'archet,  ainsi 
que  la  clef  servant  à  remonter  les  chevilles,  se  glis- 
sent préalablement  à  l'intérieur  du  tuyau  en  bois. 
La  canne  reconstituée  mesure  o^^So  de  longueur, 
comme  nous   l'avons  dit  ;    le   diamètre  extérieur 
maximum  est  environ  de  o"'o4. 

Italie.  1367.  Violino^  de  l'anc.  coll.  du  comte 
Pietro  Correr  de  Venise.  C'est  le  c  Rechte  DiscanU 
Geig  »  de  Praetorius.  D'après  lui,  en  effet,  cet 
instrument  mesurait  très  exactement  deux  pieds. 


—   25    — 

mesure  de  Brunswick  qui  correspond  exactement  à 
o»56,  longueur  exacte  du  violon  n«  1357.  L'accord 
du  violino  était  le  même  que  celui  de 
notre  violon  actuel 

I     P 


^ 


Sur  l'étiquette  on  lit  Tinscription  sui- 
vante : 

Al  21  Agosto  1654 
in  Venecia  a  San  Marco 
.   Carlo  Mondi 
goizen  di  un  coromer.  vioiino  (no  1357) 

La  signification  de  cette  dernière  phrase  nous 
échappe. 

La  facture  de  ce  violon  n'est  guère  remarquable  ; 
ce  qui  le  rend  intéressant  au  plus  haut  degré,  c*est 
qu'il  n'a  subi  aucune  espèce  d'altération  ni  de 
changement.  C'est  bien  là  le  violon  à  petit  manche 
et  courte  touche  tel  qu*on  l'employait  encore  au 
milieu  du  XVIP  siècle  ;  nous  sommes  loin  du  beau 
vernis  italien  et  de  l'influence  des  belles  écoles  de 
Brescia  et  de  Crémone. 

A  cette  époque  on  ne  démanchait  guère,  quoique  ce  procédé 
fût  très  usité  déjà  dans  le  jeu  de  la  viole.  Le  violoniste 
risquait  quelquefois,  s*tl  était  habile,  Vut  par  l'extension  de 
l'aoriculaire  sur  la  chanterelle;  la  hardiesse  paraissait  si 
grande  qu'elle  lui  valait  souvent  cet  avis  charitable  de  ses 
auditeurs  :  gare  Tutl  Corelli,  né  à  Fusignano  en  1653,  mort  à 
Rome  en  1713,  doit  être  considéré  comme  le  fondateur  de 
récole  moderne  du  violon.  L'art  de  démancher  devait  forcé- 


~   26    — 

ment  amener  les  allongements  du  manche*  et  de  la  touche 
pour  arrÎTer  progressivement  aux  dimensions  exigées  par 
la  technique  moderne. 

France.  1368.  Violon  d'amour^  de  Tanc.  coll. 
V.  et  J.  Mahillon.  Il  est  de  Salomon  à  Paris  et  ne 
diffère  guère  du  n«  481  précédemment  catalogué. 
Même  nombre  de  cordes,  même  accord.' 

Autriche.  1869.  Violino-Harpa,  de  l'anc.  coll. 
V. et  J.  Mahillon.  Etiquette  :  Violino-Harpa  (PaUnU) 
InvenitP*  G.  S.  Th.  Zach  feeit  anno  1873.  Vindo- 
bona.  Ce  curieux  instrument,  dont  le  contour  de  la 
caisse  sonore  a  des  lignes  tout  à  fait  irrégulières, 
a  été  construit  par  le  luthier  Th.  Zach,  de  Vienne, 
d'après  les  indications  et  les  plans  du  Prince 
Oregor  de  Stourdza  qui  recherchait  probablement, 
dans  la  grande  capacité  donnée  à  la  caisse,  un  plus 
grand  volume  de  son,  ignorant  qu'entre  les  propor- 
tions de  celle-ci  et  l'intonation  des  cordes,  il  existe 
une  certaine  relation  qui  ne  peut  être  négligée  si 
Ton  veut  obtenir  le  maximum  de  renforcement  dont 
le  son  des  cordes  est  susceptible.  La  longueur  de 
l'instrument  ne  dépasse  pas  les  dimensions  habi- 
tuelles, mais  la  largeur  maximum  de  la  caisse 
atteint  o"36. 

Allemagne.  1360. 7io/on-50ttf  if  ne  ou  violon  muet, 
de  l'anc.  coll.  V.  et  J.  Mahillon.  Cet  instrument  n'a 

'  Aux  deux  instruments  n^  481  et  1358  les  cordes  princi- 
pales et  les  cordes  sympathiques  sont  attachées  à  une  plaque 
d*i voire  fixée  verticalement  au  bas  de  l'éclisse  inférieure. 


—  a?  — 

pas  de  caisse  de  résonance;  la  table  seule»  sur 
laquelle  s*appuient  les  cordes  par  Tintermédiaire 
du  chevalet,  sert  ici  à  renforcer  le  son.  L'instru- 
ment, qui  semble  dater  du  milieu  du  XVII®  siècle, 
porte  la  marque  manuscrite  :  Ernest  Bilsch  Lauten 
und  Geigen  Mâcher  in  Nurnberg. 

Ce  luthier  travaillait  au  commencement  du  XVII*  siècle;  la 
Historisk  Samling  af  Musikinstrumenter,  de  Copenhague,  pos< 
sède  de  lui  une  viola  di  gamba  datée  de  1615. 

Italie.  1861.  Violon  en  écaille^  de  Tanc.    coll. 
V.  et  J.  Mahillon.    Auteur    inconnu. 
Lutherie  de  curiosité,  sans  valeur  artis- 
tique. 

France.  1862.  Violon  SavarU  Don  de 
MM.  Gand  et  Bernardel  frères  à  Paris. 
La  caisse  de  cet  instrument,  construite 
d'après  les  théories  de  Savart,  a  la 
forme  d*un  trapèze;  les  éclisses  sont 
par  suite  rectilignes,  les  ouïes  ordinai- 
rement taillées  en  /  sont  remplacées 
par  des  ouvertures  rectilignes  dont  la 
longueur  est  disposée  dans  le  sens  des 
fibres  du  bois;  la  barre  d*harmonie  se  trouve  fixée 
dans  l'axe  de  la  table.  Les  cordes  sont  attachées 
par  un  bouton  d'ivoire  à  l'éclisse  inférieure.  Le 
violon  Savart,  qui  date  de  1818,  fut  approuvé 
par  les  Académies  des  Sciences  et  des  Beaux-Arts 
à  la  suite  d'un  rapport  fait  par  une  commission 
nommée  parmi  les  membres  des  deux  compagnies. 


Violon  Savart 
(no  1362). 


—  a8  — 

L'instrument  eut  à  son  origine  quelque  succès, 
d'ailleurs  mérité;  mais  Tancienne  facture  reprit 
bientôt  le  dessus,  et  les  violons  Savart  sont  allés 
rejoindre  ceux  de  Chanot  dans  les  vitrines  des 
Musées  (FÉLIX  Savart,  Mémoire  sur  la  construction 
des  instruments  à  archet^  suivi  du  rapport  qui  en  a  été 
fait  aux  deux  Académies  des  Sciences  et  Beaux* Arts. 
Paris,  Roret). 

Pays-Bas.  1863.  Pochette  en  forme  de  violon. 
Don  de  M.  A.  Boucher,  à  Bruxelles.  Cette  pièce 
intéressante  a  appartenu  à  Nacher,  professeur  de 
danse  et  de  maintien  à  Bruxelles,  dans  les  premières 
années  de  ce  siècle.  Elle  est  montée  de  quatre  cordes 
dont  raccord  est  indiqué  dans  la  note  qui  accom- 
pagne le  numéro  suivant.  —  Long.  tôt.  o"3i5; 
larg.  max.  o"o75. 

Allemagne.  1364.  Poche.  La  forme  est  sem- 
blable à  celle  de  la  pochette,  mais  les  longueurs 
sont  approximativement  celles  du  violon,  à  l'unisson 
duquel  on  accorde  la  poche.  Le  dos  de  celle-ci,  de 
forme  pentagonale,  est  recouvert  de  bandes  d'ivoire 
séparées  par  des  filets  d*ébène.  Le  manche  est  égale- 
ment en  ivoire.  Les  chevilles,  sans  doute  primitive- 
ment en  ivoire,  sont  actuellement  en  os.  Le  cheviller 
est  terminé  par  une  tête  en  bois  sculpté.  —  Long, 
tôt.  o°575. 

Lm,  position  du  chevalet  aux  poches  et  pochettes  a  souvent 
été  discutée.  Le  place-t-on,  comme  au  violon,  vers  la  moitié 
de  la  longueur  des  ouïes,  ou  au  bas  de  celles-ci  ?  Les  figures 
de  Mersenne  ne  laissent  aucun  doute  à  cet  égard.  D*après  ces 


—  ag  — 

figarea,  assez  bien  faites,  la  position  du  chevalet  de  ces  instru- 
ments est  au  bas  des  ouïes. 

Nous  avons  dit  (voir  la  note  du  no  232,  Cat,  du  Musée,  vol.  I, 
édit.  1893),  que  l'accord  de  la  pochette  est  à  Toctave  aiguë  du 
violon.  Il  importe  de  remarquer  que  ceci  ne  s'applique  qu'aux 
pochettes  montées  de  trois  cordes  seulement  dont  l'accord  est 
celui-ci  : 


^ 


L'accord  de  la  pochette  à  quatre  cordes  se  règle  comme  le 
sopranino  de  viole  da  bracciOf  c'est  à  dire  à  la  quarte  aiguë  du 
violon  : 


^ 


•^  "T  8  2  1 
lorsque  la  pochette  n'a  que  trois  cordes  c'est  la  quatrième 
corde,  Vut,  qui  se  supprime  (voir  la  note  du  n»  219,  Cat.  du 
Musée,  vol.  I,  édit.  i893)«  ^^^  accord  de  la  pochette  se  vérifie 
du  reste  par  la  longueur  de  la  corde  vibrante.  Celle-ci  est  à 
celle  du  violon  dans  le  rapport  de  longueur  très  approximatif 
de  3  :  4.  qui  est,  on  le  sait,  le  rapport  vibratoire  de  deux  sons 
à  l'intervalle  de  quarte. 

Pays-Bas.  1866.  Pochette,  de  l'anc.  coll.  V.  et  J. 
Mahillon.Sans  nom  d'auteur.  Le  dos  est  pentagonal 
et  la  forme  générale,  à  peu  de  chose  près,  celle  du 
n»  232. 

Pour  l'accord,  voir  la  note  de  l'instrument  précé- 
dent. —  Long.  tôt.  o"*420. 

Id.  1866.  Alto.  Don  du  Prince  de  Chimay.  Eti- 
quette manuscrite  :  Fait  à  Tournay  par  Ambroise 
Décomble  1761.  Très  jolie  facture,  bien  soignée,  mais 
qui  est  certainement  "^l'œuvre  d'une  main  moins 
habile  que  celle  qui  a  produit  les  deux  autres  instru- 


—  30  — 

ment  s  marqués  du  même  nom  [n*^  1352  et  1353).  Le 
vernis  n*a  plus  cette  richesse  de  ton  à  coloration 
rouge  qui  caractérise  le  vernis  de  ces  derniers. 
Voir  la  note  à  la  suite  du  n*  1354. 

ITALIB.  1867.  Violoncelle.  Don  du  Prince  de 
Chimay.  La  caisse  sonore  de  cet  instrument  a  la 
forme  et  les  dimensions  d*un  étui  de  violon*;  il  n'est 
pas  autrement  remarquable.  On  peut  toutefois  ajou- 
ter qu'il  a  appartenu  au  célèbre  ténor  Mario  et  qu'il 
fut  acheté  par  le  donateur,  en  1876,  à  la  vente  du 
violoniste  Telezinski.  L'accord  est  celui  d'un  violon- 
celle ordinaire.  —  Long.  tôt.  i"33;  larg.  max. 
o"*285;  haut,  des  éclisses  o™ioo. 

Alsace.  1868.  Violoncelle,  de  Tanc.  coll.  V.  et 
J.  Mahillon.  Etiquette  :  Christophe  Vetter  à  Stras- 
bourg 1744.  Facture  très  ordinaire,  n'offrant  aucun 
détail  digne  d*une  mention  spéciale.  Le  cheviller 
est  terminé  par  une  sculpture  assez  jolie  représen- 
tant une  sorte  de  Janus  :  d'un  côté,  une  tête  de 
femme;  de  l'autre,  une  tète  d'homme.  Sous  l'éti- 
quette du  facteur  s'en  trouve  une  autre  qui  ne 
manque  pas  d'intérêt;  nous  la  copions  fidèlement  : 
Cette  bas  par  Marc  Snoeck  réparé  pour  faier  voier  à 
ces  envieux  mon  adresse  est  près  de  VÉglise  de  St-Gerij 
à  Bruxelles^  encien  luthier  1748.  —  L'instrument  et 
sa  curieuse  étiquette  sont  cités  par  Vidal  {Les 
Instruments  à  archet^  tome  i,  p.  196),  mais  notre 
violoncelle  établit  que  l'auteur  français  avait  été 
mal  renseigné. 


—  3»  — 

Pays-Bas.  1369.  Violoncelle,  de  Tanc.  coll. 
V.  et  J.  Mahillon.  Etiquette  manuscrite  :  j^ean- 
Hyacint  Rotienbûrgh  maior  fecii  1753.  Instrument 
de  facture  ordinaire,  mais  intéressante  au  point  de 
vue  d^  rétude  de  la  facture  nationale.  Ce  luthier» 
qui  travaillait  à  Bruxelles,  est  cité  par  Vidal  sous  le 
nom  de  Rottenbrouck. 

Id.  1870.  Violoncelle,  Don  du  Prince  de  Chimay. 
Etiquette  manuscrite  lAntonius  Stradivarius  CremO" 
nensis  faciebai  17....  Les  deux  derniers  chiffres 
manquent.  Malgré  l'étiquette,  il  est  facile  de  recon- 
naître la  main  et  le  vernis  de  Tauteur  du  n*  1352. 
La  facture  est  soignée  et  le  ton  du  vernis  rappelle 
celui  des  vernis  italiens* 

(Euo.  Mailand.  Découverte  des  anciens  vernis  ita- 
liens  employés  pour  les  instruments  àcordes  et  àarchets. 
—  Paris,  Eug.  I^acroix.) 

Id.  1871.  Violoncelle^  de  Tanc.  coll.  V.  et  J. 
Mahillon.  Instrument  semblable  au  n»  1369,  même 
auteur,  même  étiquette  manuscrite. 

Bblqiqub.  1872.  Violoncelle.  L'étiquette  porte  : 
Benoit' Joseph  Boussu,  lutier  à  Bruxelles  1757.  Le 
Musée  possède  du  même  artisan  un  violon  renseigné 
sous  len»  1338. 

Id.  1878.  Violoncelle,  Il  porte  l'étiquette  sui- 
vante :  Marcus  Snoeck  tôt  Brussel  1718.  Facture 
ordinaire,  les  voûtes  sont  assez  prononcées,  le 
vernis  est  brun. 

Pays-Bas.  1874.  Violoncelle.  Etiquette  :  Gaspar 


_    32    — 

Borbon  totBrussel  1652.  Facture  très  ordinaire,  mais 
l'instrument  est  intéressant  pour  le  Musée  du  Con- 
servatoire de  Bruxelles  en  raison  de  la  nationalité 
de  son  auteur.  Les  deux  derniers  chiffres  du  millé- 
sime sont  devenus  quasi  illisibles  et  nous  '  laissent 
des  doutes  sur  leur  exactitude. 

Id.  1876.  Violoncelle^  de  Tanc.  coll.  V.  et  J. 
Mahillon.  Instrument  de  fantaisie  dont  le  corps 
sonore,  le  manche,  la  touche  et  le  cordier  sont  en 
cuivre;  les  chevilles  sont  en  fer.  L^inscription  sui- 
vante se  trouve  dans  Tintérieur  de  la  caisse  sonore  : 
Fait  par  A.  L.de  Fontaine  VEvique  1840. 

Il  est  évident  que  le  timbre  de  cet  instrument  ne  pourrait 
être  semblable  à  celui  des  instruments  similaires  en  bois.  Les 
matériaux  de  celui-ci  vibrent,  mais  les  conditions  d'élasticité 
des  parois  en  laiton  différant  naturellement  de  celles  qui 
sont  propres  aux  parois  en  bois,  la  masse  d*air  intérieure 
de  la  caisse  et  Tair  ambiant  sont  ébranlés  de  façon  différente 
et  produisent,  conséquemment.  des  ondes  sonores  dont  le 
timbre  offre  un  caractère  spécial.  Il  est  certain  qu'il  est  de 
beaucoup  inférieur  au  timbre  d'un  instrument  muni  d'une 
caisse  sonore  en  bois,  bien  équilibrée. 

Id.  1876.  Contrebasse,  Don  du  Prince  de  Chimay. 
Etiquette  manuscrite  :  Faitpar  Ambroise  De  Comble 
à  Tournay  1750.  Instrument  à  quatre  cordes  accor- 
dées en 


î 


^^ 


avec   l'effet   réel  à   l'octave  inférieure  de  la  note 
écrite.  La  facture  est  beaucoup  plus  soignée  que 


—  33  — 

celle  du  n*  1354.  Les  étiquettes,  toutes  deux  manus- 
crites, sont  semblables. 

Les  chevilles  sont  du  système  dit  à  mécanique, 
c'est-à-dire  qu'elles  sont  commandées  par  une  roue 
dentée  que  l'on  fait  tourner  par  une  vis  sans  fin. 

L*iavention  de  la  cheville  mécanique  est  généralement  attri- 
buée à  Anton  Bachmann,  luthier  né  à  Berlin  en  1716,  mort  le 
8  mars  iSoo;  elle  daterait  de  1778  environ.  Mais  l'invention 
de  Bachmann  n'est,  en  somme,  que  le  perfectionnement  de  la 
roue  à  rochet.  Celle-ci  existait  déjà  du  temps  de  Prastorius  qui 
la  critiquait,  avec  raison,  parce  que  la  corde  ne  peut  s* accorder 
d'une  façon  parfaite  à  cause  du  degré  de  tension  invariable  que 
produit  le  passage  d'une  dent  à  une  autre.  Il  est  vrai  que  cet 
inconvénient  est  moins  sensible  pour  la  contrebasse  en  raison 
de  la  grande  longueur  de  ses  cordes,  et  la  vis  sans  fin  sup- 
prime le  défaut  du  rochet. 

Id.  1877.  Contrebasse,  de  l'anc.  coll.  de  V.  et  J. 
Mahillon.  Sans  nom  d'auteur.  Elle  est  à  trois  cordes 
et  de  petit  format;  construite  dans  ces  proportions, 
la  contrebasse  servait  souvent  dans  les  cortèges  ou 
les  processions;  Texécutant  la  suspendait  au  cou  à 
l'aide  d'une  courroie  terminée  par  un  crochet; 
celui*ci  se  fixait  dans  un  petit  trou  pratiqué  dans 
le  dos  de  l'instrument. 


Accord  :  ^     -|- 


avec  l'effet  à  l'octave  inférieure.  —  Long.  tôt.  i°»46  ; 
larg.  max.  o"50,  haut,  des  éclisses  o'^iô. 

iTAiriB.  1378.  Contrebasse,  de  l'anc.  coll.  du  comte 
Pietro  Correr»  de  Venise.  Etiquette  :  Zvane  Rechal* 


—  34  — 

dini,  al  insegna  del  basso^  in  Yenetia.  C'est  une  basse 
à  cinq  cordes»  renseignée  dans  le  catalogue  de  la 
collection  Correr  sous  le  nom  de  Tcrzino  di  contra- 
basso  0  baritono.  —  Long.  tôt.  z'^ôo  ;  larg.  max. 
o"59;  haut,  des  éclisses  o"225. 

Pays-Bas.  1879.  Trompette  marine^  de  l'anc.  coll. 
V.  et  J.  Mahillon.  Caisse  sonore  heptagonale;  le 
manche  est  terminé  par  une  volute  traversée  par 
une  cheville  en  fer  munie  d'une  roue  à  rochet.  — 
Long.  tôt.  i"59. 

Voir  la  note  qui  suit  le  n*'  217. 

Id.  1380.  Trompette  marine^  de  l'anc.  coll.  V.  et 
J.  Mahillon.  Elle  est  semblable  à  la  précédente» 
mais  la  caisse  de  résonance,  beaucoup  plus  étroite, 
est  pentagonale.  Un  crochet  en  fer,  fixé  au  dos  du 
manche,  servait  à  attacher  un  cordon  que  l'instru- 
mentiste se  passait  au  cou  afin  d^empècher  la  trom- 
pette de  glisser  sur  le  sol  lorsque,  pour  en  jouer,  il 
la  tenait  devant  lui.  —  Long.  tôt.  i'°74.  Les 
initiales  IBST,  ainsi  que  le  millésime  1702,  sont 
peints  sur  la  table. 

Allbmagnb.  1881.  Trompette  marine.  Caisse 
d'harmonie  pentagonale  s'élargissant  rapidement 
vers  Textrémité  inférieure.  La  table  porte  une  plaque 
en  os  sur  laquelle  s'appuie  le  chevalet.  Une  cheville 
placée  au  bas  de  la  table,  sur  le  côté,  a  pour  but 
d'écarter  la  corde  de  la  position  rectiligne  et  de 
faire  basculer  légèrement  le  chevalet  afin  de  faci- 
liter ses  trépidations  sur  la  table.  Sur  le  haut  de 


—  35  — 

celle-ci  se  trouvent  deux  petites  plaques  de  nacre 
gravées  sur  lesquelles  on  lit  :  L.  TOBI  —  1740,  Au 
milieu  de  la  touche,  et  dans  le  sens  de  sa  longueur» 
est  incrustée  une  bandelette  en  os,  et  sur  un  des 
côtés  du  manche  se  trouvent  également  incrustés 
cinq  petits  triangles  en  nacre  indiquant  les  points 
de  division  de  la  corde  correspondant  aux  harmo- 
niques 3.  4.  5.  6.  8.  La  cheville  est  en  bois  avec 
une  roue  dentée  à  rochet.  —  Long.  tôt.  i">86. 

Italie.  1382.  Trompette  marine^  de  Tanc.  coll.  du 
comte  Pietro  Correr,  de  Venise.  Caisse  d'harmonie 
heptagonale,  cheviller  rectangulaire,  cheville  avec 
roue  à  rochet.  La  touche  porte  la  trace  des  lettres 
de  la  notation  allemande  C.  B.  G.  C.  D.  E.  P.  G.  A. 
indiquant  les  points  de  division  de  la  corde  corres- 
pondant aux  harmoniques  4.  5.  6.  8.  9.  10.  11. 
12.  13. 

Id.  1383.  Trompette  marine^  de  Tanc.  coll.  du 
comte  Pietro  Correr,  de  Venise.  Semblable  à  la 
précédente.  —  Long.  tôt.  i"94. 

Id.  1884.  Trompette  marine^  de  Tanc.  coll.  du 
comte  Pietro  Correr,  de  Venise.  Semblable  au 
n^  1382.  —  Long.  tôt.  i»93. 

Id.  1386.  Trompette  marine^  de  Tanc.  coll.  du 
comte  Pietro  Correr,  de  Venise.  Semblable  au 
n^  1382,  à  Texception  du  cheviller  qui,  proba- 
blement rectangulaire  à  l'origine,  a  été  remplacé 
par  une  pièce  nouvelle  sculptée  en  forme  de  tète 
d'aigle.  La  touche  porte  des  indications  correspon- 


-36  - 

dant  à  la  division  de  la  corde  jusqu'au  14^  harmo- 
nique (sift).  —  Long.  tôt.  i°93. 

Allemagne.  1386.  Trompette 
marine.  Caisse  d'harmonie  penta- 
gonale  s'élargissant  brusquement 
vers  la  partie  inférieure  où  elle 
est  appliquée  sur  un  cadre  de  bois 
plat  qui  lui  sert  de  base  et  assure 
la  stabilité  de  Tinstrument  au 
repos.  La  cheville,  à  large  tête 
ronde  en  bois,  est  appliquée  verti- 
calement à  la  partie  supérieure  de 
l'instrument.  Cette  cheville  se  ter- 
mine par  une  vis  sur  laquelle  est 
taraudée  une  sorte  d'écrou  terminé 
par  une  pointe  à  laquelle  est  atta- 
chée Tune  des  extrémités  de  la 
corde.  Quand  on  tourne  la  vis, 
l'écrou  monte  ou  descend  sur 
celle-ci,  tend  ou  détend  la  corde 
pour  en  régler  l'intonation.  La 
table  porte  la  trace  d'un  nom 
devenu  illisible.  —  Long.  tôt. 
2"o6. 

Id.  1887.  Trompette  marine^  de 

Tanc.    coll.   V.   et  J.    Mahillon. 

'•^    Facture  plus  soignée  que  celle  des 

Trompette  mahnc(aox386).  J^strumcntS  précédcntS.  La  CaisSC 

d'harmonie,  heptagonale,  est  formée  de  planchettes 


_  37  — 

d^ërable.  Le  cheviller  est  muni  de  la  roue  dentée 
commandée  par  une  vis  sans  fin  dont  nous  avons 
vu  rinvention  attribuée  à  Anton  Bachmann  (voir  la 
notice  du  n^"  1376).  L'instrument  nous  paraît  anté- 
rieur à  1776,  date  présumée  de  l'invention;  il  est 
vrai  que  la  cheville  actuelle  peut  y  avoir  été  appli- 
quée après  coup,  —  et  c'est  ce  qui  nous  semble  être 
le  cas.  —  Long.  tôt.  2"04. 

lo.  1388.  Viole  d'amour^  de  Tanc.  coll.  V.  et 
J.  Mahillon.  Etiquette  :  Andréas  OstierLauien  =  und 
Geigen  Mâcher  in  Bresslau^  1730.  Joli  spécimen  de 
*la  lutherie  allemande.  Six  cordes  principales  et  six 
cordes  sympathiques;  accord  du  n*23o.  — Long.tot. 
^"7355  lîu^g*  niax.  o"243;  haut,  des  éclisses  o°'058. 

Francb.  1389.  Viole  d'amour.  Don  de  M""*"  Til- 
mont-de  Bas.  Etiquette  :  Fait  à  Reims  par  Salomon^ 
1773.  L'instrument,  monté  de  cinq  cordes  princi- 
pales et  de  cinq  cordes  sympathiques,  est  un  spéci- 
men intéressant  de  la  facture  française  à  la  fin  dp 
dernier  siècle.  Il  a  servi  pendant  de  longues  années 
à  de  Bas,  beau-père  de  la  donatrice,  de  son  vivant 
premier  alto  solo  au  Théâtre  royal  de  la  Monnaie. 

Allemagne.  1380.  Viole  d'amour j  de  Tanc.  coll. 
V.  et  J.  Mahillon.  C'est  une  viole  de  facture  ordi- 
naire, dont  le  cheviller  est  terminé  par  une  assez 
jolie  tête  en  bois  sculpté.  Sept  cordes  principales  et 
sept  cordes  sympathiques.  Accord  du  n*  224.  — 
Long.  tôt.  o»725}  larg.  max.  o"252;  haut,  des 
éclisses  0^057. 


-   38   - 

Id.  1891.  Viole  d'amour.  Etiquette  :  Johannes 
Rauch  Geigen  und  Lauien  Mâcher  in  Commathau  1742. 
Sept  cordes  principales  et  sept  cordes  sympathiques. 
Cejoli  spécimen  de  la  lutherie  allemande  a  appartenu 
à  feu  Carli  Zoeller,  de  son  vivant  chef  de  musique 
au  2^  régiment  de  Life  Quards,  à  Londres.  L'instru- 
ment est  accompagné  de  son  étui  et  de  son  archet 
à  baguette  cannelée  avec  hausse  et  bouton  d'ivoire. 
Le  manche  et  le  cheviller  ont  été  renouvelés. 
Italib.  1392.  Viole  d'amour  à  6  cordes  principa- 
les. Jolie  pièce  de  lutherie  de  la  seconde 
moitié  du  XVIIl''  siècle.  Elle  n'a  heu- 
reusement subi  aucune  modification; 
le  manche,  la  touche  et  le  cordier  sont 
intacts.  Le  cheviller  est  terminé  par 
une  tête  de  Cupidon  avec  les  yeux 
couverts  du  bandeau  traditionnel.  Une 
rosette  est  découpée  dans  la  table. 
C'est,  d'après  M.  Alfred  Hill,  de  Lon- 
dres, un  instrument  de  Técole  de  Bo- 
logne, et  probablement  de  Qiovanni 
F.  Guidantus. 

France.  1893.  Par^dessus  de  viole 
ou  quinton,  de  l'anc.  coll.  V.  et  J.  Ma- 
hillon.  Très  joli  spécimen  portant  intérieurement  la 
marque  de  Antoine  Medard,  Paris, i66y.  Cinq  cordes 
(pour  raccord  voir  le  n^  219).  La  table  d'harmonie 
ne  porte  pas  trace  de  barre,  laquelle,  à  cette  époque, 
faisait  souvent  corps  avec  la  table  d'harmonie  au 


Viole  d'Amour 
(no  139a). 


-   3Ô  — 

lieu  d'y  être  attachée  à  la  colle  comme  cela  se 
pratique  de  nos  jours.  Vernis  à  l'albumine  très 
régulièrement  appliqué;  ouïes  en  3C*  —  Long.  tôt. 
o«65;  larg.  max.  o"2i;  haut,  deséclisses  o"o7.  (Les 
Medard,  luthiers  lorrains^  par  Albert  Jacquot.  Paris, 
Fischbacher,  1896). 

Id.  1394.  Quinton,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Ma- 
hillon.  Etiquette  :  Ludovicus  Guersan  propè  Comœ- 
diam  Gallicam  LuUtiaanno  1753.  Beau 
spécimen   de  la  facture  française.  Le 
cheviller  est  terminé  par  un  tête  de 
femme  sculptée,  le  manche  porte  sept 
divisions  en  cordes  à  boyaux.  L'instru- 
ment ressemble  au  n*  480,  du  même 
auteur.   Les  éclisses   ont,   dans   leur 
milieu,  une  bande  de  bois  de  cèdre; 
le  dos,  plat,  est  également  traversé  en 
son  milieu  et  à  ses  deux  côtés  par  des 
bandes   de  cèdre.    Vernis    à   l'alcool. 
Cinq   cordes  accordées  comme  celles    Q«i«toii(iiox394). 
du  n'  219.  —  Long.  tôt.  o"»6a5;  larg.  max.  0^202; 
haut.  max.  des  éclisses,  0^*54. 

Id.  1396.  Par 'dessus  de  viole,  de  Tanc.  coll. 
V.  et  J.  Mahillon.  Etiquette  :  Pierre  SainUPaul 
rue  Saini'André  des  Aris  à  Paris  1742.  Très  joli 
spécimen  de  la  viole  à  six  cordes.  Ne  diffère  guère 
de  la  précédente.  Vernis  à  Talcool  très  pâteux. 
Accord  du  n»  222.  —  Long.  tôt.  o"*6i5,  larg.  max. 
o"i90,  haut,  des  éclisses  o°*o6o. 


—  40  — 

Id.  1396.  Quinion,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Mahil- 
lon.  Etiquette  :  Nicolas  Louis  Gilbert  facteur  d'ins- 
truments à  Metz  1 70 1  • 

Id.  1397.  Quinton,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Mahil- 
lon.  Ce  joli  instrument,  monté  de  cinq  cordes,  porte 
rétiquette  suivante  :  François  le  Jeune  rue  de  la 
Juiverie  à  Paris  anno  1757.  Il  offre  cette  particula- 
rité remarquable  que  la  forme  de  la  caisse  sonore 
affecte  tout  ^  fait  celle  du  violon.  Le  cheviller  est 
terminé  par  une  jolie  tête  d*ange. 

Id.  1398.  Quinton,  de  l'anc.  coll.  V.  et  J.  Mahil- 
lon.  Il  porte,  gravée  dans  la  partie  supérieure  du 
fond,  l'estampille  de  :  Salomon  à  Paris.  Le  chevil- 
ler se  termine  par  une  tête  sculptée  avec  art.  La 
•aisse,  comme  celle  de  Tinstrument  précédent, 
rappelle  la  forme  du  violon. 

Id.  1399.  Quinton,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Mahil- 
lon.  Etiquette  :  Gérard  J.  Deleplanque  Luthier^ 
marché  aux  Poulets  près  le  marché  aux  Poissons  à  Lille 
1766.  Joli  spécimen  de  la  lutherie  française.  La 
table  et  le  dos  sont  à  doubles  filets,  les  ouïes 
découpées  en  DC*  L&  touche  porte  douze  divisions 
formées  par  des  filets  de  laiton  incrustés  dans  le 
bois.  L'instrument,  monté  de  cinq  cordes,  est 
accordé  comme  à  Tordinaire  (voir  le  n<*  219).  — 
Long.  tôt.  o°^Ô2o;  larg.  max.  de  la  table  0B200. 

Allbmaqnb.  1400.  Dessus  de  viole,  de  Tanc.  coll. 
V.  et  J.  Mahillon.  L'étiquette  est  malheureusement 
illisible;  nous  croyons  cependant  pouvoir  la  com- 


—  41  — 

pléter  et  la  présenter  ainsi  :  Dicir{icK)  (C)ochem  (t)n 
CoUen  anno  i668*  Les  lettres  entre  parenthèses  ont 
disparu.  Très  intéressant  instrument  à  six  cordes. 
La  table  est  à  double  filet,  les  ouïes  en  3  C  ;  une 
rosette  est  découpée  dans  le  milieu  de  la  partie 
supérieure  de  la  table,  à  distance  égale  du  chevalet 
et  du  bas  de  la  touche.  Le  cheviller  est  terminé  par 
une  tète  sculptée. 
Accord  :    * 


^|e3 


—  Long.  tôt.  o"7i  ;  larg.  max.  o"»245;  haut,  des 
éclisses  o"o73. 

Il  ne  faut  pas  confondre  les  d$i5Ui  de  violé  avec  les  par-dessus 
de  viole  à  six  cordes,  appelés  quintons  lorsqu'ils  sont  à  cinq 
cordes.  Le  dessus  de  viole  est  d*un  format  plus  grand  que  le 
par-desius  de  viole;  ainsi  les  instruments  catalogués  n«  319, 
222,223  sont  àt^  par-dessus  et  non  des  dessus,  comme  nous 
l'avons  dit  par  erreur.  Les  par-dessus  de  viole  et  les  quintons 
paraissent  n'avoir  été  employés  qu'en  France. 

France.  1401.  Dessus  de  viole,  de  Tanc.  coll. 
V.  et  J.  Mahillon.  Etiquette  :  Louis  Cotton  à  Rouen 
16....  (les  deux  derniers  chiffres  sont  illisibles). 
Facture  ordinaire,  six  cordes,  accord  semblable  à 
celui  de  Tinstrument  précédent.  —  Long.  tôt. 
o"7io;  larg.  max.  o«»2i5;  haut,  des  éclisses  o"o87. 

Id.  1402.  Dessus  deviole^  de  Tanc.  coll.  du  Comte 
Pietro  Correr,  de  Venise.  Etiquette  :  Hainrich 
Ebert.  Très  joli  spécimen  à  6  cordes  ;  forme  très 


—  4^  — 
caractéristique;  il  date  bien  certainement  du  milieu 
du  XVII*  siècle.  La  touche  et  le  cordier  sont 
inscrutés  de  filets  de  bois  noir  disposés  en  losanges 
comme  à  beaucoup  d*instruments  à  cordes  de  cette 
époque  arrivés  jusqu'à  nous  sans  remaniements;  le 
vernis  est  à  base  d*albumine.  —  Long.  tôt.  on»77; 
larg.  max.  o™25,  haut,  deséclisses  o^og. 


DetMt  de  vide  (oo  1402)-  Detsni  de  viole  (00  1403). 

Italie.  1403.  Dessus  de  viole^  de  Tanc.  coll.  du 
Comte  Pietro  Correr,  de  Venise.  Etiquette  :  Pietro 
Zenatto  fece  in  Treviso,  anno  1643.  Six  cordes 
accordées  en 


—   43  — 

Facture  médiocre.  La  caisse  sonore  n^a  pas  les 
échancrures  ordinaires;  la  courbe  des  côtés ,  arron* 
die  et  légèrement  rentrante  vers  leur  milieu,  rap- 
pelle les  contours  de  la  guitare.  —  Long.  tôt.  ©""yg, 
larg.  max.  o^'ziS,  long,  de  la  caisse  sonore  o""4o; 
haut,  moyenne  des  éclisses  o^'oSo. 

Id.  1404.  Dessus  de  Viole^  de  i'anc.  coll.  du 
Comte  Pietro  Correr,  de  Venise.  Instrument  sem- 
blable au  précédent;  même  facture,  même  date. 

Id.  1406.  Dessus  de  viole,  de  l'anc.  coll.  du  Comte 
Pietro  Correr,  de  Venise.  Il  porte  la 
même  étiquette  que  les  instruments 
précédents,  avec  la  date  de  1684.  Le 
cheviller,  au  lieu  d*être  terminé  par 
la  volute  traditionnelle,  l'est  par  une 
petite  plaque  rectangulaire  taillée  à 
facettes.    Même  accord   et    mêmes 

dimensions  que  le  n*  1403. 

Id.  1406, 1407.  Dessus  de  viole,  de 

Tanc.  coll.  du  Comte  Pietro  Correr, 

de  Venise.  Ils  sont  semblables  au 

n**  précédent,  du  même  auteur  et  de 

la  même  époque. 

Id.  1408.  Dessus  de  viole,  de  Tanc. 

coll.  du  Comte  Pietro  Correr,   de 

Venise.   Instrument    semblable   au 

n»  1403. 
Id.  1409.  Alto,  ténor  ou  taille  de  ^  *%oie°(n?i4i*).*' 

viole,  de  Tanc.  coll.  du  Comte  Pietro  Correr,  de 


—  44  — 
Venise.  Auteur,  date  et  forme  de  Tinstrument  pré- 
cédent. Six  cordes  accordées  de  la  façon  suivante  : 


Cet  accord  était  différent  en  France  et  en  Allemagne.  (Voir 
la  note  p.  3x4  du  tome  I,  deuxième  édition). 

Long.  tôt.  x«oa,  larg.  max.  o-joo,  long,  de  la 
caisse  sonore  o^sj^  haut,  moyenne  des  éclisses 
o"ii5. 

Id.  1410.  Alto,  ténor  ou  taille  de  viole,  deTanc. 
coll.  du  Comte  PietroCorrer,de  Venise.  Instrument 
semblable  au  précédent. 

Id.  1411, 1412, 1418.  Altos,  ténors  ou  tailles  de 
viole^  de  Tanc.  coll.  du  Comte  Pietro  Correr,  de 
Venise.  A  l'exception  du  cheviller,  terminé  par  une 
plaque  rectangulaire  au  lieu  de  la  volute  ordinaire, 
ces  instruments  sont  semblables  au  n«  précédent. 
Us  portent  la  date  de  1684. 

Id.  1414.  Alto,  ténor  ou  taille  de  viole.  Don  de 
M.  Massau,  professeur  de  violoncelle  à  l'Ecole  de 
Musique  de  Verviers.  Très  intéressante  pièce  du 
XVIl^  siècle,  sans  étiquette  d'auteur,  vernis  à  l'al- 
bumine. Les  lettres  D.DVCXsont  imprimées  sur 
le  fond  de  l'instrument,  au  dessous  du  talon  du 
manche.  Accord  comme  le  n*  1409.  Long.  tôt.  o^go, 
larg.  max.  o"27,  haut,  des  éclisses  o"io. 

Id.  1416.  Alto,  ténor  ou  taille  de  viole.  Ce  bel 
instrument  est  attribué  à  Gasparo  da  Salo,  luthier 


—  45  — 

célèbre  considéré  comme  le  fondateur  de  la  belle 
lutherie  italienne.  Il  habitait  Brescia  entre  1550 
et  16 12.  Salo  est  une  petite  ville  située  sur  le 
lac  de  Garde.  L'instrument  porte  l'étiquette  du 
maître  :  Gasparo  da  Salo  in  Brescia.  Le  manche, 
la  touche  et  le  cordier  ont  été 
renouvelés,  comme  à  la  plupart 
des  instruments  de  valeur,  mais, 
bien  que  cette  viole  ait  perdu  une 
partie  de  ses  caractères  origi- 
naux, elle  n'en  reste  pas  moins 
intéressante  par  ceux  qui  lui  res- 
tent :  la  caisse  sonore,  avec  les 
doubles  filets  adoptés  plus  tard 
par  Jean-Paul  Maggini,  élève  du 
maître,  la  forme  des  ouiês  et  la 
beauté  du  vernis.  —  Long.  tôt. 
o"86,  larg.  max.  0^355. 

Id.  1416.  Viole  bâtarde,  de 
Tanc.  coll.  V.  et  J.  Mahillon. 
Cheviller  orné  de  rinceaux  sculp- 
tés et  terminé  par  une  tête  de 
lion.  Le  talon  du  manche  est 
orné  de  la  même  façon.  Ouïes 
en  3C;  fond  plat.  La  table  est 
bordée  par  un  filet  formé  de  frag- 
ments d*ébène  et  d*ivoire  alternés.  Six  cordes,  vernis 
à  lalbumine.  —  Long.  tôt.  i"22,  larg.  max.  o'"365, 
haut,  des  éclisses  o"i3o. 


Viole  bâtarde  (no  14x6). 


-  46  - 


Nous  avons  dit,  page  318,  tome  I.  deuxième  édition,  que  la 
viola  basiaria  n'était  qu'une  viole  de  gambe  de  grand  format. 
Cette  description  est  incomplète  ;  c'est  une  viole  de  gambe 
ténor  de  grand  format  que  nous  avons  voulu  dire.  Bn  cette 
occasion  encore  le  témoignage  de  Praetorius  est  précis  : 
i  Dièses  ist  ein  Art  von  Violn  de  gamba,  wird  auch  gleich  also, 
wie  ein  Ténor  von  Violn  de  gamba  gçstimmet  (den  man  auch 
in  manglung  darzu  brauchen  kan),  aber  das  Corpus  ist  etwas 
langer  und  grôsser.  •  On  le  voit,  la  viole  de  gambe  ténor  et  la 
viole  bâtarde  s'employaient  indifféremment  et  pouvaient  être 
confondues.  En  réalité,  la  viole  bâtarde  est  une  viole  de 
gambe  basse,  00  basse  de  viole,  de  petit  format.  Cette  dési- 
gnation, par  comparaison  avec  un  type  bien  connu,  est  moins 
sujette  à  erreur. 

Id.  1417.  Violabasiarda^  de  Tanc.  coll.  da Comte 
Pietro  Correr,  de  Venise.  Auteur,  date  et  forme  des 
instruments  suivants.  Long.  tôt.  {"'lô,  larg.  max. 
o"349  long,  de  la  caisse  sonore  o"66,  haut  moyenne 
des  éclisses  o°*i2o. 

Praetorius  renseigne  cinq  manières  d*accorder  la 
viola  basiarda  : 

^■^  ^A  .-•- 


^ 


itnr 


H- 


:t 


Z^-Jr 


■ë 

6    5    4    3    3    1 


3^ 


:5=k: 


«64131 


«S    4    3    2    1 


^=^ 


6    5    4   3    2    1 


^ 


"^■5    4   3    3    1 

ID.  1418,  1419,  1420, 1421, 1422, 1423.  VioUs 
bâtardes^  de  Tanc.  coll.  du  Comte  Pietro  Correr,  de 


—  47  — 

Venise.  Biles  portent  toutes  l'étiquette  de  :  Zanetio 
fece  in  Trcviso.  Table  à  double  filet,  comme  aux 
instruments  précédents  et  aux  spécimens  de  Técole 
de  Brescia.  Six  cordes,  caisse  à  courbes  arrondies 
comme  celles  de  la  guitare,  grandes  ouïes  taillées 
en//,  volute  bien  dessinée.  Long.  tôt.  in>2o,  larg. 
max.  o">33,  haut,  des  éclisses  o»i3. 

Id.  1424.  Viole  bâtarde,  de  Tanc.  coll.  du  Comte 
Pietro  Correr,  de  Venise.  Etiquette  :  Antonio  Cici- 
liano  a  Venetia  (vers  1 660).  Forme  ordinaire  de  la 
viole,  ouïes  en  3C»  six  cordes.  —  Long.  tôt.  i"»io, 
larg.  max.  0^*34,  haut,  des  éclisses  o<°i2. 

Id.  1426.  Viole  bâtarde,  de  fane.  coll.  du  Comte 
Pietro  Correr,  de  Venise.  Etiquette  :  Baiista  fiel 
tTAnfCicilian  in  V".  Six  cordes  comme  à  rordinaire, 
sept  frettes  sur  le  manche,  ouïes  en  CD»  fond  plat 
avec  la  partie  supérieure  inclinée  vers  le  manche, 
vernis  à  Talbumine.  En  somme,  lutherie  ordinaire. 
—  Long,  tôt,  x°*o7,  larg.  max.  o"»35. 

Id  1426  Viole  bâtarde,  de  lanc.  coll.  du  Comte 
Pietro  Correr,  de  Venise.  Instrument  semblable  au 
précédent;  même  date,  même  auteur  :  Batista,  fils 
d'Antoine  Ciciliano,  à  Venise. 

Id.  1427.  Basse  de  viole.  Elle  est  de  Gaspard 
Duiffoprugcar,  né  àPresing,  en  Bavière;  vers  15 14, 
mort  à  Lyon  vers  1570.  Cet  instrument,  que  le 
célèbre  luthier  a  fait  pour  François  I,  est  considéré 
à  juste  titre  comme  une  des  plus  belles  pièces  de  Tan^ 
cienne  lutherie  italienne.  Il  est  connu  sous  le  nom 


^48- 

de  c  Viole  au  plan  de  la  ville  de  Paris  >  parceque  le 
dos  porte  en  marqueterie  le  plan  de  Paris  au 
XVI*  siècle;  ce  plan   est,  paraît-il,   semblable  à 


Basu  de  riole  (n"  1427). 

celui  qui  se  trouvait  en  tapisserie  à  THÔtei  de  Ville 
de  Paris  et  qui  fut  détruit  lors  de  l'incendie  de  cet 
édifice,  en   1871.  Au-dessus  de  ce  plan  figure  un 


—  49  — 

S^-LaiCy  diaprés  Raphaël ,  également  en  marqueterie. 
Le  cheviller,  finement  sculpté,  porte  les  attributs 
de  la  musique;  parmi  les  ornements  du  cordier,  on 
remarque  une  femme  jouant  du  luth.  L*instrument 
a  malheureusement  subi  des  remaniements  au  cours 

desquels  a  disparu  la  marque  du  luthier,  I  ,  dont  le 

vrai  nom  est  Tieffenbrûcker.  L'orthographe  fran- 
çaise, telle  que  nous  récrivons,  est  celle  générale- 
ment adoptée.  Diaprés  feu  le  D'  Coutagne,  il 
faudrait  écrire  Duiffoproucart  ;  il  s'appuie  sur  une 
signature  autographe  du  fils  de  ce  célèbre  luthier 
conservée  dans  les  archives  de  Lyon.  —  Long, 
tôt.  i"26,  larg.  max.  de  la  table  o°'375,  long,  de  la 
caisse  o"'67,  haut  des  éclisses  o"i3o.  — {Gaspard 
Duiffoproucart  et  les  luthiers  lyonnais  du  XV h  siècle, 
tude  historique  par  le  I>  Henry  Coutagne.  Paris, 
Pischbacher,  1893). 

Id.  1428.  Basse  de  viole ^  de  Tanc.  coll.  du  Comte 
Pietro  Correr,  de  Venise.  Facture  pareille  à  celle 
des  instruments  précédents  provenant  de  la  même 
collection;  même  auteur,  même  date.  Accord  : 


W 


=c 


•r 

6 


3^3 


—  Long.  tôt.  i"3o;  larg.  max.  ©"44;  long,  de  la 
caisse  sonore  o">78,  haut,  moyenne  des  éclisses^ 
o»i44. 
£n  Angleterre,  vers  le  milieu  du  XVIJe  Biècle,  la  famille  dea 


—   50  — 


violes  comprenait  trois  individus  :  la  viola  de  gamba  basse, 
appelée  quelquefois  consori  vioU  accordée  comme  le  n»  1428;  la 
ténor  violf  accordée  à  la  quarte  aiguë  de  la  précédente;  la  trebk 
viol  accordée  à  Toctave  aiguë  de  la  basse.  La  basse  de  viole  se 

faisait  généralement  en  trois  for- 
mats différents.  Cette  coutume 
n'est  pas  particulière  à  TAngle- 
terre,  car  nous  constatons  aujour- 
d'hui des  variations  très  sensibles 
dans  des  basses  de  viole  de  toute 
provenance. 

Nous  savons  que  la  touche  des 
violes  de  gambe  était  ordinaire- 
ment divisée  en  sept  cases  par  des 
ligatures  en  cordes  à  boyaux,  appe- 
lées fretteM,  lesquelles  servaient  à 
faciliter  la  production  des  degrés 
chromatiques  sur  chaque  corde. 
Ces  degrés  s'indiquaient  par  des 
lettres.  Ainsi,  la  corde  vibrant  dans 
toute  sa  longueur  était  marquée 
par  la  lettre  a;  le  premier  degré 
chromatique  obtenu  par  le  rac- 
courcissement de  corde  indiqué 
par  la  première  frette,  était  mar- 
qué par  b  ; 

le  raccourcissement  par  la  deu- 
xième frette,  par  c; 
par  la  troisième,  par  d; 
par  la  quatrième,  par  e\ 
par  la  cinquième,  par/; 
par  la  sixième,  par^; 
enfin,  le  raccourcissement  par  la  septième  frette,  par  h. 
C'est  sur  cette  pratique  que  repose  l'ancienne  notation  instru- 
mentale appelée  tablature.  Chacune  des  cordes  était  repré- 


Bttte  de  viole  (00  1428). 


—  51    — 

sentée  par  une  ligne  horisontale,  la  lettre  indiquait  la  note  à 
produire  sur  la  corde. 

La  manière  d'accorder  les  violes  de  gambe  à  cette  époque 
est  intéressante;  nous  en  avons  déjà  parlé  au  sujet  des 
o<"  1325-1326.  Nous  rappelons  ici  le  procédé  enseigné  par  un 
ouvrage  publié  à  Londres  en  1679  t  An  introduction  to  the 
skill  of  Musick  i  par  John  Playford  : 

«  Lorsque  vous  commencez  à  accorder  votre  viole,  montez 
ia  première  corde  autant  qu'elle  puisse  le  supporter  sans  se 
rompre. 

Puis,  arrêtez  la  vibration  de  la  seconde  corde  à  la  frette/; 
tendes  alors  cette  corde,  ainsi  raccourcie,  jusqu'à  ce  que  son 
intonation  soit  à  l'unisson  de  la  première  corde  à  vide. 

Arrêtez  la  3»  corde  à  la  frette  /;  tendez-la  jusqu'à  ce  qu'elle 
soit  à  l'unisson  de  la  deuxième  corde  à  vide. 

Arrêtes  la  4*  corde  à  la  frette  e;  tendez-la  à  l'unisson  de  la 
y  corde  à  vide. 

Arrêtez  la  5«  corde  à  la  frette/;  tendez-la  à  l'unisson  de  la 
4*  corde  à  vide. 

Finalement,  arrêtez  la  6"  corde  à  la  frette  /  et  tendez-la  à 
l'onisson  de  la  5«  corde  à  vide.  L'opération  terminée,  vous 
trouverez  votre  viole  parfaitement  accordée.  • 

La  question  du  diapason  uniforme  ne  préoccupait  guère,  on 
le  voit,  les  musiciens  du  XVII*  siècle,  et  la  recherche  d'une 
justesse  absolue  ne  les  tourmentait  pas  outre  mesure. 

Nous  savons  que  les  violes  da  braccio,  à  la  famille  desquelles 
appartient  le  violon  et  qui  s'accordent  par  quintes  justes, 
n'avaient  plus,  dès  le  commencement  du  XVI I«  siècle,  les 
frettes  ou  les  autres  moyens  d'indiquer  la  division  de  la 
touche.  Playford.  dans  le  traité  susdit,  conseille  de  fretUr  le 
manche  du  violon  :  «  c'est  le  moyen  le  plus  facile  et  le  plus 
rapide,  dit-il,  pour  un  commençant  affligé  d'une  mauvaise 
oreille,  de  produire  des  intonations  justes  %\ 

lo.  1429.  Basse  de  viole,  de  Tanc.  coll.  du  Comte 
Pietro  Correr,  de   Venise.  Pièce  de  lutherie  très 


—  52   - 

intéressante,  dont  la  forme  se  voit  sur  les  tableaux 
du  XVP  siècle,  époque  à  laquelle  cet  instrument 
doit  appartenir.  La  tête  qui  ter- 
mine le  cheviller  est  nouvelle, 
ainsi  que  le  cordier.  —  Long. 
i°'2o,  larg.  max.  o°>35. 

Allemagne.  1430.  Basse  de 
viole 9  de  Tanc.  coll.  V-  et  J. 
Mahillon.  Etiquette  :  Joachim 
Tielcke  Hamburg  mefecit  1669. 
Très  joli  spécimen  de  la  luthe- 
rie de  ce  facteur  renommé.  Le 
cheviller,  terminé  par  une  tête 
de  femme,  est  encore  orné 
d autres  sculptures;  celles  du 
côté  postérieur  sont  très  fines 
et  représentent  des  instru- 
ments de  musique.  Le  manche 
ne  nous  paraît  pas  être  celui 
de  rinstrument  original.  La 
touche  et  le  cordier  sont  égale- 
ment ornés  de  marqueteries 
d'ivoire.  Les  ouiês  sont  en  3C« 
le  vernis  est  à  l'albumine.  Six 
i"3x  ;  larg.  max.  o°»4io;  haut. 


Basse  de  viole  (no  1429). 


cordes, —  Long.  tôt. 
des  éclisses  o<°i35. 

Angleterre.  1481.  Basse  de  viole.  Don  du  Prince 
de  Chimay.  Etiquette  :  Gio  Paolo  Magginiin  Brixiae 
1630.  Très  jolie  pièce  de  lutherie,  mais  qui  n'a  rien 


—  53  — 

d^italien.  Son  origine  est  anglaise  ou  française,  mais 
nous  penchons  vers  la  première  de  ces  hypothèses. 
Le  dos,  à  fond  plat,  est  ornementé  de  rinceaux 
sculptés,  en  relief,  dans  Tépaisseur  du  bois,  en  deux 
lignes  parallèles  à  Taxe;  doubles  filets  sur  la  table 
comme  sur  le  fond,  tous  deux  ornés,  ainsi  que  les 
éclisses,  de  filets  d'ébène  assez  habilement  tracés 
et  incrustés.  Le  cheviller  est  terminé  par  une  tête 
de  femme  sculptée.  Vernis  jaune  ambré  assez  riche 
de  ton,  surtout  sur  la  table.  Sept  cordes,  accord 
du  n*  227.  —  Long.  tôt.  i°3o;  larg.  max.  o™4o; 
haut,  des  éclisses  o'^ijs. 

Noas  avons  en  Foccasion  de  montrer  cet  instrument  à 
M.  Alfred  HiU.  de  Londres.  L'opinion  du  célèbre  luthier  con- 
firme tontes  n/os  suppositions  ;  d'après  lui.  cette  basse  serait 
l'œuvre  d'Edouard  Lewis  qui  travaillait  à  Londres  tout  au 
commencement  du  XVIII«  siècle. 

France.  1482.  Basse  de  viole,  de  Tanc.  coll. 
V.  et  J.  Mahillon.  L'étiquette,  devenue  presque 
illisible,  nous  semble  être  la  suivante  :  Romain 
Berori  rue  Si-Antoine  à  Paris.  Facture  ordinaire; 
volute  sculptée  à  jour,  doubles  filets  sur  le  fond  et 
la  table,  contournés  en  fleur  de  lys  sur  les  quatre 
angles  formés  par  Téchancrure  des  éclisses;  sept 
cordes,  accord  du  n^  227.  —  Long.  tôt.  i"29;  larg. 
max.  o"'40;  hauteur  des  éclisses  o"  132. 

Italib.  1433.  Grande  basse  de  viole  de  gambe^  de 
l'anc.  coU.  du  Comte  Pietro  Correr  de  Venise.  Elle 
ne  porte  pas  de  nom  d*auteur,  mais  il  est  facile  de 

4 


—  54  — 

reconnaître  la  facture  de  Zenatto^  de  Trevise.  Elle 
est  montée  de  six  cordes  accordées,  d*après  Praeto* 
rius,  de  Tune  des  deux  manières  suivantes  : 


î 


8-    I  J  r 


:fe4 


Les  mêmes  instruments,  montés  de  cinq  cordes, 
se  réglaient  ainsi  : 


—  j-  " 

Dans  les  trois  cas,  Teffet  réel  est  à  Toctave  grave 
de  la  note  écrite.  — Long.  tôt.  l'^gS;  larg.  max. 
o°'65;  haut,  des  éclisses  o'^aa. 

Id.  1484.  Basse  quinU  de  viole  de  bracciOf  de  Tanc. 
coll.  du  Comte  Pietro  Correr,  de  Venise.  Attribuée 
à  ^ecbardini  Zuane,  de  Venise,  <  alF  insegna  del 
Basso  >,  vers  1605.  Elle  a  la  forme  d'un  grand 
violoncelle;  fond  plat^  ouïes  découpées  en  ff.  Les 
cinq  cordes  étaient,  d'après  Praetorius,  réglées  de 
la  façon  suivante  : 


—  Long.  tôt.   i'°42;  larg.  max.  0^45;  haut,  des 
éclisses  o™oi5. 


—  55  — 

ALLBftiAGNB.  1436.  Grande  basse  de  viole  de 
gambe.  Montée  actuellement  de  sept  cordes,  elle 
n'en  possédait  primitivement  que  six,  accordées, 
selon  Praetorius,  de  l'une  des  deux  manières 
suivantes  : 


B  .  j  J  r 


^ 


l'une  et  l'autre  avec  Teffet  à  l'octave  inférieure  de  la 
note  écrite.  Cet  instrument  a  malheureusement 
subi  des  réparations  et  des  transformations  mala-* 
droites.  Ce  qui  reste  de  l'instrument  primitif  ne 
mérite  pas  d'attirer  notre  attention  ;  la  partie  neuve, 
y  compris  le  manche  et  le  cheviller  à  sept  cordes, 
est  Tœuvre  d'un  luthier  ignorant  et  incapable» 
Cette  viole  faisait  partie  d'une  collection  achetée 
en  bloc,  c'est  ce  qui  explique  sa  présence  au  Musée. 
Il  est  toutefois  intéressant  pour  montrer  jusqu'à 
quel  point  de  dégradation  un  instrument  peut  être 
amené  par  le  fait  de  réparations  maladroites. 

Italie.  1486.  Grande  basse  de  viole  de  gambe^  de 
l'anc.  coll.  du  Comte  Pietro  Correr,  de  Venise. 
Facture  ordinaire,  mais  de  forme  très  caractéris- 
tique. Le  manche  est  original,  ce  qui  est  asse^ 
rare  dans  les  instruments  du  XVII®  siècle  parvenus 


-  56  - 

jusqu'à  nous;  il  porte  sept  divisions,  formées  de 

frettes  faites  par  un 
double  tour  de  corde 
à  boyaux.  L'accord 
est  celui  de  l'instru- 
ment précédent.  — 
Long.tot.  i"»68;larg. 
max.  o"6i;  haut,  des 
éclisses  o°'i5. 

ID.  1487,  Grande 
basse  de  viole  de  gambe, 
de  Tanc.  coll.  du 
Comte  PietroCorrer, 
de  Venise.  Etiquette: 
Pietro  Zenatto  feu  in 
Treviso  anno  1683. 
Cinq  cordes  accor- 
dées à  l'octave  infé- 
rieure des  notes  sui- 
vantes : 


B 


^ 


Grand*  basse  de  viole  de  eambe{ao  1436). 


Ta  3  2  1 
L'instrument  est 
remarquable  en  ce 
qu'il  n'a  subi  aucune 
transformation  et 
qu'il  nous  instruit 
ainsi  des  intéressants 


—  57  — 

détails  de  facture  de  cette  époque  reculée.  Le 
manche  ne  porte  que  cinq  divisions.  —  Long.  tôt. 
2"o6,  larg,  max.  0*735,  haut,  dés  éclisses  o»24. 

lo.  1438.  Grande  contrebasse^  de  Tanc.  coll.  du 
Comte  Pietro  Correr,  de  Venise.  Elle  ne  porte 
pas  d'étiquette,  mais  la  facture  dénote  l'œuvre  de 
Pietro  Zenatto,  de  Trevise.  C*est  l'instrument  appelé 
par  Praetorius  c  gar  gross  Bass-Viol  »  et  dont  il 
donne  Taccord  suivant  : 


&       .   I  J  F 


t=É 


T^       - 

avec  Tefiet  réel  à  Toctaye  inférieure  de  la  note  écrite. 
La  tension  des  cordes  est  telle  qu'elle  nécessite 
rintermédiaire  d*une  clef  agissant  sur'  les  chevilles, 
en  guise  de  levier.  Cet  accessoire,  reproduit  d'après 
le  dessin  qu'en  donne  Praetorius,  accompagne 
l'instrument.  —  Long.  tôt.  i»30,  larg.  max.  o"»92, 
haut,  des  éclisses  o'"29. 

L'examen  de  la  majeure  partie  des  instruments  qai  précè- 
dent, à  partir  du  n»  1403,  n'est  pas  en  faveur  de  la  lutherie 
ordinaire  italienne  du  milieu  du  XVII«  siècle  ;  elle  dénote  une 
mun  d'œuvre  grossière  et  si  complètement  différente  de  la 
lutherie  artistique  de  la  même  époque,  que  l'on  se  demande 
comment  les  deux  genres  ont  pu  exister  simultanément.  Tous 
les  instruments  dont  il  s'agit  ont  le  vernis  à  base  d'albu- 
mine, colorié  au  moyen  d'une  substance  quelconque.  Ce  pro- 
cédé de  vernissage,  que  l'on  rencontre  sur  un  grand  nombre 
d'instruments  de  ce  temps,  semble  être  celui  généralement 
en  usage  avant  les  progrès   réalisés  par  l'école  crémonaise 


_  S8  - 

employant  le  Ternig  gras  à  Tessence.  Dana  les  ouvrages  relatifs 
à  l'histoire  de  la  lutherie,  nous  n'avons  pas,  jusqu'à  présent, 
trouvé  de  renseignement  au  sujet  de  ce  vernissage  à  l'albumine, 
lequel  avait  néanmoins  des  avantages:  il  séchait  très  rapi- 
dement, donnait  au  boit  un  ton  très  chaud  et  très  brillant, 
et  n'était  pas  sans  solidité,  ainsi  que  nous  pouvons  nous  en 
convaincre  par  la  belle  basse  de  viole  n»  229,  dont  la  table  est 
vernie  au  moyen  de  ce  procédé. 

Id.  1439.  Viola  da  Spolia  (ail.  =  ienor  Geig, 
fr.  =  alto),  de  Tanc.  coll.  du  Comte  Pietro  Correr, 
de  Venise.  Etiquette  :  Isepo  MerfeotiOy  di  Rovigo(î). 
Vernis  à  l'albumine.  Facture  ordinaire,  mais 
instrument  est  intéressant  à  cause  de  la  parfaite 
conservation  de  tous  les  détails  du  temps  (milieu 
du  XVIP  siècle).  Même  accord  que  notre  violon- 
alto  contemporain  : 


i 


£ 


—  Long.  tôt.  o"7oo,  larg.  max.  o'"24S. 

Viola  da  spalla,  viole  d'épaule,  ou  viola  da  braccio,  viole  de 
bras,  sont  des  expressions  synonymes  appliquées  au  même 
Instrument.  Braccia  est  simplement  le  pluriel  de  hraceio,  mais 
l'expression  viola  da  braccio  parait  être  la  plus  généralement 
usitée  (Voir  la  note  p.  3x4,  tome  I.  deuxième  édition). 

Id.  1440.  Viola  da  spalla, dt  Tanc.  coll.  du  Comte 
Pietro  Correr,  de  Venise.  Etiquette  :  Agustin 
Busarifcce  in  Verona.  Vernis  à  l'albumine,  facture 
ordinaire  de  Técole  de  Brescia.  La  table  et  le  dos 


—  59  — 

sont  à  doubles  filets,  les^,  petites  et  disgracieuses. 
Le  patron,  plus  grand  que  celui  de  Tinstrument 
précédent,  n'est  pas  sans  élégance.  Même  accord 
que  la  viole  n»  1439.  —  Long.  tôt.  0^720,  larg. 
max.  o"26o. 

Allemagne.  1441.  Viola  da  braccio  (ail.  ^^Bass- 
Geig;  fr.  «»  viohncelle).  Marque  :  Martinus  Kaiser. 
Instrument  de  forme  ordinaire,  avec  une  rosette  en 
cœur  dans  la  table^  au  bas  de  la  touche,  et  deux 
petits  trous  dans  le  fond,  pour  y  introduire  le 
crochet  destiné  à  suspendre  Tinstrument  au  cou  de 
Texécutant.  Vernis  à  Talbumine.—  Long.  tôt.  i"20, 
larg.  max.  o»46. 

Id.  1442.  Grande  Basse-quinU  de  viole  da  Braccio 
à  cinq  cordes.  Don  de  feu  M.  Vanderheyden,  profes- 
seur au  Conservatoire  royal  de  musique  de  Bruxel- 
les. Etiquettes  :  Hans  Krôuch  dater  aûff  der  Beimen 
der  Kilebori  1654  —  Ribarirt  von  Hieronimus  Bigler 
im  Alienburg,  Bern  rf/15  mai  18 15  —  Repariri  in 
Juli  1853  von  Andréas  Gold  in  Wasseralfingen.  Prae- 
torius  donne  à  cet  instrument  Taccord  suivant  : 

5 

—  Long.  tôt.  i»67,  larg.  max.  o"522,  haut,  des 
éclisses  o"*i6o. 

Italie.  1443.  Lira  da  braccio  (fr.  :»  viole  de  lyre). 
Spécimen  très  ancien  et  très  primitif  de  ce  vieux 


—  6o  — 


type  de  viole, dont  l'accord  nous  est  fourni,  lui  aussi, 
par  l'inépuisable  trésor  amassé  par  Praetorius.  Les 
cordes,  au  nombre  de  sept,  sont  réglées  de  la  façon 
suivante  : 


î^ 


Le  cheviller  est  plat  et  les  chevilles  s*y  adaptent 
verticalement.  Les  cinq  premières  cordes  passent 

â  chacune  par  un  petit  trou  foré  au- 
delà  du  sillet  et  viennent  s^enrouler 
autour  de  l'extrémité  de  la  cheville; 
à  cet  effet  le  cheviller  est,  sur  sa 
face  postérieure,  creusé  sur  une 
profondeur  de  15  millimètres  envi- 
ron. Les  6*  et  7»  cordes,  attachées 
au  cordier  avec  les  autres  et  appuyées 
sur  le  même  chevalet,  viennent  repo- 
ser sur  un  sillet  supplémentaire  placé 
au  côté  gauche  du  cheviller,  d'où 
elles  rejoignent  leurs  chevilles  res- 

Ura  da  bracào  ^.  ^  , 

(00 I44S)*  pectives  en  passant  par  deux  petits 

trous  forés  sur  le  côté  gauche  du  dit  cheviller.  La 
touche  porte  cinq  divisions  déterminées  par  un  tour 
de  cordes  à  boyaux  enroulées  autour  du  manche. 
L'arrête  presque  droite  du  chevalet  indique  que  la 
technique  de  l'instrument  a  principalement  pour 
but  l'ébranlement  par  l'archet  de  plusieurs  cordes 


~  6i  — 

à  la  fois.  —  Long.  tôt.  o'"72,  long.  max.  de  la 
table  o»26. 

Les  violes  de  lyre  disparaissent  vers  la  moitié  du 
XVII*  siècle;  à  cette  époque,  elles  sont  générale- 
ment remplacées,  comme  instruments  d'accompa- 
gnement» par  les  violes  ordinaires.  (Voyez  Die  lia- 
lienische  Lira  da  Braccio,  von  A.  Hajdccki ;  Mostar^ 
1892,  et  Die  Geschichie  der  Bogeninsirumente,  von 
Julius  RUhlmann;  Braunschweig  1882). 

Id.  1444.  Lirone  perfeito  [Arce'-viola  de  lira^  Lira 
di  gamba).  Praetorius  donne  à  cet  instrument 
raccord  suivant  : 

14    13    13    11    10      9      8      7      6      9      4      S      3       1 

D*après  cet  auteur,  lorsque  la  lyre  de  gambe 
n'avait  que  12  cordes,  c'étaient  les  deux  dernières 
que  Ton  supprimait;  en  avait-elle  16,  on  ajustait 
deux  cordes  supplémentaires  en  dehors  du  manche, 
comme  nous  Pavons  vu  à  l'instrument  précédent. 

Diaprés  Mersenne,  Taccord  italien,  généralement 
suivi,  était  celui-ci  : 

^ 0 «m «P 9t—. 


ft 


14131 09      8       7 
li    IS    11 


Les  trois  dernières  cordes  étaient  doubles,  les 
autres  simples. 


—  6a  — 

Le  Baîllîf,  que  Mersenne  décore  du  titre 
d*  «  Orphée  de  la  France  »,  avait  modifié  cet  accord 
et  adopté  le  suivant  : 


Mais  il  est  évident,  étant  données  les  dimensions 
de  la  lira  di  gamba,  que  de 
ces  difiérents  accords  celui 
donné  par  Praetorius,  est  le 
seul  réalisable. 

Les  accords  italien  et 
français  sont  du  reste  sem- 
blables et  ne  diffèrent  que 
par  une  autre  interprétation 
de  la  hauteur  des  sons. 
L'accord  français  doit  même 
se  lire  à  Toctave  grave  de  la 
note  écrite. 

L*accord  de  la  lyre  variait 
du  reste  beaucoup  «  pourvu, 
dit  Mersenne,  que  Ton  puisse 
toucher  les  cordes  aisément 
en  couchant  l'index  sur  les 
touches  comme  Ton  fait 
urone  perfetto  (no  1444).  ordinairement  pour  faire 
quatre  ou  cinq  accords  >.  D'après  le  même,  «  le  son 


-63  - 

de  la  lyre  est  fort  languissant  et  propre  à  exciter  la 
dévotion  et  pour  faire  rentrer  l'esprit  dans  soi- 
même;  Ton  en  use  pour  accompagner  la  voix  et  les 
récits  >. 

La  lira  di  gamba  qui  fait  l'objet  de  cette  notice,  est 
aussi,  appelée  «  accorda  »  en  Italie.  C'est  un  spéci- 
men très  ancien,  n'ayant  que  9  cordes,  dont  les 
chevilles  fonctionnent  verticalement  dans  le  chevil- 
ler. Les  cordes  doubles,  basses,  n'y  existant  pas, 
il  est  permis  de  supposer  Taccord  suivant,  à  Teffet 
réel  : 


P^^^^^^^z:-^ 


L'instrument  a  le  fond  plat;  la  touche,  très 
courte,  ne  porte  que  cinq  divisions,  ce  qui  est  con- 
forme à  la  gravure  du  Theairum  Insirumentorum  de 
Praetorius,  tandis  que  la  lyre  représentée  par  Mer- 
senne  indique  huit  divisons  au  manche.  Les  ouïes 
sont  au  nombre  de  trois  :  deux  en  ff  et  une  rosette 
découpée  dans  la  table,  sous  la  touche.  —  Long, 
tôt.  i^io,  larg.  max.  o"43. 

Allemagne.  1446.  Viola  pomposa,  de  Pane.  coll. 
V.  et  J.  Mahillon.  Etiquette  :  Joh  :  Christian  Hoff- 
mann Kdnigl(ichcn),  Poln{ischen)^  ùnd  Ckûrf(urst' 
lichen),  SàchsÇischen)  Hoff  Instrument  ùnd  Lauten* 
mâcher  in  Leipzig.  Cet  instrument  date  de  1720 
environ.  La  viola  pomposa  n'est  autre  que  la  viole 
que  nous  désignons  communément   sous  le  nom 


-64  ^ 

d'alto.  Elle  avait  seulement  les  proportions  beau- 
coup plus  volumineuses  et  possédait  une  5*  corde 
accordée  à  Tunisson  de  la  chanterelle  du  violon  ;  on 
prétend  que  cette  viole  avait  été  imaginée  par  J.  S. 
Bach  pour  parer  à  l'inhabileté  de  ses  instrument 
tistes^qui  démanchaient  difficilement.  L'accord  était 
le  suivant  : 


t 


^^ 


Bach  est,  en  effet»  le  seul  compositeur  qui  ait 
employé  la  viola  pomposa^  dont  Tusage  est  devenu 
inutile  par  suite  des  progrès  accomplis  dans  la  tech- 
nique de  Talto  ordinaire.  Aujourd'hui  l'instrument 
est  totalement  oublié  et  les  anciens  exemplaires 
sont  des  objets  de  curiosité  d'une  extrême  rareté. 
—  Long.  tôt.  o™8o  ;  larg.  max.  o"»27  ;  hauteur  des 
éclisseso™o75. 

Il  faat  une  chanterelle  très  fine  pour  arriver  jusqu'au 
mi  du  diapason  actuel.  Il  est  à  remarquer  toutefois  que  le 
Chorton  du  temps  de  Bach  était  de  tout  un  ton  pin»  bas  que  le 
diapason  actuellement  en  usage,  ce  qui  facilitait  cette  intona- 
tion de  la  chanterelle. 

France.  1446.  Manche  et  fragment  d'une  table  de 
violon.  Don  de  M.  Eug.  Qand.  Ils  proviennent  d'un 
instrument  de  Lupot  ayant  appartenu  à  la  Chapelle 
des  Tuileries  et  qui  fut  brisé  à  la  révolution  de  Juil- 
let 1830.  Le  manche  porte  actuellement  l'étiquette 
qui  se  trouvait  sur  le  violon  :  N,  Lupot,  Luthier 


-  6s   - 

ds  la  Musique  du  Roi  ci  de  VEcoU  Royale  de  Musique. 
Paris  1820. 

Francb1447.  Sourdine  de  violon.  Don  de  M.  Th. 
Heirmann.  Elle  ne  diffère  des  sourdines  ordinaires 
que  par  la  matière  employée  :  elles  sont  ordinaire- 
ment en  ébène»  celle-ci  est  simplement  en  bois  blanc. 
C'est  un  souvenir  des  anciens  concerts  du  Conser- 
vatoire dirigés  par  feu  Fétis.  L'éminent  directeur 
avait  pris  l'habitude  de  faire  distribuer  des  sour- 
dines aux  violonistes  de  son  orchestre  pour  être 
certain  qu'ils  s'en  serviraient  aux  endroits  indiqués. 
Mais  comme  il  fallait  recommencer  la  distribution 
à  chaque  répétition,  le  maître  avait  décidé  d'appor- 
ter une  économie  dans  la  dépense  en  diminuant  la 
valeur  de  Tobjet!  Cet  accessoire  porte  les  initiales 
C  R  indiquant  la  propriété  du  Conservatoire  royal. 

Bblqiqub.  1448.  Chevalet  de  violon.  Don  de 
M.  Th.  Herrmann.  Spécimen  d'un  chevalet  sans  la 
découpure  en  cœur  que  l'on  voit  actuellement  à  ces 
accessoires. 

France.  1449.  Ame  de  violon.  Don  de  M.  Th. 
Herrmann.  Dans  Tidée  de  Tinventeur,  cette  âme, 
percée  d*un  trou  sur  toute  sa  longueur,  devait 
améliorer  la  sonorité  du  violon. 

Daprès  un  renseignement  communiqué  par 
M.  Aug.  Tolbecque,  Tidée  de  l'âme  creuse,  ou  per- 
forée longitudinalement,  est  due  à  un  musicien 
appelé  Bellon  et  aurait  été  brevetée  vers  1845  en 
faveur  de  Bernardel  père,  de  Paris.   Son  principe 


—  66  — 

était  basé  sur  cette  croyance  que  plus  un  corps  est 
dur  et  léger,  moins  il  absorbe  le  mouvement  vibra- 
toire qu'il  est  chargé  de  transmettre  d'une  table  à 
l'autre.  L'idée  de  Tâme  en  roseau,  conçue  par  le 
même  luthier,  part  du  même  principe. 

Anglbtbrrb.  1460,  1461,  1462,  1463,  1464. 
Jeu  de  chevalets  destiné  à  un  quintuor  d'instruments 
à  cordes  (2  violons^  i  alto,  i  basse  et  i  contre- 
basse). Don  de  l'inventeur,  M.  J.  Edwin  Bonn,  de 
Brading  (Ile  de  Wight).  Dans  l'idée  de  l'inventeur, 
ces  chevalets,  à  quatre  pieds,  ont  pour  but  de  don- 
ner une  sonorité  égale  aux  quatre  cordes,  ce  qui, 
d'après  lui,  est  impossible  lorsqu'il  est  fait  usage 
du  chevalet  à  deux  pieds,  ordinaire,  c  Lorsque,  dit 
M.  Bonn,  l'on  fait  usage  d'un  chevalet  sans  pieds, 
l'instrument  perd  presque  complètement  sa  sono- 
rité; si  l'on  fait  une  découpure  à  la  base  du  che- 
valet, —  ce  qui  donne  à  celui-ci  deux  pieds,  —  la 
sonorité  s'améliore;  et  si  nous  élargissons  cette 
découpure,  nous  arrivons  à  la  forme  actuelle,  usitée 
depuis  des  centaines  d'années.  Tous  les  violonistes 
savent  que  ces  chevalets  ont  toujours  été  la  cause 
d'un  grand  défaut  :  les  deux  cordes  du  milieu  sont 
faibles  et  manquent  de  brillant  comparées  aux  deux 
cordes  qui  reposent  sur  les  extrémités  du  chevalet.  » 
Si  donc  les  cordes  extérieures  sont  de  sonorité 
supérieure  à  celles  du  milieu,  cet  avantage,  d'après 
l'inventeur,  est  dû  à  ce  qu'elles  reposent  sur  une 
partie  de  chevalet  ayant  un  pied  en-^dessous  d'elles; 


-67  - 

par  conséquent,  pour  étendre  ces  qualités  aux 
quatre  cordes,  il  suffisait  de  découper  un  chevalet 
ayant  un  pied  immédiatement  sous  le  point  d'appui 
de  chacune  des  cordes. 

AimucHB.  1466.  Sourdine  de  violon.  Don  de  Tin- 
venteur.  Cette  sourdine,  qui  porte  le  nom  particu- 
lier de  Vision,  a  été  imaginée  en  1891  par  M.  Ânt. 
Ploceky  de  Chroustovice,  en  Bohême.  Elle  est  faite 
en  une  sorte  de  bois  de  palissandre;  le  corps^auquel 
sont  adaptées  les  trois  griffes  destinées  à  pincer  le 
chevalet  de  la  façon  habituelle,  a  la  forme  d'un 
cylindre  creux,  d'un  diamètre  de  o«oi5  environ, 
dont  les  ouvertures  sont  fermées  à  l'aide  d'une  ron- 
delle de  bois.  Cette  sourdine,  dont  l'effet  est  à  peu 
près  le  même  que  celui  de  la  sourdine  ordinaire,  est 
très  légère  et  d'une  fort  jolie  apparence  (Voyez 
Zeitschrifi  fur  Insirumentenbau  du  i  juin  1891). 

Prancb*.  IViB.  Archet  de  violon.  Don  de  M.  B. 
Gand.  Ce  bel  archet  porte  la  marque  de  Lupot, 
fabricant  d'archets  très  distingué  et  qui  passe  pour 
être  l'inventeur  de  la  coulisse  appliquée  à  la  hausse. 

Prançoii  Lupot,  né  à  Plombières  en  zyaô,  mort  à  Paris  en 
x8o4t  fut,  dit-on.  élève  de  Jos,  Guarnerius,  Il  eut  deux  fils  : 
Nicolas  Lupot.  le  plus  célèbre  des  luthiers  de  Técole  de  Paris, 
né  à  Stuttgard  en  1758,  mort  à  Paris  le  13  août  1824,  et  Fran- 
çois Lupot,néà  Orléans  en  1774.  mort  à  Paris  le  4  février  1837. 
Ce  dernier  est  l'auteur  de  Tarchet  qui  fait  l'objet  de  cette 
notice. 

Id.  1467.  Archet  de  violon.  Don  de  M.  Th.  Herr-» 


—  68  — 

mann.  Baguette  ordinaire,  hausse  d'ébène,  bouton 
d'ivoire. 

Id.  1468.  Archet  de  violon.  Don  de  M.  Th.  Herr- 
mann.  Baguette  ordinaire,  hausse  et  bouton  d'ivoire. 

Id  U6d.  Archet  de  violon  à  crinMillière,  de  Vsinc. 
coll.  V.  et  J.  Mahillon.  Pièce  commune,  mais  inté- 
ressante en  ce  qu'elle  nous  reporte  au  mode  de  ten- 
sion des  crins  en  usage  au  XVII«  siècle  Une  bande 
de  métal  dentée  est  posée  sur  le  dos  de  la  baguette, 
au-dessus  de  la  place  qu'occupe  la  hausse.  Celle-ci 
est  munie  d*une  brideenfil  de  cuivre  qui  s'accroche 
dans  les  dents  de  la  crémaillière  pour  obtenir  la 
tension  voulue.  —  Long.  C53. 

Id.  1460.  Archet  de  violon  à  crSmailliire,  de  la 
même  coll.  Semblable  au  n*  précédent.  —  Long, 
o^ôo. 

Id.  1461.  Archet  de  basse  à  crénuiillière,  de  la 
même  coll.  Baguette  commune.  —  Long.  o"7a5. 

Id.  1462.  Archet  de  basse ^  de  la  même  coll.  Ba- 
guette cannelée  jusqu^au  tiers  de  sa  longueur,  bouton 
d'ivoire.  —  Long.  o"7io. 

Id.  1468.  Archet  de  violon,  de  la  même  coll.  A 
peu  près  pareil  au  n^  238. 

Id.  1464.  Archet  de  violoncelle^  de  la  même  coll. 
Hausse  et  bouton  en  ébènè.  —  Long.  o"7o. 

Id.  1466.  Archet  de  basse  de  viole^  de  la  même  coll. 
Baguette  cannelée,  semblable  au  n"^  506. 

Id.  1466.  Archet  de  violoncelle,  de  la  même  coll. 
Baguette  ordinaire,  bouton  d'ivoire.  Long.  o"*72. 


-  69- 

Id.  1467.  Archet  de  viole^  de  la  même  coll.  Ba- 
guette cannelée  sur  un  tiers  de  sa  longueur.  — 
Long.  tôt.  o"7o. 

lo.  1468.  Archet  de  viole^  de  la  même  coll.  Ba- 
guette cannelée,  très  fine,  avec  la  tête  très  allongée, 
bouton  d*ivoire;  jolie  pièce.  »  Long.  o»7o. 

Id.  1469.  Archet  de  violon^  ordinaire,  de  la  même 
coll. 

Id.  1470.  Archet  de  viole,  de  la  même  coll.  Ba- 
guette cannelée  sur  un  tiers  de  sa  longueur,  tête 
très  allongée.  Il  offre  cette  particularité,  que  la 
mèche  de  crin  est  attachée  à  Textrémité  de  la  ba- 
guette elle-même  et  qu^elle  n'est  tendue  que  par 
1  effet  de  la  hausse  qui  la  soulève.  —  Long.  o">675. 

Id.  1471.  Archet  de  basse  de  viole ^  de  la  même  colL 
Semblable  au  n^  1468.  —  Long.  o°*7i. 

Id.  1472.  Archet  de  basse  de  viole,  de  la  même 
coll.  Semblable  au  n*  509. 

Id.  1478.  Archet  de  basse  de  viole,  de  la  même 
coll.  Sans  vis  de  rappel,  le  crin  étant  simplement 
tendu  par  la  hausse.  —  Long.  o''7i. 

Id.  1474.  Archet  de  basse  de  viole,  ordinaire,  de  la 
même  coll.  Bouton  d'ivoire.  —  Long.  o">68. 

Id.  1476.  Archet  de  basse  de  viole,  ordinaire,  de  la 
même  coll.  Baguette  à  huit  pans,  bouton  d'ivoire. 
—  Long.  o"69. 

Id.  1476.  Archet  de  demi-violon,  de  la  même  coll. 
Baguette  très  soignée,  bouton  d'ivoire.  —  Long. 
o«58. 


—  70  — 

Id.  1477.  Archet  de  basse  de  viole.  Don  du  Prince 
de  Chimay.  Jolie  baguette  à  huit  pans,  bouton  d'ar- 
gent, —  Long.  o"7o. 

Allemagne.   1478.    Archet  de  coni/ebasse,  de 
l'anc.  coll.  V.  et  J.   Mahillon.  Baguette  en  érable 
très  courbée,  forme  dite  d  à  la  Dragonetti  »  pour  la 
distinguer  de  la  baguette  droite  dite  c  à  la  Bottesini  » . 
—  Long.  tôt..  o"66. 

L'ftrchet  c  à  la  Dragonetti  »,  porte  en  Allemagne  le  nom  de 
modèle  dâ  Dresde  ou  allemand,  La  hausse  est  très  élevée,  pour 
permettre  à  deux  ou  trois  doigts  de  la  main  de  s'introduire 
sous  les  crins.  L'archet  c  à  la  Bottesini  ».  dont  la  forme  rap- 
pelle celle  de  l'archet  de  violoncelle,  se  tient  comme  celui-ci. 
On  le  désigne  en  Allemagne  sous  le  nom  de  modèle  de  Leipzig 
ou  français, 

Sbction  b.  —  Cordes  frottées  par  la  roue, 

Allemagne  1479.  Vielle.  Cet  instrument  n'est 
guère  ancien,  mais  il  est  intéressant  parce  qu'il 
nous  rappelle  la  forme  de  la  vielle  à  une  époque 
relativement  éloignée;  déjà  au  commencement  du 
XVII®  siècle,  Timage  de  la  vielle  donnée  par  Prae- 
torius,  dans  son  Theatrum  Instrumentorum,  repré- 
sente un  instrument  plus  perfectionné  que  celui  qui 
fait  l'objet  de  cette  notice.  Une  seule  corde  traverse 
la  boîte,  cette  corde  est  raccourcie  par  l'action  du 
clavier  à  l'aide  duquel  on  obtient  la  succession  diato- 
nique suivante  : 


—  71   — 

Une  seconde  corde, la  mouche,  st  trouve  derrière  le 
clavier,  devant  lequel  sont  disposées  deux  autres 
cordes  :  le  grand  et  le  petit  bour- 
don, —  Long.  tôt.  o°*740  ;  larg. 
max.  o«37s. 

Le  SchlûsseUPiedel  (ail.  »=  vio^ 
Ion  à  clefs)  dont  Praetorius  nous 
rappelle  le  souvenir  par  un  dessin 
dans  Talbum  susdit,  n'est  autre 
qu'une  sorte  de  vielle  ayant  la 
forme  plus  portative  de  la  viole, 
mais  dont  la  roue  est  remplacée 
par  Tarchet  ordinaire. 

La  Weiber-Leyer  [lyre  des  fem" 
mes)  est  le  nom  donné  par  Prae-         vieiic  (no  1479). 
tonus  à  la  vielle  ordinaire,  à  roue,  qu'il  appelait 
aussi  Bauren-Leyer  [lyre  des  paysans). 

Francb.  1480.  Vielle  en  guitare^  don  de  M"« 
Montefiore.  Construction,  étendue  et  accord  sem- 
blables à  ceux  du  n»  245. 

Id.  1481.  Vielle  en  guitare,  don  de  M"*  Lefebvre- 
Moriamé,  professeur  au  Conservatoire  royal  de 
musique  à  Bruxelles.  Instrument  semblable  au 
précédent.  Celui  qui  fait  l'objet  de  cette  notice 
offre  pourtant  cette  particularité  intéressante, 
—  déjà  expliquée  au  n*"  52,  —  que  le  chevalet  sur 
lequel  repose  la  trompette,  ne  touche  la  table  que 
par  un  de  ses  pieds  et  qu'il  est  maintenu  dans  cette 
position  par  une  corde  de  boyau  attachée  d'une  part 


^  ^^  ^ 

à  la  trompette  et  enroulée,  d*autre  part,  sur  une 
cheville  qui  traverse  le  cordier.  Cette  traction  opérée 
sur  la  trompette  facilite  les  trépidations  du  chevalet 
sur  la  table  d'harmonie  pour  faire  produire  par  la 
corde  le  timbre  stii  generis  qui  lui  fit  donner  le  nom 
de  trompette  (voir  la  vielle  n*  52 1,  Catalogue  i*'  vol. , 

1893). 

ID.  1482.  Vielle  en  luth,  de  Tanc.  coll.  V.  et 
J.  Mahillon.  Elle  est  marquée  F.  Louvet  à  Paris. 
Les  détails  de  construction  sont  ceux  du  n*  521, 
mais  elle  paraît  de  date  plus  ancienne  que  ce  der- 
nier instrument,  dont  elle  se  distingue  encore  par 
cette  particularité  que  la  dernière  touche  blanche 
du  clavier  est  divisée  en  deux  parties  produisant 
respectivement  le  fa  et  le  fa  j(  aigus. 

Id.  1483.  Vielle  organisée,  don  de  M.  Elkan. 
Marque  :  Pons  à  Grenoble  1785.  Facture  presque 
semblable  à  celle  du  n'  522,  mais  celle-ci  ne 
possède  qu*un  seul  jeu  de  flûtes  en  tuyaux  ouverts 
résonnant  à  Toctave  aiguë  des  intonations  pro- 
duites par  les  cordes.  Les  cordes  et  les  tuyaux 
peuvent  se  faire  entendre  séparément  ou  simulta- 
nément. 

Branche  B.  —  Cordbs  pincêbs. 

Sbction  a.  —  Cordes  pincées  avec  ou  sans  piectre. 

Soûl-section  on»  —  Sans  manclie. 

Finlande.  —  1484.  Kantèle.  Don  de  M.  le  Com- 
missaire général  du  Duché  de  Finlande  à  l'Exposi- 


—  ra- 
tion universelle  de  Paris  en  1889.  Sorte  de  cithare 
horizontale  très  en  vogue  anciennement,  mais  qui  a 
presque  complètement  disparu  de  nos 
jours.    Cet  instrument,    qui    servait 
à  accompagner  le  chant,  est  monté 
de  seize  cordes  d'acier;   d'après  les 
renseignements  que  nous  avons  pu 
obtenir  à  Helsingfors,  elles   se    ré- 
glaient de  la  façon  suivante  : 
^M    m    P 


m 


-r 


zt 


:î=:t: 


E 


33 


i: 


=t=t 


T      8       9     10     I  f    i2     13    44    15    16 

—  Haut,  max,  0^75;  larg.  max.  o"23.     Kantèi«(no  1484). 

Russie.  1486.    Gousli.   Instrument   intéressant 

parce  qu'il  rappelle  assez  exactement  la  forme  des 

psaltérions  que  l'on  voit  entre  les  mains  des  anges 


Gontli  (no  1485!. 

dans  les  psautiers  du  moyen-âge.  La  caisse  sonore 
de  celui-ci  a  la  forme  d'un  triangle  dont  les  côtés 
seraient   arrondis;  il  provient   des  Tchérémisses, 


—  74  — 
peuple  finnois  habitant  le  gouvernement  de  Kos- 
troma. 

Il  est  monté  de  23  cordes  de  boyaux,  de  grosseur 
uniforme,  dont  l'accord  nous  est  inconnu,  mais 
dont  les  proportions  et  la  disposition  permettent 
de  supposer  un  arrangement  se  rapprochant  du 
suivant   : 


P 


=;=T-r-irs=^ 


H-— 1 


HT*: 


tr— 4.-gr-|.  J;  -^  -W-  » 


I      s      s      *      i       •      7      8      9     <0   <l     12   IS   14   IS   18 


47     18    19    20    31    22    23 

Ou  côté  droit,  la  caisse  sonore  ne  se  prolonge 
pas  au-delà  de  Textrémité  des  chevilles,  mais  elle 
se  termine  de  ce  côté  par  une  simple  planchette 
à  laquelle  on  a  donné  une  forme  symétrique  avec 
le  côté  gauche.  Les  tètes  de  chevilles,  placées 
sous  la  planchette,  sont  facilement  accessibles  lors- 
que l'instrument  repose  sur  une  table.  —  Long, 
tôt.  0^35;  haut.  o<»4o;  haut,  de  la  caisse  sonore, 
o*"io;  long,  de  la  plus  grande  corde,  o"»77;  de  la 
plus  petite  o"X35. 

Iles  Canaries.  1486.  Psaltérion  (Esp.  =  Salterio). 
Il  porte,  imprimée  au  moyen  d'un  poinçon,  dans 
le  bois,  sur  le  fond  de  la  caisse,  la  marque  :  Josephus 
Alsina  fecit  Barcinone  anno  1779.  Le  psaltérion  ne 
diffère  du  tympanon  que  par  le  mode  d'ébranle« 


—  75  —  ^ 

ment  des  cordes  :  les  cordes  du  tympan  on  sont 
frappées,  percutées  à  l'aide  d'un  marteau;  celles 
du  psaltérion  sont  pincées  à  Taide  d'un  plectre. 
Dans  l'exemplaire  que  nous  avons  devant  nous,  le 
plectre  est  formé  d'une  pointe  de  plume  fixée  dans 
un  anneau  de  métal  que  l'instrumentiste  fixe  à  l'ex- 
trémité de  ses  doigts;  ce  psaltérion  est  monté  de 
vingt-cinq  séries  de  cordes  quintuples  et  à  l'unisson 
dans  les  basses,  sextuples  dans  les  dessus. 

Le  chevalet  de  droite  se  compose  de  deux  parties; 


Psaltérion  (no  1486U 

sur  la  première  reposent  sept  séries  de  cordes,  sur 
la  seconde,  cinq  séries.  Le  chevalet  de  gauche  est 
partagé  en  quatre  parties  :  sur  la  première  reposent 
quatre  séries  de  cordes,  sur  chacune  des  trois  autres, 
trois  séries.  Nous  ignorons  l'accord  de  cet  instru- 
ment, mais  à  juger  par  l'accord  des  tympanons 
qui  nous  est  connu,  ainsi  que  par  la  disposition  des 
chevalets,  Taccord  devait  être  très  approximative- 
ment celui-ci  : 


-  76  - 
I*  à  gauche  des  chevalets  de  droite  : 


± 


I  Première  partie.  |  |     Seconde  |»rtie.     | 

2^  i  droite  et  à  gauche  des  chevalets  de  gauche 


rrrrr 

On  voit  près  du  sillet  des  chevilles  destinées  à 


tendre  les  cordes  /(^     '   ^—  ^^  petites  ouvertures 


dans  la  bordure,  destinées  i  recevoir  un  chevalet 
intermédiaire.  Ce  chevalet,  destiné  à  raccourcir  la 
portion  de  droite  de  la  corde»  a  pour  mission  de 
rectifier  le  rapport  2  :  3  (quinte  juste)  qui  manque 
d'exactitude  par  suite  de  l'inclinaison  uniforme  du 
chevalet  principal  de  gauche. 

La  table  d'harmonie  de  ce  psaltérion,  de  même 
que  celle  des  tympanons,  est  percée  de  deux  ouïes; 
celles-ci  sont  ornées  de  rosettes  en  carton  découpé  et 
doré.  —  Long,  de  la  grande  base  du  trapèze  o*"8oo; 
de  la  petite  o™43o;  haut.  o"35o. 

On  ee  eert  encore  de  cet  instrument  en  Espagne  dans  les 
provinces  de  Murcie  et  d'Alicante;  il  s'emploie  généralement 
pour  accompagner  les  chants  et  les  danses  du  peuple.  Les 
cordes  sont  pincées  à  Taide  d*anneaux  pourvus  de  plectres  de 
corne,  d'ivoire,  de  plume  ou  d*écaille.  Les  anneaux,  appelés 
dediles,  se  fixent  à  l'extrémité  du  pouce  et  des  doigts  suivants. 


—  77  — 

On  se  sert  de  deux  ou  trois  anneaux  à  chaque  main.  L'instru- 
ment est  difficile  à  jouer,  et  c'est  fort  probablement  à  cause 
de  cette  difficulté  que  l'usage  en  a  été  presque  généralement 
abandonné. 

Id.  1487.  Psaliérion,  de  Tanc.  coll.  du  comte 
PietroCorrer,  de  Venise.  Simple  caisse  dont  la  forme 
est  celle  d'an  trapèze  ou  d'un  triangle  tronqué. 
Elle  est  montée  de  treize  rangs  de  quatre  cordes 
de  métaly  à  Tunisson»  reposant  des  deux  côtés  de  la 
caisse»  sur  des  chevalets'.  Deux  rosettes  servant 
d'ouïes  sont  découpées  dans  la  table  d^harmonie. 
La  disposition  et  le  nombre  des  cordes  nous  permet 
de  supposer  que  l'instrument  était  accordé  de  la 
façon  indiquée  par  Mersenne  : 


I       2       S       4      5      6       7      8      9     iO    II    12    IS 

Les  premières  cordes  étaient  de  laiton,  les  der- 
nières d'acier.  —  Largeur  de  la  grande  base,  o™g6  ; 
haut.  o"'32;  larg.  de  la  petite  base  o">56. 

Lorsqu'on  en  usait  en  guise  de  psaltérion,  l'instrument 
était  posé  sur  une  table  ou  sur  les  genoux.  Lorsqu'il  servait 
de  tympanon,  on  le  posait  sur  une  table  et  on  le  frappait  avec 
des  marteaux  de  bois.  D'après  le  témoignage  de  Mersenne, 
on  jouait  indifféremment  de  l'une  ou  de  l'autre  manière. 

Id.  1488.  Psaltérion^  de  l'anc.  coll.  du  comte 
Pietro  Correr,  de  Venise.  Construction  semblable 

<  Exceptionnellement,  la  première  corde  occupe  toute  la 
longueur  de  l'instrument;  elle  repose  sur  les  deux  sillets 
extrêmes,  sans  chevalets  intermédiaires. 


-   78  - 

à  celle  de  l'instrument  précédent.  Même  nombre  de 
cordes,  mêmes  dispositions  et,  par  conséquent, 
même  accord. 

Italie.  1489.  PsaltSrion,  de  lanc.  coll.  du  comte 
Pietro  Correr,  de  Venise.  Construction  semblable 
à  celle  des  tympanons  n*  1615  et  16x6,  mais  le 
nombre  de  cordes  et,  par  conséquent,  leur  disposi- 
tion, sont  différents.  Il  y  a  ici  19  rangs  de  triples 
cordes  à  l'unisson  : 

Le  son  le  plus  grave,  Vut  ^'— »—  est  produit  par 

la  corde  vibrant  sur  toute  la  longueur  de  la  caisse 
sonore  sans  chevalet  intermédiaire;  on  trouve  suc- 
cessivement :  i<»  à  la  gauche  du  chevalet  de  droite, 
les  sons  : 


riaii 


^zrL-zt: 


±r±=± 


n:!t:=t 


2»  à  la  droite  et  à  la  gauche  du  chevalet  de  gauche 
qui  se  divise  en  cinq  parties  :  la  première  pour 
recevoir  quatre  séries  de  cordes  triples;  la  seconde 
deux,  la  3®,  la  4*  et  la  5*  chacune  une  série  de 
cordes  : 

I  .  I    „    J    „    J    >    „    i  1^ 


:6ffi 


rn 


ÎR5 


r 


:«*: 


:3f«: 


■r- 


(Nous  notons  avec  la  queue  vers  le  bas,  les  notes 
à  la  droite  du  chevalet  ;  celles  avec  la  queue  vers  le 
haut,  se  trouvent  à  la  gauche). 


—  79  — 

LfCs  successions  des  degrés  conjoints  mi,  fa\  sol^ 
la,  sur  les  quatrième  et  cinquième  parties  du  che- 
valet de  gauche,  s'obtenaient  à  l*aide  d'un  petit 
chevalet  intermédiaire  placé  à  la  droite  du  chevalet 
de  gauche.  Voir,  au  sujet  de  cette  disposition,  les 
notices  plus  détaillées  se  rapportant  aux  tympanons 
n»*  1615  et  i6i6.  —  Larg.  de  la  grande  base  o"77; 
haut.  o"i5;  larg.  de  la  petite  base  o"»33. 

France.  1490.  Psaltérion.  Reproduction,  par 
M.  Aug.  Tolbecque,d  un  instrument  du  XVI'  siècle, 
représenté  sur  le  portail  de  l'église  S*  Pierre  de 
Saintes  (Charente  Inférieure).  On  le  voit  souvent 


Psaltérion  (no  1490). 

entre  les  mains  des  anges,  dans  les  miniatures 
ornant  les  manuscrits  de  la  fin  du  moyen-âge.  Une 
des  figures  qui  entourent  la  Châsse  de  S"  Ursule 
de  Memling  (XV*  siècle),  conservée  au  Musée  de 
l'Hôpital  St.  Jean  à  Bruges,  joue  d  un  instrument 
semblable.  Le  psaltérion,  suspendu  au  cou,  repo- 
sait sur  la  poitrine,  de  sorte  que  les  mains  deve- 


—  8o  — 

naient  entièrement  libres  pour  le  pincement  des 
cordes. 

La  caisse  du  psaltérion  a  la  forme  d*un  trapèze 
dont  les  deux  côtés  non  parallèles,  sont  légèrement 
courbés  en  dedans.  Les  cordes,  au  nombre  de  32, 
sont  accordées  par  paires  à  Tunisson.  Elles  sont 
tendues  par  autant  de  chevilles  en  bois  placées 
alternativement  aux  deux  côtés  de  la  caisse  sonore. 
Les  cordes  reposent  sur  des  arêtes  vives  placées 
aux  deux  côtés  de  la  caisse.  Une  rosette  occupe  la 
mi-hauteur  de  la  table  d'harmonie.  —  Long,  de  la 
grande  base  o"54;  de  la  petite  o"2o;  haut.  o^ôS. 

Grèce.  1491.  Lyre  à  cinq  cordes.  Reproduction 
exécutée  par  M.  Aug.  Tolbecque,  d'après  une 
gravure  de  VHisioire  des  Grecs  de  M.  Duruy.  La 
coquille»  en  bois  sculpté,  représente  une  carapace 
de  tortue.  La  table  d'harmonie  est  en  sapin  »  les 
deux  bras  et  le  joug'  en  bois  d'if;  ces  trois  pièces 
sont  massives  dans  ce  modèle.  Le  joug  est  plat,  de 
manière  que  Tangle  supérieur,  contre  lequel  les 
cordes  s'appuient, sert  de  sillet.  Les  cordes,  tendues 
par  des  chevilles  placées  derrière  le  joug,  traversent 
ce  dernier  de  façon  à  rendre  apparent  le  bout  de 
chaque  cheville.  Le  cordier,  placé  sur  la  table  d'har- 
monie et  servant  en  même  temps  de  chevalet,  rap- 
pelle le  mode  d'attache  des  cordes  de  la  guitare 
moderne.  La  disposition  des  chevilles  et  leur  forme, 
dont  aucun  monument  antique  ne  nous  indique  mal- 
>   Traverse  horizontale  qui  relie  les  deux  bras. 


-  8i  — 

heureusement  les  détails ,  sont  discutables;  le  mode 
de  tension  des  cordes  est  également  un  point 
douteux,  que  Téminent  artiste  violoncelliste  a  cru 
pouvoir  résoudre  dans  le  sens  indiqué  par  son 
intéressante  reproduction.  La  lyre  pentaphone  ou  à 
5  cordes,  remonte  à  l'antiquité  la  plus  reculée;  dans 
cet  état  de  grande  simplicité»  l'emploi  de  l'instru- 
ment n'est  pas  mentionné  dans  les  documents  sur 
lesquels   s'appuie  l'histoire  de  la  musique. 

lo.  1482.  Lyre  à  7  cordes.  Reproduction  exécu- 
tée par  M.  Âug.  Tolbecque,  d'après  un  vase  grec 
du  Musée  de  Berlin.  L'instrument  est  semblable  au 
précédent  quant  à  la  disposition  générale  et  au 
système  de  tension  des  cordes  par  les  chevilles. 
Un  chevalet,  sur  lequel  s'appuient  les  cordes,  est 
disposé  sur  la  table  d'harmonie.  Ce  chevalet,  tel 
qu'il  est  représenté  sur  le  dessin  qui  a  servi  de  mo- 
dèle à  M.  Tolbecque,  constitue  un  perfectionne- 
ment important  dans  la  construction  des  instru- 
ments à  cordes;  en  effet,  la  pression  sur  la  table  est 
plus  énergique  que  dans  la  disposition  adoptée  pour 
l'instrument  précédent,  la  masse  ébranlée  est  plus 
grande,  l'air  ambiant,  par  suite,  est  plus  excité  et 
la  sonorité  plus  grande. 

D*aprè8  M.  Gevaert',  la  lyre  heptacorde  était  en  osage  au 
tcmpade  Terpandre  (725  av.  J.-C).  Les  cordes  étaient  misée 
en  vibration  au  moyen  des  doigts,  le  plectre  n'existant  pas 

1  Histoire  et  Théorie  de  la  Musique  dans  l'Antiquité.  Tome  II. 
P-  233- 


—    82     — 

encore.  On  accordait  les  cordes  de  l'une  des  trois  manières 
suivantes: 


TT      2         8        4 


5         6        7 


a© 


^=S=^ 


r-g-^ 


I        a        3        4       s        6        7 


■+- 


-s)_œ: 


1         3         s         4        5         6        7 

La  première  corde  (hypate  =  suprême  ou   grave)  se  tou- 
chait au  moyen  de  l'annulaire  de  la  main  gauche; 

la  seconde  (^arAj^/a/^  =  voisine  de  Thypate),  au  moyen  du 
médius; 

la  troisième  {lichanos  =  corde  de  l'index),  au  moyen  de 
rindex; 

la  quatrième  {nUse  =  corde  médiane),  au  moyen  du  pouce 
de  la  main  gauche  ou  de  Tannulaire  de  la  main  droite; 

la  cinquième  (triU  ==  antépénultième,  la  troisième),  au 
moyen  du  médius; 

la  sixième  iparanèU  =  ou  voisine  de  la  nète) ,  au  moyen  de 
rindex; 

la  septième  lnèU=  dernière),  au  moyen  du  pouce  de  la 
main  droite. 

L'étendue,  on  le  voit,  se  limitait  à  denx  tétracordes  con- 
joints dont  les  degrés  pouvaient,  au  besoin,  recevoir  quelque 
modification  par  un  raccourcissement  artificiel  de  la  corde, 
opéré  à  la  partie  supérieure  de  celle-ci  par  l'un  des  doigts 
(voir  note  de  la  page  8i  du  Catalogue,  tome  I,  deuxième 
édition),  ou  par  la  production  du  premier  harmonique  (octave)» 
à  l'aide  d'une  légère  pression  exercée  par  l'un  des  doigts  au 
point  qui  correspond  à  la  moitié  de  la  longueur  de  la  corde 


-  83   - 

Id.  1493.  Cithare  à  neuf  cordes.  Reproduction, 
par  M.  Aug.  Tolbecque,  à*  Sipr  es  y  Apollon  Farnèse 
du  Musée  national  de  Naples.  La  cithare  n'est  autre 
chose  qu'une  lyre  perfectionnée,  c'est  l'abandon  des 
anciennes  formes  classiques  pour  l'adoption  de  pro- 
portions plus  commodes  et  plus  favorables  au  ren- 
forcement des  ondes  sonores  produites  par  la 
vibration  des  cordes;  la  capacité  de  la  caisse  sonore 
est  plus  grande.  Le  système  de  tension  des  cordes, 
si  l'on  peut  en  croire  le  marbre  du  Musée  de 
NapleS)  malheureusement  restauré  dans  de  nom- 
breuses parties,  nous  paraît  offrir  déjà  Texemple  de 
la  cheville  de  fer  enchâssée  dans  la  traverse,  autour 
de  laquelle  la  corde  s'enroule  par  un  mouvement  de 
rotation  imprimé  à  Taide  d'une  clef.  Si  la  restaura* 
tion  est  fidèle,  ce  qui  nous  paraît  douteux,  nous 
nous  trouvons  ici  en  présence  d'un  système  de 
tension  de  cordes  qui  est  encore  celui  usité  dans 
les  pianos  modernes.  Les  cordes,  par  leur  extrémité 
opposée  à  celle  qui  s'enroule  sur  la  cheville,  sont 
attachées,  comme  les  cordes  de  la  guitare,  à  une 
sorte  de  cordier  dont  la  pression  sur  la  table  est 
moindre  que  celle  qui  s'exerce  par  l'intermédiaire 
d'un  chevalet,  comme  nous  l'avons  vu  à  l'instru- 
ment précédent.  Nous  n'avons  pas  à  nous  étonner 
de  ce  détail,  puisque  de  nos  jours  encore  les  cordes 
de  la  guitare  et  de  la  mandoline  agissent  sur  la 
table  par  une  simple  attache  au  cordier,  sans  autre 
intermédiaire. 


-  84  - 

D'après  M.  Gevaert'«  la  cithare  ennéacorde  (à 
9  '  cordes)  date  du  temps  de  Lasos  d*Hermione 
(500  ans  av.  J.-C).  Voici  son  échelle  ordinaire 
composée  de  deux  pentacordes  reliés  par  le  corde 
centrale,  la  mèse,  point  de  départ  de  Taccord  de 
instrument.  La  corde  ajoutée  s'appelait  hyperhy- 
paU  =  surhypaU,  à  cause  de  sa  position  à  la  partie 
supérieure  de  la  cithare  : 


I  M       I         I      I 

I     ?      •         .«     - 

L'exécutant  tenant  la  cithare  sur  le  genou,  les  cordes  graves 
étaient  les  plus  éloignées  et  occupaient  une  position  supérieure 
à  celle  des  cordes  aiguës.  C'est  ce  qui  explique  le  nom  de 
hyperhypate  donnée  à  la  corde  la  plus  éloignée.  Cette  dispo- 
sition des  cordes  graves  était  aussi  et  est  encore  usitée  chez 
les  Arabes;  elle  est  signalée  par  Villoteau  {Description  des 
Instruments  de  musique  des  Orientaux)» 

Id.  1494.  Cithare  à  douze  cordes.  Reproduction, 
par  M.  Aug.  Tolbecque,  d'après  VApollon  citharède 
du  Musée  du  Vatican  à  Rome.  Autre  forme  de  la 
cithare.  La  partie  inférieure  de  l'instrument  semble 
être  une  sorte  de  couvercle  ouvrant  à  l'aide  de 
charnières  en  fer  apparentes  et  qui,  d'après  notre 
supposition,  cachait   les  crochets  d'attache  et  le 

I  Histoire  et  Théorie  de  la  Musique  dans  V Antiquité,  Tome  II, 
p.  259. 


-85  - 

chevalet  sur  lequel  reposaient  les  cordes.  Diaprés 
M.  Tolbecque,  les  chevilles  étaient  cachées  par  le 
couvercle,  les  pointes  d'attache  devant  se  trouver 


Cithare  à  donz*  cordes  (no  2494). 

sur  la  traverse.  Nous  ne  connaissons  pas  d'exemple 
authentique  de  cette  disposition. 

L'étude  des  modes  de  tension  figurés  sur  les 
monuments  de  lantiquité  a  attiré  notre  attention  sur 
la  lyre  d'un  Apollon  représenté  sur  une  peinture 
murale  de  Pompéi  conservée  actuellement  au  Musée 
Britannique  à  Londres,  et  dont  nous  reproduisons 
la  figure  à  la  page  suivante.  La  représentation  du 
système  de  tension  des  cordes  y  est  incomplète, 
mais  elle  est  suffisante  pour  nous  convaincre  que  les 

6 


-  87  - 

languettes  que  nous  voyons  couchées  oblique- 
ment sur  la  traverse  remplissent  un  rôle  dans  cette 
importante  opération.  En  visitant,  en  1893,  le 
Musée  ethnographique  du  Trocadéro,  à  Paris,  un 
heureux  hasard  nous  a  mis  en*  présence  d*une  sorte 
de  Kissar  ou  lyre  éthiopienne  dont  les  cordes  sont 
tendues  à  l'aide  de  bâtonnets  de  bois  tangents  à  la 
circonférence  de  la  traverse  et  sur  lesquels  les  cordes 
sont  enroulées  avant  d'entourer  celle-ci.  Par  la  dis- 
position adoptée,  il  suffit  de  presser  le  bâtonnet 
dans  une  direction  pour  tendre  la  corde  et  de  le 
pousser  dans  un  sens  contraire  pour  opérer  le  relâ- 
chement de  la  corde.  L'analogie  entre  le  mécanisme 
de  la  lyre  pompéienne  et  celui  de  la  lyre  éthio- 
pienne nous  paraît  évidente.  C'est  ce  mécanisme  que 
nous  avons  adapté  à  la  lyre  N""  1494;  le  résultat  est 
absolument  satisfaisant,  le  degré  de  tension  de  la 
corde  s*opère  avec  une  extrême  sensibilité^  et  Tac- 
cord  se  maintient  presque  aussi  bien  qu*avec  la 
cheville.  Cet  esprit  de  conservation ,  pendant  de 
longs  siècles,  n'a  rien  qui  doive  nous  étonner;  les 
instruments  de  musique  des  peuples  orientaux  nous 
en  fournissent  de  nombreux  exemples.  Sur  la  droite 
de  notre  cithare  est  sculpté  en  relief  le  supplice  de 
Marsyas  ' . 

'  On  sait  que  ce  personnage,  qui  passe  pour  être  l'inventeur 
de  la  flûte,  osa,  dans  un  concours,  se  mesurer  avec  Apollon 
qui,  pour  se  venger  de  la  témérité  de  son  adversaire  et  malgré 
rinsuccès  de  celui-ci,  le  fit  écorcher  vif  après  Tavoir  pendu  par 
les  poigaets  aux  branches  d'un  arbre. 


—  88   - 

Diaprés  M.  GevaertS  la  lyre  endecaeorde  existait 
au  temps  du  poëte  Ion  de  Chios  (450  av.  J.  C.)  qui 
Ta  chantée  dans  une  épigramme  célèbre.  Son  accord 
était  identique  à  celui  de  la  lyre  à  neuf  cordes  sauf 
que  les  deux  cordes  modulantes  étaient  devenues 
stables.  Le  même  auteur  nous  apprend  que  la  lyre 
dodâcacordâ,  sur  laquelle  Timothée  accompagnait  ses 
dithyrambes,  (420  av.  J.  C.)  s^accordait  probable- 
ment de  la  façon  suivante  : 

Id.  1494^'*.  Cithare  à  14  cordes.  Reproduction 
de  l'instrument  précédent  par  M.  Houtston,  à 
Bruxelles.  Le  n*  1494  ^'^^^  ^^  somme  qu'un 
modèle  en  bois  massif ,  la  cithare  qui  nous  occupe 
ici  est  construite  d'après  les  données  et  les  règles 
généralement  suivies  dans  la  facture.  C'est  un 
véritable  instrument  de  musique  très  portatif, 
très  beau  et  très  sonore,  dont  la  construction 
fait  honneur  à  l'excellent  luthier  qui  a  su  sur- 
monter avec  une  très  grande  habileté  les  diffi- 
cultés du  programme  qui  lui  était  imposé  par 
l'auteur  de  ce  catalogue.  Les  chevilles  ont  été 
adaptées  dans  la  traverse,  mais  cette  disposition 

>  Histoire  et  Théorie  de  la  Musique  dans  l'Antiquité,  Tome  II, 
p.  261,  262. 


-  89  - 
est   hypothétique,    comme    nous  Tavons    dit    au 

m  1493'- 

France.    1496.    Arpanetta.    (fr.   =    arpanetU; 
ail.  =  Spii^-Harfe,   Harfenetgen)    de   Tanc.    coll. 


Citare  à  24  eordes  (no  1494  bis), 

V.   et  J.   Mahillon.   Sans   nom   d'auteur.   Caisse 
sonore  dont  deux  côtés  sont  perpendiculaires  à  la 

s  Cette  cithare  a  servi  à  la  conférence  faite  par  M.  Gevaert 
à  la  Société  pour  le  progrès  des  études  philologiques  et  histori- 
ques dans  sa  séance  du  25  mai  1896.  Le  concert  Greco- Romain 
qui  terminait  cette  mémorable  séance  comprenant  Tezécution 
de  deux  hymnes  du  II^  siècle  après  J.-C.  avec  accompagne- 
ment de  cithare,  il  fallait  nécessairement  présenter  Tinstru- 
ment  de  cette  époque  et.  par  conséquent,  porter  à  quatorse  le 
nombre  de  ses  cordes. 


—  go  — 

base  horizontale  ;  le  quatrième  côté,  disposé  obli- 
quement, forme  une  pointe,  —  d'où  le  nom  de  l'ins- 
trument, SpitX'Harfe  (harpe 
pointue),  —  terminée  ici  par 
une  tète  de  femme  grossière- 
ment sculptée.  Les  deux  côtés, 
plats,  forment  double  table 
d'harmonie.  Le  sommier  des 
chevilles  se  trouve  à  la  partie 
inférieure  des  tables;  les  pointes 
d'accroché  en  occupent  la  par- 
tie supérieure. 

Dans  chacune  des  tables 
d'harmonie  est  taillée  une  ouïe 
circulaire  ornée  d'une  rosette 
en  carton  découpé.  Les  tables 
sont  décorées  de  peintures  re- 
présentant des  fruits,  des  fleurs 
et  des  feuillages.  Du  côté  verti- 
cal le  plus  long  et  du  côté  obli- 
que, les  éclisses  sont  enjolivées 
d'ornements  sculptés  en  relief 
▲rpanetta  (no  1495).  qui,  de  même  que  la  tête  qui 
couronne  la  pointe,  portent  la  trace  de  dorures. 

La  table  d'harmonie  de  droite  porte  des  cordes 
d'acier  dont  la  portion  vibrante  est  diminuée  par 
rinterposition  d'un  chevalet  vers  le  milieu  de  la 
table,  entre  les  sillets  inférieur  et  supérieur.  Les 
cordes  sont  pincées  par  les  ongles  de  la  main 


—   9î   — 

droite.  Les  cordes  diatoniques  sont  doubles;  elles 
reposent  sur  la  crête  du  sillet.  Les  cordes  chromati- 
ques sont  simples  ;  elles  reposent  dans  une  échan- 
crure  pratiquée  dans  le  sillet,  de  sorte  qu'elles 
occupent  un  plan  légèrement  inférieur  à  celui  des 
cordes  diatoniques;  cette  disposition  particulière 
facilite  le  jeu  de  l'instrument  dans  la  tonalité  d'ut, 
la  plus  employée. 

La  table  d'harmonie  de  gauche  porte  les  cordes 
de  basses  en  laiton;  elles  sont  toutes  simples  (une 
corde  par  intonation);  on  les  met  en  vibration 
par  les  ongles  de  la  main  gauche.  La  disposition 
des  cordes  diatoniques  et  chromatiques  y  est  sem- 
blable à  celle  qu'elles  ont  sur  la  table  des  dessus. 

L'ordre  des  cordes  basses,  en  laiton,  pour  la 
main  gauche,  est  le  suivant  : 


a=;Hi  l'Trrf  r»f  r'r  r%£^ 


Celui  des  cordes  aiguës,  en  acier,  pour  la  main 
droite  : 


—  92  — 

Nous  notons  en  blanches  les  cordes  diatoniques 
doubles  disposées  sur  la  crête  des  sillets,  et  en 
noires  les  cordes  chromatiques  simples  reposant 
dans  les  crans.  Cet  instrument  date  bien  certaine- 
ment du  XVII*  siècle;  les  cordes  chromatiques 
nous  semblent  ajoutées  après  coup.  Haut.  tôt. 
0*94;  larg.  max.  o'"25;  haut,  des  éclisses  o»o6o. 

Allemagne.  1496.  Arpanetta.  Don  de  M.  et 
M"**  Montefiore-Levy.  Pas  de  nom  d'auteur.  La 
caisse  sonore  est  entièrement  en  laiton  et  a  les  deux 
tables  d'harmonie  ornées  de  reliefs  façonnés  au 
marteau.  Le  côté  gauche  des  basses  est  monté  de 
cordes  de  laiton  disposées  dans  Tordre  suivant  : 


Wi 


zz^-Jt/i=^zi±:X 


Toutes  ces  cordes  sont  simples;  les  cordes,  dis- 
posées dans  Tordre  diatonique  (notées  en  blanches) 
reposent  sur  la  crête  du  sillet,  les  autres  (notées 
en  noires)  reposent  dans  Téchancrure  faite  dans 
le  sillet  comme  au  n*  précédent. 

Le  côté  droit,  celui  des  dessus,  est  en  cordes 
d'acier.  Celles  qui  suivent  Tordre  diatonique  sont 
doubles,  à  Texception  du  sol  grave;  elles  reposent 
sur  la  crête  du  chevalet.  Les  cordes  chromatiques 
sont  simples  et  reposent  également  dans  des  échan- 


—  93  — 

crures  pratiqués  au  chevalet.  Voici  l'ordre  de  suc- 
cession de  ces  cordes  : 

^^^^^^^ 

—  Haut.  tôt.  o">865;  larg.  max.  o"265;  haut,  des 
éclisses  o»045. 

Id.  1497.  HarpCy  communément  appelée  en 
Allemagne  Davids-Harfe.  La  caisse  sonore  est 
formée  de  la  réunion  de  quatre  planchettes  de  bois 
mince  ;  la  table  est  percée  d*une  double  rangée  de 
5  rosettes  disposées  de  chaque  côté  du  sommier 
qui  porte  les  boutons,  d'ivoire,  destinés  à  fixer  les 
cordes  par  leur  extrémité  inférieure;  la  console 
est  ornée  de  quelques  sculptures,  entre  autres 
deux  lions  couchés  et  une  figurine  représentant  le 
Roi  David.  L'instrument  porte  trente-trois  cordes 
que  Ton  accordait  dans  l'ordre  suivant  : 


533^ 


=S=« 


^^ 


?t 


^^^ 


3     4     5     6     7     8     0    10  11  12  13  14  15  Ift 


T*-— n-i- 


Ï^18  19  20  21  22  23  24  25  26  27  28  20  80  31  82  83 

Les  cordes  27  et  30   sont  munies  d'un  crochet 


—  94  — 

formé  de  deux  branches  dont  l'une  pivote  dans  la 
console.  En  imprimant  au  crochet  un  mouvement 
de  rotation,  la  seconde  branche  touche  la  corde  et 
en  raccourcit  la  partie  vibrante.  Ce  procédé  permet 
de  hausser  les  cordes  d'un  demi-ton. 

La  caisse  sonore  porte  à  l'intérieur  l'inscription 
suivante  :  Ego  Frater  Gabriel 
Mùssinger  hanc  Citharam  in  adO" 
rationem  Pueri  Bethlehemiiy  in 
honorent  Sanctae  Virginis  Mariae 
et  Sancticti  Josephi^  dico^  deiico 
et  consecro.  Facta  est  Schelixii  à 
scriniario  Georgio  Offman  anno 
Domini  173g  in  adventu  Domini. 

—  Larg.  de  la  caisse  sonore, 
o"*09  dans  le  haut,  et  o'^2i  dans 
le  bas;  haut.  0*03  dans  le  haut, 
et  0B05  dans  le  bas;  haut.  tôt. 

Harpe  (no  1498).  im24;  larg.  max.  0"»055. 

Id.  1498.  Harpe.  Pac-simile  d'un  instrument  anté- 
rieur au  XVP  siècle  et  conservé  au  Musée  national 
bavarois  de  Munich,  où  il  est  catalogué  sous  le  n*  1 26  ^ 
Il  est  monté  de  22  cordes  que  l'on  accordait  dans 
Tordre  suivant  : 


X  Die  Sammlung  der  Musikinstrumenten  aus  des  baierischen 
Nationalmuseums,  von  R.  A.  Bibrdiiippl  (Mûnchen,  Akademi- 
sche  Buchdruckerei  von  F,  Straub^  1883).  D'après  l'auteur  de  ce 
catalogue,  cette  petite  harpe  portative  employée  du  XI*  au 
XV«  siècle,  figurait  principalement  dans  les  cortèges  et  on  en 
jouait  à  cheval. 


—  95  — 


12S     4     •^     r6789    10  1112  1314  15   16171819  20  2123 


^^ 


t 


—  Haut.  tôt.  o»56  5  larg.  max.  o»27. 

Id.  1499.  Harpe  chromatique.  Ce  curieux  instru* 
ment  est  monté  de  62  cordes  de  boyaux  disposées 
sur  deux  rangs  à  partir  de  la  6®  corde  jusque  et  y 
compris  la  58^.  Dans  VHarmonie  Universelle  de  Mer- 
senne  et  dans  le  Der  sich  selbst  informirende  Musicus 
(Angsburg  1762)  nous  trouvons  sur  la  manière 
d*accorder  ces  instruments  quelques  renseignements 
intéressants.  Ils  nous  permettent  de  fixer  pour 
notre  harpe  1  échelle  suivante  : 

I   3   t   «   S   C   7   8   f  10  11  13  13  14  It  IC  17  18  19  SO  31  33 


St  34  3S  38  37  31  3»  30       31  Sa  33  34  3S  36  37  38  39  40  41  43 


43  44  4S  48  47  48  49 


81  S3  83  84  8S  S6  87  88  89  64  61  83 


La  succession  est  diatonique  pour  la  main  gau- 
che jusqu'à  la  29*  corde  comprise;  la  main  droite 
touche  les  demi-tons  intermédiaires  jusqu'à  la 
30*  corde  incluse.  A  partir  de  la  31^  corde,  la 
succession  est  diatonique  pour  la  main  droite, 
et  à  la  main  gauche  sont  réservés  les  demi-tons 


-  96  - 

intermédiaires.  La  caisse  sonore,  plate  et  s'élargis- 
sant  vers  le  bas,  est  formée  de  quatre  planchettes 
comme  celle  du  n*  1497;  la  colonne  se  termine  par 
une  sculpture  représentant  une  tète  de  femme.  — 
Haut*  tôt.  i""57;  larg.  max.  o»83. 

Dans  son  Harmonie  Universelle,  le  P.  Mersenne,  en  décrivant 
la  harpe  de  son  temps,  parle  d*un  troisième  rang  de  cordes; 
celles-ci  doublaient  à  Tunisson  les  cordes  disposées  en  succes- 
sion diatonique  pour  en  augmenter  la  sonorité  .(Voir  le  n»  15x0). 

Id.  1600.  Harpe  ordinaire,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J. 
Mahillon.  Construction  ressemblant  à  celle  du 
n**  1497.  ^11^  ^^^  également  montée  de  33  cordes 
accordées  de  la  même  façon.  —  Haut.  tôt.  i«4o; 
larg.  max.  0046. 

Irlande.  1601.  Harpe  du  commencement  de  ce 
siècle;  la  forme  rappelle  celle  de  l'ancienne  harpe 
irlandaise  appelée  Clarseth.  Elle  est  entièrement 
peinte  en  vert  avec  des  ornements  d'or  repré- 
sentant des  feuillages  et  des  trèfles  disposés  en  fili- 
granes. Elle  est  montée  de  33  cordes  réglées  de  la 
façon  suivante  : 

I   3    3    4   S    S   7   B    9   10   11      12  13   U   IB   IS 


17   18   19   SO   21   22   23   24   2S   2S   27  28  29   SO   31   32   33 

Les  cordes  4,  5,  8^  1 1,  12,  15,  18,  ig,  22,  25,  26, 
^9»  33»  33  soii^  munies  de  crochets  d'une  forme 


—  97  — 

particulière;  ce  sont  des  plaques  de  cuivre  trouées, 
disposées  à  une  certaine  distance  de  la  cheville  et 
terminées  par  une  pointe  taraudée  vissée  dans  la 
console.Les  cordes  passent  librement  dans  le  trou  de 
la  plaque,  mais  lorsque  l'on  tourne  celles-ci  à  l'aide 
d'une  clef  ad  hoc^  les  bords  du  trou  viennent  appuyer 
contre  la  corde  et  la  raccourcissent  d'une  partie  de 
sa  longueur  équivalent  à  l'élévation  d'un  demi-ton. 
La  harpe  est  munie  d'un  support  à  coulisse  dis- 
simulé à  rintérieur  de  la  caisse  d'harmonie.  Ce 
support,  dont  on  peut  fixer  la  hauteur  à  l'aide  d'une 
clef,  sert  à  reposer  la  harpe  lorsqu'on  en  joue 
étant  assis.  —  Long.  tôt.  o"g2;  larg.  max.  o»55. 

PoofThistoire  et  raccord  de  la  harpe  irlandaise,  voir  l'ou- 
vrage intitulé  :  Thâ  ancient  music  of  Ireland,  par  Edward 
Bunting  (Dublin  1840}. 

Id.  1602.  Clarseih  (irl.  =  harpe).  Don  du  c  Tri- 
nity  Collège  >  de  Dublin.  Reproduction  en  plâtre 
de  la  harpe  conservée  au  Musée  de  cet  établisse- 
ment, et  que  Ton  dit  avoir  appartenu  au  roi  irlan- 
dais Brian  Boiroimbe^  qui  monta  sur  lef  trône  en 
l'an  looi.  D'après  Bngel  (Musical  Instruments  in  the 
South  Kensington  Muséum),  la  table  de  résonance 
est  en  bois  de  chêne.  L'extrémité  antérieure  de 
la  console  est  garnie  d'une  plaque  en  argent  fine- 
ment travaillée  et  ciselée.  Cette  plaque  est  ornée 
d*un  gros  cristal,  monté  en  argent,  sous  lequel  il  y 
avait  une  autre  pierre  qui  a  disparu.  Les  boutons 
ornés  qui  se  trouvent  sur  le  côté  de  la  console  sont 


-9»- 

en  argent.  Sur  la  face  antérieure  de  la  colonne 
figurent  les  armes,  ciselées  en  argent,  de  la  famille 
O'Brien  '  :  une  main  sanglante  supportée  par  des 
lions.  Sur  les  côtés  de  la  colonne,  on  a  sculpté  dans 
le  bois,  en  les  entourant  chacun  d'un  cercle,  deux 
groupes  de  deux  chiens-loups  irlandais.  Les  trous 
de  la  table  d'harmonie,  dans  lesquels  les  cordes 
s'attachent,  sont  gracieusement  ornés  d'écussons 
de  cuivre  ciselés  et  dorés.  Les  ouïes  de  la  table 
avaient  fort  probablement  des  ornements  d'argent, 
mais  ils  ont  été  enlevés.  Le  pied  est  brisé  et  ses 
parties  avoisinantes  sont  dans  un  état  de  délabre- 
ment complet.  L'instrument  était  monté  de  29  cor- 
des; la  reproduction  en  plâtre  qui  est  en  notre  pos- 
session porte  les  traces  de  30  cordes.  Haut.  tôt. 
o«»95;  long.  max.  0*515. 

Italib  (?)  1603.  Harpe,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J. 
Mahillon.  Elle  est  montée  de  36  cordes  dont  l'ac- 
cord est  réglé  de  la  façon  suivante  : 


gi^=^^^ 


^^^ 


1       s      3       «      i      C      7      8      *     It     11     13     1}     U    15     U  17    18     19 


^m 


î=p: 


-^ 


?to 


^s=fi=ti 


80  11  »  S3  24  IS  SS  27  28   2*   80  31   S2   83   3«  88   38 

Les  cordes  6,  8,   lo,  13,  15,  17,  20,  22,  24,  27, 
29,  31  sont  munies  de  crochets  en  cuivre,  à  double 


<  Cette  plaque  manque  à  notre  reproduction. 


—  gg    — 

branche»  pareils  à  ceux  de  la  harpe  n*  1497  et  desti- 
nés à  raccourcir  la  longueur  de  la  corde  dans  la  pro- 
portion d'un  demi-ton.  La  caisse  sonore,  à  sept 
pans,  sur  laquelle  s'appuie  la  table  d'harmonie,  est 
formée  de  la  réunion  d'autant  de  planchettes  en 
bois  de  sapin  de  0^03  de  longueur  dans  le  haut,  et 
de  o^io  dans  le  bas.  Larg.  de  la  table  d'harmonie, 
o''i3  dans  le  haut,  o"'34  dans  le  bas.  —  Haut.  tôt. 
i"7i  ;  larg.  max.  o"66. 

Id.  1604.  Harpe,  de  Tanc.  coll.  du  comte 
Pietro  Correr,  à  Venise.  Bile  est  montée  de  deux 
rangs  de  cordes.  Le  premier,  dont  les  chevilles 
occupent  le  haut  de  la  console,  est  réglé  dans 
l'ordre  suivant  : 


M 


i^^^^^'- 


3=t 


3C=t 


:±=t 


* 


I         S        3        «        S        6        7        8        9      10       II  '  12      13      U 


^ 


i^Mà. 


^jIUlJS^ 


15   IC   17   18   19   20   21   22  21   24  2S   26   27   28   29   30 

Le  second  rang,  dont  les  chevilles  sont  placées 
dans  la  console  au-dessous  de  celles  du  premier 
rang,  est  accordé  ainsi  : 


^^^Œ^^^^ 


2   3    4   s    6   7   8       9   10   11   12   13   U   18 


P=^ 


iftc 


5^^^ 


«.-«Ï^JÉi: 


16   17   18   19   20   21   22   23 


—  toô  — 

Les  cordes  du  second  rang  sont  placées  entre 
celles  du  premier  rang  à  partir  de  la  7*  corde  de 
celui-ci.  Les  boutons  d'attache  de  la  table  d'har- 
monie sont  également  disposés  sur  deux  rangs  à  une 
distance  d'un  centimètre  environ  l'un  de  Tautre.  Les 
cordes  du  premier  rang  se  fixent  aux  boutons  de 
gauche, celles  du  second  rang  aux  boutons  de  droite; 
il  en  résulte  que  celles-ci  sont  accessibles  à  la  main 
droite  seulement,  tandis  que  celles-là  ne  le  sont 
qu'à  la  main  gauche.  La  table  d'harmonie,  arrondie 
sur  sa  largeur,  s'appuie  sur  une  caisse  sonore  à 
cinq  pans.  —  Haut.  tôt.  i"5o;  larg.  max.  o"5o. 

Cette  disposition  des  cordes  diffère  de  celle  adoptée  pour 
la  harpe  n»  1499.  Dans  celle  qui  nous  occupe,  la  succession 
est  diatonique  sur  toute  l'étendue  de  Tinstrument  pour  la  main 
gauche,  tandis  que  les  intonations  altérées  se  trouvent  placées 
à  la  main  droite,  également  sur  toute  l'étendue  de  l'échelle. 

Allemagne.  1606,  Harpe.  Fac-similé  d'un 
instrument  conservé  au  Germanisches  Muséum  de 
Nuremberg.  La  caisse  sonore,  formée  de  quatre 
planchettes  de  bois  mince,  est  percée  sur  la  table 
de  quatre  ouvertures  servant  d'ouiës.  23  cordes  de 
boyaux  dont  l'accord  était  réglé  de  la  façon  suivante  : 


i 


S=r=,^T-|  J  J  .'•'  •—-n-< 


S    6    7    S    9   I 


3^^^^^^ 


6    7    S    9   10   11   13   13   U   l( 


|i^^^ 


16   17   18   19   20   21   22   23 


—   loi  — 


L*in8trument  possède  aussi  cinq  crochets  placés» 
le  premier,  entre  la  ^^  et  la  8*  corde;  le  deuxième, 
entre  la  8«  et  la  9^;  le  troisième,  entre  la  u*  et  la 
1 2«;  le  quatrième,  entre  la  1 4*  et  la  i5«;  le  cinquième, 
entre  la  15^  et  la  i6«  corde.  Ces  crochets  permet- 
tent de  hausser  d*un  demi-ton  les  cordes  placées 
à  leur  gauche,  de  sorte  que  les  tonalités  à'ut^  sol^ 
té,  la  sont  accessibles  dans  le  registre  moyen.  -^ 
Haut.  tôt.  o"6o;  larg.  max.  o"32. 

lo.  1606.  Harpe  portative  du  XF/«  siècle.  Fac* 
simile  d'un  instrument  conservé  au  Germanisches 
Muséum  de  Nuremberg.  On  trouve  dans  Touvrage 
de  Mersenne  la  gravure  d*un  instrument  semblable 
monté  de  24  cordes;  il  lui  donne  Taccord  suivant  : 


^j  j  J  rrp-r 


E^^^ 


jprrri  ^ijj_(L{!L^ 


^  Il       U      IS      16      17      18      19     20      31      23      23      3« 

Notre  fac-similé  possède  26  cordes,  et,  diaprés  les 
lettres  tracées  sur  la  console,  leur  accord  était 
réglé  diatoniquement  en  ut  majeur,  de 


—  Haut.  tôt.  l'^oo;  larg.  max.  o"37. 


^—     IQ2 


Id.  1607.  Harpe,  de  l'anc.  coll.  V.  et  J,  Mahîl- 
lon.  Accord  diatonique  de 


ë==à^ 


TT 


L'instrument  est  garni  de  crochets  pour  hausser 
d*un  demi-ton  les /a  et  les  ut;  mais  ce  qui  le  rend 
particulièrement  intéressant,  ce  sont  les  traces 
d'une  ancienne  pédale  qui  agissait,  à  Taide  d'une 
tige  dissimulée  dans  la  colonne,  sur  les  crochets 
pour  Ie9  faire  fonctionner  mécaniquement  et  tous 
à  la  fois.  De  cette  manière,  Tinstramentiste  pou- 
vait aborder  instantanément  les  tonalités  de  ut,  sol 
et  ri.  C'est,  fort  probablement,  une  des  premières 
harpes  à  pédale.  —  Haut.  tôt.  i"'48;  larg.  max. 
o»6o. 

Francb.  1608.  Harpe  à  pédales,  don  de  M"»*  Kre- 
mer-Huyttens  à  Boitsfort.  Ce  bel  instrument,  con- 
struit fort  probablement  par  Naderman  à  Paris, 
est  du  système  dit  à  crochets  ou  à  sabots  décrit  au 
n*  247;  il  porte  sur  la  table  d'harmonie  les  restes 
de  jolies  peintures. —  Haut.  tôt.  i"6o;larg.  max. 
o»65. 

Id.  1608.  Harpe  portative.  Caisse  sonore  plate, 
mais  présentant  une  courbure  légèrement  convexe 
vers  la  console.  Vingt-quatre  cordes  dont  l'accord, 
en  nous  guidant  sur  celui  des  instruments  précé- 
demment catalogués,  doit  être  le  suivant  : 


I03  — 


I    1   1   4   f   f   7   s   9   10   II   IS   13   14   11   If 


^^ 


17   IS   1»   M  U       2S  U      34 

De  la  2*  à  la  19*  comprise,  toutes  les  cordes,  à 
rexception  des  s»\  sont  munies  d'un  crochet  de 
cuivre  permettant  de  hausser  leur  diapason  d'un 
demi-ton.  —  Haut.  tôt.  o"6i  ;  larg.  max.  o"»4i. 

Anglbtbrrb.  1610.  Harpe  galloise  (galois  : 
Telyn);  don  de  M.  J.  Georges  Morley,  facteur  de 
harpes  à  South  Kensington,  Londres.  Cette  harpe 
diffère  surtout  de  la  harpe  employée  sur  le  conti- 
nent par  le  volume  plus  grand  de  la  caisse  de 
résonance  et  par  la  hauteur  plus  considérable  de 
la  colonne.  Cette  harpe,  qui  a  dû  être  accordée  du 

4L 


au 


■^  ^ 


se  joue  en  appuyant  la  caisse  de  résonance  contre 
répaule  gauche,  la  main  gauche  jouant  les  parties 
aigu6s,  la  main  droite  les  parties  graves.  On  remar- 
quera que  les  cordes  sont,  contrairement  à  Tusage 
général,  tendues  du  côté  droit  de  la  console,  les 
chevilles  étant  placées  à  gauche.  Toutes  les  cordes 


—  I04  — 

sont  de  boyaux  et  non  filées;  la  plus  grave  ne 
dépasse  pas  en  diamètre  le  ri  du  violoncelle.  Une 
particularité  digne  de  remarque  est  la  disposition 
des  cordes.  La  harpe  étant  en  position  devant 
l'instrumentistç»  un  premier  rang  de  cordes, 
à   droite,    est  accordé  diatoniquement  sur  toute 

rétendue.    A   partir   de  E==»  un   second  rang 

1 — 

t'accorde  chromatiquement  jusqu'à  la  limite  aiguë 
et  les  cordes  s  attachent  sur  la  table  d'harmonie  de 
façon  à  occuper  le  milieu  entre  chacune  des  cordes 

diatoniques  du  premier  rang;  à  partir  de  ^^E« 

cette  harpe  possède  un  troisième  rang  de  cordes, 
accordées,  sur  toute  l'étendue  restante,  à  l*unisson 
des  cordes  du  premier  rang,  vis-à-vis  desquelles 
elles  sont  exactement  placées.  C'est  la  disposition 
dont  nous  parle  le  P.  Mersenne  et  que  nous  avons 
rappelée  dans  la  note  du  n*  1 499.  Les  cordes  chro- 
matiques se  jouent,  paraît-il,  au  moyen  des  pouces  ; 
il  faut  une  très  grande  habitude  pour  pouvoir 
les  faire  vibrer  placées  comme  elles  sont,  au  milieu 
des  deux  rangées  de  cordes  diatoniques.  L'usage 
des  cordes  diatoniques  à  Tunieson  permet,  paraît-il, 
de  produire  un  effet  particulier  qui  consiste  en  un 
certain  prolongement  du  son  par  le  battement 
rapide  et  alternatif  de  deux  cordes  à  l'unisson. 
-  Haut.  tôt.  in94;  larg.  max.  o'"74. 
On  sait  que  ce  nos  jours  eocoro  Im  harpe  est  populairo  dans 


—  los  — 

lepajTB  de  Galles.  Des  concours  y  ont  lieu  annuellement  et  les 
bardes  y  sont  robjet  de  la  sympathie  populaire.  L'ancienne 
construction  de  la  harpe,  qui  est  celle  de  Tinstrument  catalogué 
ci-dessus,  est  restée  en  vogue  jusque  dans  ces  dernières  années. 
Ce  n'est  que  depuis  quelque  temps  que  les  bardes  contempo- 
rains semblent  vouloir  porter  leur  attention  vers  les  perfection- 
nements qu^offre  la  harpe  à  pédales. 

Italib.  1611.  Harpe.  Cet  instrument  nous  paraît 

être  le  résultat  d'une  fantaisie  du  constructeur,  ou 

le  spécimen  d'une  des  nombreuses  tentatives  faites, 

à  la  fin  du  dernier  siècle,  pour  améliorer  la  harpe. 

Il  est  monté  d'un  double  rang  de  47  cordes  chacun. 

Celui  de  gauche  nous  paraît  avoir  été  accordé  de  la 

façon  suivante  : 


^^^_I7XX3=3^^^g^^^ 


Ces  cordes,  accessibles  à  la  main  gauche  seule- 
ment, sont  attachées,  d'une  part,  aux  chevilles 
supérieures  de  la  console  et  viennent  se  fixer, 
d'autre  part,  à  une  double  rangée  de  boutons  atta- 
chés sur  la  table  d'harmonie  :  les  sons  diatoniques 
en  dehors,  les  sons  chromatiques  en  dedans. 

Le  second  rang  de  47  cordes,  placés  à  la  droite  de 
lexécutant,  et  accessible  à  la  main  droite  seule,  est 
disposé  de  la  même  façon  et  accordé  à  Toctave  supé- 


—  io6  — 

rieure  du  rang  de  gauche,  de  sorte  que  le  harpiste 
a  à  sa  disposition  une  étendue  chromatique  com- 
plète de 

E==  à 


Le  constructeur  a  certainement  eu  pour  objectif  : 
d'augmenter  la  sonorité  par  un  double  rang  de 
sons  à  Toctave,  —  le  second  rang  vibrant  sympa- 
thiquement  avec  les  sons  du  premier  —  de  présenter 
sous  un  moindre  volume  un  instrument  de  quatre 
octaves  et  une  tierce,  et,  enfin,  de  simplifier  le 
mécanisme  par  la  disposition  chromatique  des  cor- 
des. Ces  combinaisons  qui  pouvaient  avoir  quelque 
mérite  au  siècle  dernier,  n*ofFrent  plus  aujourd'hui 
qu'un  simple  intérêt  de  curiosité  ^  —  Haut.  tôt. 
i«48;  larg.  max.  o«6o. 

Allemagne.  1612.  Harpe  â^EoU,  don  de  M.  Ch. 
Dietz,  ingénieur  à  Bruxelles.  Elle  est  de  Johann 
Christiaen  Dietz,  célèbre  facteur  d'instruments  de 
musique,  qui  la  fit  vers  1805.  C'est  une  simple 
caisse   rectangulaire  dont  les  deux  côtés  les  plus 

>  De  nous  joun  l'idée  de  remplacer  la  harpe  à  pédales  par 
une  harpe  chromatique  n'est  pas  complètement  abandonnée. 
A  la  récente  Exposition  internationale  de  Bruxelles,  en  1898. 
M.  G.  Lyon.  Directeur  delà  maison  Pleyel,  Wolff  et  Ci»  de 
Paris  avait  envoyé  un  splendide  instrument,  une  harpe  chro- 
matique, si  ingénieusement  combiné  que  le  problème  nous 
paraît  bien  près  d'être  résolu  s'il  ne  Test  pas  encore  d'une 
façon  complète. 


—   I07   — 

larges,  en  sapin  mince,  servent  de  table  d'harmonie. 
Sur  chacune  des  tables,  dont  Tune  est  percée  d'une 
ouïe  circulaire,  sont  tendues  à  Taide  de  chevilles 
et  par   l'intermédiaire  d'un   chevalet,   six  cordes 

de  boyaux  accordées  à  l'unisson  en  (&     J     ,  Les 


cordes,   de  la  grosseur  d'un  ^k"  i       de  violon, 

mesurent,  entre  le  sillet  et  le  chevalet,  o^jyo.  Elles 
ne  peuvent  être  trop  tendues  pour  entrer  facilement 
en  vibration  sous  l'action  d'un  courant  d'air.  Les 
cordes  sont  parfois  aussi  accordées  par  moitié,  et 
sur  chacune  des  tables,  à  l'octave.  En  vibrant  sous 
l'action  du  vent,  elles  font  entendre  les  harmoniques 
.  du  son  fondamental,  d  où  résultent  des  harmonies 
d'un  caractère  étrange  et  mystérieux. 

L'appareil  est  portatif  et  repose  sur  quatre  pieds 
qui  permettent  de  le  placer  dans  une  position  verti- 
cale pour  soumettre  les  cordes  à  l'action  d'un  cou- 
rant d*air.  Cette  disposition,  ainsi  que  la  double 
table  d'harmonie,  sont  des  innovations  dues  à 
lauteur  de  Tinstrument.  •—  Haut,  de  la  caisse  l'^os  ; 
larg.  o"2i5;  profondeur  o"o7o. 

Le  Père  Kischer  (Musurgia  universalis,  Rome.  1650)  parait 
être  le  premier  qui  ait  construit  un  appareil  dans  le  but  de 
produire  la  résonance  des  cordes  par  leur  ébranlement  sous 
l'action  du  vent.  Depuis,  la  forme  de  cet  appareil,  ainsi  que  le 
nombre  des  cordes  et  la  manière  de  les  accorder,  ont  consi- 
dérablement  varié.  Nous  renvoyons  pour  plus  de  détails  à 
rintéreaaant  ouvrage  de  George  Kastner,  La  Harpe  d^Bok 
(Paris.  G.  BrandttSi  Dufouret  Cm,  1856). 


—   io8  — 

Id.  1613.  Hatpe  d^ÉoUj  don  de  M.  Bruynen,  à 
Bruxelles.  Elle  est  semblable  à  rinstrument  précé* 
dent;  à  l'exception  toutefois  qu'aucune  des  deux 
tables  d'harmonies  n'est  percée  d'une  ouïe.  — 
Haut.  tôt.  i«o8,  larg.  o"2i7,  profondeur  ©"072. 

SuissB.  1614.  Harpe  d'Eole,  de  Tanc.  coll.  V.  et 
J.  Mahillon.  L'instrument  est  monté  de  8  cordes 
à  boyaux  que  Ton  règle  à  l'unisson,  comme  nous 
Tavons  dit  au  n»  1512.  La  caisse  affecte  la  forme 
d'un  demi-cylindre;  c'est  sur  la  partie  convexe 
que  sont  tendues  les  cordes.  Pour  le  surplus, 
la  description  se  complète  par  celle  du  susdit 
numéro.  —  Long.  tôt.  o"'92o;  larg.  moyenne  du 
rayon  o«"i4o. 

Sont  ••etido  M.  <—  Avec  manche,  x 

Allemagne.  1616.  Cithare  horizoniaUy  de  Veine. 
coll.  V.  et  J.  Mahillon.  Forme  primitive  de  la  Zither 
allemande.  Rectangulaire  du  côté  gauche  (vers 
la  touche},  elle  s'arrondit  en  demi-cercle  du  côté 
opposé. 

Cet  instrument  porte  les  traces  de  quatre  cordes 
sur  la  touche  pour  la  mélodie,  et  de  dix  cordes  sur  la 
table  pour  les  parties  d'accompagnement  et  de  bas- 
ses. L*accord  se  rapprocherait  donc  de  celui  que 
nous  avons  donné  dans  la  note  du  n«  271.  Malheu- 
reusement, rinstrument  a  subi  des  transformations 


I  Voir  la  note  de  la  page  81 ,  T.  I,  2e  édition. 


—   log  — 

successives  si  maladroites  qu'il  serait  impossible  de 
la  reconstituer  dans  son  état  original  en  se  basant 
sur  les  détails  actuels  de  sa  structure.  Ainsi,  la 
touche  doit  avoir  été  remplacéci  car  les  divisions 
qu^elle  porte  actuellement  ne  correspondent  ni  à 
une  succession  diatonique,  ni  à  une  succession 
chromatique.  —  Long.  tôt.  o^s^S>  l&i'g-  naax. 
o"26o. 

Id*  1616.  Cithare  horixontah^  de  Tanc.  coll.  V.  et 
J.  Mahillon.  Etiquette  :  Georg.  Tie/enbrunner  In- 
sirumefiUntnacher  in  Miinchen  Sendlingerstrasse  n*  23, 
1845.  La  touche  porte  quatre  cordes,  dont  deux  en 
acier,  une  en  cuivre  et  une  en  cuivre  filé.  On  les 
règle  de  la  façon  suivante  : 


s 


tr r^ 

12      3      4 

Les  cordes  d'accompagnement^  sur  la  table,  sont 
au  nombre  de  treize  ;  celles  de  basse  au  nombre  de 
quatorze.  Elles  sont  généralement  en  soie  filée. 
Voici  leur  accord  : 


^ 


ISS       4567       8      9     10     II     12    fS 


^^ 


13        S       4      5      8        7       8      9     10     II     12    4S    14 

8 


—    110   — 

Poâr  fteititer  rexécutioni  quelques  cordes  sont 
filées  en  rou|(eS)  lès  autres  en  blanc;  Nous  notons 
les  premières  en  blanches.  -*  Long;  tôt;  i"j43; 
larg.  niàx;  b«303. 

Russm.  1917^  BaUUAllun  de  fane.  coll.  V.  et  J; 
Mâhillon;  Instrument  presque  semblable  à  telui  qui 
porte  le  n«  270;  iiiais  là  caisse  na  pas  la  forme 
triangulaire,  ses  côtés  étant  légèrement  arrondià: 
^  Lonlf.  tôt.  6^y:i\  lar^.  max.  o»a4. 

L'ftccord  de  ift  balalaïka  varie  beaucoup.  Diaprés  les  rensei- 
gheménié  que  nods  avons  obtenus  depuis  la  première  descrip- 
tion 400  nottè  avonà  faite  de  cet  instruinent  (nô  170),  l'accord 
\p  plus  Usiti  est  le  siiivant  : 


?^S 


mais  quelquefois  on  adopte  l'une  des  deux  formes  : 


$ 


ï 


bans  iëâ  JubA»  là  première  balalaïka  étahè  accordée  eh 


W=i=r 


on  accorde  la  seconde  en 


r^ 


^- 


NoRwàoB.   1618.  Langleik  (scand.  t=s  long  jeu). 
Longue  baisse  sonore  dont  la  table  et  le  fond  vont 


—  III  — 


en  «^élargissant  vers  le  milieu  poqr  se  rétrécir  à 
rextrémité  opposée  au  cheviller,  de  manière  i  for- 
mer une  légère  courbe  rappelant  un  peu 
celle  du^rebec.  L^instrument  est  monté 
de  8  cordes  d^acier  qui  occupent  toute  la 
longueur  de  la  table  comprise  entre  le 
sillet  et  le  chevalet.  Mais  les  deux  pre* 
mière^  cordes  reposent  sur  des  chevalets 
mobiles  destinés  i  diminuer  la  longueur 
4e  la  partie  vibrante  pour  atteindre  ainsi 
plus  facilement  les  sonf  aigus.  Les  cordes 
sont  réglées  de  la  façon  suivante  : 


mi 


3: 


p 


i:- 


Tf 


f      7      8      5      # 

Sous  la  huitième  cor^e  son^  disposés 
çur  la  ta)[^le  un/e  sérije  de  sillets  Qxes 
destinés  i  indiquer  l^  ppi^s  de  division 
de  la  corde  et  lui  faire  produire  suc- 
cessivement les  30ns  de  la  gamme  diato- 
piique  : 


^kJ^LlL 


È 


q=^ 


3CC= 


^ 


Un  peu  au-dessous  du  quatrième  sillet 
est  fixée  dj^ms  la  table  une  sorte  de  chevillç  permet- 
tant de  ra^çcourçir  }a  partie  vibrante  de  la  cpf de  d'un 


Langleik 
Cno  X518). 


—    112    

tiers  de  sa  longueur  et  produisant  conséquemment 
une  gamme  d!ut  avec  la  septième  mineure,  le  stb. 

La  huitième  corde  sert  à  la  mélodie;  on  la  met  en 
vibration  à  Taide  d'un  plectre  en  os  lié  à  Tindex  de 
la  main  droite;  les  autres  cordes  servent  à  l'accom- 
pagnement. —  Long.  tôt.  i"i4;  larg.  max;  o"i27; 
haut,  de  éclisses  o"*094. 

Id.  1618.  Langleiky  de  l'anc.  coll.  V.  et  J.  Ma- 
hillon.  D'une  construction  beaucoup  plus  rustique 
que  celle  du  n»  1518,  il  n'est  monté  que  de  cinq 
cordes  fort  probablement  réglées  comme  les  cinq 
premières  de  l'instrument  précédent. 

Le  cheviller  ne  porte  que  quatre  chevilles;  celle 

qui  tend  la  i'*  corde  est  fixée  dans  Téclisse  droite, 

à  moitié  à  peu  près  de  la  longueur  de  la  table.  — 

Long  tôt.  i»04;  larg.  o"i2. 

Cet  instrument  appelé  Lang-spel,  en  Islande,  et  Noordsckâ- 
Bal  ,  dans  les  Pays-Bas.  est  mentionné  dans  le  Grondig  ùndêf- 
xoek  van  de  toonen  der  musijk  ;  kandêUnde  van  versekeidene  musiek 
insirumenien^  par  Klaas  Douwes,  organiste  et  instituteur  à 
Tzam.  en  Prise,  imprimé  pour  le  première  fois  par  Adriaan 
Heins  à  Praneker  en  1699.  Voir  au  sujet  du  Noordsche-Balk, 
une  notice  intéressante  dans  «  La  musique  aux  Pays-Bas  •, 
T.  8.  p.  199,  d'Bdm.  Vander  Straeten.  Le  même  auteur  a  publié 
une  monographie  de  cet  instrument,  imprimée  à  Ypres  en  1868. 
D'après  le  Tijdsckrifi  der  Vereeniging  voor  Noord-Nederlands 
Afuxiekgesckiedenis  [Dul  /,  2^^  stuk  —  Amsterdam,  1883),  la 
caisse  du  Lang-spel  islandais  se  développe  quelquefois  à  la 
partie  inférieure  de  sa  caisse  de  résonance,  par  une  courbe  en 
demi-cercle. 

Islande.  1620  Lang-spel,  de  l'anc.  coll.  V.  et  J. 
Mahiilon.  Cet  instruinent,  doqt  la  construction  tes** 


—   113    — 

semble  beaucoup  à  celle  du  Langleik  norwégien,  est 
désigné  st>us  le  nom  de  Scheiiholt  par  Praetorius 
dans  son  Organographia.  Notre  exemplaire  n'est 
monté  que  de  trois  cordes  en  laiton,  dont  les  che- 
villes de  fer  sont  fixées  verticalement  dans  le  som- 
mier ou  cheviller  qui  surmonte  la  table  d'harmonie. 
Dans  le  langleik  norwégien,  ces  chevilles  sont  de 
bois  et  se  trouvent  disposées  comme  elles  le  sont 
ordinairement  au  violon  La  touche,  placée  sous  la 
dernière  corde  à  gauche,  —  destinée  à  la  mélo- 
die, —  est  divisée  par  des  filets  de  cuivre  incrustés 
transversalement  et  disposés  de  façon  à  produire 
sur  la  corde,  par  les  raccourcissements  qu'ils  indi- 
quent, l'échelle  suivante  : 


:a=*= 


L*accord  de  l'instrument  était  probablement  Tun 
de  ceux-ci,  suivant  qu'il  était  monté  de  3  ou  4 
cordes  : 


H 


f^^  ^=rî 


—   Long.   tôt.   o^Sg;    larg.   à  la  partie  inférieure 
0*1 10;  à  la  partie  supérieure  0*055. 

L'instrument  correspond  à  la  Bûche  française,  que  nous 
avons  déjà  décrite  sous  le  no  552.  et  dont  il  est  question  dans 
VArt  du  faiseur  dHnsiruments  de  musique  de  T Encyclopédie  de 
Diderot  et  d'Alexnbert*  P'après  M.  Angul  Hammerich.  direç- 


rr-     114    ^ 

teur  du  Musée  instrumentaf  it  Copenhague,  la  corde  mélodi- 
que du  Lang-spel  serait  mise  en  vibration  par  le  frottement 
d'un  archet. 

Allbmagnb(?)  1621.  Cistre,  de  l'^nc.  coll.  V.  et 
J.  Mahillon.  Facture  ordinaire.  Cinq  cordes  dou- 
bles^ dont  raccord  a  été  fixé  dans  la  note  du  n*  256 
(Cat.  vol.  I).  Le  cheviller  est  terminé  par  une  tête 
d'homme  naïvement  sculptée  ;  le  bas  de  la  touche 
porte  également  quelques  ornements  sculptés  et  un 
niédaillon  avec  une  figure  hunaaine  en  relief.  — 
Long.  tôt.  o"78j  larg.  njax.  o"»a8. 

Id.  1622.  CistrCj  del'anc.  coll.  V.  et  J.  Mahillon. 
Instrument  à  6  cordes.  Caisse  sonore  à  fond  plat; 
les  chevilles  sont  disposées  verticalement  comme 
dans  le  Sechs  Chôrichte  Cher  Zither  du  Theafrum 
Insirumentorutfi  dt  Praetorius  (Voir  la  note  du 
n»  256,  Cat.  vol.  I).  — T  Long.  jtot.  p^So;  i^rg. 
max.  o"27. 

France.  1688.  Cistre,  de  1  anc.  coll.  V.  et  J.  Ma- 
hillon. Etiquette  :  Gérard  J.  Deleplanquc^  Luthier ^ 
rue  de  la  Grande  Chaussée ^  coin  de  celle  des  Dominir 
£;«fffs,  à  L»7/d  177 1.  Construction  semblable  à  celle 
du  n*  537.  La  rosette  a  malheureusement  disparu. 
Le  nombre  des  cordes  et  Taccord  sont  sembla- 
bles à  ceux  du  n*  256,  avec,  bien  eotendy,  l'efiet 
réel    à  Toctave  grave  de  la  note  écrite 

Id.  1624.  Cistre^  d&  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Ma- 
hillon. Spécimen  très  intéressant,  datant  du 
XVII"*  siècle.  La  table  et  le  fond  sont  plats,  la 


-  lis   - 

première,  eil  sapin,  botdée  d'un  double  filet  avec  des 
inscrustations  d'ébène  et  enjolivée  d'ornements  très 
habilement  tracés  en  double  filet.  Le 
fond  est  composé  de  bandes  d'érable 
et  d'ébène  alternées  et  séparées  par 
un  double  filet.  Le  cheviller  se  ter- 
mine par  une  tête  dé  femme  eh  bois 
sculpté.  Les  chevilles,  au  nombre 
de  dii,  teiïdeiit  un  hdmbi-é  égal  de 
cordes  réglées  dans  Tordre  suivant  : 


$ 


1~TT 


it-0-  ■&  5"^  J 


^ 


V 


^ 


les  premières  et  les  secdhées  eh 
acier»  les  autres  en  laiton.  Les  divi- 
sions de  la  touché  sont  marquées  par 
des  filets  de  cuivre  incrusté.  On  ciatrè  (ihj  1524I. 
remarquera  que  toutes  né  traversent  pas  icomplètè- 
ment  la  louche  dans  sa  largeur,  qtîe  ces  divisioiils 
n^existènt  quelquefois  qiié  sous  deux  cordes  (5«  et 
io«  division  par  exemple)  d'autres  fois  sous  trois 
cordes  (7®,  15^  etc.).  La  touche  est  assez  curieuse- 
ment divisée  pour  justifier  le  détail  des  quelques  indi- 
cations suivantes  relatives  aux  intonations  obtenues 
par  les  divisions  successives  de  chaque  corde  : 

3e  ^ 


^=^ 


■JÊZ. 


4   S    a    i 


4¥ 


s 


2      i 


-   ii6  - 


-^^  "t^m  -^^ 

"t^  -"^^  "-^^ 


tv'         4     8     2     4 


8      2       • 


^ 


S      2       I 

—  Long.  tôt.  710;  larg,   max.  o"237;  haut.  max. 
des  éclisses  0^050;  haut.  min.  o"o23. 

Id.  1626.  Cisire,  de  fane.  coll.  V.  et  J.  Mahil- 
Ion.  Etiquette  :  Gérard  J.  Deleplanque^  Luthier  au 
Marché  aux  Poulets^  à  Lille  1764.  Ce  cistre  s'écarte 
un  peu  de  la  forme  ordinaire.  La  bordure  de  la 
table  est  en  ébène  avec  des  incrustations  d'ivoire. 
La  rosette  est  en  forme  d'étoile  dont  les  rayons  sont 
alternativement  en  ivoire  et  en  ébène.  Le  manche 
porte  14  divisions  et  les  traces  du  ca^o  ^os/o  indiquent 
que  celui-ci  pouvait  transposer  Taccord  à  la  tierce 
mineure,  à  la  quarte  et  à  la  quinte  supérieures.  Le 
cheviller,  portant  dix  chevilles  ordinaires  en  ébène, 
est  terminé  par  une  tète  de  femme  sculptée;  le  dos 
du  cheviller  est  orné  d'une  sculpture  assez  finement 


—   117  — 

découpée.  L'âccord  de   l'instrument  est  celui  du 
n*  256,  à  savoir  : 


â-^ 


^ 


10 


— s^- 
6      & 


i^^ 


± 


avec  l'eiFet  réel  à  l'octave  inférieure  de  la  note 
écrite.  —  Long.  tôt.  o^Sô;  larg.  max.  o"27;  haut* 
des  éclisses  o''o85. 

Allemagne.  1626.  Cistre  (ail.  =  xither),  de 
Tanc.  coll.  V.  et  J.  Mahillon.  Etiquette  :  Sympertus 
^igg^h  Lauten  =»  uni  Geigen  <=  Mâcher  in  FUssen 
1 761.  Très  intéressant  spécimen  de  lutherie  alle- 
mande. Le  dos,  façonné  en  coquille  plate,  est  com- 
posé de  cinq  côtes  séparées  par  des  filets  d*ébàne. 
La  table^  en  sapin  soigneusement  choisi,  est  ornée 
d'une  rosette  taillée  dans  le  bois  même.  Le  cordier^ 
en  cuivre,  porte  cinq  crochets  auxquels  viennent 
s'attacher  les  extrémités  inférieures  de  dix  cordes 
enroulées,  à  leur  extrémité  opposée,  dans  le  che- 
viller, sur  dix  chevilles  en  buis.  Les  cordes  sont 
accordées,  par  paires  à  l'unisson,  dans  l'ordre 
suivant  : 


■3? 


^^ 


±: 


9/ 

id^Ô        8      7        6      6        4      ^        2      1 

avec  TeiFet  réel  à  la  note  inférieure  de  la  note  écrite, 
—  accord  qui  procède  certainement  de  celui  indiqué 
par  Praetorius  et  que  nous  avons  rappelé  dans  la 


—   ii8   — 

note  dû  n*  256.  —  Long.  tôt.  o^jg;  larg.  max. 
0^255;  haut,  des  éclisses  à  la  partie  supérieure  de 
la  caisse  sonore  o°'o72;  à  la  partie  inférieure  o"*o36. 

Francb.  1687.  Cistre^  de  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Ma- 
hilion.  Sans  nom  d'auteur;  rosette  en  bois  sculpté 
et  doré;  onze  cordes  tendues  par  un  mécanisme 
semblable  à  celui  du  n^'  256;  i*accord  est  égale- 
ment pareH  à  celui  de  ce  demieri  avec  Teffet  réel  à 
l'octave  inférieure  de  la  note  écrite. 

Id.  UJSa.  Cistre,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Mahil- 
Ion.  Etiquette:  Salomon  à  Paris.  Construction,  nom- 
bre de  cordes  et  accord  comme  le  n^*  256.  L*ouIe 
ne  porte  pas  de  rosette. 

Iv.  1688«  Chire,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Mahillon. 
San^  nom  d*auteur.  La  construction  est  à  peu  de 
chose  près  semblable  à  celle  des  deux  instruments 
précédents.  L'ouïe  est  recouverte  par  une  rosette 
découpée  en  étoHe  dont  les  rayons  sont  en  ivoire. 
Cette  rosette,  ainsi  que  le  contour  de  la  table  d'har-* 
moAîe,  est  ornée  d'une  bordure  faite  d'incrustations 
d*ivoire  et  d'ébène.  Onze  cordes  dont  Taccord  est 
celui  du  n*  256,  — -  avec  la  même  observation  quant 
à  l'effet  réel. 

Id.  1630.  Cisire,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Mahillon. 
Il  est  de  G.  Le  Blond  à  Dunterque,  qui  le  fit 
en  1779.  Construction  et  accord  sefnblables  à  ceux 
du  n^  2569  avec  Teffet  réel  à  l'octave  grave  de  la 
note  écrite. 

Allemagne.  1631.  Archi^cistre,  de  Tanc.  col. 


—   119   - 

V.  et  J.  Mahillon.  Qaatre  cordes  doubles  sur  le 
premier  cheviller  et  neuf  cordes  simples  sur  le 
second.  Nous  ignorons  la  manière  spéciale  d'ac- 
corder cet  instrument.  Une  particularité  digne  de 
mention,  c'est  que,  immédiatement  sous  le  second 
cheviller,  existe  une  cheville  sur  le  corps  de  laquelle 
on  a  appliqué  un  cylindre  de  bois.  La  circonférence 
de  ce  cylindre  est  garnie  de  deux  petits  chevalets 
d'ivoire  placés,  le  premier  sous  la  5^  corde,  l'autre 
sous  la  4*  et  la  5^  corde.  La  distance  de  cette 
cheville  au  second  cheviller  et  la  hauteur  de  ces 
chevalets  sont  ainsi  calculés  qu'en  passant  sous 
les  cordes,  ils  les  soulèvent  et  font  monter  le|i 
intonations  respectives  d'un  demi-ton.  En  suppo-^ 
sant  par  exemple  les  cordes  diatoniques  accordées 
dans  l'ordre  suivant  : 


^^ 


^ 


dÈ 


on  pourrait  instantanément  obtenir  à  l'aide  de  In 
cheville  inférieure,  l'une  des  deux  formes  sui- 
vantes : 


m=^=ii^t3^^^ 


.0-^t- 


9a7C8«l31 

Long.  tôt.  o^<^^ol  long.  max.  o"28a. 


—     120    — 

Francs.  1688.  Archichire,  de  l'anc.  coll.  V.  et 
J.  Mahillon.  Etiquette  :  Renault  et  Châtelain^  rue  de 
Braque^  au  coin  de  la  rue  S^  Avoye^  à  Paris  1780. 
Instrument  de  construction  semblable  à  celle  du 
n*  252,  mais  le  nombre  des  cordes  diffère.  Accord  : 


avec  l'effet  réel  à  Toctave  inférieure  (L*accord  du 

n^  252  était  semblable,  mais  son  étendue  au  grave 

ne  dépassait  pas  le  ré).  —  Long.  tôt.  l'^is;  larg. 

max.  de  la  table  o°'305. 

Ces  deux  instruments  démontrent  qu*en  France,  Tarchicistre 
se  faisait  quelquefois  avec  le  dos  en  coquille  de  luth  ;  c'est  ce 
détail  exceptionnel  qui  nous  avait  conduit  à  cataloguer  erroné- 
ment  le  n«  252  sous  le  nom  d'archiluih. 

Id.  1683.  Archicistre,  de  l'anc.  coll.  V.  et  J.  Ma- 
hillon. Étiquette,  nombre  de  cordes,  accord  et 
construction  identiques  à  ceux  de  l'instrument  pré- 
cédent. La  caisse  sonore  affecte  ici  la  forme  plate 
habituelle  au  cistre.  ^  Long.  tôt.  i"*i  15;  larg.  max. 
de  la  table  0B325. 

Id.  1684.  Archicistre  à  double  manche.  Don  de 
M.  Elkan  à  Bruxelles.  Étiquette  :  Fait  par  Savains 
à  Paris.  Construction  semblable  à  celle  du  n«  547; 
comme  à  ce  dernier,  la  longueur  des  deux  manches 
est  établie  de  telle  façon  que  le  rapport  des  cordes, 
dans  la  portion  comprise    entre   le  sillçt  et  Iç 


121 


chevalety  est  à  peu  près  comme  2  est  à  3,  ce  qui 
permet  de  supposer  que  les  cordes  du  petit  manche 
étaient  réglées  à  la  quinte  aiguë  de  celles  du 
grand  manche.  Le  Muzykaal  kun'stwoordenboek  de 
Verschuere-Reynvaan  donne  au  cistre  à  5  cordes 
(spaansche  citer)  Taccord  suivant^  noté  à  l*octave 
supérieure  de  l'effet  produit  : 


que  nous  avons  expérimenté  et  qui  convient  parfaite- 
ment aux  proportions  du  grand  manche;  Taccord 
à  la  quinte  supérieure  convient  également  au  petit 
manche,  ce  qui  nous  fait  présumer  que  l'accord 
général  de  cet  instrument  ne  devait  pas  s'écarter 
sensiblement  de  Tordre  suivant  : 


I 


Grand  maoche. 


W- 


-c* 


Petit  manche. 


^ëËËH^^ 


^ 


Î5S 


l--i- 


fw? 


i*r  cheviller^ 

cordes  en  dehors  de 

la  tooche. 


6     7     8     9    10 

ao  cheviller; 

cordes 
sur  la  touche. 


111    12    13 
x«r  chevilter; 
cordes  en  dehors  1 
de  la  touche,    i 


M  15' 


16  17  18 


a*  cheviller; 
cordes  sur  la  touche* 


Les  cordes  n*"*  i,  2,  3,  6,  11,  12,  13,  14,  sont  en 
soie  filée,  toutes  les  autres  sont  en  boyaux.  La 
touche  du  grand  manche  est  divisée  en  quator^^e 
cases;  celle  du  petit  manche  en  treize  cases.  — 
Long.  tôt.  i"oo;  larg.  max.  o"355. 

Verschuere-Reynvaan  donne  l'accord  d'un  cistre  espagnol 
on  guitare  qu'on  appelait  Mandata  ou  Mandorc  lorsqu'il  avait 
dix  cordes;  les  six  premières  de  ces  cordes  passaient  sur  la 


—     122    — 


touche  et  les  qaatre  autres  en  dehors.  Voici  cet  accord,  noté 
à  Toctave  supérieure  de  l'effet  réel  : 


m^ 


-i 1- 


±: 


£n  dehora  de  la  toucho. 


^ 


-rr--±— *— = — 

:S'     "••  S«r  la  touche* 


zïz 


Cet  accord  ressemble  beaucoup  à  celui  que  nous  supposons 
appartenir  à  Tarchicistre  à  double  manche. 

Portugal.  1636.  Cavaco^  Cavaquinho  ou  MacheU^ 
petite  guitare.  Étiquette  :  Manuel  Pereira^  fabri^ 
canie  de  rebecas,  violas  fmncezas^  guitarras^  cavacos 
et  violas  braguezas.  Vende  cordas  e  engrena  gens  para 
os  tnesmos.  Concerta  rebecas  antigas.  A  per/eiçao  do 
trabalhoy  afinaçao  e  modicidade  de  preçes  è  conhecida^ 
l^^  15097.  Rua  das  Portas  de  Santo  Antao  189-191. 
Lisboa.  Quatre  cordes  de  boyaux.  Le  manche,  en 
ébène,  est  divisé  en  17  cases  par  des  fils  de  cuivre 
incrustés  dans  le  sens  de  sa  largeur.  A  chacune 
de  ces  cases  correspond  un  degré  chromatique. 
Accord  : 


$ 


ï 


-rt-i^- 


—  Long.  tôt.  o^so;   long,    de   la  caisse   sonore 
o"225;  larg.  max.  o'"i45. 

Italie.  1636.  Guitare,  de  l'anc.  coll.  du  comte 
Pietro  Correr  de  Venise.  Elle  date  du  commence- 
ment du  XVII*  siècle.  Le  dos  et  les  éclisses  sont 
en  érable,  la  table  en  sapin.  Elle  porte  cinq  cordes 


123    — 

doubles  accordées,  d'après  Mersenne,  de  la  façon 
suivante  : 


^^^^^^ 


■Y 

avec  Teffet  réel  à  Toctave  grave  de  la  note  écrite. 
(Voit  la  guitare  n«  264).  La  manche  porte  seize 
divisions  dont  les  dix  premières  sont  faites  d*un 
double  tour  de  cordés  à  boyaux;  les  six  autres  sont 
en  bôfs  et  sont  collées  sur  la  partie  inférieure  du 
manche  et  sur  la  table.  —  Long.  tôt.  o^gô;  larg. 
max.  o"a65. 

h).  1637.  Guiiate.  Cet  instrument,  d'une  forme 
exceptionnelle  et  peu  gracieuse  affectant  celle  d'un 
croissant  dont  tes  pointes  sont  tournées  vers  le 
cheviller,  porte  Tétiquette  suivante  :  Gennaro  Fabri' 
catorc  dnno  1817  Napoli^  stradà  È.  Giàcomo  N^  42. 
Il  est  monté  de  six  cordés  réglées  de  la  façon 
ordîntffre'  : 


^ 


^ 


avec  Teffet  réel  à  Toctave  inférieure  de  la  note 
écrite.  ï)e  petites  traverses  en  cuivre  divisent  le 

I  Dans  la  première  indication  de  cet  accord  (voir  Cat.  vol.  I, 
n^  265),  une  erreur  typographique  a  substitué  la  clef  de  ^ 
à  la  clef  de  ^;  Taccord  doit  donc  être  rectifié  comme  ci- 
desaus* 


—    124   — 

manche  en  19  cases  établissant  pour  chaque  corde 
les  degrés  chromatiques.  Les  contours  de  la  table 
et  de  Toule  sont  ornés  d'une  bordure  de  cire  rouge 
durcie  dans  laquelle  est  incrustée  une  guirlande  de 
nacre.  —  Long,  tôt.  o^^gi  ;  long.  max.  0^4 1. 

Espagne (?).  1638.  Guitare.  La  rosette  en  carton 
est  entourée  d'une  guirlande  de  nacre  de  perle 
incrustée.  Les  éclisses,  le  fond  et  le  dos  du  manche 
sont  ornés  de  marqueterie  de  bois  dur  et  d'ivoire. 
Cinq  cordes  doubles,  accord  du  n'  264  (Voir  Cat. 
vol.  I).  —  Long.  tôt.  o"»94:  larg.  max.  o">27. 

France.  1639.  Guitare.  Don  de  M.  H.  Ph.  Adam. 
Étiquette  :  rue  Louvois  n^  10.  Lacote  et  C**^  luthiers , 
Paris^  année  1846.  Très  joli  instrument  avec  le  dos 
et  les  éclisses  en  érable,  facture  très  soignée.  La 
bordure  de  la  table  et  du  dos  sont  en  ébène  avec  un 
double  filet  d'ivoire  incrusté.  Les  chevilles,  en 
nacre,  sont  munies  d'une  vis  sans  fin,  laquelle 
commande  un  pignon  qui  termine  le  prolongement 
de  l'axe;  c'est  sur  celui-ci  que  s'attache  et  s'enroule 
la  corde.  L'instrument  porte  six  cordes  réglées 
de  la  façon  ordinaire  (voir  le  n«  1537).  Le  manche 
a  dix-sept  divisions  établissant  les  degrés  chroma- 
tiques de  chacune  des  cordes.  —  Long.  tôt.  o"935  ; 
larg.  max.  0*295. 

lo.  1640.  Guitare,  de  l'anc.  coll.  V.  et  J.  Ma- 
hillon.  Auteur  :  Gratel^  luthier,  à  Mirecourt.  La 
caisse  sonore  a  une  forme  particulière,  terminée 
au  bas  par  une  partie  rectangulaire  servant  de  pied, 


~  125  — 

sur  lequel  Tinstrument  peut  tenir  debout.  Deux 
ouïes  circulaires,  Tune  à  droite,  l'autre  à  gauche» 
sont  découpées  dans  la  table.  Six  cordes  accordées 
de  la  façon  ordinaire  (voir  le  n»  1537).  La  touche 
est  divisée  :  en  17  cases  pour  les  deux  premières 
cordes;  en  16  cases  pour  la  troisième;  en  15  pour 
la  quatrième;  en  13  pour  la  cinquième  et  en  la 
pour  la  sixième  corde.  —  Long.  tôt.  o^^go;  long* 
max.  o«33. 

Notre  luthier  était  quelque  peu  philosophe';  il  méprisait  les 
richesses,  s'il  faut  en  croire  l'étiquette  collée  au  revers  de  la 
table  et  sur  laquelle  il  avait  écrit  les  vers  suivants,  de  l^a 
Fontaine,  que  nous  reproduisons  en  en  respectant  les  incor- 
rections' : 

Ni  Lor  ni  la  Grandeur  ne  nous  rendent  heureux 

Ces  deux  Divinités  n'acordent  à  nous  veux 

Que  des  biens,  peu  certain  qu'un  plaisir  peu  tranquille 

Véritable  vautour  que  le  fils  de  Japhet 

Représente  enchaîné  sur  son  triste  sommet. 

Allemagne.  1641.  Guitare^  de  Tanc.  coll.  V. 
et  J.  Mahillon.  Autre  forme  de  fantaisie  de  la  caisse 
sonore.  La  tension  des  cordes  s'obtient  par  des 
chevilles  munies  d'une  vis  sans  fin  engrenant  les 
dents  d'une  petite  roue  fixée  sur  le  prolongement  de 
Taxe  autour  duquel  s'enroulent  les  cordes.  Celles-ci, 
au  nombre  de  six,  s^accordent  à  la  façon  moderne 
(voir  le  n"  1537).  Facture  très  ordinaire;  lecheviller 

X  L*incohérence  de  la  citation,  empruntée  au  poème  PhiU- 
mon  ctBaucis,  d'après  Ovide,  n'est  imputable  qu'à  l'omission 
du  cinquième  vers  : 

Des  soucis  dévorans.  c'est  l'éternel  asile; 

10 


—     126    

est  terminé  par  une  tète  de  femme  en  bois  sculpté 
et  doré.  —  Long.  tôt.  0"»9i;  larg.  max.  de  la 
table  o"3i, 

ËSPAONB.  1642.  Guitare  à  6  cordes  doubles. 
Etiquette  :  Jo%tf  Pages  me  hizo  en  Cadix  aho  de  i8o8 
CMe  de  la  Amargura  iV»  70.  Le  fond  et  les  éclisses 
sont  en  palissandre  avec  des  filets  d*érable;  la  table 
est  incrustée  d'ornements  de  nacre  et  de  cire  noire. 
De  chaque  côté  du  chevalet  se  trouvent,  disposés 
en  rinceaux,  des  ornements  en  bois  noir  incrusté  de 
nacre.  Le  cheviller  et  le  manche  sont  plus  larges 
qu*aux  instruments  italiens  et  français,  la  courbure 
rentrante  des  deux  côtés  de  la  caisse  sonore  plus 
accentuée,  moins  arrondie  qu'aux  derniers.  On 
remarquera  que  l'étranglement  résultant  de  la  forme 
du  8,  généralement  adoptée  pour  la  caisse  sonore 
de  la  guitare,  est  accentué  faiblement  aux  guitares 
espagnoles,  qu'il  Test  davantage  aux  guitares  fran- 
çaises pour  atteindre  le  maximum  d'étranglement 
dans  les  instruments  de  provenance  française.  Six 
cordes  doubles  dont  voici  Taccord  : 


f^W^' 


-^ 


¥=^ 


fci:±^ 


±: 


V 

Teffet  réel  étant  à  l'octave  grave  de  la  note  écrite.  — 
Long.  tôt.  z°>oo;  long,  des  cordes  entre  le  chevalet 
et  le  sillet,  0064;  larg.  max.  0B28;  larg.  de  la 
touche  o"»o6;  haut,  des  éclisses o"*  105. 


—    t27    — 

En  Bspagne,  les  guitares  de  Pages  sont  réputées  les  meil- 
leures; on  y  considère  ce  Ipthier  comme  le  Stradivari  de  la 
goitare. 

Au  XVI«  siècle,  la  guitare  s'accordait  en  Espagne  de  la  façon 
suivante,  comme  le  luth  : 


"ÎT^  - 


rr-f'f-p 


iH-J-r±F 


»==^ 


Au  XVI !«  siècle,  cet  accord,  de  même  que  celui  du  luth,  fut 
haussé  d'un  ton;  mais  la  difficulté  de  monter  la  chanterelle  de 
la  guitare  au  la  fit  abandonner  cette  dernière  corde  et  l'accord 
devint  alors  le  suivant  : 


i 


1^ 


-If  j  j  r 


F=P= 


:t 


C'est  déjà  le  mode  d'accord  suivi  dans  les  Capricci  armonici 
de  L.  Roncalli  en  1692.  Nous  avons  vu  que  l'adaptation  d'une 
sixième  corde,  accordée  à  la  quarte  inférieure  (mi),  date  du 
dernier  siècle  (voir  la  note  du  n^z6$y  Cat.  i*  Volume  Edition 
de  1893). 

France.  1648.  Guitare,  à  6  cordes.  Etiquette  : 
Se  vend  chez  MM.  Boy  et  et  Longuet  Marchands  et 
Fabricants  d'instrumens,  rue  de  la  Grand'  Horloge 
N*  48, à  Nismes,  Au-dessus  de  cette  étiquette,  estam- 
pillée au  feu,  on  lit  le  nom  Mauchanty  probablement 
celui  de  l'inventeur.  Forme  ordinaire  de  la  guitare. 
Le  dos  et  les  éclissessont  en  érable,  la  table,  légère- 
ment bombée  dans  le  double  sens  de  sa  longueur  et 
de  sa  largeur,  est  en  sapin.  Outré  la  rosette,  deux 
ouïes  en  3C  sont  découpées  dans  la  table  à  sa  partie 
la  plus  étroite.  La  rosette^les  ouïes  et  les  bords  de 


—   laS  — 

la  table  sont  ornés  de  doubles  filets  incrustés,  en 
ivoire  et  ébène.  Les  cordes  s  attachent,  comme  d*or- 
dinaire,  à  la  partie  inférieure  de  la  table  par  un 
nœud  passé  dans  un  trou  et  arrêté  par  une  cheville 
ou  pointe  d'ébène  ornée  d'une  petite  plaque  de 
nacre.  A  quelque  distance  de  cet  attache-cordes  se 
trouve  exceptionnellement  un  chevalet  dont  l'arête, 
formant  une  courbe  légère  comme  celle  de  la  table, 
reçoit  lappui  des  cordes  dans  le  but  probable  d'aug- 
menter la  sonorité  par  un  ébranlement  plus  considé- 
rable de  la  table.  La  touche  porte  17  divisions 
établissant  autant  de  raccourcissements  et,  par 
conséquent,  les  18  sons  chromatiques  produits  par 
chacune  des  cordes.  L  accord  est  le  même  que  celui 
de  la  guitare  ordinaire  (voir  le  n»  1537).  —  Long, 
tôt.  o°»905;long.  delà  table  0*455;  larg.max.  o"304; 
haut,  des  éclisses  o'"o83. 

lo.  1644.  Guitare  à  cinq  cordes  doubles,  de  Tanc. 
coll.  V.  et  J.  Mabillon.  La  forme  de  la  caisse,  en 
érable,  est  celle  dite  c  guitare  en  bateau  »,  parceque 
les  éclisses,  au  lieu  d*être  verticales,  sont  obliques. 
Il  résulte  de  cette  disposition  que  la  surface  du  fond 
est  moindre  que  celle  de  la  table.  Celle-ci,  en  sapin, 
est  bordée  d'un  gros  filet  d*ivoire  et  d'un  double  filet 
d'ébène  et  d'ivoire.  L*ouïe,  circulaire,  est  bordée  de 
six  filets  concentriques  d'ivoire  alternant  avec  des 
filets  d'ébène.  Accord  du  n*  264  (voir  Cat.  !•' vol.). 
—  Long.  tôt.  o«g47;  long,  de  la  caisse  sonore  o™44; 
larg.  max.  de  la  table  C273;  haut,  des  éclisses  o^qS. 


—   129  — 

Allbmaqnb.  1646.  Guitare  à  dos  de  luihi  de 
Tanc.  coll.  V.  et  J.  Mahillon.  La  caisse  de  réso- 
nance est  à  coquille  bombée  comme  celle  du  luth. 
Pour  le  surplus,  l'instrument  est  semblable  à  la 
guitare  ordinaire.  Six  cordes,  accord  du  n*  1537.  La 
touche  est  divisée  en  19  cases  pour  la  première 
corde,  permettant  ainsi  la  production,  en  y  com- 
prenant  le  son  fondamental,  de  20  degrés  chroma- 
tiques. Toutes  les  cordes  n'ont  pas  autant  de  divi- 
sions; ainsi  y  la  seconde  corde  n'a  plus  que  18  cases  ; 
la  troisième  16;  la  quatrième  14;  la  cinquième  13; 
enfin  la  sixième  n'en  a  plus  que  12.  —  Long, 
tôt.  0*90  ;  larg.  max.  o"*3o. 

France.  1646.  Lyre^  de  Tanc,  coll.  V.  et  J. 
Mahillon.  Instrument  semblable  au  n°  546. 

Id.  1647.  Lyre-guitare,  de  l'anc.  coll.  V.  et  J. 
Mahillon  ^  Une  inscription  à  l'intérieur  indique 
qu'elle  a  été  faite  par  Dubois,  pèreetfilSy  facteurs 
d'instruments  de  S.  M.  VEmpereur  rue  St-Honoré 
N^  324.  La  forme  est  semblable  à  celle  du  n**  266, 
mais  la  table  n*a  qu'une  seule  ouïe  circulaire.  Le 
fond  et  les  éclisses  sont  en  palissandre.  Six  cordes 
simples   accordées   comme  celles  du  n*  1537.  La 

'  C'est  aa  luthier  Mareschal,  qui  travaillait  à  Paris  vers  la 
fin  du  dernier  siècle,  qu'est  due  l'idée  de  donner  à  la  guitare 
la  forme  de  la  lyre  antique;  il  lui  donna  le  nom  de  lyre  ana- 
creontique  {Plagiai  dénoncé  aux  musiciens  et  au»  amateurs  des 
lyres  nouvelles  inventées  par  Mareschal,  luthier  à  Paris.  Brochure 
sans  date).  Le  Musée  possède  une  lyre  de  ce  luthier.  Voir  le 
n®  267. 


—  IS^'  — 

touche  porte  treize  divisions  en  filets  d'ivoire.  — 
Long.  tôt.  0*79;  larg.  max.  o"325. 

Id.  1648.  Lyre-guitare.  Sans  nom  d'auteur; 
instrument  de  construction  ordinaire.  Ne  diffère  pas 
sensiblement  de  l'instrument  précédent;  même 
accord.  La  touche  porte  quatorze  divisions. 

Italie.  1649.  Guitare  toscane  (ital  :  chitarra 
battente).  Spécialement  destiné  aux  accompagne- 
mentSy  cet  instrument  est  généralement  joué  avec 
un  plectre;  de  là  son  nom  italien,  chitarra  battente, 
et  la  raison  d'être  de  là  plaque  en  écaille  entaillée 
dans  la  tablé  d*harmonie  sous  la  plaCe  où  les  cordes 
sont  ébranlées.  Les  éclisses  sont  beaucoup  plus 
hautes  que  celles  de  la  guitare  ordinaire  ;  le  dos  est 
fortement  convexe  et  formé,  ainsi  que  les  éclisses, 
de  côtes  de  bois  de  palissandre  séparées  par  des 
filets  de  buis.  Cette  guitare  est  montée  de  sept 
cordes  doubles  dont  l'accord  nous  est  inconnu.  Nous 
supposons,  nous  basant  sur  ce  qui  se  pratiquait 
sur  le  luth,  que  cet  accord  ne  devait  pas  s'écarter 
sensiblement  du  suivant,  noté  à  l'octave  aiguë  de 
l'effet  réel  : 


E^^gS^^ 


'^ 


-T- 


6 


—  Long.  tôt.  ©"gçs;  larg.  max.  o«"29;  haut.  max. 
des  éclisses  o<"i65. 

Angleterre.   1660.  Harpe-guitare.  Sans  nom 


—  131    — 

d'auteur.  La  guitare  est  montée  de  six  cordes,  accor- 
dées comme  à  l'ordinaire  (voir  le  n»  1537).  Sa  con-* 
struction  n'offre  rien  de  particulier,  si  ce  n'est  que 


Harpe-guitare  (no  1550). 


Tenroulement  des  cordes  sur  les  chevilles,  qui  sont 
en  cuivre,  est  dissimulé  sous  une  plaque  de  bois 
sculpté. 
La  partie  de  l'instrument   constituant  la  harpe 


—   13^  — 

est  montée  de  3 1  cordes  accordées  dans  Tordre  sui- 
vant : 


:3=J-f-^f^=az£: 


sz: 


ff^ij^^- 


^^^^^â 


^^^e^^ 


Les  cordes  dont  Tintonation  est  indiquée  en  blan- 
ches ont  à  droite  un  crochet  dont  l'action  raccourcit 
la  corde  d*un  demi-ton.  Toutes  les  notes  blanches 
peuvent  donc  au  besoin  être  diésées. Comme d*habi- 
tude  à  la  harpe,  les  cordes  ui  sont  teintées  en  rouge, 
les /a  en  bleu.  Outre  les  six  petites  ouvertures  que 
Ton  aperçoit  sur  la  table  oblique  de  la  harpe,  il  s*en 
trouve  trois  autres  sur  le  côté  supérieur  et  deux  sur 
le  côté  inférieur;  elles  ont  o'»oi5  de  diamètre  envi- 
ron. On  peut  fermer  ces  cinq  dernières  ouvertures 
à  l'aide  de  plaques  tournantes  d*ivoire  appliquées 
à  proximité  de  la  circonférence  des  ouïes  au  moyen 
d'une  vis.  Cette  fermeture  avait  sans  doute  pour 
but,  dans  Tesprit  de  Tinventeur,  d'augmenter  la 
sonorité;  mais  le  moyen  est  très  peu  efficace.  — 
Haut.  tôt.  i«oi  ;  large  max.  o«»5o. 

Id.  1661.  Harpe-luih  (ang.  =  harp-luU),  de 
l'anc.  coll.  V.  et  J.  Mahillon.  Un  des  nombreux 
instruments  imaginés  à  la  fin  du  dernier  siècle  pour 
remplacer  ou  améliorer  la  guitare.  L'idée  de  celui-ci 
appartient,  paraît-il,  à  un  nommé  Edward  Light, 


—   Î33    - 

à  Londres.  L'instrument  portait  alors  douise  cor- 
des, dont  l'accord  se  réglait  de  la  façon  suivante  : 

12    II    40     9      8      7      6      5     t^    ^      3       S       I 

D'ordinaire,  les  parties  s'écrivaient  à  la  sixte 
majeure  supérieure,  conséquemment  en  ut.  La 
harpe-luth  s'employait  surtout  à  Taccompagnement 
de  la  voix. 

Une  première  amélioration  est  apportée  par  le 
même  Edward  Light  qui  obtient  un  brevet  à  la  date 
du  z7  décembre  i8i6.  L'inventeur  lui  donna  le 
nom  de  British  hafp4uie  OMlute^harp.  L'innovation 
permettait  de  hausser  chacune  des  cordes  soit  par 
un  anneau»  soit  par  un  levier,  appelé  ditale^  placé 
à  la  partie  antérieure  de  la  console,  et  dont  l'emploi 
avait  pour  effet  de  diminuer  la  portion  vibrante  de 
la  corde  de  la  quantité  requise  pour  Télévation  d'un 
demi-ton. 

L'accord  de  pet  instrument  était  celui-ci  : 


^gÊ^i^igl^^ 


^-r-* 


15       U      13       13      II  10       9        8 


Les  trois  premières  cordes  étaient  disposées 
au-dessus  d'une  touche  divisée  chromatiquement 
comme  celle  de  la  guitare. 

Une  autre  amélioration,  dont  le  brevet  porte  la 
date  du  i6  août  1828,  est  présentée  par  Angelo 
Benedetto  Ventura,  professeur  de  musique  italien 


—  134  — 

également  établi  à  Londres,  qui  donne  à  son  instru* 
ment  le  nom  de  Harp  Ventura.  Chacune  des  cordes, 
—  à  l'exception  des  sept  premières,  tendues 
au-dessus  de  trois  touches  divisées  à  Tinstar  de 
celles  de  la  guitare,  —  sont  munies  d'un  mécanisme 
à  fourchette  (voir  la  note  du  n*  246)  actionné  par  la 
main  et  permettant  de  hausser  la  corde  d'un 
demi-ton, 

La  harpe-luth  cataloguée  sous  le  n*  1551  est 
montée  de  14  cordes,  dont  l'accord  ne  devait  pas 
s'éloigner  sensiblement  de  celui-ci  : 


Les  cordes  13,  12,  11  peuvent  être  haussées  d'un 
demi-ton  par  l'action  d'une  plaque  trouée  que  tra- 
versent les  cordes  et  qu'il  suffit  de  tourner  pour  que 
ces  cordes,  appuyant  sur  l'un  des  côtés  du  trou, 
soient  raccourcies  de  la  quantité  voulue.  Les 
cordes  10,  7,  sont  munies  d*un  levier  manœuvré 
par  la  main  gauche;  son  action  hausse  la  corde 
d'un  demi-ton.  Les  cordes  6,  5,  4  reposent  sur  une 
première  touche  divisée  chromatiquement  en  9 
cases,  les  cordes  3,  2,  i  sur  une  seconde  touche 
divisée  chromatiquement  en  7  cases.  —  Long., 
tot.o^Sô;  larg.  max.  o"35. 

Id.  1662.  Guitare  anglaise  à  clavier  (cistre  à  cla- 
vier), de  lanc.  coll.  V.  et  J.  Mahillon.  Construc- 
tion semblable  à  celle  du  n**  261,  même  nombre  de 


—   135  — 

cordes  et  accord  (noté  à  Toctave  aiguS  de  Teffet 
réel).  Les  trous  ménagés  dans  le  manche  et  destinés 
à  recevoir  le  capo-tasio^  indiquent  que  celui-ci  peut 
transposer  l'instrument  à  la  tierce  majeure,  à  la 
quarte  et  à  la  quinte  juste  supérieures.  Le  brevet 
de  l'inventeur,  Christian  Clauss,  est  daté  du  26  jan- 
vier 1784.  Notre  instrument  porte  la  marque  de 
Longman  et  Broderip^  gô,  Cheapside  et  18  Haymarkei 
London  et  le  n«  de  fabrication  130;  toutes  les  cordes 
sont  d^acier.  Une  ouverture  pratiquée  dans  Téclisse 
inférieure  de  droite,  fermée  par  un  couvercle,  permet 
d'atteindre  le  mécanisme  qui  percute  les  cordes. 

Id.  1668.  Guitare  anglaise  à  double^manche  ou 
archi-cistre,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Mahillon.  Elle 
porte  sur  le  talon  du  manche  la  signature  de  Rauche 
London  1766.  Très  joli  instrument  dont  la  touche, 
plaquée  en  écaille  bordé  d'ornements  en  nacre, 
porte  12  divisions  ou  cases.  Dans  le  premier  chevil- 
ler s*adaptent  dix  chevilles  actionnées  à  Taide  d'une 
roue  dentée  et  d'une  vis  sans  fin.  Les  cordes  sont 
réglées  dans  l'ordre  suivant  : 


^^ 


=^=^^ 


iji^p: 


±z± 


^'9         8      7         6       S         4 

Les  cordes  i,  2,  3,  4  sont  en  acier;  5,  6,  7,  8  en 
laiton;  9,  10  en  acier  filé.  Le  manche  porte  un  capo* 
tasto  en  ivoire  pouvant  s'adapter  à  volonté  dans  ses 
cinq  premières  cases.  Le  second  cheviller  porte  des 
chevilles  ordinaires   en  ébène   destinées  à  tendra 


—  136  — 

8  cordes  dont  les  six  premières  sont  en  boyaux,  les 
deux  dernières  en  boyaux  filés.  Elles  sont  réglées 
de  la  façon  suivante  : 


¥f=5=î=i^^^ 


(Il  ne  faut  pas  perdre  de  vue  que  Teffet  réel  est  à 
Toctave  grave  de  la  note  écrite).  —  Long.  tôt. 
o"9i5;  larg.  max.  o»3io;  haut,  deséclisses  o"o85. 

Id.  1664.  Guitare  anglaise  ou  cistre^  de  Tanc. 
coll.  V.  et  J.  Mahillon.  Sans  nom  dauteur.  Le 
cheviller  est  terminé  par  une  tète  sculptée  qui  doit 
avoir  été  ajoutée  après  coup;  elle  nous  paraît 
d'origine  française.  Les  cordes,  au  nombre  de  dix, 
sont  tendues  par  le  système  des  chevilles  métal* 
liques,  remontées  par  une  clef,  que  nous  avons 
décrit  dans  la  note  du  n"»  256  (Cat.  vol.  I).  L*accord 
était  celui-ci  : 


^^^^m 


avec  l'effet  réel  à  Toctave  grave  de  la  note  écrite.  — 
Long.  tôt.  o'»7i5;  larg.  max.  o"3o. 

Italie.  1655.  Pandore  en  luth.  Par  ses  propor- 
tions et  sa  forme,  cet  instrument  correspond  à 
celui  que  Praetorius  appelle  Penorcon.  Toutefois, 
d'après  cet  auteur,  les  cordes  du  Penorcon  et  les 
frettes  du  manche  étaient  en  métal,  tandis  qu'à 


notre  exemplaire  les  cordes  sont  en  boyaux.  Praeto- 
rius  donne  laccord  suivant  : 


-:t- 


3 


Un  instrument  presque  semblable,  avec  cordes 
métalliques,  est  représenté  par  Mersenne  (Harmonie 
universelle,  p.  53),  qui  lui  donne  l'accord  du  luth  et 
rappelle  Pandore.  On  trouve  encore  la  gravure  de 
cet  instrument  dans  le  Gabinetio  armonico  du 
P.  Bonanni'  qui  l'appelle  Cetera  tedesca  (cistre  alle- 
mand). On  sait  que  toute  la  famille  des  cistres,  à 
laquelle  appartiennent  les  Penorcons  et  les  Pandores^ 
employait  les  cordes  métalliques  (voir  à  ce  sujet  la 
note  à  la  suite  du  n<^  256,  Cat.  vol.  I).  Un  seul 
indice  de  l'emploi  de  la  corde  à  boyaux  nous  est 
fourni  par  la  figure  9  de  la  planche  III  de  VArt  du 
faiseur  d* instruments,  où  Tappareil  est  désigné  sous 
le  nom  de  Pandore  en  luth,  dont  le  dessin  est  exacte- 
ment celui  de  notre  instrument.  La  pandore  en  luth 
avait-elle,  contrairement  à  la  pandore  ordinaire,  des 
cordes  en  boyaux,  comme  le  luth?  La  similitude 
absolue  qui  existe  entre  le  dessin  susdit  et  notre 
instrument  permet  de  le  supposer.  C'est  cette  simi- 
litude qui  nous  a  fait  adopter  le  nom  At  pandore 
en  luth. 

>  Rome  X723. 


-    tsS  - 


Le  détail  est,  en  tous  cas,  de  peu  d^importance. 
Notre  instrument,  de  même  que  tous  les  types 
auxquels  nous  venons  de  le  comparer,  a  la  caisse 
plate,  contournée  de  façon  à  présenter  par  chacun 
de  ses  deux  côtés  trois  festons.  —  Long.  tôt.  i'"2o; 
larg.  max.  o«45. 

Belgique.  1666.  Petit  luth  octave  ou  petit  luth 
soprano^  avec  cette  très  curieuse  étiquette,  que  nous 
reproduisons  fidèlement  :  Maieu  Ho/mans  lé  plus 
anni  en  Anvers  1605.  Ce  très  joli  instrument,  muni 
de  son  étui,  a  la  coquille  en  ivoire;  le  manche  et  le 
cordier  sont  également  en  ivoire  avec  filets  quadril- 
lés en  ébène.  La  table,  marquée  d'une  ancre,  est 
ornée  aussi  d'une  jolie  rosette;  les  cordes,  au  nom- 
bre  de  neuf  doubles,  s  accordent  de  Tune  des  trois 
façons  suivantes  : 


s 


;^ 


s 


^^^m- 


aqt 


v=c. 


^p« 


tzt 

7  6  5 


îg*?"^ 


m 


iq=s=>- 


jMt 


^^=1= 


V:iîn±i 


^ 


ndËi 


e5]^J"JlH^ 


i^c&. 


Y      ' 


œ 


S 


I&    \jLr\^ 


(Voir  la  note  du  n«  251,  Cat.  vol.  I).  —  Long, 
tôt.  sans  le  cheviller,  o™565;  larg.  max.  de  la  table, 
o""2o;  long,  des  cordes  o°'49.  (Michel  Brbnet, 
Notes  sur  l'histoire  du  luth  en  France.  Turin  1899). 


-   t39  — 

Allbmagnb.  1567.  Luth  soprano.  Coquille  d'ivoire, 
manche  et  cordier  en  marqueterie  d'ivoire  et 
d'ébène.  La  touche,  divisée  comme  d  ordinaire  par 
neuf  frettesy  a  des  incrustations  en  nacre  et  en 
écaille;  Touie  de  la  table  d*harmonie  est  ornée  d*une 
jolie  rosette  en  bois  découpé.  Le  cordier,  collé  sur 
la  table,  est  en  ivoire.  Les  cordes,  au  nonlbre  de 
six  doubles,  sont  réglées  de  la  façon  suivante  : 


^^jg^g^^pë 


—  Long.  tôt.  sans  le  cordier,  o"655;  long,  de  la 
caisse  o'"425;  larg.  max.  0^295;  long,  des  cordes 
0-541. 

Italib.  1668.  Luth  nouveau.  Cet  instrument 
n'est  en  somme  qu'une  mandoline  agrandie;  il 
était,  parait-il,  monté  de  onze  paires  de  cordes 
métalliques,  accordées,  d'après  ce  qu'on  nous  a 
assuré  à  Naples,  son  pays  d'origine,  de  la  façon 
suivante  : 


^==^Êssâârî=^='^'^*=^=^ 


w   w  ^-^        "^-^  7 

^-^       >-'  9  8 

11  10 


—  Long.  tôt.  o™945;  larg.  max.  0^38. 

Allemagne.  1669,  Luth  ténor^  don  de  M.  Ed. 
Elkan.  Il  porte  l'étiquette  suivante  :  Johann 
Christian  Hoffmann  KonigL  Pol.  und  Chur  Fûrstl 
Saech.  Hoff.  Instrument  und  Lauten  Mâcher  Leipx. 


—    14^  — 

A''  1716.  Il  est  monté  de  vingt-cinq  cordes  de 
boyaux  divisées  en  onze  chœurs  '  que  Ton  accordait 
quelquefois,  en   Allemagne,  de  la  façon  suivante  : 


pzzTjjTJyn^ 


ri 

Le  manche^  en  ébène,  est  divisé  en  douze  cases; 
la  coquille  est  formée  de  neuf  côtes  en  bois  d'érable. 
Lorsque  le  luth  ténor  était  monté  de  vingt-quatre 
cordes,  on  les  divisait  en  treize  chœurs,  réglés 
comme  suit  : 


Ti    TÎ    ^ 
le    douzième    chœur    s'accordait    quelquefois   en 


'  Le  mot  chaur  désignait  généralement  deux  ou  plusieurs 
cordes  rapprochées  Tune  de  l'autre  et  accordées  à  l'unisson 
ou  à  Toctave.  D'après  notre  exemple,  on  voit  que  ce  mot 
pouvait  exceptionnellement  s'appliquer  à  une  corde  unique. 

>  Suivant  Praetorius»  l'accord  du  luth  ténor,  non-renseigné 
dans  notre  note  à  la  suite  du  n»  251,  était  celui-ci  : 

^- 


V" 


V 


^^^^^^bEg 


—  ï4t   — 

—  Long.  tôt.  depuis  le  sillet  jusqu'au  bas  de  la  table, 
o«83;  larg.  max.  o"»32;  long,  des  cordes  o"*7i5. 

Italie.  1660.  Lulh  ténor,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J. 
Mahillon.  Il  porte  à  l'intérieur  le  nom  de  Martino 
Kaiser;  le  nom  de  la  ville  nous  paraît  être  Venezia. 
La  touche,  en  ébène,  est  divisée  en  huit  cases;  la 
coquille  est  faite  de  neuf  côtes  de  bois  d'érable,  les 
cordes  sont  au  nombre  de  21,  dont  dix  doubles  et 
une  simple,  la  chanterelle.  L'accord  est  celui  de 
l'instrument  précédent.  —  Long.  tôt.  o«n82;  larg. 
max.  o™3i;  long,  de  la  chanterelle  0*7 23. 

Id.  1661.  Luth,  de  l'anc.  coll.  du  comte  Pietro 
Correr,  de  Venise.  Etiquette  :  Giouane  Hieber  in 
Venetia.  Coquille  à  larges  bandes  de  bois,  rosette 
dans  la  table  d'harmonie,  neuf  divisions  sur  le 
manche,  cheviller  renversé  et  presque  à  angle  droit 
avec  le  manche.  Très  intéressant  spécimen  du  luth 
au  XVP  siècle.  Sept  cordes  réglées  de  la  façon 
suivante'  : 


:q=qz=q=:d=rÉ=É: 


z=q=l" 


-r-«<- 


La  septième  corde  repose  sur  une  partie  du  sillet 

I   Martin  Agricola  (Musica  instrumentalis  deudsch,  Wittem- 
berg  1528)  donne  au  luth  Faccord  suivant  : 


P= 


— ^;^ 1 — 


i 


2^ 


^F3F=P=i=-'-^ 


:^^    '^ 


II 


—    142    — 

qui  dépasse  légèrement  la  largeur  de  la  touche.  Ici 
encore  nous  nous  trouvons  en  présence  de  Tancien 
vernis  à  Talbumine. —  Long.  tôt.  (sans  le  cheviller) 
o"675;  long,  de  la  caisse  o'"43;  larg.  max.  de  la 
caisse  0*308;  long,  des  cordes  o"593. 

Id.  1662.  Archilnth,  de  Tanc.  coll.  du  comte 
Pietro  Correr,  de  Venise.  Il  porte  Tétiquette 
imprimée  de  Pieiro  Raillich,  al  SanlOj  in  Padoua. 
Construction  à  peu  près  semblable  à  celle  des  deux 
instruments  précédents;  les  côtes  de  la  caisse 
sonore  sont  toutefois  plus  larges  ;  une  seule  rosette, 
en  bois  découpé,  sur  la  table  d'harmonie.  Une  corde 
simple,  la  chanterelle,  et  six  cordes  doubles  sur 
le  premier  cheviller;  huit  cordes  simples  sur  le 
second.  Accord  : 


—  Long,  tôt  i°*77;  long,  de  la  caisse  sonore 
o"430  ;  larg.  max.  o"34s;  long,  du  sillet  du  premier 
cheviller  au  chevalet  o'"655;  long,  du  sillet  du 
second  cheviller  au  chevalet  i^sss;  long,  de  la 
chanterelle  0*655. 

Id.  1663.  Archiluthy  de  Tanc.  coll.  du  comte 
Pietro  Correr,  de  Venise.  Etiquette  :  In  Padova^ 
Vvendelio  Venere.Txès  intéressante  pièce  de  lutherie 
du  XVII^  siècle.  Le  haut  de  la  table  est  marqué  des 
deux  lettres  WE  imprimées  au  feu.  La  rosette  de 


-  H3  - 

la  table  d'harmonie  est  en  bois  finement  découpé. 
Deux  chevillers,  dont  le  second, —  le  plus  élevé,  — 
porte  les  cordes  basses,  au  nombre  de  quatre 
doubles 

m 


rrttti-^ 


'' 


et  le  premier  une  corde  simple»  la  chanterelle, 
plus  six  cordes  doubles  : 


mi 


3^^3^^^fe^ 


7  2 

—  Long.  tôt.  i»26  j  long,  de  la  caisse  sonore  o™5i  ; 
long,  du  chevalet  au  sillet  du  premier  cheviller 
0*673;  long,  du  chevalet  au  sillet  du  second 
cheviller --i "060;  larg.  max.  de  la  caisse  o°35o; 
long,  de  la  chanterelle  o°>68. 

Id.  1664.  Archiluth,de  1  anc.  coll.  du  comte Pietro 
Correr,  de  Venise.  Facture  presque  semblable  à  celle 
de  l'instrument  suivant,  ce  qui  permet  de  l'attribuer 
au  même  auteur  et  à  la  même  époque  (vers  1653). 
Cet  exemplaire  cependant  n'a  que  deux  cheviilers, 
portant  chacun  sept  cordes  doubles.  L'accord  est 
celui  de  l'instrument  suivant.  —  Long.  tôt.  i"i4; 
long,  de  la  caisse  sonore  o'"39o;  larg.  max.  0^325. 

Id.  1595.  Archiluthf  de  Tanc.  coll.  du  comte  Pietro 
Correr,  de  Venise.  Cette  intéressante  pièce  de  luthe- 
rie, à  trois  chevillers,  porte  l'étiquette  de  Matheo 


—  H4  — 

Settas  alla  Corona  in  Venetia.  Le  premier  cheviller 
a  une  corde  simple  et  six  doubles.  Accord  : 


m 


*rt=ip=t=it=:=&rqc 


^ 


r-i 

V 
le  second  cheviller  a  quatre  cordes  doubles 

m 


II 

le  troisième  enfin  trois  cordes  doubles 


m 


ztzt  .-JiiJ   iS:^ 


4  13 


La  caisse  de  résonance  est  à  dos  bombé,  comme 
celle  du  luth  ordinaire,  avec  de  larges  côtes;  la 
rosette  de  la  table  d*harmonie  est  en  bois  découpé 
simulant  d'étroits  rubans  entrelacés.  — Long.  tôt. 
11B235;  long,  de  la  caisse  sonore  0,410;  larg.  max. 
0-365. 

Id.  1666.  Colascione  ou  Calascione  (fr..««cola- 
chon).  Etiquette  :  Bdrrata  Eméntoti  facebit  in 
Padoua  anno  Dominum  1564.  Caisse  sonore  à  table 
d'harmonie  plate  avec  une  rosette;  dos  bombé 
comme  à  la  caisse  du  luth  ;  manche  long  terminé 
par  un  cheviller  portant  trois  cordes  qui  viennent 
s'attacher  à  un  cordier  collé  sur  la  table  sous  la 
rosette.  Le  colachon,  qui  fut  très  en  vogue  dans  les 
provinces  méridionales  de  Tltalie,  dérive  fort  pro« 


—    145  — 

bablement  du  tanbour  Kehyr  ionrky  (voir  le  n*  163), 
dont  il  rappelle  du  reste  la  forme.  Les  trois  cordes, 
en  boyaux,  se  pincent  à  laide  d*un  plectre;  on  les 
règle  de  la  façon  suivante 


4— •— 


'6 


avec  Teifet  réel  à  la  double  octave  inférieure  de  la 
note  écrite.  On  rencontre  souvent  le  colachon  à 
deux  cordes  :  en  ce  cas,  c'est  la  troisième  que 
l'on  supprime  dans  l'accord.  Le  manche,  portant 
24  divisions  faites  d'un  double  tour  de  corde  de 
boyaux,  est  disposé  de  façon  à  produire  les  24  degrés 
chromatiques  d'une  échelle  de  deux  octaves  sur 
chaque  corde  (Voir  lAtts^nvit y  Harmonie  universelle). 
—  Long.  tôt.  i"47;  long,  du  manche  i™03;  larg. 
max.  de  la  caisse  o'°30. 

Id.  1667.  Mezza  Colascione.  Fort  bel  instrument 
dont  le  modèle  est  le  diminutif  du  précédent.  Le 
dos,  en  coquille,  est  en  ivoire  avec  filets  d'ébène 
et  deux  larges  bandes  d'écaillé  sur  le  côté.  Le 
manche  est  en  bois  dur  avec  filets  d'ivoire,  la 
touche  en  ébène  avec  incrustations  d'ivoire.  Le 
cheviller  se  termine  par  une  tête  de  chien  en  ivoire 
sculpté. 

L'accord  est  fort  probablement  celui  de  Tinstru- 
ment  précédent,  mais,  vu  ses  proportions  moin- 
dres, l'efifet  est  à  la  simple  octave  inférieure  de 
la  note  écrite.  Le  manche  porte  dix-neuf  frettes 


—    146  — 

qui  établissent  la  division  de  la  corde  en  dix-neuf 
demi-tons  chromatiques,  soit,  en  y 
comprenant  le  son  de  la  chanterelle 
à  vide,  de 

80 

—  Long.  tôt.  o"94;  long,  du  manche 
o'n62;  larg.  max.  de  la  caisse  0*22. 

Pays-Bas.  1668.  MezzoColasciofie. 
L'étiquette  à  l'intérieur  atteste  qu'il 
est  l'œuvre  de  Gosewyii  Spyher^  Musyk 
Instrument  Maaker  in  Amsterdam 
A.  1759.  Cette  pièce  intéressante, 
montée  de  deux  cordes  (voir  pour 
l'accord  les  deux  instruments  précé- 
dents), est  tout-à-fait  construite  dans 
le  style  italien.  Une  jolie  rosette  est 
découpée  dans  la  table  d*harmonie. 

—  Long.  tôt.  o»83;  larg.  max.  o°i6. 
Italie.  1669.  Thiorbcy  de  Tanc. 

coll.  du  Comte  Pietro  Correr,  de 
Venise.  L'instrument  n'est  pas  signé,  mais  la  table 
porte  les  traces  d'un  poinçon  représentant  un  cercle 
de  feuillage  de  15  mill.  de  diamètre  entourant  les 
lettres 

+ 
PR 

surmontées  d'une  croix.  Trois  rosettes,  en  bois 


Mezzo  ColasdoDe 

(no  1567). 


—  147  — 

découpé,  disposées  en  triangle.  L'instrument  nous 
paratt  être  d'origine  romaine;  il  est  muni  de  deux 
chevillers  dont  le  premier  tend  six  cordes  de 
boyaux,  simples 


Ê^ 


et  le  second  huit  cordes  de  boyaux,  simples  égale- 
ment : 


zt   r±   3:   -i^   -*    "^     8     7 

K      13       *^       "       '®        ® 

—  Long.  tôt.  i»85  ;  long,  de  la  caisse  sonore,  o»53; 
long,  du  sillet  du  r  cheviller  au  chevalet  o^yg; 
long,  du  sillet  du  2^  cheviller  au  chevalet  i"62; 
long,  de  la  chanterelle  0*795. 

Id.  1670.  Théorbe,  de  l'anc.  coll.  du  comte  Pietro 
Correr,  de  Venise.  Il  porte  l'étiquette  manuscrite  de 
Maiheus  Buechenberg,  Roma  1680.  Le  haut  de  la 
table  porte,  imprimées  au  feu,  lés  lettres  M  B.  Les 
détails  de  construction  sont  semblables  à  ceux  du 
précédent  instrument,  les  dimensions  seules  dif- 
fèrent; celui  que  nous  avons  devant  nous  a  notam- 
ment la  caisse  sonore  beaucoup  plus  grande.  Les 
cordes  sont  semblables,  et  aussi,  par  conséquent, 
l'accord  des  deux  instruments.  —  Long.  tôt.  i"92; 
long,  de  la  caisse  sonore  o">72;  larg.  max.  0B445; 
long,  du  chevalet  au  sillet  du  premier  cheviller  o"99; 


—  148  — 

long,  du  chevalet  au  sillet  du  second  cheviller  i''7o; 
long,  de  la  chanterelle  o"*995. 

Id.  1671.  Mandoline,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Ma- 
hillon.  Etiquette  :  Ginseppe  Presbler  in  Milano  nella 
Contrada  délia  Dogana  ail*  Insegna  del  sole  18 14. 
C*est  un  instrument  bâtard  à  quatre  cordes  doubles, 
ayant  les  dimensions  de  la  mandoline,  mais  se 
distinguant  de  celle-ci  par  le  fond,  qui  est  plat 
comme  celui  du  sistre.  L'accord  était  probablement 
celui  de  la  mandoline 


1 


Il — !      •—*= 


f=T4=r? 


V:oczzM=Mz:iïz'. 


4 
—  Long.  tôt.  o™6i;  larg.  max.  o"205. 

Id.  1572.  Mandoline  napolitaine^  de  Tanc.  coll. 
V.  et  J.  Mahillon.  Très  joli  spécimen  en  excellent 
état  de  conservation.  Accord  de  la  mandoline  ordi- 
naire (voir  n«  157O. 

Id.  1678.  Mandore^  de  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Mahil- 
lon. Instrument  d*origine  napolitaine.  Saconstruc* 
tion  est  assez  semblable  à  celle  du  n°  534.  Même 
nombre  de  cordes,  même  accord.  Pas  de  nom  d'au- 
teur. —  Long.  tôt.  o"»94;  larg.  max.  0^32. 

Id.  1674.  Mandorey  de  lanc  coll.  V.  et  J.  Ma- 
hillon. Sorte  de  grande  mandoline.  Sans  nom 
d'auteur.  Dans  la  table  d'harmonie  est  sculptée  une 
jolie  rosette  représentant  des  animaux  et  des  fleurs. 
Les  chevilles^au  nombre  de  huit,  tendent  un  nombre 


—   149  — 

égal  de  cordes  dont  Taccord  était  fort  probable- 
ment celui  du  n«  534.  —  Long.  tôt.  o-gas;  larg. 
max.  o^aô. 

Allemagne.  1676.  Chitarrone.  La  coquille  est  à 
côtes  d'ivoire  séparées  par  des  filets  d*ébène.  La 
rosette  qui  décore  la  table  d'harmonie  est  en  carton, 
à  plusieurs  étages  superposés.  Le  premier  cheviller 
porte  six  cordes,  dont  la  première,  —  la  chante- 
relle, —  est  simple,  les  cinq  autres  doubles.  Le 
second  cheviller  porte  six  cordes  simples  (Voir 
la  note  du  n*  251.  Il  est  à  remarquer  que  l'intona- 
tion de  la  6®  corde  est  un  sol  et  non  un /a  comme  on 
l'a  imprimé  par  erreur  dans  l'accord  de  l'archiluth)  : 


^  -^-  -•-  •  I  6    5    4    3  •     2    M 

1  ^^      ^      ^      ^      M     z.r  chevilUr 

ae  cheviller  (^^^'^'^  doigtées), 

(cordes  touchées  à  vide). 

Le  second  cheviller  est  terminé  par  une  tête 
sculptée.  —  Long.  tôt.  i"6g;  larg.  max.  de  la 
table  o°34;  long,  de  la  chanterelle  o™585. 

Italie.  1676.  Chitarrone.  Construction  ordinaire. 
Sur  le  premier  cheviller,  six  cordes,  dont  cinq 
doubles  et  une  simple,  la  chanterelle;  six  cordes  sur 
le  second  cheviller.  Accord  de  l'instrument  précé- 
dent. La  rosette  est  entourée  d'une  bordure  d  ebène 
dans  laquelle  sont  incrustés  des  disques  de  nacre  au 
centre  desquels  se  trouve,  en  imitation  de  pierre 
précieuse,  un  fragment  de  verre  taillé  à  facettes.  — . 


—   I50  — 

Long.  tôt.  1*91;  long.  max.  de  la  table  0*4 1;  long, 
de  la  chanterelle  o"»705. 

Id.  1677.  Chitarrone.  Celui-ci  est  orné  au  bas  de 
la  table  de  quelques  peintures  récentes.  Pour  le  sur- 
plus, il  ressemble  au  précédent.  Le  second  cheviller 
cependant  tend  huit  cordes^  le  premier  six,  dont 
une  simple,  la  chanterelle,  les  autres  doubles. 
Accord  : 


El 


3:  -#  -^  • 

I  8      7      6      5       4      3      2       1    I 

26  chfvilltr 
(cordfs  iouchin  à  vide). 


q=<: 


6      5       4      8 


xer  cheviller 
(cordes  doigtées). 


—  Long.  tôt.   i"97;  larg.  max.  0^40;  larg.  de  la 
chanterelle  0^735. 

Id.  1678.  Angelica  (fr.  =  Angélique),  de  l'anc. 
coll.  du  Comte  Pietro  Correr  à  Venise.  L'instru- 
ment que  nous  cataloguons  ici  est  une  sorte  de  petit 
luth  à  long  manche  et  à  double  cheviller  dont  la 
description  répond  exactement  à  celle  que  les 
anciens  auteurs  nous  donnent  de  Vangelica;  ce  qui 
nous  permet  de  supposer  que  nous  sommes  posses- 
seurs  d'un  exemplaire  de  ce  rarissime  instrument. 
Le  nom  du  luthier  nous  est  inconnu,  mais  on  dis- 
tingue sur  la  table  les  traces  d'un  poinçonnage 
représentant  un  animal  héraldique  surmonté  des 
lettres  M  H  qui  sont  restées  apparentes.  La  table  est 
ornée  d'une  rosette  découpée  à  jour,  dans  le  genre  de 
celles  de  Matteo  Sellas.  L'instrument  est  monté  de 


151  — 


1 7  cordes  dont  l'accord  se  réglait  de  la  façon  suivante  : 


3^.-5=* 


Zi=ÉZl 


16    16    M     IS    12     n     lO     I 


2«  cheviller. 


#.  ji.  S: 


i^S 


1=1: 


^ 


I      I 


ler  cheviller 

—  Long.  tôt.  i"i9s;  long,  de  la 
caisse  sonore  o°*36o;  larg.  max. 
de  la  table  o">245;  long,  du  che- 
valet au  sillet  du  i®'  cheviller 
o"545;  du  chevalet  au  sillet  du 
2«  cheviller  i"o8o. 

Par  suite  de  la  disposition  diatonique 
de  ses  cordes,  Tangélique  était  beaucoup 
plus  facile  à  jouer  que  le  luth.  Nous 
devons  à  Tobligeance  de  M.  le  Professeur 
D'  Otte  Kade,  directeur  de  musique  de 
la  Cour  grand-ducale  de  Mecklembourg- 
Schwerin,  les  renseignements  que  nous 
donnons  sur  Taccord  de  cet  instrument. 
La  bibliothèque  musicale  du  Grand-Duc 
possède  le  manuscrit  d*un  c  Livre  de 
tablature  •  qui  passe  pour  la  collection 
la  plus  importante  de  pièces  pour  Tangé- 
lîquc.  Voir  le  catalogue  de  cette  impor- 
tante collection  publié  par  le  D^  Kade 
sous  le  titre  :  Die  musikalien-Sammlung 
des  Grossherzoglich  Mecklenburg-Schwe- 
riner  Purstenhauses  aus  den  letzten  zwei 
Jàhrhunderten  {Schwerin,  1893;  Druck  der 
Sondnuytnchen  Hofbuchdruckerci), 


Angelica  (no  1578). 


—   152  — 

Section  b,  —  Cordes  pincéeSf  à  clavier. 

Id.  1679.  Epineiie.  La  construction  de  Tinstru- 
ment  n'offre  rien  de  particulier.  Le  contour  de  la 


Âpiaette  (no  1580). 

caisse,  entièrement  en  cèdre  sculpté  en  relief  et 
représentant  des  rinceaux,  est  remarquable  par  l'ex- 
trême finesse  de  ce  beau  travail.  Le  clavier  original 
a  malheureusement  été  remplacé.  Étendue  de 

80 


i=^'^^ 


La  première  octave  est  courte  (voir  la  note  à  la 


—  tS3  — 

suite  du  n*  272,  Catal.  i^'volume,  deuxième  édition). 
—  Long.  tôt.  1*50. 

Id.  1580.  Epineiie.  Elle  est  enfermée  dans  une 
caisse  ayant  la  forme  extérieure  d'un  volume  in 
folio^  doré  sur  tranches,  mesurant  0^49  de  hauteur, 
o"28  de  longueur,  o"io  d'épaisseur.  Le  couvercle 
intérieur  est  orné  d'un  paysage  au  milieu  duquel  le 
peintre  a  représenté  une  sorte  d'Orphée  jouant  de 
la  basse  de  viole.  Le  clavier  a  une  étendue  de  trois 


octaves  chromatiques  à  partir  d 


"i^ 


Id.   168L  Epinetie.    Elle  ne  porte  pas  de  nom 

d'auteur.  Son  étendue  est  de 

80 


vxzz     wzn: 


avec  la  première  octave  courte,  comme  elle  était 
généralement  en  usage  en  Italie  au  XVIP  siècle. 
A  l'intérieur  du  couvercle  se  voit  une  peinture 
représentant  des  villageois  dansant  au  son  d'une 
cornemuse  (voir  le  n*  1 1 20)  et  d'une  piffera  (n*  954). 
—  Long.  tôt.  i"68;  haut.  max.  du  trapèze,  o"55. 
France.  1682.  Epinette.  La  barre  porte  Tindica- 
tîon  de  son  origine  :  A  Paris  Van  1709.  Jolie  pièce 
très  portative,  avec  la  table  d'harmonie  ornée  de 
peintures  représentant  des  fleurs  et  des  fruits.  Son 
étendue  chromatique  va  de 


^'p 


80 

-Jcz 


—  ^54  — 

Diaprés  les  lettres   figurant   sur   les  touches  du 
clavier,  la  première  touche,  au  grave,  en  apparence 


«4 


le  sif  donnait  le   ^— r~   quarte  inférieure  de  la 


—  155  - 

touche  suivante.  —  Long.  tôt.  0*73  ;  larg.  max. 
o"40. 

Italib.  1688.  Epineiie,  Bile  porte,  sur  le  devant 
de  la  planchette  au  dessus  du  clavier,  Tinscription 
suivante  2  Laudaie  Eum  in  Cor  dis  ci  Organo  per  semper 
Secula;  et  sur  le  verso  de  la  même  :  Hieronimus 
de  Zeniis  ViUrbicnsis  faciebat  1637.  Epinette  trian- 
gulaire en  bois  de  cèdre;  elle  est  enfermée  dans  une 
boite  en  bois  ordinaire  dont  le  couvercle  intérieur  est 
orné  d'une  peinture  représentant  une  fête  bachique 
avec  des  offrandes  au   dieu  Terme.   Etendue  de 


à  ^ 


avec  la  première  octave  courte.  —  Long,  tôt  i^zs; 
larg.  max.  o™44. 

Id.  1684.  Epinette,  de  Tanc.  coll.  du  comte  Pietro 
Correr  de  Venise.  Elle  est  marquée  Dominicus  Pisau- 
rensis  MDXXXXVIII.  Le  clavier  est  en  saillie  sur 
le  côté  long;  son  étendue  est  de  quatre  octaves 
de  ui  (3*  octave)  à  tU  (7*  octave),  la  première  étant 
courte,  comme  sur  la  plupart  des  instruments  ita- 
liens. La  table  de  cette  epinette  est  ornée  d'une 
fort  belle  rosette  en  bois  finement  taillée.  —  Long, 
tôt.  i'n3i,larg.  max.  o°*48. 

Francs.  1686.  Epinette,  de  l'anc.  coll.  V.  et  J. 
Mahillon.  Cet  instrument,  qui  ne  porte  pas  de 
nom  d'auteur,  a  appartenu  à  feu  de  Coussemaker, 
le  célèbre    musicologue.   Son    étendue,  qui  a  été 


-  156- 

agrandie,  comprend  actuellement  cinq  octaves  à 
partir  de  ^EEr^-    ^^  couvercle  de  la  caisse  est 

orné  d'une  peinture  représentant  un  paysage  avec 
quelques  personnages.  L'instrument  a  malheureu- 
sement subi  une  très  mauvaise  réparation.  —  Long, 
tôt.  0*955;  larg.  max.  o™5o. 

Italie.  1686.  Épinetie.  Marque  :  Francisci  Paia- 
vinidictihongari  MDXXVII  (François  Patavini  dit 
le  hongrois  1527).  Comme  on  a  pu  le  constater  à 
beaucoup  d'autres  instruments,  Tépinette  elle-même 
est  enfermée  dans  une  seconde  caisse  de  bois  ;  celle-ci 
est  grossièrement  peinte;  le  couvercle  porte Tinscrip- 
tion  :  lo  da  le  piaghe  mie  forma  ricevo  (Moi  par  les 
coups  (plaies,  blessures^)  ma  forme  reçois')  au- 
dessus  d'une  figure  allégorique  représentant  Eole. 

L'épinette  est  à  six   pans.  Son  étendue  est  de 

80 


avec  la  première  octave  courte.  — Long.  tôt.  o^ga; 
larg.  tôt.  o"40. 

Id.  1687.  Êpineite.  Marque  :  Joes  Karesi  de 
Colonia,  avec  la  date  de  1548.  La  table  d'harmonie 
porte  deux  ouïes,  l'une  circulaire,  l'autre  oblongue, 
avec  l'un  de  ses  petits  côtés  fermé  par  deux  lignes 
disposées  en  triangle.  Une  corde  par  touche,  avec 

>  Je  vis  par  les  coups  que  je  reçois. 


—  tS7  — 

rétendue  ordinaire  de  quatre  octaves,  la  première 
étant  courte.  Le  clavier  est  disposé  sur  le  côté 
long  de  la  caisse  trapézoïdale  et  parallèlement  aux 
cordes.  Sur  le  côté  intérieur  de  la  bordure  de  la 
table  d'harmonie,  on  lit  l'inscription  suivante,  en 
lettres  jaunes  sur  fond  bleu  :  Omnis  spiritm  lauiet 
Dominum  in  cordis  et  organo^  et  sur  le  contour  exté- 
rieur de  la  caisse  renfermant  l'instrument:  Laudaie 
Dominum  in  cordis  et  organo,  laudate  Eum  in  symba- 
lis  bene  sonantibus.  La  date  de  1548  est  placée  sur  le 
devant,  au-dessus  d'une  sorte  d'écusson  avec  trois 
couronnes  disposées  en  triangle.  L'instrument  nous 
paraît  avoir  subi  plusieurs  remaniements.  —  Long, 
tôt.  i"47;  larg.  max.  o'»48. 

Id.  1688.  Epinette,  La  marque,  devenue  malheu- 
reusement presque  illisible,  permet  de  distinguer 
encore  la  signature  suivante  :  A  Santinius  in  Arezzo 
1570.  Forme  semblable  à  celle  de  l'instrument  pré- 
cédent, mais  l'étendue  est,  à  Taigu,  plus  grande 
d'une  quarte.  Jolie  rosette  sur  la  table  d*harmonie. 
Le  couvercle  est  orné  d'une  peinture.  —  Long, 
tôt.  i»76;  larg.  max.  o^s^* 

Id.  1689.  Epinette.  La  planchette  d'adresse  a 
disparu,  mais  la  facture  dénote  à  l'évidence  un  ins- 
trument du  XVP  siècle.  La  table  d'harmonie  est 
ornée  d'une  jolie  rosette.  L'étendue  est  de  quatre 
octaves,  la  première  étant  courte  et  commençant 
par  Vut  de  la  3»  octave  de  l'échelle  des  sons.  — 
Long.  tôt.  i"'4o;  larg.  max.  o°»445. 

12 


—  IS8- 

Id.  1690.  Arci'-spinetay  de  Tanc.  coll.  du  comte 
Pietro  Correr,  à  Venise.  L'instrument  porte  la 
marque  de  Joanes  CeUstini  Veneius  MDCX,  sur- 
monté des  mots  Arci-spineta,  Il  ne  diffère  des  vir- 
ginales de  forme  oblongue  que  par  la  plus  grande 
longueur  de  la  table  d'harmonie.  Celle-ci  porte  une 
jolie  rosette  sculptée.  Une  particularité  de  cette 
pièce  intéressante,  c'est  que  le  chevalet  traverse  la 
table  diagonalement  et  que  les  sautereaux  fonction- 
nent dans  son  voisinage  immédiat  sur  toute  l'éten- 
due du  clavier.  Cette  disposition  avait  pour  but  de 
produire  une  certaine  sonorité,  un  timbre  particu- 
lier ^  Quand  on  regarde  l'instrument  en  se  plaçant 
devant  la  table  d*harmonie,  il  représente  absolument 
une  harpe  couchée.  L'étendue  est  de  quatre  octaves 
et  une  quarte,  la  première  étant  courte.  —  Long, 
tôt.  i"5o;  larg.  max.  o'»59. 

Angleterre.  169L  Virginale.  On  lit  sur  la  barre 
au-dessus  du  clavier  :  Gabriell  Townsend  fecit  1641. 
Pièce  originale  ornée  de  cartons  repoussés  et  dorés 
aux  armes  d'Angleterre,  avec  les  lettres  ER  en 
vtWtl  (Elisabeth  Rcgina?*).  Sur  le  fond  du  couvercle 
se  voit  une  peinture  naïve  représentant  Orphée 
apprivoisant  les  animaux  au  son  de  la  lyre;  la  table 

X  On  sait  que  le  timbre  varie  suivant  la  place  où  la  corde  est 
ébranlée  par  le  pincement  ou  par  le  frottement  (voir  nos 
ÉUments  d'acoustique,  Bruxelles,  1874,  p.  43). 

3  II  est  à  remarquer  que  la  Reine  Elisabeth  d*Angleterre 
est  morte  en  1603. 


efst  décorée  de  peintures  figurant  des  fleurs  et  des 
oiseaux,  et  d'une  rosette  en  carton  repoussé  et 
doré.  L'étendue  va  de 


^^'Û 


—  Long.  tôt.  i"76;  larg.o«54,haut.  sur  table  o^Sg. 
Allemagne.  1692.  Virginale^  cédée  par  le  Musée 
Royal  d'Antiquités  de  Bruxelles.  Ce  petit  instru- 
ment a  malheureusement  été  mal  réparé.  On  en  a 
fait  ou  essayé  d'en  faire  une  sorte  de  clavicorde  en 
transformant  les  sautereaux  ordinaires  des  instru- 
ments à  clavier  et  à  cordes  pincées,  par  des  lan- 
guettes de  bois  dont  la  tète  porte  une  petite  lame 
en  cuivre  qui  vient  frapper  la  corde.  Etendue  de 


m^m 


avec  l'effet  réel  à  la  quarte  ou  à  la  quinte  inférieure 
de  la  note  écrite.  —  Long.  o"88;  larg.  o»34; 
haut.  o"'i2. 

Pays-Bas.  1693.  Virginale.  La  barre  qui  recouvre 
les  sautereaux  porte  l'inscription  :  Andréas  Ruokers 
me  fecit  Aniwerpiae,  L'étendue  actuelle  du  clavier 

est  de 

80 


=F'I^ 


L'instrument  porte   les    traces  évidentes  d'un 


—  i6o  — 

agrandissement.  La  table  d'harmonie  est  ornée  de 
la  rosette  d'André  Ruckers;  les  côtés  de  la  caisse 
sont  recouverts  des  papiers  imprimés  en  noir  sur 
fond  teinté  de  jaune  qui  décorent  le  plus  grand 
nombre  d'instruments  anversois  de  cette  époque,  et 
particulièrement  ceux  des  Ruckers.  Le  couvercle 
intérieur  est  également  recouvert  d*un  papier  à 
fond  jaune  encadré  d  une  jolie  frise  imprimée;  il 
conserve  les  traces  de  Tinscription  assez  souvent 
employée  par  Ruckers  :  Sic  transit  gloria  mundi. 
—  Long.  tôt.  i"i4;  larg.  max.  o"*47. 

Italie.  1694.  Virginale.  Sans  nom  d'auteur.  Elle 
date  probablement  du  XVIII*  siècle.  C'est  l'instru- 
ment appelé  par  les  Italiens  Spinetta  a  tavolo 
(fr.  =-  Epinette  à  table),  parcequ'il  a  l'apparence 
de  ce  meuble.  La  caisse  est  décorée  extérieurement 
et  intérieurement  de  peintures.  A  l'intérieur  du 
couvercle  se  voit  un  paysage  avec  des  amours  dan- 
sant au  son  des  instruments.Xette  virginale  a  une 

étendue  de  quatre  octaves  et  une  quarte,  de 

80 


(B — T~"^^b^~i3  —  ^»  chromatiquement,  j^y 


—  Long.  tôt.  o'n755;  larg.  0^40;  haut,  sur  pieds 
o«78. 

Id.  1696.  Virginale^  de  l'anc.  coll.  du  comte 
Pietro  Correr  de  Venise.  La  barre  portant  ordinaire- 
ment la  marque  a  malheureusement  disparu.  L'in- 
strument date  certainement  du  commencement  du 


—    i6i   — 

XVII*  siècle.  Il  est  enfermé  dans  une  caisse  ornée 
de  peintures;  la  table  porte  une  jolie  rosette  en  bois 
sculpté.  L'étendue  est  de  quatre  octaves  et  une 
quarte,  la  première  commençant  par  Vut  de  la 
3*  octave  de  l'échelle  générale  des  sons  —  Long, 
tôt.  i"48;  larg,  o"48. 

Id.  1596.  Virginale.  Sans  nom  d'auteur.  Quatre 
octaves  et  une  quarte'.  Jolie  rosette  sur  la  table 
d'harmonie.  L'instrument  est  enfermé  dans  une 
caisse  intérieurement  peinte  en  rouge  avec  des 
ornements  d*or  et  un  écusson  portant,  d'un  côté, 
un  lion  debout  soutenant  une  branche  de  feuillage, 
de  l'autre  trois  croissants.  L'extérieur  de  la  caisse 
est  enjolivé  de  rinceaux  en  or  sur  fond  vert.  — 
Long.  tôt.  i^ô;  ;  larg.  max.  ©""ôo. 

Pays-Bas.  16iB7.  Virginale,  de  l'anc.  coll.  V. 
et  J.  Mahillon.  La  barre  des  sautereaux  porte 
l'inscription  suivante  :   Andréas   Ruckers  me  fecit 

I  On  remarquera  que  les  deux  premières  touches  noires  du 
clavier  sont  divisées  en  deux  parties.  Nous  supposons  que  les 
parties  antérieures  donnaient  respectivement  le  ré  et  le  mi 
comme  aux  octaves  courtes,  les  parties  postérieures  le/aj(  et 
le  sol%\  Toctave  devenait  ainsi  presque  complète.  Les  2»  et 
3«  octaves  ont  :  i^  la  seconde  touche  noire  divisée  en  deux 
parties,  la  partie  antérieure  donnant  le  ré^^  l'autre  le  tni^\ 
29  la  quatrième  touche  divisée  de  la  même  façon,  —  mais  jci, 
la  partie  antérieure  donnait  le  /ab,  tandis  que  le  partie  posté- 
rieure donnait  le  sol^.  Notre  supposition  est  justifiée  par  la 
dififérence  qui  existe  entre  la  longueur  des  cordes,  la  note 
bémolisée  ayant  une  corde  plus  longue  que  la  note  diésée  (Voir 
le  n®  1603;. 


102 


Aniwerpiae.  La  table  d'harmonie,  décorée  de  pein- 
tures représentant  des  fleurs,  des  feuillages,  des 


^ ^oiseaux  et  des  insectes,  porte  la  date  de  1620.  Le 
couvercle  et  le  contour  de  la  caisse  sont  décorés 
de  papiers  imprimés.  Dans  l'intérieur  du  couvercle, 
on  lit  :  Omnis  spiritus  laudet  Dominum.  Le  clavier  a 


—    i63    — 

actuellement  une  étendue  chromatique  de  quatre 
octaves,  de 


Wi 


Les  quatre  premières  notes  au  grave  ont  été  ajoutées 
après  coup.  —  Long.  tôt.  1*72;  larg.  max  0^495; 
haut,  sur  pied  0^94. 

France.  1598.  Clavecin.  Don  de  MM.  Pleyel- 
WolflF  et  C'«  à  Paris.  Ce  clavecin,  de  facture  con- 
temporaine, est  à  double  clavier;  les  registres 
ordinairement  adaptés  aux  instruments  anciens  sont 
remplacés  par  six  pédales  disposées  de  telle  façon 
qu'une  fois  abaissées,  on  peut,  par  une  simple 
poussée  latérale,  les  accrocher  dans  cette  position. 
La  table  d'harmonie  est  percée  d'une   ouïe  ornée 

d'une  rosette  en  cuivre  représentant  une  lyre  avec 

F 
les  deux  lettres  ^  entrelacées  et  entourées  de  guir- 
landes de  fleurs.  Cette  table  d'harmonie,  au  lieu 
d'être,  comme  aux  clavecins  ordinaires,  appliquée 
sur  les  bords  d'une  caisse  de  résonance,  est  fixée 
sur  un  cadre. 

L'instrument  est  monté  de  trois  cordes  sur  toute 
son  étendue  :  deux  unissons  et  une  octave  aiguë. 

Le  clavier  supérieur  ne  dispose  que  d'une  seule 
corde,  mais  chacune  des  touches  actionne  deux 
sautereaux  qui  ébranlent  la  corde  à  deux  points 
différents  de  sa  longueur  :  l'un  près  du  sillet,  l'autre 
à  quelque  distance. 


—  164  — 

Quand  on  n'enfonce  aucune  pédale,  le  sautereau 
le  plus  éloigné  agit  seul  sur  la  corde,  produisant 
ainsi  le  jeu  ordinaire;  la  première  pédale  *  sert  à 
empêcher  l'action  de  ce  sautereau,  —  par  consé- 
quent, employée  seule,  à  rendre  l'instrument  muet. 
Quand  on  enfonce  la  deuxième  pédale,  le  sautereau 
le  plus  rapproché  agit  sur  la  corde,  et,  attaquant 
celle-ci  sur  un  point  plus  rapproché  du  sillet,  il 
produit  un  timbre  nasillard  appelé  jeu  de  Inth^  qui 
se  combine  avec  le  jeu  ordinaire.  Celui-ci  pouvant 
être  réduit  au  silence  au  moyen  de  la  première 
pédale,  lorqa'on  touche  les  deux  pédales  simulta- 
nément, le  jeu  de  luth  se  produit  seul. 

Le  clavier  supérieur  peut  donc  produire  trois 
timbres  différents*  : 

le  jeu  ordinaire, 

le  jeu  de  luth, 

le  jeu  ordinaire  et  le  jeu  de  luth  réunis. 

On  peut  encore  varier  ces  effets  en  abaissant  la 
4®  pédale;  celle-ci  fait  mouvoir  une  glissière  placée 
contre  le  sillet  et  qui  approche  un  étouffoir  empê- 
chant la  vibration  de  la  corde  dans  les  conditions 
ordinaires  et  apportant  par  conséquent  une  nouvelle 
modification  du  timbre;  ce  jeu  est  appelée  50f<rit;/e. 

Chacune  des  touches  du  clavier  inférieur,  sans 

I  Nous  les  comptons  de  droite  à  gauche. 

a  On  peut  ici  se  rendre  facilement  compte  de  Feffet  produit 
sur  le  timbre  d*une  corde  par  Tébranlement  de  ceUe-ci  sur 
deux  points  différents  de  sa  longueur. 


-  i65  - 

l'emploi  d'aucune  pédale,  fait  agir  deux  sautereaux; 
le  plus  éloigné,  tourné  vers  la  droite,  met  en  vibra- 
tion une  corde  accordée  à  Tunisson  du  jeu  ordinaire 
du  clavier  supérieur;  le  plus  rapproché,  tourné 
vers  la  gauche,  agit  sur  une  corde  à  Tociave  aiguë 
de  cette  dernière.  Désire-t-on  supprimer  l'action 
du  sautereau  agissant  sur  la  corde  aiguë,  on  abaisse 
la  6«  pédale;  veut-on  supprimer  le  son  grave,  on 
appuie  sur  la  5*  pédale.  Il  va  de  soi  qu'en  appuyant 
sur  les  5«  et  6«  pédales  ensemble,  on  annule  toute 
action  sur  les  cordes. 

L'accouplement  des  deux  claviers  s'opère  en 
abaissant  la  3"  pédale;  le  maximum  d'intensité 
sonore  s'obtient  sur  le  clavier  inférieur,  par  rabais- 
sement simultané  des  2*  et  3*  pédales. 

Il  est  à  remarquer  que  Ton  peut  encore  varier  les 
effets  par  différents  procédés.  Ainsi,  en  agissant 
progressivement  sur  la  5®  pédale,  la  6«  étant  abais- 
sée, on  diminue,  par  le  recul  du  sautereau  et  de  la 
plume  qui  y  est  attachée,  la  force  d'ébranlement  de 
la  corde,  ce  qui  produit  le  dimimtendo  de  l'unisson 
du  clavier  inférieur.  On  obtient  de  la  même  façon  le 
diminiiendo  de  l'octave  aiguë  en  agissant  progres- 
sivement sur  la  6'  pédale,  la  5*  étant  abaissée.  De 
même,  sur  le  clavier  supérieur,  pour  le  diminuendo 
du  jeu  ordinaire,  par  la  pression  progressive  sur  la 
première  pédale,  ou  du  jeu  de  luth,  par  l'abaissement 
graduel  de  la  2®  pédale. 

On  parvient  par  une  étude  assidue  à  acquérir  une 


—    i66    — 

extrême  délicatesse  de  toucher  du  pied  et  à  réaliser 
ainsi  une  série  d'effets  très  variés. 

Pays-Bas.  1599.  Clavecin  à  double  clavier^  de 
l'anc.  coll.  V.  et  J.  Mahillon.  La  table  d'harmonie 
est  ornée  de  peintures  représentant  des  oiseaux, 
des  fleurs  et  des  fruits.  Elle  porte  la  date  de  1762 
et  une  rosette,  dans  le  genre  de  celle  des  Rtickers, 
d'Anvers,  représentant  le  roi  David  jouant  de 
la  harpe,  avec  les  initiales  H.  V.  L.  Sur  une  plan- 
chette appliquée  au-dessus  du  clavier,  on  lit,  en  let- 
tres  d*or,  Tinscription  suivante  :  Landaie  Deum  in 
Cymbalis  et  Organo,  L'instrument  est  monté  sur 
toute  son  étendue  de  trois  cordes,  deux  à  l'unisson 
et  une  à  l'octave.  Quatre  registres,  placés  au  côté 
droit  de  la  caisse,  commandent  le  jeu  de  quatre 
rangs  de  sautereaux. 

Le  clavier  inférieur,  pour  produire  son  maximum 
d'intensité  sonore,  met  en  vibration  trois  cordes  : 
I*  une  à  gauche  (4*  registre *),  2»  une  autre  à  gau- 
che, donnant  l'octave  de  la  première  (3*  registre), 
3®  une  à  droite,  à  l'unisson  de  la  première  (2*  regis- 
tre); les  registres  peuvent  se  combiner  ou  s'em- 
ployer séparément. 

Le  clavier  supérieur  met  en  vibration  les  deux 
unissons,  i*  celui  de  gauche  par  le  fonctionnement 
du  i«'  registre,  2«  celui  de  droite  par  le  fonction- 

<  Nous  numérotons  les  registres  en  partant  du  clavier. 
Pour  fonctionner,  les  registres  1,3,4  doivent  être  poussés, 
le  registre  a  doit  être  tiré. 


—  167  — 

nement  du  2»  registre.  Ce  clavier  peut  produire 
trois  timbres  différents  :  celui  de  harpe^  par  la 
mise  en  vibration  de  Tunisson  de  gauche  sur  un  de 
ses  points  et  Tamortissement  produit  sur  un  autre 
point  par  rétouffoir  du  quatrième  rangde  sautereaux 
(4«registre);  celui  de  harpe  renforcé  par Tadjonction 
de  l'unisson  de  droite  (2*  registre),  et  enfin  un 
foric  produit  par  les  deux  unissons  après  écartement 
de  rétouffoir  qui  pèse  sur  Tunisson  dé  gauche.  — 
Long.  tôt.  2"25,  larg.  max.  o°*87. 

Italie.  1600.  Clavecin.  Attribué  à  Jeronimus 
de  Tenbe,  à  Rome  (vers  1656).  In  strument  de  petite 
dimension,  avec  deux  cordes  à  Tunisson  par  touche; 
il  est  enfermé  dans  une  caisse  sans  support  dont  le 
couvercle  est  orné  à  l'intérieur  d'une  peinture  sur 
toile  représentant  le  Triomphe  de  l'Amour,  — 
Cupidon  dans  un  char  traîné  par  quatre  chevaux  et 
précédé  de  cinq  musiciennes  jouant  du  tambour,  du 
triangle,  du  hautbois,  de  la  harpe  et  du  psaltérion; 
le  dieu  Pan,  jouant  de  la  syringe,  se  tient  sur  le 
passage  du  cortège.  La  table  d'harmonie  est  ornée 
d'une  rosette  en  parchemin  découpé.  L'étendue  est 
de  quatre  octaves,  la  première  étant  courte  : 
±i 


—  Long.  tôt.  i"85;  larg.  o™73. 

Pays-Bas.  160L  Clavecin,  de  l'anc.  coll.  V.  et  J. 
Mahillon.  La  planchette  au-dessus  du  clavier  porte 


—   i68  — 

rînscriptîon  :  Joannes  Petrus  Bull  me  fecit  Antwer' 
piae  anno  1776.  Clavecin  de  grand  format;  facture 
ordinaire.  La  table  d'harmonie  porte  une  rosette 
avec  les  initiales  entrelacées  du  facteur.  Étendue, 
cinq  octaves,  de /a  à/a.  Trois  rangs  de  sautereaux 
agissant  sur  deux  cordes  à  l'unisson  et  une  à  l'oc- 
tave. Trois  registres  permettent  de  combiner  ou  de 
supprimer  faction  de  chaque  rang  de  sautereaux: 
un  bouton  de  cuivre,  placé  à  la  droite  du  clavier, 
commande  le  premier  rang,  mettant  en  vibration 
la  corde  d*octave  ;  un  autre  bouton  de  cuivre,  placé 
à  la  gauche  du  clavier,  commande  la  première 
corde  unisson;  enfin  un  levier,  placé  à  gauche 
de  la  table  d'harmonie,  commande  les  saute- 
reaux du  second  unisson.  —  Long.  tôt.  2"39  ; 
larg.  max.  ©"95  ;  haut.  o™94. 

Italie.  1602.  Clavecin.  La  barre  au-dessus  du 
clavier  porte  l'inscription  manuscrite:  Nicolaus  de 
Quoco  fecit  anno  1694;  mais,  en  restaurant  l'instru- 
ment, nous  avons  trouvé  à  Tintérieur  une  autre 
inscription  :  Giuseppe  Solfanelli  fece  1730  Pisa^ 
indiquant  probablement  le  nom  du  facteur  qui  fut  le 
premier  réparateur  de  ce  clavecin.  C'est  une  pièce 
de  grand  format,  destinée  sans  doute  à  être  jouée 
debout.  Comme  la  plupart  des  instruments  à 
clavier  de  provenance  italienne,  il  est  enfermé 
dans  une  enveloppe  en  bois;  celle-ci  repose  sur  une 
table  sculptée  et  dorée.  L'enveloppe  est  ornée  exté- 
rieurement de  peintures.  Le  couvercle  intérieur  est 


—  169  — 

également  orné  d*une  peinture,  en  trois  panneaux, 
de  facture  grossière  et  qui  nous  paraît  récente  :  le 
panneau  de  droite  représente  un  paysage;  celui  de 
gauche^un  violon  et  une  mandoline;  celui  du  milieu, 
trois  musiciens  jouant  respectivement  du  luth,  de  la 
vielle  et  du  colachon.  L'étendue  est  de 

:t 


i 


t^ 


80  basso. 

Les  trois  premières  notes,  /a,  sol,  /a,  sont  en  suc- 
cession diatonique,  le  clavier  ne  devenant  chroma- 
tique qu'à  partir  du  sib.  —  Long.  lot.  2™6o;  larg. 
o"93;  haut,  sur  table  1^05;  haut,  du  clavier  o^Sô. 
Id.  1603.  Clavecin,  de  Tanc.  col!,  du  comte  Pie- 
tro  Correr,  de  Venise.  Pièce  très  intéressante, 
enfermée  dans  une  caisse  entièrement  décorée  de 
peintures  qui  ne  sont  pas  sans  mérite.  Sous  la  pre- 
mière touche  du  clavier,  on  lit  la  signature  du  fac- 
teur :  Gio  Baiiisici  Boni  Cortenesi  161 9*.  L'étendue 
est  de  quatre  octaves,  de  Vut  de  la  3*  octave  de 
l'échelle  des  sons,  à  Vut  de  la  7®  octave.  La  première 
octave  est  courte,  seulement  les  deux  premières 
touches  noires  sont  divisées  en  deux  parties,  de 
telle  sorte  que  les  deux  parties  antérieures  donnent 
les  sons  ré,  mi,  tandis  que  les  parties  postérieures 
mettent  en  vibration  des  cordes  accordées  respec- 

I  Corte  est  une  ville  de  la  Corse,  mais  il  y  a  en  Italie 
plusieurs  localités  du  même  nom. 


—   Ï70  — 

tivement  aux  /ajf,  sol^.  C'est  donc  à  partir  du 
premier /a  que  cet  instrument  devient  chromatique. 
Dans  les  autres  octaves,  les  touches  noires  ordinai- 
rement accordées  enharmoniquement  au  ri^  mi\> 
sont  divisées  en  deux  parties;  la  partie  antérieure 
est  accordée  au  ré^,  la  partie  postérieure  au  mib» 
Les  touches  noires  représentant  les  la\>  sont  égale- 
ment divisées  en  deux  parties,  la  partie  antérieure 
mettant  en  vibration  une  corde  accordée  au  solf^,  la 
partie  postérieure  une  autre  corde  accordée  au  lai> 
(Exception  est  faite  pour  la  dernière  octave  dont  la 
touche  la]}  n'est  pas  divisée).  Il  est  à  remarquer 
qu'il  n'y  a  qu'une  corde  par  touche,  —  ou,  s'il  y  a 
lieu,  par  partie  de  touche,  —  sur  toute  retendue  de 
cet  instrument,  alors  que  d'ordinaire  chaque  touche 
du  clavecin  correspond  au  moins  à  une  corde 
double.  —  Long.  tôt.  i^gsoj  larg.  max.  o"8i5. 

Dans  le  tome  I  de  la  Musique  aux  Pays-Bas  (p.  287;, 
Edm.  Vander  Straeten  donne  une  reproduction  photolitho- 
graphique  d*un  clavier  daté  de  1548.  L*octave  y  est  divisée 
de  la  façon  suivante  :  ut,  utf,  ré)^,  ré,  rcJH,  mi^^  mi,  mi^,fa^ 
fa%,  sol"^,  sol,  sol%,  la^,  la,  la%  si^,  si,  si%,  ut.  Ce  clavier, 
construit  sur  les  indications  deZarlino,  maître  de  chapelle  de 
Saint-Marc,  de  Venise,  avait  pour  but  de  «  réaliser  les  effets 
chromatiques  et  enharmoniques.  •  Dans  ce  but,  «  non-seule- 
ment les  demi-tons  majeurs  sont  divisés  en  deux  parties,  mats 
aussi  les  demi-tons  mineurs,  de  manière  que  chaque  ton  est 
déjà  divisé  en  quatre  parties  ».  Praetorius  parle  également 
d'instruments  à  cordes  et  à  clavier,  qu'il  aurait  connus,  dont 
les  intonations  étaient  divisées  de  cette  manière.  Il  cite  parti- 
culièrement un  clavecin  de  Cari  Luyton  à  Prague,  qu'il  avait 
vu  à  Vienne  vers  1588. 


—  171   — 

Cette  division  de  Toctave  est  celle  dite  des  physiciens  ou  des 
géomètres.  Elle  exige,  comme  on  le  voit,  le  demi-ton  diatoni- 
que plus  grand  que  le  demi-ton  chromatique.  ré\>,  par  exemple, 
plus  aigu  que  ut$.  C'est  pourquoi  le  constructeur  de  ce  clave- 
cin a  donné  une  corde  plus  courte  aux  mi]?la^,  qu'aux  réjj^,  sol$, 
La  gamme  de  Pythagore,dite  des  musiciens,  veut,  au  contraire, 
ut^,  réi.fa^j  50/ ^,  la%  respectivement  plus  aigus  que  ré^^  ffi ^b, 
soï^f  /ab,  j»b. 

De  nos  jours  l'accord  au  tempérament  égal,  le  seul  que  la 
pratique  puisse  admettre,  partage  Toctave  en  douze  demi-tons 
égaux;  le  demi-ton  chromatique  et  le  demi-ton  diatonique  se 
confondent  en  une  seule  intonation. 

Angleterre  1604.  Clavecin^  de  l'anc.  coll.  V.  et 
J.  Mahillon.  Marque  :  Burkat  Shtidi  et  Johannes 
Broadwoody  n»  691,  Londini  Jecenint  1773,  Patent. 
D'après  les  registres  de  la  maison  Broadwood  et 
les  renseignements  que  son  éminent  directeur 
M.  A.  J.  Hipkins  a  bien  voulu  nous  communiquer, 
cet  instrument  aurait  été  offert  par  Frédéric  le 
Grand  à  Timpératrice  Marie-Thérèse.  La  caisse 
est  en  bois  des  îles,  la  devanture  du  clavier  est 
ornée  d'un  trophée  d'instruments  de  musique  en 
fine  marqueterie.  Il  y  a  deux  claviers  superposés 
de  5  Va  octaves,  de  Vut  de  la  2^  octave  de  l'échelle 
des  sons,  au  fa  de  la  7*  octave. 

Le  clavier  inférieur  met  en  mouvement  trois 
rangs  de  sautereaux.  Le  i"  rang%  a,  agit  sur  des 
cordes  à  Toctave,  n*  i  ;  les  2^  et  3®  rangs,  b  et  c, 
sur  deux  cordes  à  l'unisson,  n°*  2  et  3. 

Le  clavier  supérieur  met   en  mouvement  deux 

*   Le  plus  éloigné  du  clavier. 


—    172   — 

rangs  de  sautereaux  :  un  4*  rang,  d,  qui  agit  sur  la 
même  corde  (n»  2)  que  le  rang  b  du  clavier  inférieur, 
mais  à  un  point  plus  rapproché  du  sillet,  produisant 
ainsi  \t  jeu  de  luth;  un  3®  rang,  c  (également  mis  en 
mouvement  par  le  clavier  inférieur),  agissant  sur 
la  corde  n"^  3.  En  résumé,  ce  clavier  a  quatre  rangs 
de  sautereaux,  a,  fr,  c,  d^  et  trois  cordes,  i,  2,  3. 

Il  y  a  deux  pédales.  En  appuyant  sur  celle  de 
gauche,  après  avoir  préalablement  accroché  le  méca- 
nisme par  un  bouton  ad  hoc  placé  au  côté  gauche 
du  clavier,  on  annule  par  le  recul  des  glissières 
Faction  des  rangs  de  sautereaux  a,  c,  du  clavier 
inférieur  sur  leurs  cordes  respectives,  et  il  ne  reste 
plus  que  les  sautereaux  du  rang  b  agissant  sur  la 
corde  n""  2.  Simultanément,  et  par  l'action  du  même 
coup  de  pédale,  le  rang  d^  du  clavier  supérieur, 
recule;  ce  double  mouvement  est  indispensable,  car 
si  ces  sautereaux  restaient  en  place,  la  vibration  de 
la  corde  par  le  rang  b  serait  empêchée  dans  une 
certaine  mesure  par  Tappui  de  TétouiFoir  du  rang  d. 

La  pédale  de  droite  fait  ouvrir,  par  une  combi- 
naison de  leviers,  une  série  de  planchettes,  dispo- 
sées comme  celles  d'une  jalousie,  formant  couvercle 
au-dessus  des  cordes  de  l'instrument  et  agissant 
comme  le  registre  de  Torgue  appelé  c  Echo  >, devenu 
par  la  suite  la  chambre  expressive.  Ce  système,  por- 
tant le  nom  de  Venitian  Swell,  fut  breveté  en  faveur 
de  Burkat  Shudi,  sans  doute  pour  son  application 
au  clavecin,  le  13  décembre  1769  (n^  947). 


—  173  — 

Outre  les  pédales,  ce  clavecin  possède  cinq  regis- 
tres :  les  trois  premiers  sont  placés  du  côté  gauche 
de  la  barre  d'adresse,  les  deux  autres  du  côté  droit; 

Le  premier  étant  poussé  vers  la  droite,  fait  reculer 
le  rang  de  sautereaux  d  du  clavier  supérieur  et  sup- 
prime leur  action  sur  la  corde  n«  2; 

Le  second  poussé  vers  la  gauche,  fait  reculer  le 
rang  a,  supprimant,  par  conséquent,  l'action  des 
sautereaux  sur  la  corde  octave  n""  i  ; 

Le  troisième  poussé  vers  la  gauche,  fait  appuyer 
contre  l'extrémité  de  la  corde  n*"  2  une  bande  de 
buffle,  pour  produire  l'effet  communément  appelé 
jeu  de  harpe; 

Le  quatrième  poussé  vers  la  gauche,  recule  le 
rang  c  et,  par  conséquent,  supprime  la  vibration  de 
la  corde  n*  3; 

Le  cinquième  poussé  vers  la  droite,  recule  le 
rang  6,  et,  par  suite,  supprime  le  jeu  de  la  corde  n*  2. 

Pour  donner  aux  registres  i,  2,  4  leur  faculté 
d'action,  il  est  nécessaire  de  décrocher  par  le  bouton 
le  mécanisme  que  commande  la  pédale  gauche. 

On  le  voit,  les  combinaisons  sonores  de  cet  ins* 
tniment  sont  nombreuses  et,  non  moins  que  les  sou- 
venirs historiques  qu'il  évoque,  méritent  de  fixer 
l'attention.  —  Long.  tot.2"70;  larg.  max.  i"*04; 
haut.  o"97. 

Pays-Bas.  1606.  Clavecin.  Sans  nom  d'auteur; 
mais  Tentrelacement  des  lettres  de  la  rosette,  sem- 
blables à  celles  du  n«  1608,  indique  qu*il  est  de  Jean 

13 


—   174  — 

Daniel  Dulcken,  d'Anvers.  C'est  un  clavecin  de 
grand  format,  à  deux  claviers  et  à  trois  cordes  : 
une  octave,  n»  i,  et  deux  unissons,  n«*  2  et  3. 
L'étendue  des  claviers  est  de  cinq  octaves,  du  fa  de 
la  2"  octave  de  Téchelle  des  sons,  au  fa  de  la  7* 
octave.  Comme  à  la  plupart  des  clavecins  flamands, 
la  table  est  décorée  de  peintures  représentant  des 
fleurs  et  des  fruits.  Le  couvercle  est  orné  d*un  beau 
paysage  signé  C.  BigU  F. 

Il  y  a  quatre  rangs  de  sautereaux  :  le  rang  a%  qui 
pince  la  corde  d'octave  n*  i,  et  les  rangs  i,  ^,  qui 
font  vibrer  les  deux  cordes  à  l'unisson,  n«*  2  et  3  ; 
le  4^  rang,  i,  met  en  vibration  la  corde  n«  2,  mais  à 
un  autre  point  d'attaque  plus  rapproché  du  sillet 
que  les  sautereaux  du  rang  b,  produisant  ainsi  le  jeu 
de  luth.  Le  clavier  inférieur  met  en  mouvement  les 
rangs  a,  6,  c;  le  clavier  supérieur  agit  sur  les 
rangs  c,  d. 

Antérieurement  au  XVIII*  siècle,  les  boutons  des 
registres  étaient  placés  aux  côtés  de  la  caisse, 
dans  la  direction  du  prolongement  des  guides  des 
sautereaux.  Dans  le  présent  instrument,  les  boutons 
agissant  sur  les  guides  pour  les  faire  reculer  se 
trouvent  sur  la  planchette  placée  verticalement 
au-dessus  du  clavier.  Ils  sont  ainsi  plus  à  portée  de 
la  main  de  l'exécutant.  Ces  registres  sont  au  nombre 
de  quatre.  En  commençant  par  la  gauche,  le  premier 

<  Le  plus  éloigné  du  clavier. 


-  175  - 
recule  la  glissière  des  sautereaux:  du  rang  c, 
le  second  celle  du  rang  b.  Le  troisième  registre 
commande  le  rang  a,  le  quatrième  le  rang  d.  Il  est 
nécessaire,  pour  que  ce  dernier  rang  agisse  sur  la 
corde  n«  2,  de  faire  reculer  les  sautereaux  du  rang  b 
dont  les  étoufFoirs,  reposant  sur  la  corde,  empêche- 
raient celle-ci  de  vibrer  convenablement.  —  Long, 
tôt.  2"59;  larg.  o»97;  haut.  o"965. 

Italib.  1606.  Clavecin.  Marque  :  Dominicus 
Pisauriensis.  Etendue  de  quatre  octaves  et  une 
quarte  à  partir  de  Vut  de  la  troisième  octave  de 
réchelle  des  sons.  La  première  octave  était  fort 
probablement  courte.  L'instrument  est  enfermé  dans 
une  caisse  dont  le  couvercle  a  l'intérieur  décoré  de 
peîntiires.  Sur  la  partie  antérieure,  on  voit  une 
femme  jouant  de  la  flûte  traversière;  sur  la  partie 
postérieure  figure  une  marine.  L'instrument  a  tous 
les  caractères  de  ceux  du  XVI^  siècle.  —  Long, 
tôt.  l'^gg,  larg.  max.  o>82. 

Id.  1007.  Clavecin,  La  planchette  au-dessus  du 
clavier  porte  l'inscription  suivante  : 

Inionuit  nunquam  melius  quod  Tartara  flexit 
Quoi  delphin  grato  pondère  vexit  opus^. 
Alexander  Trasoniini  opus  MDXXXVIII. 

'  L'instrument  qui  fléchit  les  puissances  du  Tartare  et  dont 
U  dauphin  porta  la  charge  gracieuse^  jamais  ne  sonna  mieux 
(ÂlloBioD  à  la  fable  antique  du  musicien  Ârion,  précipité 
dans  les  flots  par  ses  compagnons  et  qu'un  dauphin  sauva  du 
trépas). 


—  176  — 
Etendue  chromatique  de 


s^  pi«.  1»  ^ 


Les  cordes,  au  nombre  de  deux  pour  chaque  touche, 
sont  accordées  l'une  au  diapason,  Tautre  à  l'octave. 
L'instrument,  enfermé  dans  une  caisse  ornée  de 
peintures,  repose  sur  un  pied  sculpté  et  doré  qui 
a  bien  certainement  été  fait  après  coup.  —  Long, 
tôt.  2«22;  larg.  max.  o'^Si. 

Pays-Bas.  1608.  Clavecin.  Marque  :  loannes 
Daniel  Dulcken  me  fecit  Antwerpiae  1755.  Il  est 
semblable  quant  à  la  construction  au  n*  1605.  Les 
deux  rosettes  sont  pareilles.  La  table  d'harmonie 
seule  est  décorée  de  peintures.  ^  Long.  tôt.  2^59; 
larg.  o»99. 

Italie.  1609.  Clavecin.  Sans  nom  d'auteur. 
Etendue  de  quatre  octaves,  la  première,  partant  de 
Vui  de  8  pieds,  étant  courte.  L'instrument  est 
enfermé  dans  une  caisse  entièrement  décorée  de 
peintures  représentant  des  fleurs.  Cette  caisse  repose 
sur  deux  supports  à  colonnes  torses.  Chaque  tou- 
che du  clavier  met  en  vibration  deux  cordes  à  l'unis- 
son. —  Long.  tôt.  1*85;  larg.  max.  o'"8o. 

Irlande.  1610.  Clavecin.  Marque  :  Ferdinan^ 
dus(?)  Weber  fecit  Dublin  1751.  Le  prénom  est 
presque  illisible.  Etendue  de  5  octaves  à  partir  du /a 
de  la  2^  octave  de  l'échelle  des  sons,  avec  omission 


—  177  ~ 

da  premier /a  jf.  Deux  cordes  à  Tunisson  pour  cha- 
que touche  ;  chacun  des  rangs  de  sautereaux  peut 
être  reculé  par  l*action  d'un  registre  à  levier;  ces 
registres  sont  placés  respectivement  à  droite  et  à 
gauche  sur  la  planchette  au  dessus  du  clavier.  — 
Long.  tôt.  2»25;  larg.  max.  o"94. 

Italie.  1611.  Clavecin.  Sans  nom  d*auteur.  Pièce 
intéressante  du  XVIP  siècle.  Deux  rangs  de  saute- 
reaux. Belle  table  d'harmonie  avec  une  jolie  rosette 
en  bois  sculpté.  Etendue  de  quatre  octaves  et  une 
quarte,  la  première  octave  (courte)  commençant  à 
Vui  de  la  3*  octave  de  Téchelle  générale  des  sons. 
—  Long.  tôt.  i"9o;  larg.  max.  o"79. 

Prancb.  1612.  ClavûHarpe.  Don  de  M.  C.  Dietz, 
ingénieur  à  Bruxelles.  Comme  son  nom  Tindique, 
le  clavi-harpe  est  destiné  à  remplacer  le  jeu  ordi- 
naire de  la  harpe  par  un  mécanisme  à  clavier.  Il  a 
été  inventé  en  18x3  par  Johann  Christian  Dietz, 
grand-père  du  donateur,  et  breveté  à  Paris  le 
1 3  février  1814.  Les  clavi-harpes  de  cette  époque, 
ceux  fabriqués  à  Paris,  de  1819  à  1821,  par  le  fils 
de  l*inventeur'  et  enfin  ceux  construits  dans  ces  der- 
niers temps  par  le  donateur  lui-même,  reposent  tous 
sur  le  même  principe.  L'instrument  qui  fait  l^jbjet 
de  cette  notice  a  été  reconstitué  en  1872  par  J.  C. 
Dietz,  fils  de  Tinventeur,  d'après  les  modèles  et  les 

>  Musée  de  V Exposition  du  Louvre,  à  Paris  en  1819,  tome  IV, 
p.  1 59  —  Bulletin  de  la  Société  éT encouragement ^  n»  CXC  VI 1 1 ,  du 
^x  mat  i3^.  —  Hevu^  Musicale  dç  Fétîs  du  2j  mai  1833. 


—  178  — 

dessins  des  instruments  qu'il  avait  construits  lui- 
même  à  Paris  à  Tépoque  ci-dessus  indiquée. 

Le  son  du  clavi-harpe  est  produit  par  une  corde 
mise  en  vibration  par  le  pincement  à  Taide  d'un  cro- 
chet ou  plectre;  la  force  de  l'ébranlement  dépend, 
dans  une  certaine  mesure,  de  Ténergie  avec  laquelle 
la  touche  est  attaquée.  Nous  devons  à  l'obligeance 
de  M.  C.  Dietz,  le  généreux  donateur,  la  notice  sui- 
vante au  sujet  du  mécanisme  : 

€  Le  crochet  possède  deux  éléments  essentiels  : 
un  ressort  et  un  contrepoids  en  plomb.  Lorsqu'on 
appuie  doucement  sur  la  touche,  le  crochet,  dans 
son  mouvement  en  avant  et  par  Teffet  du  ressort, 
est  éloigné  de  la  corde  qu'il  ne  fait  qu'effleurer. 
Lorsque,  au  contraire,  on  attaque  la  touche  avec 
force,  le  contrepoids  en  plomb,  qui  agit  en  sens 
inverse  du  ressort,  oppose  par  son  inertie  une 
résistance  au  mouvement  en  avant  du  crochet  et 
force  le  ressort  à  se  plier.  Dans  cette  situation, 
au  lieu  d'effleurer  la  corde,  il  Tébranle  avec  une 
force  proportionnelle  à  celle  exercée  sur  la  touche. 
Il  s'établit  en  quelque  sorte  un  équilibre  mathé- 
matique entre  la  force  du  ressort  et  l'inertie  du 
contrepoids. 

€  Celui-ci  a  encore  un  autre  but.  Quand  le  crochet 
se  trouve  en  avant,  c'est-à-dire  quand  la  touche  est 
complètement  enfoncée,  le  crochet  ne  revient  en 
place  que  si  le  doigt  abandonne  la  touche.  A  ce 
moment,  le  contrepoids  prodqit  un  effet  contraire  à 


—   179  — 

celui  de  tout  à  Theure  :  par  la  résistance  due  à  son 
inertie,  il  force  le  crochet  à  s'appuyer  contre  le 
guide  placé  à  droite,  ce  qui  lui  permet  de  se  replacer 
derrière  la  corde  sans  la  toucher. 

c  Les  cordes  sont  munies  chacune  d'un  étouffoir; 
ceux-ci  sont  mis  en  mouvement  par  la  pédale  de 
droite,  ce  qui  permet  déjouer  sèchement  ou  de  lais- 
ser vibrer  les  cordes,  à  volonté. 

c  Une  seconde  pédale,  à  gauche,  actionne  une 
sorte  de  chevalet  garni  de  feutre  qui  frôle  les  cordes 
comprises  dans  l'étendue  de 


M. 


— m — 

8o  bMto. 


Le  point  d'effleurement  correspondant  à  la  moitié 
de  la  longueur  de  la  corde,  il  en  résulte  la  produc- 
tion du  premier  harmonique  ou  octave. 

t  Les  cordes  du  clavi-harpe  sont  en  métal  recou- 
vert de  soie.  Par  ce  fait,  l'instrument  tient  très  long- 
temps l'accord,  et  les  cordes  ne  se  cassent  que  fort 
rarement.  » 

Les  différences  qui  existent  entre  les  clavi-harpes 
construits  par  les  trois  générations  de  facteurs  con- 
sistent principalement  :  dans  la  longueur  et  la  gros- 
seur des  cordes  ;  la  forme  du  chevalet  et  celle  du 
sommier;  le  point  d'ébranlement  de  la  corde;  la 
longueur  et  l'importance  relatives  des  contre-poids 
çt  dçs  ressortq. 


—   i8o  — 

Le  clavi-harpe  a  une  étendue  de  six  octaves,  de 

80 


j- 


— *~  « 

80  basBO. 

Avant  le  clavi-harpe,  J.-C.  Dietz  avait  inventé  le  clavi-lyra^ 
instrument  de  6  octaves  monté  de  cordes  de  cuivre,  mises 
en  vibration   au   moyen  d'un  mécanisme  actionné  par  un 
clavier. 

Bblgiqub.  1613.  Barre  d'adresse  de  clavecin^ 
de  lanc.  coll.  V.  et  J.  Mahillon.  Elle  porte  les 
noms  de  Joannes  Franciscus  Maiheus^  toi  Aerschoi 
anno  1783. 

Sbction  c.  —  Cordes  pincées^  à  mouvemetU  automatique, 

.France  (?).  1614.  Epineite  à  cylindre.  Cette  très 
intéressante  pièce  de  mécanique  qui  date  sans  aucun 
doute  du  commencement  du  XVIIP  siècle,  est  com- 
posée :  I®  d'une  petite  épinette  montée  de  16  cordes 
d'acier  accordées  de  la  façon  suivante  : 


i 


rr  4-^  ' 

2*  d'un  cylindre  actionné  par  un  mécanisme  à 
ressort  dont  les  pointes  font  mouvoir  les  sautereaux 
de  l'épinette. 

Le  tout  est  enfermé  dans  une  boite  en  ébène  sur- 
montée d'un  pavillon  supporté  par  quatre  colonnet* 


—   i8i  — 

tes;  aa  centre  du  pavillon  se  trouvent  cinq  figurines 
représentant  Pierrot,  Pierrette,  Arlequin,  Colom- 
bine  et  Cassandre. 

Le  cylindre  fait  entendre  trois  airs  :  une  contre- 
danse, un  rigodon  et  un  passepied;  en  se  déroulant, 
il  fait  tourner  le  disque  portant  les  personnages  et 
communique  à  ceux-ci  un  mouvement  dansant 
assez  réussi.  Le  fond  de  la  caisse  porte  le  chiffre  : 
V  L  B.  La  table  d'harmonie  porte  la  signature  de 
M.  Le  Conte.  Sur  la  devanture  de  la  boîte  on  lit 
le  mot  BBBN,  imprimé  par  pression  dans  le  bois.  — 
Long,  de  la  boîte,  0^465;  profondeur  o'n26o;  haut, 
max.  o™57o. 


Branche  C.  —  Cordes  frappées. 

Sbction  a.  —  Cordes  frappées  par  des  maillets. 

Italie.  1616.  Tympanon^  de  lanc.  coll.  V.  et  J. 
Mahillon.  Construction  semblable  à  celle  du  n*  277, 
mais  dont  nous  avons  pu  compléter  les  détails  grâce 
aux  renseignements  obtenus  depuis  notre  première 
description.  L'instrument  porte  la  date  du  9  marzo 
1629*  Deux  rosettes  ornent  la  table  d'harmonie. 
Les  chevalets  reposent  sur  de  petites  figurines  en 
buis  très  délicatement  sculptées.  Il  est  monté  de 
21  rangs  de  quadruples  cordes  de  métal  dont  l'aç- 


—    l82    — 

cord  était  réglé  de  façon  à  former  une  suite  de 
3 1  sons  représentés  par  l'échelle  suivante  : 

1   2   s   4   s   s   7   •   9   10      11   13   13   U   IS   IS 
17  It   19  S9  11  21  »  24  2S  U     27  28  29  M  II 

Le  son  x  est  produit  par  des  cordes  de  laiton 
vibrant  sur  toute  la  longueur  de  la  table  d*Iiarmonie 
et  ne  reposant  sur  aucun  chevalet.  Les  sons  2,  3, 
4i  5»  6»  7»  ^9  9»  10,  12,  sont  également  produits  par 
des  cordes  de  laiton  mais  reposant  d'une  part,  sur 
Tarète  du  chevalet  de  droite  et,  passant  librement 
d'autre  part,  dans  les  ouvertures  qui  existent  entre 
les  supports  des  chevalets  de  gauche.  Les  sons  i  r, 
13,  14,  15,  16,  17,  ainsi  que  leurs  correspondants  à 
la  quinte  aiguë  supérieure,  18,  20,  21,  22,  23,  24, 
sont  produits  par  des  cordes  de  laiton  reposant  sur 
les  deux  premiers  chevalets  de  gauche,  l'un  de 
quatre  sons,  l'autre  de  deux.  Les  cordes  reposant 
sur  ces  chevalets  sont  divisées  dans  le  rapport  de 
2  :  3  c'est-à-dire  que,  du  côté  gauche  du  chevalet, 
la  corde  donne  un  son  à  la  quinte  aiguS  de  celui  que 
produit  la  portion  de  corde  de  droite,  celle-ci  passant 
librement  par  les  ouvertures  que  présentent  les  sup- 
ports du  chevalet  de  droite. 


-   i83  - 

Le  troisième  et  le  quatrième  chevalet  de  gauche» 
supportant  chacun  deux  rangs  de  quatre  cordes 
d'acier,  fournissent  les  huit  sons  qui  manquent 
encore  pour  compléter  notre  échelle.  Lra  première 
série  du  troisième  chevalet  fournit  à  droite  le 
son  19,  à  gauche  le  son  25,  le  point  d'appui  divi- 
sant la  corde  dans  le  rapport  de  quinte  mineure; 
c'est  ce  qui  explique  la  légère  inclinaison  de  ce 
chevalet  sur  la  ligne  oblique  formée  par  les  deux  che- 
valets précédents.  La  seconde  série  de  ce  même 
chevalet,  ainsi  que  les  deux  rangées  de  cordes  du 
quatrième,  produisent  respectivement,  à  gauche, 
les  sons  26,  28,  30,  à  droite,  les  sons  27,  29,  31, 
en  relation  d'un  demi-ton,  d'un  ton  et  d'un  ton  et 
demi,  la  portion  de  corde  de  droite  étant  raccourcie 
par  l'intermédiaire  d'un  chevalet  supplémentaire, 
qui  établit  le  rapport  de  longueur  nécessaire  à  la 
production  de  ces  intervalles. 

Pour  nous  résumer  et  nous  faire  mieux  compren- 
dre, voici  la  disposition  des  sons  et  des  cordes  qui 
les  produisent.  Il  y  a  lieu  de  noter  que  chaque  trait 
du  dessin  ci-dessous  correspond  à  un  groupe  de 
quatre  cordes  réglées  à  l'unisson;  les  chiffres  se 
rapportent  à  chacun  des  sons  dont  nous  avons  donné 
la  notation  musicale. 

Quelquefois,  les  sons  graves  ut^  mi\},  étaient  haus- 
sés d'un  demi-ton, 


—  184  — 


Le  tympanon  se  joue  en  frappant  les  cordes  à 
Taide  de  deux  martelets  de  bois  dont  la  surface  des- 
tinée à  toucher  les  cordes  est  d'un  côté,  garnie  de 
feutre»  tandis  que  de  l'autre  le  bois  reste  à  nu.  Cette 
différence  dans  la  percussion  produit  naturellement 
une  variété  dans  le  timbre,  due  aux  harmoniques 
différents  qui  accompagnent  le  son  fondamental.  — 
Long,  de  la  grande  base  du  trapèze,  o<"685;  de  la 
petite  base,  o^jSs;  haut.  o«26. 


C'est  cette  manière  de  frapper  les  cordes  et  la  forme  donnée 
à  l'instrument  qui  lui  a  fait  donner  le  nom  de  Hackhrei  en  alle- 
mand, ou  hakbord  en  néerlandais,  dont  la  traduction  française 
est  hachoir.  C'est  aussi  sa  similitude  de  forme  avec  cet  usten- 
sile des  cuisiniers  qui  lui  a  fait  donner  en  italien  le  nom 
é'istrumento  di  porco.  Bn  Italie,  on  l'appelle  encore  Salterio 
Udesco.povLT  le  distinguer  du  PsaUérium,  dont  les  cordes  étaient 
pincées,  tandis  qu'en  Allemagne  elles  étaient  frappées;  on  dit 
aussi  dolce  melo.  C'est  de  ce  dernier  mot  que  les  anglais  ont 
fait,  par  corruption,  Dulcimer^  terme  qui  désignait  chez  eux 
tous  les  instruments  de  la  m^me  catégorie. 


-  i85- 

France.  1818.  Tympanonj  de  Tanc.  coll.  V.  et  J. 
Mahillon.  La  construction  diffère  peu  de  celle  de 
rinstrument  précédent.  La  table  est  décorée  de  pein- 
ture représentant  des  fleurs,  des  feuillages  et  des 
oiseaux.  Deux  ouvertures  découpées  dans  la  table 
et  ornées  de  rosettes  servent  d'ouïes.  Ce  tympan  on 
n*est  monté  que  de  vingt  séries  de  cordes  à  Tunis- 
son,  dont  quelques-unes  sont  triples,  les  autres 

quadruples.  La  note  la  plus  grave,  ^^ 


est 


produite  par  ude  série  de  trois  cordes  à  Tunisson 
vibrant  sur  toute  la  longueur  de  l'instrument.  Voici 
Tordre  de  succession,  sur  la  table  d*harmonie,  des 
autres  intonations  : 

I*  sur  la  gauche  du  chevalet  de  droite  : 

&  fVf  r  f  )  ^^  r^^  ^^ 

I         23466789        iO 

2»  à  la  droite  et  à  la  gauche  du  chevalet  de  gau- 
che divisé  en  cinq  parties  :  la  première  supportant 
quatre  séries  de  cordes,  la  seconde  deux  séries,  la 
troisième,  la  quatrième  et  la  cinquième  chacune  une 
série  : 

1 


On  remarquera  que  la  troisième  partie  du  cheva-» 


—    i86  — 

let  destiné  à  supporter  une  seule  série  de  cordes  à 
Tunisson^est  disposée  de  façon  à  partager  les  cordes 
dans  le  rapport  vibratoire  de  quinte  mineure.  Les 
deux  autres  chevalets  divisent  chacune  les  deux 
séries  suivantes  dans  le  rapport  vibratoire  de  demi- 
ton,  ée  ton^  à  Taide  d'un  chevalet  supplémentaire 
placé,  comme  à  rfnstiument  précédent,  à  la  droite 
des  chevalets  principaux.  —  Idàng.  de  la  grande 
base  du  trapèze,  o">69;  de  la  petite  hwf,  n-'jjjj; 
haut.  o»3io. 

Sbction  b.  —  Cordes  frappées  à  clavier, 

Allbmaqnb.  1617.  Clavicordâ.  Sans  nom  d'au- 
teur. Etendue  chromatique  de 

7 

Deux  cordes  à  Tunisson  par  touche,  —  d*où  le  nom 
allemand  Bund/reies  Klavier  (voir  le  n' 634,  cat., 
a*  vol.).  —  Long.  tôt.  i™45,  larg.  o"48  haut,  sur 
table,  o"83. 

Pays-Bas.  1618.  Clavicorde.  Forme  oblongue. 
Caisse  de  facture  très  ordinaire,  avec  un  paysage 
insignifiant  sur  le  fond  du  couvercle.  Etendue  de 


avec  la  première  octave  courte.  Il  appartient  au 


—  i87  — 

genre  dit  Gebundenes  Klavier  (voir  la  note  du 
n»  634,  Cat,,  !•'  vol.)  et  ne  possède  en  consé- 
quence que  a6  cordes  doubles,  produisant  45  sons 
répartis  de  la  façon  suivante,  en  commençant  par 
le  grave  : 

I ut,  isol.  isi^, 

3   .  .  .  .     mû  13 la.  _  ^ut. 

4 /».  _             «*#b. 

5 sol 

la 

I». 


14. 


ittV 


6 I».  ,ut 


».             ^  ,  rS. 

ut.  '« Iwjf. 


lut$. 


1 


17.  ...  .    mt. 
fa. 

/»9- 


mi,  i  sol. 


19. 


II. 


i/aj.        ao /a. 


En  somme,  c'est  un  spécimen  intéressant  de 
la  facture  instrumentale  du  commencement  du 
XVIIP  siècle.  —  Long*  tôt.  i"o8;  larg,  o™35. 

Id.  1619.  Clavicorde^  de  Tanc.  coll.  V.et  J.  Mahil- 
Ion.  Auteur  inconnu,  mais  le  papier  imprimé  de  la 
caisse,  dont  le  dessin  est  presque  semblable  à  celui 
des  instruments  des  Ruckers,  décèle  à  toute  évi- 
dence une  origine  flamande.  Les  prolongements  des 
touches  du  clavier  sont,  dans  leur  courbure,  habile- 
ment découpés. 


—   i88  — 

L*étendue  est  de  quatre  octaves  et  une  quarte»  de 

8* 


P'^ 


Il  y  a  trente-huit  cordes  doubles  réglées  de  la  façon 
suivante  : 

I ut.  isol.  27 rê. 


2 utt.        ' 'w/jf.       ^g  ,r^Jf. 


3 rê.  17 la.  *m» 

18 


5 mi.  '^ is».  ^^ Ifat. 


6 fa.  iUi.  iSoL 

7 /««•        '^ '«'«•     .   ^"^ ^sol9 

lsoI.  20   ....    ré.  51 la. 


21 


\mi.  3a. 


9 la.  <  mî.  3 I  s#, 

II.  .      .  .    «.  '/«}.         34 «<}f- 

iUt.  .sol.  35 r^. 

'* lf#<Jt.  *3 Uolt.        36 r^fr 

13 ré.  24 to.  37 ifft. 

X4.....r'.*'  as !"!«•        3" -^^ 

»-^''-  26 r'- 


</««.     '«<«. 


—  Long.  tôt.  i»3o;  larg.  max.  o"37. 

Italie.  1620.  Clavicorde^  de  l'anc.  coll.  du  comte 
Pietro  Correr,  de  Venise.  L'instrument,  très  inté- 
ressant, date  du  XVII*  siècle;  il  a  la  forme  d^un 
trapèze,  avec  le  clavier  en  saillie  le  long  de  la 


—   iSg  — 

grande  base.  Les  cordes,  au  nombre  de  27  doubles, 
sont  réparties  de  la  façon  suivante  : 


1 

a 

3 

4 

5    .  .       . 
6.  .  .      . 

7 


8. 
9. 


lO. 


II. 


12. 


ré. 

mi, 
fa. 
sol. 
la. 

ré. 


13.  .  . 

14.  -  . 

15. . 
16.  .  . 

17.    .    . 

18.    .    .   , 

19.  .    . 

20.  .    . 

21.   .    .   . 

22.   .    • 

la. 

ré. 

itai)^. 
^  mi. 

iSOl. 

la. 


«3. 


«4- 


«5- 


26. 


27. 


L'étendue,  on  le  voit,  est  de  quatre  octaves  et  une 
quarte,  la  première  octave,  courte,  commençant  par 
le  3®  ut  de  réchelle  générale  des  sons.  Le  contour 
de  la  caisse  est  enjolivé  de  boutons  d'ivoire  fixés 
sur  des  pointes  de  fer,  lesquelles  servent  à  piquer 
les  boutons  dans  le  bois.  —  Long.  tôt.  i^^ô;  larg. 
max.  o'"39. 

Allbuaonb.  1621.  Clavieorde.  Don  de  M.  A. 
Massau  à  Verviers.  Instrument  de  forme  ordinaire 
avec  une  étendue  de  4  octaves  complètes  (le  premier 
fi^  manque),  à  partir  de  Vut  de  la  3*  octave  de 
réchelle  des  sons.  Cette  étendue,  comme  celle  de 


—  igo  — 

tous  les  «  Gebundenâs  Klavier  >,  est  répartie  sur  un 
nombre  restreint  de  cordes  ;  il  y  en  a  ici  23  doubles  : 

I ui,  1^^$'  l^^- 

2 rS,  14 \la.  20 l^^t- 


3 »'^tf-  l^Jf.                            fw». 

4 »»»•  'St.                                   (/«. 

5 /«•  15 Ut.  ai |/»lf- 

6 /««  (n/jf.                           Mo/. 

® *^'»-        16 r.'».  22 )^ 


(/-    23 rj; 


10 \''^         ,/..    ., 


y  Ut. 


17- 


" f«/jf.  '    "        f^^' 


50/ jf. 

la. 

mû  ^»- 

/a.  /  «. 


la    .  .  .  .  <r^Jf.         18 


13 {/«Jf-         '9 {«<• 

—  Long.  tôt.  i"ia;  larg.  max.  0*325. 

Pays-Bas.  1622.  Piano  carré.  Marque  :  Brmel  à 
Bruxelles^  Facteur  de  la  Cour  du  Prince  d^Orange 
n«683.  La  table  d'harmonie  porte  la  date  de  1818 
et  la  signature  de  J.  P.  J.  Brmel^  Etendue  de 
5  octaves  et  demie,  du  fa  de  la  deuxième  octave  à 
Vui  de  la  huitième.  Cet  instrument  n*avait  primi- 
tivement, comme  tous  les  pianos  de  cette  époque, 

s  Le  portrait  de  ce  facteur  figure  dans  les  collections  icono- 
graphiques du  Musée. 


—   191   — 

que  cinq  octaves;  la  demi-octave  supplémentaire 
y  a  été  ajoutée  après  coup.  La  mécanique  est  une 
modification  de  celle  connue  sous  le  nom  de  méca- 
nique anglaise^  dont  la  combinaison  est  due,  d*après 
M.  Hipkins,  à  Johannes  Zumpe»  facteur  anglais 
d'origine  allemande  (vers  1765). 

Elle  se  compose  de  la  touche  et  de  son  sautereau 
ou  pilote,  dit,  en  langage  d*atelier,  à  tête  de  vieillard 
(voir  n*  1647),  d'un  levier  intermédiaire  muni  d'un 
sautereau  de  même  forme  destiné  à  en  régulariser 
Taction^du  marteau  et  d'un  étouifoir.  Celui-ci,  placé 
verticalement  au-dessus  de  la  corde,  est  soulevé  par 
une  tige  métallique  surmontée  d'un  bouton  de 
feutre;  l'ensemble  ressemblait  assez  bien  à  un  balai; 
c'est  ce  qui  fit  donner  à  ce  système  le  nom  d'étouffoir 
en  manche  à  balai.  Toutes  les  cordes  sont  triples  ;  les 
basses,  jusque  et  y  compris  le  premier  ut^^  sont  en 
laiton  entouré  d'un  tour  de  fil  également  en  laiton. 

Quatre  pédales  : 

La  première'  fait  appuyer  le  tranchant  d'une  lan 
guette  de  bois  garnie  de  buffle  contre  toutes  les 
cordes,  à  proximité  du  sommier  d'attache.  En  raison 
de  l'effet  qu'elle  produit,  cette  pédale  se  nommait 
sourdine.  La  seconde  pédale,  soulevant  tous  les  étouf- 
foirs,  était,  comme  de  nos  jours,  désignée  sous  le 
nom  de  pédale  forié.  La  troisième  fait  glisser  une 
bande  de  buffle  entre  le  marteau  et  les  cordes, 
dont  elle  adoucit  le  son;  on  lui  donnait  le  nom  de 

<  En  commençant  par  la  gauche. 


—    19^  — 

registre  de  harpe;  plus  tard,  Adolphe  Adam  l'appela 
pédale  céleste.  Enfin,  la  quatrième  pédale,  mal- 
heureusement arrachée  de  notre  exemplaire,  faisait 
mouvoir,  comme  la  première,  une  réglette  de  bois 
dont  le  tranchant  était  garni  d'un  tube  de  papier. 
Ce  tube,  en  vibrant  contre  les  cordes,  leur  faisait 
produire  une  sonorité  grésillante*.  Cette  pédale 
portait  le  nom  de  pédale  de  basson. 

La  table  d'harmonie  est  rectangulaire  ;  elle  n'oc- 
cupe qu'un  tiers  environ  de  la  surface  du  cadre  dans 
lequel  elle  est  fixée,  du  côté  droit.  — Long,  i^ôy; 
larg.  o»67  ;  haut.  o"»830. 

Pour  compenser  l'exiguité  de  la  table  d*harmonie,  —  aurface 
vibrante  destinée,  on  le  sait,  à  renforcer  la  sonorité  des 
cordes*  —les  factears  de  cette  époque  avaient  coutume  d'appli- 
quer, au-dessus  des  cordes  et  du  cadre  dans  lequel  est  fixée  la 
table  d'harmonie,  une  légère  planchette  de  sapin.  Cette  plan- 
chette, à  laquelle  ils  donnaient  le  nom  défausse  table  d'harmo- 
nf«,  agissait  plutôt  en  réflecteur  qu'en  renforçateur  du  son  ;  elle 
produisait  en  efifet  une  résonance  désagréable  parcequ'elle  for- 
mait une  sorte*de  caisse  à  l'intérieur  de  laquelle  une  quantité 
d*air  déterminée  était  mise  en  vibration  par  les  cordes. 

On  trouve  quelquefois  aux  pianos  de  cette  époque  une 
5«  pédale  mettant  en  action  un  tambour  de  basque  et  des  clo- 
chettes; on  VappelBlt  pédale  de  musique  turque. 


>  Un  efifet  analogue  a  été  employé,  dans  les  dernières 
années,  par  dififérents  compositeurs,  notamment  par  iTavan 
dans  sa  Noce  arabe,  pour  imiter  le  bruit  des  tambourins.  On  le 
produit  en  intercalant,  entre  les  étoufifoirs  et  les  cordes,  et  sur 
une  partie  déterminée  de  l'étendue  de  l'instrument,  une  feuille 
de  papier  découpée  dans  les  dimensions  voulues.  Pour  pratiquer 
cette  opération,  il  suffit  d'écarter  un  instant  les  étoufifoirs  des 
cordes  en  appuyant  sur  la  pédale /ar<^,  que  l'on  lâche  ensuite. 


—   «93  — 

C'ettt  en  1791  que  Broadwood,  de  Londres,  porte  retendue 
du  piano  à  l'aigu  jusqu'à  Vut  de  la  huitième  octave,  et  ce  n'est 
qu'en  1794  que  le  même  facteur  recula  les  limites  au  grave  à 
1'»^  de  la  deuxième  octave. 

Le  piano  carré  dérive  à  toute  évidence  du  clavicorde,  dont 
il  a  l'apparence,  la  disposition  des  cordes  et  de  la  table  d'har- 
monie. L'idée  en  est  généralement  attribuée  à  Prederici,  de 
Géra  (voir  la  note  du  n»  279,  Cat.,  l'v  vol.);  mais  il  est  certain 
que  la  grande  vogue  de  cette  forme  du  piano  date  de  l'époque  à 
laquelle  Zumpe  l'introduisit  en  Angleterre,  vers  1765. 

Id.  1623.  Piano  carré,  de  l'anc.  coll.  V.  et  J. 
Mahillon.  Marque  :  Eugène  et  J.  PhilP'  Ermel  frères  & 
Comp'  à  Mons  1807.  Construction  semblable  à  celle 
du  précédent  instrument,  mais  chacun  des  marteaux 
n*ébranle  que  deux  cordes  à  Tunisson.  Etendue  de 
cinq  octaves,  de  fa  kfa.  Il  y  avait  trois  pédales  : 
harpe j  forte  et  céleste,  dont  le  mécanisme^  détaillé  au 
précédent  numéro,  est  en  partie  enlevé.  Cet  exem- 
plaire est  muni  de  sa  fausse  table  d'harmonie.  — 
Long.  i"57;  larg.  o"56;  haut.  o"77. 

Id.   1624.   Piano  carré,  de  fane.  coll.  V.  et  J. 

Mahillon.  Marque  :  Ludovicus  Fetis  fecit  Montibus 

anno    1797.    Instrument    semblable    au    n*    1622. 

Primitivement  construit  à  cinq  octaves,  de /a  à /a, 

agrandi  par  la  suite  jusqu'à   Vut  suivant.    Trois 

cordes  à  Tunisson  par  touche.  —  Long.  1^7 1  ;  larg. 

o"»69;  haut.  o"»8o, 

Louis  Pétis  était,  paraît-il,  le  frère  de  François  Fétis, 
l'illustre  historien  de  la  musique  et,  de  son  vivant.  Directeur 
du  Conservatoire  royal  de  musique  de  Bruxelles. 

Anglbtbrrb.  1626.  Piano  carré,  de  Tanc.  coll. 
V.   et   J.    Mahillon.   Marque  :  Johannes  Pohlman^ 


—  194  — 

Londini^  fecit  1774.  La  mécanique  est  un  des  plus 
anciens  spécimens  connus  de  celle  dite  mécanique 
anglaise.  Le  marteau  reçoit  directement  le  choc 
d'une  sorte  de  sautereau  attaché  à  la  touche  et 
formé  d*un  fil  métallique  terminé  par  un  bouton  de 
cuir  vulgairement  appelé  tiie  de  vieillard^  comme 
nous  l'avons  dit  au  n*  1622.  L'étouffbir  est  du  modèle 
dit  en  manche  à  balai(yo\v  le  même  n*).  L'instrument 
porte  les  traces  de  pédales,  mais  elles  ont  dû  être 
ajoutées  après  coup.  On  voit  encore  à  gauche  les 
traces  de  deux  registres  à  levier  dont  lun  faisait 
manœuvrer  la  sourdine,  tt  dont  Tautre, —  le  registre 
forié^  —  soulevait  les  étouffoirs.  Les  étouffoirs  et  le 
cadre  auquel  ils  étaient  adaptés  ont  malheureuse- 
ment été  arrachés.  Les  pieds  qui  supportent  cet 
instrument  sont  très  peu  élevés;  on  ne  peut  s'expli- 
quer cette  disposition  exceptionnelle  que  par  ce  fait 
qu'il  aurait  été  construit  pour  un  pays  de  l'Orient, 
où  l'instrumentiste  s'asseyait  sur  un  coussin  au  lieu 
d'employer  une  chaise  ou  un  tabouret.  Etendue  de 


^ 


8»! 

avec  deux  cordes  à  l'unisson  pour  chacune  des 
touches  du  clavier.  L'instrument  est  muni  de  sa 
fausse  table  d'harmonie,  qui  recouvre  presque 
entièrement  le  mécanisme  et  les  cordes.  —  Long, 
tôt.  i*"44;  larg.  o"48;  haut.  o°59. 

Pays-Bas.  1629.  Piano  carré.  Don  de  M.  Antoinç 


—  195  — 

Nfes  à  Mîddelbourg.  Marque  :  Meincke  Meyer  et 
Pieter  Meyer  fec'  A"*  1782.  Une  seconde  ligne  com- 
plète cette  inscription  y  mais  elle  est  malheureuse- 
ment presque  illisible;  c'est  avec  peine  que  Ton  peut 
encore  en  déchiffrer  les  derniers  mots  :  ,  ..  op  de 
nieuwen  Dyk  by  den  Dam  (Amsterdam).  L'instrument 
est  dans  un  bon  état  de  conservation;  son  méca- 
nisme est  semblable  à  celui  du  numéro  précé- 
dent. Etendue  de  cinq  octaves,  de  fa  kfa.  Trois 
registres  à  levier  étaient  placés  du  côté  gauche  du 
clavier  ;  le  mécanisme  du  registre  sourdine  a  été 
enlevé.  Les  deux  autres  registres  agissent  sur  les 
étouffoirs,  le  premier,  à  droite,  en  les  soulevant  du 


8«  basta 

le  second,  en  les  soulevant  sur  tout  le  restant  du 
clavier.  Le  mécanisme  commandant  cette  action 
partielle  sur  les  étouffoirs  nous  paraît  avoir  été 
ajouté  après  coup,  et  fort  probablement  en  même 
temps  que  Ton  a  supprimé  la  sourdine.  —  Long, 
tôt.  i"48;  larg.  o"5a;  haut.  o"83. 

Autriche.  1627.  Pianino  carré.  Il  date  du  com- 
mencement de  ce  siècle  et  ne  porte  pas  de  nom 
d'auteur,  mais  sa  mécanique,  presque  semblable  à 
celle  de  Stein  (voir  le  n*  1634),  ^în^i  que  la  fabri- 
cation du  meuble,  permettent  de  lui  supposer  une 
origine  autrichienne.  Fermé,  instrument  affecte  la 
forme  d'une  petite  table  à  ouvrage.  Le  clavier  se 


—    igô  — 

retire  comme  un  tiroir.  Sous  celui-ci  se  trouvent 
trois  autres  petits  tiroirs  destinés  à  recevoir  de 
menus  objets  de  travail.  Une  seule  pédale,  le  farté. 
Etendue  apparente  de 


a^  octave 


avec  l'effet  réel  à  la  quinte  supérieure.  —  Long, 
tôt.  o™8a;  larg.  max.  o^^ô;  haut.  tôt.  o"*74. 

Saxb.  —  1628.  Piano  carré.  Il  porte  {^inscription 
manuscrite  suivante  :  Johann  Gottlob  Wagner^  Or  gel 
und  InstrumenUn  Mâcher,  Dresden^  24  Decbr.  1783. 
Le  clavier  a  une  étendue  de  quatre  octaves  et  demie, 
en  apparence  de  ut  à  sol;  mais  leffet  réel  étant 
à  la  quinte   supérieure,    il   est  réglé  du  sol  de  la 

^=j=  au  ri  de  la  7»  ;  |  t^:"EE  -  La 

8*  basM.  Tj 

mécanique  se  compose  d*une  simple  languette 
mobile  soulevée  par  la  touche  et  qui  échappe  contre 
Tangled^un  cran  découpé  dans  la  noix  du  marteau, 
celui-ci  reposant  horizontalement  sur  la  barre  de 
repos.  Lorsque  la  touche,  abandonnée  par  le  doigt, 
retourne  à  sa  position  première,  la  languette  repasse 
sous  la  noix  du  marteau  et  reprend  la  position  ver- 
ticale par  Taction  d^un  ressort  en  soie  de  porc. 
L'étouffoir  est  placé  en -dessous  des  cordes,  sur  le 
prolongement  postérieur  d*un  second  levier;  le  bras 
antérieur  de  ce  levier  étant  soulevé  par  un  pilote  de 


—  197  — 
métal  attaché  aa  prolongement  de  la  touche,  le  levier 
bascule  par  le  mouvement  de  la  touche  et  éloigne 
rétouffbir  de  la  corde.  L'instrument  possède  trois 
genouillières  :  la  première,  à  gauche,  la  sourdine, 
fait  appuyer  une  languette  de  bois  garnie  d*étoffe 
sur  Textrémité  de  toutes  les  cordes  dans  le  voisi- 
nage de  leur  point  d*attache.  La  seconde,  le  fortéy 
soulève  tous  les  étouffoirs  en  relevant  à  la  fois  par 
rintermédiaire  d'une  barre  de  bois,  tous  les  bras 
antérieurs  des  leviers  qui  commandent  l'étouffoir; 
la  troisième,  grand  farté,  soulève  un  cadre  garni 
d*étoffe  recouvrant  la  table  d'harmonie,  laquelle 
occupe  le  côté  droit  du  piano.  L'instrument,  de 
belle  facture^  est  enfermé  dans  une  jolie  caisse 
ornée  de  marqueteries  en  bois  de  couleurs  diffé- 
rentes. —  Long.  tôt.  i"!  i;  larg.o"*44  ;  haut.  o"*79. 

Angleterre.  1629.  Piano  carré.  Marque  :  John 
Broadwood  &  sons,  Makers  io  his  Majesiy  and  ihe 
Princesses,  Great  Pulteney  Street,  Goldon  Square 
London.  L'instrument  a  actuellement  six  octaves,  à 
partir  au  fa  de  la  deuxième  octave;  la  sixième  octave 
à  l'aigu  a  dû  être  ajoutée  par  la  suite.  La  mécanique 
est  celle  cataloguée  plus  loin  sous  le  n*  1647- 
L'instrument  porte  les  restes  de  trois  pédales,  mais 
une  seule,  la  pédale  forté^  fonctionne  encore 
actuellement.  Les  deux  autres  ont  probablement 
perdu  leurs  organes  lors  de  la  transformation  de 
l'instrument.    —  Long.    tôt.    1*58;    larg.    o"57. 

Allemagne.  1630.  Piano  triangulaire  en  forme 


—   19*  — 

d'ipinette,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Mahîllon.  Sans  nom 
d'auteur, mais  la  mécanique  ayant  une  grande  analo- 
gie avec  celle  de  Frederici,  Tinstrument  peut  être 
attribué  à  ce  dernier  facteur  ou  à  son  maître  Gott- 
fried  Silbermann  (Les  présomptions  sont  cependant 
en  faveur  de  Frederici  car  nous  savons,  par  les 
pianos  de  Silbermann  conservés  au  château  de  Sans- 
Souci  à  Potsdam,que  ce  dernier  avait  adopté,  sauf  de 
légères  modifications,  la  mécanique  de  Christofori). 
Les  marteaux  sont  disposés  la  tète  en  avant,  comme 
dans  la  mécanique  de  Stein  (voir  n*  1634).  Ils  sont 
tous  enfilés  sur  une  corde,  tendue  par  une  cheville, 
et  qui  sert  d'axe  à  leur  mouvement.  Il  n*y  a  pas  de 
languette  d'échappement,  le  marteau  est  simple- 
ment soulevé  en  avant  de  son  axe  par  un  pilote  qui 
repose  sur  le  prolongement  de  la  touche.  L'étouffoir 
se  compose  d'un  levier  dont  le  bras  postérieur  est 
soulevé  par  le  mouvement  de  la  touche  du  clavier; 
le  bras  antérieur,  descendant  par  le  même  mouve- 
ment, permet  aux  étouifoirs  de  retomber  par  leur 
propre  poids  et  de  s'écarter  ainsi  de  la  corde.  Il  n'y 
a  qu'une  seule  corde  pour  chaque  son  sur  toute 
rétendue  du  clavier,  mais  Tinstrument  possède  cinq 
registres,  à  savoir  : 

1*  une  sourdine  produite  par  i'intercalation  d'un 
ruban  de  soie  entre  le  marteau  et  les  cordes;  a*  une 
autre  sourdine^  d'un  effet  plus  accentué,  où  la  soie 
est  remplacée  par  une  bande  de  feutre  (les  deux 
sourdines    peuvent    être    employées    à    la    fois); 


—   199  — 

3^  un  luth  produit  par  l'appui  d*une  sorte  de 
bourre  de  soie  sur  la  corde,  dans  le  voisinage 
immédiat  du  sillet;  4^*  un  forte  éloignant  de  la 
corde  les  étouffbirs  et  mettant  le  levier  qui  les 
commande  hors  d'atteinte  de  Taction  des  touches 
du  clavier;  5*  un  transpositeur  permettant  de  haus- 
ser d'un  demi-ton  tous  les  degrés  de  Téchelle.  Les 
cordes  étant  disposées  parallèlement  au  clavier, 
la  transposition  s'opère,  en  enfonçant  simplement 
celui-ci  de  l'espace  qui  sépare  une  corde  de  Tautre. 
Ce  petit  piano,  dont  la  mécanique  peut  être  consi- 
dérée comme  l'embryon  de  la  mécanique  allemande, 
est  certainement  l'un  des  spécimens  les  plus  curieux 
de  la  facture  instrumentale  du  commencement  du 
XVIII'  siècle.  —  Long.  tôt.  i«>i8;  larg.  max.  on»50. 
Id.  1631.  Piano  pyramidal.  Â  l'intérieur,  on  lit 
rinscription  suivante  :  dieze  Pyramyte  hat  geferiiget 
ùnd  erfùnden  Christian  Ernst  Friderici  Orgelbauer  in 
Géra  in  Monats  7*'  An^  1745-  5.  D.  G.  L'instrument, 
en  forme  de  pyramide,  est  orné  de  panneaux  de 
marqueterie,  d'un  travail  assez  soigné,  représentant 
des  personnages  dansant  au  son  des  instruments. 
La  table  d'harmonie  est  percée  d'une  ouïe  ornée 
d'une  rosette.  Cette  table  repose  sur  les  bords  d'une 
caisse  de  résonance  rappelant  la  construction  du 
clavecin.  Etendue  de 


—    300    — 


La  mécanique  est  un  simple  levier  coudé  à  an^le 
droit,  dont  le  bras  vertical  est  terminé  par  un  fil  de 


Piano  pyramidal  (oo  1631). 

cuivre  qui  porte  le  marteau  à  son  extrémité.  Lorsque 


—    20I     — 

le  bras  horizontal  reçoit  une  poussée  par  Tintermé- 
diaire  du  pilote  attaché  à  la  touche,  le  marteau 
frappe  la  corde;  au  moment  où  Ton  abandonne  la 
touche,  le  marteau  revient  à  sa  position  première  à 
Taide  d'un  ressort  appuyant  sur  Textrémité  du  bras 
horizontal  du  levier  coudé.  Au-delà  du  pilote  faisant 
mouvoir  le  marteau,  se  trouve  un  autre  pilote  qui 
soulève  un  second  levier  coudé  combiné  de  façon  à 
faire  mouvoir  horizontalement  la  tige  qui  porte  la 
tète  de  Tétouffoir.  Du  mouvement  des  deux  pilotes 
soulevés  par  la  touche,  résulte  donc  l'ébranlement 
de  la  corde  par  le  choc  du  marteau,  et  le  recul  de 
rétouffoir.  Ce  piano  est  muni  de  deux  registres  : 
une  sourdine  introduisant  une  bandelette  de  buffle 
entre  le  marteau  et  la  corde,  et  un  forte.  L'instru- 
ment repose  sur  une  table  d'une  haut,  de  o«65  ;  il 
mesure  en  haut.,  table  comprise,  2"*2i  et  en  larg. 
max.  o^gs- 

Le  mécanisme  du  piano  pyramidal  ne  permettait  aucune 
nuance;  il  exigeait  continuellement  un  jeu  fort,  ce  qui  explique 
probablement  le  nom  de  Bienfort  donné  à  cet  instrument  par 
son  inventeur. 

Cest  au  même  Frederici  qu'est  attribuée  généralement 
rinvention  du  piano  carré,  dont  la  mécanique  n'est  en  somme 
que  la  transformation  de  celle  du  clavicorde  f  Voir  le  no  279, 
Cat.,i«vol.). 

Frederici  avait  donné  au  piano  carré  le  nom  de  Fortbûn,  Il 
y  a  un  curieux  rapprochement  entre  ces  deux  noms  :  Fortbien 
et  Bienfort! 

Anqlbtbrrb.  1632.  Piano  forte.  Il  porte  la 
marque   suivante  :    Josephus  Merlin  Londini  fecit. 


—  ao2  — 

La  date  est  malheureusement  effacée,  mais  on  peut 
approximativement  la  fixer  aux  dernières  années  du 
XVIIP  siècle,  attendu  que  ce  même  facteur  obtint 
en  1774  un  brevet  pour  un  instrument  à  clavier  que 
Ton  pouvait  à  volonté  jouer  en  clavecin  ou  en  piano. 
Lés  cordes  sont  disposées  comme  celles  de  tous  les 
pianos  carrés  de  cette  époque,  mais  au  lieu  d'être 
couchées  sur  un  plan  horizontal,  elles  le  sont  sur 
un  plan  oblique^  presque  vertical.  Il  en  résulte  que 
l'action  du  mécanisme,  —  modification  de  là  méca** 
nique  anglaise  de  Zumpe  de  1766,  —  est  verticale. 
Pour  arriver  à  produire  le  mouvement  nécessaire, 
Merlin  a  fixé  à  l'extrémité  de  la  touche  un  pilote  de 
bois  vertical  de  30  centimètres  environ, —  à  l'extré- 
mité duquel  est  fixé  horizontalement  le  sautereau  ou 
pilote  en  fil  métallique  terminé  par  le  bouton  de  cuir 
dont  nous  avons  parlé  aux  n*'  1622  et  1625  ;  ce  der- 
nier frappe  la  queue  du  marteau  qui  est  ainsi  lancé 
contre  la  corde.  L*étouffoir  est  à  bascule;  Tun  de  ses 
bouts  appuie  sur  la  corde  en  repos,  l'autre,  par 
l'appui  du  doigt  sur  la  touche,  reçoit  la  pression 
d'une  languette  de  bois  placée  parallèlement  au 
sautereau  et  un  peu  au-dessous  de  celui-ci  sur  le 
pilote  ;  il  en  résulte  qu'à  l'instant  même  où  la  corde 
reçoit  le  choc  du  marteau,  Tétouffoir  s'en  éloigne 
pour  la  laisser  vibrer  en  liberté  et  ne  reprend  sa 
position  contre  la  corde  qu  au  moment  de  l'aban- 
don de  la  touche  par  le  doigt.  Btouffoir  et  marteau 
sont  guidés  dans  leur  mouvement  par  des  fils  de 


—  ao3  — 

cuivre  plies  en  arc  de  cercle  et  qui  traversent  leurs 
tiges.  Bn  somme,  c'est  la  mécanique  décrite  au 
n*  1645,  mais  agissant  verticalement. 

La  table  d'harmonie  occupe  toute  la  largeur  de 
riostrument.  Il  reste  la  trace  d'une  genouillière  ou 
d'une  pédale  qui  permettait  d'ouvrir  progressive- 
ment l'un  des  volets  de  la  fermeture  antérieure  pour 
augmenter  la  sonorité.  C'est  fort  probablement  déjà 
une  modification  de  la  Venelian  Swell  brevetée  en 
1769  par  Burkat  Shudi  (voir  le  n®  1604).  —  Long, 
tôt.  1*365;  haut,  avec  la  table  1*09;  larg.  o»35. 

Id.  1683.  Piano  droit.  Don  de  M.  F.  de  Vestibule. 
Marque  :  Thomas  Tomkinson^  London,  N^  235.  Cette 
forme  verticale  donnée  au  piano  parait  pouvoir  être 
attribuée  à  John  Isaac  Hawkins.  On  avait  déjà  fait 
avant  lui  des  pianos  dont  la  «  queue  »  était  placée 
verticalement  (voir  le  n*>  163 1  ),  mais  la  forme  de  buf- 
fet, avec  la  partie  inférieure  en  contrebas  du  clavier 
et  descendant  presque  jusqu'au  sol,  était  nouvelle. 
Ce  genre  de  piano  prit  généralement  le  nom  de 
piano  buffet.  L'étendue  de  celui-ci  est  de  cinq  octa- 
ves et  demie,  du  fa  de  la  2«  octave  à  Vut  de  la  8«. 
Les  cordes  sont  doubles  sur  toute  l'étendue  du 
clavier.  Les  étouffoirs  sont  supprimés  à  partir 
de  Vut  de  la  7"  octave.  Les  cordes  basses  sont  en 
acier,  comme  les  dessus,  ce  qui  est  permis  ici  à 
cause  de  la  grande  longueur  des  cordes.  La  mécani- 
que se  compose  de  la  touche,  de  la  languette 
d'échappement  fixée  à  son  extrémité  et  communi- 


—  ao4  — 

quant  le  mouvement  au  marteau  par  l'intermédiaire 
d'un  long  pilote.  L*étoufiFoir  est  coudé  en  Z-  Uni^fil 
de  fer  attaché  à  l'extrémité  du  pilote  soulève  la 
branche  supérieure  de  Tétouffoir  et  celle-ci,  par  le 
mouvement  de  bascule  qu'elle  reçoit,  écarte  de  la 
corde  la  branche  inférieure. 

L'instrument  est  muni  de  deux  pédales  :  \^  forte 
qui  soulève  les  étouffoirs,  la  douce  qui  fait  reculer 
tout  le  mécanisme  de  telle  façon  que  le  marteau 
n'ébranle  plus  qu*une  corde.  Les  étoufiFoirs  ont  été 
supprimés  à  la  dernière  octave.  La  partie  antérieure 
du  buffet  est  tendue  d'une  pièce  d*étoffe  tendue 
dans  un  cadre  doré,  et  dissimulant  le  mécanisme. 
—  Long.,  i"o8;  haut.,  i"78;  larg.  totale  avec  le 
clavier,  o">58. 

Au  moment  où  il  inventa  le  piano  bufifet,  Hawkîns  habitait 
Border-Town  (Etats-Unis  d'Amérique).  Il  appelait  son  instru- 
ment ^a»J/>fafio^orto<t/.  Il  communiqua  son  invention  à  son 
frère,  Isaac  Hawkîns,  qui  prit  un  brevet  anglais;  ce  brevet, 
daté  du  13  novembre  1800,  porte  le  no  2446. 

L'idée  d'adoucir  le  son  par  le  recul  du  mécanisme,  de  façon 
que  le  marteau  n'ébranle  plus  qu'une  corde  (d'où  l'expression 
c  una  corda  »)  est  généralement  attribuée  à  J.  A.  Stein. 

On  ignore  à  quel  facteur  est  due  l'idée  de  la  suppression  des 
étouffoirsde  la  dernière  octave,  suppression  qui  a  permis  d'en- 
richir le  timbre  de  l'instrument  de  plusieurs  cordes  sympathi- 
ques vibrant  sous  l'influence  des  cordes  basses.  Cette  idée 
ne  remonte  cependant  pas  au-delà  du  commencement  de  ce 
siècle. 

Allemagne.  1684.  Piano  à  queue,  de  Tanc.  coll. 
V.  et  J.  Mahillon.  On  lit  sur  une  étiquette  de  papier 
collée  au  côté  gauche  de  la  table  d^harmonie  :  Jean 


—   205   — 

André  Siein^  faiseur  d* orgues,  des  clavecins  et  orga^ 
nisie  à  VBglise  des  Minorisies  à  Augsbourg^  1786.  Cet 
instrument  est,  à  notre  connaissance,  leseul  spécimen 
parvenu  jusqu'à  nous  des  pianos  dont  Mozart  parle 
si  fréquemment  et  si  élogieusement  dans  ses  lettres. 
Stein  est  l'inventeur  de  la  mécanique  allemande 
appelée  aussi  type  viennois.  Au  prolongement  de  la 
touche  est  fixée  une  fourche  de  bois  dans  laquelle 
bascule,  par  son  bout  postérieur,  le  manche  du  mar- 
teau.  L^échappement  est  placé  tout  contre  Text ré- 
mité  de  la  touche.  Lorsqu'on  appuie  le  doigt  sur 
celle-ci,  le  bout  du  manche,  qui  dépasse  la  fourche 
dans  laquelle  le  marteau  bascule,  rencontre  un 
cran  découpé  dans  l'échappement;  par  suite, le  mar- 
teau se  soulève,  frappe  la  corde  et  retombe,  le  bout 
du  manche  restant  appuyé  contre  l'échappement 
au-dessus  du  cran.  Lorsque  le  doigt  abandonne 
la  touche,  Téchappement  recule  pour  permettre  à  la 
queue  du  manche  du  marteau  de  reprendre  sa  place 
dans  le  cran  de  l'échappement  et  celui-ci  revient  à 
sa  position  première  à  l'aide  d'un  ressort.  Il  est  à 
remarquer  que  dans  cette  combinaison  de  méca- 
nisme, la  position  du  marteau  est  renversée,  c'est- 
à-dire  que,  contrairement  à  toutes  les  autres 
mécaniques,  le  pivot  du  marteau  se  trouve  placé 
au  point  le  plus  éloigné  de  la  touche;  de  plus,  la 
fourche  dans  laquelle  bascule  le  manche  du  mar- 
teau s'élevant  avec  le  prolongement  de  la  touche, 
il  résulte  de  cet  ensetnble  une  légèreté  de  jeu  qui 

»5 


—    206    

n'est  dépassée  que  par  la  mécanique  à  double  échap- 
pement d'Brard. 

L^étouffoir  est  un  simple  pilote  ou  sautereau 
auquel  on  a  taillé  un  coin  triangulaire,  garni  de 
feutre  qui  appuie,  par  son  poids^  sur  les  deux  cordes 
de  chacun  des  degrés  du  clavier.  Ce  pilote  repose 
sur  le  prolongement  de  la  touche  en  deçà  de  la 
fourche  du  marteau.  Lorsqu'on  appuie  sur  la 
touche,  rétouffbir  se  soulève,  le  coin  s'écarte  des 
cordes  et  celles-ci  vibrent  en  liberté;  lorsqu*on  aban- 
donne la  touche,  le  pilote  retombe  et  le  coin  reprend 
sa  place  entre  les  deux  cordes. 

C*est  cette  mécanique,  perfectionnée  par  Andréas 
Streicher,  le  gendre  de  Stein,  qui  établit  le  grand 
renom  des  pianos  viennois. 

L'instrument  est  muni  de  genouillières;  ce  sont 
des  leviers  sur  lesquels  on  agit  par  les  genoux  et 
qui  soulèvent  tous  les  étouffoirs  à  la  fois  pour  laisser 
aux  cordes  la  continuité  de  vibration. 

La  construction  de  ce  piano,  spécialement  en  ce 
qui  concerne  la  table  d'harmonie  et  la  caisse  sonore, 
rappelle  en  grande  partie  celle  du  clavecin.  *  Long. 
2"i5;  larg.  o"97. 

Jean-André  Stein  est  né  à  Heidelstein  en  1728:  il  fat  l'élève 
de  Silbermann,  qui  le  premier  fabriqua  régulièrement  des 
pianos  en  Allemagne.  Stein  mourut  à  Augsbourg  le  2a  février 
179a. 

Francb.  1686.  Piano  à  queue.  Don  de  la  maison 
Pleyel-Wolflfet  Co.,  à  Paris.  Cet  instrument,  d'une 


—  ao7  — 

étendue  de  sept  octaves  complètes  à  partir  du  la  de 
la  première  octave  de  Téchelle  des  sons,  est  muni  de 
la  pédale  tonale  ou  harmonique  brevetée  en  faveur 
de  Aug.  Wolflf  le  9  avril  1875.  Cette  pédale  a 
pour  but  de  c  détailler  les  vibrations  prolongées  des 
notes  d'après  leur  valeur  harmonique, et  d'éviter  par 
là  la  dissonance  que  produit  inévitablement  Tusage 
de  la  pédale  ordinaire  >. Elle  se  place  entre  la  grande 
pédale  qui  soulève  tous  les  étouffoirs  et  la  petite 
pédale  qui  diminue  l'intensité  des  sons  en  déplaçant 
les  marteaux  sur  les  cordes.  Elle  est  en  communi- 
cation avec  un  petit  clavier  de  treize  notes  placé 
au-dessus  et  à  gauche  du  clavier  ordinaire.  En 
enfonçant  une  ou  plusieurs  notes  de  ce  petit  clavier, 
on  accroche  un  mécanisme  qui  fait  que  la  pédale 
tonale  soulève,  non  tous  les  étouffoirs,  mais  ceux-là 
seulement  qui  se  rapportent  à  ces  notes.  Ainsi,  en 


accrochant   les   trois   sons  i?v    J     ,   il   suffit  de 


presser  la  pédale  harmonique  pour  prolonger  la 
résonance  directe  et  sympathique  de  cet  accord 
sur  toute  retendue  du  clavier.  La  13®  note  du  petit 
clavier  fait  l'office  de  registre  de  décrochement;  il 
suffit  d'y  appuyer  le  doigt  pour  faire  relever  immé- 
diatement les  notes  abaissées  du  petit  clavier.  Pour 
garder  la  résonance  de  l'une  des  notes  de  Taccord, 
il  suffit  de  maintenir  abaissée  la  touche  du  petit 
clavier  qui  s'y  rapporte,  en  même  temps  que  Ion 
appuie  le  doigt  sur  la  touche  de  décroçlieineixt. pour 


—  ao8  — 

faire  relever  les  autres  notes  de  Taccord.  La  pédale 
harmonique  constitue  incontestablement  unegrande 
ressource  pour  certains  effets  particuliers  où  la 
grande  pédale  ne  pouvait  être  employée  à  cause  de 
la  confusion  qu'elle  produit.  —  Long.  tôt.  de 
l'instrument  a^'aa;  larg.  max.  1*32. 

Anqlbtbrrb.  1686.  Piano  à  queue.  Marque  : 
j^ohn  Broadwood  &  Sons^  Makers  to  his  Majesty  and 
the  Princesses^  Great  Pulteney  Street^  Golden  Square 
London.  Etendue  de  six  octaves,  de  l'ut  de  la 
2*  octave  de  Téchelle  des  sons  au  si  de  la  7*.  Méca- 
nique semblable  à  celle  qui  est  cataloguée  plus  loin 
sous  le  n*  1646.  Elle  se  compose  du  levier  constitué 
par  le  prolongement  de  la  touche,  du  marteau,  de  la 
tringle  dite  échappement  parce  qu'elle  échappe 
contre  le  cran  ou  nez  de  la  noix  du  marteau  et  de 
Tattrape^marteau,  aussi  appelé  rattrape,  fixé  sur  un 
fil  métallique  et  qui  fonctionne  à  larrière  du  mar- 
teau. L'étouffoir  est  soulevé  par  le  prolongement  de 
la  touche  et  retombe  par  son  propre  poids  sur  les 
cordes,  qui  sont  au  nombre  de  trois  par  touche. 
Les  étouffoirs  fonctionnent  sur  toute  lëtendue  du 
clavier.  Deux  pédales  :  la  forte  qui  soulève  les 
étouffoirs,  et  la  douce  qui  recule  le  mécanisme  de 
façon  à  ce  que  le  marteau  ne  frappe  plus  que  sur 
une  corde.  L'instrument  porte  la  date  de  1 810  et 
le  n*  4959.  — Long.  tôt.  2°"38;  larg.  max.  i"45; 
haut.  tôt.  o">9i5. 

Allbmaqnb.    1687.    Piano   à  queue^Risonaieur 


—   209   — 

(petit  format).  Don  de  M.  Ernest  Kaps  de  Dresde, 
facteur  de  pianos  de  la  Cour  royale  de  Saxe.  L*éten- 
due  de  cet  instrument  est  de  sept  octaves  à  partir 
du  la  de  la  i'®  octave  de  Téchelle  générale.  Les 
cordes,  tendues  sur  un  cadre  en  fer  de  fonte,  sont 
croisées  à  partir  du  premier  la  jusqu'au  deuxième 
mi  du  clavier. 

Le  facteur  a  utilisé  le  phénomène  de  la  résonance 
par  sympathie.  A  partir  du  quatrième/^  du  clavier, 
les  cordes  sont  divisées  par  le  chevalet  en  deux  par- 
ties inégales,  de  telle  façon  que  la  petite  partie 
représente  respectivement  le  ^/ô,  le  1/4  ou  le  z/3  de 
la  plus  grande.  Cette  combinaison,  à  laquelle 
M.  Kaps  donne  le  nom  de  double  échelle^  a  pour  but, 
comme  on  Ta  compris,  de  faire  vibrer  sympathique- 
ment,  avec  le  son  6,  le  son  4  ou  le  son  3  (harmo- 
niques des  fondamentales),  les  petites  portions  de 
corde  qui  sont  respectivement  à  Tunisson  de  ces 
harmoniques,  d'après  la  division  établie.  Le  rapport 
adopté  par  M.  Kaps  dans  l'instrument  que  nous 
avons  sous  les  yeux,  est  le  suivant  : 

du  quatrième  fa  du  clavier  au  si  suivant,  1:6; 
conséquemment,  le  son  6  du  faisceau  harmonique 
accompagnant  la  fondamentale  produite  par  la 
première  partie  de  la  corde,  met  en  vibration, 
par  sympathie,  la  seconde  partie  de  la  corde  don- 
nant par  sa  longueur  la  triple  quinte,  unisson  du 
son  6  de  la  première  partie; 

de  Vnt  qui  suit   au   sixième  mi  du  clavier,  les 


2IO    — 

cordes  sont  divisées  dans  le  rapport  de  i  :  4  ;  Thar- 
monique  4  de  la  première  partie  de  corde  fait  vibrer 
par  sympathie  sa  double  octave  produite  par  la 
seconde  partie  de  la  corde  ; 

du  fa  suivant  jusqu'au  bout  du  clavier,  les  cordes 
sont  divisées  dans  le  rapport  de  i  :  3,  par  conséquent 
les  petites  parties  de  corde  donnent  les  douzièmes 
ou  doubles  quintes  des  grandes  parties;  elles  vibrent 
sympathiquement  sous  TinOuence  des  sons  3  qui 
entrent  dans  la  constitution  harmonique  des  parties 
de  cordes  ébranlées  par  le  marteau. 

Le  Résonateur  breveté  par  Ernest  Kaps  (brevet 
allemand  n^  4142)  est  simplement  une  seconde  table 
d'harmonie,  en  forme  de  boîte,  destinée  à  renforcer 
les  dessus  ;  il  fonctionne  à  partir  du  quatrième  fa 
jusqu*au  bout  du  clavier. 

La  mécanique  est  une  modification  de  la  méca- 
nique  d*Erard  à  double  échappement,  n«  1664.  ^^ 
somme  Tinstrument  est  excellent,  d'une  très  grande 
puissance  sonore  et  mérite  de  fixer  lattention.  — • 
Long.  tôt.  i"9o;  larg.  max.  i«4i. 

France.  1638.  Piano  à  claviers  renversés.  Don  des 
inventeurs,  MM.  Mangeot  frères  et  C'®,  de  Paris. 
L'idée,  due  à  M.  Joseph  Wieniawski,  le  distingué 
pianiste,  consiste  dans  la  superposition  de  deux  pia- 
nos à  queue  dont  les  claviers  sont  placés  au-dessus 
Tun  de  Tautre,  comme  les  claviers  de  l'orgue  ou  de 
certains  clavecins.  Le  clavier  inférieur,  comprenant 
sept  octaves,  du  sol  de  la  première  octave  de  Téchelle 


—    211    — 

des  sons  au  la  de  la  huitième,  est  disposé  de  la  façon 
ordinaire;  le  clavier  supérieur, de  même  étendue, est 
disposé  en  sens  inverse,  c'est-à-dire  que,  en  partant 
de  droite  à  gauche,  les  sons  vont  du  grave  àTaigu. 
La  coïncidence  s'établit  au  milieu  des  deux  claviers 


sur  la  note  7u"~  , —  >  L'instrumentiste  se   trouve 

ainsi  avoir  à  sa  disposition  deux  pianos  complets, 
l'un  pour  la  main  droite,  Tautre  pour  la  main 
gauche.  Les  ressources  qui  résultent  de  cette  dispo- 
sition sont  inépuisables.  Il  faut  avoir  entendu  jouer 
de  cet  instrument  par  le  regretté  professeur  du  Con- 
servatoire de  Bruxelles,  feu  J.  deZarembski,  pour 
se  rendre  compte  du  parti  merveilleux  que  cet  habile 
virtuose  avait  pu  tirer  de  cet  ingénieux  instrument. 
Le  piano  à  claviers  renversés  a  été  breveté  en  France 
en  faveur  de  M.  Edouard  Mangeot  le  6  juillet  1876. 
—  Long.  tôt.  2»3o;  larg.  max.  i"4o\ 

Belgique.  1689.  Chevilles  de  pianoy  système  Gun- 
iher;  don  de  l'inventeur.  Ce  système  se  compose  : 
i""  d'une  cheville  en  fer  dont  la  tête  est  carrée  et 
dont  le  bout  inférieur  est  taraudé;  2*  d'une  plaque  de 
bronre  de  50  mill.  de  longueur  et  de  10  mill.  de 
largeur  terminée  en  crochet,  pour  attacher  la  corde 
d*acier  destinée  à  être  tendue.  La  plaque  se  termine 
à  sa  partie  supérieure  par  un  écrou  qui  s^adapte  sur 
la  vis  de  la  cheville. 

I  Voir  Le  Piano  à  claviers  renvârsés»  ses  ressources  au  point  de 
vue  de  la  composition  et  de  la  virtuosité,  avec  des  exemples  à  l'ap- 
puif  par  Jules  Zarebski  (db  Zarembskx),  Paris,  Mangeot  frères. 


J 


—   212    — 

La  disposition  de  Tappareil  est  telle  que  la  plaque 
est  empêchée  de  suivre  le  mouvement  de  rotation 
imprimé  à  la  cheville  par  la  clef  d*accord;  elle  ne 
doit  que  se  déplacer  parallèlement  à  l'aze  de  la  che- 
ville et,  par  suite,  tendre  ou  détendre  la  corde 
selon  que  l'on  tourne  la  cheville  à  droite  ou  à  gau- 
che. Au  fond,  ce  système  de  tension  ne  diffère  pas 
sensiblement  de  celui  imaginé  au  siècle  dernier 
pour  les  cordes  du  cistre  (voir  le  n**  256). 

France.  1640.  Cheville  de  piano.  Don  de 
M°>*  Erardy  à  Paris.  C*est  en  quelque  sorte  une  dou- 
ble cheville  appelée  à  fonctionner  dans  un  sommier 
de  bois.  Elle  se  compose  de  deux  tiges  :  Tune  porte 
une  roue  de  12  dents,  c'est  celle  sur  laquelle  s'en- 
roule la  corde;  lautre  porte  une  roue  de  8  dents, 
c'est  celle  qui  reçoit  l'action  de  la  clef  par  laquelle 
s'opère  la  tension  des  cordes.  Les  deux  chevilles 
sont  placées  de  façon  que  leurs  roues  s*engrènent. 
Pour  chaque  tour  de  la  seconde  tige,  la  première 
fait  2/3  de  tour,  et  comme  c'est  sur  celle-ci  que  s'en- 
roule la  corde,  la  tension  de  cette  dernière  peut  se 
faire  avec  plus  de  délicatesse  que  lorsqu'elle  s'en- 
roule directement,  comme  d'ordinaire,  sur  la  tige 
qui  reçoit  l'action  de  la  clef  d'accord. 

Anolbtbrrb.  164L  Cheville  de  piano.  Don  des 
inventeurs,  Messrs.  John  Brinsmead  and  Sons  de 
Londres.  Brevet  du  28  mars  1884.  Cette  cheville 
est  formée  d'une  tige  de  bronze  taillée  en  vis  et  d'un 
écrouà  6  pans.  La  corde,  attachée  par  Tun  de  ses 


/ 


—    213    — 

bouts  à  la  pointe  d*attache  de  Tinstrument,  passe  par 
l'autre  bout  dans  un  trou  foré  dans  Taxe  de  la  tige, 
à  son  extrémité  inférieure,  et  remonte  le  long  de 
cette  tige  en  se  logeant  dans  une  rainure;  la  corde 
se  replie  sur  l'extrémité  supérieure  où  elle  est  fixée 
par  un  chapeau  qui  la  recouvre.  Pour  obtenir  le 
degré  de  tension  voulu  de  la  corde,  on  serre  ou 
desserre  l'écrou  à  Taide  d*une  clef  fourchue. 

Bblgiqub.  1642.  Cheville  de  piano.  Don  des 
inventeurs,  MM.  J.  Vivier  et  J.  Oor  à  Bruxelles. 
Brevet  du  5  mai  1884.  Elle  est  à  peu  près  semblable 
à  la  précédente.  L'écrou,  qui  se  remonte  avec  une 
clef  de  piano  ordinaire,  s'adapte  à  la  partie  supé- 
rieure de  la  tige  taraudée.  La  corde  est  logée  dans 
une  rainure  pratiquée  tout  le  long  de  la  vis. 

Italie.  1643.  Mécanique  de  piano.  Don  de  Messrs. 
John  Broadwood  and  Sons,  à  Londres.  C*est  le 
mécanisme  primitif  de  Tinventeur,  B.  Cristofori, 
de  Florence,  en  1709,  reproduit  par  les  donateurs 
d  après  les  dessins  de  Scipione  Maffei  (Voir  l'ou- 
vrage de  Rimbault  :  The  Pianoforie,  its  origin,  pro^ 
gress  and  construction).  L'échappement  existe  déjà  à 
ce  mécanisme;  sa  tringle  ou  languette  [lingueita 
mobile)  se  meut  dans  la  branche  antérieure  d*un 
€  levier  intermédiaire  »  ou  marteau  inférieur;  le 
mouvement  de  bascule  de  celui-ci  est  produit  par 
l'action  de  la  touche  dont  il  forme  en  quelque  sorte 
le  prolongement.  Une  entaille  est  découpée  dans  la 
noix  du  marteau  pour  produire  l'échappement.  Le 


214  — 

marteau,  après  avoir  frappé  la  corde,  retombe  dans 
une  fourche  formée  par  la  rencontre  de  deux  cordon- 
nets de  soie.  A  la  branche  postérieure  du  levier 
intermédiaire  est  disposée  une  petite  tige  de  bois 
verticale  terminée  par  un  tampon  de  feutre.  Lorsque 
la  touche  est  au  repos,  le  feutre  adhère  à  la  corde; 
en  appuyant  sur  la  touche,  la  partie  postérieure  du 
levier  intermédiaire  s'abaisse  et  avec  elle  la  tige  en 
bois  :  le  feutre  s'écarte  de  la  corde  et  lui  permet  de 
vibrer  en  liberté. 

Id.  1644.  Mécanisme  de  piano  de  Cristofori 
(1720).  Don  des  mêmes.  Reproduction  faite  par  les 
donateurs  d'après  des  pianos  existant  encore  actuel- 
lement. Il  y  a  ici  un  progrès  véritable  sur  la  méca- 
nique primitive.  La  touche  est  faite  d'une  pièce; 
l'échappement  bascule  dans  une  ouverture  découpée 
dans  la  touche  elle-même.  Un  cran  est  taillé  dans 
le  marteau  inférieur,  produisant  ainsi,  d'une  façon 
très  effective,  le  choc  élastique  du  marteau  contre 
la  corde.  Un  arrêt  est  placé  devant  la  bascule  de 
l'échappement  pour  en  régulariser  l'action.  Le  cor- 
donnet de  soie  formant  la  fourche  dans  laquelle 
retombait  le  marteau  est  remplacé  par  le  €  para- 
martello  »  attrape-marteau  ou  rattrape  qui  arrête  le 
percuteur  à  différents  points  de  sa  course  selon 
l'impulsion  donnée  par  la  touche.  L'étoufifoir  agit 
comme  à  la  mécanique  précédente,  mais  il  est  mis 
en  action  par  le  prolongement  de  la  touche  elle- 
même.  M.  Hipkins,  de  la  maison  Broadwood;  qui  a 


—    315    — 

eu  l'occasion  d'examiner  les  pianos  de  Gottfried 
Silbermann,  de  Freiberg,  —  le  premier  qui  fit  des 
pianos  en  Allemagne,  —  affirme  que  la  mécanique 
de  ce  dernier  est  semblable  à  la  mécanique  de 
Cristofori  de  1720. 

ÀNGLBTBRRB.  1646.  Mécanique  de  piano  de 
Zumpe,  en  1766.  Don  des  mêmes.  C'est  le  méca- 
nisme du  piano  carré;  Tinvention  en  est  quelquefois 
attribuée  au  Rév«  William  Mason,  compositeur  de 
musique  qui  aurait  inspiré  Zumpe.  On  y  voit  certai- 
nement Tembryon  de  la  mécanique  dite  anglaise.  Le 
levier  intermédiaire  est  supprimé.  Le  marteau  est 
lancé  contre  la  corde  à  Taide  d'un  pilote  formé  d'un 
fil  métallique  terminé  par  une  tête  de  feutre  dite 
«  tête  de  vieillard  >  (voir  le  n«  1625).  L'échappement 
n'existe  pas.  L'étoufifoir  est  formé  d'une  bascule  en 
cuivre  dont  la  partie  antérieure  est  soulevée  par  le 
sautereau  de  telle  façon  que  la  tige  postérieure,  dont 
l'extrémité  garnie  de  feutre  appuie  sur  la  corde, 
s'écarte  de  celle-ci  par  l'abaissement  de  la  touche. 

Id.  1646.  Mécanique  de  piano  à  queue  de  Broad- 
wood  and  Sons,  à  Londres.  Don  des  mêmes.  C'est 
la  mécanique  anglaise  encore  en  usage  de  nos  jours 
(sauf  quelques  petits  détails  de  proportion),  et  déjà 
employée  en  1777.  D'après  A.  J.  Hipkinsx,  Robert 
Stodart^  aidé  des  conseils  de  John  Broadivood^ 
serait  l'inventeur  de  cette  mécanique,  laquelle  ne 

<  Article  c  Pîanoforte  »  du  Dicthnnary  of  Muzic  and  Musi- 
ciam  de  George  Grove. 


—    2l6     — 

serait  elle-même  que  le  perfectionnement  de  celle 
du  hollandais  Americus  Backers»  établi  à  cette 
époque  à  Londres*  L'échappement  se  produit  par  un 
cran  découpé  dans  la  noix  du  marteau;  le  levier 
intermédiaire  du  manche  supérieur  est  supprimé,  un 
bouton  avec  vis  sert  à  régulariser  l'échappement. 

Id.  1647.  Mécanique  de  piano  carré  de  Broadwood 
en  17S0.  Don  des  mêmes.  C*est  la  mécanique  de 
Zumpe,  n^  i6^Sf  ^^^^  ^^^^  Tétouffbir  de  Cristo- 
fori  (1720)  modifié.  L'étouflfoir  repose  sur  la  corde  à 
l'extrémité  d*un  levier  de  troisième  espèce  soulevé 
par  une  tige  mise  en  mouvement  par  l'extrémité  de 
la  touche.  Dans  le  mécanisme  de  Cristofori,  Tétouf- 
foir  retombe  par  son  propre  poids;  dans  celui  de 
Broadwood  le  levier  repousse  l'étouffbir  contre  la 
corde  par  l'intermédiaire  d'un  ressort  en  baleine. 

France.  1648.  Mécanique  de  piano  à  queue  à 
échappement  simple,  de  S.  Erard.  Don  de  M"**  Brard 
à  Paris.  Cette  mécanique,  mise  en  usage  en  1796, 
possède  tous  les  organes  de  la  mécanique  anglaise 
no  1646.  Les  mouvements  sont  seulement  plus 
délicats  et  mieux  combinés,  l'attaque  de  la  corde 
est  plus  nette,  plus  vive  et  plus  puissante. 

France.  1648.  Mécanique  de  piano  carré  à  échap^ 
pement  simple.  Don  de  M"»  Erard  à  Paris.  C'est  le 
principe  de  la  mécanique  anglaise  perfectionnée, 
avec  Tattrappe-marteau  placé  au  milieu  du  manche 
du  marteau.  L'étoufFoir  placé  sous  la  corde  s'en 
écarte  par  le  jeu  d'un  levier  commandé  par  le  pro- 


—  217  — 

longement  de  la  touche.  Un  ressort  fixé  sur  Taxe  du 
levier  appuie  sur  le  bras  antérieur  de  ce  dernier  et 
aide  à  produire  ladhérence  de  l'étouffoir  contre  la 
corde.  Cette  mécanique  remonte  à  1816. 

Id.  1660.  Mécanique  de  piano  à  queue  à  double 
échappement.  Don  de  la  même.  C'est  la  mécanique 
inventée  eni82i  par  Seb.  Erard.  Nous  retrouvons 
ici  l'emploi  du  levier  intermédiaire  primitivement 
imaginé  par  Cristofori.  L'échappement,  dit  «  échap- 
pement à  équerre  >,  est  mis  en  mouvement  par  le 
levier  intermédiaire;  son  action  est  facilitée  par  un 
bouton  d'arrêt  réglé  par  une  vis.  Le  même  levier 
intermédiaire  porte,  outre  Tattrape-marteau,  une 
sorte  de  levier  oblique  dit  c  double  échappement  » 
sur  lequel  repose  le  bourrelet  du  marteau,  lequel 
bourrelet  remplace  ici  le  nez  de  la  noix.  Ce  levier 
oblique  est  monté  à  charnière  sur  la  tige  de  l'attrape- 
marteau.  Par  suite  de  la  fonction  de  ce  levier,  le 
marteau  reste  suspendu  à  tous  les  degrés  d'enfonce- 
ment de  la  touche  et  la  percussion  de  la  corde 
s'obtient  avec  tous  les  degrés  d'intensité  et  de  rapi- 
dité désirés  par  l'artiste.  La  répétition  est  parfaite. 

France.  1661.  Mécanique  de  piano  droit  à  cordes 
verticales.  Don  de  la  même.  Mécanique  appliquée 
en  1833.  Echappement  simple,  agissant  sur  le  nez 
de  la  noix  du  marteau;  lanière  de  cuir  pour  entraîner 
le  marteau  vers  la  barre  de  repos;  étouffoir  à 
bayonnette. 

Id.  166S.  Mécanique  de  piano  à  queue.   Don  de 


—  ai8  — 

Messrs.  John  Broadwood  and  Sons  à  Londres.  C'est 
la  mécanique  de  Broadwood  perfectionnée  par 
William  Southwell  en  1837.  Ce  modèle  n'est  plus  en 
usage.  Le  perfectionnement  consistait  en  une  lan- 
guette attachée  à  la  noix  du  marteau  et  qui  facilitait 
la  répétition  en  régularisant  l^échappement.  Un 
second  ressort  à  l'arrière  du  marteau  empêchait  le 
rebondissement  de  celui-ci. 

France.  1668.  Mécanique  de  piano.  Don  de 
M.  Ruch,  facteur  de  piano,  à  Paris.  Pièce  très  inté- 
ressante de  la  mécanique  dite  à  balancier^  du  piano 
incliné  d'Eisenmenger,  breveté  en  1855.  Le  méca- 
nisme est  placé  sous  la  touche  et  le  marteau  vient 
frapper  la  corde  placée  obliquement  sous  le  méca- 
nisme. 

Angleterre.  1669.  Mécanique  de  piano  à  queue  de 
Broadwood.  Don  des  constructeurs.  Ce  mécanisme, 
encore  en  usage,  est  pourvu  du  perfectionnement 
de  C.  Kind  (brevet  anglais  du  25  septembre  1860}, 
qui  avait  pour  but  de  faciliter  la  répétition;  à  cet 
effet,  un  levier  coudé  en  Z  actionné  par  le  jeu  de  la 
touche  pousse  l'échappement  hors  du  nez  de  la  noix 
tandis  qu'un  ressort  l'y  ramène  constamment. 
Malgré  ce  perfectionnement,  la  répétition  à  tous 
les  degrés  d'enfoncement  de  la  touche  n'est  pas 
précisément  la  qualité  par  laquelle  brille  la  méca- 
nique anglaise. 

Id.  1666.  Mécanique  de  piano  à  queue.  Don  du 
constructeur»  M.  Ch.  Gehrling  fils  à  Paris.  C'est  la 


—    219  — 

combinaison  ordinaire  à  simple  échappement  modi- 
fiée par  un  guide  attaché  à  l'extrémité  d'un  ressort; 
ce  guide  fixé  lui-même  à  l'échappement,  passe  der- 
rière la  noix  du  marteau  dans  le  but  de  tenir  celui-ci 
à  proximité  de  la  corde  à  tous  les  degrés  d'enfon- 
cement de  la  touche. 

Id.  1666.  Mécanique  de  piano  droit.  Don  du 
même.  Mécanique  à  simple  échappement^  mais  avec 
répétition  parfaite  parce  que  le  marteau  reste 
suspendu  à  tous  les  degrés  d'enfoncement  de  la 
touche  par  la  traction  d*un  crochet  à  ressort  et 
d'un  cordonnet  de  soie  dont  nous  verrons  aussi 
l'application  dans  la  mécanique  suivante. 

Anglbtbrrb.  1667.  Mécanique  de  piano  à  queue. 
Don  de  Messrs.  John  Brinsmead  and  Sons  à  Londres . 
Mécanique  à  simple  échappement  où  le  marteau 
reste  constamment  suspendu  par  la  double  traction 
qu'exercent    sur    la  noix  un    crochet    attaché  à 
l'échappement  et  un  cordonnet  de  soie.  Simplicité 
très  grande  et  répétition   parfaite.  La  mécanique 
est  munie  d'un  appareil  qui  permet  de  maintenir  le 
son  en  soulevant  les  étoufifoirs  de  certaines  notes. 
Cet  accrochement,  appelé  par  les  inventeurs  €  Tone 
susiaining  aitachment  »  fonctionne  à  l'aide  d'une 
pédale.  Lorsque  l'on  frappe  une  ou  plusieurs  notes 
et  que  l'on  fait  fonctionner  la  pédale  pendant  que 
les  touches  du  clavier  sont  baissées,  un  crochet 
empêche  Tétoufifoir  de  retomber  de  manière  qu'il 
reste  suspendu  au-dessus  de  la  corde  aussi  long 


220    

temps  que  le  pied  tient  la  pédale.  Ce  mécanisme  a 
donc  pour  but  de  prolonger^  au  gré  de  Texécutant,  le 
son  de  certaines  notes,  effet  qui  n'est  certainement 
pas  à  dédaigner  dans  la  technique  du  piano.  Nous 
avons  vu  au  piano  n^  1635  une  autre  application  de 
ce  principe. 

L*actîon  du  cordonnet  de  soie  agissant  sur  la  noix  du 
marteau  fut  primitivement  appliquée  à  la  mécanique  de  piano 
droit  ;  l'idée  en  est  généralement  attribuée  à  la  maison  Robert 
Warnum,  de  Londres  (brevet  n®  9263,  du  15  février  1842;. 

Id.  1668.  Mécanique  de  piano  droit.  Don  des 
inventeurs,  Messrs.  John  Brinsmead  and  Sons, 
de  Londres,  en  faveur  desquels  elle  fut  brevetée  en 
1879  sous  le  nom  de  c  Perfect  check  repeater  action  >• 
L'idée  de  la  forme  en  crosse  donnée  à  Téchappement 
est  excellente  et  produit  une  répétition  parfaite,  la 
tète  de  réchappement  reste  en  contact  avec  Tentailie 
de  la  noix,  et  la  partie  inférieure  de  cette  entaille 
ramène  constamment  le  marteau  à  son  point  de 
départ.  Ce  perfectionnement  est  dû  à  M.  Delerue, 
breveté  à  la  date  du  1 1  novembre  1876. 

Francb.  1669.  Mécanique  de  piano  droit.  Don  de 
MM.  Herrburger  Schwander  et  fils.  C'est  le  modèle 
anglais  dit  €  Sticker  action  »  ou  mécanique  à  bâton,  à 
cause  de  la  forme  donnée  à  réchappement.  La 
lanière  en  cuir  est  supprimée,  l'attrape-marteau  se 
trouve  en-dessous.  Etoufifoir  à  bayonnette,  ainsi 
appelé  de  la  forme  donnée  à  la  tige  soulevant  le 
levier  coudé  de  Tétouffoir;  il  est  moins  estimé  que 


—    22t    — • 

rétoufifoir  à  lame  parce  qu'il  ne  permet  pas  d*étouffer 
la  vibration  de  la  corde  à  un  point  aussi  rapproché 
du  centre  d*ébranlement.  L'idéal  pour  l'étouffoir 
est  d'agir  au  point  même  où  la  corde  a  reçu  le  choc 
du  marteau. 

Id.  1660.  Mécanique  de  piano  droit.  Don  des 
mêmes.  Mécanique  dite  «  Junior  >.  L'attrape-mar- 
teau est  en  rapport  direct  avec  l'échappement,  puis- 
qu'il se  règle  par  le  contact  d'une  partie  garnie  de 
la  tringle  contre  un  crochet  en  fer.  L'échappement 
lui-même  est  de  la  même  forme  que  dans  la  méca- 
nique n*  1658;  il  ne  peut  quitter  1e  nez  ou  entaille 
de  la  noix;  la  suppression  des  lanières  est  due  à 
l'action  du  bord  inférieur  de  Tentaille.  La  répétition 
est  parfaite  et  la  mécanique  elle-même  semble 
répondre  à  tous  les  desiderata. 

Id.  1661.  Mécanique  de  piano  droit.  Don  des 
mêmes.  Elle  est  connue  actuellement  sous  le  nom 
de  <  mécanique  brevetée  ».  L'échappement  est  le 
même  que  celui  de  la  mécanique  qui  suit,  mais 
i'attrape-marteau  est  en-dessous. 

lo.  1662.  Mécanique  de  piano  droit.  Don  des 
mêmes.  C'est  la  mécanique  connue  actuellement 
sous  le  nom  de  c  modèle  R  ».  La  lanière  est  égale- 
ment supprimée,  Tattrape-marteau  est  placé  der- 
rière, comme  aux  mécaniques  ordinaires. 

ÂNGLETBRRB.  1663.  Mécanique  de  piano  droit. 
Don  des  inventeurs,  Messrs.  John  Brinsmead  and 
Sons  à  Londres.  Mécanique   presque  semblable  à 

i6 


—    282    

celle  que  nous  avons  cataloguée  sous  le  n*  1659. 
Celle-ci  est  désignée  sous  le  nom  de  simplex  check 
action. 

Id.  1664.  Mécanique  de  piano  à  queue  à  double 
échappement.  Don  de  M"*  Erard.  C'est  la  mécanique 
actuellement  en  usage.  Basée  sur  les  mêmes  prin- 
cipes que  la  mécanique  n*  1650,  elle  n'en  diffère  que 
par  quelques  petits  détails  dans  la  disposition  des 
organes,  d*où  résulte  leur  simplification. 

Id.  1666.  Mécanique  à  double  échappement  pour 
piano  droit  à  cordes  obliques.  Don  de  la  même. 
C*est  la  mécanique  actuellement  en  usage  dans  la 
maison  Erard.  Elle  répond  à  tous  les  desiderata  du 
pianiste.  L  échappement  est  du  système  dit  c  à 
équerre  >.  Le  double  échappement  est  produit  ici 
par  une  sorte  de  fourche  qui  s'adapte  au  bourrelet 
du  marteau  et  qui  le  soutient  dans  son  mouvement 
vers  la  corde  à  tous  les  degrés  d'enfoncement  de  la 
touche.  La  chute  du  marteau,  après  l'abandon  de  la 
touche  par  le  doigt,  est  favorisée  par  une  lanière 
de  cuir  attachée  à  une  tige  de  métal  fixée  dans  le 
bras  antérieur  du  levier  intermédiaire.  Etou£foir 
à  lame. 

Id.  1666.  Mécanique  de  piano  droit  à  cordes  obli» 
ques.  Don  de  la  même.  Mécanique  actuellement  en 
usage.  Elle  est  basée  sur  les  mêmes  principes  que 
la  précédente,  mais  elle  en  diffère  par  quelques 
détails;  Téchappement  est  aussi  <  à  équerre  », 
mais  un  ressort  agissant  sur  la  noix  du  marteau 


—    5123    

vient  en  aide  à  la  lanière  de  cuir  pour  faciliter  le 
recul  du  marteau.  BtoufToir  à  lame. 

APPAREILS  DIVERS. 

1667.  Machine  à  accorder.  Boîte  rectangulaire 
dont  la  paroi  supérieure  forme  table  d'harmonie  et 
sur  laquelle  est  tendue  entre  deux  chevalets  une 
corde  d'acier  de  o^ôo  de  longueur.  La  corde  est 
mise  en  vibration  au  1/5  environ  de  sa  longueur 
par  un  sautereau  semblable  à  celui  du  clavecin 
et  qui  fonctionne  à  Taide  d'une  touche  placée  au 
côté  de  Tappareil.  La  partie  gauche  de  la  table  est 
garnie  d'une  règle  en  cuivre  avec  une  fente  longi- 
tudinale dans  laquelle  glisse  un  curseur  que  l'on 
fait  mouvoir  à  droite  ou  à  gauche  par  une  mani- 
velle également  placée  au  côté  de  la  boite.  Une 
autre  règle  de  cuivre,  graduée,  et  placée  extérieure- 
ment» indique  les  différents  degrés  de  la  gamme 
produits  par  les  raccourcissements  donnés  à  la 
corde  par  le  curseur  qui  fait  l'office  d'un  chevalet 
mobile.  Le  point  d'arrêt  est  déterminé  par  des  trous 
forés  dans  l'un  des  côtés  de  la  règle.  A  chacun  des 
trous  correspond,  comme  nous  venons  de  le  dire, 
un  degré  chromatique.  Le  curseur  est  muni  d'une 
pointe  qui  glisse  dans  un  trou  déterminé  de  la  règle 
et  s'y  fixe  à  l'aide  d'un  ressort.  L'appareil  est  muni 
d*un  diapason  accordé  en  ut  pour  fixer  l'intonation 
de  la  corde  à  vide,  et  d'un  marteau  d'accordeur.  Le 


couvercle  de  la  boîte  porte  rinscription  suivante  : 

Longman  &  Broderips  Patent  Tuning   Machine^  so 

pêculiarly  constructed  that  Ladies  and  Gentlemen  may 

tune  their  Harpsichords,  Piano-fortes^  Organs^  Gui- 

tars  &c.  with  Base  and  Facility.  L'étiquette  indique 

également  le  mode  d'emploi  de  Tappareil. 

Une  Mconda  notd  est  raiatîva  à  l'accord  de  la  gaitare  anglaisa; 
alla  nous  întéraasa  ao  ca  sans  qa'ella  confirma  la  mode  d'accord  que 
noua  avona  donné  au  n^  261  (Cat.  voU  I). 

1668.  Mirliton.  Don  de  M.  Achille  Lemoine,  fils, 
à  Paris.  Simple  tuyau  en  carton  percé  vers  chacune 
des  deux  extrémités  d'un  trou  latéral  servant  d  em- 
bouchure; les  deux  orifices  du  tuyau  sont  fermés 
chacun  à  l'aide  d'une  membrane  en  baudruche. 
Lorsque  l'on  fredonne  en  appliquant  la  bouche  sur 
Tune  des  deux  embouchures,  le  son  se  modifie  et 
acquiert  un  timbre  particulier  dû  à  la  vibration  des 
membranes.  Le  mirliton^  est  évidemment  un  dérivé 
de  la  flûte  eunuque  décrite  sous  le  n»  1672.  — 
Long.  0*30;  diam.  0*023. 

1669.  Mirliton.  Don  du  même.  Instrument  sem- 
blable au  précédent,  sauf  en  ce  qui  concerne  les 
dimensions  qui  sont  plus  petites.  Le  tuyau  est  en 
bois.  —  Long.  o°i6o;  diam.  o"*oi5. 

1670.  Jouet.  Petit  cylindre  en  fer-blanc,  de 
o"»025  de  hauteur  sur  o"025  de  diamètre.  Sur  Tune 

X  On  rappelle  quelquefois  flûte  à  Voignon  parce  que  les 
orifices  du  tuyau  sont  couverts  d'une  pelure  d'oignon  faisant 
l'office  de  membranes. 


—    225    — 

des  ouvertures  de  ce  cylindre  on  a  collé  une  mem- 
brane très  fine,  percée  au  centre  d'un  petit  trou 
dans  lequel  passe  un  fil  de  o°'65  environ  de  lon- 
gueur, retenu  d*un  côté  par  un  nœud  reposant  sur 
la  membrane  au  fond  du  cylindre.  Lorsque  l'on 
frotte  le  fil  entre  le  pouce  et  l'index  préalablement 
enduits  de  colophane,  il  se  produit  des  vibrations 
longitudinales  qui,  renforcées  par  celles  de  la  mem- 
brane, acquièrent  une  intensité  extraordinaire  et 
un  timbre  étrange,  que  les  camelots  ont  appelé  cri 
de  la  belle^mère. 

Il  existe  un  aatra  geura  d'appareil»  presque  semblable  à  celui-ci, 
mais  dont  le  fil  est  attaché  à  un  manche  de  bois  à  l'extrémité 
duquel  on  a  pratiqué  une  entaille  circulaire.  L'entaille  est  enduite 
de  résine,  et  lorsqu'on  imprime  au  cylindre  de  fer-blanc,  remplacé 
parfois  par  un  cylindre  de  carton,  un  mouvement  de  rotation,  le  fil. 
en  frottant  contre  le  manche  en  bois,  entre  en  vibration,  et  com- 
munique à  la  membrane  le  mouvement  oscillatoire.  De  cet  ensem- 
ble naît  un  son  assez  fort  mais  peu  musical.  Cet  appareil  porte  en 
Allemagne,  —  probablement  son  pays  d'origine  —  le  nom  de 
WaldUuffel  (diable  des  bois). 

France.  1671.  Jouet  «  trompe  de  chasse  i.  Don 
de  M.  V.  Mahillon*  Il  se  compose  de  deux  minces 
disques  en  buis,  convexes  d'un  côté,  concaves  de 
l'autre.  Les  deux  disques,  superposés  par  leur 
surface  concave,  se  tiennent  légèrement  entre  le 
pouce,  l'index  et  le  médius  de  chaque  main.  Une 
ouverture  ovale  est  pratiquée  d'un  côté  entre  les 
deux  disques;  lorsque  Ton  chante  dans  cette  sorte 
d'embouchure  en  tenant  les  deux  disques  de  la 
façon   indiquée,   une    trépidation    s'établit  par   la 


226    — 

vibration  entre  les  bords  des  deux  disques,  d*où 
résulte  un  son  ressemblant  assez  bien  à  celui  d'une 
trompe  de  chasse.  On  augmente  Tefifet  en  insérant 
dans  l'intervalle  des  deux  disques  deux  autres 
disques  plus  petits,  de  même  forme,  percés  de  petits 
trous  et  munis  d'une  embouchure  dont  l'ouverture 
coïncide  avec  celle  de  la  boîte  extérieure.  Cet  appa- 
reil a  joui  d'un  certain  succès  en  France  il  y  a 
quelque  vingt  ans.  Diamètre  des  disques,  0*075; 
haut,  de  la  boîte  extérieure  o"o20. 


Flûte  eunuque  (no  1672). 

1672.  Flûte  eunuque.  C'est  un  simple  tuyau  percé 
d'un  trou  latéral  sur  lequel  l'instrumentiste  appuie 
la  bouche  en  fredonnant.  Une  mince  membrane  est 
collée  sur  Torifice  supérieur  du  tuyau;  cette  extré- 
mité est  terminée  par  un  tenon  sur  lequel  s'adapte 
une  boîte  ovoïde  percée  de  trous.  Le  long  du  tuyau 
sont  simulés  sept  trous  destinés  à  accentuer  la 
ressemblance  avec  la  flûte  ordinaire.  Lorsque  Ton 
chante  dans  le  trou  latéral  qui  sert  d'embouchure, 
le  son  se  renforce  par  la  capacité  d'air  du  tuyau  et 
le  timbre  se  modifie  par  ce  renforcement  ainsi  que 
par  la  vibration  de  la  membrane.  C*est  l'instrument, 
simplifié  dans  sa  forme,  que  nous  connaissons 
aujourdliui  sous  le  nom  de  mirliton,  (Voir  n*  1668). 
—  Long.  tôt.  o'"55. 


—    227    — 

La  flûte  eunuque  était  très  en  vogue  au  commencement  du 
XVII*  siècle.  Le  P.  Mersenne  parle  de  concerts  de  flûtes 
eunuques  à  quatre  ou  cinq  parties  qui.  de  son  temps,  avaient 
grand  succès.  On  rencontre  quelquefois  des  flûtes  eunuques  où 
les  trous  latéraux  destinés  à  compléter  la  ressemblance  avec 
les  flûtes  ordinaires  sont,  non  pas  simulés  comme  à  notre 
exemplaire,  mais  véritablement  percés;  inutile  d'ajouter  qu'ils 
n'ont  aucune  influence  sur  la  hauteur  du  son. 

1673.  FlUie  eunuque.  Copie  d'un  instrument 
conservé  au  Musée  national  de  Munich.  Il  est  sem- 
blable au  précédent,  sauf  ses  dimensions  qui  sont 
un  peu  plus  grandes.  Long.  tôt.  0*645. 

1674.  Taille-anche  de  hautbois.  Don  de  M.  G.  Guidé, 
professeur  au  Conservatoire  Royal  de  Musique 
de  Bruxelles.  C'est  le  taille-anche  de  Téminent 
hautboïste  H.  Brod,  de  son  vivant  professeur  au 
Conservatoire  National  de  Musique  de  Paris.  Le 
nom  de  cet  artiste  est  gravé  sur  la  plaque  de  cuivre 
sur  laquelle  est  fixé  le  guide  du  rabot. 

1676.  Dactylion.  Don  de  M.  Fiévez,  à  Bruxelles. 
Appareil  inventé  en  1836  par  Henri  Herz,  et  des- 
tiné à  délier  et  fortifier  les  doigts  des  élèves  pianis- 
tes. Il  se  compose  d*un  guide  fixé  sur  le  devant  du 
clavier  et  sur  lequel  repose  la  main,  et  d'une  tra- 
verse de  bois,  placée  parallèlement  au  guide  et 
au-dessus,  à  laquelle  sont  attachés  verticalement 
dix  ressorts  ;  à  l'extrémité  de  chacun  de  ceux-ci 
est  suspendu  un  fil  de  cuivre  terminé  par  un  anneau 
destiné  à  recevoir  un  doigt.  Les  ressorts,  groupés 
par   cinq  à  la  gauche  et  la  droite  de  la  traverse, 


—    228    — 

sont  placés  de  telle  façon  que  les  anneaux  y  sus- 
pendus s^adaptent  aux  doigts  de  la  main  gauche 
lorsqu'ils  sont  en  position  de  jouer  les  cinq  notes 


izzqzizd: 


:X=t 


et  aux  doigts  de  la  main   droite,  lorsqu'ils   sont 
placés  au-dessus  des  notes 


$ 


It 


ï:=t: 


Les  mains  reposant  sur  le  guide,  il  est  évident  que 
plus  on  monte  la  traverse»  plus  la  résistance  du 
ressort  augmente  et  plus  grande  aussi  est  la  force 
que  le  doigt  a  à  vaincre  pour  attaquer  la  touche. 

Cet  appareil  a  été  abandonné  presque  à  son  ori- 
gine, comme  tous  les  appareils  similaires,  Texpé- 
rience  ayant  dès  longtemps  démontré  que  le  meil- 
leur moyen  de  vaincre  les  difficultés  du  piano  con- 
siste simplement  dans  un  travail  assidu  sans  l'inter- 
médiaire d'un  mécanisme  quelconque. 

1676.  Doubla  Guide^mains  {Doppel-HandUiter). 
Don  de  M.  le  Commissaire  général  du  Gouverne- 
ment I.  et  R.  de  l'Autriche-Hongrie,  délégué  au 
Grand  Concours  International  des  Sciences  et  de 
l'Industrie  de  Bruxelles,  en  1888.  Appareil  imaginé 
par  Jacob  Stoltz,  de  Gratz  (Styrie);  il  se  compose 
de  deux  traverses  de  bois  parallèles,  à  hauteur  varia- 
ble,  servant  à  immobiliser  le  pouce  et  le  dos  de 


—    229    — 

la  main  pour  maintenir  le  poignet  à  la  hauteur  vou- 
lue dans  les  exercices  du  clavier. 

1677.  Clamer  transposiieur,  breveté  le  3  octo» 
bre  1872  par  Aug.  Wolff.  Don  de  M.  M.  Pieyel, 
Wolfif  &  C*%  à  Paris.  Il  se  compose  d'un  clavier 
mobile  et  indépendant  qui  se  superpose  au  clavier 
du  piano,  aux  deux  extrémités  duquel  il  se  fixe  à 
l'aide  de  deux  vis.  Lorsqu'il  est  placé  de  façon  que 
les  touches  du  clavier  transpositeur  sont  en  coïnci- 
dence avec  les  mêmes  touches  du  clavier  du  piano, 
il  n  y  a  pas  de  transposition.  Lorsque  l'on  veut 
transposer,  on  soulève  le  bouton  de  la  crémaillère 
fixée  au  côté  droit  de  l'appareil,  et  l'on  fait  glisser 
le  clavier  du  transpositeur  sur  celui  du  piano  d'un  ou 
plusieurs  demi-tons  vers  le  haut  ou  le  bas,  suivant 
que  Ton  désire  hausser  ou  baisser  le  ton.  Les  dents 
de  la  crémaillère  indiquent  de  combien  de  degrés  on 
a  reculé  le  transpositeur  à  droite  ou  à  gauche  d*un 
point  de  repère  indiquant  la  coïncidence  des  deux 
claviers.  Le  clavier  transpositeur  a  une  étendue  de 
six  octaves,  le  piano  en  possède  généralement  sept  ; 
il  résulte  de  cette  différence  que  la  transposition 
peut  se  faire  sur  tous  les  degrés  chromatiques  dans 
l'intervalle  d'une  octave,  dans  l'un  ou  l'autre  sens. 
C'est^  à  notre  avis,  le  meilleur  des  appareils  de 
transposition  imaginés  jusqu'à  ce  jour;  il  opère  sans 
occasionner  le  moindre  dérangement  au  mécanisme 
du  piano  et  sans  autre  difficulté  pour  l'instrumen- 
tiste qu'une  légère  raideur  dans  le  mouvement  des 
touches  du  clavier. 


—  230  — 

1678.  Cordophon.  Don  de  M.  B.  Kalbfus,  à 
Munich.  Cet  appareil ,  imaginé  par  M.  Max  Schlit- 
tenbauer  et  breveté  en  sa  faveur,  est  destiné,  dans 
Tesprit  de  l'inventeur,  à  accorder  les  instruments  à 
cordes  sans  le  secours  de  r oreille  !  Il  est  basé  sur  le 
phénomène  de  la  résonance  sympathique.  C*est  une 
règle  de  o"»46  environ  de  longueur  sur  0*025  ^^ 
largeur.  Une  corde  d*acier  reposant  sur  un  sillet 
placé  à  chaque  extrémité  de  la  règle,  est  accordée  en 


i 


.  La  moitié  de  la  longueur  de  la  corde 

porte  12  divisions  qui  permettent  de  faire  entendre, 
outre  le  son  de  la  corde  vibrant  en  son  entier,  les 
douze  degrés  de  la  gamme  chromatique.  Un  curseur 
métallique  glisse  au-dessus  de  la  corde  et  la 
raccourcit  de  la  longueur  voulue  en  l'appuyant  sur 
Tune  des  divisions  de  la  règle  ;  ces  points  de  divi- 
sion sont  fournis  par  des  fils  de  métal  blanc 
incrustés  dans  la  règle  mais  faisant  légèrement 
saillie  sur  le  niveau  de  celle-ci.  Une  petite  rondelle 
de  métal,  percée  au  centre  d*un  trou,  est  glissée  sur 
la  corde.  Lorsque  l'on  pose  le  cordophon  sur  la 
table  d'harmonie  d'un  instrument  dans  le  but  de 
régler  l'une  des  cordes  de  celui-ci  sur  un  degré  quel- 
conque du  cordophon,  la  rondelle  métallique  s'agite 
dès  que  Ton  approche  de  Tunisson  et  atteint  son 
maximum  de  mouvement  lorsque  funisson  est 
obtenu,  pour  revenir  graduellement  à  l'état  de  repos 
lorsque  l'unisson  est  dépassé.  Pour  accorder  sans  le 


—    231    — 

secours  de  Toreille,  comme  le  promet  l'inventeur, 
le  point  délicat  et  difficile  de  l'opération  est  de 
constater  l'instant  où  la  rondelle  a  atteint  son 
maximum  de  mouvement. 

1679.  Série  de  huit  tuyaux  de  verre.  Don  de 
M.  Félix  Leconte  à  Gand.  Lorsqu'on  les  laisse 
légèrement  tomber  sur  une  table,  ces  tuyaux  font 
entendre  la  gamme  diatonique  à  partir  de  Vut  de  la 
7«  octave  de  l'échelle  des  sons.  Le  tuyau  le  plus 
long  mesure  o°*i37,  le  plus  court  o"Ioo^  — 
(Félix  Lbcontb.  Quelques  expériences  d'acoustique. 
Extrait  des  archives  des  sciences  physiques  et  natu- 
relles. 1891.) 

1680.  Harmonista.  Don  de  l'inventeur,  M.  V.  Ge- 
vaerty  éditeur  de  musique  et  facteur  de  pianos 
à  Gand.  Cet  ingénieux  appareil,  imaginé  en  1873, 
sert  à  faciliter  aux  personnes  ne  sachant  pas  jouer 
de  l'orgue  ou  de  Tharmonium,  l'accompagnement  du 
plain-chant.  Il  se  compose  d'une  caisse  rectangu- 
laire renfermant  le  mécanisme,  et  qui  se  place  sur 
le  clavier  de  Tinstrument.  Au-dessus  du  couvercle 
sont  disposés,  sur  trois  rangées  de  neuf,  27  boutons 
portant  chacun  un  chiffre  ou  un  nom  de  note. 

La  première  rangée  se  compose  exclusivement  de 
boutons  blancs;  les  quatre  premiers  boutons  de  la 
seconde  rangée  sont  blancs,  les  cinq  autres  noirs; 

1  Les  vibrations  de  ces  tubes  sont,  très  approximativement, 
en  raison  inverse  du  carré  de  leur  longueur. 


—  «32  — 

la  troisième  rangée  se  compose  exclusivement  de 
boutons  noirs. 

L'appui  du  doigt  sur  l'un  des  boutons  fait 
entendre  un  accord  parfait  dont  la  note  supérieure 
est  celle  du  plain-chant  à  accompagner.  Pour  la 
production  de  ces  accords,  les  boutons  sont  fixés  à 
une  lame  métallique  renfermée  dans  la  caisse;  cette 
lame  est  munie  d*appendices  destinés  à  appuyer  sur 
les  touches  correspondant  aux  sons  de  l'accord  que 
doit  produire  le  bouton.  Voici  ces  accords,  notés 
d'après  Tordre  des  boutons  qui  les  produisent,  en 
commençant  par  la  gauche  (Nous  écrivons  en  noires 
les  accords  produits  par  les  boutons  noirs;  en 
blanches,  les  accords  produits  par  les  boutons 
blancs). 


8         9 


m 


I2S4&67  g'V 

_   ^  ^.  :g:  £: 


rti=Pr 


12         3         4         5         6  7       -f  ^ 

Deux   livres  d'accompagnement   du  plain-chant 
correspondent  à  cet  appareil. 


—   233   — 

L'un,  destiné  aux  personnes  n'ayant  aucune 
notion  musicale,  est  entièrement  noté  en  chiffres. 
Une  ligne  horizontale  est  tracée  au-dessus  du  texte 
latin.  L'accord  convenant  à  chaque  syllable  est 
indiqué  par  un  chiffre  qui  correspond  à  Tordre 
occupé  par  les  boutons.  Si  le  chiffre  est  placé  au- 
dessus  de  la  ligne,  il  indique  la  première  rangée  ; 
placé  sur  la  ligne,  il  indique  la  ligne  du  milieu,  et 
sous  la  ligne,  la  rangée  inférieure. 

L'autre  livre  est  basé  sur  les  signes  de  la  notation 
musicale  ordinaire,  les  blanches  indiquant  les 
boutons  blancs,  les  noires  les  boutons  noirs.  Quel- 
ques notes  du  plain-chant  pouvant,  ainsi  que  le 
démontre  le  tableau,  recevoir  deux  accords  diffé- 
rents, on  se  sert  pour  indiquer  celui  des  accords  qui 
convient,  d'après  une  règle  conventionnelle  expli- 
quée au  commencement  du  volume,  de  notes  écrites 
à  l'octave. 

L'appareil  doit  être  placé  sur  l'orgue  ou  Tharmo- 

nium  de  telle  façon  que  le  premier  bouton  de  la 

^- 

première  rangée  corresponde  au  ^     »    — ;  pour  la 


transposition,  on  peut  reculer  l'appareil  de  deux 
demi-tons  à  droite  et  de  deux  demi-tons  à  gauche. 
—  Long.  tôt.  o"'50;  larg.  o™i4. 

1681.  Série  de  dix  résonateurs  de  Helmholtz,  Don 
de  M.  V.  Mahillon.  Ce  sont  des  globes  creux  en 
cuivre  destinés  à  analyser  les  harmoniques  qui 
accompagnent  un  son  fondamental  ou  qui  entrent 


—  234  — 

dans  sa  composition  pour  en  former  le  timbre.  Ils 
sont  respectivement  accordés  d'après  les  indices 
français,  kVut^^  Vut^,  le  so/3,  Vut^,  le  mief  le  sok^ 
le  si\>6,  Vuty,  le  réy,  le  wfV- 

On  sait  (voir  la  note  du  no  xi85)  que,  dans  le  système  d'in- 
dices adopté  par  nous,  Vut4  correspond  à  Vut  de  la  6«  octave  de 
l'échelle  des  sons. 

1682.  —Sirène,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J,  Mahillon. 
Instrument  destiné  à  donner  des  signaux  en  mer. 
C'est  un  long  tuyau  cylindrique  en  laiton  terminé 
par  un  pavillon  et  dans  lequel  est  enfermé  un  tuyau 
conique  en  laiton  terminé  à  sa  partie  supérieure 
par  une  anche  battante;  dans  le  premier  tuyau 
se  glisse  un  second,  cylindrique  également,  fermé 
au-dessus  par  une  plaque  à  laquelle  est  adapté  un 
anneau.  Ces  deux  tuyaux  font  Toffice  de  soufflet  : 
quand  on  tire  à  soi,  au  moyen  de  l'anneau,  le  tube 
intérieur,  Tanche  reste  silencieuse;  quand  on  le 
repousse,  Tanche  entre  en  vibration  par  la  com- 
pression de  Tair  et  produit  un  son  intense.  — 
Long.  o»57;  diam.  tôt.  o"o85. 

1688.  —  Trompette  en  w»b,  de  Tanc.  coll.  V.  et 
J.  Mahillon.  Tuyau  plié  en  forme  de  serpentin  pour 
démontrer  que  les  courbures  régulières  de  la 
colonne  d*air  n*ont  pas  d'influence  sensible  sur  le 
mouvement  vibratoire. 

1684.  —  Deux  tuyaux  cylindriques,  à  bouche,  en 
bois.  Don  de  M.  V.  Mahillon.  L'un  est  ouvert, 
Tautre  fermé;  tous  deux  sont  accordés  au /a  de  la 


—   ^35  — 

6*  octave  de  Téchelle  des  sons.  Appliqués  sur  une 
soufflerie,  ils  servent  aux  expériences  sur  les  harmo- 
niques. 

1686.  —  Deux  tuyaux  d*orgue  fermés.  Don  de 
M.  Cavaillé-Coll.  Ils  sont  accordés  au  la  de  la 
6*  octave  de  Téchelle  des  sons.  Appliqués  sur  une 
soufflerie,  ils  servent  à  démontrer  le  phénomène  de 
l'interférence. 

1686.  —  Appareil  de  M.  Schwedoff,d*Odtss2i.  Don 
de  M«  V*  Mahillon.  Il  sert  à  rendre  visibles  les 
mouvements  vibratoires  de  la  corde;  ceux-ci  sont 
obtenus  à  Taide  d'un  trembleur  électrique  et  d'un 
tendeur  variable. 

1687.  —  Métronome  normal  de  Léon  Roques, 
construit  par  Secretan.  Don  de  M.  L.  Roques,  orga- 
niste de  St.  Pierre  de  Chaillot  à  Paris.  L'appareil  se 
compose  d'une  planchette  de  o'^ig  de  long,  sur 
o""o3  de  larg.  Des  divisions  sont  tracées  sur  la  face 
et  les  chiffres  qui  les  accompagnent  indiquent  le 
nombre  d'oscillations,  en  une  minute,  du  pendule, 
composé  d'un  fil  supportant  un  poids.  La  longueur 
du  fil  et  par  conséquent  la  vitesse  des  oscillations 
se  règle  à  l'aide  d'un  contrepoids  glissant  dernière 
la  planchette.  Celle-ci  se  fixe,  contre  une  des  parois 
de  la  boite,  dans  une  position  inclinée,  de  façon  à 
permettre  au  pendule  d'osciller  librement. 

1688.  —Métronome  de  poche.  Don  de  M.  V.  Mahil- 
lon. C'est  un  simple  pendule  formé  d'une  tige  de 
cuivre  suspendue  à  une  fil.  La  tige  est  graduée  en 


—  236  — 

millimètres,  de  façon  à  servir  en  même  temps  de 
mesure  pour  les  longueurs  du  fil.  En  imaginant  ce 
petit  appareil,  le  donateur  avait  eu  pour  but  de 
remplacer  les  indications  actuellement  en  usage 
par  une  simple  indication  de  longueur.  Par  exemple, 
au  Heu  d'écrire  '•  J  =  1 16  (ce  qui  veut  dire  que  la 
durée  de  la  noire  vaut  la  116*  partiede  la  minute), 
on  écrirait  simplement  J  =  o^aôy.  L'évaluation  de 
la  durée  par  rapport  à  la  minute  n*a  aucune  raison 
d*être;  elle  repose  sur  la  base  artificielle  d'une  divi- 
sion arbitraire  du  temps  et  ne  sert  qu'à  compliquer 
inutilement  Tusage  du  métronome;  au  contraire, 
le  métronome  basé  sur  la  longueur  repose  sur  une 
mesure  immuable  :  le  mètre.  (Déposé  en  septem- 
bre 1888). 

1689.  —  Métronome  anglais.  Le  mouvement 
d'horlogerie  qui  fait  osciller  la  tige  graduée  portant 
le  curseur  mobile,  a  pour  propulseur  un  poids 
attaché  à  une  corde. 

1680.  —  Règle  à  calcul  acoustique  de  Georges 
Gueroult  construite  par  A.  Crétés,  66,  rue  de  Ren- 
nes, à  Paris.  Don  de  M.  F.  A.  Gevaert,  directeur  du 
Conservatoire  royal  de  musique  à  Bruxelles. 

Nous  devons  à  l'obligeance  de  M.  A.  Lucas,  suc- 
cesseur de  M.  Crétés,  la  description  suivante  de  cet 
intéressant  appareil  : 

Facb.  La  base  de  la  règle  représente  Tintervalle  d'octave. 
Sur  cette  base  sont  reportées  des  divisions  représentant  : 
les  premières,  Tintervalle  d'un  comma  de  ^i/go,  les  autres,  la 


—  ^37  — 

5*  partie  de  ce  même  intervalle.  On  remarquera  qa*une  de 
ces  dernières  divisions  dépasse  Textrémité  droite  de  la  ligne 
horizontale;  la  raison  en  est  que  Tintervalle  d*octave  compte 
55  commas  -j-  4/^. 

Au-dessas  de  cette  base  sont  tracées  trois  lignes  horizontales, 
intitulées,  la  première,  gamme  tempérée,  la  seconde,  ^amm^  natu^ 
relu,  la  troisième,  gamme  pythagoricienne.  Sur  la  ligne  de  la 
gamme  tempérée  sont  tracés  les  points  de  division  ut,  utJK,  ré, 
ré%  mi,fa,Ja%,  sol,  so/J(,  /a,  la%  si,  ut.  Ces  douze  pomts  sont 
à  égale  distance  les  uns  des  autres  (douzième  partie  de 
Toctave).  et  correspondent  aux  notes  du  piano,  ut$  étant  en 
même  temps  ré]^. 

Sur  les  lignes  des  gammes  naturelle  et  pythagoricienne,  sont 
tracées  les  divisions  ut,  ré^,  utJK,  ré^  mil?,  ré*j^,  mi,  fa,  sol^,fa%, 
sol,  lnK  sol%  la,  si^,  laJK,  si,  ut.  Les  divisions  de  même  nom 
sont  situées  sur  la  même  verticale,  quand  les  intervalles  sont 
les  mêmes  dans  les  deux  gamme?,  et  sur  des  verticales  difîé- 
rentea  dans  le  cas  contraire.  La  distance  de  ces  verticales  peut 
donc  être  mesurée,  sur  la  base  de  la  règle,  en  commas  et 
cinquièmes  de  commas. 

Au-dessus  de  la  ligne  gamme  pythagoricienne,  existe  une 
dernière  ligne  horizontale,  servant  de  base  à  la  courbe.  Les 
verticales  qui  vont  de  cette  ligne  à  la  courbe  sont  égales  aux 
nombres  de  vibrations  des  différentes  notes,  le  nombre  de 
vibrations  de  la  verticale  ut  de  gauche  étant  considéré  comme 
unité.  Ainsi  cette  verticale  étant  égale  à  zo  millimètres,  la 
verticale  ut  de  droite  est  égale  à  20  millimètres,  la  verticale 
sol  (gamme  naturelle  ou  pythagoricienne)  à  15  millimètres,  etc. 

La  réglette  est  la  reproduction  exacte  de  la  partie  inférieure 
de  la  règle,  sur  laquelle  elle  peut  glisser.  Le  curseur  permet  de 
mesurer  les  verticales  en  millimètres  et  cinquièmes  de  milli- 
mètres. 

Rbvbrs.  Le  revers,  de  ut  à  ut,  est  la  reproduction  de  la 
face»   à  cette  différence  près  que  les  longueurs  horizontales 

17 


-  238   - 

Aont  réduites  au  '/loi  tandis  que  les  longueurs  verticales  sont 
conservées;  cette  réduction  a  permis  de  placer  six  octaves  les 
unes  à  la  suite  des  autres.  Le  curseur  donne  les  hauteurs  en 
millimètres  et  '/s  ^^  millimètres  de  o  à  40  ™/m;  la  base  contient 
des  divisions  de  10  en  xo  et  de  5  en  5  commas.  Des  horizon- 
tales sont  menées  par  les  points  ut,  ri,  mi,  fa,  sol,  la,  si,  ut. 

UsAQE  ET  APPLICATIONS  PRINCIPALES.  —  !•'  PfobUme, —  Faire 
la  somme  ou  la  différence  de  2  intervalles.  Si  Ton  veut  ajouter, 
par  exemple,  une  tierce  diminuée  et  une  quinte  augmentée, 
on  prend,  à  partir  de  ut,  une  longueur  égale  à  la  tierce  dimi- 
nuée ut^-mi^,  soit  8  commas  1/5  environ.  Avec  le  point  ainsi 
obtenu,  on  fait  coïncider  Vut  de  la  réglette,  et  sur  celle-ci  on 
prend  la  longueur  ut-sol^i  égale  à  la  quinte  augmentée;  le 
point  de  la  règle  situé  au-dessus  du  sol^  de  la  réglette  donne 
rintervalle  cherché.  Marche  analogue  pour  la  différence. 

2«  Problème.  —  Trouver  la  place,  dans  la  gamme«  d'un  son 
donné,  par  le  rapport  de  ses  vibrations  à  celles  de  la  tonique. 
Soit,  par  exemple,  à  chercher  la  place,  dans  la  gamme,  du 
son  '9/i6,  c*est-à-dire  du  i9«  harmonique  ramené  dans  la  pre- 
mière octave,  Vut  étant  représenté  par  10  "^Jm 

IQO 

—--—II  m/œ  875  près  de  l2«»/m. 
10 

On  fait  glisser  le  curseur  jusqu'à  ce  que  la  courbe  intercepte 
cette  longueur  sur  lui  ;  la  base  exprime  en  commas  et 
cinquièmes  de  comma  l'intervalle  cherché. 

Pour  trouver  directement  la  place  de  l'un  des  64  premiers 
harmoniques,  le  29*  par  exemple,  promener  le  curseur  sur  le 
revers,  jusqu'à  ce  que  le  n»  29  (sur  la  droite^  rencontre  la 
courbe. 

Trouver  dans  la  gamme  la  place  d'un  son  qui  fasse,  avec  la 
tonique,  un  intervalle  égal,  par  exemple,  aux  3/4  de  la 
quinte  augmentée.  La  quinte  augmentée  =  37  commas  so, 
dont  les  3/4  =  27,90.  Le  son  cherché  coïncide  donc  sensible- 
ment avec  le  fa^  du  tempérament.  Cette  opération  comporte 
plus  de  précautions  que  la  première. 


3«  Probllme.  —  Trouver  le  son  résultant  de  2  sons  donnés, /« 
et  si  par  exemple.  Mesurer,  sur  le  revers,  au  moyen  du  curseur, 
la  distance  de  si  à  l'horizontale  fa,  puis  promener  vers  la 
gauche  le  curseur  jusqu'à  ce  que  la  longueur  interceptée 
entre  la  courbe  et  sa  base  soit  égale  à  la  distance  si-fa. 

Cette  longueur  exprime  aussi,  en  fonctions  du  nombre  de 
vibrations  de  ut,  le  nombre  de  battements  des  deux  sons. 

4^  Problltne,  —  Etant  donnée  la  longueur  d'une  corde  ut, 
trouver  la  longueur  d'une  autre  corde,  qui,  toutes  choses  égales, 
donne,  par  exemple,  la  tierce  diminuée  de  la  première. 

Prendre  à  gauche  de  Vut,  sur  le  revers,  une  longueur  égale  à 
l'intervalle  de  tierce  diminuée,  soit  9  commas  57.  L'ordonnée 
correspondante  est  la  longueur  cherchée.  (Opérer  de  préférence 
sur  la  droite  du  revers). 

Pour  trouver  la  tension  d'une  corde  par  rapport  à  celle  de  la 
corde  «/,  prendre  à  droite  de  l'tti,  sur  la  base,  la  moitié  de 
rintervalle  donné,  et  lire  sur  le  curseur  Tordonnée  correspon- 
dante de  la  courbe. 

Poar  trouver  la  densité,  prendre,  à  gauche  de  Vut,  sur  la 
base,  la  moitié  de  l'intervalle  donné,  et  lire  sur  le  curseur 
l'ordonnée  correspondante  de  la  courbe. 

1691.  Métronome  métrique  y  de  Tanc.  coll.  V.  et 
J.  Mahillon.  C'est  une  planchette  de  0*58  sur  o"i2, 
graduée  et  munie  d'un  pendule  comme  Tappareil 
n»  1687.  La  planchette  se  suspend  à  la  muraille 
dans  une  position  inclinée  de  façon  à  laisser  osciller 
le  pendule.  L'appareil  porte  la  date  de  1873  et  est 
également  de  Léon  Roques. 

1692.  Abrégé  pneumatique.  Don  de  l'inventeur, 
M.  Moitessîer,  à  Montpellier.  Modèle  de  Tappareil 
breveté  en  France,  le  16  février  1850,  dans  le  but  de 
remplacer  les  leviers  dits  abrégés.  On  sait  que  la 


première  idée  de  vaincre  par  l'air  comprimé  ia  résis- 
tance des  leviers  accouplés  appartient  à  Charles 
Spackman  Barker  (né  à  ISath,  Angleterre,  en  1806). 
Son  levier  pneumatique^  adopté  par  A.  CavailléCoU, 
fut  appliqué  la  première  fois  par  ce  dernier,  en  1834, 
à  Torgue  de  St.  Denis,  près  Paris.  C  est  Tune  des 
inventions  les  plus  importantes  appliquées  dans  les 
derniers  temps  à  la  facture  de  l'orgue.  Moitessîer 
remplace  l'action  mécanique  résultant  de  la  com- 
pression de  Tair,  par  une  action  semblable  obtenue 
par  une  dilatation  à  Taide  d'un  soufflet  aspirateur. 
Ce  n^est  en  somme  qu'une  modification  de  l'idée  de 
Barker;  elle  fut  appliquée  pour  la  première  fois  à 
l'orgue  de  lëglise  de  la  Dalbade,  à  Toulouse,  inau- 
guré le  7  février  1850. 


INSTRUMENTS  EXTRA-EUROPÉENS 


Classe  L  —  Instruments  autophones. 


BrANCHB  a.  — INSTRUMENTS  AUTOPHONES  PERCUTÉS. 
Section  a.  —  Instruments  bntyants. 

Java.  1693.  Klentong.  Don  de  M.  L.  J.  E.  P.  voniBit.«t..Earop 
Ende.  Clochette  en  bronze  de  forme  ovale  pareille  ^'*  '' 
à  celles  que  Ton  attache,  dans  les  pâturages  des 
AlpeSy  au  cou  des  bestiaux.  Celle-ci,  qui  date  du 
temps  de  la  domination  hindoue,  se  suspendait 
probablement  au  cou  des  buffles  ou  des  éléphants. 
Elle  a  été  trouvée  dans  la  forêt  de  Ijigarèng, 
district  de  Loeragong,  dans  la  résidence  de  Chéri- 
bon.  Le  battant  en  plomb  a  été  nouvellement 
ajouté.  —  Haut.  tôt.  o"2o;  larg.  max.  o'"i55;  larg. 
min.  o"o7s. 


—  242  — 

loBt.ext.Earop,  Annam.  1694.  Cdi  chac  ou  Cdi  hac^  (onoma- 
topée, sans  signification).  Deux  baguettes  de  0*27 
de  longueur  en  bois  très  dur.  Les  chanteuses  les 
frappent  l'une  contre  Tautre  pour  accompagner  et 
scander  leurs  chansons. 

Id.  1695.  Cdi  xinh  tien  {xinh  est  le  nom  d'un 
caractère  d'écriture  qui  veut  dire  naître^  mais  on 
l'emploie  également  pour  désigner  les  cliquettes  en 
général  ;  tien  veut  dire  sapèques^  donc  :  cliquette  à 
sapèques).  Cet  appareil  rythmique  se  compose  de 
deux  planchettes  de  bois  dur  de  o^iy  de  longueur 
sur  o"*03  de  largeur  et  o^ooS  d'épaisseur.  L'une  des 
planchettes  porte  à  son  extrémité  deux  pointes  de 
bois  garnies  chacune  de  trois  sapèques,  l'autre  n'a 
qu'une  pointe  également  garnie  de  trois  sapèques. 
La  main  gauche  tient  ces  planchettes  l'une  sur 
l'autre  de   manière  que  celle  qui  porte   les  deux 

<  Cdi  est  une  simple  particule  qui  accompagne  tous  les 
noms  d'objets  inanimés  de  même  que  cou  est  celle  qui  accom- 
pagne les  noms  d'objets  animés.  Cette  particule  cdi  n*a  pas 
toutefois  la  valeur  de  notre  article  puisqu'on  le  conserve 
même  avec  un  adjectif  numéral.  Ex  : 
mot  cdi  dan 
une         guitare 

Nous  devons  la  collection  des  instruments  annamites,  ainsi 
que  la  plupart  des  renseignements  qui  les  concernent,  aux  soins 
obligeants  et  dévoués  de  notre  éminent  ami.  M.  G,  Dumoutier, 
inspecteur  de  l'Enseignement  de  TAnnam  et  du  Tonkin,  à 
Hanoï.  L'importance  du  service  qu'il  nous  a  rendu  est  facile- 
ment appréciable.  Nous  lui  en  témoignons  ici  la  reconnaissance 
la  plus  vive  et  la  plus  sincère. 


—  243  — 

pointes  se  trouve  au-dessous,  la  main  desserrant  et  inst  ezt.-Eorop. 
rapprochant  les  doigts  en  mesure  selon  le  rythme.  ^^'^' 
Dans  ce  mouvement,  la  planchette  inférieure, 
entraînée  par  le  poids  de  l'extrémité  garnie  de 
sapèques  se  sépare  de  l'autre  et,  quand  elle  revient 
la  frapper,  il  se  produit  un  bruit  de  grelots.  Pendant 
ce  temps,  une  autre  petite  planchette  dentelée, 
tenue  dans  la  main  droite,  est  promenée  sur  le  côté 
des  deux  autres  à  la  façon  d'un  archet.  L'appareil, 
employé  dans  les  orchestres,  sert  aussi  à  accom- 
pagner la  voix. 

Id.  1696.  Cdi  cap  ké  {cap  kiy  onomatopée,  sans 
signification).  Castagnettes  en  bois  de  fer.  Elles  ont 
la  forme  de  deux  fragments  de  cercle  que  l'on 
aurait  découpés  de  la  circonférence  d'un  disque  de 
bois,  de  o"o35  d'épaisseur.  Les  deux  pièces  se  tien- 
nent  de  la  même  main;  on  entr'ouvre  celle-ci  en  la 
refermant  ensuite  d'une  certaine  façon  et  de  manière 
à  projeter  l'une  contre  l'autre  les  deux  surfaces 
plates;  il  en  résulte  un  bruit  que  l'on  peut  assez 
exactement  comparer  au  cri  strident  des  cigales 
des  tropiques.  Les  chanteuses  et  les  aveugles  se 
servent  de  cet  appareil  pour  accompagner  leurs 
chants. — Long,  de  chaque  pièce  o"  195,  haut  o"o25. 

Id.  1697.  Cdi  thanh  la  (la  =  son,  cri;  thank  = 
pur,  clair).  Petit  gong  employé  dans  tous  les 
orchestres  et  particulièrement  dans  les  cérémonies 
religieuses  des  bonzes  taoïstes  et  des  sorciers;  il 
accompagne  toujours  le  bruit  des  tambours. 
—  Diam.  o^ijj,  haut,  du  bord  cnoiç. 


—  244  — 
■■Lext-Barop.     lo.  1698.  Cdt  Uu  {Uu,  par  onomatopée,  rappelle, 

Cl  I 

d'après  les  annamites,  le  son  de  Tinstrument). 
Timbre  en  bronze,  en  forme  de  calotte  sphérique, 
employé  dans  les  orchestres  militaires.  —  Diam. 
o™io8,  haut,  o»04  environ. 

Id.  1699.  Cdi  canh  (canh  =  tympan,  désigne  en 
général  une  lame  de  fer,  de  bronze  ou  de  pierre 
suspendue  et  sur  laquelle  on  frappe).  Notre  exem- 
plaire se  compose  d'un  petit  gong  suspendu  dans 
un  cadre  circulaire  en  fil  de  fer  dont  les  extrémités 
sont  fixées  dans  un  manche  de  bois.  Il  sert  particu- 
lièrement aux  bonzes  dans  les  cérémonies  reli- 
gieuses. —  Diam.  o"i  1 1. 

ÂNNAM.  1700.  Câi  tno  (mo  »»  tambour  de  bois 

évidé).  Celui-ci  est  taillé  en  forme  de  grelot,  il  est 

en  bois  dur  et  se  frappe  à  l'aide  d'une  baguette.  Il 

produit  ce  que  les  annamites  appellent  les   sons 

femelles;    on   s'en   sert    pour   scander  les    chants 

religieux  bouddhiques  ou  pour  accompagner  la  voix 

unie  à  d'autres  instruments. 

Un  de  nos  amis,  M  Frederick  Stearns, de  Détroit  f  M ichigan), 
a  vu  cet  instrument  employé  dans  le  temple  bouddhiste  de 
Chionin.  à  Tokio  (Japon).  Il  y  porte  le  nom  de  nuhkug-yo. 
Ce  grelot  est  frappé  régulièrement  et  modérément  par  le  prêtre 
agenouillé  à  Tautel  et  récitant  la  prière  c  Namu  Amida  Butsu  » 
c  que  le  Seigneur  Bouddha  nous  sauve  i.  Le  prêtre  répète  cette 
prière  pendant  deux  heures,  au  bout  desquelles  un  autre  le 
remplace.  On  prétend  que,  dans  le  temple  en  question,  la  réci- 
tation de  cette  prière,  accompagnée  au  moyen  de  Tinstrument 
susdit,  n'a  pas  été  interrompue  depuis  500  ans. 

1701.  Cdimo  ci  [ci  <»  poisson).  Petite  pièce  de 


—  «45  — 
bois  dur  évidé,  taillée  en  forme  de  poisson.  Sert  imi.  ezt^Eorop, 

CL  I 

aux  mêmes  usages  que  le  précédent. 

Id.  1702.  Chum  Choê  (onomatopée,  d'après  le 
bruit  produit  par  Tinstrument).  Deux  plateaux  de 
cuivre  avec  une  protubérance  centrale  servant  à 
les  saisir.  On  les  emploie  dans  les  pagodes.  — 
Diam.  o"'24. 

Id.  1703.  Chum  Choê.  Petites  cymbales  en 
cuivre.  —  Diam.  o">i  12. 

Id.  1704-1706.  Nhac  (nhac  =  grelots,  musique). 
Grelot  sphérique  formé  de  deux  coquilles  de  métal 
de  o"048  de  diamètre,  percées  d'une  ouverture  cen- 
trale de  o°>oo9.  Ces  coquilles  sont  légèrement 
concaves,  de  façon  à  former  par  leur  réunion  une 
sorte  de  boîte  sphérique  dans  laquelle  sont  enfermés 
des  fragments  de  métal  qui  résonnent  lorsqu'on 
agite  le  grelot.  Les  deux  coquilles  sont  assemblées, 
au  moyen  d'une  soudure,  par  les  bords  de  l'ouver- 
ture centrale,  tandis  qu'elles  sont  au  contraire 
légèrement  écartées  aux  bords  de  leur  circonférence 
extérieure.  Le  nhac  sert  quelquefois  à  garnir  le 
collier  du  cheval,  d^autres  fois  il  entre  dans  la  com- 
position de  certains  orchestres. 

Id.  1706.  Cdi  ban  nhac  (ban  =  table  ).  Plan- 
chettes à  grelots.  C'est  un  instrument  formé  de 
trois  planchettes  :  celle  du  milieu,  sculptée,  figure 
un  animal  fantastique  à  tête  de  dragon  dont  les 
ailes  sont  représentées  par  les  deux  planchettes 
latérales  attachées  vers  la  tète  à  l'aide  de  char< 


—  246  — 

itttt.ext..Earop  nières  ;  les  faces  extérieures  des  deux  ailes  sont 
^'**'        garnies  de  grelots  de  cuivre.  L*appareil  est  recou- 
vert de  laque  rouge,  la  tête  et  l'arête  dorsale  de 
l'animal  sont  dorées.  La  planchette  du  milieu  est 


C&i  baû  nhac  (no  x;o6). 

terminée  par  l'appendice  caudal  que  le  musicien 
appuie  contre  la  ceinture,  de  manière  à  avoir  Tappa- 
reil  obliquement  devant  lui  et  à  garder  les  deux 
mains  libres  pour  manœuvrer  les  planchettes  laté- 
rales et  les  choquer  contre  celle  du  milieu.  Employé 
dans  les  cérémonies  religieuses.  —  Long.  tôt.  o"»82; 
larg.  max,  à  Tépaule  de  Tanimal  o™i5. 

Id.  1707.  Cdi  mo  cd  [mo  =  tam-tam»  cd  ■=  pois- 
son).   Pièce  de  bois  taillée  en  forme  de  poisson  et 


C&i  mo  ca  (00  1707). 

creusée  intérieurement  au  moyen  d'une  ouverture 
longitudinale  pratiquée  préalablement  du  côté  du 
ventre.  Cet  instrument,  lorsqu'il  est  frappé  à 
l'aide  d'une  batte  de  bois,  rend  un  son  mat  qui 
s'entend  de  très  loin.  Il  se  suspend  dans  les  pagodes 
et  dans  les  guérites  des  veilleurs  de  nuit.  Tous 


—  247  — 

ceux  qui   ont  habité  rAnnam  ou  la   Chine   con- iMt  «xt-Enrop. 
naissent  le  bruit  monotone  et  mélancolique  de  cet        ^^'  '* 
appareil.   —   Long.    o"83;   larg.    o"24.    (G.   Du- 
MOUTifiR,  Les  symboles^  les  emblèmes  et  les  accès-- 
soir  es  du  culte  chez  les  Annamites.   Paris,   Ernest 
Leroux,  189 1). 

Id.  1708.  Cdi  mo  nha  chua  [nha  »■  maison; 
chua  »s  pagode).  Tamtam  de  bonzerie.  C*est  une 
pièce  de  bois  dont  la  forme  cherche  à  représenter, 
tout  en  Tamplifiant,  le  fruit  de  l'amandier  ;  elle  est 
laquée  en  rouge;  le  pédoncule  de  Tamande  servant 
de  poignée  et  les  feuilles  qui  ornent  la  partie 
supérieure  du  fruit,  sont  dorés.  Il  est  d'usage  exclu- 
sivement religieux.  Les  bonzes  Tutilisent  pour 
scander  leurs  prières  et  leurs  litanies.  Dans  les 
évocations  qui  précèdent  toute  cérémonie  religieuse 
bouddhique,  le  bonze  frappe  alternativement  sur 
une  petite  clochette  et  sur  l'instrument  qui  fait 
l'objet  de  cette  notice;  le  premier  son  a  le  pouvoir 
d'appeler  l'esprit  ou  le  génie  invoqué;  le  second,  a 
pour  objet  de  chasser  les  démons  qui  tenteraient 
de  s'opposer  à  la  cérémonie  du  rite. 

Chinb.  1709.  Tchong'iou.  Don  de  M.  V.  Mahillon 
Castagnettes  semblables  au  n<»  650. 

CoxNGO.  1710.  Ngonge.  Don  de  M.  H.  M.  Jaeger, 
à  Bruxelles.  C'est  une  sorte  de  clochette  de  fer  for- 
mée de  deux  coquilles  plates  adroitement  réunies 
par  leurs  bords.  Elle  est  mise  en  vibration  par 
un  battant  suspendu  à  l'intérieur.  Ces  clochettes 


—  348  — 

inst «t..Enrop. servent  d'ornement  aux  femmes;  on  les  suspend 
^*'  '*        aussi  au  cou  des  porcs  pour  les  retrouver  plus  facile- 
ment au  pâturage.  —  Long,  o"o75;  larg.  o"30. 

Ce  double  usage  peut  paraître  assez  étrange,  mais  l'étonné- 
ment  diminuera  lorsqu'on  saura  que  le  porc  possède  là-bas 
une  grande  valeur;  pour  apprécier  celle-ci,  il  suffit  de  considé- 
rer que  deux  de  ces  animaux  représentent,  dans  les  échanges, 
la  valeur  d'une  femme  1  (Note  du  donateur.) 

Id.  1711.  Ngonge,  Don  du  même.  Grelot  sem- 
blable au  précédent,  sauf  la  forme  et  les  dimensions 
qui  sont  plus  grandes;  s'emploie  aux  mêmes  usages. 
—  Long.  0*054;  'arg.  o"o6o. 

Id.  1712.  Ngonge,  Don  du  même.  Grelot  en  bois 
très  adroitement  taillé  dans  une  pièce  de  bois  dur, 
représentant  assez  exactement  un  panier  avec  une 
anse.  Deux  tiges  de  bois  sont  suspendues  à  Tintérieur 
en  guise  de  battants.  —  Long.  o"o85;  larg.  o""o50. 

Id.  1713.  Bracelet  en  cuivre  rouge  dont  le  milieu» 
formé  de  deux  lames  repliées  emprisonnant  une  ba- 
lette  de  même  métal,  forme  grelot.  Don  du  même.  Il 
provient  du  village  de  Likimi,sur  la  rivière  Monjeala. 

Id.  1714.  Swanga  ou  Nkwanga.  Don  du  même. 
Sorte  de  hochet  ou  grelot  double  formé  de  deux 
gourdes  évidées,  enfilées  sur  une  mince  tige  de  bois 
et  contenant  des  graines  séchées.  —  Long.  tôt.  0*29; 
dimension  des  gourdes  o^oô  de  diamètre  environ. 

Iles  Hav^taï.  1716.  Puïli.  Deux  tubes  de  bambou 
dont  récorce  est  découpée,  à  l'aide  d'incisions  lon- 
gitudinales et  sur  les  deux  tiers  environ  de  leur 
longueur,  en  languettes  étroites,  détachées  Tune  de 


—  1249  — 

Tautre,  ce  qui  donne  à  l*appareil  Tapparence  d*une  lut.  axt.-Earep. 
verge.  On  se  sert  de  ces  instruments  par  paires,  en  ^'''* 
les  frappant  en  cadence  soit  Tun  contre  l'autre,  soit 
sur  les  épaules,  soit  sur  les  genoux.  Les  deux 
tuyaux  sont  de  dimensions  différentes  :  Tun  mesure 
environ  o^yô  de  longueur  sur  o"o6  de  diamètre; 
Tautre  o"57  de  longueur  sur  o°o5  de  diamètre. 
Au  repos  le  plus  petit  des  tuyaux  s'emboîte  dans  le 
plus  grand  de  façon  à  ne  plus  offrir  lapparence  que 
d'un  seul. 

Id.  1716.  Puïli.  Tubes  semblables  aux  précé- 
dents. 

Id.  1717.  Uliuli.  Sorte  de  hochet  formé  d'une 
gourde  dans  laquelle  on  a  enfermé  de  petits  cailloux 
et  que  Ton  agite  en  mesure.  Quelquefois  on  se  sert 
de  deux  instruments  à  la  fois,  un  dans  chaque 
main.  Ce  bruit  rythmé  accompagne  souvent  le 
chant  et  particulièrement  les  chants  erotiques 
appelés  mêle.  Notre  exemplaire  est  enjolivé  d'un 
ornement  d'étoffes  et  de  plumes  qui  lui  donne,  posé 
à  terre,  l'apparence  d'un  gros  champignon. 

Id.  1718-1719.  Uliuli.  Hochets  semblables  au 
précédent,  mais  sans  l'ornement  d'étoffe.  Les  gour- 
des appartiennent  à  la  variété  de  celles  appelées 
«  gourdes  de  pèlerins  »,  c'est-à-dire  ayant  un 
étranglement  à  la  moitié  environ  de  leur  hauteur. 
—  Diam.  max.  o"io  environ;  haut.  tôt.  approxi- 
mative o"i5. 

Amérique,  1720.  Crécelle.    Don  de   M°*  John 


—  ±s^  — 


ia«t.ext.-Earop.  Crosby  Bfown.   Simple   lame  de  bois  dur  sur  la 

Cl    I 

*  '        longueur  de  laquelle   on  a  découpé  une  série  de 
crans  contre  lesquels  on  frotte  une  autre  baguette 


Crécelle  (no  1720). 

plus  mince.  Elle  provient  des  Indiens  Pueblos 
(Nouveau-Mexique).  —  Long.  o"32  environ;  larg. 
moyenne  o"»025;  haut.  o"oi4. 

Un  instrument  presque  semblable  se  rencontre  au  pays 
flamand  en  temps  de  carnaval. 

Id.  1721.  Hochet  (angl.  =  Bird  Rattle).  Don  de 
la  même.  Pièce  de  bois  creuse  dont  la  partie  supé- 
rieure est  taillée  en  forme  d'oiseau,  tandis  que  la 
partie   inférieure    représente    une   figure   humaine 


Hochet  {Bird  £attU)  (no  1721). 

bariolée  de  lignes  rouges,  Lieues  et  noires.  A  Tinté- 
rieur  sont  enfermés   de   petits   cailloux.  Appareil 


—  ^5t    - 

rythmique  provenant  des  Indiens  Alaskas.  —  Long  intt  ext-Ëurop 
o"3o;  larg.  o^og.  ^*''' 

Id.  1722.  Hochet  (angl.  =  Gourd  rattle).  Don  de 
la  même.  Simple  gourde  aplatie  traversée  par  un 
manche  de  bois  et  renfermant  de  petits  cailloux. 
Lf'appareil  sert  à  rythmer  la  danse  chez  les  Indiens 
Pueblos  (Nouveau-Mexique);  il  se  tient  de  la  main 
droite  et  s'emploie  conjointement  avec  le  turtle 
rattle.  —  Diam.  de  la  gourde  o°i3o;  hauteur  o"*o85. 

Id.  1723.  Hochet  (angl.  =  Turtle  rattle).  Don  de  la 
même.  Boite  écailleuse  d*une  tortue  sur  la  carapace 
de  laquelle  sont  attachés,  à  Taide  de  lanières,  sept 
sabots  de  chèvre  évidés  et  neuf  petits  cornets  de 
métal.  L'appareil  provient  des  Indiens  Pueblos 
et  sert  principalement  aux  devins,  dans  les  danses 
et  cérémonies  qui  précèdent  la  conjuration.  Il  se 
lie  au  genou  gauche  à  Taide  d'une  lanière,  et,  par 
le  mouvement  de  la  danse,  les  objets  suspendus 
à  la  carapace  choquent  bruyamment  celle-ci.  — 
Long,  de  la  carapace  ©«"ly  ;  larg.  o"'i2. 

Congo.  1724.  Collier.  Don  de  M.  Th.  Hermann. 
Il  se  compose  d'une  certaine  quantité  d'écorces  de 
fruits  (sortes  d'amandes)  coupés  par  leur  milieu  et 
enfilés  sur  une  corde  grossièrement  tressée.  A  la 
partie  inférieure  du  collier  est  suspendue  une  petite 
sonnette  dont  le  tintement  ajoute  à  l'effet  rythmique 
produit  par  Tentrechoquement  des  fruits.  L'appareil 
sert  à  parer  les  jeunes  filles  fêtant  par  des  danses 
l'époque  de  la  nouvelle  lune. 


—    252    — 

init flxtEorep.      Chinb.  1726.  Tam-tam,  de  Tanc.  coll.  Jourdan. 

Cl  I 

Plateau  formé  d'un  mince  disque  de  bronze  avec  un 
bord  replié  sur  o"02  environ  de  hauteur;  frappé 
doucement,  il  fournit  assez  distinctement  le  son 

fondamental  ^^^;  dès  l'instant  que  le  disque  est 

percuté  avec  une  certaine  force,  le  mélange  des 
harmoniques  qui  se  développent  en  même  temps 
que  le  son  fondamental  est  tel  qu'il  devient  impos- 
sible d'en  apprécier  la  hauteur. 

Cette  collection  réunie  par  le  D'  Jourdan  avait  été  léguée 
par  celui-ci  à  la  ville  de  Bruxelles.  Exposés  provisoirement  à 
l'Académie  des  Beaux-Arts,  les  instruments  de  musique  faisant 
partie  de  cette  collection  n'ont  été  installés  à  leur  véritable 
place,  le  Musée  du  Conservatoire,  qu'en  1897. 

Id.  1726.  Tam-tam,  de  Tanc.  coll.  Jourdan. 
Semblable  au  précédent.  La  fondamentale,  plus 
grave,  n'est  pas  exactement  déterminable. 

Java.  1727.  Keijvr,  de  l'anc.  coll.  Jourdan. 
Appareil  semblable  à  celui  renseigné  précédemment 
sous  le  nom  de  Tetjer  (voir  le  n"*  806).  D'après  le 
D' J.  Groneman  %  cet  instrument,  dont  les  plateaux 
de  bronze  ne  servent  qu'à  produire  des  effets  ryth- 
miques, est  uniquement  employé  dans  le  gamvlan 
pt'log.  Le  grobogan,  ou  support  de  bois  sur  lequel 
sont  attachées  les  cymbales,  est  massif. 

Deux  instruments  à  peu  près  semblables  existent  encore 
dans  le  gamèlan;  le  premier  appelé  Rodjl^h  se  compose  de 

>  De  Ganulan  te  Jogjakarta,t  Amsterdam,  Muller  1890. 


—  253  — 

deux  mêmes  disques  métalliques  percutés  à  Taide  d*un  taboeh  lott.  est.-Esrop. 

en  forme  de  marteau.  Ils  se  suspendent  au  cou  de  l'exécutant         Cl.  I. 

et  entretemps,  à  la  traverse  du  gajor  des  gongs  n^  1740.  Le 

second  appareil  appelé  tjèlocring  se  compose  de  deux  petits 

bassins  en  métal  delà  grandeur  d'une  coupe  à  thé;  on  les 

accorde  en  barang  et  en  ncm  (Voir  plus  loin).  Cet  instrument 

de  même  que  le  Këtj^r  ne  s'emploie  que  dans  le  gamëlan  pëlog. 

La  collection  du  D*  Jourdan,  remarquable  surtout  par  les 
instruments  javanais,  dont  elle  réunit  un  grand  nombre  de 
beaux  exemplaires,  nous  fournit  l'occasion  d'apporter  une 
petite  rectification  à  la  note  qui  suit  la  description  du  n»  799. 

Parlant  de  l'éehelle  mélodique  dite  pëlog,  nous  avons  dit 
qu'elle  avait  pour  premier  degré  le  sixième  terme  de  la  pro- 
gression :  c'est  le  quatrième  qu'il  faut  lire. 

Ainsi  que  nous  l'écrivions,  les  Javanais  n'ont  pas  de 
diapason  fixe,  et,  comme  nous  le  verrons  par  la  comparaison 
des  instruments  du  D^  Jourdan  avec  ceux  précédemment 
décrits,  ils  prennent  pour  l'établissement  de  leurs  échelles 
mélodiques,  des  points  de  départ  très  différents.  Chacun  des 
degrés  reçoit  une  dénomination  particulière,  qui  indique  sa 
position  sur  l'échelle. 

Ainsi,  si  nous  basons  l'échelle  pentaphone  salëndro  sur  la 
progression  génératrice  sol,  rê,  la^  mi,  si, 

le  i«'  degré,  ré,  porte  le  nom  de  barang: 

9    3« 

»  3* 
»  4° 
»   5^ 

«     ler 

et  ainsi  de  suite. 

Dans  l'échelle  heptaphone  pëlog,  on  intercale  entre  le 
barang  et  le  goelofif  un  son  qui  porte  le  nom  de  bëm;  entre  le 
dada  et  le  lima,  an  son  appelé  pëlog,  de  sorte  qu'en  prenant 
pour  premier  terme  de  cette  échelle  tU,  4»  terme  de  la  pro- 
gression génératrice,  mi)^,  5i]^,fa,  ul,  sol,  ré,  la,  nous  avons  : 

1er  degré,  ut        =        barang, 

2^        9       ré        =        bëm, 

3e        9       mil^     =       goeloe, 

18 


mi. 

»    goeloe: 

sol. 

»    dâdâ; 

la. 

»     lima  ; 

si, 

»    nëm: 

ri. 

»    barang. 

—  âS4  - 


Intt.  ext.-Barop. 

4«  degré, /a 

= 

dada, 

Cl.I. 

5«        1      sol 

= 

pëlog. 

6«        »      /al? 

= 

îimat 

7»        B      si^ 

= 

iiëm, 

I"       »      «< 

= 

barani 

Nous  nous  sommes  servis,  pour  réchelle  heptaphone  pëlog, 
de  la  progression  y;i«K  si^,  fa,  ut,  sol,  rê,  la,  parceque  cette 
même  progression  nous  avait  déjà  servi  dans  la  note  citée 
plus  haut.  Mais  depuis,  nous  avons  appris  que  les  deux  échelles, 
salëndro  et  pëlpg,  ont  des  points  de  contact.  Le  fait  nous  a  été 
révélé  par  la  tablature  du  soeling  (no  1825). 

Bn  e£fet,  la  tablature  de  la  flûte  soeling,  citée  dans  l'ouvrage 
du  D' Groneman,  ~  auquel  nous  avons  emprunté  le  plus  grand 
nombre  des  renseignements  concernant  le  gamUan  et  ses 
instruments,  —  nous  apprend  qu'un  même  son  de  la  flûte 
susdite  à  6  trous,  sert  de  pHog  à  Téchelle  pëlog  et  de  lima  à 
l'échelle  salëndro  et  qu'un  autre  son  du  même  instrument  sert 
de  barang  aux  deux  échelles.  Nous  pouvons  en  conclure  que 
les  progressions  suivantes  servent  de  génératrices  aux  dtux 
échelles  en  prenant,  comme  nous  l'avons  dit,  le  2»  terme  pour 
barang  de  Téchelle  salëndro,  le  4"  terme  pour  la  même  fonc- 
tion, premier  degré  de  l'échelle  pëlog 

sol,  ré,  la,  mi,  si, 
fa,  ut,  sol,  ré,  la,  mi,  si, 

d*où  les  deux  échelles  suivantes,  avec  leurs  points  de  contact  : 

Echelle  .  àarang^  gotloe,  dada,    lima,    tient  bûrang 

saKHdro  '        ^^  „„•       fa        sol        la       si       ut        ré 

^p^tog^  :   barang,    bëm,  goeloe,  dàda,  pëlog,  lima,  nëm,  barang 

Il  est  bien  entendu  que  ces  progressions  peuvent  avoir  pour 
point  de  départ  un  son  quelconque.  (Voir  la  note  du  n^  i739]- 

Parmi  les  mélodies  (gendings),  on  distingue  celles  qui  con- 
viennent à  l'échelle  pëlog  et  celles  qui  ne  conviennent  qu'à 
l'échelle  salëndro.  Ces  deux  genres  se  subdivisent  à  leur  tour, 
pour  les  mélodies  à\xgamelan  salëndro,  en  groupes  appelés  laras 
nëm,  laras  songa  et  laras  mënjoera,  et  pour  celles  du  gamdan 
pëlog,  en  laras  nëm,  laras  lima  et  laras  barang. 


—  255  "- 

Les  mélodies  ck  chacun  de  ces  groupes  dont  la  raison  d'être  Utt»  uU-Europ- 
n*e8t  pas  expliquée,  sont  destinées  à  être  jouées  à  telles  heures  ci.  I. 
bien  déterminées  du  jour  ou  de  la  nuit.  Ainsi,  les  taras  n^nt  des 
deux  échelles  ne  se  jouent  que  de  7  heures  du  soir  à  minuit; 
les  îaras  songu  de  Téchelle  saUndro  et  les  larat  lima  de  Téchelle 
p^log^  de  minuit  à  3  heures  du  matin  et  de  midi  à  7  heures  du 
soir;  les  larat  mUnjora  {salëndro)  et  les  Iaras  barang  (p^g)  de 
3  heures  du  matin  à  midi.  Aucun  nijSgà  (musicien)  n'enfrein- 
drait cette  règle  traditionnelle;  au  sultan  seul  appartient  le 
droit  de  la  transgresser  selon  son  hon  plaisir. 

Les  gendings  se  divisent  encore  en  gèdé  ou  agëng  et  tjilik  ou 
alit,  qualificatifs  traduisant  respectivement  grands  et  petits» 
mais  qui  revêtent  ici  une  autre  signification,  les  premiers  pou- 
vant se  rendre  par  anciens  ou  classiques,  les  seconds  par  modernes. 

Les  gendings,  au  nombre  de  plus  de  300.  se  jouent  générale- 
ment à  des  fêtes  ou  cérémonies  spéciales. 

Les  nijagâs  sont  généralement  assis  sur  le  sol.  Les  uns 
jouent  de  tous  les  instruments,  d'autres  de  plusieurs,  certains 
n'en  possèdent  qu'un  seul.  Les  gongs  (n»  1740),  këmpoels 
(no  1739),  kënongs  (n®  1755)1  bëdoegs  (n®  1795),  bëndés^,  etc., 
peuvent  être  joués  par  tous  ceux  qui  connaissent  leur  rôle  dans 
le  gending.  Quelques  uns  jouent  à  la  fois  du  rëbab  (no  1898),  et 
du  këttdang  (n»  823),  et  ceux-ci  jouent  avec  facilité  les  bonangs 
(no  1742),  sarons  (n«  1746)  et  gambangs  (n®  1744). 

Tons  les  nifigâs  jouent  des  deux  échelles,  salëndro  et  pëlog, 
mais  certains  d'entre  eux  préfèrent  l'une  à  l'autre. 

Congo.  1728.  Sonnette.  Elle  est  formée  d'un 
disque  de  fer  plié  sur  son  diamètre  de  façon  à  former 
deux  coquilles  ento'e  lesquelles  est  enfermée  une 

^  Le  bëndé  est  un  instrument  du  gamëlan  pëlog.  Il  se  com- 
pose de  deux  gongs  comme  ceux  des  bonangs,  reposant  sur  un 
support  de  même  forme  et  accordés  en  lima  et  nëm.  Le  këmp- 
jang  est  semblable,  mais  ses  gongs  s'accordent  en  nëm  et 
baraog.  Le  bëri,  autre  instrument  du  gamclan  pëlog,  ne  diffère 
du  bèndé  que  par  la  forme  de  ses  gongs,  qui  sont  plats,  sans  la 
protubérance  centrale. 


—  2s6  — 

Ust.  ext.  Enrop.  ballette  de  fer.  Lorsqu'on  agite  le  manche  de  bois, 
très  curieusement  découpé,  la  ballette  de  fer  se 


C1.1. 


Sonnette  (no  1728}. 

déplace  et  met  le  disque  en  vibration,  produisant 
un  son  très  intense,  à  l'unisson  du  8^"  fa  de  féchelle 
générale. 

Section  B.  —  ^  intonations  déterminées, 

Sou8-teclloa  aa.  —  A  maillets. 

Annam.  1728.  Cdi  chuông  chua  [chuông  «=  cloche; 
chua,  prononcez  Kiona,  = 
temple,  pagode).  Jolie  cloche 
de  bronze  avec  des  ornements 
en  relief.  Elle  donne  le 


Câl  chuông  chn«  (no  1729). 


Id.  1780.  Câi  chiêng  (chiêng 
(prononcez  Kiêng),  onomato- 
pée, sans  signification.  Gong 
de  cuivre  martelé,  avec  une 
protubérance  centrale,  don- 
nant le  ^-^Ê-  ïl  ®®f^  *  ^^"' 


ner  des  appels  dans  les  cérémonies  religieuses  et 


—   257  — 

militaires  et  le  glas  dans  les  exécutions  capitales.  iaiicxi.-Earop 
—  Diamètre,  o""44;  diam.dc  la  protubérance,  o^io;        ^**^' 
haut,  des  bords  o"o6. 

Id.  1731.  Cdi  Công  (Công,  onomatopée,  sans 
signification  ;  c'est  de  ce  mot  que  dérive  le  français 
gong).  Plateau  en  cuivre  de  o"37  de  diamètre  avec 
un  bord  relevé  de  o'"o55  et  façonné  au  marteau.  Il 

donne  le 


Id.  1732.  Jeu  de  cânh  (cânh,  voir  n®  1699).  Sorte 
de  carillon  formé  de  deux  petites  branches  de  bronze 
disposées  en  croisillon.  Au  milieu  est  suspendue 
une  petite  sonnette  de  bronze  de  45  millim.  de  hau- 

Je- 
teur sur  autant  de  diamètre  et  donnant  legy^^ —  ; 

à  chacun  des  quatre  angles  formés  par  les  deux 
branches,  est  suspendue  une  petite  lame  de  bronze 
de  75  millim.  de  long,  sur  68  millim.  de  hauteur. 
Ces  lames,  trop  minces  pour  émettre  un  son  de 
quelque  ampleur,  fournissent  à  peu  près  les  intona* 
tiens  respectives 

8  ......  V* 


m 


TT 

Elles  forment  par  leur  choc  contre  la  sonnette 
médiane,  un  mélange  de  sons  d*un  effet  très  pitto- 
resque. Ce  genre  de  carillon  se  suspend  paratt-il, 
à  l'intérieur  des  temples  ou  aux  angles  des  édiQceSt 


—  258  — 
inii.«it..Burop.     lo.  1733.  Cdi  ChuÔHg  gang.  Cloche  de  fonte  en 

""'''  0  f • 

forme  de  calotte  hémisphérique,  donnant  le , 


Elle  sert  dans  les  pagodes.  —  Dîam.  o"i65;  haut 
o^ias. 

Gang  est  le  nom  du  métal;  c'est  un  alliage  dont  la  composi- 
tion est  inconnue;  il  a  toutes  les  apparences  du  fer  sans  en 
être.  Sa  sonorité  est  remarquable  et  son  timbre  d'une  très 
grande  pureté. 

lo.  1734.  Cdi  Chuông  gang.  Clochette  semblable 
à  la  précédente  mais  de  dimensions  moindres;  elle 

donne  le  ^^j=.  Même  destination  que  la  précé- 


"P 


dente.  —  Diam.  o'»ïo;  haut.  0*05. 

Id.  1736.  Grelot.  Don  de  M.  Th.  Herrmann. 
Ressemblant  au  n»  17 12.  Il  est  taillé  en  entier  dans 
une  pièce  de  bois  dur,  Tanse  toutefois  est  faite  ici 
d'un  tour  de  cordes;  deux  bâtonnets  suspendus  à 
rintérieur  de  Tappareil  servent  de  battants  en  cho- 
quant  les  bords  de  la  fente^  qu'ils  dépassent  de  la 
moitié  environ  de  leur  longueur.  Le  son  produit  est 


à   peu   près   le  3  ^-J — ' .   —  Long,  maxima  ©«og; 


épaisseur  o«o6  ;  haut.  o^og. 

D'après  les  renseignements  fournis  par  le  donateur,  les 
Congolais  se  servent  de  cet  appareil  en  guise  de  castagnettea, 
en  se  l'attachant  au  poignet. 


—  259   — 

Chinb.  1736.  Tsê'King^.  Don  de  M.  J.  Van  AaUt.  uit.ext.Eorop. 
Pierre  noire  sonore  taillée  en  forme  d'équerre  et 

gravée  sur  une  face.  Elle  donne 


CLI. 


-p 


Id.  1737.  Tsê'King.  Don  du  même.  Instrument 
semblable  au  précédent»  forme  de  fantaisie.  Un  des 


Tsè-King  (no  1736), 

côtés  a  malheureusement  été  brisé.  Dans  son  état 
actuel,  cette  pièce  donne  le  lab  de  la  septième 
octave  de  Téchelle  générale. 

Id.  1738.  Gong  mâle^,  de  Tanc.  coll.  Jourdan.  Il 
mesure  o"56o  de  diam.  et  donne  le  ^^i^ 

Java.    1788.   Gong  Kempoel  en  bronze  poli,  de 
Tanc.  coll.  Jourdan.  Il  mesure  o""39  de  diamètre  et 

donne  approximativement  le  ^-bi=.  Sa  sonorité 
laisse  à  désirer  à  cause  d'une  fêlure. 

I  Voir  les  notes  à  la  suite  des  n»  668. 
'  Voir  la  note  à  la  suite  du  n®  643. 


—  26o    — 

iBttt  ext.-Borop.     Comme  on  le  verra  par  la  suite  les  instruments  qui  apptr- 
CL  I.         tiennent  au  gamëlan  du  D' Jourdan  sont  accordés  sur  Téchelle 
salèndro  : 

solK         la!^,       doK      réK     mib 
barang,    goeloe»    didl,    liml,    n^m 

On  donne  le  nom  de  ktmpoel  aux  gongs  de  petite  dimen- 
sion. Ils  ont  ordinairement  jusqu'à  0^50  de  diamètre  tandis 
que  les  gongs  mesurent  quelquefois  jusqu'à  i«oo  de  diamètre. 

Lorsqu'il  n'y  a  qu'un  kempoel  dans  le  gamëlan  il  s'accorde 
en  nëm.  Certains  gamëlans  ont  quelquefois  trois  kempoels; 
on  les  accorde  en  limi,  nèm  et  barang. 

La  protubérance  centrale  des  gongs  et  des  kempoels  s'ap< 
pelle  pëntjoêf  c'est  elle  qui  reçoit  le  choc  de  la  batte,  appelée 
tabœh,  baguette  de  bois  terminée  par  une  tète  de  forme 
sphérique  entourée  d'étoffe.  (Joh.  F.  Snbllbman,  èiuxiek  en 
muxickinstrumenUn  in  onze  OosL  ) 

lo.  1740.  Gongs^  de  Tanc.  coll.  Jourdan.  De  même 
que  les  gongs  n"*  813,  ils  sont  suspendus  à  la  tra- 
verse d'un  support  en  bois  sculpté  appelé  gajor.  Le 
plus  grand  mesurant  0*58  de  diamètre,  donne  le 

^    — ,  l'autre,  qui  mesure  o"*57  de  diamètre,  donne 

Ie@i==:,  très  bas.  Ils  sont  tous  les  deux  polis  sur 

la  surface,  avec  une  protubérance  centrale. 

Le  dernier  gong  produit  un  léger  battement  dans 
la  résonance;  ce  défaut  dû  à  une  irrégularité  dans 
l'épaisseur  du  disque,  se  constate  fréquemment  dans 
la  résonance  des  cloches. 

Les  gongs  et  kempoels  figurent  au  premier  rang  des  instru- 
ments d'accompagnement  du  gamëlan;  ils  servent  à  marquer 
les  grandes  divisions  dftns  les  mélodies  (gendings). 


—    26l     

Lorsque  le  gamiilan  n'a  qu*an  gong  on  l'accorde  en  lima;  la&t.ixt.Eorop 
lorsqu'il  en  a  deux  on  les  accorde  en  dâdS  et  lima  et  quelque-  Cl  l 
fois  tous  les  deux  en  lima  ce  qui  est  le  cas  pour  les  gongs 
no  1740.  L'intention  de  l'unisson  pour  les  deux  plateaux  est 
évidente  et  prouve  que  la  justesse  absolue  n'est  pas  plus 
atteinte  à  Java  qu'ailleurs;  cette  imperfection  prouve  aussi  de 
combien  peu  de  valeur  sont  les  évaluations  des  rapports  vibra- 
toires des  échelles  mélodiques  qui  ont  toutes^  à  Java  comme 
ailleurs,  pour  génératrices  des  progressions  de  quintes  justes. 

Id.  1741.  Gendër,  de  Tanc.  coll.  Jourdan.  Instru- 
ment le  plus  intéressant  du  GamPlan  et  l'un  de  ceux 
qui  servent  au  développement  de  la  mélodie.  Le  jeu 
en  est  souvent  confié  aux  femmes  à  cause  de  la 


Geodèr  (no  174 1). 

délicatesse  des  mouvements  qu'il  exige.  Il  se  com- 
pose de  douze  lames  de  bronze  accordées  ici  dans 
Tordre  suivant  : 


&te 


E!:fc^^t 


:t:d 


t 


202    

inst  est.  Europ.  Les  laoïes  sont  rangées  transversalement  sur  les 
^''^  bords  supérieurs  d'une  caisse  quasi-rectangulaire 
appelée  ranijakan.  Pour  vibrer  facilement  elles  sont 
suspendues  à  des  cordes  fixées  le  long  des  bords  de 
la  caisse  à  Taide  de  chevalets  intermédiaires  en 
bronze  ;  il  y  en  a  un  après  chaque  couple  de  lames. 
Celles-ci  sont  percées  à  l'endroit  des  deux  lignes 
nodales  d'un  trou  que  traverse  la  corde  formant  sur 
leur  surface  postérieure  une  boucle  traversée  par 
une  petite  goupille  de  bois.  Sous  chacune  des  lames 
est  posé  verticalement  un  tuyau  de  bambou  appelé 
boeboengan,  dont  la  colonne  d'air,  accordée  à  Tunis- 
son  de  l'intonation  de  la  lame,  vibre  par  l'influence 
du  mouvement  vibratoire  de  cette  dernière.  Les 
deux  faces  de  la  caisse  sur  laquelle  reposent  les 
lames  sont  à  jour  sur  la  plus  grande  partie  de  la 
hauteur  totale,  de  sorte  que  l'uniformité  de  longueur 
des  tuyaux  peut  facilement  être  constatée. 

On  se  pose  inévitablement  cette  question  :  com- 
ment des  tuyaux  de  même  longueur  peuvent-ils 
offrir  des  colonnes  d'air  assez  différentes  pour 
renforcer  la  sonorité  de  lames  de  bronze  dont 
quelques-unes  diffèrent  de  deux  octaves?  La  réponse 
est  simple  :  cette  uniformité  de  longueur  n*est 
qu'apparente.  Les  tuyaux  placés  sous  les  lames  les 
plus  aiguës  sont  doubles;  chacun  d'eux  renferme  un 
second  tuyau  beaucoup  plus  court  que  le  premier, 
et  accordé  à  l'unisson  de  la  lame.  Au  contraire,  les 
tuyaux  placés  sous  les  lames  donnant  les  sons  graves, 


—  263   — 

sont  partiellement  fermés  à  leur  orifice  supérieur;  iftite)tt.Ettrop. 
cet  artifice  produisant  un  abaissement  de  son  consi-        ^'  '* 
dérable.    En  résumé,   la  capacité  d'air  intérieure 
vibre  exactement  à  Tunisson  de  la  lame  qui  sur- 
monte le  tuyau. 

La  percussion  s'opère  au  moyen  d'un  marteau 
composé  d'une  petite  baguette  de  bois  terminée  par 
un  disque  de  bois  de  o^^oô  de  diamètre.  Sur  la  cir- 
conférence du  disque  on  a  pratiqué  une  rainure  dans 
laquelle  on  a  inserré  plusieurs  tours  de  cordelettes 
dépassant  la  circonférence  de  façon  à  o£frir  par  la 
substance  molle  dont  les  cordelettes  sont  faites,  un 
choc  moins  bruyant  que  celui  qui  résulterait  de  la 
percussion  par  le  disque  de  bois.  Les  marteaux  se 
tiennent  entre  l'index  et  le  médius  de  chaque  main; 
après  la  mise  en  vibration  de  la  lame,  c'est  l'auri- 
culaire qui  sert  d'étouffoir.  —  Dimensions  de  la 
caisse  :  long.  0^82;  haut.  o"465  ;  larg.  du  côté  des 
lames  les  plus  grandes^  o'"ii5;  du  côté  opposé 
o">o95.  Dimensions  de  la  lame  la  plus  petite  :  long. 
o"i55  ;  larg.  o«>043  ;  de  la  plus  grande:  long.  o"2o5  J 
larg.  o<°o6.  Dimensions  apparentes  des  tuyaux  : 
long,  de  o"40  à  o'"4i;  diam.  de  ©"052  à  o"075. 

Il  y  a  souvent  dans  le  gamëlan  salundro  trois  gendërs  ne 
différant  que  par  leur  taille  :  le  grand  ipënëmboing)^  le  moyen 
(baroeng)  et  le  petit  ipinëroes).  Ils  sont  accordés  à  l'octave 
Tan  de  Tautre.  Les  lames  se  suivent  de  gauche  à  droite  en 
commençant  par  nëm  : 

nëm,  barang,  goeloe,  dada,  limS,  nëm,  barang,  etc. 

Pans  le  gam^Ian  pelâg,  il  y  a  deusç  sortes  de  gendërs  :  le 


—  264  — 

UtLcxt  Earop.gendër  n^m   et  le  gendër  barang,  d'après  la  disposition  det 
Cl.  I.         lames.  Ainsi,  pour  le  gendër  nëm,  la  succession  est  la  suivante  : 
bëm,  goeloe,  dSdj,  lima,  nëm,  etc. 
pour  le  gender  barang  : 

barang,  goeloe,  dadi,  lima,  nëm,  etc. 
de  plus,  comme  dans  le  gamëlan  salëndro,  chacun  de  ces 
gendërs  est  représenté  dans  Tensemble  orchestral  par  les  trois 
tailles  différentes  :  pënëmboeng,  baroeng,  pënëroes. 

Le  no  1741  appartient  au  gamëlan  salëndro  et  nous  parait 
être  un  gendër  pënëmboeng,  à  en  juger  par  les  sons  graves 
qu'il  donne. 

lo.  1742.  Bonang  baroeng,  de  Tanc.  coll. 
Jourdan.  Instrument  dont  la  construction  ressemble 
à  celle  des  n**  808  et  809,  que  nous  avions  appelés 
Kromongs,  d'après  les  renseignements  qui  nous 
avaient  été  donnés  à  Tépoque  de  la  rentrée  de 
ces  instruments  au  Musée.  Le  nom  que  nous 
leur  donnons  maintenant  est  celui  qu*empIoie  le 
D'  Groneman,  dans  son  intéressant  ouvrage  De 
GamHan  te  Jogfèkarià.  Ce  carillon  est  composé  de 
douze  gongs  reposant  sur  un  support  en  bois  sculpté 
appelé  rantjakan  et  présentant  deux  rangées  de  six 
cadres  chacune  dans  lesquelles  reposent  les  gongs, 
—  ainsi  que  nous  Tavons  dit  au  n*  808.  Les  gongs 
sont  accordés  dans  Tordre  suivant  : 


2«  rangée     ^l^^^^=f=:i=^—f—JfL. 
supérieure)  S  gigE2^g=:_LZE: 


^ 


B        g        5-       lio      »o 


£e)  1^ 


i«  rai  _ 
(inférieure) 


^. 


-I — I- 


—  265  — 

Cet  accord  résulte  de  la  même  progression  queiastext.-£urop. 
celle  d*où  dérive  l'accord  du  n*  1741,  ut\>j  so/b,  ré\>,        ^'^  ' 
lab,  mib,  et  dans  laquelle  le  deuxième  terme  [solb) 
remplit  le  rôle  de  premier  degré,  ou  barang^. 

L'ordre  que  les  gongs  occupent  dans  les  cadres, 
n'est  pas  celui  que  détermine  Tacuité  des  sons. 
Ainsi,  d  après  le  D'  Groneman,  Tordre  générale- 
ment suivi  dans  la  disposition  des  gongs  sur  le 
Bonang  à  double  rangée  de  cinq  gongs  chacun,  est 
le  suivant  : 


Rangé  inférieure   mi^'p:^ — ^ —  f^^^^^ 


Rangé  sopérîeure  g^-j^^L^ 


^ 


^ 


^^^ 


Nous  croyons  du  reste  que  cette  disposition  est 
tout  arbitraire;  dans  tous  les  cas  elle  varie  souvent 
ainsi  que  le  prouve,  la  disposition  adoptée  pour  les 
n"  808  et  809. 

Le  Gamëlan  comprend  quelquefois  trois  bonangs 
qui  diffèrent  d'une  octave  l'un  de  l'autre.  Le  plus 
grand,  comme  pour  les  genders,  est  appelé  bonang 
pënëmboeng;  le  moyen,  bonang  baroeng,  le  plus 
petit,  bonang  pënëroes. 

Le  bonang  pour  Téchelle  mélodique  dite  pëlog  se 

'  Le  barang  le  plus  grave  de  chaque  bonang  porte  le  nom 
de  barang  gëdé  ou  barang  agëng;  celui  a  Toctave  supérieure 
s'appelle  barang  tjilik  ou  barang  alii:  gédé  et  agëng  signifient 
ici  grfnd.  grave;  tjilik  et  altt  signifient  petit,  aigu. 


—  266  — 

intt.ext  E«f»r  compose  de  deux  rangées  de  sept  gongs  disposés 
^'**        dans  l'ordre  suivant  : 

7.1.5.4.3.6,2 
6.2.3.4.5.1.7, 
les  chiffres  indiquent  les  degrés  de  l'échelle. 

Les  gongs  sont  mis  en  vibration  au  moyen 
d'un  percuteur,  iaboeh,  formé  d*une  baguette  de 
bois  dont  Textrémité  est  entourée  d'une  étoffe  de 
laine.  Le  choc  se  donne  sur  la  protubérance 
hémisphérique,  au  centre  du  gong,  appelée  ^e»(;o^. 
Le  D' Groneman  nous  apprend  et  nous  avons  vérifié 
l'exactitude  du  renseignement,  que  le  gong  s'ac- 
corde en  limant  le  contour  de  la  protubérance  pour 
hausser  l'intonation  et  en  limant  la  surface  plate 
autour  de  la  protubérance  pour  la  baisser.  Dans  le 
jeu  du  Bonang  les  gongs  ne  sont  jamais  étouffés,  ils 
vibrent  librement,  ce  qui  s'explique  par  ce  fait  que 
la  vibration  n'est  pas  de  longue  durée.  Dans  le 
Gamvlan  où  la  mélodie  n'est  pas  conduite  par  le 
rebab  ou  par  le  soeling,  c'est  au  bonang  qu'est  confié 
le  rôle  de  loerah  gending^  conducteur. —  Long,  de  la 
caisse  i°*io;  larg.  0^43;  haut.  o°'43.  Diam.  du  plus 
petit  gong  o"*i3;  du  plus  grand  o"j55. 

Id.  1743.  Bonang  pënëroeSf  de  l'anc.  coll.  Jour- 
dan.  Instrument  semblable  au  précédent,  mais 
accordé  à  l'octave  supérieure. 

lo.  1744.  Gambang  kajoe^  de  l'anc.  coll.  Jour- 
dan.  Un  gamëlan  complet  comprend  d'ordinaire 
deux   gambangSj  Tun  à  lames   de  bois  [gambang 


—  267  — 

kajoe),  Tautre  à  lames  métalliques  [gatnbang  ini\.txtEuTop 
gangsÏÏ).  Dans  les  deux  instruments,  les  lames  ^*  '' 
reposent  sur  les  bords  d'une  caisse  de  bois  creuse^ 
appelée  grobogan^  de  façon  à  renforcer  par  l'air 
contenu  dans  la  caisse,  la  résonance  des  lames. 
Elles  sont  disposées  de  gauche  à  droite,  du  grave 
à  Taigu. 

Sur  les  deux  bords  de  la  caisse  de  résonance 
sont  fixées  une  série  de  pointes  placées  à  distances 
égales  correspondant  à  la  largeur  des  lames.  Celles- 
ci  sont  percées  au  milieu  de  leur  largeur,  à  l'en- 
droit d'une  des  lignes  nodales,  d*un  trou  dans 
lequel  on  fait  passer  la  pointe  correspondante  des- 
tinée à  maintenir  la  lame  ;  de  Tautre  côté,  également 
à  l'endroit  des  lignes  nodales,  la  lame  est  maintenue 

c 

librement  erttre  deux  pointes.  Toutes  les  pointes  sont 
garnie»  à  l^ur  base  d'une  rondelle  de  liège  pour 
diminuer  le  contact  de  la  lame  avec  les  bords  de  la 
caisse  et  obtenir  ainsi  la  plus  grande  liberté  de  vibra- 
tion. La  distance  entre  les  lignes  nodales  diminuant 
en  raison  de  la  longueur  des  lames,  et  celles-ci 
devant  reposer  à  l'endroit  de  ces  lignes  nodales*,  il 
va  de  soi  que  la  distance  des  bords  de  la  caisse  de 
résonance  est  déterminée  par  Técartementdes  lignes 
nodales. 

<  On  sait  que  les  lames  reposant  sur  leurs  lignes  nodales 
vibrent  avec  la  même  facilité  que  si  elles  n'avaient  pas  d*appui. 
Le  nombre  de  vibrations  des  lames  libres  à  leurs  deux  extré- 
mités est  en  raison  inverse  du  carré  de  leur  longueur  et  en 
raison  directe  de  leur  épaisseur. 


—  268  — 

iBit.ext  Earop.     Dans  notre  gambang  kajoe,  les  lames  sont  dispo- 
^''  ''        sées  pour  le  gamôlan  salendro,  de  gauche  à  droite, 
dans  Tordre  suivant  : 


>  «^  .  .  wiipMLittt' 


Les  percuteurs  (taboehs)  sont  formés  de  minces 
baguettes  en  bufHe  terminées  par  un  disque  en  bois 
dont  le  bord  est  garni  d'étoffe.  —  Long*  de  la  caisse 
i>n285;  long,  de  la  plus  grande  lame  0*440;  delà 
plus  petite  o°>245.  ^^^^  augmenter  la  longueur  des 
lames  aiguës  et  off'rir  ainsi  une  disposition  plus 
agréable  à  l'œil  avec  une  sonorité  plus  grande,  les 
lames  aiguës  ont  une  épaisseur  quadruple  des  lames 
graves. 

Id.  1746.  Gambang  gangsa,  de  Tanc.  coll.  Jour- 
dan.  Disposition  semblable  à  celle  de  l'instrument 
précédent;  mais  dans  celui-ci,  les  lames  sont  en 
bronze;  elles  sont  disposées  pour  un  gamélan 
saléndro,  de  gauche  à  droite^  dans  Tordre  suivant  : 


œ 


t-*- 


Le  percuteur  (taboch)  a  la  forme  d'un  marteau 
avec  la  tête  en  corne  de  buffle  et  le  manche  en  bois. 
Pour  les   mêmes   raisons  que   celles  données  au 


—  269  — * 

n"»  1744,  les  lames  augmentent  en  épaisseur  vers  inst.  ext -Eorop. 
Taîgu.  —  Long,   totale  o"79o;  long,  de  la  plus        ^'■'' 
grande  lame  0^204;  de  la  plus  petite  o»i  18. 

Les  gambangs,  kajoe  et  gangsa.  destinés  au  gamèlan  pëlog 
ont  les  lames  disposées  dans  Tordre  suivant  d'après  la  nature 
de  la  mélodie  ainsi  que  nous  l'avons  dit  pour  les  gendcrs  : 

bUm,  goelœ,  dadà^  /îm&,  nèfm  bëm  etc. 
ou 

barangy  goeloe,  dada,  lima,  nëm  barang  etc. 

on  en  rencontre  où  le  premier  bëm  ou  le  premier  barang  est 
précédé  d'un  nèm. 

Il  est  à  observer  que  dans  tous  les  instruments  accordés 
pour  le  gamdlan  pëlog,  le  son  pëlog  qui  a  donné  son  nom  à 
l'échelle,  beaucoup  moins  ancienne  que  l'échelle  salcndro, 
n'est  pas  employé. 

Id.  1746.  Saron  dëmoeng,  de  Tanc.  coll.  Jourdan. 
Le  gamHan  salëndro  comprend  ordinairement  quatre 
sortes  de  savons  : 

le  saron  dëntoeng; 

le  saron  proprement  dit; 

le  saron  sëlënto; 

le  saron  pëking. 

Ces  quatre  instruments  ne  diffèrent  que  par  le 
diapason  de  leurs  lames  métalliques,  appelées  wilah 
et  accordées  à  Toctave  les  unes  des  autres.  Nous 
avons  déjà  donné  la  description  de  ces  instruments 
aun'  800.  La  percussion  s'opère  au  moyen  d'un  mar- 
teau de  bois  ou  de  buffle  [taboeh);  la  résonance  est 
étouffée  immédiatement  après  le  choc  de  la  lame  par 
la  main  droite,  en  saisissant  l'extrémité  entre  le 
pouce  et  les  autres  doigts  de  la  main  gauche.  Le 

Z9 


inst.  ext.  Europ,  saro;i  86  pUce  devant  rinstrumentiste,  les  lames 
^*-*-       aiguës  à  droite. 

Voici  l'accord  de  notre  saron  dëmoeng  : 
, L    t#.  k^.  ^Jt 


m=^^ 


Les  lames  des  savons  sont  appliqués  sur  les  bords 
de  la  caisse  sonore  (grobogan)  comme  celles  du 
gambang  (n»  1744).  Pour  obtenir  les  sons  graves,  les 
lames  du  saron  dëmoeng  sont  façonnées  avec,  en 
leur  point  milieu,  une  protubérance  hémisphérique 
destinée  à  recevoir  le  choc  du  taboeh.  Pour  obtenir 
Tunisson  entre  la  capacité  d*air  contenue  dans  la 
caisse  sonore  et  les  vibrations  de  la  lame,  la  caisse 
est  fermée  par  un  couvercle  et  lair  qu'elle  renferme 
ne  communique  avec  Tair  ambiant  que  par  une  petite 
ouverture  circulaire  pratiquée  immédiatement  sous 
le  point  milieu  de  la  lame.  —  Long,  totale  de  l'appa- 
reil o"88;  long,  de  la  plus  grande  lame  o"285, 
larg.  o'"o73;  long,  de  la  plus  petite  lame  o'"23o, 
larg.  o"o62. 

Id.  1747-1748.  Sarons  de  Tanc.  coll.  Jourdan. 
Construction  semblable  à  celle  du  numéro  précé- 
dent,  mais  les  lames  n'ont  pas  de  protubérance  et 
la  cavité  de  la  caisse  sur  les  bords  de  laquelle  les 
lames  reposent  est  ouverte,  la  profondeur  moyenne 
en  étant  recherchée  expérimentalement.  Accord  : 


—    HJÎ     — 

—  Long.  tôt.  de  l'appareil,  o"»6io;  long,  de  la  plus  in«i. exuEurop. 
grande  lame,  o™225,  larg.  o"o58;  long,  de  la  plus        ^'•'' 
petite  lame  o"i85,  larg.  o"»042. 

Id.  1749,  1760,  1761,  1762.  Saron  sëlënto.  de 
Tanc.  coll.  Jourdan.  Exemplaires  pareils  aux  deux 
instruments  précédents,  même  construction.  L'ac- 
cord  est  celui-ci  : 

^     ,      t#^  I?É.  ^ 


—  Long.  tôt.  de  l'appareil,  0*58;  long,  de  la  plus 
grande  lame  o"»i7,  larg.  o«^o^j;  long,  de  la  plus 
petite  lame  o'»i35,  larg.  o"028. 

Id.  1763,  1764.  Saron  pëking,  de  Tanc.  coll. 
Jourdan.  Les  deux  exemplaires  sont  semblables. 
Les  lames  sont  plus  épaisses  et  plus  étroites  que 
celles  des  instruments  précédents.  L'accord  est 
exactement  à  Toctave  aiguë  de  celui  du  saron  sëlvnto, 

—  Long.  tôt.  de  l'appareil  o"45  ;  long,  de  la  plus 
grande  lame  o«»i4o;  larg.  o«o2i;  long,  de  la  plus 
petite  lame  o"i2i  ;  larg.  o^oig. 

Aux  sarons  est  également  confiée  la  mélodie  mais  ils  la 
reproduisent  plus  simplement  que  les  bonangs  qui  la  varient. 
Quelquefois  les  sarons  de  petite  taille,  sëlënto  et  pcking,  para- 
phrasent dans  un  mouvement  si  précipité  la  mélodie  des  deux 
autres  sarons,  qu'au  lieu  d'un  joueur  il  en  faut  deux  qui  se 
placent  alors  i*un  vis-à-vis  de  Tautre. 

Il  existe  un  cinquième  saron,  connu  sous  le  nom  de  tjeloering 
mais  il  ne  sert  que  dans  le  gamëlan  pulog.  Il  est  accordé 
comme  les  sarons,  mais  au  lieu  de  lames  ce  sont  des  timbres 
de  la  grandeur  d'une  tinsse  à  thé  ^ui  servent  de  corps  sonores. 


—    272    — 

lost.  exi.-Earop.  Ils  8ont  rangés  sur  un  support  de  bois  massif  (grobogao)  et 
Cl  I  fixés  par  des  broches  de  fer  qui  les  traversent  à  leur  centre.  On 

les  met  en  vibration  en  les  frappant  à  Taide  d*une  baguette  de 
bois  (taboeh). 

Id.  1755  1766.  Këitongs  de  Tanc.  coll.  Jourdan. 
Ils  sont  au  nombre  de  deux,  de  forme  semblable  à 
celle  des  gongs  des  Bonangs.  Chaque  gong  repose 
sur  de  simples  cordes  tendues  entre  les  bords  d'un 
cadre  carré  en  bois  appelé  rantjakan.  Le  plus  petit 


accordé  au  nëm  donne  le  ^— j-  «  le  plus  grand, 

réglé  sur  le  dâdâ  donne  le  gk^^^^.  —  Dimensions 

de   la  caisse:   Haut.   tôt.   o^iS;  larg.    de  chaque 
côté  o«27.  Diam.  du  gong  :  o"»i8. 

Il  n'est  pas  sans  intérêt  de  faire  remarquer  que  le  kj^nong 
no  1756,  le  plus  grand,  est  celui  qui  donne  l'intonation  le  plus 
élevée.  Ce  fait  l'explique  par  l'épaisseur  du  métal  qui  est 
beaucoup  plus  forte  dans  celui-ci  que  dans  l'autre.  Il  est 
possible  que  ces  kënongs  aient  été  changés  car  d'après  le 
O^  Groneman,  il  faudrait  que  les  deux  gongs  du  gamëlan 
salëndro  fussent  accordés  en  nëm  et  à  l'octave  l'un  de  l'autre. 
Les  kënongs  servent  à  indiquer  les  petites  divisions  de  la 
mélodie;  ils  sont  mis  en  vibration  par  des  taboehs  semblables 
à  ceux  des  bonangs.  Le  këtock  est  un  instrument  de  même 
forme  que  le  kënong;  ses  gongs  sont  plus  petits  et  accordés 
en  barang. 

Id.  1767.  Anklang.  Don  de  M.  Oisbert  Combaz. 
Ce  très  intéressant  instrument,  l'exemplaire  le  plus 
complet  que  nous  connaissions,  est  formé  d'une 
série  de  15  auklangs  proprement  dits,  tels  que  nous 


-   273  — 

les  avons  décrits  soûs  les  n®' 99  à  106  et  qui  seintt.est  Europ. 
composent   ici  chacun  de  deux  tuyaux  accordés  à        ^'  ' 
Toctave.  Les  châssis  qui  portent  ces  tuyaux  sont 
enfilés  sur  un  tuyau  de  bambou  reposant  sur  deux 
tréteaux. 
Les  anklangs  sont  accordés  dans  l'ordre  suivant  : 


9     10      11    13    13    14    15 


Il  est  à  remarquer  que  Vanklang  s'accorde  par  la 
longueur  du  tuyau  fermé  par  son  extrémité  infé- 
rieure. C'est  presque  un  instrument  à  vent,  le  choc 
produit  par  le  glissement  dans  la  rainure  du  châssis 
constituant  un  mode  d'ébranlement  particulier  de 
l'air  enfermé  dans  le  tuyau.  Celui-ci  étant  fermé 
comme  nous  venons  de  le  dire,  à  la  partie  inférieure 
par  le  nœud  de  croissance  du  bambou,  la  longueur 
de  la  colonne  d'air  est  déterminée  par  l'échancrure 
découpée  iongitudinalement,  sur  la  moitié  de  la 
circonférence,  à  la  partie  supérieure  du  tuyau.  — 
Long.  tôt.  i"»8i;  haut.  tôt.  i"22. 

BrANCHB  B.  —  INSTRUMENTS  AUTOPHONES  PINCES. 
Section  A.  —  Pinces  avec  ou  sans  picctre. 

Id.  1768.  Grinding  (néerl.  =  mondtrommel,  fr. 
=»  guimbarde).  Don  de  M.  L,  J.  F.  E.  von  Ende. 


J 


—  274  — 

last. ext.Burop.  C*est  une  lame  très  mince,  en  écorce  de  jonc,  de 
^''^*  o"i4  environ  de  longueur  sur  ©"015  de  largeur, 
dans  laquelle  on  a  découpé  une  languette  de  o°^o65 
de  longueur  sur  o™oo5  de  largeur,  vibrant  en  liberté 
d'un  côté  et,  de  Tautre,  restant  attachée  à  la  lame. 
La  partie  libre  portera  o'°oi3  de  son  extrémité, 
trois  dents  découpées  en  longueur  de  façon  à 
laisser  entre  elles  deux  espaces  vides  dans  lesquels 
viennent  s^emboîter  deux  dents  adhérentes  à  la 
lame.  Ces  découpures  sont  très  délicates  et  très 
finement  exécutées. 

Au  revers  de  la  lame,  on  a  laissé  deux  chevalets 
taillés  dans  l'épaisseur  du  jonc  pour  consolider  la 
lame  et  lui  donner  plus  de  rigidité.  Le  premier 
(larg.  o"o  X , haut.  o"o  15),  est  placé  à  l'extrémité  delà 
lame,  sous  la  partie  de  la  languette  restée  adhérente; 
le  second  (larg.  0^02,  haut,  du  précédent),  est 
placé  à  environ  o'"oi5  de  la  languette  et  découpé 
sur  sa  largeur  en  trois  parties,  de  façon  que  celle  du 
milieu  reste  adhérente  à  la  languette  vibrante  et  les 
deux  autres  à  la  lame.  Un  troisième  chevalet, 
beaucoup  moins  élevé,  est  laissé  sur  toute  la  largeur 
de  la  lame,  là  où  cesse  l'entaille  de  la  languette, 
pour  empêcher  que  le  cadre  dans  lequel  se  meut 
cette  dernière  se  détériore  par  l'allongement  des 
entailles.  On  renforce  le  son,  très  faible,  en 
appuyant  l'extrémité  de  la  lame  sur  le  bout  d'un 
tube  de  bambou  qui  sert  en  même  temps  de  gatne 
pour  la  préservation  de  la  lame.  Renforcée  par  les 


—  275  — 

capacités  d'air  différentes  que  la  bouche  peut  four-  insi  ext.-Europ. 
nir,  la  languette  donne  les  sons  ^''  '* 

Ce  curieux  appareil  est  en  usage  parmi  les 
Sounianais. 

Les  Soundanais  passent  pour  être  les  plus  anciens  habitants 
de  nie  de  Java.  Ils  sont  plus  grands  et  plus  robustes  que  les 
Javanais  et  parlent  une  langue  qui  se  rattache  à  celle  de  l'île 
de  Madura  (Malaisie).  Mahométans  comme  les  Javanais,  ils 
diffèrent  de  ceux-ci  par  leurs  mœurs,  leurs  costumes,  leurs 
habitations  et  leurs  instruments  de  musique. 

Nous  devons  ce  renseignement  à  Tobllgeance  de  M.  Serru- 
rier, Pancien  directeur  du  Musée  royal  ethnographique  de 
Leyje. 

Id.  1769.  Grinding.  Don  du  même.  Instrument 
semblable  au  précédent. 

Japon.  1760.  Guimbarde.  Don  de  M.  W"  Adams 
Brown,  de  New-York.  L'appareil  est  formé  d'une 
lame  mince  de  bambou  dans  laquelle  on  a  découpé  la 
languette  vibrante  à  l'aide  de  trois  incisions  :  deux 
longitudinales  et  une  transversale,  celle-ci  près  de 
Textrémité  de  la  lame.  D'après  les  renseignements 
donnés  par  le  donateur,  ce  petit  instrument  est 
particulièrement  en  usage  chez  les  Âînos,  peuplade 
aborigène  du  nord  de  la  grande  île  de  Yéso  ou 
Matmaï  (Archipel  japonais).  —  Long,  tôt,  o'"io5; 
larg,  max.  o°oio. 

AusTRAUB.  1761.  Guimbarde.  Don  de  M.  Beckx, 


—  276  — 

inst  ex*.-Europ.  consul  général  de  Belgique  à  Melbourne.  Cette 
^'  '  guimbarde  est  faite  d'une  lame  de  bambou  taillée 
en  pointe  au  milieu  de  laquelle  on  a  détaché,  par 
deux  entailles  longitudinales,  une  étroite  languette; 
on  produit  la  vibration  de  celle-ci  en  tenant  le  gros 
bout  de  la  lame  entre  le  pouce  et  l'index  de  la  main 
droite,  la  pointe  battant  sur  l'ongle  du  pouce  de  la 
main  gauche;  le  son  obtenu  est  analogue  au  bour- 
donnement de  Tabeille.  —  Long,  de  la  lame,  0*20; 
larg.  au  gros  bout,  o">03. 

Cette  guimbarde,  naguère  fort  en  honneur  parmi  les  natu- 
rels des  îles  de  l'archipel  Bismarck,  est,  parait-il,  devenue  fort 
rare  aujourd'hui.  On  l'a  remplacée  par  la  guimbarde  en  acier 
ordinaire  dont  le  succès  chez  les  indigènes  a  été  si  grand, 
qu'elle  est  devenue  une  monnaie  d'échange  fort  populaire! 

Congo.  1762.  Zanza.  Don  de  M.  Verberckt, 
agent  de  l'Etat  indépendant.  Le  corps  est  une  cara- 
pace de  tortue  dont  la  partie  concave  est  fermée  par 
une  tablette  de  bois  fixée  à  Taide  d*un  mastic  noir 
parsemé  de  coquillages.  Sur  la  tablette  servant  de 
table  d'harmonie  sont  fixées  huit  lamelles  métal- 
liques dont  l'accord  actuel,  c'est-à-dire  tel  qu*il 
était  au  moment  où  nous  avons  reçu  l'instrument, 
est  le  suivant  : 


0 

Deux  petites  ouvertures  circulaires  percées  dans 
la  table  et  sur  le  dos  servent  d*ouIes;  elles  mettent 
en  communication   Tair  de  la  caisse  de  résonance 


avec  Tair  ambiant  et  renforcent  par  suite  la  sono-  tatt  ext.-Ëarop. 
rite. — Long.  tôt.  de  la  carapace,  o"2 1  ;larg.  o°»i45.        ^**'  ' 

Id.  1768.  Madiumba.  Don  de  M'.  H.  M.  Jaeger, 
de  Bruxelles.  Construction  ressemblant  à  celle  de 
l'instrument  précédent  dont  nous  avons  déjà  cata- 
logué plusieurs  spécimens,  notamment  les  n*^*  loS, 
306,  672,  818  et  sous  les  noms  différents  de  Zanxa^ 
Bantyou^  Insimbi,  qu'il  porte  dans  ses  pays  d'ori- 
gine. La  caisse  est  une  carapace  de  tortue,  la  table 
d'harmonie  est  en  bois.  Les  languettes,  au  nombre 
de  neuf,  occupent  actuellement  Tordre  suivant  : 


31 


^^ 


Long.  0*23;  larg.  max.  o"i5. 

M.  Jamea  Vandrunen  (Heures  congolaises»  Bruxelles,  BulenS 
1899)  A  rencontré  le  même  instrument  à  Tumba,  une  des 
stations  du  chemin  de  fer  de  l'Etat  indépendant  du  Congo. 
Il  lai  donne  le  nom  de  Ndimbif  qui  peut  être  apparenté  à 
Maditmba» 

Id.  1764.  Madiumba.  Don  du  même.  Semblable 
au  précédent,  mais  la  caisse,  ici,  est  une  boîte  rec«» 
tangulaire  creusée  dans  une  seule  pièce  de  bois,  à 
l'aide  d'une  ouverture  latérale.  Elle  était  montée  de 
dix  lames  en  métal,  dont  une  a  disparu.  Les  lames 
ayant  été  dérangées  dans  leur  position,  l'accord 
actuel  ne  peut  nous  intéresser;  quelques-unes 
sont  garnies  d'une  variété  de  perles  bleues,  appelées 
matar  par  les  indigènes,  et  qui  servent  de  monnaie 
dëchange.   L'instrument  provient   du  district  des 

20 


—  278  — 

loiLext-Europ.  Cataractes,  entre  Matadi  et  le  Stanley-Pool.  — 
^''  '       Long.  o*2i  ;  larg.  max.  o"i2. 

Id.  1766.  Madiumba.  Don  du  même.  Instrument 
de  même  nature  que  le  précédent.  Les  six  lamelles, 
en  roseau,  sont  fixées  sur  trois  pièces  de  bois 
très  léger  et  très  spongieux,  une  sorte  de  roseau; 
les  deux  pièces  latérales  dépassent  de  o^'oS  en 
longueur  celle  du  milieu.  L'instrument  provient  de 
la  peuplade  des  Basundis  habitant  le  village  de 
Simangudi,  sur  le  territoire  français  (Bas-Congo). 
—  Long.  tôt.  o"2i  ;  larg.  max,  o"o95. 

Id.  1766.  Madiumba.  Don  du  même.  Instrument 
ressemblant  au  n»  1764;  les  lamelles  vibrantes,  en 
roseau,  sont  au  nombre  de  cinq,  dont  quatre  ornées 
des  perles  matar.  Même  provenance  que  Tinstrn- 
ment  précédent.  —  Long.  o"i2;  larg.  max.  o^og. 

Id.  1767.  Zanza.  Don  de  M.  Edmond  Picard. 
Semblable  au  n»  108.  Caisse  rectangulaire,  avec, 
sur  la  table  d'harmonie,  dix  lamelles  de  fer  ;  un 
grelot  en  cuivre  est  suspendu  à  la  table  au  moyen 
d*un  cordon.  —  Long.  0^23;  larg.  o"i3. 


*-  a7d  — 


Classe  II.    ^  Instruments  à  membranes. 


Branche  A.  —  Membranes  percutées. 
Sbctzon  a.  —  Instruments  bruyants. 

Sona-sectioo  oa.  —  Membranes  tenduei  aar  no  eadre. 

Annam.  1768.  Cdi  trâng  boc  (Trông  =-  tambour,  îwt.  ext.-Eorop 
boc^  onomatopée).  Simple  membrane  tendue  sur  un  ^'*"* 
gros  cercle  de  bois.  Ce  tambour,  dont  il  existe  de 
nombreux  spécimens  de  toutes  dimensions,  affecte 
la  forme  d'une  demi-sphère  ;  la  membrane  est  fixée 
à  la  partie  convexe  à  l'aide  de  clous  en  fer.  —  Dia- 
mètre de  la  partie  vibrante  de  la  membrane,  o'°o75; 
épaisseur  du  cadre,  ©«os,  haut.  0,07  environ. 

Id.  1769.  Cdi  trông  met  ou  trông  manh  (met  = 
van,  petite  corbeille  en  forme  de  coquille;  manh  =* 
plat,  mince).  Membrane  fixée  à  Taide  de  clous  sur 
un  gros  cercle  de  bois.  Ce  tambour,  qui  se  frappe  à 
Taide  de  deux  petites  baguettes,  produit  les  roule- 
ments dans  les  orchestres  ;  il  accompagne  aussi  les 
chanteurs  et  sert  parfois  dans  les  exorcismes  des  sor- 
ciers. —  Épaisseur  du  cercle,  0*040;  haut.  o"»o55; 
diam.  intérieur  du  cercle  (et,  par  conséquent,  de  la 
partie  vibrante  de  la  membrane),  o™2i. 

Id.  1770.  —  Cdi  trông  va  {va  =-  chiquenaude, 


—  a8o  — 

iQit.est.-Borop.coup  sur  Ic  vîsage).  Construction  semblable  à  celle 
^^ "•      du  n»  688,  mais  à  une  seule  membrane.  —  Diam.  da 
disque  o°'i8o;  diam.  du  trou  central  et  de  la  mem- 
brane o"ii7. 

Chinb.  1771.  Tien^Kou,  quelquefois  appelé 
Pang'Kou.  Don  de  M.  V.  Mahillon.  Tambour  de 
construction  semblable  à  celle  du  n«  675.  La  peau, 
extrêmement  tendue,  donne,  à  l'aide  de  la  baguette 
qui  sert  de  percuteur,  un  son  très  aigu.  —  Diam. 
o'"26;  haut,  du  disque  o»070. 

Id.  1772.  Tambourin.  Don  de  M.  J.  A.  van  Aalst. 
Cercle  de  forme  octogonale.  Membrane  en  peau  de 
serpent.  Les  huit  côtés  du  cadre  sont  percés 
d'ouvertures  dans  chacune  desquelles  est  fixée  une 
pièce  de  bronze  qui  résonne  lorsqu'on  secoue 
TappareiK  —  Long.  max.  0"i7;  haut.  o'»046. 

Une  chose  digne  de  remarque  est  Textrème  tension  que  con- 
serve la  membrane  malgré  les  variations  hygrométriques  de 
l'atmosphère;  elle  reste  à  ce  point  insensible  que  les  vis  de 
tension  dont  nous  nous  servons  pour  remédier  à  ces  influences, 
n'existent  pas  dans  l'instrument  chinois;  elles  y  seraient 
d'une  parfaite  inutilité. 

Amérique.  1778.  Tambourin.  Don  de  M"*  John 
Crosby  Brown.  Instrument  des  Indiens  Sioux. 
Cadre  circulaire  sur  lequel  est  tendue  une  mem- 
brane. Celle-ci  recouvre  simplement  l'un  des  côtés 
du  cadre  et  pour  qu'elle  ne  s'en  détache  pas,  quatre 
lanières  partant  des  bords  de  la  membranes  vien- 
nent se  lier  en  croix  sur  le  côté  opposé  du  cadre. 
L'instrument  est  accompagné  du  percuteur,  simple 


—    28l    — 

baguette  de  bois  terminée  par  une  petite  boule  deint«.ezt.-Barop 
laine.  —  Diam.  o"32;  haut,  du  cadre  o™o8.  ^**"* 

Id.  1774.  Tambourin,  Don  de  la  même.  Prove- 
nance et  construction  semblables  à  celles  du  n"  pré- 
cédent; six  lanières,  au  lieu  de  quatre,  servent  à 
fixer  la  membrane  sur  l'un  des  côtés  du  cadre.  Le 
percuteur  accompagne.  —  Diam.  o«»2  8;  haut,  du 
cercle  0^065 . 

Algérie.  1776.  Tubilattes.  Don  de  M.  V.  Mahillon. 
Timbales  semblables  au  n"*  320,  mais  d'un  modèle 
un  peu  plus  petit. 

Soos-section  66.  —  Membrane  tendue  ear  un  récipient 

Nouvelle- Guinée.   1776.    Tambour.    Don    de 


Tambour  (no  1776). 

M.  BeckXy  consul  de  Belgique  à  Melbourne.  Il  est 
semblable  au  n^  589. 

Java.  1777.  Tambour^  de  lanc.  coll.  Jourdan. 
Instrument  semblable  à  celui  déjà  décrit  sous  le 
n^jig.  Nous  n'avons  trouvé  aucun  renseignement 
au  sujet  de  l'usage  de  cette  variété  de  tambour  dans 
le  Gamëlan. 


—  a82  — 


SoBi-tectioa  ce*  —  k  doable  membnuie. 


ust. «rtEurop.  Japon.  1778.  Tatko.  Don  de  M.  L.  J.  F.  E.  von 
^*'"'  Ende.  C^est  un  tambour  dont  le  fût  est  formé  d'un 
cylindre  de  bois  de  o°'i4  de  haut,  et  de  o'"a40  de 
diam.  Les  deux  membranes,  fixées  sur  des  cercles 
en  bois,  mesurent  o''340  de  diamètre,  de  sorte  que, 
dans  leur  position  sur  le  fût,  elles  le  dépassent  de 
o'^os.  La  tension  des  membranes  est  obtenue  à 
Taide  d'un  cordage  qui  passe  dix  fois,  et  alternati- 
vement d'une  membrane  à  Tautre,  sur  les  bords  de 
leur  cinconférence  et  en-deça  des  cercles  par  des 
trous  ménagés  dans  les  membranes.  L'instrument 
est  entièrement  recouvert  d*un  laque  noir  avec  des 
ornements  dorés;  sur  chacune  des  membranes  est 
dessiné  un  cercle  divisé  en  trois  parties  et  en 
trois  couleurs  :  rouge,  bleu  et  noir,  sur  fond  blanc. 
Ce  dessin  offre  quelque  ressemblance  avec  le  Y»- 
Yang  chinois,  cercle  symbolique  divisé  en  deux  par- 
ties figurant  les  deux  influences  contraires:  le  bien 
et  le  mal,  la  chaleur  et  le  froid,  le  mouvement  et  le 
repos,  etc.  (Dumoutibr.  Les  symboles^  les  etPtblèmes 
et  les  accessoires  du  culte  chez  les  annamites). 

Chine.  1779,  Hwa^Kou.  Don  de  M.  V.  Mahilion. 
Petit  tambour  dont  le  récipient,  en  bois  peint  rouge, 
a  la  forme  d'un  baril  dont  les  ouvertures  sont 
recouvertes  par  des  membranes  attachées  sur  les 
côtés  par  des  clous  de  cuivre.  Deux  anneaux  égale- 
ment en  cuivre  sont  fixés  dans  le  côté  du  baril  et 
servent   à  le  suspendre.   Cet  instrument,   encore 


—  283  — 

actuellement  employé  dans  les  temples  consacrés  à  inat  ext..Earop 
Confucius,  correspond  assez  exactement  au  Ya-Kou       ^**"' 
représenté   dans   la   Mémoire    sur    la   musique    des 
Chinois  par  le  Père  Amiot  (voir  pi.  II,  fig.  10).  — 
Long.  tôt.  2"27;  dîam.  au  milieu  du  baril,  o»2o;  aux 
extrémités,  o"'i4. 

Id.  1780.  Chang'Kou  (fr.  =  long  tambour).  Don 
du  même.  Le  récipient,  en  bois,  à  la  forme  d*un 
sablier;  les  deux  ouvertures  sont  recouvertes  de 
membranes  en  peau  de  serpent  appliquées  sur  un 
cercle  de  fer  et  tendues  à  Taide  de  cordages  agissant 


Chang-KoQ  (n*  1780). 

sur  des  crochets  en  fil  de  laiton  plies  en  S,  dont 
Tune  des  branches  accroche  le  bord  du  cercle  en 
traversant  la  membrane  et  dont  l'autre  reçoit  le 
cordage.  Celui-ci  se  serre  à  1  aide  de  tirants  en  peau 
qui  agissent  comme  les  tirants  appliqués  aux 
tambours  européens.  —  Haut.  o°775;  diam.  des 
membranes  o"a5o. 

Id.  1781.  Tien^Kou.  Don  du  même.  La  construc- 
tion ressemble  à  celle  du  n»  688.  C'est  un  disque 
de  bois  percé  dans  son  axe  d'une  ouverture  dont  les 


—  a84  — 

iD»i.  ezt-Biirop.  deux  orîfices  sont  recouverts  par  des  membranes 
^^'^^'  clouées  sur  les  bords  du  disque  à  l'aide  de  pointes 
en  fer.  Afin  de  faciliter  la  tenue  du  disque  entre 
le  pouce  et  l'index,  ses  bords  sont  fuyants  de 
chaque  côté,  depuis  la  moitié  environ  de  Tépais- 
seur  jusqu'au  bord  de  l'ouverture.  —  Diam.  da 
disque  o°>io;  épaisseur  o^oô;  diam.  de  l'ouver- 
ture o»i  4. 

Id.  1782.  Hwa'Kou.  Don  du  même.  Il  ne  diffère 
du  n»  1779  qu'en  ce  que  le  récipient  est  ici  peint 
en  noir. 

Id.  1783.  Pan-Kou.  Don  du  même.  C'est  un 
tambour  en  forme  de  baril  aplati  dont  les  deux 
ouvertures  sont  recouvertes  par  des  membranes 
fixées  à  l'aide  de  clous  en  cuivre.  Trois  anneaux 
de  même  métal  sont  fixés  au  côté  de  la  partie  la 
plus  large  de  la  circonférence  du  récipient.  Un  res- 
sort attaché  par  une  de  ses  extrémités  à  l'intérieur 
de  l'appareil  ajoute  le  bruit  de  sa  résonance  aa 
son  produit  par  la  percussion  des  membranes.  — 
Haut.  o°*o55;  diam.  max.  au  milieu  du  réci- 
pient o"30o;  diam.  des  membranes  00260. 

Ce  tambour  est  particulièrement  en  usage  dans  les  pago- 
des de  Shanghaï. 

Japon  1784,  Taïco.  Don  du  même.  Tambour  japo- 
nais. Il  repose  entre  les  deux  côtés  d'un  support 
disposé  en  angle  droit  et  auquel  il  a  été  fixé  par  des 
anneaux  et  des  liens  de  cuir.  Les  côtés  de  ce  support 
ont  une  longueur  égale  à  la  hauteur  du  tambour. 


—  a8s  — 

Le  côté  vertical  est  muni,  sur  la  face  opposée  à  celle  iBii.eit..Barop. 
qui  supporte  le  tambour,  de  deux  lanières  de  cuir  ^^'^' 
dans  lesquelles  on  passe  les  bras  pour  porter  l'in- 
strument sur  le  dos.  La  construction  du  tambour 
est  semblable  à  celle  du  n*  683,  mais  les  supports 
diffèrent;  celui  de  l'instrument  qui  nous  occupe  sert 
dans  la  marche,  tandis  que  l'autre,  celui  de  n""  683 , 
est  spécialement  destiné  aux  exécutions  qui  se  font 


TaSco  (lo  1784). 

au  repos,  dans  des  salles.  Les  deux  membranes  sont 
ornées  du  cercle  symbolique  dont  nous  avons  parlé 
au  n®  1778,  mais  les  divisions  sont  en  noir  sur  fond 
d*or.  —  Diam.  des  membranes,  0^44;  diam.  max. 
au  milieu  de  récipient  o'n48;  haut.  o"32. 

Annam.  1786.  Cdi  irông  cai  (cai  >»  important, 
gros,  c'est-à-dire  :  l'important,  le  gros  tambour;. 
Instrument  en  forme  de  baril  laqué  rouge  et  doré; 
les  membranes  sont  fixées  à  la  circonférence  à  Taide 


—  286  — 
iMt. utEarop. de  cIous 611  cuïvre.  Il  sert  pour  les  appels  dans  les 

Cl  II 

bonzeries,  les  pagodes  et  le  prétoire  des  manda- 
rins. Haut.  o"48  ;  dîam.  des  membranes  o«"36. 

Id.  1786.  Cdi  trông  tien  c6  [tiên^petit;  c^  =  cou). 
Tambour  à  manche.  Récipient  en  bois  laqué  rouge, 
légèrement  renflé  vers  le  milieu  de  la  hauteur.  Un 
manche  en  bois,  également  laqué  rouge,  est  adapté 
au  récipient  et  sert  à  le  maintenir  d'une  main  tandis 
que  de  l'autre  on  frappe  Tune  des  membranes  avec 
une  seule  baguette.  Il  s'emploie  à  la  tète  des 
cortèges.  —  Haut,  du  fût  o"i2;  diam.  du  côté  des 
ouvertures  o"2i  ;  long,  du  manche  o"i2. 

Id.  1787.  Cdi  trông  corn  {corn  [prononcez  keumé] 
«  riz  cuit).  Cylindre  de  bois  légèrement  renflé  vers 
le  milieu,  se  suspendant  au  cou  à  l'aide  d*un  cordon 
attaché  à  deux  pitons  fixés  dans  le  récipient.  Les 
deux  membranes,  collées  sur  le  récipient,  se  percu- 
tent simultanément  au  moyen  des  doigts.  Le  nom 
particulier  de  ce  tambour  s*explique  par  ce  fait  qu'on 
a  l'habitude,  quand  on  en  joue,  de  coller  au  centre 
de  chaque  membrane,  une  pellicule  de  riz  cuit  large 
comme  une  sapèque,  petite  pièce  de  monnaie  chi- 
noise. —  Long,  du  récipient  o''4i5;  diam.  des 
membranes  o"i45. 

Id.  1788.  Cdi  trông  tien  c6.  Semblable  au  n»  1786, 
mais  plus  orné  et  de  dimensions  moindres.  —  Haut, 
du  récipient,  o«o8;  diam.  des  membranes,  o"»i25; 
long,  du  manche  o"io. 

Id.  1789.  Cdi  trông.  Construction  semblable  à 


—  287  — 

celle  des  n**  1786  et  1788,  à  Texception  du  manche»  utt  ext.EBnp. 
remplacé  ici  par  une  boucle  formée  par  une  lanière       ^^^^' 
de  cuir.  On  frappe  ce  tambour  au  moyen  d'une  seule 
baguette.  Il  sert  notamment  à  la  tète  des  cortèges 
civils  et  militaires.  —  Haut,  c^ia  ;  diam.  des  mem- 
branes 0"22. 

lo.  1790.  Cdi  irông.  Semblable  au  précédent, 
sauf  les  dimensions.  S'emploie  dans  les  mêmes 
circonstances  et  de  la  même  façon.  —  Haut,  du 
récipient  o"io;  diam.  des  membranes  o»i5. 

Id.  1791.  Cdi  irông  con  (con  [prononcez  conné]  = 
enfant).  Tambour  d'enfant.  Construction  semblable 
à  celle  du  n®  1786,  mais  le  bois  est  à  nu.  —  Haut, 
du  récipient,  ©"075;  diam.  des  membranes  0*095. 

Id.  1792.  Cdi  irông  con.  Semblable  au  précédent, 
sauf  les  dimensions.  —  Haut,  du  récipient  o»o65; 
diam.  des  membranes  o'»i2. 

Congo.  1798.  Baiie  de  iambour  en  ivoire.  Don  de 
M.  L.  Cavens.  Elle  provient  de  la  tribu  des  Mongala 
de  rOuellé.  Simple  tige  surmontée  d'un  renflement 
sphérique,  le  tout  taillé  dans  une  seule  pièce 
d*ivoire.  —  Long.  tôt.  oai95;  diam.  de  la  tète 
0*045  environ. 

Chine.  1794.  Tao  Kou,  de  l'anc.  coll.  Jourdan. 
Ce  petit  tambour  ressemble  à  ceux  précédemment 
décrits  sous  les  n**  591  et  689.  Le  percuteur  est  ici 
un  petit  coquillage  attaché  à  un  fil  de  soie.  Diaprés 
une  étiquette  collée  sur  le  manche,  il  porterait  un 
troisième  nom  :  €   Cloniong  >,   ce  qui  s'explique 


—  a88  — 
IBlknt^Bllra^  vraisemblablement  par  sa  provenance  d'ane  pro- 

Cl   II 

vince  de  la  Chine  autre  que  celles  d'où  nous  viennent 
les  deux  autres  spécimens.  —  Long.  tôt.  0^23; 
haut,  o^os;  diam.  des  membranes  o"o5o. 

Java.  1796.  Këtipoeng  (avec  baguettes) ,  de  Tanc. 
coll.  Jourdan.  C'est  un  tambour  en  bois»  en  forme 
de  barillet  décoré  de  peintures  noires  et  or  représen- 
tant des  fleurs  et  des  feuillages  sur  fond  rouge.  La 
tension  s'opère,  comme  au  n»  823  (Gàndang^  Géf»- 
dang  ou  Këndang)^  à  l'aide  de  lanières  provenant  du 
palmier  des  Indes,  le  Rotang  (Rotin).  Le  Kêtipoeng 
ne  diffère  du  Këndang  que  par  ses  dimensions 
plus  petites.  Le  fût  s'appelle  nàngka.  On  le  pose 
quelquefois  devant  soi  sur  un  support  appelé 
bantjik,  ou  bien  sur  les  genoux  (mangkoe).  Les 
membranes  sont  en  peau  de  mouton  ou  de  cerf;  la 
grande  se  frappe  ordinairement  de  la  main  droite. 
L'instrumentiste  peut  varier  les  effets  suivant  qu'il 
joue  directement  de  la  paume  de  la  main  ou  des 
doigts,  ou  qu'il  se  sert  de  baguettes.  —  Haut, 
tôt.  o"53;  diam.  de  la  grande  membrane  o"26;  de 
la  petite  0^22. 

Les  Javanais  ont  encore  un  autre  tambour  appelé  Btdoeg, 
gros  cylindre  de  bois  suspendu  dans  un  châssis  reposant  sur 
quatre  pieds.  Les  membranes  ne  se  frappent  pas  directement 
de  la  main,  mais  par  l'intermédiaire  d'un  maillet  de  boia 
dont  la  tète  sphérique  est  entourée  d'étoffe.  Ce  genre  de 
tambour,  employé  très  exceptionnellement  dans  quelques 
gamèlans,  sert  plus  particulièrement  dans  les  mosquées  pour 
appeler  les  fidèles  à  la  prière. 


—  aSg  — 


Classe  III.  —  Instruments  à  vent. 


?h$û  (do  Z7g6). 


Branche  A.  —  Instruments  a  anche. 

Sbction  a.  —  Anche  simple,  lihr$  avec  tuyau. 

ToNKiN.  1796.  Phan.  Don  de  M*  O.  Du-  iMt.exUEorop 
moutier,  inspecteur  de  l'enseignement  de  ^^•"^* 
TÂnnam  et  du  Tonkin.  Orgue  portatif 
des  Muongs  de  la  Rivière  noire  et  des 
montagnes  qui  confinent  au  Laos.  La 
construction  est  semblable  à  celle  du 
Khèn  (voir  n*  138),  mais  de  moindres 
dimensions  :  la  longueur  du  tuyau  le 
plus  long  n'est  que  de  i">55.  Le  diapason 
est  exactement  à  la  quarte  supérieure  du 
n^  138.  Les  tuyaux  sont  placés  dans  le 
même  ordre,  en  commençant  de  chaque 
côté,  par  le  plus  petit. 

Id.  1797.  Phan.  Don  du  même.  Même 
origine  que  le  précédent.  Sa  tonalité 
est  exactement  à  la  quinte  aiguë,  mais 
celui-ci  a  un  léger  changement  dans 
Tordre  des  tuyaux,  dont  les  intonations 
sont  les  suivantes  : 


—  ago  — 


lBit.ext.-Barop. 
Cl.  m. 


T«7awE  de  droite. 


Toyanx  de  gracfae. 


13=1: 


^ 


7      6      5      4      12,  ..54821 

Le  sixième  tuyau  gauche  est  muet;  l'appareil 
d'ébranlement,  l'anche,  manque.  — Long.  max.  o"»85. 
Inoo-Chinb.  1798.  Phan.  Celui-ci  provient  du 
bassin  du  May  Kong,  dans  le  Laos.  Sa  construction 
ne  ressemble  en  rien  à  celle 
des  instruments  précédemment 
décrits  sous  le  même  nom.  II 
est  formé  d*un  long  canal  d*in- 
sufflation,  cylindrique  sur  la 
plus  grande  partie  de  sa  lon- 
gueur et  qui  s'élargit  vers  son 
extrémité,  là  où  sont  insérés 
verticalement  six  tuyaux  en 
bambou,  trois  de  chaque  côté. 
Ce  canal  est  formé  de  deux 
coquilles  creusées  et  assem- 
blées au  moyen  d'un  collage. 

^immmmmÊimÊÊÊmmmÊm 


Phmn  (ao  1798). 


Chacun  des  six  tuyaux  est  percé  latéralement  d'une 
ouverture  rectangulaire  recouverte  par  une  anche 
libre  (par  exception,  le  premier  du  côté  droit,  possède 


—  agi  — 

deux  anches  à  Tunisson).  Les  tuyaux  sont  adaptés  inttexi-Sarop. 
dans  le  canal  d'insufflation  de  telle  façon  que  les  ^^^^* 
anches  vibrent  à  Tintérieur  de  la  boîte-réservoir 
d*air  formée  par  Télargissement  du  tuyau  d'insuffla- 
tion. Outre  l'ouverture  de  l'anche,  chacun  des 
tuyaux  est  percé  d'un  petit  trou  latéral,  placé  en 
dehors  du  réservoir  d*air  que  l'exécutant  bouche  au 
moyen  du  doigt  pour  obtenir  le  rapport  voulu  entre 
rintonation  de  l'anche  et  celle  du  tuyau  et,  par 
conséquent,  produire  le  son  (Voir  le  n*  137). 

Les  trois  tuyaux  de  droite  fournissent  les  intona- 
tions suivantes  : 


i 


^  12         3 

les  trois  tuyaux  de  gauche  : 


i 


^* 


1  T  T 
Contrairement  à  ce  que  nous  avons  constaté 
dans  les  autres /Aans,  Tordre  des  tuyaux  est  indiqué 
ici  en  raison  de  la  position  qu'ils  occupent  vers 
l'ouverture  du  tuyau  d'insufflation.  —  Longueur  du 
tuyau  de  bambou  le  plus  long  o°>765;  du  plus 
court  o°»57. 

Sbction  C.  —  Anche  simple^  battante  avec  tuyaux. 
Soiia*s»ction  aa,  —  Tayaa  cylindrique. 

Egypte.  1799, 1800.  Chalumeaux  (Fac  simile  en 
cuivre).  Don  de  M.  Â.  J.  Hipkins  à  Londres.  Les 


lut «ztEtirop.  originaux  ont  été  trouvés  à  Kahun'  par  M.  Plinders 

ci-"i-      Patrie,  explorateur  anglais,  dans  la  tombe  d'une 

femme  égyptienne   du  commencement  de  la  XX* 

dynastie  (i  loo  ans  environ  avant  Tare  chrétienne). 

Les  originaux,  auxquels  manquent  malheureuse- 
ment les  anches,  sont  en  roseau.  Mais  les  colonnes 
d*air,  qu'elles  soient  mises  en  vibration  au  moyen 
d'une  anche  double  ou  d'une  anche  battante,  donnent 
au  point  de  vue  des  intonations,  des  résultats 
presque  identiques  pour  peu  que  le  son  propre  des 
deux  différentes  anches  soit  de  même  hauteur*. 

Ainsi  nous  avons  relevé  avec  les  deux  systèmes 
d'anche,  pour  le  n*  1799,  percé  de  quatre  trous 
latéraux  : 

0         1         2         8        4 

et  pour  le  n»  1800  avec  trois  trous  latéraux  : 


ë^ 


I  Kahun.  dans  le  département  du  Payoum,  eat  cette  ville 
qui  fut  spécialement  édifiée  pour  servir  de  résidence  au 
architectes  et  aux  ouvriers  chargés  d'édifier  la  pyramide 
d'Usertesen  II,  de  la  XII«  dynastie.  Le  tombeau  en  question 
fut  découvert  dans  la  pyramide  même. 

*  Le  son  propre  de  Tanche  est  un  facteur  très  important 
dans  l'accord  des  instruments  dont  la  colonne  d'air  est  mise 
en  vibration  par  ces  languettes  élastiques:  une  anche  mal 
diapasonnée  détruit  complètement  le  juste  rapport  entra  les 
degrés  de  leur  échelle. 


—  a93  — 

L'anche  battante  dont  nous  nous  sommes  servis»  imi.  tst^Buro» 
semblable  à  celle  de  Varghoul,  mesure  0*055  db  ^**"'* 
longueur;  la  perce,  pareille  à  celle  de  l'instrument, 
mesure  o'^ooô  de  diamètre,  la  languette  vibrante 
est  détachée  sur  une  longueur  de  o"o3o.  Pour 
assembler  Tanche  au  tuyau,  nous  avons  employé 
un  petit  anneau  de  cuivre,  en  manière  de  bague. 

L'anche  double  nous  a  été  fournie  par  un  frag- 
ment de  tige  de  seigle  formant  un  tuyau  de  o»044  ^^ 
longueur  sur  un  diamètre  intérieur  de  0^005  et 
aplati  à  son  extrémité  supérieure  de  façon  à  former 
une  double  languette.  Nous  Tavons  fait  serrer  dans 
le  tuyau  à  Taide  de  quelques  tours  de  papier. 

Les  deux  systèmes  d^anches  sont  joints  aux 
instruments. 

Bien  que  les  résultats  obtenus  dans  les  deux  cas 
soient  presque  identiques,  comme  nous  venons  de 
le  voir,  il  n*en  est  pas  moins  intéressant  de  chercher 
à  savoir  de  quelle  nature  était  Tanche  employée 
par  les  anciens. 

La  ressemblance  des  chalumeaux  de  Kahun  avec 
Targhoul  n*  113  et  la  zummârah  n»  115,  l'un 
et  Tautre,  actuellement  encore  très  répandus  en 
Egypte,  nous  permet  de  supposer  que  Tanche  bat- 
tante était  aussi  celle  de  ces  chalumeaux  et  que 
cette  anche  est  originaire  des  pays  riverains  du  Nil 
et  qu'elle  y  est  en  usage  de  temps  immémorial. 

Lors  de  la  reconstitution  de  la  tibia  n^  416  nous 
avions   supposé,   en   raison  de  la  similitude   des 

ai 


—  294  — 

iMUtttu-sofop.  colonnes  d'air»  que  l'anche  battante  était  aussi  celle 
de  ces  chalumeaux  de  Tépoque  greco-romaine.  Nous 
versions  dans  Terreur. 

Dans  une  note  à  la  suite  de  la  description  de  la 
tibia  susdite  (i*'  vol.  2*  éd.),  nous  avons  justifié 
cette  modification  de  notre  manière  de  voir.  Depuis, 
en  janvier  1896,  un  voyage  en  Tunisie  nous  a 
fourni  l'occasion  de  visiter  le  Musée  de  Carthage. 
Le  R.  P.  Delattre,  à  qui  est  dûe^  pour  la  plus  grande 
partie,  la  formation  de  ce  Musée,  d'une  très  grande 
valeur  historique,  nous  a  fait  remarquer  une  stèle 
punique  sur  laquelle  figurent  deux  tibiae  très  exacte- 
ment et  très  minutieusement  représentées.  Or,  les 
anches  sont  doubles.  Cette  stèle,  vierge  de  toute 
restauration,  date  de  deux  siècles  avant  l'ère  chré- 
tienne ;  elle  établit  donc  d'une  façon  définitive  et 
indiscutable  la  forme  double  de  l'anche  de  l'aulos 
grec  et  de  son  dérivé  la  tibia  romaine.  L'origine  de 
l'anche  double  ne  doit  pas  être  moins  ancienne  que 
celle  de  sa  rivale,  l'anche  battante;  la  simplicité  de  1 
sa  structure  permet  même  de  supposer  qu'elle  lui 
est  antérieure;  il  suffit,  en  effet  pour  la  façonner  et 
le  chalumeau  du  même  coup,  d'aplatir  l'extrémité 
d'une  tige  de  blé  en  herbe  ! 

L'anche  double  a  en  outre  l'avantage  de  pouvoir 
être  faite  de  toutes  dimensions  tandis  que  celle  de 
l'anche  battante  est  nécessairement  limitée  au  dia- 
mètre du  tuyau  dont  on  a  découpé  la  languette 
vibrante;  elle  parle  plus  facilement  et  donne  plus 


—  à95   — 
d  ampleur  à  la  vibration  de  la   colonne  d'air   àiMt.at.Bnr»p. 
laquelle  elle  est  associée. 
Voici  les  dimensions  de  nos  deux  chalumeaux  : 
«)N»  1799  :  long.  o"448;  diam.  intérieur  o»oo6 
environ.  Les  trous  latéraux  sont  placés  respective- 
ment à  0*074,  o^ioôj  o"»i43,  o""i77,  ces  distances 
sont  mesurées  du  bord  de  l'extrémité  inférieure  du 
tuyau  jusqu'au  milieu  des  trous.  Ceux-ci,  de  forme 
ovale,  mesurent  respectivement  :  le  premier,  8  mill. 
de  long,  sur  4  de  larg.;  le  deuxième,  7  mill.  sur  4; 
le  troisième,  5  mill.  sur  3  1/2;  le  quatrième,  4  mill. 
sur  3. 

6)N»  1800  :  long.  o"»453;  diam.  intérieur,  égale- 
ment o^ooô  environ.  Les  trous  latéraux  sont  placés 
ào'"o42,  o"o7i,  o»iio  de  l'extrémité  inférieure  du 
tuyau;  le  premier  mesure  7  i/^  mill.  sur  4,  le 
second  7  sur  4,  le  troisième  6  î/2  sur  3  ^/a. 

Japon.  1801.  Chalumeau,  Don  de  M.  B.  Closson. 
Tuyau  de  bambou  dont  Tune  des  extrémités,  taillée 
en  biais,  est  recouverte  par  une  mince  membrane,  en 
papier  parcheminé,  fixée  par  un  bout  dans  une  fente 
longitudinale  pratiquée  dans  l'épaisseur  du  bambou, 
vers  le  bas  de  la  taille  oblique.  Le  tuyau  porte  aux 
deux  extrémités  deux  autres  petits  tuyaux  de  bambou 
dont  l'un  du  côté  de  Tanche,  teint  en  vert,  mesure 
o°^25  de  longueur,  tandis  que  l'autre,  du  côté  opposé, 
teint  en  rouge,  n'a  que  o"»35  de  longueur;  de  ces 
deux  tuyaux,  glissant  dans  le  tuyau  principal,  le 
premier  sert  à   mettre   Tanche  en   vibration  par 


—  agfi  — 

ii»t.ttt^Qror- insufflation,  le  second  par  aspiration.   Dans  les 
a.  m. 

deux  cas  l'intonation  est  î 


p- 


Long,  du  tuyau 


principal  o'^oga;  diam.  intérieur  o">oo4  environ. 

lo.  1802.  Chalumeau»  Don  du  même.  Tuyau  de 
bambou  percé  de  six  trous  latéraux.  Dans  l'intérieur 
glisse,  à  o»oio  environ  de  profondeur,  un  autre 
tube  de  bambou,  que  l'instrumentiste  introduit  dans 
la  bouche  et  qui  contient  lui-même  un  troisième 
bout  de  tube;  l'extrémité  de  ce  dernier,  taillée  en 
biais,  porte  une  membrane  vibrante  semblable  à 
celle  du  chalumeau  précédent.  L'ouverture  succes- 
sive des  trous  latéraux  fournit  les  intonations  sui- 
vantes : 


:j  j  J  U=L 


—  Long,  du  tuyau  principal  on235;  diam.  intérieur 
o"oo8;  long  du  tuyau  d'insufflation  o"04o;  du  tube 
portant  l'anche  o"02o;  diam.  intérieur  du  même 
o^.ooa. 

Id.  1808.  j^ouet.  Don  du  même.  C'est  une  poupée 
formée  de  simples  feuilles  de  papier  collées  sur 
leurs  bords  et  sur  lesquelles  on  a  représenté  en 
quelques  traits  au  pinceau,  un  personnage  féminin. 
Un  cylindre  de  carton  lui  sert  de  ceinture  et  main- 
tient la  forme  arrondie  de  la  poupée.  Dans  le 
cylindre  on  a  adapté  un  petit  tube  de  bambou  servant 
à  rintroduction  de  l'air  destiné  à  gonfler  le  jouet. 


Cl.  III. 


—  297  — 

A  côte  de  ce  tuyau  on  en  a  collé  un  second  muniiott.«t-«orop. 
d'une  anche  semblable  à  celle  des  deux  instruments 
précédents.  On  embouche  simultanément  les  deux 
tuyaux,  de  manière  à  gonfler  ce  simulacre  de  poupée 
et  à  mettre,  en  même  temps,  Tanche  en  vibration; 
celle-ci  donne  une  note  à  l'unisson  du  réb  de  la 
7*  octave,  dont  le  timbre  imite  assez  bien  le  cri 
d'un  enfant.  —  Long,  du  tuyau  d'insufflation  avec 
l'anche  0*04  environ. 

Id.  1804.  3^ouet.  Don  du  même.  Semblable  au 
précédent.  La  figure  en  papier  colorié  représente 
ici  un  coq  et  la  botte  en  carton  dans  laquelle  sont 
insérés  les  deux  tuyaux  de  bambou,  affecte  la  forme 
d'un  œuf. 

Sbction  D.  >-  Anchâ  doubkt  avec  tuyau. 

Sou-iectioa  «m.  —  Tuyau  qrlindriqve. 

Annâm.  1806.  Cdi  ken  mot  (kan^  flûte,  mât, 
unique).  Simple  tuyau  de  roseau  percé  latéralement 
de  sept  trous  sur  une  face,  et  d'un  huitième  trou  sur 
la  face  opposée,  à  la  hauteur  correspondant  à  la 
moitié  de  l'intervalle  compris  entre  les  deux  der- 
niers trous  de  la  face  antérieure.  Les  trous,  au  lieu 
d'être  ronds,  étant  ovales,  il  est  aisé  de  ne  les 
couvrir  que  partiellement. 

L'anche,  très  curieuse,  mérite  une  mention  spé- 
ciale :  elle  est  faite  d'une  enveloppe  de  chrysalide 
préparée  de  façon  à  former  une  sorte  de  tuyau  dont 


—  298  — 

iiitt.cit..Biirop.  Textrémité,  aplatie,  agit  comme  les  deux  languettes 
de  Tanche  double.  Les  intonations  sont  approxima- 
tivement les  suivantes  : 


Cl  III. 


^ 


^  0128. 4        5678 

—  Long.  tôt.  (anche  comprise)  o»i98;  diam.  inté- 
rieur  o"oo6  environ. 

lo.  1806.  Câi  ken  dôi  {dôi,  double).  Chalumeau 
double  formé  de  deux  tuyaux  semblables  à  celui  de 
l'instrument   précédent,    et    munis    chacun    d'une 


Cài  ken  dôi  (no  1806). 

anche  de  même  nature.  Ces  deux  tuyaux,  réunis 
par  leur  côté  et  attachés  à  Taide  d'une  sorte  de 
mastic,  sont  de  même  longueur  et  sont  percés  cha- 
cun d*un  même  nombre  de  trous.  Les  deux  anches, 
s'embouchant  à  la  fois,  produisent  deux  sons  à  peu 
pris  à  Tunisson,  dont  le  léger  désaccord  se  mani* 
feste  par  un  tremblotement  continuel  semblable  à 
celui  de  la  zummarah^  auquel  l'instrument  res- 
semble beaucoup,  à  part  le  détail  de  l'anche  (Voir 
la  note  du  n*  115).  Les  intonations  sont  à  peu  près 
les  suivantes  : 


it 


m 


012 

—  Long.  tôt.  0*27. 


—  299  — 

Id.  1807.  Cdi  ken  mot.  Don  de  M.  G.  Dumoutier.  imt  «trEoio 
Simple  chalumeau  à  colonne  d'air  cylindrique,  de       ^  "* 
construction  semblable  à  celle  du  n"*  1865  et  percé 
comme  celui*ci  de  huit  trous  latéraux,  fournissant 
ici  la  très  curieuse  succession  suivante  : 


k=rr^i-r^. 


tF   f  T  T  1 


^  012345678 

—  Long.  tôt.  o"*245. 

lo.  1808.  Cdi  ken  dôi.  Don  du  même.  Chalumeau 
semblable  au  n*  1806.  Intonations  : 


h —  .     T-:r 


^-H-^  ^  r  "f^ 


3         4        6        6 


^ — ia^"T^ — ^ 

W      I       a 
—  Long.  tôt.  o"28o. 

Sov»-*ection  bb.  —  Anche  double  et  tnyao  conique. 

Id.  1809.  Cdi  ken  ha  (Joa  =  conque,  pavillon 
évasé;  on  désigne  du  même  nom  les  trompettes 
de  guerre  et  les  conques  d*appel).  Hautbois  presque 
semblable  au  Heang-teih  chinois  (n*^  1 1 9).  Le  corps 
est  en  bois»  le  pavillon  en  cuivre.  L'ouverture 
successive  des  huit  trous  latéraux  donne  les 
intonations  suivantes  : 


rirrf  ^  f  '^  ^ 


tJ  012345678 

L'instrument  s'emploie  surtout  dans  les  cérémonies 
funèbres.  ~  Long.  tôt.  00^43. 


—  3<><>  — 

iQtt,  est.-B«fop.      Chinb.  1810.  Hêang^Uih.  Don  de  M.  V.  Mahillon. 
^**™        Semblable  au  n»  119.  Intonations  : 


î- 


^^^^^ 


0      1 
—  Long.  o"47. 

Japoî^(?).  1811.  Sorte  de  hautbois.  Ce  curieux 
instrument  est  formé  d'un  long  copeau  de  bois  très 


Haotbois  (do  i8tt). 

mince,  de  35  niill.  de  largeur,  enroulé  sur  lui-même 
et  étiré  ensuite  de  façon  à  former  un  tuyau  conique, 
en  spirale,  de  0^3 15  de  longueur;  Tanche  est  elle- 
même  formée  par  la  pointe  du  tuyau,  écrasé  de  façon 
à  présenter  une  double  languette.  Ce  petit  instru- 
ment produit  les  intonations 


Bn  Angleterre,  dans  le  Oxfordshire  on  célèbre  annuelle- 
ment, le  lendemain  de  la  Pentecôte',  une  fête  populaire  d'ori- 
gine fort  ancienne.  Le  but  est  la  chasse  au  chevreuil,  en  forêt, 
à  laquelle  certains  villages,  en  vertu  d'une  vieille  charte,  ont 
la  faveur  de  participer.  Cette  chasse  populaire  se  fait  au  son 
du  WUh-ham  qui.  chose  curieuse,  correspond  exactement  au 
hautbois  japonais  ci-dessus  décrit  (Voir  au  sujet  de  l'instm- 
ment  anglais,  l'intéressante  notice  de  M.  Henry  Balfour. 
conservateur  du  Musée  de  l'Université  d'Oxford,  dana  le 
Rêliquary  and  illustrated  Archaeologist,  octobre  1896A 

>  Les  anglais  donnent  le  nom  de  Whiisunday  au  Dimanche 
de  la  Pentecôte  à  cause  du  baptême  des  néophytes,  revêtus 
de  robes  blanches,  qui  se  fiaisait  la  veille. 


—  3^1  — 

Annam.  181S.  Cdiken.  Don  de  M.  G.  Dumoutier.  latt.  esi..Eiiiop 
Hautbois  assez  semblable  au  n*  1809,  fait  comme  ^*'"' 
celui-ci  de  deux  parties  de  bois  creusées  longitudi- 
nalement  et  assemblées  à  la  colle  de  façon  à  former 
une  colonne  d'air  conique.  L'instrument  n'a  pas  de 
pavillon  et  est  percé  latéralement  de  huit  trous 
procurant,  par  leur  ouverture  successive,  les  intona- 
tions suivantes  : 


q= 


-tt^ 


^p^^ 


01  2         s         4         6         6 

L^anche,  formée  d'une  sorte  de  roseau  aplati  et 
très  habilement  façonnée,  s'applique  sur  un  bocal 
en  cuivre  assez  semblable  à  celui  du  cor  anglais,  qui 
s*adapte  lui-même  dans  le  tuyau  à  Textrémité  supé- 
rieure du  corps  de  Tinstrument.  —  Long.  tôt. 
(ancbe  comprise)  0*3  8. 

Id.  1818.  Cdi  ken.  Don  du  même.  Construction 
semblable  à  celle  du  précédent  instrument,  sauf  les 
dimensions  et  le  nombre  de  trous.  Celui-ci  n'a  que 
sept  trous  latéraux  fournissant  les  intonations 
suivantes  : 


5==I= 


^z=^.-3-iN^-^g^ 


ft 


Lofi£^.  tôt.  (anche  comprise)  o»56. 

Chine.  1814  et  1816.  Sona.  Don  de  M.  A.  J.  van 
Aalst.  C'est  le  nom  donné,  dans  le  Nord  de  la  Chine, 
au  hautbois  déjà  catalogué  sous  les  noms  de  Heattg 


—  3^^  — 


iMt.  ext.-Eutop.  teih,  n^  1 19  ou  Shu  ty,  n^  697.  Les  présents  exem- 
^*'  "^  plaires,  provenant  de  Pékin,  sont  de  facture  beaucoup 
plus  soignée  que  les  instruments  du  même  type  pré- 
cédemment décrits.  Le  pavillon,  en  cuivre  rouge  et 
jaune,  est  garni  d'ornements  en  laiton  repoussé  et 
gravé.  La  partie  supérieure,  ou  bocal,  sur  laquelle 
s'applique  Tanche,  est  ornée  de  deux  petites  sphères 
de  cuivre  découpées  à  jour.  La  sphère  inférieure 
repose  sur  une  plaque  circulaire  qui  détermine  le 
degré  d'insertion  du  bocal,  la  sphère  supérieure  est 


SQoa  (no  18x4  et  1815). 

recouverte  d'une  plaque  circulaire  plus  petite  que 
la  précédente,  contre  laquelle  l'exécutant  appuie 
les  lèvres  en  prenant  Tanche  en  bouche,  car. 
contrairement  aux  habitudes  européennes,  Tinstru- 
mentiste  chinois  ne  serre  pas  Tanche  entre  les 
lèvres.  Une  chaînette  relie  les  deux  plaques. 

Les  trous  latéraux,  au  nombre  de  huit,  alternent 
avec  autant  d'anneaux  de  laiton  qui  servent  tout  à 
la  fois  à  orner  et  à  consolider  le  tuyau.  L'ouverture 
successive  des  trous  latéraux  fournit  les  intonations 
suivantes  : 


:3=«>t 


'jé=ë: 


j^Ë 


—  3Û3   — 

L'intonation  obtenue  par  la  fermeture  de  tous  les  latt. «st. En» 
trous  latéraux*  ne  dîÉFère  que  d'un  demi-ton  de  celle       ^*'"'* 
donnée  par  l'ouverture  du  premier   trou,   ce   qui 
s*explique   par   le    prompt   épanouissement   de   la 
colonne  d'air.  —  Long.  tôt.  o"6os. 

Branchb  B.  —  Instruments  a  bouche. 

Section  A.  —  Bouche  biseautée. 

Sons-section  aa»  —  Bouche  biseautée  et  tuyau  ouvert. 

Java.  1816.  Flûte  nasale.  Don  de  M.  L.  J.  F.  E. 
von  Ende.  Semblable  à  celle  précédemment  décrite 
sous  le  n»  593.  Celle-ci  provient  des  Orang-Badouïs, 
petite  tribu  de  300  âmes  environ  qui  habite  les 
rîves  de  la  Tjioudjoung,  rivière  au  centre  de  la 
résidence  de  Bantam.  Intonations  : 
Hz 


i 


ë^^Ëë^ 


■j—r-'—'—i 


0 

—  Long.  tôt.  o"4i. 

L,es  Orang-Badouïs  sont  des  indigènes  de  mœurs  paisibles, 
conservant  des  institutions  étranges  et  patriarcales,  ayant  peu 
ou  point  de  rapports  avec  les  autres  insulaires.  De  race  et  de 
langue  soundanaises,  ils  se  distinguent  des  soundanais  par  le 
costume.  Ils  ne  se  sont  jamais  convertis  à  Tislamisme,  la 
religion  dominante  à  Java;  leurs  croyances,  peu  connues, 
semblent  se  rattacher  aux  religions  de  l'Inde  anglaise. 

Id.  1817.  Flâie  nasale.  Don  du  même.  Semblable 
à  la  précédente. 

SiAM.  1818.  Kliu  (fac-similé;  l'original  nous  a 
été  obligeamment  communiqué  par  M.  A.  J.  Hip- 
kinS|  de  Londres).  C'est  une  sorte  de  flageolet  percé 


—  304  — 

ivti cztBarvp.  de  Sept  trous  sur  la  face  postérieure  et  d*un  hui- 

^'"^       tième   placé   de  Tautre  côté,    à  une  hauteur  qui 

correspond  à  la  moitié  de  Tespace  compris  entre  le 

6«  et  le  7^  trou.  L'ouverture  successive  de  ces  trous 

procure  les  intonations  suivantes  : 


?=pr^=^ 


C>/  0iaS45678 

Au*dessou8  de  ces  trous,  vers  l'extrémité  inférieure 
de  rinstrument,  se  trouve  un  groupe  de  six  autres 
trous  qui  ne  servent  qu*à  annuler  l'effet  de  cette 
partie  de  la  colonne  d'air  et  à  régler  l'intonation  du 
premier  son.  Au-dessus  du  8*  trou  s'en  trouve  un 
9«,  placé  sur  le  côté,  et  dont  l'ouverture  est  recou- 
verte d'une  membrane  destinée  à  agir  comme  la 
pellicule  du  iy  (voir  la  note  du  n*  129).  Long. 
tôt.  o"465. 

Japon.  1818.  Sifflet  double.  Deux  tuyaux  de 
bambou  sont  collés  l'un  à  l'autre  dans  le  sens  de 
leur  longueur,  chacun  deux  muni  d'une  bouche 
bisautée.    Les    deux    tuyaux,    d'égale    longueur, 

JL 
^_ 

produisent  la  même  note  rgk^E^  avec  un   léger 

battement  provenant  d'une  petite  différence  dans 
leur  accord.  Ce  sifflet  est  spécialement  employé  par 
les  masseurs.  —  Long.  o™i5. 

N0U8  devons  à  l'obligeance  de  M.  Q.  Dumoutier  la  note 
suivante  : 

f  Le  massaçe  au  Japon  est  spécialement  pratiqué  par  dea 


—  30S  -^ 

mveagles.  Ils  parcourent  les  rues  après  le  déjeuner  et  après  le  ln*t  ezt.-Eorop 
dîner  jusque  vers  la  moitié  de  la  nuit,  en  révélant  leur  présence       c>*  m- 
par  deux  notes  prolongées  quMls  tirent  d'un  sifflet  formé  de 
deux  roseaux  accouplés  •• 

Japon.  1820.  Sifflet  double.  Semblable  à  Tinstru- 
ment  précédent. 

Am6riqub.  1821.  Flûte.  Don  de  M"*  John 
Crosby  Brown.  Tuyau  de  bois  formé  de  deux  pièces 
creusées  dans  le  sens  de  leur  longueur  et  assemblées 
par  les  bords  au  moyen  d'un  collage.  Ce  tuyau  se 
compose  de  deux  parties  séparées  par  une  cloison 
intérieure  :  le  canal  d'insufflation  et  le  tuyau  ren- 
fermant la  colonne  d'air  vibrante. 

La  bouche  est  intéressante  et  mérite  qu'on  s'y 
arrête  un  instant. 

Deux  trous  rectangulaires,  de  0,008  environ  de 
côté,  sont  découpés  dans  la  paroi  du  tuyau,  vers 
son  extrémité  supérieure,  à  0,013  de  distance  Tun 
de  l'autre;  le  premier  débouche  dans  le  canal  d'in- 
su£Bation,  le  second  dans  le  tuyau  principal.  Une 
petite  pièce  de  bois  en  saillie  sur  le  tuyau,  recouvre 
le  premier  trou  et,  par  une  petite  rigole  longi- 
tudinalement  creusée  dans  la  pièce  de  bois,  fait 
communiquer  le  premier  trou  avec  le  second,  de 
telle  façon  qu'en  soufflant  dans  le  canal  d'insuffla- 
tion, l'air  passe  par  le  premier  trou,  traverse  en  un 
mince  filet  la  rigole  de  la  pièce  de  bois  et  vient  se 
briser  contre  l'angle  du  second  trou  pratiqué  dans 
le  tuyau  principal,  lequel  reste  découvert,  mettant 
ainsi  la  colonne  d'air  en  vibration.  Le  tuyau  prin- 


iDttext-Eiirop.  cîpal  est  percé  de  cinq  trous  latéraux»  à  la  distance 

^'•"'*       moyenne  de  30  mill.  Tun  de  l'autre,  le  premier  se 

trouvant  à  environ  o™20  de  rextrémité  inférieure  du 

tuyau.  L'ouverture  successive  des  trous  latéraux 

produit  les  intonations  suivantes  : 


zr    0     1     2     3    4    s 


Ce  curieux  instrument  provient  des  Indiens 
Sioux. — Long.  tôt.  o">55S. 

Id.  1822.  Flûte.  Don  de  la  même.  Le  principe 
est  semblable  à  celui  de  la  âûte  précédente. 
Mais  la  pièce  de  bois  qui  relie  les  deux  trous 
formant  la  bouche  est  remplacée  ici  par  un  anneau 
fait  d'une  bande  de  cuir  qui  recouvre  le  premier 
trou  et  dirige  Tair  introduit  par  le  canal  d'insuffla- 
tion contre  l'angle  du  second.  Ce  spécimen,  qui, 
d'après  la  donatrice,  serait  l'œuvre  d'un  Indien  civi- 
lisé reproduisant  de  mémoire  un  instrument  de  son 
enfance,  offre  certainement,  au  point  de  vue  ethno- 
graphique, beaucoup  moins  d'intérêt  que  le  précé- 
dent. Il  est  percé  latéralement  de  six  trous,  dont 
l'ouverture  successive  donne  lieu  aux  intonations 
suivantes  : 


tJ  0         12         3  4         5         6 

La  flûte  est  formée  d'une  pièce  de  bois  façonnée 
au  tour  et  percée  longitudinalement  de  façon  à 
former  une  colonne  d  air  conique  de  0^015  de  diam. 


Cl.  m. 


—  307  — 

à  l'extrémité  supérieure  du  canal  d'insufflation,  et  imi  exUEarop 
de  o"'26o  à  Textrémité  opposée.  —  Long.  tôt.  o«6o. 
Japon.  1823.  Flûte.  C'est  un  simple  roseau  percé 
latéralement  de  trois  trous.  A  l'extrémité  supérieure 
a  été  disposée  la  bouche,  semblable  à  celle  des 
flûtes  européennes.  L'ouverture  successive  des  trous 
latéraux  produit  les  intonations  suivantes  : 


3c-gt: 


î=^ 


qui  octavient  facilement  à  Taide  d'une  légère  pres- 
sion d'air.  —  Long.  o»i55. 

Java  1824.  Souling,  de  Tanc.  coll.  Jourdan. 
Roseau  à  perce  cylindrique;  les  six  trous  forés 
latéralement  produisent  la  curieuse  échelle  suivante: 


i 


* 


s^^^g^a 


^^  *  w- 


Cette  flûte,  dont  la  construction  est  semblable  à 
celle  du  n»  362,  porte,  gravé  sur  sa  face  antérieure, 
len»  I.  —  Long.  tôt.  o°si. 

Id.  1826.  Souling^  de  la  même  coll.  Instrument 
semblable  au  précédent.  Le  diamètre  du  roseau  est 
un  peu  plus  fort  et  le  tuyau  n'est  percé  que  de  cinq 
trous  latéraux  procurant  les  intonations  suivantes  : 


I 


^=W^ 


E^SE 


0         1 

Cette  flûte,  pour  le  surplus  semblable  à  la  précé- 


—  3o8  — 

ioftteit..Burop.  dente,  porte  le  n»  2  gravé  sur  la  face  antérieure, 
^**"'*      avec  le  millésime  1822.  —  Long.  tôt.  o™652, 

Il  y  a,  d'après  le  D'  Qroneman,  quatre  variétés  de  Soelings: 
La  première  à  4  trous,  pour  le  gamëlan  selëndro,  avec  la 
tablature  suivante  : 


-a €?' 


.i__„_^__„. 


banog,    coeloe, 

La  secondera  5  trous,  pour  les  taras  barang du  gamSlao  pllog. 
Tablature  : 


O  O  w  o  ^ 

dada,      pelog,     lima,       nem,    baraog.    go«loe« 

La  troisième,  également  à  5  trous,  pour  les  iara$  mIm  ds 
gamëlan  pelog. 
Tablature  : 


-^  — 


o  o         w  o  ^  w 

dada,      pclog,     linia,      nem,       bem,      goeloe. 

C'est  en  raison  de  cet  emploi  différent  que  la  seconde  variété 
porte  le  nom  particulier  de  iouling  barang  et  la  troisième  celai 


—  3^9  —- 

de  soeiing  nëm.  On  remarquera  que  Tintonation  donnée  par  Intt.  ext  Europ. 
l'ouverture  des  quatre  trous  latéraux  inférieurs  n'est  pas  la        CLIli. 
même  dans  les  dçux  instruments. 

La  quatrième  variété,  à  6  trous,  est  construite  de  façon  à 
pouvoir  servir  aussi  bien  pour  l'échelle  salëndro  que  pour 
l'échelle  pifhg.  C'est  cette  particularité  qui  nous  a  permis  de 
déterminer  les  points  de  contact  entre  lés  deux  échelles. 

Tablature  : 
hheUt  utttndro  :  iudm,      lima,       nem,  baraDg,    goeloe. 


-C? G- 


-éS G O O- 


tàitUtfiiogt        dada,     pélog,      lima,       uem,    barang,     bem,     goeloe, 

Il  est  intéressant  de  remarquer  que  dans  les  quatre  variétés 
riotonatioD  produite,  tous  les  trous  latéraux  étant  fermés,  est 
le  dada,  tandis  qne  lorsque  tous  les  trous  latéraux  sont  ouverts, 
c'est  le  goeloe  qui  se  fait  entendre. 

Les  deux  soelings  n»*  1824  et  1825  "^  ^^^  P^  construits 
sur  les  données  qui  précèdent;  peut-être  aussi  ont-ils  été 
altérés  dans  leurs  intonations  primitives  par  des  changements 
apportés  aux  trous  latéraux. 


Sou-section  bb,  —  Boucbe  biteauté«  et  tuyau  fermé. 

Annam.  1826.  Cdi  sao  (sao  -»  oiseau  chanteur). 
Flûte  éolienne  qui  s'adapte  au  cerf-volant.  Tuyau 
de  bambou  dans  lequel  on  a  glissé,  par  les  deux 
orifices  extrêmes,  deux  fonds,  de  façon  à  former 


22 


iBtt.  •zt.-Borop.  deux  tuyaux  fermés,  de  longueur  à  peu  près  égale, 
^**"^'  séparés  par  un  petit  intervalle  vers  le  milieu  de  la 
longueur  du  tuyau  principal.  Les  deux  orifices  sont 
fermés  à  leur  tour  par  des  tampons  de  bois  formant 
légèrement  saillie  et  dans  lesquels  on  a  découpé 
diamétralement  et  pour  servir  de  bouche,  deux  ouver- 
tures quasi-longitudinales,  de  0^050  de  longueur 
sur  o'^oii  de  largeur. 

L'appareil  se  compose  ainsi,  en  quelque  sorte,  de 

deux  flûtes  dont  Tune  donne  le  (Si    J^.  tandis  que 


le  ^.11 


l'autre  donne  le  gt  ^— .  Il  est  assez  probable  que 

les  deux  flûtes  étaient  destinées  à  produire  le  même 
son.  Dans  l'intervalle  qui  les  sépare,  c'est-à-dire  vers 
le  milieu  de  la  longueur  du  tuyau  principal,  on  a 
découpé  dans  le  sens  de  sa  circonférence,  une 
ouverture;  celle-ci  sert  à  attacher  l'appareil  au  cerf- 
volant, —  Long. tôt.  du  tuyau  o°2  8;  diam.ext. o"o6. 

Quant  la  mousson  du  N.-Ë.  s'établit  au  Tonkin.  on  voit  de 
tous  côtés  s'élever  des  cerf-volants  qui  restent  en  Tair  pendant 
des  nuits  entières  et  dont  les  flûtes  éoliennes,  vibrant  toutes 
ensemble,  produisent  un  vacarme  parfois  insupportable.  Un 
seul  cerf-volant  supporte  parfois  deux,  trois  et  quatre  flûtes  de 
grosseur  difi'érentes.  dont  la  réunion  produit,  lorsque  ces  tuyaux 
sont  accordés  dans  un  rapport  harmonique,  des  sonorités  très 
agréables. 

Id.  1827.  Cdi  Sao.  Flûte  éolienne  composée  de 
trois  tuyaux  semblables  à  ceux  de  l'instrument  pré- 
cédent et  traversés  dans  le  milieu  de  leur  longueur, 


CL  III. 


—    311    — 

là  ou  les  deux  parties  sont  séparées,  par  une  tige  de  ingtazt-Borop. 
bambou   sur   laquelle   ces   tuyaux  sont  disposés 
parallèlement  y  par  ordre  de  grandeur. 

Le  plus  grand   mesure  0^38   de  longueur  sur 
0*^095  de  diamètre;  les  deux  bouches  donnent  le 

La  flûte  moyenne  a  une  longueur  de 


o"  17  sur  un  diamètre  de  o"o3 8;  elle  donne  par  les 
^    Le  plus  petit  tuyau  »  mesu- 


deux  bouches 


rant  o°>i34  de   longueur  et   omoa5   de  diamètre» 

donne  par  les  deux  bouches  le  ^y .  Même  usage 

que  l'instrument  précédent. 

Japon.  1828.  Sifflet  en  porcelaine.  Don  de  M.  E. 
Closson.  Il  représente  un  enfant  couché.  L*intona- 
tien  est  Vut  de  la  7®  octave.  La  conformation  de  la 
bouche  ressemblant  à  celle  des  flûtes  européennes, 
n*offre  pas  de  particularité. 

Sbction  B.  —  Bouche  latérale. 

Ilbs  Fidji.  1829.  Bitn-uvu  (prononcez  :  mbetoo' 
oovoo;  fr.  —  flûte  en  bambou).  Don  de  M.  Beckx, 


Bita-avu  (no  1829). 


consul  général  de  Belgique  à  Melbourne.  Le  tuyau, 
fermé  à  ses  deux  extrémités  par  les  nœuds  de  crois- 


Cl.  III. 


—  31a  — 

ilikt.  ext..£urop.  sance  du  bambou^  est  percé  de  sept  trous  latéraux  : 
trois  au  milieu  de  sa  longueur,  dans  le  sens  de  la 
circonférence;  deux  servant  d'embouchure,  un  à 
chacune  des  extrémités;  et  enfin  deux  autres  placés 
aux  points  correspondant  au  premier  et  au  troisième 
quart  de  la  longueur  du  tuyau.  Lorsque  Ion  dirige 
le  soufHe  contre  le  bord  de  l'un  des  trous  servant 
d'embouchure  (l'un  des  deux  paraît,  par  sa  gran- 
deur, être  particulièrement  affecté  à  cet  usage)  en 
bouchant  le  trou  placé  au  premier  quart  par  Tindex 
de  la  main  droite  ainsi  que  les  trois  du  milieu  en 
entourant  ceux-ci  par  l'index  et  le  pouce  de  la  main 
gauche,  on  obtient  le  son  le  plus  grave  de  la  flûte; 
si,  alors,  on  débouche  successivement  les  trois 
trous  du  milieu,  puis  celui  que  recouvre  l'index 
de  la  main  droite,  on  obtient  approximativement 
les  intonations  suivantes  : 


p 


wm 


"î"       4         6        6         7 

Les  trous  1  et  2  de  la  seconde  partie  du  bambou 
ne  servent  probablement,  le  premier,  placé  au  troi- 
sième quart  de  la  longueur,  qu'à  régler  l'intonation 
du  3«  trou  placé  au  milieu,  le  second,  qu*à  donner 
à  l'ensemble  une  disposition  symétrique.  —  Long, 
tôt.  o"675;  diam.  o"048. 

Annam.  1830.  Cai  ong  dich  {dich  —  tube).  Flûte 
en  roseau  garnie  de  deux  bouts  d'os.  Construction 
semblable  à  celle  du  ty  chinois  (voir  le  n**  129)* 


"fftr 


—  313  — 

L'ouverture  successive  des  trous  latéraux  donne  les  imt  ext..Europ 
intonations  suivantes  :  ci. m. 


iî^^ 


=^z=P= 


Le  son  o  est  produit  par  un  septième  trou  latéral 
ouvert  au  bas  de  l'instrument,  mais  qui  ne  se  recou- 
vre pas  par  les  doigts.  —  Long.  o"64. 

Iles  HawaL  1831.  Fl4te  nasale.  Tuyau  de  bam 
bou  dont  l'embouchure  est  taillée  près  de  Textré- 
mité  du  tuyau  et  de  manière  que  la  colonne 
d'air  soit  facilement  mise  en  vibration  au  moyen 
du  souffle  produit  par  les  narines.  Le  tuyau  est 
percé  en  outre  d'un  trou  latéral  dont  l'ouverture  fait 
monter  l'intonation  d'un  intervalle  de  tierce  majeure. 
Le   trou    latéral    fermé,    le    son    produit    est   le 


ijzti;  lorsqu'il  est  ouvert,  on  obtient  le  j&^=:« 


Les  naturels  se   servent  de  cette  flûte  dans   les 
danses  appelées  hula-hula.  —  Long.  tôt.  0^3 85, 

Id.  1882.  Câi  ong  dich.  Don  de  M.  G.  Dumontier. 
Semblable  au  n»  1830,  mais  plus  court.  Echelle  : 


pn=f^E^. 


Chine.  1838.  Ty^  de  l'anc.  coll.  Jourdan.  Flûte 
traversière,  construction  et  accord  semblables  à 
ceux  du  n»  1 29. 

GyyANE  ANGLAISE  (?).  1884-  Fl4ic  en  roseau,  de 


—  314  — 

lutactBBro». Tanc.  coU-  Jourdan.  Construction  semblable i celle 
^'•^"'      du  n»  132;  mêmes  intonations. 


PlAte  (no  i8j4). 

Sbction  C.  —  Boucha  iransvârsaU» 

SoQS-iection  aa.  —  Boache  trmnsyerulc  et  tayao  fonné. 

CoNQO.  1886.  Flûte.  Bien  certainement  Tune  des 
pièces  les  plus  curieuses  et  les  plus  extraordinaires 
du  Musée  :  une  pointe  d*ivoire  transformée  enfl4U! 
Ce  qui  ajoute  à  Tintérét  de  l'instrument^  c'est  qu'il 


Flûte  (no  X835). 

nous  offre  l'application  d'un  principe  dont  la  science 
acoustique  s'est  peu  occupé  jusqu'aujourd'hui  mal- 
gré son  extrême  importance  :  un  tuyau  conique 
fermé  au  sommet  du  cône  et  agissant,  par  suite, 
lorsqu'il  est  mis  en  vibration  à  sa  partie  large 
ouverte,  absolument  comme  un  tuyau  ouvert  de 
même  longueur  :  c'est-à-dire  que  sa  longueur  pour 
un  son  donné  est  égale  à  Tonde  simple  de  ce  même 
son,  qu'il  octavie,  et  qu'enfin  on  peut,  par  l'ou- 
verture des  trous  latéraux,  lui  faire  produire,  tout 
comme  au  tuyau  ouvert,  une  série  de  sons  fonda- 
mentaux. Ainsi,  la  flûte  que  nous  avons  devant  nous, 


—  315  — 

donne  assez  exactement  les  sons  fondamentaux  :  iB8t.exi.-Borop 

_-^ Cl.  m. 


p=i 


^Ê 


La  profondeur  de  la  colonne  d'air  n'allant  pas  beau- 
coup au-delà  du  premier  trou  latéral,  le  prolonge- 
ment devient  par  suite  inutile,  —  si  ce  n'est  pour 
déterminer  la  forme  de  Tinstrument.  L*œillet  par 
lequel  ce  prolongement  se  termine  sert  à  attacher 
le  cordonnet  à  Taide  duquel  la  flûte  se  suspendait 
au  cou.  —  Long.  tôt.  o°*35. 

Id.  1836.  Pitu.  Don  de  Mr.  H.  M.  Jaeger,  de 
Bruxelles.  Sifflet  formé  d'un  tuyau  de  bois  fermé  à 
son  extrémité  inférieure.  Il  donne  Vut  de  la  huitième 
octave.  Creusé  sur  un  diamètre  de  o°oo7  à  o"»040 
de  profondeur,  il  mesure  en  longueur  o"o85. 

Id.  1837.  Sifflet.  Don  de  M.  L.  Cavens.  Il  pro- 
vient de  la  tribu  des  Bayongana,  habitant  les  rives 
de  la  rivière  Kwilu  Djuma,  affluent  du  Kwango 
(Congo  supérieur).  Il  nous  paraît  être  taillé  dans 
une  noix  de  Tagua  ou  ivoire  végétal.  Saforme  ovoïde 
rappelle  celle  d*un  minuscule  ocarina;  mais  la  tubu- 
lure sert  ici  à  moduler  le  son,  celui-ci  se  produisant 
par  Torifice  supérieur  qui  fait  l'office  de  bouche 
transversale.  Le  sifflet  produit  les  deux  sons 

8° 


$ 


Le  second   s'obtient   en  découvrant    la  tubulure, 
percée  d'un  trou  qui  communique  avec  l'intérieur. 


—  3ï6   — 

iiti  net  Ba^o^  La  partie  inférieure  de   l'appareil   est  également 

^*^"       percée  d'un  trou,  celui-ci  sans  communication  avec 

la  colonne  d*air,  et  servant  probablement  à  passer 

un  cordon  pour  suspendre  l'instrument  au  cou.  — 

Long.  tôt.  o">oss;  '^^g«  ^"oaj. 

Congo.  Collection  de  sifflets.  Don  de  M.  L.  Cavens. 
Tous  proviennent  de  la  collection  du  capitaine  Van 
de  Velde  et  sont  originaires  du  Sankourou. 

1888.  Sifflet  en  ivoire,  La  forme  ne  pourrait 
mieux  s'en  comparer  qu'à  la  poupée  employée  par 

«les  modistes.  Pièce  remarquable,  de 
beaucoup  de  caractère,  —  un  fétiche 
probablement.  Toutes  les  parties  en 
relief  sont  usées  par  le  frottement  et 
dénotent  une  grande  ancienneté.  Le 
tuyau  creusé  à  la  partie  inférieure  de 
la  figurine  et  dans  le  sens  de  sa 
hauteur  mesure  à  peu  près  0*050  de 
Sifflet  en  Uoire  profoudcur;  Ic  diamètre  est  variable; 
ino  1838).  j^  maximum,  à  Torifice*  mesure  o*oi4 

environ.  Deux  tubulures,  laissées  sur  les  côtés,  à 
environ  o"02o  de  l'orifice  servant  d'embouchure, 
sont  percées  d'un  petit  trou  communiquant  avec  le 
tuyau   principal.    Lorsque   ces   deux   petits   trous 

latéraux  sont  fermés,  on  obtient  le  7  t    f    :  leur 

ouverture  successive  fournit,  les 

8» 


fi^ 


—  317   — 
Un  autre  trou,  percé  de  part  en  part  à  Tendroît  du  io.».ext..Eurep. 
cou  de  la  figurine,  sert  à  suspendre  lé  sifflet.  Nous       ^*'  '" 
supposons  que  celui-ci  se  tient  dans  la  paume  de 
la  main,  l'orifice  appuyé  contre  les  lèvres  et  les 
ouvertures  percées  dans  les  deux  tubulures  laté- 
rales, recouvertes  par  le  pouce  et  Tindex.  —  Long, 
tôt.  o"io. 

1839.  Celui-ci,  en  ivoire  également,  —  comme 
tous  ceux  qui  suivent,  jusqu'au  n*  1849  inclus,  —  a 
laforme  d'un  verre  à  vin  sur  pied  et  à  gobelet  arrondi. 
D'un  côté,  une  tubulure  percée  d'un  trou  communi- 
quant avec  le  tuyau  principal  ;  de  l'autre,  disposé 
symétriquement  avec  la  tubulure,  une  sorte  de  bec 
taillé  dans  l'ivoire.et  dont  les  pointes  sont  légère- 
ment écartées.  Il  servait  probablement  à  suspendre 
rinstrument  au  cou  à  l'aide  d'une  ficelle.  Le  son 

produit  est  le  gk    ^     à   la  double-octave   aiguë. 


"P 


L'ouverture  de  la  tubulure  laissée  à  découvert,  le 

son  monte  d'un  demi-ton.  —  Long,  0*04;  prof. 

moyenne  du  tuyau  o">o25. 

1840.  Sa  forme  rappelle  vaguement  celle  d'une 

cruche  reposant  sur  un  pied  aplati  et  dont  Tanse 

servirait  à  suspendre  l'objet.  Un  simple  trou  latéral 

percé  dans  le  côté  et  symétriquement  à  l'anse  sert  à 

8 

élever  d'un  ton  l'intonation  fondamentale  :  7S^ 

—  Long.  tôt.  o!"o6^  ;  prof.  max.  du  tuyau  o'"o28, 


-  3i8  - 
insi,  exi..Europ.  1841.  Formc  de  vase  cylindrique,  avec  un  léger 
^^•"^*  renflement  vei-s  la  partie  inférieure.  Il  se  termine 
par  une  sorte  de  palette  destinée  sans  doute,  à 
tenir  le  sifflet  dans  la  main.  L'appareil  est  orné 
d'une  série  de  petits  cercles  avec  un  point  central 
accentué  :  ©'.  Il  se  complète  par  deux  tubulures 
aux  côtés  et,  sur  la  face  antérieure,  d'un  crochet 
destiné  à  le  suspendre.  Les  sons  obtenus  sont  les 
suivants  : 


t 


=yfefe 


—  Long.  tôt.  o»094,  prof.  max.  du  tuyau,  o"o44. 
1842.  Même  forme  que  le  précédent.  Il  ne  donne 

I  toutefois  que  deux  sons,  Tune  des  tubu- 
lures étant  bouchée.  Le  crochet  destiné 
à  recevoir  le  cordon  pour  suspendre 
le  sifflet  est  remplacé  par  un  trou  percé  à 
la  partie  inférieure.  Intonations  : 
—   Long.    tôt.    o"i2;    prof,    du   tuyau, 

Sifflet  (no  1841).    o"0  4  9 . 

1848.  Forme  analogue  à  celle  du  n»  1839,  qu'il 

I  Ce  motif,  qui  paraît  traditionnel  au  Congo,  se  retrouve  sur 
un  grand  nombre  d'instruments  du  pays.  Voir  notamment  U 
grande  trompe  n°  1882. 


i 


8. 


—  3*9  — 

surpasse  par  la  grâce  du  contour  et  le  détail  des  iBtt.ext.-Earop. 
sculptures.   A   en  juger  par   la  patine  brune  de 


Cl.  III. 


t 


Sifflet  (ûo  1843). 


l'ivoire,  celui-ci  est  aussi  beaucoup  plus  ancien. 
Intonations  : 


m 


IB 


avec  l'effet  à  la  double  octave  aiguë.  —  Long.  tôt. 
0*050;  prof,  du  tuyau  o™o25. 

1844.  Forme  semblable  à  celle  du  n*  1840,  mais 
celui-ci  paraît  plus  ancien.  L'anse  destinée  à  le 
suspendre  est  brisée.  Mêmes  intonations  que  le  pré- 
cédent. —  Long.  tôt.  o°o55  ;  prof,  du  tuyau  o°»28. 

1846.  Forme  ovoïde,  la  partie  inférieure  toutefois 
terminée  en  une  pointe  percée  d*un  trou  par  lequel 
passe  la  corde  destinée  à  suspendre  Tinstrument. 
Des  fragments  de  cette  corde,  en  liane,  sont  conser- 
vés. Deux  tubulures  latérales  percées  chacune  d'un 
trou,  d^où  possibilité  de  produire  trois  intonations  : 


^^ 


—  Long.  tôt.  o«»075  ;  prof,  du  tuyau  0*049. 


Cl.  m. 


320   -' 

iMt.  ext..Earop.  1846.  Celuî-cî  est  également  de  forme  ovoïde, 
mais  il  se  termine  par  un  ornement  en  cône  droit, 
le  sommet  dirigé  vers  le  bas.  Sur  l'un  des  côtés, 
une  tubulure,  de  l'autre  une  sorte  d'anse  pour 
suspendre  le  sifflet.  L'ensemble  dénote  un  travail 
bien  moins  habile  que  celui  des  instruments  précé- 
dents. Intonations  : 

8 


I 


—  Long,  tôt  o"o65  ;  prof,  du  tuyau  o"»035. 

1847.  La  forme  générale,  très  gracieuse,  est 
celle  d'une  petite  amphore  aplatie.  L'ancienneté  de 
l'appareil  paraît  très  grande.  Une  tubulure  d'un 
cotéy  de  l'autre  une  anse.  Intonations  : 

8 


—  Long.  tôt.  o»o67;  prof,  du  tuyau  o"34. 

1848.  Forme  semblable  à  celle  de  l'instrument 
précédent,  mais  d'un  contour  moins  gracieux.  Le 
forage  a  été  maladroitement  exécuté,  car  l'outil  a 
percé  la  partie  inférieure,  produisant  une  ouverture 
qu'il  faut  boucher  pour  obtenir  un  son.  Une  tubu- 
lure et  une  anse  encore  traversée  par  le  cordonnet 
de  liane.  Intonations  : 

I ^1 


$ 


—  321    - 

avec  l'effet  deux  octaves  au-dessus.  —  Long.  tôt.  lost. ext..Barop. 
o«o45;  prof,  moyenne  du  tuyau  o™025.  ci.  m. 

1849.  Celui-ci  (de  même  que  les  suivants)  n'est 
plus  en  ivoire,  mais  en  bois  sculpté.  La  forme 
générale  est  celle  d'une  figure  humaine 
avec  un  cou  très  long.  La  face,  d*un 
ovale  fort  allongé,  pointue  aux  deux 
extrémités  et  très  aplatie,  porte  sur  le 
front  une  série  de  pointes  rappelant 
le  tatouage  en  relief  que  l'on  ren- 
contre parfois,  paraît-il,  parmi  les 
peuplades  de  l'Ouellé,  dont  ce  sifflet 
est  originaire.  Un  trou,  destiné  à 
suspendre  l'appareil,  traverse  de  part 
en  part  la  figure,  dans  le  sens  de  sa 
largeur.  Le  tuyau  d*insufflation  a  été  sifflet  (no  1849). 
ménagé  dans    la    partie  inférieure,    représentant 

le  cou.   Intonation  :   ^ à   la  double-octave 


supérieure.  —  Long.  tôt.  o"oi4;  largeur  de  la 
partie  inférieure  oo^ojo;  prof,  approximative  du 
tuyau  o»oi6. 

1860.  En  bois.  Sa  forme  ne  saurait  mieux 
être  comparée  qu'à  celle  d'un  fer  de  lance.  D'un 
côté,  une  tubulure  percée  d'un  trou  latéral;  de 
l'autre,  un  petit  anneau  découpé  dans  le  bois, 
en  forme  de  petite  ansCi  pour  suspendre  l'ap- 
pareil. Le  tuyau  serait  la  partie  creuse  destinée 


—    3^3    — 

iiitt.ext.-Barop,  à  fixer  le  fer  à  la  hampe.  Les  sons  produits  sont 


Cl.  III. 


i 


à  la  double  octave  supérieure.  —  Long«  tôt.  0*055; 
prof,  du  tuyau  0*023 . 

1861.  En  bois  également.  Il  rappelle  le  dard 
d*un  harpon  y  avec  un  seul  croc  recourbé.  La  poiote 
est  remplacée  par  un  petit  disque  sculpté  représen- 
tant une  figure  humaine;  le  croc  est  percé  d'un 
trou  communiquant  avec  le  tuyau  principal,  et  dont 
Touverture,  comme  dans  les  instruments  précé- 
dents, hausse  le  son  du  tuyau  principal.  Intona- 
tions : 


jtiÊ 


—  Long.  tôt.  o°o83;  prof,  du  tuyau  o»o6o. 

1862.  En  bois.  Il  est  grossièrement  taillé  en 
forme  de  lance.  Un  trou  le  traversant  de  part  en 
part,  sert  à  passer  le  cordon  destiné  à  suspendre 
le  sifflet.   Pas   de  tubulure  latérale,  et,  par  consé- 

8 

quent,  un  seul  son,  le  :  jgtt  —    Long.   tôt. 


o"o83;  prof,  du  tuyau  o°045. 

1863.    En  bois.  Il  a  été  taillé  avec  l'intention 
évidente  de  représenter  le  buste  d'un  fœtus  humain. 


Cl.  III. 


—   3^3   — 

Travail  grossier,  mais  intéressant.  Deux  tubulures  inat.  ext.-Bnrop* 
percées  latéralement  pour  varier  les  intonations  du 
tuyau  principal,  sont  placées  à  la  hauteur  des  bras 
repliés  sur  la  poitrine.  Intonations  ; 


E 


—  Long.  tôt.  o°o58,-  prof,  du  tuyau  o°»033. 

NouvEi,LB-GuiNÉE.  1864.  Flûte  de  Pan.  Don 
de  M.  Beckx,  consul  de  Belgique  à  Melbourne. 
Assemblage  de  sept  tuyaux  de  bambou  attachés  de  la 
façon  ordinaire  avec  des  liens  de  roseau.  Intona- 
tions : 


i^ 


-:^ 


JgJgL 


—  Long,    du  plus   long  tayau,   o»i6o;   du   plus 
court  ©"oys. 

Id.  1866.  Flûte  de  Pan.  Don  du  même.  Instru- 
ment semblable  au  précédent,  mais  formé  de  six 
tuyaux  seulement.  Intonations  : 


$ 


EK4=Êtt 


—  Long,  du  plus  long,  tuyau  o"i85;  du  plus 
court  o"o75. 

lo.  1866.  Pinte  de  Pan.  Don  du  même.  Elle  ne 
diffère  de  la  précédente  que  par  la  dimension  des 


—  324   — 

inst.ext.-Europ.  tuyaux.    Long.    du    plus  grand  0^^120;   du    plus 
^*  *"       o"o65.  Intonations: 

8 


:t=i^i 


z:zsi=itÉ=:^=S=±=±= 


Branche  C.  —  Instruments  polyphones  a  réser- 
voir d'air. 

Section  a.  —  Réservoir  d^air^  sans  tuyaux. 

Japon.  1867.  Accordéon,  Don  de  M.  £.  Closson. 
Jouet  d'enfant.  Petit  accordéon  de  0*^065  de  long, 
sur  o"045  de  larg.  C'est  un  réservoir  d'air,  ou 
soufflet  à  plisy  dont  Tun  des  couvercles  est  sur- 
monté d*une  petite  boite  rectangulaire  recouvrant 
quatre  anches  en  roseau.  Deux  de  celles-ci  vibrent 
par  aspiration  (lorsqu'on  tire  le  soufflet)  les  deux 
autres  par  compression  (lorsqu'on  le  repousse).  Les 
intonations  sont 

8. 


^^ 


les  deux  premières  obtenues  par  compression,  les 
deux  autres  par  aspiration. 


Section  d.  —  Réservoir  d'air  et  à  tuyaux, 

Chine.  1868.  Sheng,  de  lanc.  coll.  Jourdan. 
Pièce  intéressante  à  cause  de  sa  rusticité.  Le  réser- 
voir  d'air  est  une  simple  gourde,   ce  qui  l'avait  fait 


—  325  — 

classer,  par  les  anciens  théoriciens  chinois,  parmi  inst. ext.-Ëurop. 
les  instruments  dont  le  son  est  produit  par  la  cale-       ^''"^' 
basse.  Les  tuyaux  prennent  leur  vent 
dans  la  gourde   et  sont   au   nombre 
de   six;   le    plus  long    ne  possédant 
pas  de  trou   latéral,  résonne  conti- 


nuellement et  donne  le  gR — i—  ;  les 


autres,  le  petit  trou  latéral  indis- 
pensable à  la  vibration  de  la  colonne 
d'air  étant  bouché  (voir  la  note  du 
°*  '37)>  donnent  successivement,  en 
tournant  vers  la  droite,  les  intona- 
tions suivantes  : 


4ii=3=ei 


C/'  2         3         4         s  6 

Le  <  Musée  Jourdan  »  fut  ainsi  nommé  en 
souvenir  de  son  fondateur»  le  D' Jourdan,  qui 
avait  légué  ses  intéressantes  collections  à  la  ^^"^ 
Ville  de  Bruxelles.  Celle-ci  les  a  provisoirement  exposées  à 
r  Académie  royale  des  Beaux -Arts.  Ce  n*est  qu'en  1897  que 
les  instruments  de  musique  qui  en  faisaient  partie  furent 
placés  à  leur  véritable  place,  le  Musée  du  Conservatoire  Royal 
de  Musique  de  Bruxelles. 

Branchb  D.  —  Instruments  a  embouchure. 

Section  a.  —  Instruments  à  embouchure^  simples  ou  naturels, 

ÎD.  1869.  Kang-fung  ou  irompeiie  de  lama. 
Don  de  M.  J.  A.  Van  Aalst.  Elle  est  formée  d'un 
simple  tuyau  de  cuivre  rouge  enjolivé  d'ornements 

23 


—  326  — 

inatext-Europ.  en  laîtoR  estampé,  et  terminé  par  une  tète  d'animal 
^^•"''  fantastique.  A  l'intérieur  se  trouve  un  autre  tuyau, 
celui-ci  conique  et  dont  le  bout,  partant  de  l'em- 
bouchure, débouche  brusquement  dans  le  tuyau 
apparent,  vers  la  moitié  de  sa  longueur.  On  com- 
prend que  dans  ces  conditions  irrégulières,  il  ne 
saurait  être  question  du  partage  en  parties  aliquotes 
de  la  colonne  d'air  :  le  son  résulte  tout  simplement 


King-t'uDg  (no  1859). 

de  la  vibration  des  lèvres  plus  ou  moins  pressées 
contre  les  bords  de  lembouchure;  il  se  renforce 
par  la  vibration  de  la  capacité  d'air  enfermé  à  Tinté- 
rieur  du  tuyau  apparent.  Les  variétés  de  pression  que 
l'instrumentiste  peut  exercer  sur  l'embouchure  sont 
très  grandes;   ainsi,    on   peut  facilement   produire 

tous  les  degrés  compris  entre  ^^—  et 


Des  sons  ainsi  formés  ne  peuvent  avoir  que  peu 
de  valeur  au  point  de  vue  du  timbre,  et,  quant  à  leur 


—  327  - 
justesse^  elle  dépend  exclusivement  de  l'habileté  de  Xntt. ext.&nrop 
1  instrumentiste. 

Notre  exemplaire  provient  du  monastère  thibé- 
tain  de  Kwang-Sze,  près  de  Pékin  [Kwang  =  jaune; 
sze  =  monastère).  La  religion  thibétaine,  comme 
celle  des  Chinois  de  culte  bouddhique,  est  spéciale- 
ment désignée  à  Pékin  sous  le  nom  de  religion 
jaune.  —  Long.  tôt.  0*46. 

Japon.  1860.  Trompe  d'appel.  C'est  un  coquillage 
dont  on  a  enlevé  la  pointe  pour  garnir  ensuite  la 
cassure  d'une  pièce  de  cuivre  façonnée  en  guise 
d'embouchure.  Le  son,  très  facile  à  produire,  cor- 


respond au/u      i=.  Le  coquillage  est  soutenu  dans 


un  filet  à  mailles  de  soie  et  se  suspend  au  cou  de 
l'exécutant  par  le  cordon  de  soie  verte  terminé  aux 
deux  bouts  par  un  gland  rouge  (Voir  le  n»  56). 

Annam.  1861.  Cdi  tuhoa  (onomatopée).  Coquil- 
lage servant  dans  les  villages  à  annoncer  aux  ouvriers 
agricoles  la  fin  du  travail,  —  ou  à  appeler  du 
secours  en  cas  d'agression  nocturne  ou  d'incendie. 

Il  donne 


.=p 


Ilbs  Hawaî.  1862.  Pu.  Coquillage  dont  les  natu- 
rels se  servent  pour  appeler  le  peuple  aux  réunions 
politiques  ou  religieuses.  On  l'entend  résonner, 
de  nos  jours  encore,  dans  les  vallées  écartées.  Il 

donne  le  ffi^— 


—  328  — 

iDst.ext..Earop.     Chinb.  1863,1864.  2ira»^-/'f^;i^.  Dons  de  M.  J. 
Cl.  III.       ^^  ^^^  Aalst.  Trompettes  de  lama  semblables  au 
n"  1859. 

.  Id.  1866,  1866.  Kang-fung.  Dons  du  même. 
Mêmes  instruments  que  les  précédents,  dont  ils  ne 
diffèrent  que  par  les  détails  d'ornementation. 

Id.  1867.  Hwang'Teih  (quelquefois  appelé  Cha- 
Chiao).  Don  de  M.  V.  Mahillon.  Sorte  de  trom- 
pette à  tuyau  conique  dont  Textrémité  inférieure, 


■H 


HwanfC-teih  (no  x8^). 

recourbée,  projette  l'ouverture  du  pavillon  vers 
Tembouchure.  Cette  forme  est  particulière  à  la  ville 
de  Canton.  Le  tuyau  se  démonte  en  deux  pièces  qui 
glissent  Tune  dans  l'autre.  Par  suite  du  parcours 
assez  régulier  de  la  colonne  d'air,  on  parvient  à 
produire  sur  cet  instrument  l'échelle  harmonique 
suivante  : 


—  Long,  tôt.,   de  l'embouchure  à  l'extrémité  du 
pavillon,  i™55. 

Id.  1868.  Hwang-Teih.  Don  du  même.  Semblable 
au  précédient. 


—  329  — 

Id.  1869.  Hwang  teih.  Don  du  même.    Assez  iBBt.ext.Earop. 
semblable  au  n«  139,  celui-ci  donne  à  peu  près  les 
intonations  : 


Cl.  m. 


m=^^ 


—  Long.  tôt.  o"»93. 

Id.  1870,  1871.  Hwang4apa.  Dons  de  M.  J.  A. 
Van  Aalst.  Trompettes  courbes.  L'apparence  est 
semblable  aux  Hwang-teih;  mais  celles-ci,  — em- 
ployées par  les  lamas  thibétains,  —  sont  plus 
soignées,  de  proportions  plus  grandes  et  plus  régu- 
lières. La  partie  inférieure,  donnant  au  tuyau  sa 
courbure,  est  recouverte  de  laque  rouge,  ainsi  que 
rintérieur  du  pavillon.  La  partie  supérieure  du 
tuyau  étant  glissée  dans  la  partie  inférieure,  lïnstru- 
ment  mesure  i^iy,  sans  tenir  compte  de  la  courbe; 
la  partie  supérieure  étant  retirée,  l'instrument 
mesure  i^ôy.  Le  développement  assez  régulier  de 
la  colonne  d'air  permet  la  production  facile  des 
harmoniques  suivants  : 

1  2  *^  3  4  5 
Id.  1872.  Fa  Haotong.  Don  du  même.  Grande 
trompette  de  funérailles.  La  forme  est  celle  du 
n«  139,  mais  les  proportions  sont  beaucoup  plus 
grandes.  La  hauteur  du  cylindre  formant  le  pavillon 
est  de  o^'ôg  environ,  son  diamètre  maximum 
de    o™3ô.    Le    cône    qui  commence  au   haut  du 


Cl.  m. 


—  330  — 

iiiBi.ext..Buit>p  cylindre    mesure,    les    deux    tuyaux    étant    tirés, 

i'"o65.  On  ne  peut  obtenir  que  le  seul  son  ^g^^. 

Id.  1873.  Lapa,  Don  du  même.  Autre  trompe 
de  lamas  formée  de  trois  tuyaux  coniques  dont  le 
dernier  s'évase  en  forme  de  pavillon;  ces  tuyaux, 
en  cuivre  rouge,  sont  enjolivés  d'anneaux  et  d'orne- 
ments de  cuivre  jaune.  Les  trois  pièces  étant 
emboîtées  les  unes  dans  les  autres,  la  trompe 
mesure  o'"825;  lorsqu'elles  sont  tirées,  sa  longueur 
atteint  i'"765.  Elle  est  en  fa  et  donne  les  harmo- 
niques suivants  : 


-• 


li 


Id.  1874.  Lapa.  Don  du  même.  Trompe  sem- 
blable à  la  précédente,  mais  de  proportions  plus 
grandes.  Celle-ci,  fermée,  mesure  i"38o;  ouverte, 
elle  atteint  2«9oo.  Elle  donne  les  harmoniques 
suivants  : 

Id.  1876.  Lapa.  Don  du  même.  Semblable  à  la 
précédente.  Fermée,  elle  mesure  i'"52;  ouverte, 
3"*445.  Harmoniques  : 

1 


—  331  — 
Id.   1876.    Lapa.  Don   du  même.   Instrument  in8t.ext..Europ 
de  même  facture  que  les  précédents,  mais  de  pro«       ^*  "^ 
portions  plus  fortes  encore.  Il  mesure,  fermé,  i"65; 
ouvert,  3"»765.  Harmoniques  : 


r 


:^ 


Urrfc 


10 


Id.  1877.  Lapa.  Don  de  M.  V.  Mahillon.  Il 
ressemble  au  n^  140,  mais  ne  se  compose  que  de 
deux  tuyaux  glissant  l'un  dans  Tautre.  Celui-ci, 
de  proportions  plus  régulières  que  le  n®  rappelé, 
permet  la  production  des  harmoniques  : 


$ 


h-^'       3         4         5         6 

3 

—  Long.  tôt.  i"'32. 

Congo.  1878.  Embuchi  ou  trompe  de  guerre ^  en 
ivoire.  Don  de  M.  L.  Cavens.  Elle  est  faite  d'une 
défense  d'éléphant.  La  pointe  au-delà  de  l'ouver- 
ture et  une  partie  de  l'extrémité  opposée  ont  mal- 
heureusement été  enlevées.  Elle  provient  de  la  tribu 
des  Bassongo-Menos,  habitant  le  bassin  de  la  rivière 
Sankuru  (Congo  supérieur).  Dimensions  de  la 
trompe  dans  son  état  actuel  :  long.  o"'7o;  diam. 
moyen  :  au  bas,  o"io;  à  la   pointe   o"045.    Elle 

donne  le  \ 


Ces  trompes, en  usage  dans  la  plus  grande  partie  de  TAfrique, 
y  sont  désignées  sous  différents  noms.  Dans  l'Angola,  on  les 


Instexi-Ettrop. 
Cl.  III. 


—    332    — 

appelle  Ponga  ou  Apunga,  dans  la 
Guinée  supérieure,  Ok*:^»^:  au  Congo, 
elles  portent  le  nom  de  BmhuchL  (Voir 
C.  Engel,  a  descriptive  Catalogut  of 
the  musical  Instruments  in  thc  South- 
Kenstngton  Muséum,  Londres,  1874. 
page  154). 

Id.  1879.  Trompe  en  ivoire. 
Don  du  même.  Elle  est  faite, 
comme  la  précédente,  d'une  dé- 
fense d'éléphant.    L'ouverture 


Trompe  en  ivoire  (n©  1879). 

latérale,  de  forme  elliptique, 
commence  à  o"»04  de  l'extrémité 
supérieure  et  mesure 0-04  envi- 
ron de  longueur.  Cette  trom- 
pe,  provenant  de   TAruwimi, 

donne   le  JL     f  ■»    —  Lo°8* 


tôt.  0»25. 

La  pointe  de  cette  trompe  est  dé- 
coupée de  façon  à  en  faire  une  sorte 
de  flûte  à  bouche  transversale.  Cette 
ouverture  se  fernnre  lorsqu'on  se  sert 
du  tuyau  en  guise  de  trompe.  Em- 
ployée en  sifflet,  elle  donne  le  fa  de  U 
huitième  octave. 

Id.  1880.  Trompe  en  ivoire. 
Don  du  même.  —  Long.  i'o8. 
Elle  donne  le  fk — —  * 


Trompe.en  ivoire  (uojiUa). 


—  333   — 

Id.  1881.    Trompe    en    ivoire.    Don   du   même.  inatext-Europ. 
Celle-ci  provient    de  TOuellé.    L'embouchure,   au       ^i-^"' 
lieu  d'avoir   été  façonnée  dans   la  paroi   latérale, 
est  formée  d'une  ouverture  pratiquée  à  l'extrémité 
de  la  défense  par  l'enlèvement  de  la  pointe.   Le 
corps  de  la  trompe  est  taillé  à  sept  pans.  Into- 


nation :  3r    1      .  —  Long.  tôt.  o^ig. 

Id.  1882.  Trompe  en  ivoire.  Celle-ci  provient, 
paraît-il,  du  district  des  Stanley-Falls.  C'est  une 
belle  pièce  d'ivoire  dont  la  longueur  n  atteint  pas 
moins  de  i'°555.  Elle  est  ornée  des  mêmes  cercles  à 
point  central  que  nous  avons  remarqués  sur  les 
sifflets  n^"  1841  et  1842.  L'intonation  produite  est  le 


Cl.  nu 


—  326  — 

in«t.ext.-Europ.  en  laiton  estampé,  et  terminé  par  une  tète  d'animal 
fantastique.  A  Tintérieur  se  trouve  un  autre  tuyau, 
celui-ci  conique  et  dont  le  bout,  partant  de  l'em- 
bouchure, débouche  brusquement  dans  le  tuyau 
apparent,  vers  la  moitié  de  sa  longueur.  On  com- 
prend que  dans  ces  conditions  irrégulières,  il  ne 
saurait  être  question  du  partage  en  parties  aliquotes 
de  la  colonne  d'air  :  le  son  résulte  tout  simplement 


Kang-t'ung  (no  ,859). 

de  la  vibration  des  lèvres  plus  ou  moins  pressées 
contre  les  bords  de  lembouchure;  il  se  renforce 
par  la  vibration  de  la  capacité  d'air  enfermé  à  l'inté- 
rieur du  tuyau  apparent.  Les  variétés  de  pression  que 
l'instrumentiste  peut  exercer  sur  l'embouchure  sont 
très  grandes;   ainsi,    on   peut  facilement  produire 

tous  les  degrés  compris  entre  0~j=^  et 


Des  sons  ainsi  formés  ne  peuvent  avoir  que  peu 
de  valeur  au  point  de  vue  du  timbre,  et,  quant  à  leur 


—  327  - 

justesse^  elle  dépend  exclusivement  de  l'habileté  de  ibst.  ezi-Ëuro^ 

,,.    ^  .'  ^  Cl.  m. 

1  instrumentiste. 

Notre  exemplaire  provient  du  monastère  thibé- 
tain  de  Kwang-Sze^  près  de  Pékin  [Kwang  =  jaune; 
szc  =  monastère).  La  religion  thibétaine,  comme 
celle  des  Chinois  de  culte  bouddhique,  est  spéciale- 
ment désignée  à  Pékin  sous  le  nom  de  religion 
jaune.  —  Long.  tôt.  o'"46. 

Japon.  1860.  Trompe  d'appel.  C'est  un  coquillage 
dont  on  a  enlevé  la  pointe  pour  garnir  ensuite  la 
cassure  d'une  pièce  de  cuivre  façonnée  en  guise 
d'embouchure.  Le  son,  très  facile  à  produire,  cor- 


m 


respond  au^^^f^— .  Le  coquillage  est  soutenu  dans 


un  filet  à  mailles  de  soie  et  se  suspend  au  cou  de 
l'exécutant  par  le  cordon  de  soie  verte  terminé  aux 
deux  bouts  par  un  gland  rouge  (Voir  le  n»  56). 

Annam.  1861.  Câi  tuhoa  (onomatopée).  Coquil- 
lageservant  dans  les  villages  à  annoncer  aux  ouvriers 
agricoles  la  fin  du  travail,  —  ou  à  appeler  du 
secours  en  cas  d'agression  nocturne  ou  d'incendie. 

Il  donne  le  T^"^^ 

Iles  Hawaï.  1862.  Pu.  Coquillage  dont  les  natu- 
rels se  servent  pour  appeler  le  peuple  aux  réunions 
politiques  ou  religieuses.  On  l'entend  résonner, 
de  nos  jours   encore,  dans  les  vallées  écartées.  11 

donne  le  ï 


—  33^  — 

istt.ext  Burop.  cfeux  delà  main. En  pressant  la  corde  avec  les  2* et 
CMV.       ^o  phalanges  des  doigts  (et  non  avec  le  bout),  il 
produit  la  gamme  suivante  : 


h 


T~1~T 


Les  o  indiquent  les  cordes  à  vide,  les  chiffres,  les 
doigts  employés.  —  Long.  tôt.  o'"78;  haut,  du 
cylindre  o^i^l  diam.  o"»o85. 

Id.  1886.  Sxe  hou  hsien.  Don  du  même.  Instru- 
ment semblable  au  précédent,  à  cela  près  que  la 


Sze  hou  hiien  (no  1885). 

caisse  sonore  de  celui-ci  est  en  bois  et  que  le  cylindre 
est  octogonal.  Le  bord  de  la  caisse  opposé  à  celui 
sur  lequel  est  fixée  la  membrane  est  garni  d'une 
plaque  d'ivoire  et  d'ébène. 

Id.  1886.  Sze  hou  hsien.  Don  du  même.  Instru- 
ment semblable  au  précédent,  mais  de  facture  plus 
ordinaire. 

Id.  1887.  Tsou  toung  hou^kin.  Don  du  même. 
Construction  semblable  à  celle  des  instruments 
précédents,  mais  le  cylindre  en  bambou  est  plus 


—  337  — 

long.  —  Long.  tôt.  o"77;  long,  du  cylindre  o«»i6;  imt. cxi.-Europ 
diam.  de  la  membrane  o"o85.  ^**^^' 

Id.  1888.  Ta  huang  hou  kin.  Don  du  même. 
Violon  à  deux  cordes.  Là  caisse  sonore,  en  bois  dur, 
est  de  forme  hexagonale.  L'accord  est  en  quinte 
comme  le  n»  138.  Toute  la  mèche  de  crin  de  l'archet 
passe  entre  les  deux  cordes.  En  poussant,  l'instru- 
mentiste appuie  sur  la  seconde  corde  et  la  met  ainsi 
en  vibration,  en  tirant,  il  le  relève  de  façon  à 
ébranler  la  première.  —  Long.  tôt.  o«7o;  haut, 
du  cylindre  o"ii;  larg.  max.  o"»o6. 

Id.  1889.  Pangise  erh  hon*kin.  Don  du  même. 
Forme  et  accord  de  l'instrument  précédent,  tandis 
que  le  manche,  supportant  également  deux  cordes, 
est  beaucoup  plus  court,  le  cylindre,  en  bambou,  est 
plus  long;  table  d'harmonie  en  bois.  —  Long, 
tôt.  o™47;  long,  du  cylindre  0*14;  diam.  o'"o8. 

Id.  1890.  Erh  huang  hou-kin.  Don  du  même. 
Violon  à  deux  cordes,  manche  en  bambou,  cylindre 
en  bambou  avec  table  d'harmonie  en  peau  de  ser- 
pent. —  Long.  tôt.  o"47;  haut,  du  cylindre  o"'!  15  ; 
diam.  o"o55. 

Id.  1891.  Erg  huang  hou-kin.  Don  du  même. 
Instrument  semblable  au  précédent,  mais  de  fabri- 
cation plus  soignée.  —  Long.  tôt.  0^48;  haut,  du 
cylindre  o"i  12;  diam.  o'"o55. 

Id.  1892.  Erh  hou  hou.  Don  du  même.  Instrument 
à  deux  cordes  du  même  type  que  les  précédents.  La 
caisse  sonore  est  formée  d'une  demi  noix  de  coco 


—  338  - 

inftt.  eit..£arop.  évidée,  fermée  à  son  diamètre  le  plus  large  par  une 
^'■^^*  mince  planchette  de  bois  servant  de  table  d'harmo- 
nie. Une  petite  lame  en  os,  fixée  à  la  partie  supé- 
rieure du  manche,  constitue  le  sillet,  qui  est  fixe, 
contrairement  à  ce  qui  se  pratique  aux  autres  instru- 
ments du  même  genre,  dont  nous  avons  vu  le  sillet 
ou  capotasto  mobile.  —  Long.  tôt.  o"*8i;  haut.de 
la  caisse  sonore  o'"055;  diam.  de  la  table  d'har- 
monie o"io5. 

Id.  1893.  Erh  hou  hou.  Don  du  même.  Violon 
semblable  au  précédent,  mais  de  fabrication  plus 
soignée.  Le  sillet,  mobile  comme  à  la  plus  grande 
partie  des  instruments  similaires,  consiste  en  une 
petite  pyramide  en  bois  dur  sur  laquelle  appuient 
les  cordes,  et  qui  glisse  sur  le  manche  auquel  elle 
est  attachée  par  une  double  ligature  en  fil  de  soie. 
—  Long.  tôt.  o™67;  haut,  de  la  boîte  sonore  o"o55; 
diam.  max.  o^og. 

Id.  1894.  Ja  kin  'rh  (fr.  =  luth  élégant).  Don  du 
même.  Instrument  dont  la  forme  rappelle  celle  du  c/i^ 
(no  150)  et  du  takigoto  (n*  151).  Ses  chevalets  mobiles 
le  font  ressembler  plutôt  à  ce  dernier  instrument, 
mais  il  est  de  dimensions  beaucoup  moindres.  En 
outre,  il  se  joue  avec  un  archet.  L'instrument  se 
pose  sur  le  genou  gauche  et  se  tient  de  la  main 
gauche  par  deux  trous  pratiqués  dans  le  dos.  Il  est 
monté  de  vingt  doubles  cordes  de  soie  accordées 
par  paires  à  Tunisson.  Ces  cordes  se  fixent  à  la 
partie  inférieure  de  la  table  qu'elles  traversent  pour 


—  339  — 

reposer  sur  un  sillet  inférieur  et  aboutir  à  un  sillet  intt.  ext  Europ. 
supérieur  où  elles  sont  tendues  par  des  chevilles       ^*'^^' 
en  fer.  Entre  les  deux  sillets  se  trouvent  disposés 
diagonalement  dix  chevalets  mobiles  percés  à  leur 
extrémité    supérieure   de    deux    petits    trous    par 
lesquels  passe  chaque  paire  de  cordes.  D'après  les 
caractères  imprimés  sur  une  bande  de  papier  collée 
au  bas  de  la  table 
kong,  tche,   shangy   wou,    lioUf   kong,   chê,   shang,   sze,   ho, 

10  9  8  76  54  321 

l'accord  est  le  suivant  : 

^  10        987654321 

Comme  nous  le  savons,  les  Chinois  n'ont  pas  de 
diapason  pour  fixer  la  hauteur  absolue  des  degrés 
de  leur  échelle  type.  Nous  avons  évalué  le  ho  à  la 
hauteur  de  Vut,  parce  que  l'instrument  nous  a  paru 
réunir,  dans  cette  position,  les  meilleures  conditions 
de  sonorité.  L'archet  frotte  fort  probablement  les 
cordes  dans  le  voisinage  du  sillet  inférieur,  près  du 
point  d'attache,  et  la  sonorité  de  l'instrument  est 
réellement  très  sympathique.  —  Long.  tôt.  o"58; 
larg.  max.  cnis. 

Amérique.  1896.  Sorte  de  violon.  Don  de 
M"*  John  Crosby  Brown.  C'est  un  instrument  formé 
de  deux  pièces  de  bois  creusées  en  demi  cylindre 
dans  le  sens  de  leur  longueur  et  assemblées  à  la 
colle  par  leur  milieu.  Dans  cet  état,  il  a  presque 


Cl.  IV. 


—  340  — 

ina.  cxt..Earop.  l'apparence  d*une  quille  légèrement  conique  de  0*48 
de  longueur,  de  o"»075de  diamètre  au  gros  bout.  Une 
cheville,  traversant  l'extrémité  supérieure,  tend  une 
corde  en  boyau  reposant  sur  deux  petites  pièces 
de  bois  faisant  l'office  de  sillets,  et  attachée 
d'autre  part  à  une  pointe  de  bois  fixée  à  l'extrémité 
inférieure  du  corps  sonore.  L'instrument,  qui  pro- 
vient des  Indiens  Âpaches  (Nouveau-Mexique)»  est 
muni  de  son  archet,  simple  baguette  en  forme  d'arc, 
de  o"*32  de  longueur,  tendu  par  une  mèche  de  crin. 
Id.  1896.  Sorte  de  violon.  Don  de  M»«  John 
Crosby  Brown.  Instrument  de  même  provenance 
que  le  précédent.  Le  corps  sonore  est  formé  ici  de 
deux  planchettes  de  bois  de  o"375  de  longueur,  de 


Sorte  de  violon  (do  1896). 

o"o68  de  largeur  et  de  o"025  d'épaisseur.  Longi- 
tudinalement  creusées  sur  leur  épaisseur  comme 
à  l'instrument  précédent,  ces  planchettes  sont 
réunies  et  collées  dans  le  sens  de  leur  épaisseur  de 
façon  à  former  une  caisse  sonore  rectangulaire 
dont  l'un  des  côtés  longs  sert  de  table  d'harmonie. 


—  341  — 
Une  seule  corde  à  boyau  dont  la  tension  s'opère  en  imt  exUEurop. 
reculant  le  sillet  supérieur  vers  rextrémîté  de  la       ^^-vi. 
table.  Celle-ci,  percée  de  trois  ouïes  triangulaires, 
est  ornée  de   dessins  coloriés   en   rouge  et   vert. 
L'archet,  de  même  forme  que  le  précédent,  mais 
mesurant  0B4 1  de  longueur,  offre  cette  particularité 
que  la  mèche  de  crin  qui  le  tend  est  fixée  à  ses 
extrémités  par  quelques  tours  d'une  membrane  très 
mince»  sorte  de  baudruche. 

Java.  1897.  Tarate^aw^sa,  avec  archet.  Instrument 
à  cordes  frottées  originaire  du  Sounda.  Caisse  sonore 
dont  la  forme  est  à  peu  près  celle  d'un  demi-discoîde 
partagé  par  son  diamètre.  La  section  est  recouverte 
d*une  planchette  faisant  l'office  de  table  d'harmonie. 
Le  manche,  fort  long,  est  sans  forme  bien  détermi- 
née; il  vise  à  représenter  quelqu'oiseau  fantastique. 
Le  cheviller  qui  le  termine  porte  trois  chevilles  :  les 
deux  premières  tendent  deux  cordes  en  laiton  qui 
reposent  sur  un  chevalet  et  traversent  la  table  pour 
aller  s'attacher  à  l'intérieur  de  la  caisse  à  deux  tra- 
verses faites  de  papier  enroulé;  la  troisième  cheville, 
plus  longue  que  les  précédentes,  tend  une  troisième 
corde,  également  en  laiton,  fixée  de  la  même  façon 
et  passant  à  côté  des  deux  autres,  mais  reposant, 
elle,  sur  le  sommet  d'un  petit  chevalet  pyramidal; 
—  disposition  qui  rappelle  un  peu  celle  de  la  viole 
de  lyre{n®  1443).  —  Long.  tôt.  i"05;  larg.max.o«i4. 

Un  instrament  de  même  nom,  également  à  cordes  frottées, 
est  en  usage  che^  les  Badouîs  (voir  le  n»  858). 

24 


—  342  — 

init.  ext-Enrop.  Id.  1898.  Râbob  avec  son  archet»  de  l'anc.  coll. 
^^•^^-  Jourdan.  Instrument  semblable  au  n»  869.  Celui-ci 
a  le  manche  et  les  chevilles  en  ivoire,  la  caisse 
recouverte  d'une  étoffe  en  velours;  la  baguette  de 
l'archet  est  partiellement  sculptée  et  dorée.  — 
Long.  tôt.  i"04. 

Le  manche  s* appelle  watangan;  la  pointe  qui  le  termine  à 
Textrémité  supérieure,  mënoer  et  le  pied  sur  lequel  repose  l'in- 
strument, lëmahan.  Les  chevilles  portent  le  nom  de  manol,  le 
chevalet  en  bois  sur  lequel  reposent  les  cordes  (en  laiton, 
accordées  en  goeloe,  son  grave,  et  en  nëmf  est  désigné  sous  le 
nom  de  santën;  la  membrane  tendue  sur  la  caisse  de  résonance 
(baiok)  et  sur  laquelle  s'appuie  le  chevalet,  est  habituellement 
faite  d'une  vessie  de  buffle  {këndangan). 

L'instrumentiste,  assis,  les  jambes  croisées,  place  le  rebab 
devant  lui,  les  cordes  en  dessus.  La  main  gauche  touche  les 
cordes,  sans  toutefois  les  appuyer  contre  le  manche;  Tarchet 
(gàsok  ou  kosok)  se  tient  de  la  main  droite. 

Id.  1898.  Rebab,  de  la  même  coll.  Il  ne  diffère  du 

précédent  que  par  le  manche,  dont  une  partie  est  ici 
en  corne  noire.  L'un  et  l'autre  de  ces  rebabs  sont 
d'une  rare  élégance  et  leur  forme  est  d'un  beau 
caractère. 

SiAM.  1900.  Sawdorang,  de  la  même  coll.  In- 
strument semblable  au  n»  377. 

Branche  B.  —  Cordes  pincées. 

Section  a.  —  Cordes  pincées  avec  ou  sans  plecire. 

Sotts-iection  aa,  —  Sans  manche. 

Syrie.  1901.  Qdnon  ou  Kanoon.  Instrument  déjà 
décrit  sous  le  n®  152,  Celui-ci  n'a  que  69  cordes 


—  343  — 

réglées  par  23  groupes  de  3  à  Tunisson.  —  Long.  intt.  ezt.-Eorop. 
de  la  grande   base  du  trapèze,  o^qS  ;  de  la  petite      ^''  *^' 
o'»4o;  haut.  o"*38. 

Japon.  1908.  Koio.  Don  de  M.  L.  J.  F.  E.  von 
Ende.  Construction  semblable  à  celle  des  n**  151, 
763,  764  et  765,  mais  la  longueur  n'est  ici  que 
de  i<"o4.  Ce  koto  s'accorde  probablement  à  Toctave 
aiguë  des  précédents. 

Annam.  1908.  Cdi  dan  thap  lue  {thap  lue  —  x6, 
guitare  à  16  cordes).  Instrument  semblable  au 
n*  76 1 ,  possédant  comme  ce  dernier  les  seize  cheva- 
lets mobiles  pareils  à  ceux  du  Takigoto  (voir  n^  151) 
et  destinés  à  régler  l'accord.  En  cataloguant  le 
n*  76 1 ,  nous  avons  omis  de  mentionner  ces  cheva- 
lets, probablement  parceque  ceux-ci  manquaient  au 
chê  chinois  (n«  150). 

D'après  les  signes  de  notation  imprimés  sur 
une  bande  de  papier  collée  à  côté  du  chevalet 
fixe  de  la  grande  base  du  trapèze,  Taccord  serait 
le  suivant  : 

80 

■"-f-r-i— '    g  r  Fi   '   — 


^^ 


1       3      3      4      5       6      7       8       9     10       11    12    13    14    15    16 

—  Long.  o»98;  larg.  du  plus  petit  côté,  o"i3;  du 
plus  grand  00208;  haut.  tôt.  0*09. 

Rappelons  que  les  signes  de  la  notation  chinoise  n'indi- 
quent pas  la  hauteur  absolue  des  sons,  mais  bien  leur  hauteur 
relative.  L'analyse  des  mélodies  chinoises  démontrent  que  les 


—  344  — 

iDtt.cxk.-Ettrop.  Chinois,  comme  les  Japonais,  admettent,  pour  établir  leart 
CI.  IV.        échelles  mélodiques,  deux  modes  différents,  le  premier  sem- 
blable au  riO'Sen  japonais  : 


I 


rt=:!: 


le  second  au  ritsu-sen  japonais  : 


i 


Î^S^î^^^t 


Les  deux  modes  se  basent  sur  la  progression  heptaphone/a, 
ut  y  solp  rê,  la,  mi,  si:  le  premier  en  prenant  pour  piemier  degré 
de  réchelle  le  premier  terme  de  la  progression  et  en  suppri- 
mant les  deux  demi-tons  mi,  si  (derniers  termes  de  la  progres- 
sion); le  second  en  prenant  pour  premier  degré  de  Téchelle  le 
quatrième  terme  de  la  progression  et  en  éliminant  ces  mimes 
demi-tons  (voir  la  note  du  n»  763). 

Egypte.  1904.  Kissar.  Don  de  M.  Th.  Herr- 
mann.  Instrument  en  tout  sembable  au  n*  153. 

Chinb.  1806.  Tseng.  Don  de  M.  J.  A.  van  Aalst. 
Instrument  dont  la  forme  rappelle  celle  du  Takigolo 
japonais  (n*  151).  Il  est  monté  de  quatorze  cordes 
de  soie  dont  l'intonation  se  règle  de  la  façon 
suivante  : 


^^^^^3^^^± 


'JZ 


}td   si    yi  chè  kông    Hou  wou  yi    chè  hông  Hou  wou  yi  ckï 

Dans  le  tseng  chinois,  la  corde,  au  lieu  de  reposer 
librement  sur  le  chevalet  comme  dans  le  iakigoto 
japonais,  passe  dans  un  petit  trou  foré  à  la  partie 
supérieure  du  chevalet. 


—  345  — 

Nous  avons  attribué  au  hd  la  valeur  de  notre  mi,  iBst.at.Enrop. 
d'abord  parceque  toutes  les  cordes  ont  une  excel*  ^*"  ^^' 
lente  sonorité  en  prenant  cette  intonation  comme 
point  de  départ,  ensuite  parceque  le  timbre  fixé  à 
rintérieur  de  Tinstrument  est  à  l'unisson  de  ce  tni. 
Comme  nous  Tavons  fait  remarquer  plus  loin,  à 
propos  du  n®  1923  (Yue  kin)^  ce  timbre  pourrait 
bien  être  une  addition  moderne,  destiné  à  servir  de 
diapason  pour  fixer  Tintonation  de  la  première  note 
de  1  échelle. 

Les  cordes  de  tseng^  de  diamètre  uniforme,  ne 
sont  pas  tendues  à  Taide  de  chevilles;  elles  le  sont 
simplement  à  la  main  et  fixées  par  un  simple  nœud 
à  proximité  du  sillet  gauche.  Lorsque  le  tseng  se 
trouve  placé  horizontalement  devant  l'instrumen- 
tiste, la  corde  basse  est  la  plus  éloignée,  le  chevalet 
se  trouve  vers  le  milieu  de  la  table,  à  0^50  du  sillet 
de  droite.  Les  autres  chevalets  se  rapprochent  suc- 
cessivement dé  ce  même  sillet  de  façon  à  occuper, 
sur  la  table  d'harmonie,  une  direction  diagonale. 
—  Long.  tôt.  i™42;  larg.  max.  o""24. 

Java.  1906.  Tjëlëmpoeng,  de  l'anc.  coll.  Jourdan. 
Un  des  instruments  mélodiques  du  Gamelan.  C'est 
une  sorte  de  harpe  couchée  formée  d'une  caisse 
de  résonance  reposant  sur  quatre  pieds  et  montée 
de  quatorze  cordes  doubles,  accordées  par  paires  et 
appuyant  sur  la  table  par  l'intermédiaire  d'un  haut 
chevalet  en  tôle  de  fer  posé  obliquement  sur  la 
table.  Les  cordes,  en  fil  de  laiton,  sont  attachées 


—  34^  — 

lut.  ext-Burop.  d'une  part  à  la  partie  extrême  inférieure  de  la 
^''  ^^'  caisse  de  résonance  au  moyen  de  crochets,  et  s'en- 
roulent d'autre  part  sur  des  chevilles  en  fer  assez 
semblables  à  celles  de  nos  pianos.  Celles-ci,  fixées  à 
la  partie  supérieure  de  la  caisse  de  résonance,  se  ma- 
nœuvrent à  l'aide  d'une  clef.  Les  cordes  sont  mises 
en  vibration  par  le  pouce  des  deux  mains,  les  autres 
doigts  faisant  TofEce  d'étouffoirs.  On  les  accorde, 
pour  le  gamèlan  salendro  :  en  nëm,  barang,  gaeloe, 
dcidâ,  limif  nëm,  barang,  etc.  et  pour  le  gamélan 
pëlog  :  en  nëtn,  barang,  bëm^  gocloe,  dHdâ^  lim&j  nim, 
barang^  etc.  — Long.  tôt.  i"oo;  larg,  à  Textrémité 
la  plus  grande  o°>5o;  haut,  à  cette  extrémité  o'^s 5; 
larg.  à  Textrémité  la  plus  petite  0*25  ;  haut,  à  cette 
extrémité  o"30. 

Id.  1807.  Ketjapi.  Celui-ci  provient,  comme  le 
n^'  1897,  du  Sounda^  et  ne  diffère  de  son  congénère 
malais  (décrit  sous  le  n«  155)  que  par  le  nombre  des 
cordes  qui  est  ici  de  onze.  Ces  cordes,  en  laiton» 
sont  attachées  à  des  pointes  de  fer;  elles  reposent 
chacune  sur  un  chevalet  de  bois  au-delà  duquel  elles 
traversent  la  table  d'harmonie  pour  venir  s'enrouler 
par  Textrémité  opposée  à  la  pointe  d'attache  sur  des 
chevilles  de  bois  dont  les  poignées  font  saillie  sur 
un  des  côtés  de  l'instrument.  La  parenté  du  Keijapi 
avec  le  Tseng  chinois  est  très  apparente.  —  Long, 
tôt.  0*94;  larg.  max.  o"i8. 

Iles  HawaL  1908.  Ukeke  laau.  Sorte  de  guim- 
barde formée  d'un  fragment  de  bois  dur  de  o»5o  de 


—  347  — 

longueur  sur  0^03  de  largeur  plié  en  arc  de  cercle.  iDttext.-Barop. 
Sur  la  partie  concave  sont  tendues  trois  cordes  de  ^***^' 
boyau.  On  tient  Tun  des  bouts  entre  les  dents, 
tandis  que  de  la  main  on  fait  vibrer  les  cordes. 
L'instrument  est,  paraît-il,  cher  aux  amoureux  qui 
le  font  résonner  en  tenant  chacun  une  des  extré- 
mités à  la  bouche.  La  tension  des  cordes  étant 
simplement  due  à  la  courbure  uniforme  de  l'arc,  il 
est  évident  qu'elles  n'ont  entre 
elles  aucun  rapport  musical. 

Soas-section  66.  —  Avec  manche. 

Congo.  1809.  Sorte  de  guitare. 
Don  de  M.  L.  Cavens.  Elle  se 
compose  d'un  manche  formé  d*une 
pièce  de  bois  de  o»45  de  longueur, 
o«032  de  largeur  et  o^oio  environ 
d'épahseur,  fixé  à  son  extrémité 
et  par  sa  partie  la  plus  étroite  sur 
la  partie  convexe  supérieure  d'une 
demi-gourde.  Deux  cordes  de  liane 
sont  placées  à  une  pointe  au-delà 
de  la  gourde  et  aboutissent  à  l'ex- 
trémité opposée  du  manche,  où 
elles  s'attachent  à  une  autre  pointe 
de  bois.  Les  deux  cordes  sont  dis- 
posées sur  le  côté  du  manche  de 
façon  à  ce  que  chacune  d'elles  occupe  à  peu  près  le 
milieu  de  son  épaisseur,  ce  qui  permet  de  supposer 


Sorte  de  guitare  (ao  1909). 


Cl.  IV. 


^ 


^ 


—  348  — 

inii.ext.Eorop.  qu'elles  soiit  miscsen  vibration  parles  deux  pouces. 
La  partie  supérieure  du  manche,  taillée  en  forme 
de  trapèze,  est  précédée  de  trois  traverses  séparées 
l'une  de  fautre  par  un  espace  vide  d^environ  o"oi2. 
Annâm.  1810.   Cdi  dan  nha  tro  [dan  =  guitare; 
nha  ^ra=  chanteuse  :  instrument  pour  accompagner 
le  chant).  Caisse  trapézoïdale  dont  les 
côtés,  au  lieu  d'être  à  angles  droits, 
sont  arrondis.  Le  dos  est  percé  d'une 
ouverture  longitudinale,  A  l'extrémité 
supérieure  du  manche,  trois  cordes  qui 
s'attachent  à  un  cordier  collé  sur  la 
table.    Le    surplus    de    chacune   des 
cordes,    au-delà    des    chevilles,    est 
enroulé  sur  une  navette  suspendue  à 
rextrémité  du  manche.  Celui-ci  porte 
sur  le  plat,  et  à  partir  du  tiers  de  sa 
longueur  (en  partant  du   sillet  supé- 
rieur), douze  pièces  de  bois  triangu- 
laires   dont   Tarète,   au    sommet  du 
triangle,  sert  à  établir  les  points  de 
_  division  de  la  corde.  Par  suite  de  sa 

■  position,  le  premier  point  de  division 
donne  la  quinte  aiguë  de  la  corde 
vibrant  en  son  entier.  Une  pointe  de 
bois  dont  Tusage  nous  est  inconnu  est 
fixée  dans  l'angle  droit  supérieur  de  la 

Cài  dan  nha  tro  .  -         ,  _- 

(no  19,0;.         caisse  de  résonance. — Haut.  tot.o"34; 
larg.  de  la  petite  base  à  la  partie  inférieure,  o"2o; 


j 


—  349  — 

de  la  grande   base,   du   côté   du   manche,   o°'23  ;  imt.ext.Ettrop. 
haut,  de  la  caisse,  o»o8;   long,  de  l'ouverture  du       ^**'^' 
côté   de  la   partie   étroite    de    la    caisse,    o°^2i; 
larg.  o"o8  ;  larg.  du  côté  opposé  o^ogs  ;  long,  du 
manche  i"»i6. 

Id.  1911.  Cditam  (tam  »  trois).  Instrument  à 
trois  cordes  de  soie  dont  la  caisse  est  recouverte, 
sur  le  dos  et  sur  la  table,  de  peau  de  serpent.  Un 
capotasto  en  ivoire  glisse  le  long  du  manche  et 
permet  de  varier  le  diapason  des  cordes.  Pour  le  sur- 
plus, l'instrument  ressemble  au  San-heen  chinois 
(n»  159).  —  Long.  tôt.  o^Sy. 

Id.  1812.  Cdi  dàn  nguyët  {nguyët  =  lune).  Guitare 
à  quatre  cordes  de  soie.  La  caisse  sonore  est  un 
discoïde  de  o"»365  de  diamètre,  àe  o"*o6  d^épaisseur. 
Le  manche  porte  huit  points  de  division  fournis 
par  autant  de  chevalets  fixes  et  produisant  respec- 
tivement la  seconde,  la  quarte  juste,  la  quinte  juste, 
la  sixte  majeure,  Toctave,  la  neuvième,  la  onzième 
juste,  la  douzième  juste  de  la  corde  vibrant  en 
entier,  soit,  si  celle-ci  est  accordée  en  ut  : 


i 


^^ggE^^^ 


tous  les  intervalles   de   l'échelle   pentaphone.    — 
Long.  tôt.  i"o4. 

Id.  1913.  Cdi  dàn  bâu  {bâu  =  courge).  Caisse 
rectangulaire  entièrement  ouverte  par  son  côté 
inférieur.  Le  manche,  plié  en  arc  de  cercle,  est 

«5 


—  3SO  — 

inst.«it.-Earop.  adapté  à  l'un  des  petits  côtés  de  la  caisse  dans  ie 
^^  ^^'  sens  de  son  prolongement  et  incliné  de  façon  à 
former  avec  la  table  d*harmonie,  planchette  supé- 
rieure de  la  caisse,  un  angle  d'environ  130  degrés. 
Une, corde  d'acier,  attachée  vers  l'extrémité  du 
manche,  passe  par  un  petit  trou  pratiqué  dans  la 
table  d'harmonie  vers  l'extrémité  opposée  au  manche 
et  s'enroule  sur  une  cheville  de  bois  qui  traverse  les 
deux  côtés  de  la  caisse.  Cette  corde  est  mise  eo 
vibration  au  moyen  d*un  petit  plectre  de  bambou 
tenu  entre  le  médius  et  l'index  de  la  main  droite 
à  une  place  telle  que  le  gras  du  pouce,  en  appuyant 
légèrement  sur  le  milieu  de  la  corde  fasse  sortir 
l'octave  (ou  son  2)  du  son  fondamental.  En  variant 
à  l'aide  de  la  main  gauche  le  degré  de  tension  de 
l'arc  auquel  la  corde  est  attachée,  celle-ci  peut  être 
amenée  à  produire  différentes  intonations.  Immé- 
diatement sous  le  point  où  la  corde  est  attachée  à 
l'arc  se  trouve  une  petite  boule  de  bois  creuse 
ouverte  par  le  dessus  et  fixée  au  manche  par  sa 
partie  convexe.  Cette  boule  destinée  à  renforcer  la 
sonorité  de  la  corde,  n'atteint  que  très  imparfaite- 
ment ce  but.  C'était  probablement  une  calebasse  ou 
une  courge  qui  servait  anciennement  à  cet  usage;  de 
là  le  nom  de  l'instrument.  C'est  l'un  des  principaux 
de  l'orchestre  des  aveugles;  il  semble  être  une 
variété  des  instruments  hindous  catalogués  sous  les 
n"  74,  75,  76.  —  Long,  de  la  caisse  o"8i;  larg. 
o"i2;  haut.  o"*ii;  long,  du  manche  o"»75. 


—  351  — 

Id.  1814.  Cdi  dàn  ii  [H  signifie  serrer  quelque  iiitt.ext..BQrop. 
chose  entre  le  coude  et  le  côté  du  corps).  Sorte  de  ^''  ^^' 
guitare  à  quatre  cordes  de  soie  semblable  à  la  Pepa 
chinoise  {n«  158).  Les  cordes  étant  réglées  comme 
celles  de  ce  dernier  instrument,  nous  trouvons,  par 
suite  des  divisions  établies  sur  le  manche  et  sur  la 
table,  les  intonations  suivantes  : 

80 


i 


T 


± 


S 


-^ 


■X 


ytfe 


=t: 


T 


ikB^ 


^ 


:^=it 


fc^ 


10      11 

=tz:tr: 


fs^aEj£^^a£ 


i^fctei 


{^*>^       12345878 
0 


9        10       11 


5      T        3      ^J        4        5 


"^m 


^ 


:iC=?B 


9        10      11 


Les  sons  fournis  par  la  7®  division  des  quatre 
cordes  sont  trop  bas  pour  la  note  naturelle»  trop 
haut  pour  la  note  bémolisée.  La  même  observation 
s'applique  à  la  10®  division  de  la  première  corde. 
On  remarquera,  par  l'inspection  des  intonations, 
que  le  lo®  point  de  division  des  trois  dernières 
cordes  est  avancé  d'un  demi-ton  sur  le  point  corres- 
pondant de  la  première.  Entre  le  son  fourni  par  la 
corde  entière  et  sa  quinte  donnée  par  la  première 


—  352  — 

iBtt.ext.-Earop.  division  il  y  a  quatre  intonations   intermédiaires 

^''  ^^'      obtenues  par  quatre  pièces  de  bois  façonnées  en  arc 

de  cercle  et  qui  font  l'ofiBce  des  quatre  demi-tayaux 

de  bambou  dont  il  est  question  au   n*  1922.  — 

Long.  o'»95;  larg.  de  la  table  oo»24« 

Chine.  1816.  Souchow  pang  hsien.  Don  de  M.  J. 
A.  van  Aalst.  Construction  semblable  à  celle  du 
n»  159,  qui  porte  aussi  le  nom  de  San^hecn.  Celui-ci 
n*a  pas  de  capotasto. 

L'accord  est  celui  du  n®  159  : 


h 


qc 


^ 


mais  avec  TefFet  réel  à  Toctave  inférieure  de  la  note 
écrite. 

Souchow  est  le  chef-lieu  de  la  province  de  Kiangsi.  La 
traduction  littérale  du  nom  de  Tinstrument  est  i  guitare  de 
Souchow  1. 

Id.  1816.  Hsientze.  Don  du  même.  Sorte  de 
guitare  à  trois  cordes. C'est  le  nom  que  porte  à  Pékin 
Tinstrument  déjà  décrit  au  n»  159  sous  le  nom  de 
San-heen.  Celui-ci  n'a  pas  de  capotasto.  —  Long, 
tôt.  i"o6;  larg.  de  la  table  o"i5. 

Id.  1817.  Hsientze.  Don  du  même.  Instrument 
semblable  au  précédent,  mais  de  facture  ordinaire. 

Id.  1818.  Hsientze.  Don  du  même.  Pareil  au 
précédent,  mais  de  plus  grand  format.  Il  mesure 
i«i8  de  longueur,  la  largeur  de  la  table  est  de  o"  18. 

Id.   1818.   Hsientze.   Don  du  même.  Semblable 


—  353    — 

aux  instruments  précédents.  —  Long,  inio;  larg.  inst. ext.-Earop. 
de  la  table  o"  17.  ^'•^^• 

lo.  1920.  Hsienize.  Don  du  même.  Instrument 
semblable  aux  précédents,  mais  de  facture  beaucoup 
plus  soignée.  —  Long.  tôt.  i'"2o;  larg.  de  la 
table  o»20. 

Id.  1921.  Hsienize.  Don  du  même.  Instrument 
semblable  aux  précédents,  de  facture  ordinaire.  — 
Long.  i«i8;  larg.  de  la  table  o^iS. 

Id.  1922.  Pepa.  Don  du  même.  Instrument  de 
construction  semblable  à  celle  du  n»  158.  Elle  en 
diffère  cependant  par  la  suppression  du  fil  d*acier, 

>#     iXllll^^MM 

Pepa  (no  1922). 

ainsi  que  par  les  divisions  du  manche,  ici  au  nombre 
de  onze  pour  les  deux  premières  cordes,  les  deux 
dernières  divisions  étant  supprimées  aux  3*  et  4» 
cordes.  Ces  divisions  sont  établies  par  de  petites 
règles  de  bois  collées  sur  la  table.  La  succession 
des  intonations  fournies  par  ces  divisions  légère- 
ment différentes  de  l'accord  indiqué  au  n»  158,  sont, 
pour  la  première  corde  : 


—  354  — 

iBst.  ext-Enrop.  Entre  le  sillet  et  la  première  division  sont  collés 
sur  le  manche  quatre  demi-tuyaux  de  bambou  éta- 
blissant quatre  divisions  intermédiaires  entre  le  son 
produit  par  la  longueur  totale  et  celui  que  Ton 
obtient  par  le  raccourcissement  de  la  première 
division.  La  corde  pressée  par  le  doigt  touche  la 
circonférence  du  demi-tuyau  de  bambou  et  se  trouve 
raccourcie  d'une  certaine  longueur.  Les  intonations 
intermédiaires  ainsi  obtenues  sont  : 


»fc= 


Ces  divisions  supplémentaires  du  manche,  s'ajou- 
tant  à  celles  de  la  table,  existent  également  aux 
instruments  n^»  158  et  775,  mais  la  singularité  de 
leur  disposition  nous  les  avait  fait  considérer  comme 
de  simples  ornements,  sans  valeur  technique. 

La  Pepa  n'est  pas  un  instrument  classique.  En 
Chine,  on  la  considère  comme  d'importation  étran- 
gère. La  Pepa  chinoise  et  la  Bitera  japonaise,  n*  783, 
ont  des  points  de  ressemblance  si  marqués  avec 
l'Eoud  arabe,  lui-même  originaire  de  la  Perse,  qu'il 
est  permis  d'attribuer  aux  trois  instruments  une 
origine  commune^ 

Id.  1928.  Yne-kin.  Don  du  même.  Construction 

<  Consulter  les  c  Extraits  du  livre  de  la  musique  composé 
par  Abou  Naçr  Mohammed  ben  Mohammed  Âl-Parabi  i.  La 
traduction  française  de  cet  ouvrage  écrit  au  X»  siècle  a 
été  faite  par  Téminent  professeur,  J.  P.  N«  Land.  Leide.  — 
E.  J.  Brill  1884. 


CI.  IV. 


—  355  — 

semblable  à  celle  du  n*  157.  L'accord  est  le  même,  latt. ext.-Eorop. 
mais  les  divisions  des  cordes  diffèrent  légèrement  ; 
8i  nous  analysons  ces  divisions,  au  nombre  de  dix^ 
à  regard  de  la  première  corde,  nous  trouvons  à  peu 
près  les  intonations  suivantes  : 


Il  est  à  noter  qu*à  partir  de  la  troisième  division, 
toutes  les  longueurs  des  troisième  et  quatrième 
cordes,  lesquelles  s'accordent  à  l'unisson,  sont  plus 
courtes  que  celles  qui  déterminent  les  intonations 
des  deux  premières.  On  le  constate  aisément  à 
Faide  des  chevalets  fixes  collés  sur  la  table  :  ceux 
qui  sont  sous  les  deux  cordes  graves  sont  plus 
rapprochés  du  sillet  que  ceux  qui  se  trouvent  sous 
les  deux  chanterelles.  C'est  évidemment  l'applica- 
tion d'un  principe  faux,  car  si  les  cordes  sont 
d'égale  longueur,  les  points  de  division,  pour  des 
intonations  semblables,  doivent  être  égaux. 

Le  timbre  métallique  enfermé  à  l'intérieur  de  la 
caisse  sonore  donne  à  peu  de  chose  près  l'intonation 
du /a,  à  un  diapason  plus  élevé  que  le  diapason 
normal.  On  peut  supposer  que  ce /a  sert  de  régu- 
lateur pour  l'accord  de  la  seconde  corde  ce  qui 
établirait,  contrairement  à  ce  que  nous  avons 
supposé  jusqu'ici,  Tusage  d'une  sorte  de  diapa- 
son déterminant  une  hauteur  absolue  des  sons  ou 
déterminant   tout  au   moins   Tintonation  de  celui 


—  356  — 

imt.  ext.-Enrop.  des  lu  SUT  lequel  doit  s'accorder  la  corde  grave 
^^'^^'  (Voir  la  note  du  n*  759).  Chose  plus  curieuse,  lors- 
qu'on fait  vibrer  la  table  d'harmonie  en  la  frappant 
du  doigt,  rintonation  en  est  exactement  à  Toctave 
grave  du  son  produit  par  la  lame  métallique  placée 
à  l'intérieur.  Il  est  évident  que  cette  relation  n'est 
pas  due  au  hasard;  il  est  plus  juste  de  supposer  que 
le  facteur,  voulant  donner  à  l'instrument  le  maxi- 
mum de  sonorité,  a  accordé  ses  tables  à  l'unisson 
de  l'intonation  à  fournir  par  la  corde  la  plus  grave, 
appliquant  ainsi  un  principe  dont  la  valeur  acou- 
stique est  indiscutable.  Nous  avions  supposé  aussi 
que  le  fil  métallique  qu'on  entend  résonner  dans 
plusieurs  instruments  chinois  servait  à  la  produc- 
tion de  quelqu'effet  rythmique.  Le  rôle  de  ce  timbre 
nous  parait  aujourd'hui  beaucoup  plus  important  et 
d'une  nature  plus  artistique. 

Id.  1824.  Yue-kin.  Don  du  même.  Il  est  presque 
semblable  au  précédent,  dont  il  ne  diffère  que  par 
le  contour  de  la  caisse  sonore  ici  octogonale  au 
lieu  d'être  ronde.  Les  divisions  de  la  table  sont 
semblables  dans  les  deux  instruments,  ce  qui  prouve 
que  l'accord  remarqué  au  précédent  numéro,  loin 
d'être  dû  au  hasard,  résulte  d'une  combinaison 
voulue  par  le  faiseur.  La  caisse  sonore  contient 
également  un  fil  métallique  tourné  en  spirale  ou 
timbre  dont  nous  avons  parlé  au  n«  précédent. 

Congo.  1826.  Lokombi.  Don  de  M.  C.  Merck. 
Sorte  de  harpe,  des  rives  du  lac  Léopold  II  (district 


^  357  — 

du  Kasai).  La  caisse  sonore  est  creusée  dans  uneio8t.ezt^£urot> 
pièce  de  bois  cylindrique  dont  on  a  découpé  une  ^^-^v. 
partie,  dans  le  sens  de  la  longueur,  pour  la  rem- 
placer par  une  planchette  servant  de  table  d'harmo- 
nie. Au  bas  de  celle-ci  sont  attachées  cinq  cordes  en 
fibres  végétales  reposant  sur  un  sillet  et  qui  vien- 
nent s'attacher  d'autre  part  à  cinq  baguettes  fixées 
à  la  partie  opposée  du  cylindre  et  recourbées  en  arc 
de  cercle.  Les  cordes  ainsi  tendues  ont  une  légère 
inclinaison  ascendante  sur  la  table  vers  les  baguettes 
auxquelles  elles  sont  attachées.  Leur  tension,  et  par 
conséquent  leur  intonation,  se  règle  par  la  place 
où  elles  sont  attachées  à  la  baguette  et  peut  varier 
parle  degré  de  courbure  donné  à  cette  dernière.  — 
Long.  tôt.  de  la  caisse  sonore  o°46  ;  diam.  moyen 
du  cylindre  0^22;  larg.  de  la  table  d'harmonie  o'^iô. 

Indoustan.  1926.  Eka-iârâ.  Don  de  M.L.Cavens. 
Monocorde  formé,  comme  le  n«  96,  des  trois  quarts 
d'une  gourde  ronde,  d'une  membrane  servant  de 
table  d'harmonie  et  d'un  manche  terminé  par  une 
figure  sculptée.  —  Long.  tôt.  o°8o. 

Congo.  1927.  Wambee,  Don  du  même.  Cet  instru- 
ment, dont  la  construction  rappelle  celle  du  n«  871, 
provient  de  la  zone  du  Manyema  (entre  le  Congo 
supérieur  et  le  lac  Tanganika).  —  Long.  tôt.  o"»57; 
long,  de  la  caisse  o"30  ;  larg.  max.  o"i6. 

Le  no  871  a  été  classé  erronément  parmi  les  instruments 
sans  manche.  Il  est  utile  toutefois  ^e  faire  remarquer  que 
Tabsence  du  manche  n'empêche  pas  de  varier  les  intonations 
de  la  corde.  (Voir  la  note  de  la  page  81  T.  I.  —  2*  édition.) 

26 


-358- 

lotit.  ext.-Earop.  Id.  1928.  Nangu.  Don  du  même.  Sorte  de  harpe 
^**^^*  du  peuple  Sakaras,  territoire  français.  La  boîte 
sonore  et  le  manche  sont  en  bois  recouvert  de  cuir. 
La  partie  de  cuir  recouvrant  le  creux  de  la  botte 
constitue  la  table  d*harmonie,  dont  la  forme  affecte 
celle  de  deux  triangles  superposés  par  leur  base 
mais  séparés  par  deux  échancrures  qui  rappellent 
celles  du  violon.  Elle  est  percée  de  deux  ouïes  cir- 
culaires de  o'"o25  de  diamètre,  Tune  à  droite,  Tautre 
à  gauche.  Le  manche,  très  arqué,  est  muni  de  cinq 
chevilles  tendant  autant  de  cordes  en  fibres  végétales 
qui  viennent  s*attacher  Tune  au-dessus  de  rautre,en 
ligne  droite,  dans  le  sens  de  la  longueur  de  la  table. 
Le  mode  de  tension  de  la  corde  mérite  de  fixer  l'at- 
tention ;  il  consiste  en  un  nœud  coulant  qui  entoure 
la  corde  et  se  serre  par  la  rotation  de  la  cheville.  — 
Long.  tôt.  (en  ligne  perpendiculaire)  o"5i;long. 
de  la  caisse  sonore  o"»3o;  larg.  max.  o"i30. 

Un  instrument  presque  semblable  est  en   usage  chez  les 
Niams-Niams,  peuplade  du  Soudan  oriental. 

Id.  1929.  Nanga.  La  forme  ressemble  à  celle 


Kaoga  <no  1919). 

de  rinstrument  précédent.  Les  cordes  de  celui-ci 


—  359  — 

sont  également  en  fibres  végétales;  la  table  d'har- inst.  extEurop. 

monie  consiste  en  une  peau  de  serpent  qui  recou-       ^''  ^^' 

vre  en  même  temps  toute  la  caisse  sonore  et  une 

partie  du  manche.  Celui-ci  est  terminé  par  une  tète 

sculptée.  —  Long.   tôt.  en  ligne  perpendiculaire 

oa5i;  long,  de  la  caisse  sonore  o°>2i5;  ^^^S*  inax. 

0*090. 

Id.  1880.  Wambee.  Don  de  M.  Edm.  Picard.  In- 
strument déjà  décrit  sous  les  n®»  871  et  1927.  Nous 
compléterons  nos  précédentes  descriptions  par  ce 
détail  intéressant  que  les  cordes,  —  en  fibres  de 
bananier,  à  ce  qu'on  nous  assure,  —  peuvent  être 
tendues  à  l'aide  d'un  anneau  de  même  matière 
entourant  à  la  fois  la  corde  et  la  baguette,  et  dont 
le  glissement  vers  la  caisse  sonore  tend  la  corde 
en  la  rapprochant  de  la  baguette.  Le  présent 
instrument  est  aussi  intéressant  par  sa  forme;  la 
partie  supéneure,  où  s'attachent  les  baguettes, 
est  découpée  avec  l'intention  de  représenter  une 
tête  de  crocodile.  —  Long.  tôt.  i"i7;  larg. 
max.  o"i85. 

Maroc.  1981.  Cambreh.  Don  de  M"«  Lefebvre- 
Moriamé.  Instrument  presque  semblable  au  n«  789, 
mais  monté  de  trois  cordes  seulement.  Il  a  été 
rapporté  de  Tanger  par  feu  M.  Lefebvre,  artiste 
peintre,  mari  de  la  donatrice.  —  Long.  tôt.  o"»85  ; 
long,  de  la  caisse  sonore  o»44;  larg.  aux  deux 
extrémités  o"i  5. 


—  3^^  — 
Branche  C.  —  Cordes  frappées. 

Sbction   a,   —    Cordes  frappées  par  des  mailUis, 

in8t.cxt.-Earop.  Chine.  1932.  Yaug-kiii.  Don  de  M.  J.  A.  van 
^*''^"  Aalst.  Tympanon  de  construction  semblable  à  celle 
du  n»  792.  Celui-ci  est  muni  de  la  clef  d'accord 
et  des  deux  percuteurs  en  écorce  de  bambou.  L'in- 
strument, acquis  à  Pékin  par  le  donateur,  est 
renfermé  dans  une  boîte  de  bois  noir  sculptée  en 
forme  de  papillon.  Il  est  monté  de  seize  rangs  de 
quadruples  cordes  de  laiton  accordées  comme  suit  : 
A.  Chevalet  de  droite ^  partie  gauche  (on  n'utilise 
pas  les  sons  fournis  par  la  partie  de  corde  à  droite 
de  ce  chevalet)  : 


* 


H -i — 11— ^•- 


12         8         4         6         6         7 

B.  Chevalet  de  gauche,  partie  droite 


3^î3 


:feF-r-f-r-^ 


t:: 


partie  gauche  : 

80 


$ 


3=r± 


£ 


Pour  le  surplus,  l'instrument  ne  diffère  pas   de 
ceux  que  nous  avons  catalogués  précédemment. 


—  3^1  — 
Id.  1933.  YangAin^  de  Tanc.  coll.  Jourdan.  in«t.exi.Barop. 
Construction  semblable  à  celle  du  n«  792;  le  pré- 
sent n«  ne  diffère  que  par  une  légère  courbure  des 
lignes.  Quatorze  rangs  de  cordes  accordées  dans  le 
même  ordre  que  celles  du  n»  précité.  —  Long, 
tôt.  o"66;  haut.  o°235. 


INSTRUMENTS     EUROPÉENS. 


Classe  I.  —  Instruments  autopltones. 


Branche  A.  —  Instruments  autophonbs  percutés. 
Sbction  a.  —  Instruments  bruyants. 

iBst.  Eorap.     Iles  Baléares.  1934.  Casianetas  ou  Castanueks 
^'•'-     (fr.  =  castagnettes).  Don  de  M.  Antonio  Noguera. 
Elles  proviennent  de  l'Ile  Majorque  et  ne  diffèrent 
pas  sensiblement  de  celles  cataloguées  précédem- 
ment (n«»  409  et  87g). 

Id.  1936.  Casianolas  (fr.  «=  grandes  castagnettes). 
Don  du  même.  Celles-ci  sont  originaires  de  Tlle 
d'Iviça.  Chacune  déciles  se  compose  de  deux  plan- 
chettes de  bois  dur,  portant  extérieurement  des 
ornements  gravés.  De  forme  rectangulaire  sur 
trois  côtés,  ces  planchettes  sont  arrondies  sur  le 
quatrième  et  vont  en  s'amincissant  vers  les  bords. 
Sur  la  face  intérieure  on  a  creusé  une  cavité  hémis- 
phérique.   Les   planchettes    sont    réunies    à  leur 


—     363     — 

partie  supérieure   par  un   ruban  de  soie  qui  les  imt.  Europ. 
traverse  en  même  temps  qu'une  tige  de  bois  rond      ^*"  ^" 
qui  les  sépare  pour  faciliter  leur  entrechoquement. 

—  Long,  de  chaque  planchette  o»x5o;  larg.  o"io5; 
épaisseur  max.  o"o25;  min.  o°>oo5;  diam.  de  la 
cavité  interne  0*048  environ;  diam.  de  la  tige  de 
bois  o»oio  environ. 

Belgique.  1936.  Hochet  (fl.  =  klater).  Don  de 
M.  Th.  Herrmann.  C'est  la  forme  populaire  fla- 
mande de  cet  ancien  jouet.  Il  est  formé  d*un 
manche  surmonté  d'une  petite  sphère  creuse  aplatie, 
le  tout  en  osier.  La  sphère  renferme  une  petite 
lame  de  métal  repliée  sur  elle-même.  En  secouant 
l'appareil,  on  obtient  une  résonance  métallique 
augmentée  par  celle  d'un  petit  grelot  de  cuivre 
attaché  au  haut  et  à  l'extérieur  de  la  petite  sphère. 

—  Long.  tôt.  o"i6. 

Sicile.  1937.  Troccola.  Cliquette  de  bois  destinée 
à  remplacer  la  cloche  dans  les  offices  religieux 
pendant  la  semaine  sainte.  Un  instrument  tout 
pareil,  employé  en  Espagne  dans  les  mêmes  circon- 
stances, y  porte  le  nom  de  mairaca.  —  Long.  tôt. 
o"25;  larg.  max.  o»o6.  Edmond  Frank.  Comment 
on  remplace  les  cloches  pendant  la  semaine  sainte 
{Illustration  du  17  avril  1897). 

Id.  1938.  Troccola.  Claquette  formée  d'une  plan- 
chette en  bois  de  noyer  portant  sur  chacun  de  ses 
côtés  une  pièce  de  fer  en  forme  de  poignée  qui 
frappe  la  planchette  lorsqu'on  agite  celle-ci.   La 


—  3^4  — 

inst.  Earop.  destination  est  la  même  que  celle  de  Tinstrument 

^'•"*      précédent,   mais  comme  celui-ci  produit  plus  de 

bruit,    on  s'en  sert  principalement  dans   les  rues 

pour  appeler  les  fidèles  au  temple.  —  Long.  o"405; 

larg.  o">i7o. 

Angleterre.  1939.  Castagnettes  en  os  (angl. 
=«  bones).  Don  de  M.  R.  Harrison,  Castagnettes 
depuis  longtemps  populaires  en  Angleterre,  où  on 
les  appelle  quelquefois,  par  onomatopée,  Knicky- 
knackers.  Elles  sont  aujourd'hui  particulièrement  en 
usage  parmi  les  instrumentistes  à  face  noircie 
connus  en  Angleterre  sous  le  nom  de  christy 
minstrels.  Les  lamelles,  au  nombre  de  quatre,  se 
jouent  par  deux  dans  chaque  main.  —  Long.  o"i8 
environ;  larg.  o'"025  à  o"»03. 

Shakspere  cite  les  t  bones  »  dans  la  scène  I  du  quatrième 
acte  de  A  midsummer  nighVs  dream, 

Id.  1940.  Castagnettes.  Don  du  même.  Celles-ci, 
d'origine  américaine,  dit-on,  et  servant  aux  mêmes 
usages  que  les  précédentes,  sont  formées  de  plan- 
chettes en  bois  sur  lesquelles  sont  fixées  une  lame 
d'acier  terminée  à  son  extrémité  libre  par  une  bal- 
lette  de  plomb  faisant  l'office  de  ressort.  Lorsqu'on 
secoue  l'appareil  les  ballettes  de  plomb  viennent  se 
choquer  bruyamment  contre  les  planches.  —  Long, 
de  chaque  planchette  0*155;  larg.  o"o29;  long,  de 
la  lame  o"»io;  larg.  o"oo8. 


—  3^5  — 

Sbction  b.  —  Instruments  autophomSt  à  intonations  déterminées. 

SouB-fection  iM.  —  A  mAilletf. 

Iles  Baléares.  1941.  Campana  (fr.  «»  clochette),  intt.  Barop. 
Don  de  M.  Ant.  Noguera.  Petite  clochette  en  terre      ^^'^' 
cuite,  originaire  de  111e  Majorque.  La  forme  est 
celle  d'un  verre  à  pied.  Une  ballette,  également  de 
terre  cuite,  servant  de  battant,  est  suspendue  par 
une  ficelle  à  la  partie  supérieure  et  à  Tintérieur 

de  la  clochette.    Le  son  produit  est   le 


à  Toctave  supérieure  de  la  note  écrite.  —  Haut, 
max.  o"io;  diam.  p^oS. 

Italie.  1842.  CymbaUs  antiques.  Reproduction; 
les  originaux,  trouvés  dans  les  fouilles  de  Pompéi, 
sont  conservés  au  Musée  national  de  Naples.  Ce 
sont  deux  disques  de  bronze,  d*une  couple  de  milli- 
mètres d*épaisseur,  avec  un  renflement  hémisphé^ 
rique  au  milieu  et  traversées  à  leur  centre  par  un 
fil  de  bronze  plié  en  boucle,  les  deux  extrémités 
étant  repliées  à  l'intérieur  de  la  protubérance  pour 
éviter  que  ces  boucles  se  détachent.  Les  deux 
cymbales  sont  reliées  par  une  chaîne  de  bronze  dont 
les  anneaux,  au  nombre  de  vingt«quatre,  sont  de 
simples  fils  de  bronze  d*un  demi-mill.  d'épaisseur, 
formant  deux  spires  enroulées  sur  un  diam.  de 
10  mill.  environ. 
En  entrechoquant  ces  cymbales,  on  obtient  un 

«7 


Cl.  I. 


—  366  — 

^E-  —  Diam.  o^ioj;  diam. 

de  la  protubérance  centrale  o°>o6o;  profondeur  de 
cette  protubérance  o™o25  environ. 

SoaB-seetioD.66.  —  A  clavier. 

France.  1943.  CeUsta,  Les  organes  sonores 
sont  des  lames  en  acier  mises  en  vibration  sous 
l'action  percutante  d'un  marteau.  Aux  deux  extré* 
mités  sont  soudés  des  poids  permettant  de  diminuer 
la  longueur  des  lames  en  vue  d'obtenir  un  son 
donné  et  augmenter  leur  puissance  sonore,  tout  en 
améliorant  la  pureté  de  leur  timbre.  Les  lames 
sont  posées  par  deux,  à  l'intervalle  d'un  demi-ton 
Tune  de  l'autre,  sur  des  boîtes  de  résonance;  pour 
économiser  la  place,  on  les  a  disposées  sur  la  hau- 
teur de  l'instrument  en  deux  rangées  superposées, 
dans  Tordre  suivant  : 

2«  rangée  :  rê,  rêK,fa%  sol,  /aj{,  si,  etc. 
i«  rangée  :  ut,  utji,  mi,  fa,  sol%  la,  etc. 

Le  mouvement  est  transmis  des  touches  du  cla- 
vier au  marteau  par  l'intermédiaire  d'un  mécanisme 
assez  semblable  à  celui  du  piano;  la  percussion  de 
la  lame,  qui  s'opère  par  dessus,  et  le  soulèvement  de 
letouffoir  se  produisent  simultanément;  ce  dernier 
retombe  pour  arrêter  la  vibration  dès  que  le  doigt 
abandonne  la  touche.   L'étendue  de   l'instrument 


est  de  quatre  octaves,  de  ^— —  (premier  son  de 


—  367  — 

la  5*  octave  de  l'échelle  générale)  au  premier  son  last.  Europ. 
de  la  9"  octave.  Il  est  muni  d'une  pédale  forte  qui      ^''  '* 
soulève  à  la  fois  tous  les  étouffoirs. 

L'apparence  générale  est  celle  d'un  harmonium 
de  o^Ssj  de  longueur  sur  0*975  de  hauteur  et 
o%o  de  profondeur.  —  Long,  de  la  plus  grande 
lame  (son  le  plus  grave)  o'»i5i,  larg.  ©"032;  long, 
de  la  plus  petite  lame  o»044,  larg.  o°^o22. 

La  disposition  de  cet  instrument,  dont  le  timbre 
est  d'une  très  grande  pureté,  est  due  à  M.  Mustel, 
de  Paris,  l'habile  facteur  d'harmoniums,  qui  Ta  fait 
breveter  en  date  du  2  juin  1886. 

Branchb  B.  —  Instruments  autophonbs  pinces. 

Sbction  a»  —  Pinch  avec  ou  sans  pUctre. 

Angleterre.  1944.  Guimbarde  (angl.  =  jfew^s 
harp^Jews  trump).  Don  de  M.  R.  Harrison.  Nous 
avons  déjà  décrit  cet  instrument  sous  les  n»«  14 
et  608.  Celui-ci  fait  entendre  distinctement  les 
harmoniques  : 


Id.  1846.  Guimbarde.  Don  du  même.  Elle  donne 
les  sons 


i 


s^S 


Cl.  1. 


—  368  — 

Sbction  c,  ^  a  mouvement  automatique, 

iMt.  Burap.  Suisse  (?)  1946.  Boite  à  musique.  Don  du  Rajah 
Sourindro  Mohun  Tagore.  Cet  instrument  fait 
entendre  huit  airs  composés  par  le  donateur  dans  1« 
but  de  nous  donner  une  idée  exacte  de  la  musique 
de  son  pays. 

Le  clavier,  composé  de  77   touches,   est  réglé 
comme  suit  : 


8>. 


â£é£. 


tJ  I3ia548a«4 


#-•- 


fj"  4       13       4      2      2  6      6 

Les  chiffres  indiquent  le  nombre  de  lamelles  à 
Tunisson.  Ces  unissons  ont  leur  raison  d'être  par 
ce  fait  que  la  lame  ne  peut  être  attaquée  par  les 
pointes  du  cylindre  que  lorsqu'elle  est  revenue  à 
rétat  de  repos,  d'où  nécessité  de  représenter  plu- 
sieurs fois  la  même  note  dans  le  clavier.  Les  petits 
ressorts  en  acier  fixés  sous  les  lames,  et  que  Ton 
appelle  étouffoirs,  ont  pour  but  d'empêcher  le  grince- 
ment de  la  lame  au  moment  où  elle  quitte  la  pointe 
du  cylindre  qui  la  soulève;  dans  la  région  moyenne 
ces  étouffoirs  sont  remplacés  par  des  bouts  de 
plumes.  —  Long,  de  la  boîte  o»5o;  larg.  o"2o; 
haut»  o™i45;  long,  du  cylindre  o"a75;  diam.  o-ojj. 


—  369  — 
Branche  C.  —Instruments  autophones  frottés. 

Section  a,  —  Frottés  par  h  doigt  ou  par  Varchet. 

France.   1947.    Violon  de  fer^   de  Tan  c.   coll.  lastEorop. 
V.  et  J.  Mahillon.  Sa  construction  ne  diffère  pas      ^'•'' 
essentiellement  de  celle  du  n*  166,  mais  il  est  d'une 
apparence  plus  belle  et  d'une  conservation  plus  par- 
faite. Son  étendue  est  de  quatre  octaves  chroma- 
tiques complètes,  à  partir  du  ^— T— .  Le  diapason 

est  d'environ  un  quart  de  ton  plus  bas  que  le  nor- 
mal actuel.  Les  cordes  sympathiques,  en  acier,  sont 
également  disposées  transversalement  sur  la  table 
d'harmonie  en  16  rangs,  chacun  de  quatre  cordes  à 
l'unisson.  Ces  seize  cordes  fournissent  une  double 
gamme  diatonique  en  sol 

'?-r-i-i-r-^'-r-f-f= 


VI 

Les  initiales    p  '  sont  imprimées  au  feu  sur  la  table 

d'harmonie  dans  l'espace  triangulaire  entre  les  trois 
rosettes.  —  Diam.  de  la  caisse  o"385;'haut.  o"o6o. 

Les  vibrations  transversales  des  tiges  (celles  qui  résultent 
du  frottement  par  Tarchet)  fixées  par  une  extrémité  sont  inver- 
sement proportionnelles  au  carré  de  leur  longueur  et  directe- 
ment proportionnelles  à  leur  diamètre.  Une  tige  ayant  une 
longueur  double  d*une  autre  tige  donne,  si  les  diamètres  sont 
uniformes,  un  son  à  la  double  octave  grave  de  la  dernière. 
Deux  tiges  de  même  longueur  dont  l'une  a  le  diamètre  double 
de  l'autre  donneront  deux  sons  à  l'octave,  la  plus  grosse  étant 
UpiQsaiguë. 


CI.I. 


—  370  ~ 
isif.  Burop.  Id.  1948.  Harmonica  de  Franklin.  Don  de  M.  le 
Comte  Ferdinand  de  Marnix  de  Bornhem.  La  con- 
struction ressemble  à  celle  du  n^  411.  La  caisse 
dans  laquelle  sont  enfermés  les  verres  est  de  forme 
conique  et  le  mouvement  de  rotation  est  également 
produit  à  laide  d*un  marchepied  et  d'une  manivelle. 
Les  verres  sont  au  nombre  de  35,  disposés  dans 
Tordre  chromatique.  Au-dessus  de  la  rangée  de 
verres  tourne,  à  Taide  d'un  bouton  de  bois  placé  au 
côté  droit  de  l'instrument,  un  rouleau  entouré  d'une 
feuille  de  papier  portant  douze  divisions  correspon- 
dant  dans  le  sens  du  diamètre  aux  douze  transposi- 
tions de  la  gamme  chromatique,  et  dans  le  sens  de  la 
longueur  aux  douze  degrés  de  la  même  gamme. 
Cette  dernière  disposition  est  la  seule  apparente,  le 
rouleau  étant  enfermé  dans  une  boîte  cylindrique 
dans  laquelle  on  a  ménagé  une  ouverture  longitudi- 
nale exposant  par  un  trait  sur  la  bande  de  papier  et 
en  regard  de  chacun  des  verres,  le  degré  de  la 
gamme  auquel  il  correspond.  Pour  faciliter  le  jeu, 
les  degrés  de  la  gamme  diatonique  sont  indiqués  par 
des  traits  de  couleur  différente  correspondant  à 
celles  du  spectre  solaire  et  qui  occupent  toute  la 
largeur  de  l'ouverture  longitudinale  de  la  boîte  dans 
laquelle  se  meut  le  rouleau  : 

le  premier     degré  est  rouge; 
le  second  orangé; 

le  troisième  jaune  ; 

le  quatrième  vert; 


—  371  — 

le  cinquième  degré  est  bleu  ;  inst.  Europ. 

le  sixième  indigo;  ^^'^' 

le  septième  violet. 

Les  degrés  chromatiques  sont  uniformément  noirs, 
mais  ils  n'occupent  sur  la  largeur  que  la  moitié  des 
traits  indiquant  les  degrés  diatoniques. 

Veut-on  jouer  dans  le  ton  original,  on  tourne  le 
rouleau  jusqu'à  ce  que  les  degrés  de  la  gamme 
indiquée  par  o  ton  d*orgue  se  présentent.  Dans  cette 
condition,  la  flèche  dessinée  au-milieu  de  la  devan- 
ture de  l'instrument  indiquera  le  la  du  clavier  à 
l'intonation  réelle. 

Désire-t-on  transposer  au  demi-ton  supérieur,  on 
tourne  le  bouton  de  gauche  à  droite  :  ^i»--^  jusqu'à 
la  division  suivante  sur  le  diamètre  indiqué  par  les 
mots  demi-ton;  le  la  sera  reculé  d'un  demi-ton  à  la 
droite  de  la  flèche,  et,  toutes  les  autres  divisions 
de  la  gamme  chromatique  restant  dans  leur  ordre 
ordinaire,  l'instrument  sera  transposé  d'un  demi* 
ton  vers  l'aigu . 

Comme  nous  Tavons  vu,  le  rouleau  est  divisé 
dans  le  sens  du  diamètre  en  douze  parties  à  chacune 
desquelles  correspondent  les  degrés  d'une  échelle 
chromatique  dont  le  la  recule  d'un  demi-ton.  L'im- 
portance de  la  transposition   est  indiquée  par  les 

chiflFres  V,;  i;  i  %  2;  2%;  3;  s'A;  4;  4 'A;  5; 

5  Vaf  indiquant  de  quelle  quantité  de  tons  et  de 
demi-tons  la  gamme  est  transposée.  Pour  transpo- 
ser dans  le  grave,  la  même  opération  se  pratique 
en  sens  inverse. 


—  373  — 


intt.  Bttrop.     L'étendue   générale    comprend,    comme   nous 
\5  se 


^**  ^      l'avons  dît,  35  sons,  du 


accordés  au  diapason  normal  actuel  (la^  ^  870 
vibrations  simples).  —  Long.  tôt.  i"u;  o"885; 
lai'g.  max.  o">35;  larg.  min.  oi"22. 

Les  vases  en  verre  de  ce  genre  d'harmonica  sont  de  forme 
hémisphérique;  on  les  accorde  par  l'usure  du  verreàTaide 
d'une  meule  d'émeri  :  en  frottant  les  bords  du  vase  (diminoaot 
ainsi  sa  profondeur)  pour  hausser  l'intonation;  en  frottant  le 
contour  supérieur  (diminuant  ainsi  l'épaisseur  de  laparoijpoor 
baisser  l'intonation. 

Belgique.  1949.  Harmonika  de  Franklin.  Don 
de  M"""  la  Douairière  de  Lannoy  de  Marbais.  Sa 
construction  ne  diffère  de  celle  du  précédent  qu'en 
ce  que  celui-ci  est  entièrement  double.  Il  se  com- 
pose en  effet  de  deux  instruments  pareils  au  précé- 
dent qui  seraient  adossés,  l'un  d'eux  se  composant 

de  34  verres,  du 

8* 


le  second  de  38  verres  accordés  à  la  quarte  aiguë  du 
premier,  c'est-à-dire  du 

m' 


au 


iiS- 


Ces  derniers  ont  malheureusement  disparu;  mais 


—  373  — 
ceux  qui  restent  nous  permettent  de  constater  que  lut  sorop 
l'instrument   était    accordé    au   diapason   normal      ^^'  '* 
actuel. 

Cet  harmonica  doit  avoir  été  construit  à  Paris  au 
siècle  dernier  sous  la  direction  de  Martial  Joseph 
Deudon  d*Heysbroeck,  échevin  de  Malines,  qui 
s'occupait  beaucoup  de  sciences  physiques  et  mathé- 
matiques. Les  détails  de  sa  construction  offrent  une 
telle  similitude  avec  ceux  du  précédent  instru- 
ment, qu'il  est  permis  de  les  supposer  construits 
tous  deux  par  le  même  fabricant.  —  Long.  tôt. 
l'ii;  larg.  max.  o»52;  haut.  max.  o"»885. 

La  donatrice  a  également  fait  don  au  Musée:  i^  d'un 
Mémoire  autographe  de  Deudon,  au  sujet  de  son  c  harmonica 
perfectionné  »,  daté  du  25  décembre  1786,  présenté  à  l'Âca- 
demie  des  Sciences  de  Paris  en  février  1788  et  approuvé  en 
séance  du  5  mars  suivant;  20  d'une  série  de  plans  et  études, 
autographes  du  même,  ayant  précédé  la  construction  de 
l'instrument. 

Dans  son  Mémoire,  Deudon  note  qu'il  a  accordé  ses  verres 
<  d'après  l'orchestre  de  l'Opéra  de  Bruxelles  ».  Ce  point  est 
intéressant,  car  l'accord  de  ces  verres  n'ayant  pas  été 
retouché,  il  est  permis  d'en  conclure  que  le  diapason  de  l'Opéra 
de  Bruxelles  en  1786  était,  à  peu  de  chose  près,  conforme  au 
diapason  normal  actuel. 

Id.  1960.  Maiiauphone.  Simple  boîte  horizontale 
reposant  sur  quatre  pieds,  à  l'intérieur  dé  laquelle 
onafixésur  des  chevalets  38  verres  à  pieds, disposés 
dans  Tordre  indiqué  par  la  figure,  et  qui,  consé- 
quemment  immobiles,  entrent  en  vibration  par  un 
frottement  circulaire  des  doigts.  Cette  disposition 

a8 


—  374  — 

iBtt.  Bnrap.  avait  été  imaginée  par  un  maître  de  danse  de 
Bruxelles  nommé  Joseph  Mattau  (13  mars  1788- 
5  août  1867]  qui  avait  acquis  sur  cet  instrument 


Cl.  I. 


0  ©©©©©©©  (T) 
^-.(7)0® ©000  ^ 

y>l  ®®©00  (J 


10  )r  11 


Matuaphoae  (no  1950). 

une  habileté  extraordinaire.  L*étendue  écrite  est  la 
suivante  : 

tJ  -^-    •      ï      4      5       6      7       8      9     10    11    12    13    14    15     16    17 


$ 


4». 


-t^tjd. 


8» 


-I — I- 


t=t: 


ÏTTf?^ 


^ 


t=t 


0ff-V 


18  19  20  21   22  23  24  25  26  S7  28  29  30  31  32 

mais  l'effet  réel  est  à  la  tierce  majeure  supérieure*. 
Les  chiffres  correspondent  à  ceux  qui  numérotent 
les  verres  dans  la   figure  ci-dessus;  ils  indiquent 

I  L'accord  n'est  qu'approximatif;  on  le  complète  en  versant 
dans  les  verres  de  petites  quantités  d'eau  qui  en  diminuan  t 
rélasticité  du  verre,  en  font  baisser  l'intonation. 


» 

aussi  leur  emplacement  dans  la  boîte.  Les  numé-  lut.  Éarop. 
ros  doubles  indiquent  que  la  même  intonation  est      ^^'  '* 
produite  par  deux  verres  différents.  —  Long.  tôt. 
i"28;  larg.  max.  o»625;  haut.  tôt.  o"94o;  haut,  de 
la  caisse  o»i85. 


Classe    II.    —    Instruments   à   membranes. 


Branche  A.  —  Membranes  percutées. 

Sbction    a.    —    Instruments    à   membranes,   bruyants. 
Soni-iecUon  aa   —  Membrane  tendue  sur  un  cadre. . 

iDit.  Enrop.  Italie.  1861.  Tambourin  florentin^  en  forme  de 
^*"-  tambour  de  basque.  Il  est  garni  de  sept  jeux  de 
disques  disposés  dans  des  ouvertures  longitudinales 
le  long  de  la  circonférence.  Une  peinture  naïve 
représentant  une  danse  villageoise  orne  la  mem- 
brane. —  Diam.  du  cercle  o"53;  haut.  o"o9. 

Angleterre.  1962.  Tambourin.  Don  de  M.  R. 
Harrison.  Tambour  de  basque  ordinaire  avec  trois 
jeux  de  disques  en  cuivre.  La  membrane  est  simple- 
ment clouée  sur  le  cadre  et  mesure  0*25  de 
diamètre. 

Sou-tection  ce.  —  A  double  membrane. 

France.  1963.  Tambourin  de  Provence.  C'est  un 
long  tambour  dont  le  fût,  en  noyer  comme  ils  le  sont 
généralement,  est  orné  sur  toute  la  périphérie  de 
guirlandes  verticales  séparées  par  des  filets  sculptés 
dans  répaisseur  du  bois.  Les  cercles  de  tension, 


—   377   — 

peints  en  rouge,  sont  en  chatatgnier  et  portent  imt.  Enrop. 
des  boutons  auxquels  vient  s'attacher  la  corde  des-  ^*'" 
tinée  à  opérer  la  tension  des  membranes.  Celles-ci 
sont  généralement  en  peau  de  chien  (peoà  de 
maroun).  Contrairement  au  tambour  ordinaire,  c'est 
la  membrane  la  plus  mince,  placée  à  la  partie  supé- 
rieure du  fût,  qui  reçoit  la  percussion;  c*est  elle 
aussi  qui  porte  le  timbre  (chasso)^  simple  ficelle 
reposant  sur  la  membrane  dans  le  sens  du  dia- 
mètre. Les  tirants  se  montent  de  bas  en  haut. 

L'instrument  est  spécialement  destiné  à  accom- 
pagner le  galoubet  (fluiiet,  flaiuiet^  fluié).  Le 
tambourinaire  porte  la  caisse  suspendue  par  la 
courroie  sur  Tavant-bras  gauche,  tandis  que  la 
main  gauche  tient  le  galoubet,  et  que  la  main  droite 
frappe  la  membrane  à  Taide  d'une  baguette  (masseio) 
terminée  par  un  gland  (ooulivo).  Le  tambourinaire 
jouant  du  galoubet  est  appelé  escoular;  jouer  des 
deux  instruments  à  la  fois  s'appelle  tutupompo- 
neyer^  (Voir  Notice  sur  le  Tambourin  et  les  autres 
instruments  de  la  musique  provençale^  par  un  iam^ 
bourinatre  [M.  de  Lombardon-Montezan],  Marseille, 
1883).  — -  Haut.  0*79;  diam.  o"42. 

Italib.  1964.  Caisse  sourde  florentine.  Le  fût 
en  bois  est  décoré  d'un  lion  peint  en  or  sur  fond 

I  Dans  Port^Tarascan,  qui  termine  Tépopée  comique  de 
l'illustre  Tartarin,  A.  Daudet  donne  au  navire  qui  transporte 
aux  antipodes  les  émigrant's  tarasconais  le  nom  de  Tutu- 
^An^ai»,  onomatopée  du  son  des  deux  instruments. 


-  378  - 
iMLBDrop.brun,  et  tout  le  contour  de  la  caisse  est  orné  da  lys 

Cl   II 

de  Florence.  —  Haut.  o"73  ;  diam.  des  cercles  0*3 15. 

Id«  1966.  Caisse  sourde  florentine.  Celle«ci  est 
beaucoup  plus  petite  que  la  précédente.  Le  fût, 
également  en  bois,  est  peint  en  vert,  avec  le  lys  de 
Florence  d'un  côté,  et,  au  côté  opposé,  un  autre 
ornement  héraldique.  Haut.  0B385;  diam.  des 
cercles  ©"23 4. 

Iles  Baléares.  1966.  Tamborino  ou  iamborU, 
Don  de  M.  Ant.  Noguera.  Petit  tambour  en  usage 
dans  les  Iles  Majorque  et  Iviça.  Le  fût,  peint  en 
blanc,  est  orné  de  découpures  de  papier  peint  repré- 
sentant des   fleurs.    La  tension    des   membranes 
s'opère  à  l'aide  d'un  système  de  cordage  traversant 
les  cercles  sur  lesquels  elles  sont  enroulées;  cette 
tension  peut  être  augmentée  à  l'aide  de  tirants  de 
cuir  semblables  à  ceux  de  nos  tambours  ordinaires. 
En  travers  de  la  membrane  inférieure  est  tendue 
une  corde  de  soie  recouverte  de  fil  de  métal  blanc,  et 
agissant  en  guise  de  timbre.  La  baguette  servant  de 
percuteur  s'appelle  macillo.  —  Haut,  du  fût  0*205; 
diam.  o"'237. 


Classe  III.  —  Instruments  à  vent. 


Branchb  a.  —  Instruments  a  anche. 

Section  c,  —  Anche  simple,  battante,  avec  tuyau, 
Soas-tMtion  aa.  -~  Toyaa  cylindriqns. 

Angleterre.  1967.  Clarinette  en  sib.  Don  deiut.Europ 
M.  Fernand  Mahillon,  à  Londres.  Elle  porte  la  ^'"^ 
marque  de  G.  Asiar  79  Cornhill  Lonion.  Elle  est  en 
buis,  garnie  de  viroles  d'ivoire.  Six  clefs  de  cuivre 
recouvrent  les  trous  latéraux  fournissant  les  into- 
nations suivantes,  notées  d*après  le  doigté  usuel  de 
la  clarinette  : 


J  flj  ff-!  J  3^ 


=1: 


^ 


La  clef  n*  5  est  celle  dite  de  cadence,  destinée  à 
produire  le  trille  de  ât— i^  J    ;  le  n*  6  est  la  clef 


servant  au  sib  et  en  même  temps  à  la  production 
de  la  douzième  des  sons  fondamentaux.  —  Long, 
tôt.  (avec  le  bec)  o"66. 
France.  1968.  Clarinette  alto,  en  fa.  Marque  : 


38o  — 


garnie  de  viroles  d'ivoire  et  armée  de  treize  clefs 


intiBurop. -4.  Buffet  J^^  Parts.  Elle  est  en  bois  de  prunier, 
garni 

Clarinette  alto,  en  fa  (no  1958). 

en  métal  blanc.  Son  baril  forme  un  léger  coude 
destiné  à  faciliter  la  tenue  de  Tinstrument.—  Long, 
tôt.  o-Sg. 

Id.  1969.  Double  clarinette.  Pièce  de  bois  dans 
laquelle  on  a  foré  au  tour  deux  canaux  parallè> 
les,  à  Textrémité  supérieure  desquels  on  a  enserré 
deux  tubes  de  cuivre  dépassant  le  bois  d'une  lon- 
gueur de  0^02 1  et  formant  ainsi  deux  tenons 
entourés  de  fil,  sur  lesquels  s'appliquent  deux  becs 
de  clarinette.  Cette  pièce  de  bois  est  fixée  dans  une 
caisse  rectangulaire,  en  bois  également,  à  chacun 
des  deux  côtés  de  laquelle  est  adapté  un  petit  clavier 
dont  les  touches,  par  l'appui  des  doigts,  soulèvent 
les  plaques  de  métal  qui  obturent  une  série  de  trous 
latéraux  pratiqués  dans  chacun  des  canaux.  Lors- 
qu'on abandonne  la  touche,  la  plaque  revient  en 
place  par  l'action  d'un  ressort.  Les  touches,  répar- 
ties par  noires  et  par  blanches  suivant  la  disposition 
du  clavier  de  piano,  permettent  de  produire  sur 
chacun   des  tuyaux  une   échelle   chromatique  de 


=3^    '    1^ 


à  un  diapason  exactement  à  un  demi-ton  au-dessous 
de  l'étalon  officiel  actuel. 


-   38i   - 

Le  nom  spécial  de  cet  instrument  nous  estiottEorop 
inconnu;  c'est  fort  probablement  le  spécimen  d'une  ^'*"^ 
invention  mort-née,  qui  peut  dater  d'une  quaran- 
taine d'années.  —  Long,  de  la  pièce  de  bois  o"8o  ; 
larg.  0*06;  épaisseur  o"*026;  diam.  de  chacun  des 
canaux  o"'oi3;  long,  de  la  caisse  o"*64;  larg.  o'<'ii5; 
épaisseur  o"o53. 

Id.  1960.  Clarinette  en  sib.  Marque  :  Rudall,  Rose^ 
Carte  &  C«,  London.  Elle  est  du  système  ordinaire, 
dit  à  13  clefs,  mais  le  mécanisme  a  reçu  différentes 
modifications  et  additions  ayant  pour  but  de  faciliter 
certains  passages  quasi  impossibles  avec  les  clari- 
nettes du  système  ordinaire.  On  remarque  : 

I*  Un  levier  placé  sous  la  3*  clef,  et  qui  permet, 
par  Teztension  de  l'auriculaire   droit,  de  produire 

^^^  mC^^»  ^^^^  ^°  laissant  la  liberté  à  l'auriculaire 


-I- 


gauche  pour  ouvrir  la  2»  clef  de  ^  JW~",  et  per- 
mettant  conséquemment  les  liaisons 


?i* 


2*  La  a*  clef  ouvre  la  clef  jSt'ttMp  et  ferme  en 


même  temps  la  clef  n»  3,  de  gk— ^;  cette  combi- 

^5 


—   3^2   — 

iMi.  Europ.  naison  laisse  rauriculaîre  droit  libre  pour  ouvrir 
^*  "^'     la  4*  clef,  permettant  ainsi  d'effectuer  sans  difiBcultc 


les  liaisons 


i»^ 


3«  L'addition  d'un  levier,  à  prendre  par  Tauricu- 
laire  gauche,  et  destiné  à  ouvrir  la  4*  clef 


et  rendant,  par  conséquent,  très  faciles  les  battements 


w 


rapides  degr^*^^»  impossibles  sur  la  clarinette 


ordinaire; 


4»  La  clef  de  fc^Eétant  ouverte  comme  à  l'or- 
dinaire par  l'auriculaire  gauche,  est  combinée  de 
telle  façon  qu'elle  se  referme  par  l'appui  de  l'index 
droit  sur  l'anneau  qui  lui  est  destiné.  Par  suite,  les 
battements 


impossibles  sur  la  clarinette  ordinaire,  deviennent 
faciles; 


-  383  — 

5**  Les  trois  trous  latéraux  du  corps  supérieur  iBitEorop. 
sont  garnis  d'anneaux.    En   appuyant  l'annulaire    ^'•"^' 
gauche  sur  celui  qui  lui  est  destiné,  on  produit  le 

^  par  l'ouverture  de  deux  clefs  placées  au 


côté  de  l'instrument,   la  clef  supérieure  donne  le 


^,  la  clef  inférieure   le  feE^£-  Quand  on 


appuie  sur  son  anneau  l'index  droit,  la  clef  supé- 
rieure se  ferme  et  la  note  produite  est  le  fc^^  •  Il 

en   résulte     une     exécution    facile     des    trilles  : 
*)2E^£^E»  P*^  *®  simple  mouvement  de  l'annu- 


laire droit,  b)  ^yj^j'^J-'  par  l'appui  de  l'annulaire 

droit  sur  son  anneau,  combiné  avec  le  battement 
de  l'index  droit  sur  le  sien  et  c)  gk--|yj'-j  ••  par  lappui 

de  l'annulaire  gauche  et  de  l'index  droit  sur  leurs 
anneaux  respectifs  et  le  battement  par  Tindex  ou 
le  médius  gauches  également  sur  leurs  anneaux 
respectifs. 

Cette  clarinette  apporte,  on  le  voit,  certaines 
facilités  de  doigté,  mais  elle  offre  en  revanche 
quelques  difficultés  dues  à  la  complication  de 
mécanisme.  —  Long.  tôt.  o"66o. 

Bblgiqub.  196L  Clarinette  en  stb.  Don  de 
M.  Van  de  Vyvere-Loontjens,  deThielt.  Instrument 


~   3«4   - 

intt.  Barop.  en  ébène  garni  de  viroles  d*ivoire  et  portant  cinq 

^*'  "^'    clefs.  Le  corps  inférieur  est  divisé  en  deux  parties. 

Marque   :    Deloose  à  Gand.   —  Long,    (sans  bec) 

o"535- 

Id.  1862.  Clarinette  ensii^.  Auteur  inconnu.  Le 
pavillon  est  marqué  j^,  Ponfoort,  Gand,  mais  l'in- 
strument ne  nous  paraît  pas  être  de  ce  facteur. 
Système  dit  à  13  clefs.  Le  corps  inférieur  possède 
les  deux  anneaux  permettant  de  produire  automati- 
quement les  /tr — f^^'  Les  deux  mêmes  anneaux 


m 


commandent  une  autre  petite  clef,  s'ouvrant  aussi 
automatiquement,   pour    améliorer    les  J^     ^- 1— 

produits  par  le  doigté  fourchu.  Le  corps  supérieur 
est  muni  de  trois  anneaux  agissant  chacun  sur  une 
petite  clef  destinée  à  améliorer  les  doigtés  fourchus 

et  permettre  la  production  du  ^^  J  ■ 

sans  l'adjonction  de  la  clef  de  fa  de  l'index  droit. 
—  Long,  (sans  bec)  o"575. 

Italie.  1963.  Clarinette  en  ut,  système  Schaffner. 
Don  de  M.  V.  Mahillon.  Même  principe  de  division 
de  la  colonne  d'air  (au  moyen  de  trous  latéraux 
ovales)  que  celui  que  nous  exposerons  plus  loin  au 
sujet  de  la  flûte  n*  2002.  Mais  le  mécanisme  se  com- 
plique ici   par  suite  du  problème  consistant  dans 


-  385  - 

l'ouverture  successive  des  vingt  trous  latéraux  à  imt.  Enrop. 
Taidede  huit  doigts,  les  deux  pouces  étant  employés     ^'•"^' 
au  soutien  de  Tinstrument. 

Voici,  en  effet  réel,  les  intonations  produites  par 
l'ouverture  successive  des  trous  latéraux  : 


9        10 


i 


S^^,^^^^SF^ 


13       14       15       16       17       18       19      20 

Le  problème  a  été  très  ingénieusement  résolu,  le 
mécanisme  est  merveilleusement  combiné  et  réalisé. 
Mais  la  véritable  pierre  d*achoppement,  Timpossi- 
bilité  d'obtenir  l'occlusion  complète  d'un  si  grand 
nombre  de  trous  latéraux,  n'en  subsiste  pas  moins. 
—  Long.  tôt.  o"6j5. 

France.  1964  Clarinette  en  sib,  système  Roméro. 
Don  du  même.  Instrument  imaginé  en  1867  par 
Antonio  Romero,  professeur  de  clarinette  au  Con- 
servatoire royal  de  musique  à  Madrid,  et  construit 
parBié,  fabricant  d'instruments  de  musiaue  à  Paris. 
Le  brevet,  en  date  du  3  juin  1867,  porte  le  n»  76636. 
Le  système  de  cette  clarinette,  qui  descend  au  mi 
grave,  permet  principalement  à  Tinstrumentiste  la 
production  des  fondamentales 


et  de  leurs  douzièmes  respectives  à  l'aide  d'une  seule 


—  386  — 

inst.  Bnrop.  clef,  prîse  par  l'auriculaire  de  chacune  des  deux 
^^  "''  mains, facilitant  ainsi  des  passages  impossibles  avec 
le  système  ordinaire,  à  cause  des  glissements  néces- 
saires d'une  clef  sur  l'autre.  Ces  avantages  étaient 
du  reste  déjà  offerts  par  le  système  Boehm.  La 
nouveauté  consistait  dans  la  possibilité  de  produire 
les  notes  du  registre  moyen  : 


T=f: 


:*=:««i 


rindex,  l'annulaire  et  le  médius  de  la  main  droite 
étant  appuyés  sur  leurs  anneaux  respectifs,  par  le 
relèvement  successif  de  ces  doigts. 

Le  système  et  sa  réalisation  sont  dignes  d'atten- 
tion et  d'éloges.  Néanmoins,  la  complication  de 
l'instrument  causa  son  insuccès  ;  il  fut  abandonné 
complètement  dès  la  mort  de  son  auteur.  La 
marque  :  Lefevre  à  Paris^  dont  la  clarinette  est 
estampillée,  est  celle  du  successeur  de  Bié.  — Long, 
tôt.  o"690. 

(Varia).  1966.  Becs  de  clarinette.  Collection  de 
28  becs  de  provenance  et  de  forme  diverses,  en  ivoire 
ou  en  bois.  Parmi  les  pièces  principales,  notons  : 

Un  bec  de  clarinette  en  si\)  en  bois,  recouvert 
entièrement  d'une  enveloppe  de  métal. 

Un  bec  de  clarinette  en  s»'b,  allemand,  marqué 
Geisler.  Il  est  en  bois  noir  ;  la  partie  taillée  en  biseau 
opposée  à  l'anche  est  recouverte  d'une  plaque  de 
métal  pour  empêcher  l'action  destructive  des  dents. 


-  387  - 

Un  bec  de  clarinette  en  si\>  en  bois,  avec  toute  la  imt.  Earop. 
partie  supérieure  en  étaîn.   Ce   bec,   fabriqué  par    ^'•^"' 
J.  Ponfoort,  de  Rumbeke,'  avait  été  offert  en  1 848  au 
célèbre  clarinettiste  Joseph  Biaes,  alors  professeur 
au  Conservatoire  royal  de  musique  de  Bruxelles. 

Un  bec  de  clarinette  en  sib  en  cristal.  Il  date  du 
commencement  de  ce  siècle  et  porte  la  marque  : 
Laurent,  Palais  Royal  65,  Paris. 

Un  bec  de  clarinette  en  mib  en  métal.  La  partie 
inférieure  de  la  table,  basculant  sur  deux  vis  qui 
servent  de  pivots,  permet  d*éloigner  ou  de  rappro- 
cher Tanche  de  la  partie  supérieure,  légèrement 
arquée,  contre  laquelle  elle  vibre.  Cet  éloignement 
de  l'anche  est  obtenu  par  une  bride  attachée  aux 
côtés  de  la  table  et  qui  se  meut  par  faction  d'une 
vis  placée  au  dos  de  Tappareil.  Marque  :  Triebert 
breveté  à  Paris. 

Bec  de  clarinette  en  mib  en  métah  II  est  sem- 
blable au  précédent,  mais  le  degré  d'inclinaison  de  la 
table  est  réglé  par  une  vis  et  un  écrou  qui  fonction- 
nent à  la  partie  inférieure  de  la  table.  Il  est  de 
C.  Mahillon  à  Bruxelles. 

Bec  de  clarinette  en  sib  en  bois  avec  enveloppe 
de  métal.  Système  semblable  au  précédent. 

Bec  de  clarinette  en  sib  en  métal.  La  partie 
supérieure  est  fixe  ;  la  partie  inférieure,  sur  laquelle 

'  C!e8t  ce  même  facteur  qui  s'établit,  plus  tard,  à  Qand; 
voir  n"  1962. 


—  388  — 

lut.  Barop.  se  trouve  la  table,  bascule  sur  deux  pivots  placés 
aux  côtés  de  la  vis,  ce  qui  fait  que  la  partie  infé- 
rieure de  la  table  peut  être  portée  légèrement  en 
avant  ou  en  arrière  au  moyen  d'une  vis  placée  au 
dos  du  bec.  Marque  :  C.  Mahillon  à  Bruxelles.  Le 
mécanisme  a  été  breveté  en  1851. 

Dans  les  cinq  becs  qui  précèdent,  Tanche  est  fixée 
sur  la  table  par  un  levier  basculant  entre  deux 
pivots  et  l'un  des  bras  est  commandé  par  une  vis  de 
pression. 

Iles  Baléares.  1966.  Cheremia  ou  Chirimia. 
Don  de  M.  Ant.  Noguera.  Simple  tube  de  roseau 
percé  de  cinq  trous  latéraux  et  dans  Textrémité 
supérieure  duquel  est  insérée  une  anche  semblable 
à  celle  de  Varghoul  (n^  113).  Quatre  des  trous 
latéraux  sont  percés  sur  la  face  antérieure  ;  le  cin- 
quième, qui  se  recouvre  par  le  pouce,  est  percé  au 
côté  opposé.  L*ouverture  successive  de  ces  trous 
donne  les  intonations  suivantes  : 


^=^ry-r-¥=^ 


—  Long.  tôt.  (anche  comprise)  o«i 7;  diam.  inté- 
rieur o"o05. 

Il  suffit  de  comparer  la  cheremia  à  Varghoul^  à  la  Mummênh 
(no  115)  et  à  \tigheteh  (n°  351)  pour  se  convaincre  deTorigioe 
arabe  de  cet  instrument,  principalement  en  usage  aujourd'hui 
dans  rile  d*Iviça. 

Id.  1967.  Chirimia.  Don  du  m6me«  Instrument 
semblable  au  précédent,  dont  il  ne  diffère  que  par 


-  389  — . 

la  longueur,  ici  de  0^190.  Cette  différence  de  Ion-  Uit  Barop 
gueur,  pour  des  intonations  semblables,  s'explique     ^''"'' 
parlediamètre  intérieur  du  tuyau,  qui  mesure  o^^ooS. 

SoQB-Mctioo  bb,  —  Anche  batuote  et  tuyan  conique. 

Belgique.  1868.  Cornet  d'appel.  L'anche  est 
formée  d*une  rigole  ou  canal  dont  l'ouverture  est 
couverte  d'une  languette  métallique.  Tout  l'appa- 
reil est  en  fer  blanc.  Lorsqu'on  embouche  l'anche, 
avec  une  pression  d'air  moyenne,  le  son  émis  est  le 

7v   ,     ,  qu'on  peut  toutefois  faire  monter  de  toute 


t> 


une  quarte  en  augmentant  la  pression.  —  Long,  du 
tuyau  o»o56;  diam.  du  côté  de  l'anche,  o«oio  envi- 
ron; du  côté  opposé  o"o24. 

France.  1969.  Corne  d'appel.  C'est  une  simple 
corne  de  vache  ornementée  à  l'aide  d'un  procédé 
chimique.  La  pointe  a  été  munie  d'une  anche  bat- 
tante recouverte  par  une  capsule  trouée  dans 
laquelle  on  souffle.   L'instrument  ainsi  embouché 

donne  le  ckEEîE-    "~    Long.    tôt.    o«465;   diam. 


moyen  de  l'ouverture  de  la  corne  o"o8. 

Section  d,  —  Anche  double  avec  tuyau, 

Soui'iectioo  aa.  —  Avec  tnyau  cylindrique. 

Italie.  1970.  Tournebout,  C'est  une  sorte  de 
cromorne  en  bois  recouvert  de  cuir,  dont  la  figure 
se  trouve   dans  VArt  du  faiseur    d'instrument   de 

29 


—  390   — 

VEncyclopidie  àt  Diderot  et  d^Alembert.  Dans  rétaïl 
^"ci.i'^  actuel  de  ce  tournebout  Tanche  s'introduit  dans  uni 
canal  de  o"oi5  de  diam.  sur  0*090  de  longueur; 3 
partir  de  là,  la  perce  s  élargit  brusquement  jusqu  al 
un  diamètre  de  o"™045  qu'elle  conserve  sur  presque 
toute  la  longueur  du  tuyau,  pour  s'épanouir  ensuite  1 
jusqu'au  diamètre  de  o"»052  à  Textrémité  inférieure. 


Tourneboat  (no  1970). 

Ce  tuyau  est  formé  de  deux  coquilles  assemblées  et 
collées  par  les  bords;  il  est  percé  latéralement  de 
neuf  trous,  dont  le  premier  et  le  second,  forés  en 
dehors  de  fatteinte  des  doigts,  ne  servent  qu'à 
régler  Tintonation  du  3*  trou.  Celui-ci  se  trouve 
presqu'à  côté  du  4»,  et  sur  la  même  hauteur;  il  se 
recouvre,  assez  difficilement,  par  le  petit  doigt,  et 
sa  position  démontre  que  l'instrument  se  tenait  de 
la  main  droite  à  la  partie  inférieure.  La  restauration 
de  ce  curieux  et  probablement  unique  tournebout 
a  malheureusement  été  mal  faite;  par  suite  il  ne 


-  39Ï   -- 

nous  a  pas  été  permis  d'en  évaluer  les  intonations,  uii.  Burop. 
Il  faudrait  pour  le  remettre  en  bon  état  qu'une  ^'"  ^"' 
circonstance  fortuite  nous  mît  en  présence  des 
détails  de  construction  qui  ont  été  maladroitement 
supprimés  lors  de  la  réparation.  —  Long.  tôt.  o"94; 
diam.  extérieur  (cylindrique  sur  toute  la  longueur 
de  l'instrument),  o™o63  environ. 

RoMB.  1871.  Aulos  spondaîquf  ou  Tibia  multifora. 
Don  de  M.  V.  Mahillon.  Il  a  été  construit  d'après 
rinstrument  trouvé  en  1867  à  Pompéi,  dans  la 
maison  de  Caïus  Vibius,  et  dont  le  fac^simiU  est 
déjà  catalogué  sous  le  n*  416.  L'anche  que  nous  y 
avons  adaptée  est  double;  elle  est  semblable  à  celle 
de  Vhichi-riki  japonais.  Par  son  intermédiaire 
rinstrument  donne  les  intonations  suivantes  : 


^=fii"Trrr=^^ 


6         7         8        9        10     ^ 

L'anneau  attaché  au  corps  du  tuyau  est  destiné  à 
recevoir  le  pouce  pour  faciliter  la  tenue.  --  Long, 
tôt.  0-53I. 

L*adjectif  if>tt//f/ora  s'explique  par  le  grand  nombre  de  troua 
dont  la  tibia  est  percée;  spondaïquc  fait  allusion  à  ce  que 
cet  instrument  était  surtout  employé  à  l'accompagnement 
des  mélodies  liturgiques  composées  de  spondées,  L'aulos  spon- 
daiqae  est  un  chalumeau  masculin  classé  par  Aristoxène  parmi 
\ti  auloi  plus-que^parfaits»  ainsi  dénommés  parcequ*ils  avaient 
le  diapason  le  plus  grave  (F.  A.  Qbvabrt,  Histoire  et  Théorie 
dila  Musique  de  VAntiquité,  tome  II,  pp.  273  et  286). 

Ce  fac-similé  a  été  joué  par  M.  Poncelet,  professeur  de 
clarinette  au  Conservatoire  royal  de  musique  de  Bruxelles,  au 


—  39^  — 

Uat  Barop  conceit  greco-romain  donné  à  l'occasion  de  la  conféreDce 
CI.  III.     de  M.  Gevaert.  1 

Id.  1972.  Auloi  doubles  ou  Tibiae  impares.  Don  de 
M.  V.  Mahillon.  Reconstitution  fantaisiste  faite  par 
le  donateur  pour  servir  au  même  concert,  l'échelle 
respective  ayant  été  indiquée  par  M.  Gevaert.  Ce 
sont  deux  tuyaux  d'érable,  façonnés  au  tour,  dont 
la  forme  et  les  dimensions  intérieures  et  extérieures 
rappellent  celles  de  la  tibia  n»  416.  Les  deux  tibiae 
sont  percées  de  cinq  trous  latéraux,  quatre  sur  la 
face  antérieure,  le  cinquième  sur  la  face  postérieure. 
Le  premier  des  deux  tuyaux,  joué  par  la  main  droite 
{tibia  dextra)y  donne  par  l'ouverture  successive  des 
trous  latéraux  les  intonations  : 


ï^=i 


le  second,  qui  se  tient  de  la  main   gauche  (tibia 
sinistra)  : 


$ 


i^i^&r^^'= 


La  longueur  est  chose  accessoire,  les  dimensions 
données  à  notre  spécimen  n'ayant  d'autre  but  que 
l'agrément  de  la  forme.  Il  est  certain  que  les  tuyaux 

1  De  Vétat  actuel  de  nos  connaissances  relatives  à  la  pratiqué 
de  Vart  musical  chez  les  Grecs  et  les  Romains.  Conférence  faite 
à  la  Société  pour  le  progrès  des  études  philologiques  et  histsriques, 
dans  sa  séance  du  25  mai  1896 


—    393   — 

pourraient  être  raccourcis  de  toute  la  partie  imi.  Europ. 
inférieure  au-delà  du  premier  trou  latéral.  Les  ^'  "^' 
anneaux  ont  été  ajoutés  pour  faciliter  la  tenue  des 
instruments,  assez  difficile  sans  cet  accessoire 
lorsque  tous  les  trous  latéraux  sont  découverts. 
Il  est  à  supposer  cependant  que  les  anciens  ne  se 
servaient  d'aucun  artifice  de  ce  genre;  les  monu- 
ments qui  nous  ont  été  conservés  n'en  offrent 
aucune  trace. 

Lorsque  les  tibiae  accouplées  avaient  la  même  longueur, 
on  les  appelait  tibia»  pares  (égales)  ;  si  elles  différaient  de 
diapason,  on  les  désignait  sous  le  nom  de  tibiae  impares 
finégales)  (Gbvabrt,  loc.  cit.  tome  II,  p.  290). 

Id.  1973-1974.  Tibia  gréco-romaine  {tibia  multi- 
fora^  aulos  spondaîque).  Le  n»  1973  est  un  fac- 
similé,  construit  par  MM.  Sabatino  de  Angelîs  et 
fils,  de  Naples,  d'après  un  instrument  découvert 
dans  les  fouilles  de  Pompéi  le  8  septembre  1888  et 
conservé  au  Musée  national  de  Naples.  Le  tube 
principal  est  en  os,  recouvert  de  douilles  de  bronze; 
toutes  celles  recouvrant  les  trous  latéraux  sont  tour- 
nantes, ainsi  que  nous  les  avons  vues  précédemment 
(voir  la  description  du  n"  416).  La  partie  inférieure 
a  perdu  son  recouvrement  de  bronze,  Tos  est  à 
découvert.  Le  tuyau  est  percé  latéralement  de  neuf 
trous  dont  l'ouverture  successive  fournit  les  into- 
nations suivantes  : 


^m 


q: 


—  394  — 
iBtt.  Eorop.      Ces  trous  ne  sont  pas  disposés  sur  une  seule 
^^  "^*     ligne;  il  est  probable  que  lors  de  la  réparation  de 
l'instrument  authentique  les  fragments  d'os  n'ont 
pas  été  remis  à  leur  véritable  place,  ce  qui  expli- 
querait pourquoi  les  trous  2,  4^    5,  6  se  trouvent 
sur  le  côté  gauche  au  lieu  d'être  placés  en  ligne 
droite  avec  les  autres  trous.  A  remarquer  que  les 
douilles  recouvrant  les  trous  2,  4,  5,  6  sont  munies 
de   plaques  sur  lesquelles  sont   soudés  de  petits 
boutons  à  tète  ronde,  tandis  que  sur  les  plaques  des 
autres  douilles  tournantes  le  bouton  est  remplacé 
par  un  petit  anneau  semblable  à  ceux  qui  servent  à 
faire  tourner  les  douilles  du  n«  4 16.   La  douille 
recouvrant  le  trou  n®  8  n*a  ni  anneau  ni  bouton, 
parceque    le  tube  additionnel  qui  y  est  appliqué 
facilite  son  mouvement  circulaire.   Ce  tube  addi- 
tionnel, de  o"»03 1  de  longueur  moyenne,  se  bouche 
par  le  pouce  de  la  main  gauche;   il  a  pour  effet 
d'abaisser    d'un    demi-ton     l'intonation    du    trou 
latéral  percé  en  cet  endroit  et  qui,  sans  cet  artifice, 
donnerait  le  fa%.  On  eût   pu  obtenir  le  /aQ  sans 
tube  additionnel,  en  forant  le  trou  plus  bas  sur 
la  colonne  d'air,  soit  sur  la  face  antérieure  pour 
le   faire   boucher   par   le   médius   droit,    soit   sur 
la  face  postérieure  pour  en  confier  la  fermeture 
au   pouce   de  la  même  main.    L'idée   de  ce   tube 
additionnel   ne  s'explique  donc  que  par  la  conve- 
nance  de   l'instrumentiste.    Quoi   qu'il    en   soit, 
l'instrument,   tel   qu'il   est   construit,    nous  offre 


—   395  — 

deux  échelles  mélodiques  :  la  première  composée  du  lut.  buop. 
tétracorde  ""'• 

m^ '■ — ^ ^ 


X 


ï 


la  seconde  du  même  tétracorde  transporté  à  Toctave 
supérieure,  plus  deux  sons,  fa  et  la. 

Le  fac-similé  de  MM.  Sabatino  de  Angelis,  très 
bien  fait  au  point  de  vue  plastique,  ne  répond 
pas  aux  exigences  de  la  facture,  en  ce  sens 
que  les  douilles  en  tournant  n'obturent  pas  com- 
plètement les  trous  latéraux.  Cette  circonstance, 
rendant  impossible  l'analyse  de  Téchelle  musicale 
produite  par  cette  tibia«  nous  a  engagé  à  construire, 
en  bois,  le  n**  1974»  à  l'aide  duquel  il  a  été  facile  de 
déterminer  les  intonations.  Celles  fournies  par  les 
trous  latéraux  4,  5  sont  un  peu  basses  dans  leurs 
rapports  avec  les  autres;  cette  irrégularité  pourrait 
être  corrigée  sans  difficulté  en  agrandissant  un  peu 
les  dimensions  des  trous,  mais  il  nous  a  paru  qu'il 
valait  mieux  respecter  cette  petite  imperfection.  — 
Long.  tôt.  (sans  anche)  o''625;  diam.  de  la  colonne 
d'air  o"o  1 1 . 

Id.  1976.  Tibia  gréco-romaine.  Moule  en  plâtre 


SB^/C.  ..mT^'S: 


Tibia  gréco-romaioe  (no  1975). 

représentant  l'instrument  tel  qu'il  se  trouve  con- 
servé au  Musée  national  de  Naples. 


—  39^  — 

Sous-section  bb.  —  Anche  doable  et  tuyau  conique 

init.  Eorop.  Francb.  1976.  Musettâ  bretonne.  Don  de  M.  V. 
Mahillon.  Petit  hautbois  en  bois,  à  pavillon  très 
évasé.  Il  est  percé  de  sept  trous  latéraux  dont  le 
premier  ne  se  recouvre  pas.  L'ouverture  succes- 
sive de  ces  trous  produit  les  intonations  suivantes: 

u^a^ — 1      j — 3- — #— 


ï 


Ez^^^E 


:^ 


—  Long.  tôt.  (anche  comprise)  o'»345. 

Autriche.  1977.  Triionicon  ou  Universal-Contra- 
Bass,  de  l'anc.  coll.  V.  et  J.  Mahillon.  Sans  marque 
de  fabrique.  Réunion  de  cinq  tuyaux  coniques  en 
cuivre,  disposés  parallèlement  et  réunis  par  une 
culasse  et  des  potences.  Le  premier  de  ces  tuyaux 
est  terminé  par  un  bocal  plié  en  cercle  dont  Textré- 
mité  reçoit  Tanche;  le  dernier  s'évase  en  forme 
de  pavillon.  Le  long  de  ces  tuyaux,  quinze  grands 
trous  latéraux  disposés  d'une  manière  plus  ou 
moins  rationnelle.  Tous  sont  recouverts  de  clefs 
fermées  \  sauf  le  premier  qui  a  une  clef  ouverte. 
Le  mouvement  de  ces  clefs  est  actionné  par  uo 
nombre  égal  de  touches  disposées  de  manière  à 
être  prises  :  les  trois  premières  par  le  pouce  de  la 

X  Les  clefs  ouvertes  en  se  fermant  allongent  la  colonne  d*âir, 
produisant  ainsi  un  abaissement  du  son;  les  clefs  fermées cd 
s'ouvrant  produisent  Tefifet  contraire. 


—  397  — 

main  gauche,  les  deux  suivantes  par  celui  de  la  uit.  Europ 
main  droite,  les  cinq  suivantes  par  les  quatre  doigts  ^''^" 
de  la  main  droite  dont  Tauriculaire  en  manie  deux, 
et  enfin  les  cinq  dernières  par  les  quatre  doigts  de 
la  main  gauche.  L'ouverture  successive  des  trous 
latéraux  produit  les  intonations  suivantes,  notées 
à  Poctave  aiguë  de  l'effet  réel  : 

0      1       2      3       4      5       6      7       8      9     10    1 1    12    1 3    1 4    1 6 

Les  sons  4  à  15  octavient  par  la  simple  pression 
des  lèvres  sur  l'anche. 

L'idée  première  du  Tritonikon  est  due,  dit-on,  à 
Schôllnast  et  fils,  de  Presbourg;  elle  date  de  1839 
environ.  -  Long,  tôt.,  de  Textrémité  du  pavillon 
au  bas  de  la  culasse,  i°>o8;  longueur  de  la  colonne 
d'air,  anche  comprise,  4™56  environ. 

Angleterre.  1978.  Hautbois.  La  marque  est 
devenue  illisible,  le  mot  London  seul  est  resté 
apparent.  L'instrument,  en  érable  bruni,  est  divisé 
en  trois  parties  :  le  corps  supérieur,  le  corps 
inférieur  et  le  pavillon;  ils  sont  ornés  de  viroles 
d*ivoire.  Ce  hautbois  est  percé  latéralement  de  six 
trous  et  monté  de  deux  clefs  d'argent  :  l'une,  ouverte, 
se  ferme  pour  produire  Vut  grave,  l'autre,  fermée, 
s'ouvre  pour  donner  le  tntù.  Le  4*  trou  latéral  est 
double,  deux  petits  trous  sont  percés  lun  à  côté 
de  l'autre.  Si  on  les  ouvre  tous  deux,  l'intonation 
produite  est  le  /a;  si,  glissant  l'annulaire  gauche  de 


—  398  - 
iBit Barop.  façon  à  n'en  découvrir  qu'un,  Tintonation  obtenue 


Cl.  m. 


est  soljj^.  Echelle  totale 


^  d.      0       cl.        l        2        8        4        6        6 

Le  ré  (marqué  o)  est  réglé  par  deux  ouvertures 
latérales  percées  dans  le  pavillon.  Diapason  un  peu 
au-dessous  de  l'étalon  normal  actuel (/aj^»  870  vibr.) 
—  Long.  tôt.  (sans  anche)  o"«59. 

Id.  1979.  Obae  da  caccia.  Marque  :  William 
Gatlem.  L'instrument,  en  bois  d'érable  teint,  monté 
de  deux  clefs  en  cuivre,  est  divisé  en  deux  corps 
garnis  de  viroles  d'ivoire  placées  Tune,  au  corps 
inférieur  à  l'embotture  qui  reçoit  le  tenon  d'assem- 
blage  des   deux   corps,    l'autre,   à   l'extrémité  du 


Oboe  da  caccia  (no  1979^ 

corps  supérieur,  où  se  trouve  l'embotture  dans 
laquelle  s'adapte  le  bocal  de  cuivre  recevant  l'anche. 
L'instrument  est  en  fa  au  diapason  normal;  sa 
facture  date  probablement  des  premières  années 
de  ce  siècle.  Echelle  : 


:«■= 


^ 


E 


:x: 


-J-Pi— 


0       cl.      d.        1        2     "'        ?        4        6        • 

L'intonation  des  trous  latéraux  2  et  6  peut  être 
baissée  d'un  demi-ton  en  bouchant  le  trou  latéral 


—  399  — 
immédiatement  inférieur.  —  Long.  tôt.  (sans  leinttEorop 
bocal)  o"725. 

France.  1980.  Hautbois.  Marque  :  M.  Lot  à 
Paris.  Entre  l'initiale  et  le  nom,  une  étoile  à  cinq 
rayons.  L'instrument  est  en  buis  avec  deux  clefs 
de  cuivre,  Vut  et  le  mib.  Les  trous  latéraux  pour 
rindex.de  la  main  droite  et  l'annulaire  de  la  main 
gauche  sont  doubles.  En  découvrant  Tun  des  trous 
seulement,  on  obtient  le  demi-ton  supérieur  de 
rintonation  produite  par  le  trou  précédent;  si  l'on 
débouche  les  deux  trous  à  la  fois,  l'intonation  du 
trou  précédent  est  haussée  de  tout  un  ton.  —  Long, 
tôt.  (sans  anche)  o»57. 

Pays-Bas.  1981.  Hautbois.  Il  est  en  ébène, 
orné  de  quatre  viroles  d'ivoire  finement  sculptées. 
Trois  clefs  de  cuivre  :  deux  wtb,  l'une  pour  l'auri- 
culaire droit,  l'autre  pour  l'auriculaire  gauche,  et 
la  clef  d*ut.  Les  trous  latéraux  se  recouvrant  par 
l'index  de  la  main  droite  et  Tannulaire  de  la  main 


Hautbois  (no  1981). 

gauche  sont  doubles  comme  à  l'instrument  précé- 
dent. La  marque,  presque  entièrement  effacée,  est 
malheureusement  illisible.  —  Long.  tôt.  (sans 
anche)  ©"s  7. 

Angleterre.  1982.  Whit-horn.  Don  de  M.  H. 
Balfour,  conservateur  du  Musée  ethnographique  de 


—  4^^  — 

loBt.Earop.  l'Université  d*Oxford.  Ce  curieux  instrument,  origi- 
^*'  "^'  naire  du  comté  d'Oxford  et  appartenant  au  type 
hautbois,  est  formé  d'une  simple  bande  d'écorcede 
saule  roulée  en  spirale.  L'anche  est  faite  d'un 
cylindre  d'écorce  du  même  arbre,  détachée  entière 
d'une  petite  branche  de  7  à  8  millim.  de  diamètre. 
Ce  cylindre  est  introduit  dans  la  partie  supérieure 
du  tuyau  conique  et  aplati  à  son  extrémité  de  façon 
à  former  les  deux  languettes  qui  caractérisent 
Tanche  double.  L'intonation  obtenue  par  un  tuyau 
de  cette  nature  est  naturellement  très  variable  à 
cause  de  l'irrégularité  de  ses  proportions.   Notre 

spécimen  donne  le  ^Zj""* 

En  vertu  d'une  très  ancienne  charte,  les  habitants 
de  certains  villages  du  comté  d'Oxford  avaient  le 
droit,  le  lundi  .de  la  Pentecôte  {Whit-Monday)àe 
tuer  un  chevreuil  dans  les  réserves  de  la  forêt.  Ce 
jour  de  chasse  populaire  était  annoncé  dès  l'aube 
à  l'aide  du  Whithorn.  —  Long.  tôt.  (anche  com- 
prise) o''36. 

Nous  avons  catalogué  sous  le  n<>  181 1  un  instrument  d'orî- 
gine  japonaise,  de  construction  absolument  semblable. 

Italie.  1983.  Hautbois  en  ut,  système  Schaffner. 
Don  de  M.  V.  Mahillon.  Intonations  : 

0      1      2      s      4      5      6      7      8      9     10    11    12    IS   U   IS 

produites    par    l'ouverture    successive    des    trous 


latéraux  à  l'aide  d'un  mécanisme  semblable  à  ceux  loat.  Burop 
de  la  flûte  n»  2002  et  de  la  clarinette  n*   1963.  —     ^*"'- 
Long.  tôt.  o"540. 

Branche  B.  —  Instruments  a  bouche. 

Section  a.  —  Bouche  biseauUe. 

Soaa-tection  aa.  —  Tayaa  ouvert. 

Anglbterrb.  1884.  Flageolet.  Don  de  M.  P. 
Mahillon.  Marque  :  Power  ^^  Str and,  London,  Il  est 
en  bols  de  buis  garni  de  viroles  d  ivoire.  Sept  trous 
sur  la  face  antérieure,  un  huitième  sur  la  face 
postérieure.  Leur  ouverture  successive  produit  les 
intonations  suivantes,  au  diapason  normal  actuel  : 

OlcI.  234S67t 

Le  faible  diamètre  du  7*  trou  empêche  la  produc- 
tion de  Vnt^  par  le  doigté  fourchu,  mais  facilite  la 
reproduction  à  Toctave aiguë  des  sons  fondamentaux 
par  la  formation  d'un  ventre  de  vibration  aidant  au 
partage  de  la  colonne  d'air. 

Les  trous  sont  séparés  par  des  pointes  d*ivoire 
destinées  à  aider  le  placement  des  doigts.  Une  seule 

clef,  dont  l'ouverture  produit  le  ffi^qE-  H  ®st  à 


remarquer  qu  elle  est  percée  au-dessous  du  premier 
trou  latéral  produisant  le  ré^  mais  celui-ci  étant  très 
petit,  l'ouverture  d'un  trou  latéral  inférieur  a  une 


—  4^2  — 

(nst.  Bnrop.  influence  suffisante  pour  hausser  d*un  demi-ton 
^*  "'  rintonation  qu'il  produit.  —  Long.  tôt.  0-4 15;  de 
la  bouche  à  lextrémité  du  tuyau*  o«37o. 

France.  1986.  Flûtet.  Don  de  M.  Télémaque 
Claes.  Marque  :  F.  Noblet,  à  Paris.  Ebène  avec  trois 
viroles  d'ivoire.  Construction  et  tonalité  semblables 
à  celles  du  n*  1043.  —  Long.  tôt.  o«i68. 

Pays-Bas.  1986.  Taille  de  flûte  douce.  Don  da 
même.  Jolie  pièce  du  XVIII*  siècle,  en  buis  teint 
avec  viroles  d'ivoire.  Elle  se  divise  en  trois  pièces  : 
la  tête,  le  corps  et  le  pied.  Le  corps  est  percé  de 
six  trous,  le  pied  d*un  seul  trou.  Les  sept  ouver- 
tures latérales  étant  bouchées,  l'instrument  donne 

au  diapason  actuel.  Il  était  sans  aucun 

doute  en/a,  au  diapason  ancien.  —  Long.  tôt.  o'5o. 
Id.  1987.  Flûtet  en  ivoire.  Don  de  M.  Henri  de 
Le  Court.  Cet  instrument,  le  plus  petit  probable- 
ment de  la  famille  des  flûtes  à  bec,  ne  mesure 
que  o^io  de  longueur.  Le  son  le  plus  grave  est 


Id.  1988.  Plutôt.  Don  de  M.  Pernand  Dugnîolle. 
Il  est  en  buis  et  mesure  o"*i45  de  longueur.  Le  son 

le  plus  grave  est  le  ^""^""^ 

Ilbs  Balbarbs.  1989.  Pabiol  ou  CaramiUo.  Don 


—  403  — 

de  M.  Ant.  Noguera.  Sorte  de  flageolet  populaire  inst.  Borop 
de  rile  Majorque.  C'est  un  simple  tuyau  de  bois  ^*"'' 
dont  rextrémité  porte  une  bouche  biseautée  et 
dont  les  côtés  sont  percés  de  six  trous,  quatre 
sur  la  face  antérieure  et  deux  sur  la  face  posté- 
rieure. Outre  ces  six  trous^  il  y  en  a  deux  autres, 
—  les  premiers  à  partir  de  l'extrémité  inférieure,  — 
qui  traversent  le  tuyau  de  part  en  part  et  ne 
servent  qu'à  l'ajustement  du  la^  premier  son  fon- 
damental. L'ouverture  successive  des  trous  donne 
les  intonations  suivantes  : 


8« 


i 


'-^ 


^=^S 


m»^ 


ds?=^ 


0         12         3         4         5         6 

—  Long.  tôt.  o"»245;  diam.  de  la  perce  o"oi3. 

lo.  1980.  Flaûta.  Don  du  même.  Instrument 
particulièrement  en  usage  dans  l'Ile  d'Iviça.  Sa 
construction  et  sa  tablature  ne  diffèrent  pas  de 
celles  du  galoubet  que  nous  avons  décrites  sous  le 

190.  Le    son    3    est    à    l'unisson   du 


—  Long.  tôt.  o"4a5 

Id.  1991.  Flaiita.  Don  du  même.  Instrument  6n 
tout  semblable  au  précédent,  moins  les  ornements. 

Id.  1992.  Siurell  ou  Silbato  (fr.  ==  sifflet).  Don  du 
même.  L'instrument,  originaire  de  TUe  Majorque, 
consiste  en  un  petit  vase  en  poterie  dont  le  goulot, 
taillé  en  bouche  biseautée,  forme  un  sifflet  dont 
rintonation  est  à  l'unisson  du  si  de  la  huitième 


—  4^4  — 
inst. Europ.  octave  Lorsque  le  vase  reçoit  une  quantité  d>au 
^*  "^'  suflSsante  pour  que  le  niveau  monte  dans  le  goulot 
jusqu'à  proximité  de  la  bouche  du  sifflet,  le  sod 
baisse  d'une  quarte;  lorsqu'alors  on  souffle  dans 
l'appareil,  le  déplacement  continuel  du  niveaa  par 
suite  de  la  pression  de  Tair  sur  Teau  produit  des 
variations  d'intonation  imitant  assez  exactement 
le  chant  des  oiseaux.  Un  appareil  analogue  se 
rencontre  souvent  dans  nos  provinces  beiges. 

Roumanie.  1988.  Flûte  à  bec.  Don  de  M.  Titus 
Cerne.  Sorte  de  flûte  douce  formée  d*un  tuyau 
cylindrique  en  bois  et  percé  latéralement  de  sii 
trous  dont  les  intonations  sont  : 


^^=^F^- 


0         4         3         3         4         5         6 

et  dont  la  succession  est  en  somme  celle  du  eaval 
(voir  le  n»  2004),  sauf  qu'ici  l'intervalle  entre  l'into- 
nation que  donne  le  tuyau  entier  et  celle  du  premier 
trou  latéral  est  de  un  ton,  tandis  qu'au  caval  cette 
intonation  est  d'une  tierce  mineure  Une  propriété 
très  remarquable  de  cette  flûte  douce,  c'est  que, 
tous  les  trous  latéraux  étant  fermés,  elle  donne 
avec  une  facilité  extrême  les  huit  premiers  sons  de 
l'échelle  harmonique  : 


80. 


2 
—  Long.  tôt.  o"6o. 


Cl.  III. 


—  405  — 

Angleterre.  1994.  Flageolet  en  cuivre.  Don  de  intt.  Barop. 
M.  Rich.   Harrison.  Tube  cylindrique  de  laiton. 
L'ouverture  successive  des  six  trous  latéraux  donne 
les  intonations 


±r 


0         12         3         4         6         6 

qui  se   reproduisent  facilement  à  l'octave   aiguë. 
—  Long.  tôt.  o"'2i4. 

Id.  1996.  Flageolet  en  fer  blanc.  Don  du  même. 
Tuyau  conique  percé  de  six  trous  latéraux  ;  la 
bouche  est  placée  à  la  partie  large  du  cône.  L*ouver- 
ture  successive  des  trous  latéraux  donne  les  into- 
nations suivantes  : 


H: 


0         12         3         4         5         6 

qui  se  reproduisent  à  l'octave  supérieure.  —  Long. 
tôt.  0-357. 

Id.  1996.  Flageolet  en  fer  blanc.  Don  du  même. 
Il  ne  diffère  du  précédent  que  par  la  tonalité,  de 
tout  un  ton  plus  aiguë  que  celle  de  l'instrument 
précédent,  et  par  un  trou  latéral  par  lequel  on 
introduit  le  souffle  ;  placée  dans  le  porte-vent  au- 
dessus  de  la  lumière  de  la  bouche,  cette  ouverture 
latérale  donne  à  l'instrument  l'apparence  d*une 
flûte  traversière.  —  Long.  tôt.  o°*335. 

Pays-Bas.  1997.  Flûte.  Don  de  M.  le  colonel 
Kuypers.  Instrument  semblable  au  n<*  1043.  Celui-ci 
est  en  ivoire. 

3û 


Cl.  III. 


—  406  — 

Sous-sectioo  bb,  —  Bouche  biseautée  et  tuyau  fermé. 

inst.Europ.  Ilbs  BALÉARES.  1998,  1999.  Siurcll  ou  Silbaio 
(fr.  =  sifflet)  en  terre  cuite.  Don  de  M.  Ant.  No- 
guera.  Ils  représentent  grossièrement  un  oiseau 
perché  sur  une  branche.  Le  premier  donne  le  sol  de 
la  huitième  octave,  le  second,  le  lab  immédiatement 
au-dessus. 

Pays-Bas.  2000.  Sifflet  en  terre  cuite  représen- 

8* 

tant  une  tète  de  bœuf.  Il  donne 


"P 


Section  b.  —  Bouche  latérale. 

Id.  2001.  Flâte  traversière.  Don  de  M.  Télémaque 
Claes.  Elle  est  en  ébène,  ornée  de  cinq  viroles 
d'ivoire.  Marque  :  /.  H.  Rottenburgh.  Une  seule 
clef,  celle  de  mtb,  en  argent.  Le  diapason  est 
exactement  un  ton  au-dessus  du  normal  actuel.  — 
Long.  o°»65. 

Italie.  2002.  Flûte  cylindrique^  en  métal.  Don 
de  M.  V.  Mahillon.  Sa  construction  est  due  à  ia 
collaboration  de  deux  personnalités  de  mérite.  La 
division  géométrique  du  tuyau  en  quinze  demi-toos 
égaux  au  moyen  de  trous  latéraux  de  forme  ovale 
est  Tœuvre  de  M.  Carlo  Tommaso  Giorgi,  de  Rome. 
La  construction  du  mécanisme,  merveille  de  préci- 
sion, est  due  à  M.  Schaffner,  chirurgien-dentiste 
à  Florence.  L'ouverture  successive  des  plateaux, 
couvrant  les   trous  latéraux  et  donnant  réchelle 


—  407  — 

ci-dessous  indiquée,  résulte  d'une  heureuse 
combinaison  de  mécanisme;  nous  allons  le 
détailler  brièvement  : 


0     I     s    3    4    8 


7      8    9   10   II    19   13    U  13 


^M^^^^^ 


0    A    B 


543934394      3300 


La  clef  A  se  relève  par  l'abandon  d'un 
levier  disposé  pour  la  seconde  phalange  de 
l'index  de  la  main  droite,  la  clef  B,  par  une 
action  semblable  exercée  sur  un  levier  dis- 
posé de  même  façon  pour  le  même  doigt  de 
la  main  gauche. 

Les  intonations  ré^  ri^^  mi,  fa  s'obtien- 
nent en  relevant  successivement  les  doigts 
5,  4,  3,  2  de  la  main  droite,  les  intonations 
/a$,  solj  5o/j(,  la  en  relevant  successive- 
ment les  mêmes  doigts  de  la  main  gauche. 
Mais  avant  de  relever  le  2«  doigt  de  la 
main  gauche,  les  doigts  4,  3,  2  de  la  main  , 
droite  se  rappliquent  sur  leurs  plateaux 
respectifs;  après  avoir  alors  relevé  le 
2^  doigt  gauche  appuyant  sur  le  plateau  qui 
recouvre  le  10®  trou  latéral  produisant  ainsi 
l'intonation  /a,  le  relèvement  successif  des 
doigts  4,  3,  2  de  la  main  droite  permet  aux 
plateaux  qui  couvrent  les  xi®,  12*  et  13* 
trous  de  se  relever  pour  produire  les  into- 
nations sib,  si^,  ut. 


lost.  Europ. 

Cl.  ni. 


Flûte 
cylindrique 
(no  200a). 


—  4o8  — 

lut.  Barop.      Les  dcux  demiers  trous  latéraux  restent  fermés 

^*'  "^'     par  leurs  plateaux  respectifs,  leur  ressort  agissant 

I  en   sens    contraire   des   plateaux    précédents  qai 

s'ouvrent   en    relevant  le   doigt.   Les   intonations 

I  u/Jf,  ri  se  produisent  en  appuyant  respectivement 

le  quatrième  et  le  troisième  doigt  droits  sur  des 

i  leviers  destinés  à  relever  ces  plateaux. 

M.  Giorgi  a  eu  Tidée  de  munir  cette  flûte  dune 
embouchure  dont  l'ouverture  est  placée  dans  le  sens 
de  Taxe  du  tuyau,  de  sorte  qu'au  lieu  d'être  jouée 
latéralement  comme  la  flûte  traversière,  elle  se 
joue  perpendiculairement,  comme  le  hautbois  ouïe 
1  flageolet,  ce  qui  d*ailleurs  n'apporte  aucune  modifi- 

I  ôation  à  la  nature  de  l'instrument.  —  Long.  tôt. 

0"620. 

M.  Giorgi  a  fait  breveter  cette  embouchure  (brevet  anglais 
n^'ôsis,  année  1896),  bien  qu'avant  lui  un  allemand  eût  fait 
breveter  une  idée  à  peu  près  semblable,  le  système  consistant  à 
jouer  la  flûte  traversière  par  une  tète  de  flûte  courbée,  Tcuver- 
ture  de  l'embouchure  étant  également  placée  dans  le  secs 
de  Taxe  de  l'instrument  (Brevet  anglais  n»  11 171.  du  mois 
d'août  1889»  délivré  à  Eberhardt  Wûnnenberg,  de  Cologne}. 

Sbction  c.  —  Bouche  transversale, 

Soat-sectioQ  aa,  —  Bouche  transversale  et  tuyan  fenné. 

Roumanie.  2008.  Naî  ou  Muscal.  Sorte  de  flûte 
de  Pan  formée  de  tuyaux  en  bois  de  sureau.  Au  lieu 
d'être  disposés,  comme  d'ordinaire,  en  ligne  droite, 
les  tuyaux  suivent  une  ligne  courbe,  un  arc  de 
cercle,  dont  la  concavité  est  tournée  du  côté  de 


Cl.  III. 


—  409  — 

l'exécutant.  Ces  tuyaux,  au  nombre  de  26,  rangés  iBti.BQrop. 
du  grave  à  Taigu,  de  droite  à  gauche,  sont  accordés 
diatonîquement,  à  partir  du  sol,  56«  degré  de 
réchelle  des  sons,  jusqu'au  ré,  99^  degré  de  la  même 
échelle.  — Long,  du  plus  grand  tuyau,  o"275;  du 
plus  petit  o"o65. 

Le  naX,  ou  muscal,  est  bien  certainement  Tinstrument  le 
plas  intéressant  de  l'orchestre  des  laûtari,  tziganes  roumains. 
Il  est  identique  à  la  syringe  polycalame  des  anciens.  On  Tac- 
corde  également  en  introduisant  de  la  cire  dans  le  tuyau,  pour 
en  diminuer  la  longueur  et  hausser  le  diapason,  ou  en  retirant 
de  la  cire,  pour  allonger  le  tuyau  et  produire  l'effet  contraire. 
On  comprime  la  cire  avec  une  petite  baguette  jusqu'à  ce 
qae  l'intonation  requise  soit  obtenue.  Lorsque  le  tnuscalagiû 
veut  changer  l'échelle  de  l'instrument,  en  produisant  une 
élévation  accidentelle  de  demi-ton  dans  un  des  tuyaux,  il 
y  introduit  soit  des  chevrotines,  soit  des  pois,  qu'il  enlève 
facilement  quand  l'intonation  primitive  doit  être  rétablie. 
Enhn  il  modifie  la  hauteur  des  intonations  en  rapprochant  de 
ses  lèvres  l'orifice  des  tuyaux.  En  effet,  lorsque  l'ouverture  du 
tuyau  est  placée  normalement,  c'est-à-dire  horizontalement, 
devant  la  bouche  du  musicien,  l'intonation  produite  est  à  son 
maximum  d'acuité.  Mais  pour  peu  que  le  tuyau  soit  relevé, 
son  ouverture  se  rapproche  des  lèvres;  de  là  une  occlusion 
partielle  donnant  lieu  à  un  abaissement  que  l'on  peut  évaluer 
à  un  quart  de  ton. 

SoQA-seeUon  66.  •>-  Boache  iranarerMle  et  tvymv  ovrert. 

lo.  2004.  Caval.  Don  de  M.  Titus  Cerne.  Flûte 
semblable  au  nay  arabe;  elle  est  en  bois,  de  forme 
extérieurement  cylindrique,  sauf  Textrémité  infé- 
rieure qui  sur  une  longueur  de  o"i  i  environ,  est 
octagonale.  Le  tuyau  est  percé  latéralement  de  six 


—  4^^  — 
inst.  Europ.  trous  dont  l'ouverture  successive  produit,  en  som 
^''  "^'     fondamentaux,  les  intonations  suivantes  : 


—  Long,  tôt 

ID.  2006. 

l'instrument 

0          12         3         4         5 

. 0-695. 

Caval.    Don  du  même 
précédent.  Intonations 

6 

Semblable  à 

r  ■] 

S^ 

_l '_|^ 

^- 

\=à=i 

»  *— 

0         12^3456 

—  Long.  tôt.  o«845. 
Branche  C.    —   Instruments  polyphonbs  a 

RÉSERVOIR    d'air. 

Sbction  d.  —  Réservoir  d'air  U  à  tuyaux. 

Iles  Baléares.  2006.  Xeremia,  Xiremia  ou  Gaita, 
Don  de  M.  Ant.  Noguera.  Cornemuse  de  Tlle 
Majorque.  Elle  se  compose  : 

!•  de  l'outre  ou  réservoir  qui  reçoit  l'air  directe- 
ment de  la  bouche  par  Tintermédiaire  d*un  tuyau 
d'insufflation; 

2*  d'un  tuyau  conique,  appelé  grall^  percé  laté- 
ralement de  huit  trous,  et  dont  la  colonne  d'air  est 
mise  en  vibration  à  l'aide  d'une  anche  double  fixée 
à  la  partie  supérieure  du  tuyau,  à  l'endroit  où  celui-ci 
se  termine  par  un  tenon  fixant  le  grall  dans  l'em- 
boîture   d'un   barillet   de   bois   attaché  à  Toutrc. 


L'ouverture  successive  des  trous  latéraux  produit  last.  sarop. 
les   intonations  suivantes  : 


f- 


A    \  1—.  ,  •  r  f  Té 


as^ 


3t=«; 


04  2345678 

Ue  premier  trou  latéral  est  percé  en  double;  on 
bouche  à  la  cire  Tune  des  ouvertures,  selon  que 
rinstrumentiste  a  Thabitude  de  placer  la  main  droite 
ou  la  main  gauche  à  la  partie  inférieure  du  Grall; 

3*  de  trois  tuyaux  fixés  par  des  tenons,  à  côté 
l'un  de  l'autre,  dans  un  barillet  de  bois  également 
attaché  à  l'outre.  L'un  de  ces  tuyaux,  le  plus  grand, 
est  appelé  bordôn  (bourdon);  sa  colonne  d'air  est 
cylindrique,  il  est  divisé  en  trois  parties  réunies 
par  des  tenons  et  des  emboîtures  formant  coulisse 
et  permettant  d'allonger  le  tuyau  pour  lui  faire  pro- 
duire la  tonique  ^^^;  l'anche  fixée  à  l'extrémité 

supérieure  du  tuyau  est  semblable  à  celle  de 
Varghoul  (n«  113).  Les  deux  autres  tuyaux  sont 
postiches,  n'étant  pas  même  percés  et  servant 
seulement  à  l'ornementation.  L'instrument  est 
enjolivé  de  glands  en  laine  rouge;  le  réservoir  d  air 
est  dissimulé  dans  une  enveloppe  de  toile  com- 
mune quadrillée  blanc  et  noir.  —  Long,  du  grall 
(sans  le  tenon)  0*237;  ^^  bordôn^  o"6o3;  du  réser- 
voir d'air  o"7o. 

Ne  pas  confondre  cet  instrument  avec  la  chirimia,  sorte  de 
hautbois  rustique  d'origine  espagnole,  populaire  au  Mexique 
(▼oir  le  n©  830). 


4Ï2    

in8t.Baroi».  Francb.  2007.  Comemuse.  Le  chalumeau  et  le 
bourdon  sont  en  ivoire.  Le  premier  est  muni  de 
l*anche  double,  le  second  de  Tanche  battante. 
L'ouverture  des  trous  latéraux  du  chalumeau  pro- 
duit les  intonations  suivantes  : 


Le  premier  trou  latéral  est  double;  en  bouchant 
les  deux  ouvertures  on  produit  le  ré,  en  n'en 
fermant  qu'une  on  élève  Tintonation  d'un  demi-ton 
et  on  obtient  le  rê^.  L'instrument  ayant,  antérieu- 
rement à  son  entrée  au  Musée,  subi  une  mauvaise 
réparation,  ces  deux  premières  intonations  ne  sont 
plus  exactes. 

Le  bourdon  ne  fournit  qu'un  seul  son,  la  domi- 


nante du  ton,  le^^=^=.  —  Long.  tôt.  du  chalu- 


meau (non-compris  le  tenon  qui   s'embotte  dans 
l'outre)  o"345;  ^^^S*  ^"  bourdon  o"265. 

Sbctiom  e.  —  Réservoir  d^air^  tuyaux  ei  clavUr, 

Allemagne.  2008.  Orgue  portatif.  L'apparence 
générale  est  celle  d'un  bahut  ou  coflFre  rectangu- 
laire dont  le  couvercle  servirait  de  table.  Le  cou- 
vercle enlevé,  l'orgue  se  dessine  :  on  aperçoit  sur 
le  plat  deux  soufflets  cunéiformes,  une  ouverture 
longitudinale  grillée  par  laquelle  s'échappe  le  son 


—  413   — 

et  un  clavier  de  quatre  octaves  dont  la  première  lost  Borop 
est  courte^.  ^'•"^• 

Chacun  des  deux  côtés  latéraux  a  deux  ouver- 
tures grillées  servant  également  à  la  transmission 
du  son,  et,  dans  la  devanture,  sous  le  clavier, 
s'ouvre  une  porte  par  laquelle  on  atteint  facile- 
ment au  mécanisme  intérieur.  Trois  poignées, 
dont  deux  aux  côtés  antérieurs  de  la  caisse,  la 
troisième  au  côté  opposé  au  clavier,  servent  à 
transporter  l'instrument.  Quatre  jeux  de  tuyaux, 
mis  en  vibration  par  le  jeu  des  soufiSets  qu'on 
soulève  alternativement  de  la  main,  sont  disposés 
à  l'intérieur. 

La  mise  en  action  des  jeux  est  commandée  par 
quatre  registres,  tiges  de  fer  placées  par  deux  sur 
le  côté  du  coffre  à  proximité  du  clavier,  à  droite 
et  à  gauche  de  l'organiste.  On  enfonce  les  registres 
pour  les  mettre  en  communication  avec  l'air  des 
sou£Qets,  on  les  retire  pour  la  supprimer  et  rendre 
conséquemment  les  tuyaux  muets. 

i**  jeu,  2*  registre  de  droite,  bourdon^  tuyaux  en 
bois,  bouchés  : 


(ui  de  la  $•  octave  à  ui  de  la  7*)  ; 
<  Voir,  AU  sujet  de  roctave  courte,  la  note  du  n»  27a.  Cat»  du 


—  4^4  — 
lattsarop.      2^  jeu,  2*  registre  de  gauche,  tuyaux  en  bois,  à 


Cl.  ni. 


cheminée  : 


8> 

i: 


m 


[ut  de  la  4*  octave  à  ui  de  la  8«); 

3*  jeu,  !•'  registre  de  droite,  prestant^  tuyaux  de 
bois,  ouverts  : 


^'^ 


(ut  de  la  5*  octave  à  ut  de  la  g")  ; 

4'  jeu,  i*'  registre  de  gauche,  octaviHj  les  treize 
premiers  tuyaux  en  bois,  les  autres  en  étain  : 

8* 


$ 


(ut  de  la  6*  octave  à  si  de  la  8*);  puis,  reprise  de 

8* 


8» 


^'P 


4= 


(«/  de  la  8«  octave  à  i*/  de  la  g*). 

Le  pupitre  qui  complète  l'instrument  a  été  ajouté 
après  coup. 

Cet  orgue  date  fort  probablement  du  XVII*  siècle. 


—  4Ï5  — 

Il  ne  porte  aucune  marque  de  fabrication.    Nous  iist.  Earop. 
avons  toutefois  découvert  dans  l'un  des  souflBets  un     ^'""'* 
cachet  à  la  cire  avec  les  lettres  P.P.  disposées  de 
chaque   côté    d*un   dessin    représentant   un  buffet 
d'orgue.  —  Long,  du  coffre   i"23o;  larg.  o""72o; 
haut.  o°*792. 

Pays-Bas.  2009.  Orgue  d* appartement  ou  Positif. 
Le  meuble,  en  forme  de  buffet,  entièrement  en 
chêne,  est  intéressant  par  ses  sculptures.  Le  clavier, 
en  buis  avec  touches  noires,  a  une  étendue  de 
4  octaves,  de  ut  à  uij  avec  omission  du  premier  ré^. 
L'instrument  a  actuellement  trois  jeux  et  demi  en 
tuyaux  d'étain  : 

i*  un  octavin  de  un  pied; 

2«  un  prestant  de  deux  pieds; 

3*  un  bourdon  de  quatre  pieds; 

4*  une  flûte  douce  de  un  pied. 

L'étendue  de  ce  dernier  jeu  n'est  que  de  deux 
octaves  à  partir  du  3*  ut  du  clavier.  Les  tuyaux 
d'un  cinquième  jeu,  dont  l'orgue  était  antérieure- 
ment pourvu,  ont  été  enlevés,  et  le  registre  a  été 
employé  pour  ouvrir  ou  fermer  à  volonté  le  cou- 
vercle du  buffet  de  manière  à  produire  les  effets  de 
bùtts  expressive  de  l'orgue  moderne.  Une  pédale  fait 
mouvoir  une  pompe  alimentant  un  réservoir  d  air 
cunéiforme.  Cette  même  pompe  peut  être  mise  en 
mouvement  à  l'aide  d'un  tirant  placé  au  côté  gauche 
du  buffet.  Haut,   i^yg;  larg.  i"oo;  profond.  ©■54. 


—  4^^  — 
Branche  D.  —  Instruments  a  embouchure. 

Sbction  a»  —  Instrummts  à  embouchure^  simples  ou  naturels. 

last-Earop.  Alsacb.  2010.  Cor  Simple.  Don  de  M.  Fernand 
DugnioUe.  Il  porte  la  marque  de  Charles  Krelzseh^ 
mann  à  Strasbourg,  facteur  qui  jouit  vers  le  milieu 
de  ce  siècle  d*un  certain  renom;  ce  cor  est  muni 
des  tons  de /a  et  mib. 

Suisse.  2011.  Cor  des  Alpes.  Don  anonyme. 
Instrument  de  construction  presque  semblable  à 
celle  du  n®  1 144.  Celui-ci  mesure  3»  13  de  longueur 
et  on  en  tire  très  facilement  les  harmoniques 
suivants  : 

2         3         4         5^         6         7         8         9        10      «1      12 

Iles  Baléares.  2012,  2018,  2014.  Trompettes 
de  verre.  Don  de  M.  An  t.  Noguera.  Elles  sont 
originaires  de  Tlle  Majorque.  Simples  tubes  de 
verre  s'épanouissant  à  leur  partie  inférieure  en 
forme  de  pavillon.  Elles  sont  malheureusement 
arrivées  brisées.  Les  deux  premières,  donnant  les 


1         tJ  2 

mesurent  environ  0*650  de  longueur;  la  troisième 
mesure  0*820  et  donne  les 


ë^si^ 


—  417  — 

Allbmaqnb.  2016.  Schophar.  C'est  le  seul  instru-  lut.  sarop. 
ment  de  l'antiquité  hébraïque  resté  en  usage  dans  ^*•'"• 
les  cérémonies  du  culte  Israélite.  Il  est  fait  d'une 
corne  de  bélier  aplatie,  la  pointe  légèrement  ouverte 
pour  former  un  bassin  sur  les  bords  duquel  s'ap- 
puient les  lèvres.  On  obtient  assez  facilement  le 
son  fondamental  et  son  premier  harmonique 


î^ 


ce  dernier  trop  bas  par  suite  de  la  disposition 
défectueuse  de  la  colonne  d'air.  —  Long.  tôt.  o"48. 
Nous  devons  à  l'obligeance  de  M.  Ed.  Samuel, 
professeur  au  Conservatoire,  l'intéressante  note 
suivante  : 

Le  Schophar  symbolise  la  corne  du  bélier  que  le  patriarche 
Abraham  sacrifia  en  remplacement  de  son  fils.  D'après  les 
prescriptions  liturgiques,  il  ne  peut  être  fait  qu*au  moyen 
d'une  corne  de  bélier  que  Ton  fait  bouillir  afin  de  la  vider  et 
de  lui  donner  la  forme  voulue.  On  ne  peut  Fentourer  d*aucun 
métal,  et  la  moindre  fissure  suffit  à  le  faire  déclarer  impropre 
au  service  rituel.  L'usage  du  Schophar,  ordonné  au  IV  livre  de 
Moïse  (Chap.  XXIX,  verset  i),  a  été  introduit  dans  la  liturgie 
juive  au  moment  de  la  promulgation  de  la  Loi,  c'est-à-dire 
depuis  32  siècles  environ.  Le  Schophar  se  fait  entendre  les  deux 
jours  du  nouvel  an  (Kosch-haschaftah)  et  le  jour  du  Grand 
Pardon  (Kippour),  afin  d'annoncer  la  fin  du  jeûne.  Lorsqu'une 
de  ces  fêtes  coïncide  avec  le  Sabbath,  on  s'abstient  de  sonner 
du  Schophar.  Autrefois  l'instrument  annonçait  en  outre  le 
commencement  et  la  fin  du  Sabbath. 

RouMANiB.  2016.  Bucium.  Don  de  M.  Titus 
Cerne.  Cet  instrument,  légèrement  arqué,  ressem- 


—  4iS  — 

lott.  Bnrop.  ble  au  cor  des  Alpes;  comme  ce  dernier,  il  consiste 
en  deux  pièces  de  bois  creuses  assemblées  dans  le 
sens  de  leur  longueur  au  moyen  de  ligatures  en 
écorce  d*arbre,  et  représentant  chacune  une  moitié 
du  tuyau.  L*embouchure  est  un  simple  tuyau  cylin- 
drique de  o"'i3  environ  de  longueur,  appointé  d'un 
côté  pour  son  introduction  dans  Torifice  de  Tinstru- 
ment  et  biseauté  à  la  circonférence  de  l'extrémité 
opposée  pour  faciliter  la  vibration  des  lèvres.  Comme 
le  cor  des  Alpes,  le  Bucium  est  un  instrument 
pastoral  ;  son  échelle  harmonique  est  la  suivante  : 

^^^^^^ 

a         s       tJ         î        5         6         7         8 

—  Long.  tôt.  i»7o. 

P2016*'^.  Chorus.  Don  de  MM.  Mahillon  et  C*«. 
Reproduction  d'après  Sébastien  Virdung  {Musica 
geiutscht  uni  auszgezoge  —  Strasbourg  151 1).  L'in- 
strument y  est  représenté  en  gravure  et  porte  la  date 


Chorus  (no  loiôbis). 

de  ADMCL.  Il  a  été  également  reproduit  par  Prac- 
torius  dans  son  Theairum  Instrumentorum  (planche 
XXXII).  Voici  ce  qu'en  dit  Virdung  :  Wàs  is  dann* 

^  Quel  instrument  est  donc  le  chorus/  je  le  trouve  ainsi/ 
qu'il  a  une  embouchure  dans  laquelle  on  souffle/  et  au  milieu 


Cl.  III. 


—  419  — 

Chorus  fur  ein  instrument  /  das  find  ich  alsof  dus  ein  instEorop 
mundsttick  hat  daryn  man  plaseij  und  in  der  mit  xwei 
raren,  Darnach  unden  eyn  loch  da  dye  stymj  oder  der 
wini  iwder  ausz  gat/  also  geformieri  wie  da  (suit  la 
gravure).  Nous  avons  voulu  exécuter  cette  repro- 
duction pour  nous  rendre  compte  de  l'eflFet  de 
cette  double  branche  allant  de  Tembouchure  aq 
pavillon.  Cet  effet  est  absolument  nul  au  point  de 
vue  de  la  hauteur  du  son.  La  double  colonne  d'air 
agit  comme  si  elle  était  unique;  cette  disposition 
apporte  seulement  une  perturbation  dans  la  vibra- 
tion résultant  du  partage  de  la  colonne  d'air  au 
point  d'intersection  avoisinant  rembouchure,  d'où 
une  certaine  difficulté  dans  l'émission  du  son.  Les 
harmoniques  obtenus  sont  les  suivants  : 

— I 


p 


? 


Ê^ 


X 


8      4      s      e 

La  longueur  de  l'instrument,  de  rextrémité  de 
l'embouchure  à  celle  du  pavillon  (en  ne  mesurant 
qu'une  des  branches)  est  de  o^SSf.  Cette  longueur 
et  la  tonalité  qui  en  résulte  ne  sont  peut-être  plus 
celles  du  chorus  du  XII*  siècle,  nous  n'avons  pu  les 
reproduire,  ni  la  gravure  de  Virdung  ni  celle  de 
Praetorius  n'étant  dessinées  à  l'échelle.  Ces  détails 
n'ont  du  reste  qu'une  importance  secondaire. 

deux  tuyaux.  Ensuite  au-dessous  une  ouverture  par  laquelle 
sort  le  son  ou  le  vent/  il  est  formé  comme  suit  : 


Sbction   b.   —   Instruments   à  entbonchure^   chromatiques  à 
ouvertures  latérales. 

Soui-tection  aa.  —  A  troui  litérius,  avec  oa  uns  clelii. 

iMt.Barop.  Belgique.  2017  Serpents  de  forme  ordinaire,  au 
^**  ^'*  nombre  de  douze,  disposés  en  cercle  et  de  façon  à 
former  un  lustre.  Les  bocaux  terminés  par  l'em- 
bouchure simulent  les  porte-bougies.  La  partie 
supérieure  du  lustre  est  couronnée  par  un  fragment 
de  chapeau  chinois  en  cuivre  portant  rinscription 
suivante  :  armonie  de  Puers^;  à  la  partie  inférieure 
on  a  suspendu  un  soleil  en  cuivre,  autre  fragment 
d'un  chapeau  chinois. 

Sout-ieetion  bb.  —  A  clefi»  laot  trout  Uténsx  librts 

Allemagne.  2018.  Cor  à  clefs  en  m>l7.  Don  de 
MM.  V.  et  J.  Mahillon.  Il  est  monté  de  sept  clefs; 
chacun  des  plateaux  portant  en  gravure,  sur  une 
portée  musicale,  les  intonations  obtenues  à  Taide  de 
la  clef.  L'effet  se  produit  bien-entendu  à  la  tierce 
mineure  supérieure  de  la  note  indiquée.  Le  pavillon 
porte  l'indication  suivante  :  Les  fils  deB...à  Mayence 
et  Anvers.  Le  nom  propre  du  facteur  Schott,  a  été 
omis  faute  de  place. 

<  Puers  est  une  petite  localité  de  la  province  d'Anvers;  elle 
possède  une  des  plus  anciennes  sociétés  d'harmonie  du  pays; 
sa  fondation  est  antérieure  à  Tannée  1772. 


—  421    — 


Sbction   c.    —    Instruments   à  embouchure,  chromatiques,  à 
longueurs  variables. 

Sous-section  bb,  —  A  pistons^ 

France.  8018.  Cornet  en  sib  à  3  pistons.  Pas  de  lost.Barop. 
nom  d*auteur,  mais  les  pistons  sont  poinçonnés  : 
Système   Coeffet.    Ce  système    a    été    expliqué  au 
n»  1275,   mais  les    moyens  d'application   sont   ici 


Cl.  m. 


Cornet  en  sil>  à  3  pistons  (no  20x9).  i 

absolument  différents.  Le  mécanisme  du  présent 
instrument  est  enfermé  dans  une  boîte  en  cuivre 
de  forme  carrée.  La  distribution  de  la  colonne  d'air 

'  La  plaque  qui  recouvre  le  mécanisme  des  pistoijis  a  été 
enlevée  afin  de  laisser  apercevoir  le  détail  des  tiroirs. 

3» 


—    422    — 

iBst.  Barop.  dans  son  parcours  direct  et  dans  les  tubes  addi- 
^*  "^'  tionnels  s'opère  à  Taîde  de  tiroirs  munis  des 
coudes  nécessaires  aux  changements  de  direction. 
Cette  disposition,  très  ingénieusement  combinée, 
permet  d^opérer  ces  changements  de  direction 
tout  en  conservant  à  la  colonne  d  air  primitive 
et  à  ses  allongements  une  forme  régulière.  Le 
mouvement  vertical  des  trois  tiroirs  est  obtenu 
à  Taide  de  trois  tubes  rivés  sur  le  côté  supérieur 
de  la  boîte.  Dans  ces  tubes  glissent  des  tiges 
attachées  d*une  part  au  tiroir  et  munis  d'autre 
part  d'un  bouton  pour  l'appui  des  doigts.  Le  pro- 
pulseur du  mouvement  de  retour  du  tiroir  est 
un  ressort  à  boudin  en  fil  de  cuivre  enfermé  dans 
le  tube. 

Ce  système,  malgré  son  ingéniosité,  a  dû  être 
immédiatement  abandonné  à  cause  de  la  déperdition 
d'air  qui  devait  inévitablement  se  produire  entre 
les  surfaces  frottantes  et  qui,  par  conséquent, 
empêchait  la  vibration  de  la  colonne  d'air  dans  les 
conditions  requises,  dont  la  première  et  principale, 
dans  un  instrument  à  vent  quelconque,  est  de  ne 
pas  laisser  échapper  la  moindre  parcelle  d'air. 

Prancb.  2020.  Saxhorn  contralto  en  sib  à  six  pis- 
tons indépendants.  Marque  :  Adolphe  Sax  F^^  Breveté 
de  la  M""*"  Mil^'  de  VEmpereur,  50,  rue  St-Georges, 
à  Paris.  Nous  avons  donné  au  sujet  du  n"  1283 
Texplication  de  ce  système.  Il  suffira  de  rappeler 
que   l'instrument   sans    pistons,  c'est-à-dire  à  sa 


—  423  — 
plus    grande    longueur,    donne    les    harmoniques  iiut.  Emop. 
suivants,  notés  d'après  l'effet  réel  : 


2         3       t^       4         5         6         7 


etc. 


et  que  l'emploi  successif  des  pistons  hausse  chaque 
fois  la  colonne  d'air  d'un  demi-ton. 
Alsace.  2021.  Basse  en  ut.  Marque  : 
J.  Finck,  à  Strasbourg.  Elle  est  formée 
de  deux  branches  parallèles  dont  le 
contour  rappelle  encore  l'ophicléide.  A 
la  branche  étroite,  terminée  par  le  bocal 
recevant  l'embouchure,  on  a  appliqué 
trois  cylindres  à  rotation  dont  l'emploi 
baisse  respectivement  les  intonations  de 
rinstrument  naturel  d'un  ton,  d'un 
demi-ton  et  d*un  ton  et  demi.  Sans 
l'emploi  des  pistons  on  obtient  les 
intonations  : 


T 


^g^^S 


-h 


—tr-i-* — 

123.  45678 

Angleterre.  2022.   Basse   en  sib. 
Marque  :  Meizler  et  C®  London  et  Paris. 

Basse  en  nt 

Une    autre    inscription    gravée    :    15"       (noaoai). 
Midd*  L.  S.  R.  V.  indique  que  l'instrument  a  été 
en  usage   au    15^''  Middlesex  London  Scoitish  Rifle 
Volunteers.  Il  est  muni  de  quatre  pistons  baissant  le 
diapason  respectivement  d'un  ton,  d'un  demi-ton, 


—  424  — 

ioit.  Europ.  d'un  ton  et  demi  et  les  deux  tons  et  demi.  Cette 
^'^"'     basse  est  de  bonne  facture;  sa  forme  est  entière- 
ment circulaire  avec  le  pavillon  projeté  en  avant. 

Id.  2023,  2024.  Sonorophones  en  mi\y .  Marque: 
Metxler  &  WaddeW s  patent  sonorophone  manufacturei 
by  Metxler  &  C*  London  &  Paris.  Instruments  ayant 
servi  au  même  régiment;  construction  semblable  à 
celle  du  numéro  précédent.  C'est  en  somme  un 
bombardon  en  mib  à  trois  pistons.  Cette  innova- 
tion, appelée  c  circulât  arrangement  y^  a  été  brevetée 
par  les  constructeurs  à  la  date  du  12  août  1858. 


Classe.  IV.  —  Instruments  à  cordes. 


Branche  A.  —  Cordes  frottées. 

Section,  a,    —  Cordes  frottées  par  V archet. 

Belgique.  2026.  Cordier-mentonnière  de  violon,  lastEarop 
Don  de  M.  F.  de  Vestibule.  L'idée  de  ce  cordier  a  été  ^^^^' 
brevetée  par  M.  J.  A.  Hubar,  de  Liège,  le  i  novem- 
bre 1880.  L'invention  consiste  dans  le  mode  d'attache 
des  cordes.  Celles-ci  sont  terminées  aux  deux  bouts 
par  des  boucles.  La  boucle  supérieure  s'adapte  à 
un  crochet  fixé  à  la  cheville  laquelle  fonctionne  pour 
le  sufplus  à  la  façon  ordinaire;  la  boucle  inférieure 
s'ajuste  au  crochet  d*un  tendeur  à  vis  qui  fonctionne 
au  bas  du  cordier.  Ces  tendeurs,  au  nombre  de 
quatre,  servent  à  donner  aux  quatre  cordes  les  légères 
différences  de  tension  nécessaires  à  leur  accord 
rigoureux  qu*il  est  quelquefois  difficile  d'obtenir 
au  moyen  des  chevilles.  La  mentonnière  fait  corps 
avec  le  cordier.  La  pièce  principale  est  en  bois,  les 
tendeurs  et  les  vis  sont  en  métal. 

Pays-Bas.  2026.  Violon  Am  format  dit  demi.  Il 
porte  l'étiquette  :  Johannes  Cnypers  fecit  's  H  âge  A* 
1762.  Très  joli  spécimen  du  travail  de  ce  luthier 
distingué.   Il   est    accompagné   d'un  étui  en  bois 


—  4^^  — 


1 


iBft- 
Cl. 


et  d'un  archet.  —  Long,  tôt  o«495;  long,  delà 
jy'^  caisse  o'^^y;  larg.  max.  o«i6. 

Sbction  c,  —  Cordes  frottées ,  à  clavier. 

Francb.  2027.  Monocorde  à  clavier,  II  est  inté- 
ressant par  ce  fait  qu'il  introduit  dans  nos  collec- 
tions le  principe  de  la  corde  frottée  par  un  archet 
et  raccourcie,  pour  les  diverses  intonations  à  pro- 
duire» par  les  touches  d'un  clavier.  La  caisse,  de 
forme  ovale,  est  terminée  par  un  manche  plat  sur 
lequel  est  tendue  la  corde,  reposant  d'autre  part, 
comme  d'ordinaire,  sur  l'arête  d'un  chevalet.  La 
tension  de  cette  corde  est  réglée  par  une  cheville 
de  fer  munie  d*une  vis  sans  6n  qui  engrène  une 


roue  dentée;  on  l'accorde  au  (S-— }- 


Au-dessus  de  la  corde  sont  rangées  une  série  de 
24  touches  blanches  et  noires,  en  bois;  basculant 
sous  l'appui  du  doigt,  elles  se  relèvent  par  l'action 
d'un  ressort  à  boudin.  En  descendant,  la  touche 
appuie  sur  la  corde  et  produit,  à  l'aide  d'une  petite 
côte  ménagée  à  sa  surface  inférieure,  le  raccourcis- 
sement de  la  portion  vibrante  de  la  corde;  l'étendue 
est  de  deux  octaves  chromatiques. 

La  largeur  décroissante  des  touches  blanches  est 
nécessitée  par  la  réduction  progressive  des  divisions 
de  la  corde.  —  Long.  tôt.  i"so;  haut.  tôt.  o"645; 
larg.  max.  0*30;  haut,  de  la  caisse  0*07;  long,  du 
clavier  o^ôoS. 


^on^, 


r:: 


~  427  — 

Branche  B.  —  Cordes  pincées. 
Sbction  a.  —  Cordes  pincées  avec  ou  sans  piectre» 

Soas-sectioa  bb,  —  Avec  manche. 

Iles  Baléares.  2028.  Guitare  (Bsp.  Guiterra^  iubueutop 
Guitarrà).  Don  des  facteurs,  M.  y  B.  Casasnovas,     ^**^^ 
à  Palma  de  Mallorca^  1S93.  Bile  est  montée  de  cinq 
cordes  doubles  et  d'une  chanterelle  simple,  accor- 
dées de  la  façon  suivante  : 

6  5*4  S  24 

L'effet  réel  est  à  l'octave  inférieure  de  la  note 
écrite.  C'est  le  type  de  la  guitare  populaire  ou  des 
«  racleurs  >  [rasguéos).  La  chanterelle,  les  deuxièmes 
et  troisièmes  cordes  sont  de  boyaux,  les  quatrièmes 
et  cinquièmes  en  soie  filée;  l'une  des  deux  sixièmes 
est  en  soie  filée,  l'autre  est  faite  de  deux  fils  de 
laiton  tordus. — Long.  tôt.  o"g8,  larg.  max.  o"30o; 
haut,  moyenne  des  éclisses  o"o8o. 

lo.  2029.  Mandurria  ou  Bandurria.  Don  des 
mêmes.  Étiquette  pareille  à  la  précédente  avec  le 
millésime  1 892.  Sorte  de  cistre  à  caisse  plate  piri- 
forme  à  six  doubles  cordes,  les  trois  premières  en 
soie  filée,  les  autres  de  boyaux,  réglées  de  la  façon 
suivante, 


i    ë^^l^.^^^^ 


i:- 


^r*^ 


-  4*8  - 

intt.Barop.et  itiises  CD  vibratioii  au  moyen  d'un  plectre  trian- 
^1- IV  gulaire  en  écaille.  La  touche  porte  13  divisions  en 
fil  de  cuivre  indiquant  la  position  des  13  degrés 
chromatiques  faisajit  suite  aux  sons  fondamentaux 
respectifs. — Long.  tôt.  o«55o;  larg.  max.  delà 
table  0^245;  haut,  des  célisses  o"o74« 

Id.  2030.  GuUdrro  (fr.  =  petite  guitare).  Don 
des  mêmes.  Même  étiquette,  avec  le  millésime  1895. 
C'est  une  guitare  minuscule  montée  de  cinq  cordes 
de  boyaux,  la  première  (ou  chanterelle)  et  la 
cinquième  simples,  les  autres  doubles. 
Elles  sont  réglées  de  la  façon  suivante  : 


p 


^=^^^^ 


/       J       *^i       ^  ^    ff    ^- 


s  2  t 

La  touche  porte  dix  divisions  établies  à  l'aide  de 
petites  bandes  de  cuivre.  Pour  certaines  pièces  de 
musique,  la  corde  5,  généralement  accordée  au  rif 
est  exceptionnellement  montée  au  mi,  —  Long.  tôt. 
o"64o;  larg.  max.  o™i79;  haut,  moyenne  des 
éclisses  o"05g. 

Id.  2081.  Tiplet,  GuiiarilU  (fr.  —  petite  guitare 
soprano).  Don  des  mêmes.  Même  étiquette,  sans 
millésime.  Dimensions  plus  petites  encore  que  ia 
précédente.  Celle-ci  est  montée  de  quatre  cordes 
simples,  de  boyaux,  réglées  de  la  façon  suivante: 


—  4*9  — 
—  Long.  tôt.   o"5i6;    larg.    max.  o«i45;   haut,  utt  Euro». 

CI   IV 

moyenne  des  éclisses  o°'o48. 

Espagne  (?).  2032.   Guitare  Requinio.   Don   de 

M-Th.Herrmann, — Long.  o™s65;  larg.  max. o"i 82. 

En  Espagne,  la  guitare  forme  une  famille  complète,  dont 
les  membres  principaux  sont  la  Guitarra,  le  Ténor,  le  Requinto^ 
le  Guitarro  et  le  TipUt  ou  Guitarillo,  Ils  s'accordent  de  la 
façon  suivante,  —  avec  Teffet  réel  à  Voctave  inférieure  de  la 
note  écrite  : 


GuUarra* 


m 


Ttnor. 


f 


-^ 


È 


Requinto. 


Guiiarre. 


Guitarillo. 


f 


^ 


^ 


^^ 


It 


:  ey          5        4        3        2        4 

I  Tontes  les  cordes  du  guitarillo  sont  en  boyaux.  Les  auties 

^'ii  membres  de  la  famille  ont  les  trois  premières  cordes  en 

.^i  I  boyaux,  les  autres  en  soie  filée. 

Bulgarie.  2033.  Bulgarina.  Sorte  de  tanbour 
oriental.  La  caisse  est  piriforme,  arrondie  sur  les 
côtés,  mais  aplatie  sar  le  dos.  Quatre  cordes,  les 
deux  premières  en  acier,  les  deux  autres  en  fil  de 
laiton;  laccord  nous  est  inconnu,  mais  le  manche 


3a 


—  430  - 

init.  &arop.  cst  dîvisé  par  des  traits  en  âls  métalliques  incrustés 
^*'  '^*    dans  la  touche  de  telle  sorte  que  si  nous  considérons 
Tune  de  ces  cordes  accordée  au  sol  nous  obtenons 
l'échelle  suivante  : 

1        ?        s         4        s        6        7        s        9       10      11      11      19      J4 

—  Long.  tôt.  o"8o. 

Sbction  b.  —  Cordes  pincées,  à  elavUr. 

ITALIB.  2034.  Arci  Spineta^  grande  épinette. 
Marque  :  Donatus  Undeus,  Bergomensis  MDCXXIII. 
Forme  oblongue  comme  celle  de  l'instrument  simi- 
laire portant  le  n»  1590.  Le  clavier  se  trouve  sur 
Tun  des  deux  côtés  longs  et  on  a  profité  des 
deux  angles  formés  par  les  trois  autres  côtés 
pour  en  faire  deux  boîtes  triangulaires  dans 
lesquelles  se  conservaient  les  cordes.  La  table 
d'harmonie,  occupant  tout^  le  reste  de  la  surface 
supérieure  servant  de  couvercle  à  la  caisse  de 
résonance,  est  ornée  d'une  belle  rosette.  Le  som- 
mier des  chevilles  est  placé  à  droite,  le  long  d*un 
des  petits  côtés  du  rectangle;  les  pointes  d*attache 
des  cordes  sont  placées  en  ligne  diagonale  sur  la 
table  d'harmonie  même.  Les  cordes  reposent  sur 
deux  chevalets  placés  en  pleine  table  et  dont  la 
courbure  rappelle  la  forme  d'une  harpe  couchée. 
Le  chevalet  de  gauche  est  placé  à  une  distance 
moyenne  de  15  centimètres  des  pointes  d*attache. 


-  43  ï  — 

i::  Les  sautereaux  sont  rangés  en  une  ligne  droite  inatEorot». 

placée  obliquement  sur  la  table  et  de  telle  sorte  que    ^^^^' 

i.::         les  points  d ébranlement  des  cordes  par  les  saute- 
reaux varient  entre  le  1/5  environ  de  la  longueur 

^        totale  pour  les  cordes  graves  et  la  x/2  pour  )es  cordes 

=^  aiguës.  Cette  disposition  détermine  le  timbre  spécial 
de  l'instrument.  Contrairement  à  Tusage  général  les 
cordes  sont  doubles  pour  chaque  touche  du  clavier, 
elles  sont  ébranlées  chacune  par  un  sautereau;  mais 
on  peut  y  au  moyen  de  deux  boutons  placés  à  droite 
et  à  gauche,  tirer  le  clavier  à  soi.  Ce  recul  met  le 
sautereau  postérieur  hors  d'atteinte  du  mouvement 
provoqué  par  le  prolongement  de  la  touche  et 
fait  que  le  sautereau  antérieur  seul  attaque  la 
corde  à  laquelle  il  est  destiné.  —  Long.  i"ss5  ; 
j       larg.  o"7o. 


icî  • 


On  sait  que  le  point  d'ébranlement  de  la  corde  est  de  la  pltts 
grande  importance  au  point  de  vue  du  timbre  ou  couhur  du 
son.  En  effet,  en  excitant  la  corde  à  un  certain  point  de  sa 
longueur  on  élimine  de  la  résonance  générale  les  harmoniques 
pour  la  formation  desquels  ce  point  correspondrait  à  un  naud 
de  vibration  (le  point  d'ébranlement  correspond  toujours  à  un 
maximum  de  mouvement  ou  ventre  de  vibration). 

La  disposition  des  épinettes  à  double  chevalet  sur  la  table 
d'harmonie  semble  avoir  été  généralement  adoptée  en  Italie. 
Nous  la  remarquons  en  effet  aux  épinettes  no»  272,  X579i  isSi, 
15^  15889  1589*  1595»  1596.  A.  Ruckers  paraît  avoir  suivi 
cette  disposition,  que  nous  retrouvons  sur  sa  virginale  no  1597. 
Dans  tous  les  instruments  susdits,  le  point  d'ébranlement  de 
la  corde  se  trouve  à  une  certaine  distance  du  chevalet  gauche. 

La  disposition  du  double  chevalet  reposant  sur  la  table, 
mais  avec  le  point  d'ébranlement  des  cordes  sensiblement 
rapproché  du  chevalet  gauche,  se  constate  sur  les  instrumentjB 


—   43^  — 

UiLËnrop.  n^i  274,  875,  1593»  des  Ruckera  d'Anvers,  n^  651»  de  Britseo 
Cl.  IV.     d'Anvers,  n»»  1591  (Angleterre),    159a  (Allemagne).  '1587  et 
1590  (Italie). 

La  comparaison  entre  les  résultats  obtenus  met  en  relief 
l'importance  énorme  du  point  d'ébranlement  de  la  corde.  La 
sonorité  par  exemple  de  VArci  Spineta  qui  nous  occupe,  douce, 
onctueuse,  profonde,  ne  ressemble  en  rien  à  celle  produite  par 
le  no  X590.  qu'on  ne  saurait  mieux  caractériser  que  par 
l'adjectif  aigre» 

Sbctxon  c.  — •  Cordes  pincées  »  à  mouvemefU  automatique, 

ALLEMAGNE.  2036.  Jouôt,  Don  de  M.  Th.  Herr- 
mann.  On  imprime  à  Taide  d'une  manivelle  un 
mouvement  rotatoire  à  une  tige  horizontale  traver* 
sant  les  deux  parois  verticales  d'une  petite  botte 
rectangulaire  en  bois.  Cette  tige  communique  par 
rintermédiaire  d*une  petite  poulie  un  mouvement 
de  rotation  à  un  disque  horizontal  qui,  à  son  tour, 
fait  tourner  une  seconde  tige,  celle  ci-placée  verti- 
calement au  centre  du  disque  et  traversant  le  cou- 
vercle de  la  boîte.  Sur  cette  tige  est  fixé  un  second 
disque  horizontal  sur  lequel  sont  collés  quelques 
bonshommes  à  cheval.  A  l'intérieur  de  la  bofte  la 
tige  horizontale  est  traversée  par  un  fragment  de 
tuyau  de  plume  dépassant  de  chaque  côté  le 
diamètre  de  la  tige  et  dont  les  deux  bouts  frôlent 
deux  cordes  métalliques  tendues  parallèlement  à  la 
tige.  Lorsque  Ton  fait  mouvoir  la  manivelle,  le 
plateau  supportant  les  cavaliers  tourne  horizontale- 
ment entraînant  les  cavaliers  et  les  pointes  du  tube 
de  plume  pincent  les  deux  cordes,  produisant,  pour 


—  433   — 

^^''^        chaque  tour  de  manivelle,  une  double  intonation.  iMt^Borop. 

—  Long,  de  la  boîte,  o"o8;  larg.  o"055;  haut,  o^oj  ;     ^'' '^' 
"-  haut.  tôt.  du  jouet,  o«i2o. 

;-  /  Branchb  C.  —  Cordes  prappébs. 

Section  a.  —  Cordes  frappUs  par  des  maillets, 

Hongrie.  2036.  Czimbalum.  Marque  :  O.  Weid^ 
lich,  Budapest.  Instrument  populaire  en  Hongrie, 
^- -  où  il  constitue  Télément  principal  de  tous  les 
-'•  orchestres  tziganes.  C'est  en  somme  le  tympa- 
^•-  non  perfectionné  et  développé  pour  répondre  aux 
^•-  exigences  du  rôle  important  qu'il  remplit.  Comme 
::h-  son  devancier,  il  a  la  forme  d*un  trapèze.  La  caisse 
:.^'--  sonore,  reposant  sur  quatre  pieds,  est  montée  de 
^- i  35  rangs  de  cordes,  les  seize . premiers  de  triples 
:tt'-'        cordes  d'acier  filé,  les  autres  de  quadruples  cordes 

Dti:  ■       d'acier.  Une  pédale  permet  de  soulever  les  étoufifoîrs 

« 

\i  N-        qui  reposent   sur  les  cordes  dans  le  voisinage  de 
■t.       leurs  sillets.  L'étendue  chromatique  est  de  50  sons, 
répartis  comme  suit  : 


Les  rangs  i  à  16  fournissent  chacun  un  son  16 

M  »  18,  20,  22,  24,  26,28,30  chacun 

^^    ;                            un  son 7 

-"■         >  »  17,  19,21,23,  25,  27, 29chacun 

je  j                             deux  sons 14 

»  *  3ï>  33#  35  chacun  trois  sons     .  9 

>  »  32»  34  chacun  deux  sons.     .     .  4 


Total.     .     .     50  sons 


iBit  fiarop. 
a  IV. 


Caimbalam  (ne  9036). 

Il  est  à  remarquer  que  la  direction  du  chevalet 
gauche  divise  les  rangs  17,  19,  2 1,  23  et  25  dans  le 
rapport  de  quinte  juste  et  les  rangs  27  et  29  dans 
celui  de  quinte  mineure.  Les  cordes  des  cinq 
derniers  rangs  sont  divisées  à  Taide  de  chevalets 
intermédiaires  qui  règlent  *rintonation  des  sons  à 
produire.  Voici  le  tableau  de  ces  intonations  numé- 
rotées dans  Tordre  de  la  hauteur  des  sons  : 


H- 


g  "JgJ  Jl? 


^SaLLgJrJ 


i        3        s       4        8       6        7        S       0      10     II     i>     IS     14     IS     1«    IT 


pJpiQ^ 


1 


=i=p 


n5=«-'^^ 


^^ 


i8  19  90  SI      3«  >3  14  «8  28  17  f8  10  10  SI  Si  SS 

8» 


EgEjEg^^^^^FfirrgS 


31  38  36  37   38  Z9  40  41  «1  4S  44  48  «o  «7  4S  «•  SI 


-  435  — 

Les  numéros  sous  les  degrés  de  Téchelle  se  rap*  imt.  Borop 
portent  à  ceux  que  nous  avons  placés  au  dessin  ^*'^^' 
représentant  la  table  de  Tinstrument,  à  la  droite  et 
à  la  gauche  des  chevalets;  ils  indiquent  en  même 
temps  sur  ce  dessin,  Tendroit  où  la  corde  se  frappe. 
Les  chiffres  placés  sur  le  côté  droit  du  trapèze  (et 
qa*il  ne  faut  pas  confondre  avec  les  précédents) 
indiquent  le  rang  des  cordes.  Les  points  noirs  sur 
les  chevalets  sont  des  points  de  repère  pour  faciliter 
le  jeu  de  Tinstrument.  —  Long,  de  la  grande  base 
i"33;  long,  de  la  petite  base  o'^gs;  haut,  du 
trapèze  o"7o. 

Un  intérêt  particulier  s'attache  à  notre  spécimen  :  il  a  été 
joué  par  la  Reine;  son  intérêt  bien  connu  pour  les  choses 
masicales  l'avait  engagée  à  entreprendre  l'étude  de  cet  instru- 
ment si  populaire  en  Hongrie,  pays  d'origine  de  Sa  Majesté. 

France.  8087.  Tympanon.  Disposition  à  peu  près 
semblable  à  celle  du  n»  1615.  Celui-ci  possède 
toutefois  une  série  de  cordes  de  plus,  c'est-à-dire 
vingt-deux,  toutes  quadruples.  L'accord  devait  être 
approximativement  celui  du  n«  16 15  ;  il  est  probable 
^.  qu'un  wid  grave  y  était  intercalé,  portant  ainsi  le 
nombre  de  cordes  à  22.  L'instrument  est  enfermé 
dans  une  boîte  triangulaire  reposant  elle-même  sur 
un  support  dont  la  tablette  supérieure  affecte  la 
forme  trapézoïdale  de  la  caisse  sonore,  tandis  que 
le  pied  est  triangulaire.  Bien  qu'il  n  ait  évidemment 
pas  été  construit  pour  ce  tympanon,  ce  support  est 
néanmoins  intéressant   en   ce  qu'il   nous  offre  la 


t 


y^. 


—  436  — 

init.  Bnrop.  représentation  complète  de  l'appareil,  instrument, 
^*  ^^'     botte  et  support,  à  Tépoque  de  sa  vogue.  —  Long, 
de  la  grande  base  du  trapèze  o"*7o;  de  la  petite 
base  o"*35;  haut,  du  trapèze  o°*30. 

Section  6.  —  Cordes  frappées  à  clavier. 

Prancb.  203S.  Mécanique  de  piano  à  queue^  dite 
mécanique  française  à  répétition.  Don  des  construc- 
teurs, MM.  Herrburger-Schwander  et  fils,  à  Paris. 
Elle  se  distingue  par  la  suppression  du  rouleau  sous 
le  manche  du  marteau,  ce  qui  facilite  le  réglage. 
Lorsque  le  rouleau  était  trop  dur,  il  c  claquait  >, 
dans  le  cas  contraire,  la  languette  d'échappement 
y  formait  une  rigole  et  alourdissait  le  jeu.  Pareil 
inconvénient  se  présentait  lorsque  la  languette 
entrait  trop  avant  sous  le  rouleau;  lorsqu'au  con- 
traire elle  y  entrait  trop  peu,  l'attaque  manquait. 
Dans  cette  nouvelle  mécanique,  un  ressort  fixe, 
tendu  au  moyen  d'une  vis,  permet  d'en  régler  la 
force  au  degré  voulu  sans  devoir  le  retirer.  De 
plus,  ce  ressort,  par  sa  disposition  nouvelle,  ne 
frotte  plus  contre  le  bas  du  levier. 

Id.  2088.  Mécanique  de  piano  droite  dite  méca- 
nique française  à  répétition.  Don  des  mêmes.  Elle 
joint  à  une  très  grande  simplicité  une  légèreté 
extrême  et  la  faculté  de  la  double  répétition.  Ce  per- 
fectionnement est  atteint  grâce  à  Tadjonction  d'un 
ressort  qui  soulève  la  noix  et  conduit  le  marteau 


^  437  — 

vers  la  corde.  Par  ce  moyen  le  nez  de  la  noix  est  inM.  Boroiv 
toujours  prêt  à  recevoir  l'action  de  ^échappement.     ^^'  '^' 

Allbiiagnb.  2040.  Piano.  Marque  :  Johann 
Friederich  Hoffmann,  Insirumenien  Mâcher  zu  Cleve. 
La  table  porte  la  date  de  1730^  qui  est  apocryphe, 
la  forme  oblongue  de  l'instrument  ne  nous  permet- 
tant pas  d'admettre  pour  sa  construction  une  daté 
aussi  reculée.  Comme  la  plupart  de  ses  contem- 
porains, ce  piano  est  bicorde,  c'est-à-dire  que  le 
marteau  frappe  deux  cordes  à  la  fois.  Mais  il  offre 
cette  particularité  que  chaque  touche  commande  le 
mouvement  de  deux  marteaux,  l'un  simplement  en 
bois,  tandis  qu'à  l'autre  le  tranchant  frappant  la 
corde  est  garni  de  feutre.  De  ces  deux  modes  d'ébran-* 
lement  résultent  deux  timbres  différents,  au  choix 
de  lexécutant.  Â  cet  effet,  un  registre  disposé  un 
peu  au*dessus  du  clavier  agit  sur  la  barre  à  laquelle 
sont  attachés  les  marteaux;  la  barre  recule  par 
l'action  du  registre,  et  ce  mouvement  de  translation 
fait  que  le  pilote  de  la  touche  ne  peut  soulever 
qu'un  seul  marteau.  Lorsque  le  registre  est  à  fond» 
c'est  le  marteau  recouvert  de  feutre  qui  frappe 
les  cordes;  le  registre  tiré,  c'est  le  marteau  dei 
bois  qui  entre  en  fonction.  Pour  le  surplus,  la 
mécanique  est  semblable  à  celle  que  nous  avons 
décrite  sous  le  n»  1647.  Le  clavier  a  une  étendue 
de  5  octaves,  du  fa  de  la  2«  octave  de  l'échelle 
générale,  au  fa  de  la  7*».  —  Long.  tôt.  i"675; 
larg.  o«57o. 


-438- 


Sbction  c.  —  Cordes  frappées ^  à  mouvement  automatique» 
iniit. Barop.      ÂLLBMAONB.  2041.  Pendule  à  musique.  L'instru* 

Cl  IV 

ment  proprement  dit  se  compose  d*un  tympanon 
rectangulaire  monté  de  21  rangs  de  triples  cordes 
d'acier  réglées  de  la  façon  suivante  : 

Nous  notons  les  intonations  à  l'octave  inférieure 
de  Tefifet  réel. 

Un  cylindre  portant  huit  airs  est  mis  en  rotation 
par  le  mouvement  de  l'horloge.  Les  pointes  des 
cylindres  soulèvent  des  touches  en  forme  de  levier 
qui,  par  leur  mouvement  de  bascule,  permettent  au 
percuteur,  à  l'aide  d'un  léger  ressort,  de  s'éloigner 
des  cordes.  Lorsque  la  touche  retombe  après  le 
passage  de  la  pointe  du  cylindre,  elle  est  actionnée 
par  un  ressort  plus  fort  que  celui  du  percuteur  et 
celui-ci  est  lancé  contre  les  cordes.  Le  percuteur 
se  compose  :  d'une  petite  pièce  de  bois  avec  un 
talon  en  fil  de  fer  reposant  sur  Textrémité  de  la 
touche,  d'une  tige  très  flexible  de  métal  servant 
de  manche  au  marteau,  et  du  marteau  proprement 
dit,  petite  pièce  de  bois  taillée  en  biseau  et  entourée 
de  cuir. 

La  pendule  sonne  les  heures  par  le  choc  d'un 
marteau  de  fer  sur  un  fil  d  acier  tourné  en  spirale. 


—  439  — 

La  sonnerie  terminée,  le  cylindre  se  met  en  mouve-  iastEatop. 
ment  pour  faire  entendre  les  airs.  Le  cadran  est    ^*'^^' 
orné  d'une  peinture  représentant  un  sujet  biblique. 
La  pendule  date  fort  probablement  des  premières 
années  de  ce  siècle.  —  Long,  du  tympanon  o">82  ; 
haut.  o"34. 


—  44Ô  — 

APPAREILS  DIVERS. 

Belgique.  2042.  Bourdon  (û.,  ro»Jkr  =  ronfleur; 
ail.,  WaldUuffôl).  Tige  de  bois  vers  Textrémité 
de  laquelle  on  a  découpé  une  rainure  circulaire 
dans  laquelle  s*attache  un  fil  terminé  par  un 
cylindre  de  carton.  Celui-ci,  fermé  d*un  côté  par 
un  disque  de  même  matière,  est  traversé  à  son 
centre  par  le  fil  retenant  le  cylindre  par  un  gros 
nœud  ou  par  un  tour  de  papier  formant  arrêt. 
Lorsqu'on  imprime  un  mouvement  de  rotation  au 
cylindre  de  carton  faisant  ici  l'office  de  boîte  de 
résonance,  la  corde,  par  son  frottement  dans  la 
gorge  de  la  tige  de  bois,  exécute  des  vibrations 
longitudinales,  —  ce  que  l'on  facilite  encore  en  la 
saupoudrant  de  colophane  —  et  il  en  résulte  un  son 
dont  la  hauteur  croît  en  raison  de  la  vitesse  de 
rotation  imprimée  à  lappareil,  ainsi  que  de  la 
dimension  et  de  la  tension  du  disque  de  carton 
agissant  en  guide  de  membrane  et  comme  renfor- 
çateur des  vibrations  de  la  corde.  —  Long,  de  la  tige 
de  bois  o"ii;  diam.  o»oo8  environ;  long,  du  fil 
o^iS  environ  ;  haut,  du  cylindre  0*05  ;  diam.  o"04. 

Id.  2043.  Rommelpot.  Don  de  M.  C.  Snoeck. 
Instrument  populaire  des  Flandres.  Il  est  formé 
d'une  boîte  cylindrique  de  bois  recouverte  d'une 
membrane  tendue,  collée  sur  la  circonférence  et 
maintenue  à  l'aide  d'un  cercle  de  bois.  A  25  milli- 
mètres environ  du  bord  de  la  membrane  on  a  découpé 


jne  ouverture  dans  laquelle  on  a  introduit  et  fixé 
^verticalement,  à  Taide  de  quelques  tours  de  fil,  un 
brin  de  paille  coupé  entre  deux  nœuds.de  croissance. 
Celui-ci,  mis  en  vibrations  longitudinales  par  le  frot- 
tement entre  le  pouce  et  Tindex  mouillés,  commu- 
nique son  mouvement  à  la  membrane  et  le  son 
3btenu  est  d'autant  plus  aigu  que  le  diamètre  de  la 
membrane  est  plus  petit  et  sa  tension  plus  forte.  La 
hauteur  du  son  est  encore  influencée  par  la  vitesse 
de  vibration  imprimée  au  brin  de  paille,  qui  elle- 
même  dépend  du  degré  de  pression  exercée  par  les 
ioigts  dans  le  frottement.  L*intonation  peut  ainsi 

varier  du  @— h^  au    ^ — -^ .    Le   récipient    du 


rommelpot  se  façonne  quelquefois  en  terre  cuite. 
—  Haut,  du  cylindre  0*14,  diam.  o'«i35;  long,  du 
brin  de  paille  o"i5  environ. 

Allemagne.  2044.  Sifflât.  Don  de  M.  Th.  Herr- 
roann.  Appeau  formé  de  deux  plaques  circulaires 
de  28  millim.  environ,  percées  à  leur  centre  d'un 
trou  de  7  mill.  Ces  plaques,  légèrement  convexes, 
s'emboitent  du  côté  de  leur  surface  concave,  l'une 
des  plaques  étant  à  cet  eifet  un  peu  plus  grande 
que  Tautre.  En  prenant  cet  appareil  dans  la  bouche, 
en  le  maintenant  par  son  diamètre  entre  les  lèvres 
et  en  aspirant  fortement  on  obtient  un  sifiSement 
aigu  produit  par  la  pression  de  Tair  extérieur 
entrant  en  vibration  par  son  passage  rapide  sur 
les  bords  de  Touverture  centrale. 


—  44^  — 

Dans  sa  Description  des  Instruments  harmoniques  (t^^  édit., 
Rome,  1776,  p.  87,  XXIX.  i),  le  Père  Bonanni  représente  uo 
de  ces  appeaux  embouché  par  un  chasseur.  Il  le  range  parai 
les  Pischi  diversi^  sifflets  divers. 

Bbloiqub.  2046.  Batteur  de  mesure  éUciriqut. 
Don  de  l'inventeur^  M.  Paul  Samuel. 


Batttnr  d«  metare  6lectriqn«  (no  2049). 


—  44i  -^ 


Batteur  de  meaare  électriqae  (no  3045.) 


Allemagne.  2046.  Métronome  musical  du  Dr. 
Ihlenburg.  Simple  ruban  gradué  s  enroulant,  à  l'aide 
d'un  ressort  commandé  par  un  bouton,  sur  Taxe 
intérieur  d'une  botte  ronde  de  cuivre  de  o"04  de 
diamètre.  Ce  ruban  porte,  d'un  côté,  les  indica- 
tions métriques,  de  Tautre  le  nombre  d'oscillations 
par  minute. 

Congo.  2047.  Porte-voix,  Il  est  entièrement  en 
bois  très  léger  et  façonné  à  la  main.  Sa  forme  est 
absolument  celle  des  anciens  porte-voix  de  marine; 
c'est  fort  probablement  la  copie  d'un  instrument 
abandonné  au  Congo  par  les  anciens  explorateurs. 
-*Long.  tôt.  o"55. 

Allemagne (?)«    2048.    Sifflet-sirène.    Don    de 


^  444  ~ 
M.Alb.  Mahillon.  Sphèreen  métal  de  o°*o38  environ 
de  diamètre,  qui  se  dévisse  par  le  miiieu  en  deux 
parties  égaies.  La  demi-sphère  inférieure  est  fermée 
par  une  plaque  en  métal  portant  six  trous  concen- 
triques percés  dans  une  direction  légèrement  obli- 
que. Un  disque  de  métal  d'égal  diamètre,  fixé  entre 
deux  pointes  qui  lui  servent  de  pivots,  et  tournant 
à  plat  sur  le  couvercle,  est  percé  d'un  nombre  égal 
de  trous  inclinés  dans  la  même  direction.  L'autre 
demi-sphère  recouvre  entièrement  ce  mécanisme. 
Lorsque  Ton  soufiSe  dans  le  trou  ménagé  dans  la 
demi-sphère  inférieure,  Tair  passe  chaque  fois  que 
les  trous  du  couvercle  se  trouvent  en  conjonction 
avec  ceux  du  disque,  tandis  qu'il  est  arrêté  dés 
que  les  trous  sont  en  opposition.  Or,  les  trous 
du  disque  et  du  couvercle  étant  légèrement  inclinés 
comme  nous  l'avons  dit,  le  disque  prend  un  mou- 
vement de  rotation  imprimant  à  Tair  une  série 
de  chocs  intermittents  d'où  natt  le  son  et  qui 
devient  plus  aigu  à  mesure  que  la  vitesse  de  rota- 
tion augmente  par  le  renforcement  du  80u£Be.  C'est 
le  principe  de  la  Sirène  de  Cagniard  de  la  Tour, 
voir  n«  565. 

2048.  Tuyaux  à  bouche  biseautée,  au  nombre  de 
deux,  construits  d'après  les  indications  de  Praeto- 
rius.  Ces  deux  tuyaux,  rectangulaires,  mesurant 
respectivement  o»  1 20  de  longueur  sur  o»o26  de  côte', 
et  o"o6o  de  longueur  sur  o"oi3  ^^  côté,  doivent,  dit 
Praetorius,  donner  exactement  deux  utàVodayt  l'un 


—  445  — 
de  Tautre,  au  diapason  dit  Chorion.  Ils  donnent 
respectivement  le  si  b  de  la  6*  octave  et  son  redou- 
blement à  la  7®,  de  notre  diapason  normal  la  =  870 
vibrations  et  comme  nous  savons  que  le  Chorton^  ou 
ton  d*église,  était  exactement  un  ton  plus  bas  que 
le  Kammerton,  ton  ordinaire,  il  nous  est  permis  de 
conclure  que  le  Kammerton  était,  en  Allemagne, 
au  commencement  du  XVIP  siècle,  assez  exacte- 
ment à  Tunisson  de  l'étalon  normal  actuel. 

2050.  Appareil  de  Wheatstone,  Il  permet  de 
transmettre  le  son  à  distance.  Une  baguette  de  bois 
de  sapin  traverse  les  plafonds  de  deux  étages,  du 
premier  au  grenier.  A  son  extrémité  supérieure  est 
adaptée  une  planchette  du  même  bois,  sur  laquelle 
repose  une  boîte  à  musique.  L'extrémité  inférieure 
est  libre.  Dans  cette  disposition,  la  boîte  à  musique 
étant  mise  en  mouvement,  aucun  son  ne  s'entend  ni 
au  premier  étage  ni  au  second.  Mais  dès  que  contre 
Textrémité  libre  de  la  baguette  nous  appuyons  la 
table  d'un  violon,  d'une  guitare  ou  une  planchette 
quelconque,  le  son  de  la  boîte  à  musique  en 
action  au  grenier  se  perçoit  très  distinctement  dans 
la  salle  du  premier  étage. 

Que  se  passe-t-il  ?  Le  son,  ou  plutôt  les  vibrations 
se  transmettent  de  la  boîte  à  musique  à  la  planchette 
sur  laquelle  elle  repose  et  celle-ci  les  communique  à 
la  baguette  de  sapin.  L'extrémité  de  cette  baguette 
n'offrant  qu*une  petite  surface,  Tair  environnant 
n'entre  que  très  faiblement  en  vibration  et  aucun  son 

53 


—  44^  — 

ne  se  fait  entendre.  Mais  aussitôt  qu'on  applique 
à  rextrémité  de  la  baguette  une  surface  élastique 
quelconque  d'une  certaine  étendue,  le  mouvement 
vibratoire  s'étend  et  le  son  de  la  botte  à  musique, 
résultat  de  ce  mouvement  vibratoire,  se  perçoit 
immédiatement  à  travers  tous  les  étages  séparant 
les  deux  surfaces  vibrantes. 

France.  2061.  Phonographe,  système  Liorei.  Le 
phonographe  est  un  appareil  destiné,  comme  on 
sait,  à  reproduire  les  sons  au  moyen  de  cylindres 
dont  la  périphérie  a  été  impressionnée  par  la 
vibration  d'une  membrane  armée  d'un  style  qui 
y  a  tracé  des  sillons  plus  ou  moins  profonds. 
L'appareil  basé  sur  ce  principe  se  compose  d*un 
mécanisme  d'horlogerie  imprimant  un  mouvement 
rotatif  et  hélicoïdal  à  une  tige  conique  sur  laquelle 
s'applique  un  cylindre  ;  à  proximité  de  celui-ci  est 
placé  un  résonateur  cylindrique  fermé  à  Tune  de 
ses  extrémités  par  une  membrane  munie  d'un  style 
fixé  au  centre.  L'appareil  mis  en  mouvement,  le 
style  parcourt  les  sillons  du  cylindre,  d'où  résulte 
pour  la  membrane  transmettrice  un  mouvement  de 
vibration  analogue  à  celui  qu'a  reçu  la  première 
fois  la  membrane  réceptrice.  Ce  mouvement  vibra- 
toire identique  communiqué  à  Tair  par  la  mem- 
brane transmettrice  engendre  des  ondes  sonores 
semblables  à  celles  qui  ont  impressionné  la  mem- 
brane réceptrice  et  par  conséquent  reproduisent 
exactement  les  sons  enregistrés. 


—  447  — 

Notre  spécimen  est  muni  de  sept  cylindres  de 
rechange. 

Angleterre.  2062.  Kazoo.  Don  de  M.  R. 
Harrison,  de  Brighton*  Sorte  de  mirliton  formé 
d'un  tube  avec  une  seule  membrane  appliquée  sur 
Torifice  d*un  trou  latéral.  Une  douille  de  cuivre 
percée  de  trous  est  glissée  sur  le  tuyau  au-dessus 
de  la  membrane  pour  protéger  celle-ci.  Trois 
trous  latéraux^  forés  dans  le  corps  du  tuyau,  n'ont 
d^autre  utilité  que  de  faire  ressembler  le  Kazoo  à 
une  flûte.  Le  chanteur  appuie  la  bouche  contre 
Torifice  supérieur  et  la  membrane  est  mise  en 
vibration,  comme  au  mirliton,  par  fredonnement. 

—  Long.  o"ii5. 

Java.  2058.  Mirliton^  de  l'anc.  coll.  Jourdan. 
Nous  renseignons  l'instrument  sous  ce  nom  parce 
que  sa  construction  est  tout  à  fait  conforme  à  celle 
de  Tappareil  populaire  ainsi  dénommé  et  que 
son  appellation  indigène  nous  est  inconnue.  Il  est 
formé  d'un  tuyau  de  bambou  cylindrique  fermé  aux 
deux  bouts  par  deux  membranes  très  minces.  Dans 
le  voisinage  de  chaque  extrémité  est  découpée  une 
petite  ouverture  ovale  sur  laquelle  la  bouche 
s'appuie  pour  mettre  les  membranes  en  vibration 
par  rémission  de  la  voix.  (Voir  la  note  du  n«  1672). 

—  Long.  o"6oo;  diam.  o"o58. 

2064.  Modèle  de  l'oreille,  grossie  cinq  fois  nature. 
Il  représente  Toreille  externe,  son  cartilage  et  ses 
muscles;  Toreille  moyenne,  avec  les  osselets,  la 


-  44»  — 

trompe  d'Eustacbe,  la  caisse  du  tympan;  roreille 
interne,  les  canaux,  le  limaçon,  le  vestibule  et  le 
nerf. 

2066.  Modèle  du  larynx ^  avec  la  trachée-artère 
s'ouvrant  pour  montrer  les  cordes  vocales. 


APPENDICE. 


Etudes  expérimentales  sur  la  résonance  des 
colonnes  d'air  de  forme  coniquCy  tronc-conique 
et  cylindrique. 

I.  Nous  croyons  faire  chose  utile  en  résumant 
ici,  à  la  fin  de  ce  troisième  volume  de  notre  cata- 
logue, le  résultat  des  études  que  nous  avons  été 
amené  à  faire  depuis  que,  il  y  aura  bientôt  25  ans, 
nous  occupant  de  réunir  et  de  cataloguer  les  collec- 
tions du  Musée  instrumental  du  Conservatoire  de 
Bruxelles,  nous  avons  pu  examiner  de  près,  analy- 
ser et  comparer  la  construction  des  nombreuses 
variétés  d'instruments  à  vent,  —  autrement  dit  à 
souffle,  —  en  usage  parmi  les  différents  peuples  du 
monde. 

Tous  ceux  qui  se  sont  occupés  d'études  organo- 
graphiques  savent  combien  les  préjugés  y  sont 
nombreux  encore  et  combien  le  secours  de  Tacous- 
tique  y  est  indispensable  pour  éclairer  quantité  de 
points  douteux.  Il  faut  bien  lavouer,  la  facture 


—  450  — 

des  instruments  à  souffle,  la  plus  compliquée  sans 
doute  de  toutes  les  branches  de  la  facture  instru- 
mentale, est,  précisément  en  raison  de  son  impor- 
tance et  de  sa  difficulté,  celle  où  cette  situation 
regrettable  est  la  plus  accentuée  ':  les  fausses 
théories  basées  sur  des  faits  insuffisamment  étudiés 
y  abondent,  Tempirisme  lui  sert  presque  exclusiv^ 
ment  de  guide. 

Nous  n'avons  pas  été  à  Tabri  des  errements 
résultant  de  cette  situation;  il  ne  nous  en  coûte 
rien  de  Tavouer,  les  commencements  de  notre  cata- 
logue seraient  là,  du  reste,  pour  en  témoigner. 
Mais  ces  erreurs,  il  était  impossible  de  les  éviter; 
on  nous  les  pardonnera  donc,  pour  cette  bonne 
raison  d'abord,  et  ensuite  parce  qu*à  côté  de  chacune 
d'elles  on  trouvera  toujours  les  preuves  évidentes 
de  notre  recherche  constante  de  la  vérité. 

En  exposant,  en  coordonnant  les  résultats  d'une 
longue  et  patiente  suite  dressais,  nous  n'avons  certes 
pas  la  prétention  d  avoir  jeté  la  lumière  complète 
sur  cette  branche  de  l'organographie;  nous  avons 
pensé  seulement,  comme  nous  Tavons  dit,  nous 
rendre  utile  en  dévoilant  les  fruits  de  nos  travaux 
dans  le  but  d'épargner  à  ceux  qui  nous  suivront  le 
retour  d'erreurs  semblables  i  celles  que  nous 
avons  commises.  Nos  investigations  auront  aussi, 
croyons-nous,  cet  autre  caractère  d^utilité,  c'est 
que,  ayant  porté  sur  toutes  les  formes  de  tuyaux  et 
sur  tous  les  modes  de  vibration,  elles   nous  ont 


—  451   — 

évélé  des  phénomènes  non  encore  entrevus  dont 
1  connaissance  pourra,  dans  une  certaine  mesure, 
lien  modeste  sans  aucun  doute,  aider  à  déterminer 
Tune  façon  plus  précise  que  celle  que  la  science 
coustique  enseigne  aujourd'hui,  les  lois  qui  gou- 
ernent  la  vibration  des  colonnes  d'air. 

2.  Pour  faciliter  l'exposition  de  notre  sujet,  nous 
appellerons  succinctement  les  lois  principales, 
elles  qu'elles  sont  formulées  actuellement,  réser- 
vant nos  observations  pour  les  cas  particuliers  qui 
it  présenteront  au  cours  de  cette  étude. 

La  longueur  d'un  tuyau  ouvert  est  égale  à  celle 
l'une  onde  simple;  la  longueur  d'un  tuyau  fermé 
;st  celle  d'une  demi-onde  simple. 

La  longueur  de  l'onde  simple  est  l'espace  que 
Darcourt  dans  le  milieu  ambiant,  l'air,  le  mouve- 
nent  vibratoire  communiqué  à  ce  milieu  par  une 
vibration  simple  du  corps  vibrant. 

La  vitesse  de  propagation  du  mouvement  géné- 
ralement admise  dans  les  calculs  est  de  340  mètres 
par  seconde. 

3.  Comme  nous  l'avons  déjà  dit  dans  notre  Essai 
ie  classification',  nous  avons  au  sujet  du  son  et  de 
sa  formation  une  opinion  qui  diffère  quelque  peu  de 
:elle  généralement  acceptée.  D'après  nous,  le  son 
sst  exclusivement  le  résultat  du  mouvement  vibra- 
toire de  l'air  environnant;  sans  air  pas  de  son.  Ce 

^  Catalogue  du  Musée.  1. 1,  a»  éd«,  p.  i. 


—  452  — 

D*e8t  pas  seulement  comme  véhicule  que  nous  don- 
nons à  Tair  cette  importance,  nous  pensons  que  le 
mouvement  de  Tair  est  le  son  lui-même.  Ce  moo* 
vementy  silencieux  lorsqu'il  frappe  notre  appareil 
auditif,  ne  devient  véritablement  son  qu'à  ce 
moment  même. 

On  reconnait  aux  sensations  auditives  trois  qua- 
lités principales  :  Vintensité,  résultant  de  la  force 
d'ébranlement  du  mouvement  vibratoire;  la  hauteur 
ou  degré  d'acuité,  qui  dépend  de  la  vitesse  de  ce  mou- 
vement, et  enfin  le  timbre,  qui  résulte  de  la  forme 
plus  ou  moins  compliquée  du  mouvement  vibratoire 
communiqué  à  Tair. 

C'est  uniquement  par  la  forme  du  mouvement 
vibratoire  imprimé  à  Tair,  par  l'intensité  relative 
du  son  fondamental  et  de  ses  harmoniques  qui 
résultent  de  ce  mouvement,  que  nous  distinguons 
le  timbre  des  instruments.  Il  n*y  a  pas  de  son  de 
l'acier,  du  bois,  des  cordes,  etc.,  il  n'y  a  que  des 
mouvements  vibratoires  différents  imprimés  à  notre 
milieu  ambiant  dont  nous  distinguons  les  effets  et 
que  nous  désignons  en  nous  servant  de  termes  qui 
rappellent  leur  origine  * . 

La  vitesse  du  son,  pour  continuer  à  nous  servir 

I  Rappelons  que  si  les  parois  qui  emprisonneot  la  colooae 
d*air  et  en  établissent  la  forme  sont  suffisamment  lisses  et 
rigides,  la  matière  dont  ils  sont  faits  est  sans  action  sur  U 
forme  de  la  vibration  et,  par  conséquent,  sans  influence  sur  le 
timbre. 


—  453  -- 

da  mot  consacré,  augmente  avec  la  température  et, 
conséquemment,  il  y  a  lieu  de  tenir  compte  de 
celle-ci  dans  le  calcul  de  la  longueur  des  ondes  et 
des  tuyaux. 

Le  tableau  suivant  représente  l'effet  de  la  tempé- 
rature sur  un  tuyau  accordé  au  Za,  58«  degré  de 
lëchelle  des  sons  ' . 

I  Nous  prenons  pour  point  de  départ  Vut  premier  degré  de 
l'octave  la  plus  grave,  celle  que  Ton  désigne  dans  la  facture 
d'orgue  sous  le  nom  d'octave  de  33  pieds.  De  là  l'échelle  sui- 
vante avec  tous  ses  degrés  intermédiaires  ; 

ir«  octave,  ttj    I»  degré  6®  octave,  ut    6 1«  degré 

7*      j»      ,  ut    73«      » 

8«      »      .  ut    85"       » 

9»      »      ,  ut    97»      » 

io«       »      ,  etc.,M^  109*      » 

A  l'aide  de  ce  procédé,  approuvé  et  recommandé  par  le  Jury 
international  de  l'Exposition  universelle  de  Bruxelles  en  1897 
G.  Sbrpsttb,  Rapport  sur  les  opérations  du  jury),  la  position 
d'un  son  se  détermine  plus  facilement  que  par  l'usage  des 
indices  qui  n'ont  aucune  base  et  varient  de  pays  à  pays. 


20 

» 

,  ut  13- 

S*» 

» 

,  ut  25» 

4" 

> 

,  ut  37" 

5' 

» 

,  ut  49* 

454  — 


• 

«S 

3  1 

MOMBKB  DB  VIBRATIONS 

S 

1   1 

DOXMéBS   A  LA 

UONOUBOR  DB  l'oiDI 

M  z 

^  s 

"a  .S 

TBMPéRATURB  INDIQUAB 

PRODUITS  PAR  UN  SOXDI 

K    M 

es 

1^ 

II 

il» 
Ml 

PAR  UN  TUTAV 

870  VIB. 

SXUFLBS 

ACCOR06  A  870  VIB. 
SIMPLES  A  LA  TBMPArA- 

A  LA  TBMPÉRAXXU 
INDigUtB. 

a 

"SI 

TURBDB 

X50  GBNT. 

b*  2 

s 

Vibrationt 

Vibrationt 

Onde  dmple 
Tnyaas 
ooTeru. 

DvBÎ^Nde 

M 

•< 

•impies. 

doablM. 

Toytax 
fienaet. 

3'« 

0 

33s 

t$t 

423-5» 

0*382 

^■xçi 

33-8 

X 

33«.6 

4a4.a8 

0382 

0  191 

35-6 

2 

333-a 

850.09 

425.04 

0383 

0  191 

37-4 

3 

353-8 

851.62 

425. 8x 

0  384 

0  192 

39a 

4 

334.4 

853-» 5 

426.57 

0384 

0  192 

4ï  „ 

i 

335 

854.68 

427.34 
428.10 

0385 

0  192 

48.8 

335-6 

856.21 

0386 

0  193 

S:î 

l 

336- a 

857.74 

428.87 

0386 

0  X93 

336.8 

859.27 

42963 

0387 

0  193 

48.8 

9 

m- 

860.80 

430.40 

0388 

0  194 

**« 

10 

|;:3I 

431.16 

0389 

0  194 

5.. 8 

II 

338.6 

43». 93 

0389 

0  194 

53.6 

12 

339- a 

i»1 

432.69 

0390 

0  195 

35-4 

13 

339-8 

433-40 

0390 

0  195 

ré" 

^É 

êSi" 

868.46 

870 

^V^ 

0  39» 
0  392 

0%% 

60.8 

16 

341. 6 

871.53 

435  76 

0  393 

0  196 

62.6 

17 

342.; 

873.06 

43658 

0394 

0197 

64.4 

x8 

34a.8 

874.69 

438^06 

0  394 

0  197 

66.2 

19 

343.4 

876.1a 

0395 

0  197 

68 
69.8 

20 
21 

344.6 

438.82 
439-59 

0395 
0  396 

0  197 
0  198 

7X  6 

22 

345  a 

440.35 

0397 

0  198 

73-4 

«3 

345-8 
346.4 

882.24 

44»  •" 

0397 
0398 

0  19S 

75.  a 

«4 

883  77 

441.88 

0  199 

?8.8 

^1 

347  ^ 

il:g 

442.65 

0399 

0  199 

26 

347.6 
348.2 

441-41 

0  400 

0  200 

80.6 

^^ 

888.36 

444.18 

0  400 

0  200 

82.4 

348.8 

889.90 

444.95 

0  400 

0  BOO 

84.2  • 

29 

349-4 

891.43 

» 

0  40X 

0  BOO 

86 

30 

350 

892.96 

0  402 

0  BOX 

—  455  — 

On  constate  par  ce  tableau  que  l'influence  de  la 
température  a  une  valeur  qui  ne  peut  être  négligée. 
Lra  vitesse  de  propagation  varie  de  o"6o  environ', 
et  la  vitesse  pour  le  la  de  870  vibrations  simples 
de  1,5308  vîb.  s.  par  degré  cent,  de  température. 
Il  en  résulte  qu'un  tuyau  ouvert  donnant  ce  la 
aurait,  à  la  température  de  o^  cent.,  celle  de  la 
glace  fondante,  une  longueur  de  o»382,  tandis  qu'à 
30«  cent,  ce  même  la  exigerait  un  tuyau  de  o"402. 
Lr'intonation  de  ces  deux  tuyaux  comparée  sous 
rinfluence  d'une  même  température,  différerait  de 
tout  un  demi-ton^. 

'  John  Ttndall,  Le  Son,  p.  26. 

s  Cet  effet  d'élévation  s'accentue  encore  pour  les  instru- 
ments à  vent  dont  la  colonne  d'air  est  mise  en  vibration  par  le 
soufiEle.  Celui-ci,  dont  la  température  moyenne  est  de  32<». 
(D'après  Gréhant,  cité  par  Kuss  et  Duval  —  Traité  de  Physio- 
logie p.  454  —  la  température  du  souffle  est  de  35.5  à  2a^  et  de 
29.7  à  6"),  a  pour  effet  d'échauffer,  dans  nos  climats  où  la  tem- 
pérature environnante  est  généralement  moindre,  les  colon- 
nes d'air,  d'augmenter  la  vitesse  de  vibration  et.  par  consé- 
quent, de  faire  monter  très  sensiblement  leur  intonation; 
l'effet  se  manifeste  d'autant  plus  que  la  température  ambiante 
est  plus  froide. 

La  pratique  de  l'accord  des  instruments  à  vent  peut  tirer  de 
l'ensemble  de  ces  faits  un  enseignement  important.  En  effet, 
la  température  moyenne  de  nos  salles  de  concert  étant  géné- 
ralement de20<>cent.,  en  hiver  surtout,  c'est  à  cette  tem- 
pérature que  devraient  s'accorder  indistinctement  tous  les 
instruments;  on  obtiendrait  de  cette  façon  l'unisson  entre 
ceux  moins  sensibles  à  l'influence  de  la  température,  les  pianos 
et  les  harmoniums  par  exemple,  et  ceux  plus  sensibles  à  cette 
influence,  tels  que  l'orgue  et  tous  les  instruments  à  vent  ou  à 


—  456  — 
4*  Admettant  la  vitesse  généralement  admise 
pour  les  calculs  acoustiques,  celle  de  340  mètres 
par  seconde,  il  suffit,  pour  calculer  la  longueur  de 
l'onde  simple,  c'est-à-dire  l'espace  parcouru  par  le 
mouvement  vibratoire  de  Tair  durant  une  vibration 
simple  du  corps  vibrant,  de  diviser  340  mètres  par 
le  nombre  de  vibrations  simples  : 
340  mètres 

r 77 : =  0"390. 

870  vibr.  simp. 

5.  Théoriquement,  un  tuyau  de  o"390  doit  donc 
donner  le  la  de  870  vibr.  et  ce  même  son  devrait 
être   produit   également   par   un    tuyau   fermé  de 

0"3Q0 

-^^=o»i95. 

2 

6.  La  pratique  démontre  que  ces  données  sont 

souffle.  Ceux-ci  avant  d'être  réglés  devraient  avoir  été  jooés 
pendant  quelques  instants  de  même  que  Tair  envoyé  dans  les 
tuyaux  de  Torgue  par  la  soufflerie  devrait  être  également 
amené  à  la  température  de  zo<*  cent. 

La  commission  française  de  1S59,  ^^  déterminant  la  hauteur 
du  la^  (58*  degré  de  l'échelle  des  sons)  à  870  vibr.  simples  à  la 
température  de  15*»  cent,  a  simplement  voulu  fixer  d'une  façon 
absolue  les  conditions  dans  lesquelles  le  nombre  de  vibrations 
de  rétalon  avait  été  obtenu.  Il  ne  peut  lui  être  attribué  Tidée 
d'avoir  voulu  fixer  à  15^  cent.  la  température  à  laquelle  les  in- 
struments doivent  se  régler  sur  son  tonarium.  Il  serait  du  reste 
impossible  de  maintenir  cette  température,  tandis  que  ao«  cent, 
est  généralement  celle  de  nos  salles  en  toutes  saisons.  On  sait 
que  l'influence  de  la  température  sur  les  diapasons  formés  de 
fourchettes  d'acier  est  si  faible  qu'on  peut  la  considérer  comme 
nulle  en  pratique.  C'est  cette  circonstance  qui  doit  les  faire 
préiérer  à  tout  autre  appareil  destiné  à  donner  le  ton. 


—  457  — 

inexactes  ou  tout  au  moins  incomplètes.  Si  nous 
mettons,  dans  les  deux  cas,  l*air  en  vibration  en 
soufflant  dans  ces  tuyaux  pour  en  ébranler  la 
colonne  d*air  de  la  façon  la  plus  simple  comme  dans 
la  flûte  de  Pan,  c'est-à-dire  en  appuyant  Torifice 
ouvert  du  tuyau  sur  la  lèvre  inférieure,  nous  obte- 
nons des  sons  sensiblement  plus  bas  que  le  la  de 
870  vibr.,et  on  constate  de  plqs  que  le  tuyau  fermé 
donne  un  son  légèrement  plus  bas  que  celui  du 
tuyau  ouvert. 

7.  A  quelle  cause  faut-il  attribuer  cet  écart  entre 
renseignement  de  la  théorie  et  celui  de  la  pratique  ? 
A  cette  circonstance,  croyons-nous,  que  l'influence 
du  tuyau  s'exerce  au-delà  de  ses  limites,  provoquant 
ainsi  la  formation  d'une  onde  plus  longue  que 
l'onde  théorique  et,  conséquemment  aussi,  un  son 
plus  grave  que  celui  auquel  on  s'attendait. 

8.  Cette  différence  était  intéressante  à  examiner 
de  près  et  nous  a  conduit  tout  naturellement  à 
rétudier  dans  ses  résultats  sur  les  différentes  formes 
de  tuyaux.  Ces  formes,  dans  lesquelles  sont  groupés 
tous  nos  instruments  à  vent  ou  à  souffle,  se  présen- 
tent sous  trois  catégories  principales  : 

Tuyaux  ouverts; 

Tuyaux  partiellement  fermés; 

Tuyaux  fermés. 

9.  Mais  tout  en  appartenant  à  l'une  de  ces  trois 
formes,  les  tuyaux  peuvent  différer  très  sensible- 
ment par  leurs  détails.  Nous  avons  résumé  par  la 


—  458  - 

confection  de  onze  tuyaux  toutes  les  formes  parti- 
culières que  nous  avons  rencontrées  dans  le  cours 
de  nos  études.  Ces  tuyaux,  représentés  par  les 
tracés  de  la  page  suivante,  varient  entre  o^^ago 
et  o"'24o  de  longueur;  les  chiffres  aux  extrémités 
indiquent  leur  diamètre  à  ces  endroits.  La  lettre 
qui  accompagne  chacun  des  tuyaux  servira  désor- 
mais à  les  désigner. 

.  I.  Tuyaux  ouverts. 

lo.  Nous  désignons  ainsi  les  tuyaux  ouverts 
complètement  à  leurs  deux  orifices.  Leur  colonne 
d'air  est  ainsi  en  communication  avec  l'air  ambiant 
par  ses  deux  extrémités,  d'où  il  résulte  le  maintien 
à  chacune  de  ces  extrémités,  d*un  ventre  de  vibration 
pour  tous  les  sons  de  sa  résonance  harmonique. 

Le  ventre  de  vibration  est  cette  partie  de  l'onde 
où  lair  a  un  mouvement  de  vibration  maximum 
sans  changer  de  pression  ni  de  densité.  Au  nœud  de 
vibration,  au  contraire,  l'air  subit  des  variations 
continuelles  de  densité  et  de  pression  et  la  vitesse 
du  mouvement  vibratoire  y  est  nulle. 

Le  son  fondamental  et  les  harmoniques  dans  les 
tuyaux  ouverts  sont  entre  eux  comme  la  suite  natu- 
relle des  nombres  entiers  i.  2.  3. 4  etc.  Le  son  fon- 
damental d'un  tuyau  est  le  plus  grave  que  celui-ci 
puisse  donner;  c'est  celui  qui  correspond  à  la 
longueur  calculée  du  tuyau.  Il  se  produit  par  le 


—  459  — 


3 


tX 


3 


Tvyauz^oavwta. 


15 


D  Rô 


15 


E    15 


15 


P     20 


15 


25 


15 


H 


30 


13 


1      2» 


HB 


K  C 


20 


minimum  de  pression  exercée  sur  la  colonne  d*air 
pour  en  exciter  le  mouvement  vibratoire. 

L'expérience  démontre  que  les  colonnes  d'air 
mises  en  vibration  en  dirigeant  le  souffle  transver- 
salement contre  l'un  des  orifices  du  tuyau  produi- 
sent très  difficilement  des  sons  d'une  certaine 
intensité.  Cependant  le  mouvement  de  la  colonne 
d'air  résultant  de  ce  mode  d'insufflation  est  suffi- 
sant pour  évaluer  très  exactement  la  hauteur  du 
son  et,  avec  un  peu  d'habitude,  on  parvient  à  donner 
au  son  une  certaine  intensité.  A  une  exception  près, 
le  Nay,  flûte  des  pays  musulmans,  ce  genre  de 
tuyau  n'a  pas  été  utilisé  dans  la  facture  instrumen- 
tale, et  le  Nay  lui  même  n'est  pas  un  tuyau  com- 
plètement ouvert  à  son  extrémité  supérieure,  car 
pour  faciliter  la  mise  en  vibration  de  la  colonne 
d'air,  l'instrumentiste  recouvre  en  partie  l'orifice 
du  tuyau  par  les  lèvres  (voir  §  15). 

1 1.  Nous  avons  dit  (§  6)  qu'en  expérimentant  un 
tuyau  exactement  à  la  longueur  de  l'onde  simple, 
nous  obtenons  un  son  plus  grave  que  celui  quin- 
dique  la  théorie.  De  nombreux  essais  nous  ont 
démontré  que  l'écart  entre  les  données  de  la  théorie 
et  celles  de  la  pratique  augmente  en  raison  du 
diamètre  du  tuyau.  Si  nous  comparons  le  son  de 
deux  tuyaux  cylindriques  de  même  longueur  mais 
de  diamètre  différent,  celui  dont  le  diamètre  est  le 
plus  petit  sera  sensiblement  plus  aigu  que  l'autre. 
Cette  constatation   nous  a  mis  sur  la  voie  de  la 


—  4^1   — 

formule  rectificatrice  suivante,  déjà  entrevue  par 
nous  en  1874'  : 

La  longueur  d^un  tuyau  cylindrique  ouvert  aux 
deux  bouts  est,  pour  donner  un  son  déterminé,  égale  à 
celle  de  Ponde  simple  de  ce  même  son  diminuée  d'une 
longueur  égale  aux  3/4  du  diamètre  du  tuyau.  Nous 
avons  vu  (§  4)  que  Tonde  simple  d'un  son  de 
870  vibr,  simples  est  de  o»390.  Prenons  pour  pro- 
duire ce  son  un  tuyau  cylindrique  de  20  ""/m  de 
diamètre;  nous  aurons  : 

20  X  3 
o«390 =  0-375 . 

4 

En  effet,  un  tuyau  ouvert  de  cette  longueur  et 
mis  en  vibration  de  la  façon  dite,  donne  exactement 
le  la  normal  de  870  vibr.  simples  à  la  température 
de  14»  cent. 

De  ce  fait  il  résulte  également  que  la  théorie 
manque  d'exactitude  en  enseignant  que  pour  faire 
produire  par  un  tuyau  un  son  à  l'octave  grave  de 
celui  donné  par  un  autre  tuyau,  il  faut  doubler  la 
longueur  de  celui-ci.  Cest  la  longueur  théorique  de 
Fonde  qu'il  faut  doubler  et  dont  il  faut  diminuer 
une  longueur  égale  aux  3/4  du  diamètre.  Ainsi, 
pour  obtenir  un  la  de  435  vibr.  par  un  tu}'au  de 
20  °>/m  de  diamètre,  nous  doublerons  la  longueur 
théorique  de  Tonde  de  870  vibr.  : 

20  X  3 
0.390  X  2  =  o»78o =  o"'765. 

4 
'  ÉUmmtM  tPacoustiquê, 


—  4^a  — 

Un  tuyau  de  ces  dimensions  nous  donnera  très 
exactement  le  la  de  435  vibr.  simples  à  la  tempéra- 
ture de  14"  cent.'. 

12.  De  nos  observations  générales  sur  les  on^e 
tuyaux  précités,  il  résulte  : 

a)  Que  le  degré  d*acuité  du  son  produit  par  l'in- 
su£3ation  transversale  des  tuyaux  est  le  même,  que 
cette  insu£3ation  soit  faite  par  le  petit  ou  par  le 
grand  diamètre; 

b)  Que  dans  les  onze  tuyaux  soumis  à  robserva- 
tion,  la  longueur  est  égale  à  celle  de  l'onde  simple 
diminuée  des  3/4  du  diamètre  moyen  ; 

c)  Que  les  harmoniques  obtenus  sont  en  rapport 
avec  le  son  fondamental  du  tuyau  qui  est  très 
exactement  le /a  de  138 1  vibrations  simples  (/aaa 
diapason  normal,  66*  degré  de  l'échelle  des  sons). 
L'onde  de  ce  son  est,  comme  nous  l'avons  dit  (^  4), 

égale  à ou  01^246,  ainsi  qu'il  est  démontré  par 

1381 

le  tableau  suivant  : 


X  II  va  de  soi  que  l'onde  pourrait  se  calculer  directement 

340 
de  la  façon  suivante  :    - —  =  o«78o. 
435 


—  463 


LONQUBUR   RÉBLLB 

LONQUBUR  DBS  S/4 

LONQUBUR  DB 

DU 

TUYAU. 

DU  DIAMÈTRB. 

l'ondb  simple. 

A 

©«2404 

0*0056 

B 

o»a40 

o«oo6 

C 

o^^SSs 

0*0075 

D 

oaaaôô 

0*0094 

£ 

0^23475 

0*0X125 

F 

oma329 

0*0131 

0*246 

G 

o»»a3i 

0*015 

H 

om229X 

0*0x69 

I 

0^3475 

o*oxia5 

K 

0*2366 

0*0094 

L 

0*2366 

o™oo94 

Exception  est  faite,  comme  nous  le  verrons  plus 
loin,  pour  le  tuyau  L,  formé  d'une  façon  irrégulière: 
l'allongement  d'un  tuyau  cylindrique  par  un  tuyau 
de  forme  tronc-conique. 

13.  Examinant  en  particulier  chacun  de  ces 
mêmes  tuyaux  au  point  de  vue  de  la  facilité 
d'ébranlement  sonore  de  la  colonne  d'air  qu'ils 
renferment,  nous  observons  : 

i»  en  produisant  l'insufflation  par  le  petit  dia- 
mètre : 

a)  que  A .  B.  C . K  ne  parlent  pas*  A  est  du  reste 
entièrement  fermé  par  le  sommet  du  cône,  nous  y 
reviendrons,  et  B.C.K.L  ont  l'ouverture  du  tuyau 
trop  petite  à  cet  endroit  pour  qu'il  soit  possible  d'y 
exciter  la  vibration  de  la  colonne  d'air; 


-  4^4- 

6)  que  D.E.F.I  parlent  facilement  et  permettent 
même  la  production,  outre  le  son  fondamental,  de 
l'octave  ou  son  2  ; 

c)  que  G .  H  donnent  facilement  le  son  fonda- 
mental, plus  difficilement  Toctave. 

2*  en  produisant  l'insufflation  par  le  grand 
diamètre  : 

a)  que  A,  quoique  entièrement  fermé  au  sommet 
du  cône,  résonne  comme  un  tuyau  ouvert,  c'est-à- 
dire  que,  contrairement  à  la  théorie,  sa  longneur 
pour  un  son  déterminé  est  égale  à  Tonde  simple  de 
ce  son  et  qu'il  produit  malgré  sa  fermeture  com- 
plète, la  série  des  harmoniques  1.2.3  etc.,  et  noa 
les  harmoniques  impairs  seulement. 

(Cette  particularité  des  tuyaux  coniques  fermés  a 
leur  sommet  a  été  découverte,  pensons-nous,  parle 
célèbre  physicien  anglais  Wheatstone  vers  1832  ci 
a  été  signalée  déjà  dans  la  très  remarquable  étude 
de  D.  J.  Blaikley,  Acoustics  in  relation  to  wind 
instruments.  —  Nous  reviendrons  sur  ce  fait  de  très 
grande  importance.) 

b)  que  B.C.D.E.F.I.K  parlent  bien  et  donncDt 
facilement,  outre  le  son  fondamental,  les  harmo- 
niques 2  et  3; 

c)  que  G.  H  entrent  difficilement  en  ébranlement 
sonore  à  cause  de  leur  grand  diamètre,  qui  empêche 
la  production  du  mouvement  oscillatoire  nécessaire 
à  cet  ébranlement. 

Les  dix  tuyaux  donnant  le  même  son /a,  66*  degré 


-465  - 

de  l'échelle  des  sons,  nous  pouvons  conclure  des 
expériences  qui  précèdent  que  l'influence  de  la  perce 
sur  des  tuyaux  ébranlés  de  la  même  façon  est 
presque  nulle  sur  la  hauteur  du  son  fondamental,  ou 
da  moins  qu'elle  n'exerce  pas  d'influence  plus  im- 
portante que  celle  dont  nous  avons  parlé  (§  11). 
Il  y  a  cependant  lieu  de  remarquer  que  pour  des 
tuyaux  de  même  longueur,  le  faible  diamètre  favorise 
dans  une  certaine  mesure  la  production  des  har- 
moniques. 

L,  nous  l'avons  dit  (§  12),  est  un  tuyau  de  forme 
irrégulière.  Si  nous  Tébranlons  du  côté  du  grand 
diamètre,  le  son  fondamental  monte  de  toute  une 
quarte,  alors  que  les  harmoniques  restent  ceux  du 
ton  de  fa  commun  aux  autres  tuyaux.  Nous  avons 
observé,  à  la  suite  d'expériences  sur  d'autres 
tuyaux,  que  le  son  fondamental  monte  d'autant 
plus  que  la  ligne  brisée  qui  forme  les  côtés  du 
tuyau  se  rapproche  de  Taxe  de  celui-ci,  ou  en 
d'autres  termes  que  le  tuyau  est  plus  étroit.  Cette 
particularité  de  ce  genre  de  tuyau  n'a  pas  grande 
importance,  attendu  que  les  tuyaux  complètement 
ouverts  aux  deux  bouts  ne  sont  guère  employés  en 
facture;  elle  permet  cependant  de  constater  que  la 
forme  irrégulière  du  tuyau  L  fausse,  pour  le  mode 
d'insufflation  que  nous  examinons,  la  résonance 
harmonique  obtenue  par  les  tuyaux  de  forme  régu- 
lière :  cylindriques,  coniques  et  tronc-coniques. 


—  4^^   — 


II.  Tuyaux  partibllbmbnt  pbrmês. 

14.  L'impossibilité  matérielle  de  produire  les 
pulsations  nécessaires  à  la  mise  en  vibration  de  la 
colonne  d'air  par  le  souffle  ou  même  par  des  moyens 
mécaniques  dans  les  tuyaux  à  large  section,  a  it 
nécessairement  amener  la  facture  à  chercher  :r. 
dispositif  quelconque  permettant  d^exercer  l'action 
nécessaire  sur  de  minces  lames  d'air  ou  des  secdocs 
moindres.  De  là  les  différentes  formes  de  la  bouche 
imaginées  de  temps  immémorial  chez  tous  les 
peuples  et  utilisées  aujourd'hui  encore  dans  U 
facture  de  toutes  les  variétés  de  flûtes  en  usage  aussi 
bien  dans  Torgue  que  dans  nos  orchestres.  Parcii 
ces  dernières,  les  variétés  qui  nous  sont  les  plus 
familières  sont  la  flûte  à  bec^  et  la  flûte  traversun. 

<  La  filiation  de  la  bouche  de  la  flûte  à  bec  noas  para.*: 
aujourd'hui  facile  à  établir.  Bile  nous  semble  avoir  pour  typ 
primitif  le  nay  arabe,  ouvert  complètement  à  son  extrémité. 
puis  le  siakuhachi,  flûte  japonaise  où  Porifice  du  tuyau  e^t 
coupé  en  biais  sur  une  partie  de  la  circonférence  pour  facil:tef 
la  mise  en  vibration  de  la  colonne  d*air.  L'échelon  soiTiri 
nous  paraît  être  le  lu  chinois  où  Porifice  est  entièremcr: 
ouvert,  mais  dont  on  a  découpé  sur  la  circonférence  une  petite 
échancrure  rectangulaire  contre  l'angle  de  laquelle  on  dirige 
le  soufile;  cette  même  embouchure  se  retrouve  dans  la  âù!: 
Krena,  de  Bolivie;  finalement  le  ty  chinois  avec  réchaocrcre 
rectangulaire  mais  fermée  à  Torifice  du  tuyau  formant  air.'i 
une  véritable  bouche  biseautée.  (Voir  les  n»*  136, 714, 859,  S:: 
et  711  du  Catalogue  du  Musée.) 


—  467  — 

Dans  les  deux  types  le  tuyau  a  été  bouché  partielle- 
ment de  façon  à  permettre  de  diriger  une  mince 
lame  d'air  contre  Tangle  vif  que  présente  Tune  des 
parois  du  tuyau,  disposition  d*où  résulte  une 
extrême  facilité  dans  la  production  du  mouvement 
vibratoire. 

15.  La  démonstration  pratique  de  cette  facilité 
d'émission  sonore  est  aisée  :  que  Ton  prenne,  par 
exemple,  le  tuyau  E.  En  le  plaçant  verticalement 
contre  la  lèvre  inférieure  de  façon  à  diriger  le 
soufiSe  sur  toute  la  section  du  tuyau,  il  faudra  une 
certaine  habitude  pour  obtenir  un  son;  mais  qu'on 
relève  le  tuyau  en  lui  donnant  une  inclinaison  de 
45*  environ,  puisqu'on  dirige  le  souffle  contre  le 
bord  opposé  à  celui  qui  touche  à  la  lèvre,  en  ayant 
soin  de  recouvrir  presque  à  moitié  l'orifice  du 
tuyau,  celui-ci  parlera  avec  une  extrême  facilité  et 
produira  un  son  ample  et  pur.  La  confection  du 
nay  arabe,  dont  le  mode  d'ébranlement  a  été  si  peu 
compris  par  certains  historiens  de  la  musique,  est 
basée  sur  l'observation  de  ce  principe  '. 

>  Nous  avons  parlé,  en  décrivant  les  lu  ou  diapasons 
chinois  n^  859, 86o«  86 x  du  Catalogue  du  Musée,  de  la  théorie 
émise  en  1596  par  le  prince  chinois  Tsai-Yu  au  sujet  du 
rapport  à  observer  entre  la  longueur  du  tuyau  et  son  diamètre 
D'après  cette  théorie,  à  laquelle  nous  ne  pouvions  manquer 
de  nous  intéresser  en  raison  de  nos  études,  les  longueurs 
et  les  diamètres  s'augmentaient  dans  un  rapport  constant. 
L'analyse  de  cette  théorie  nous  avait  démontré  que  la  lon- 
gueur croissait  pour  chacun  des  douze  demi-tons  descendants 


-  468  — 
i6.  La  fermeture  partielle  du  tuyau  en  provo- 
quant inévitablement  un  ralentissement  dans  la 
vitesse  de  vibration  amène  un  abaissement  de 
l'intonation.  Aussi  toutes  nos  flûtes  donnent-elles 
des  sons  plus  graves  que  ceux  qu'indique  la  théorie, 
en  tenant  compte  même  de  l'abaissement  qui 
résulte  de  l'influence  du  diamètre.  Il  n'en  peut  être 
autrement  :  toutes  les  flûtes  sont  partiellement  fer- 
mées à  leur  embouchure,  et  plus  l'ouverture  servant 
à  l'excitation  du  mouvement  vibratoire  est  petite, 
plus  l'abaissement  est  grand.  Il  apparaît  à  toute 
évidence  que  la  disposition  d'une  fermeture  par- 
tielle exige  un  tuyau  d'un  certain  diamètre,  et, 
d'autre  part,  pour  faciliter  la  production  des 
harmoniques,  il  est  nécessaire  d'employer  des 
tuyaux  étroits.  Les  facteurs  des  plus  anciennes 
flûtes  à  bec  ont  heureusement  surmonté  la  difficulté 

de  Toctave  dans  le  rapport  de  i  : . y^  (i  :  i. 0594631)  tandis qnt 

V  % 

le  diamètre  croissait  dans  le  rapport  de  i  :  |X^  (i  :  1.0292857;. 

Cette  théorie  malheureusement  ne  donne  que  des  résultats 
approximatifs,  et  encore  faut -il  chercher  empiriquement  la 
longueur  du  premier  tuyau,  point  de  départ  pour  le  calcul 
des  autres  Ce  qui  nous  avait  alors  induit  en  erreur  sur  la 
véritable  valeur  de  cette  théorie,  très  intéressante  à  cause  de 
son  origine  et  de  l'époque  à  laquelle  elle  a  été  formulée, 
c'est  qu'à  ce  moment  nous  ignorions  complètement  l'influence 
de  la  fermeture  partielle  produite  par  la  manière  dont  les 
colonnes  d'air  de  ces  lu  sont  mises  en  vibration  et  que,  sans 
doute,  un  essai  insuffisant  avait  suppléé  à  l'imperfection  que 
nous  constatons  aujourd'hui. 


—  4^9  — 

en  adoptant  la  perce  tronc-conique;  ils  avaient 
ainsi  à  leur  disposition  la  partie  large  pour  réta- 
blissement de  la  bouche,  et  pour  assurer  la  facilité 
d*émission,  une  colonne  d'air  relativement  étroite, 
ou  du  moins  beaucoup  plus  étroite  que  celle  qu'au- 
rait donnée  une  colonne  d'air  cylindrique.  A  la  flûte 
traversière  il  n'en  est  pas  de  même;  la  bouche 
latérale  par  laquelle  la  colonne  d'air  est  mise  en 
vibration  n'exige  pas  une  grande  ouverture,  aussi 
les  anciennes  flûtes  traversières  étaient-elles  cylin- 
driques comme  elles  le  sont  aujourd'hui.  Ce  n'est 
qu'au  XVII«  siècle,  par  imitation  de  la  flûte  à  bec, 
que  les  faiseurs  d'instruments  ont  adopté  pour 
la  flûte  traversière  la  forme  tronc-conique  de  la 
colonne  d'air,  plaçant  l'embouchure  à  la  partie  la 
plus  large  du  tuyau. 

17.  Une  question  se  pose  ici  :  est-il  possible  de 
calculer  l'abaissement  produit  sur  Tintonation  du 
tuyau  par  cette  fermeture  partielle  ? 

Difficilement.  Mais  ce  que  de  nombreux  essais 
nous  ont  permis  de  constater,  c'est  que  Vinfluence 
de  cette  fermeture  est  inversement  proportionnelle  à  la 
longueur  du  tuyau,  et  c'est  là  un  fait  d'une  certaine 
importance.  Pour  le  surplus,  le  résultat  obtenu  doit 
s'évaluer  expérimentalement.  Pour  nous  mieux  faire 
comprendre,  nous  avons  établi  le  procédé  empirique 
suivant  qui  suppléera  à  ce  qui  peut  manquer  à  notre 
explication. 

Établissons^par  exemple,  un  tuyau  nous  donnant 

35 


—  470  — 


tout  ouvert,  Tintonation  du    7^    •      au  diapason 


normal.  Cette  intonation,  produite  par  976,5  vibr. 
simples  en  une  seconde,  a  pour  longueur  d'onde 

Jl^_  0-348. 
976,5 

Notre  tuyau  ayant  iç^/nde  diamètre,  nous  savons 

que  nous  devons,  pour  avoir  la  longueur  exacte  du 

tuyau,  dimimuer   la   longueur    d*onde  des  3/4  du 

diamètre.  Donc 

0-348 
moins         H*^5 

o"333.75,  longueur  cherchée. 
Mais  par  la  couverture  partielle  du  tuyau  résul- 
tant de  l'adaptation  d'une  bouche  quelconque,  nous 
constatons  expérimentalement  que  l'intonation  des- 
cend de  tout  un  ton.  Cet  abaissement,  nous  pouvons 
l'évaluer  en  longueur  d'onde  de  façon  suivante  : 

o°'390  longueur  d'onde  simple  du  U 

diminuée  de  o<°348         »  »  »       •  st 

différence      o°>042  ou  valeur  de  l'abaissement 

produit  par  la  fermeture  partielle  du  tuyau  donnant 

le  s»,  60*  degré  de  Técheile  des  sons. 

Si  nous  voulions  calculer  la  longueur  à  donner  à 
un  tuyau  de  même  diamètre  destiné  à  produire  le 


-—  46*  degré  de  la  même  échelle,  nous  pour- 


3: 
rions  procéder  de  la  façon  suivante  ; 


—  471  — 

La  longueur  d'onde  du  51,  5"  octave  est  de     o"34S 
L'abaissement  produit  par  la  fermeture 

partielle  est  de 0*042 

Longueur  du  la  immédiatement  inférieur    o»390 
Doublons  cette  longueur  pour  la  porter  à 

roctave  inférieure 0*780 

Mais,  nous  l'avons  dit  au  commencement 
de  ce  paragraphe,  l'influence  de  la  fermeture 
partielle  est  inversement  proportionnelle  à 
la  longueur;  donc,  pour  une  longueur  double 
de  0"'39O,  l'effet  sera  moitié  moindre  et  nous 
avons  à  retrancher  de  la  longueur  totale     o°*o2i 

0-7S9 
et  à  retrancher  encore  l'influence  du  dia- 
mètre du  tuyau  1 9  X  3/4  -=■ o"o  1 4 

longueur  cherchée  du  tuyau  pour  le  ^=^     <^"745 

confirmée  par  Texpérience. 

La  complication  du  phénomène  est  grande  et,  on 
le  comprendra,  son  influence  dans  l'enseignement 
théorique  de  la.  construction  des  flûtes  est  énorme. 
Nous  avouerons  que  malgré  cette  importance  nous 
l'avions  complètement  négligée  dans  nos  ÉUments 
d'acoustique  !  ' 

1  Cette  complication  s'augmente  encore  par  Tinfluence  des 
trous  latéraux  dont  le  tuyau  est  percé.  Ainsi,  le  tuyau  donnant  le 

dont  nous  venons  de  déterminer  la  longueur  à  o°>745 


I 


=1= 


baissera  sensiblement  dès  Tinstant  qu*on  y  percera  les  trous 


—  472  — 

i8.  En  essayant  les  dix  premiers  tuyaux'  comme 
il  est  dit  au  §  13  et  en  les  obturant  de  la  même 
quantité,  nous  obtenons,  à  cause  de  cette  couverture 
partielle,  des  sons  plus  graves  que  ceux  des  tuyaux 
entièrement  ouverts,  mais  il  est  de  la  plus  extrême 
importance  de  faire  remarquer  que,  dans  ces  condi- 
tions, les  intonations  sont  semblables,  de  quelque 
côté  que  se  produise  la  mise  en  vibration  de  la 
colonne  d*air,  c'est-à-dire  par  le  grand  ou  par  le 
petit  diamètre  du  tuyau.  Il  est  à  remarquer  aussi 
que  dans  ces  colonnes  d'air,  dont  la  mise  en  vibra- 
tion se  fait  par  une  ouverture  qui  se  trouve  dans  la 
direction  de  Taxe,  l'abaissement  qui  se  produit  sur 
le  son  fondamental  a  lieu  également  sur  les  harmo- 
niques, de  sorte  que  leur  rapport  vibratoire  reste 
exact,  c'est-à-dire  qu'il  continue  à  être  celui  des 
tuyaux  ouverts,  celui  de  la  suite  naturelle  des  nom- 
bres entiers  i .  2 . 3  •  4  etc. 

19.  Le  phénomène  de  la  résonance  harmonique 
de  la  flûte  traversière  n'est  pas  exactement  sem- 
blable. Dans  celle-ci,  la  colonne  d*air  est  mise  en 
vibration  par  une  ouverture  non  seulement  plus 
petite  que  le  diamètre  du  tuyau  lui-même,  mais 
cette  ouverture  est  pratiquée  latéralement  dans  la 

latéraux  nécessaires  à  la  formation  de  son  échelle.  Bn  somme 
cette  influence  s'explique,  chacune  des  ouvertures  pratiquées 
dans  la  paroi  plus  ou  moins  épaisse  du  tuyau  ajoutant  en 
quelque  sorte  à  la  longueur  de  la  colonne  d*air  qu*il  renferme. 
I  Nous  avons  donné  la  raison  pour  laquelle  le  tuyau  L  fait 
exception. 


—  473  — 

paroi  du  tuyau,  et  de  cette  position  particulière  il 
résulte  que  rabaissement  produit  par  la  fermeture 
partielle  est  plus  grand  sur  le  son  fondamental  que 
sur  ses  harmoniques.  C'est  à  la  correction  de  cet 
écart'  qu*est  destinée  la  cavité  qui  se  trouve  entre  le 
tampon  qui  ferme  l'extrémité  supérieure  du  tuyau 
et  l'ouverture  qui  sert  à  en  ébranler  la  colonne  d'air. 
Cette  cavité  n*a  aucune  influence  sur  la  hauteur 
du  son. fondamental;  c'est  donc  à  tort  que  certains 
instrumentistes  se  servent,  pour  accorder  la  flûte, 
de  la  vis  de  rappel  qui  commande  le  mouvement  de 
translation  du  tampon.  Mais  si  cette  cavité  n'a  pas 
d  effet  sur  le  son  fondamental,  elle  agit  sur  les 
harmoniques  dont  elle  rétablit  en  les  abaissant  le 
rapport  avec  le  son  fondamental. 

La  colonne  d'air  restant  en  communication  par 
ses  deux  extrémités  avec  Tair  environnant,  il  est 
utile  de  rappeler  ce  que  nous  avons  dit  au  §  lo  : 
qu'un  ventre  de  vibration  existe  à  chacune  des 
extrémités  de  ces  tuyaux  ouverts  ou  partiellement 
fermés,  quel  que  soit  celui  des  sons  produits  de  la 
résonance  harmonique. 

III.  Tuyaux  fermés. 

20.  Nous  désignons  ainsi  tous  les  tuyaux  fermés 
à  un  bout,  ouverts  à  l'autre,  ou,  en  termes  scienti- 

I  Cet  écart  est  proportionnel  à  la  différence  entre  le  diamètre 
de  la  colonne  d'air  et  celui  du  trou  latéral  servant  de  bouche; 
ainsi  il  est  plos  grand  à  la  grande  qu'à  la  petite  flûte. 


—  474  — 

fiques,  tous  ceux  qui  ont  un  nœud  de  vibration  à 
une  extrémité  et  un  ventre  de  vibration  à  l'extré- 
mité opposée.  Le  mouvement  vibratoire  s^y  pro- 
page de  l'extérieur  à  l'intérieur,  du  pavillon  ven 
l'embouchure  ou  Tanche,  et  non  en  sens  inverse 
comme  on  le  croit  généralement  et  comme  le  fait  se 
produit  dans  les  tuyaux  ouverts  ou  partiellemeot 
fermés.  C'est  dans  cette  catégorie  que  nous  range- 
rons dorénavant  tous  nos  instruments  à  anche  et 
tous  nos  instruments  à  embouchure. 

On  peut  exciter  la  mise  en  vibration  de  la  colonae 
d'air  formée  par  ces  tuyaux  de  trois  façons  diffé- 
rentes : 

A.  par  le  souffle  dirigé  contre  le  bord  de  l'extré- 
mité ouverte,  l'autre,  opposée,  étant  fermée; 

B.  par  une  embouchure  ; 

C.  par  une  anche. 

Reprenons  nos  tuyaux,  nous  examinerons  en 
détail  chacun  des  modes  de  vibration  en  faisant 
remarquer  que,  quel  que  soit  le  moyen  employé 
dans  le  cas  des  tuyaux  fermés,  la  loi  de  vibration 
ne  varie  pas  et  qu'un  changement  dans  la  longuear 
des  tuyaux  ne  les  modifierait  pas  davantage. 

A.   Vibration  par  le  souffle. 

ai.  Ce  mode  d'ébranlement  de  la  colonne  d'air 
n'a  reçu  d*application  que  dans  la  syringe,  vul- 
gairement appelée  flûte  de  Pan.  Cet  instrument 
se  compose  généralement   de   tuyaux   en   roseau, 


—  475  — 
cylindriques,  fermés  à  un  bout  et  réunis  côte  à 
côte.  Diaprés  la  théorie  actuelle,  la  longueur  de  ces 
tuyaux  est  égale  à  celle  d'une  demi-onde  simple. 
L'expérience  nous  a  démontré  qu'une  rectification 
est  également  indispensable.  En  effet,  nous  avons 
trouvé  que  pour  calculer  la  longueur  d'un  tuyau 
cylindrique  fermé  à  un  bout,  destiné  à  produire  un 
certain  son  déterminé,  il  faut  diminuer  la  longueur 
de  Fonde  de  ce  même  son  d^une  longueur  égale  à  la 
moitié  du  diamètre  du  tuyau^.  Nous  pensons  inutile 
de  nous  étendre  davantage  sur  ce  mode  de  rectifica- 
cation.  Ce  que  nous  en  avons  dit  au  sujet  des  tuyaux 
ouverts  suffira  pour  se  rendre  un  compte  exact  de  la 
façon  pratique  dont  cette  rectification  peut  se  faire. 
22.  Nous  plaçons  dans  le  tableau  suivant  et 
en  regard  la  résonance  harmonique  obtenue  par 
chacun  de  nos  onze  tuyaux  insufflés  alternativement 
par  le  petit  et  par  le  grand  diamètre  ti  fermés  par 
le  plat  de  la  main  à  F  extrémité  opposée  : 

X  II  peut  être  intéressant  de  savoir  que  le  maximum  de  lon- 
gueur des  tuyaux  dont  on  peut  produire  le  son  fondamental 
par  ce  mode  d'insufflation  est  très  approximativement  la  lon- 
gueur du  ^3    \  —44*  degré  de  l'échelle  des  sons.  Le  diamètre 

exerce  une  certaine  influence  sur  la  production  du  son  fon- 
damental. Si  le  diamètre  était  très  étroit,  le  tuyau  donnerait 
l'harmonique  3  au  lieu  du  son  fondamental.  Expérimentale- 
ment, nous  avons  constaté  qu'un  tuyau  vibrant  dans  de  bonnes 
conditions  doit  avoir,  pour  produire  le  son  fondamental,  un 
diamètre  d'environ  la  1/20  partie  de  sa  longueur. 


—  476   — 


Petit  diamètre. 


Grand  diamètre. 
8.  .  . 


B 


$ 


i 


(difficiles)      ^    ^ 


Z>     i?    »     »     7     • 


t-^-^ 


tJ  18         6         7         9 


8. 


r^ 


3         5  7 


—  477  — 


8. 


^^ 


S         5 


8. 


^. 


77      ¥    »     5     7 


3         5         7 


8.  •!  a 


^^ 


X      s      s 


8. 


^ 


1         2         S 


8. 


^. 


-^t-4=- 


iàible     ^    faiSle     ^ 


23.  Expérimentant  en  particulier  chacun  de  nos 
tuyaux,  nous  constatons  : 

à)  que  A  et  B  ne  peuvent  entrer  en  vibration  par 
le  petit  diamètre,  A  n*ayant  pas  d'ouverture  et  celle 
de  B  étant  trop  petite.  Ces  mêmes  colonnes  d*air 
mises  en  vibration  par  le  grand  diamètre  ont  une 
résonance  harmonique,  maigri  qu*ils  soient  fermés, 
absolument  semblable  à  celle  des  tuyaux  ouverts. 
Ce  fait  est  en  opposition  avec  la  théorie  actuelle 
des  lois  de  vibration  des  colonnes  d'air; 

b)  que  £y  tuyau  cylindrique,  est  le  seul  dont  la 
colonne  d'air  vibre  conformément  aux  lois  de  la 


-  478  - 

théorie  actuelle.  La  longueur  de  ce  tuyau  donnant 
le  son  fondamental  fa^  54*  degré  de  l'échelle  des 
sons,  est  égale  à  celle  d'une  demi-onde  simple 
rectifiée  ainsi  que  nous  l'avons  indiqué  au  §  21,  et 
ses  harmoniques  sont  entre  eux  comme  la  série  des 
nombres  impairs  i .  3  •  5  •  7  •  ^^c.  ; 

c)  que  le  tuyau  H  insufHé  par  son  grand  diamètre 
ne  donne  que  le  son  fondamental,  et  même  avec 
une  certaine  difficulté,  à  cause  de  la  dimension 
exagérée  de  ce  diamètre; 

à)  que  les  tuyaux  CD. F. G.,  et  ceci  est  un 
point  de  grande  importance  attendu  qu'il  mène  à  la 
détermination  des  conditions  requises  par  un  tuyau 
fermé  pour  acquérir  la  résonance  harmonique  d'un 
tuyau  ouvert,  que  ces  tuyaux,  disons-nous,  conti- 
nuent à  conserver  approximativement^  les  harmo- 
niques impairs  du  tuyau  cylindrique,  quel  que  soit 
le  côté  par  lequel  ils  sont  mis  en  vibration,  alors 
que  le  son  fondamental  hausse  ou  baisse  sensible- 
ment selon  que  l'insufflation  se  fait  par  le  grand 
diamètre  ou  par  le  petit.  Cette  déviation  du  son 
fondamental  fa  produit  par  le  tuyau  cylindrique  est 
due  à  un  rallentissement  ou  à  une  accélération  du 
mouvement  vibratoire  et  peut  s'évaluer  à  un  nombre 

>  Les  harmoniques  montent  ou  baissent  avec  le  son  fon- 
damental ;  nous  disons  qu'ils  restent  appfoximativimttU  à 
Tunisson  des  harmoniques  impairs  du  tuyau  cylindrique 
parceque  les  écarts  sont  beaucoup  moins  accentués  que  ceux 
qui  se  constatent  au  son  fondamental  (voir  §  aS»  6). 


—  479  — 

égal  de  vibrations  engendrant  conséquemment  un 
intervalle  plus  grand  au  grave  qu'à  Taigu  pour  un 
même  tuyau.  Aussi  l'intonation  des  sons  marqués 
d'une  X  n  est-elle  qu*approximative; 

e)  que  les  tuyaux  CI.  insufiSés  par  le  gros  dia- 
mètre ont  déjà  la  résonance  harmonique  se  rappro* 
chant  de  celle  des  tuyaux  ouverts; 

f)  que  le  tuyau  K  possédant  la  résonance  har- 
monique d'un  tuyau  ouvert,  nous  pouvons  con- 
clure que  pour  qu'un  tuyau  de  forme  tronc-conique 
octavie,  il  faut  que  le  diamètre  à  l'orifice  ouvert  soit 
au  moins  quatre  fois  celui  de  l'orifice  fermé. 

Résumons  ce  qui  précède  :  le  tuyau  conique 
fermé  au  sommet  résonne  comme  un  tuyau  ouvert 
de  même  longueur  et  sa  résonance  fait  entendre 
successivement  les  harmoniques  dans  Tordre  natu- 
rel des  nombres  1.2.3.4.  etc.;  dans  une  certaine 
mesure  le  tuyau  tronc-conique  agit  comme  le  tuyau 
conique,  mais  son  diapason,  comparé  à  celui  du 
tuyau  ouvert,  baisse  en  raison  de  la  grandeur  du 
diamètre  à  la  partie  tronquée,  là  où  le  tuyau  est 
fermé.  L'inspection  du  tableau  §  22  nous  permet 
de  constater  que  cet  abaissement  pour  le  tuyau  K 
est  d*une  tierce  mineure  comparée  à  Tintonation 
que  donne  le  tuyau  tout  ouvert.  Il  va  de  soi  que  cet 
abaissement,  qui  se  traduit  par  un  ton  et  demi 
pour  un  tuyau  de  cette  faible  longueur,  diminue  en 
raison  de  la  longueur  du  tuyau  employé. 

La  question  de  savoir  pourquoi  un  tuyau  conique, 


fermé  par  le  sommet  du  cône,  résonne  comme  un 
tuyau  ouvert,  mérite  de  fixer  l'attention.  Au  pre- 
mier moment  on  serait  tenté  de  croire  à  rinfluence 
de  la  masse  d'air  contenu  dans  le  tuyau.  Il  n'en  est 
rien.  Nous  savons,  en  effet,  que  le  volume  dur 
contenu  dans  un  tuyau  cylindrique  est  trois  fois 
plus  grand  que  celui  que  contient  un  tuyau  coniqoe 
ayant  le  même  diamètre  à  la  base  et  la  même 
longueur. 

Du  reste,  si  la  masse  d'air  était  en  jeu,  l'influence 
du  diamètre  serait  autrement  considérable  que  celle 
que  nous  avons  constatée  §  1 1  et  12.  Le  fait  qu'un 
tuyau  cylindrique  baisse  de  tout  une  octave  par  la 
fermeture  de  l'une  de  ses  extrémités  (§  22)  permet 
de  supposer  que  le  phénomène  du  tuyau  conique, 
ou  tronc-conique,  de  proportions  déterminées, réson- 
nant comme  un  tuyau  ouvert,  est  dû  à  la  réflexion 
du  mouvement  vibratoire,  et  qu*elle  est  plus  rapide 
contre  les  parois  obliques  de  ces  tuyaux  tronc-coni- 
ques que  contre  le  fond  ou  fermeture  des  tujraux 
cylindriques. 

B.   Vibration  par  une  embouchure. 

24.  Si  nous  frappons  contre  le  plat  de  la  main 
Tun  quelconque  des  orifices  de  nos  tuyaux,  le  son 
fondamental  qui  en  résulte,  quoique  très  faible,  est 
suffisamment  perceptible  pour  permettre  de  consta- 
ter que  son  degré  d'acuité  est  égal  au  son  que  donne 
le  même  tuyau  lorsqu^il  est  ébranlé  par  le  soufiBe  à 


-48i  - 

Forifice  opposé.  Nous  obtenons  ainsi  tous  les  sons 
fondamentaux  du  tableau  §  22,  en  exceptant  natu- 
rellement de  ces  expériences  les  tuyaux  A  et  B  dont 
la  structure  ne  permet  pas  ce  mode  de  vibration.  Il 
est  bon  de  remarquer  toutefois  que  la  pression 
exercée  ainsi  sur  la  colonne  d'air  ne  pouvant  être 
qa*uniforme,  il  va  de  soi  que  Ton  ne  peut  obtenir 
qu'un  seul  son,  le  fondamental. 

L'excitation  du  mouvement  vibratoire  par  le 
frappement  de  la  main  contre  l'un  des  orifices  du 
tuyau  équivaut  donc  à  la  fermeture  complète  de  ce 
côté»  et  cette  action  ferme  en  effet  le  tuyau  d*une 
façon  absolue. 

25.  Si  nous  remplaçons  ce  moyen  de  mettre  la 
colonne  d'air  en  vibration  par  celui  qui  consiste  à 
appuyer  le  même  orifice  du  tuyau  contre  les  lèvres, 
nous  obtenons  un  son  équivalent  à  celui  que  donne 
le  tuyau  en  l'ébranlant  par  le  souffie  à  l'orifice 
opposé,  et  c'est  ainsi  que  nous  mettons  en  vibration 
la  colonne  d'air  de  tous  les  instruments  à  em- 
bouchure de  nos  orchestres  :  cornets,  bugles, 
cors,  trombones,  basses,  etc.,  etc.  Les  résonances 
harmoniques  que  nous  avons  constatées  au  tableau 
§  22  restent  absolument  les  mêmes,  en  observant 
toutefois  que  le  partage  de  la  colonne  d'air  réalisable 
par  le  souffle  ne  l'est  pas  par  les  lèvres,  parceque 
celles-ci  ne  peuvent  vibrer  assez  rapidement  pour 
obtenir  les  mouvements  synchrones  avec  ceux  qui 
résulteraient  du  partage  de  la  colonne  d*air  occa- 


-  48»  - 

sionné  par  la  production  d'harmoniques  sur  des 
tuyaux  aussi  courts.  Au  contraire,  le  souffle  dirigé 
contre  Tun  des  orifices  du  tuyau  n'a  pas  l'énergie 
suffisante  pour  imprimer  le  mouvement  vibratoire 
aux  colonnes  d'air  d'une  trop  grande  longueur. 
(Voir  la  note  du  §  21). 

L'inspection  du  tableau  susdit  démontre  que  les 
seuls  tuyaux  convenant  à  la  construction  de  nos 
instruments  à  embouchure  sont  ceux  des  types 
B.K.L.  Mais  l'instrumentiste  ne  pourrait^  sans  se 
blesser  les  lèvres^  mettre  en  vibration  une  colonne 
d'air  en  les  appuyant  directement  contre  l'orifice  do 
tuyau  qui  la  renferme.  C'est  pourquoi  on  se  sert 
d'un  appareil  intermédaire  appelé  embouchure  qui 
n'est  autre,  en  somme,  qu'un  prolongement  du  tuyau 
terminé  par  un  bassin  muni  de  bords  contre  les- 
quels l'instrumentiste  appuie  les  lèvres.  La  forme 
de  ce  bassin  peut  nécessairement  avoir  une  certaine 
influence  sur  le  timbre  et  la  facilité  de  la  mise  en 
vibration  de  la  colonne  d^air.  Elle  doit  donc  être 
convenablement  disposée,  selon  des  règles  quels 
pratique  ou  l'expérience  enseigne. 

Dans  nos  instruments  à  embouchure  un  nœud  de 
vibration  avec  des  variations  continuelles  de  densité 
et  de  pression  se  trouve  à  Tembouchure,  un  ventre 
de  vibration  avec  des  vitesses  de  mouvement  maxi- 
mum, au  pavillon.  Souffler  dans  les  instruments 
est  une  expression  impropre,  on  ne  souffle  du  reste 
que  dans  quelques  instruments  à  anche  et  encore 


-  483  — 

Texpression  n'est-elle  rigoureusement  exacte  que 
pour  les  cromornes(n®"6io  et  suivants  du  catalogue) 
ou  pour  les  instruments  à  réservoir  d'air.  Le  soufiSe 
est  une  force  motrice  employée  à  animer  la  colonne 
d'air  soit  directement  (comme  dans  les  flûtes),  soit 
par  l'intermédiaire  des  lèvres  (instruments  à  em- 
bouchure), soit  par  l'intermédiaire  de  l'appareil 
appelé  anche  (clarinettes,  hautbois,  bassons,  etc.)* 

26.  Donc,  tous  nos  instruments  à  embouchure 
sont  des  tuyaux  fermés  du  c6té  de  l'embouchure  et 
ils  ont,  par  suite  de  la  proportion  convenablement 
établie  de  leur  colonne  d'air,  la  résonance  harmo- 
nique complète  que  possèdent  les  tuyaux  B.  K.  L. 

27.  L'expérience  démontre  que  pour  les  instru- 
ments à  embouchure,  les  tuyaux  de  forme  tronc- 
conique  ne  sont  pas  les  plus  recommandables.  Le 
timbre  résultant  de  la  vibration  de  cette  forme 
donnée  à  la  colonne  d'air  est  rauque,  sauvage;  c'est 
le  timbre  caractéristique  des  instruments  primitifs, 
faits  de  cornes  d'animaux,  et  même  aussi  celui 
d'époques  où  l'art  de  la  facture  était  déjà  en 
progrès,  tel  que  le  Lur  danois  en  bronze.  (Voir  le 
n^  1 156  du  Musée  du  Conservatoire). 

Le  développement  progressif  de  la  colonne  d'air 
doit  se  faire  d'après  certaines  courbes  recherchées 
jusque  dans  ces  derniers  temps  par  tâtonnements  et 
que  l'on  associe  dans  certains  cas  à  une  partie  plus 
ou  moins  longue  de  tuyau  cylindrique. 

Grâce  à  la  circonstance  qui  permet  cette  associa- 


-  484  - 

tion,  la  forme  de  la  colonne  d*air  des  instruments 
à  embouchure  peut  se  modifier  à  Tinfini  et  créer 
ainsi  les  variétés  de  timbre  indispensables  à  nos 
orchestres,  tout  en  conservant  les  propriétés  de 
résonance  des  tuyaux  de  forme  tronc-coniques 
relativement  au  juste  rapport  des  harmoniques  avec 
le  son  fondamental. 

28.  De  nombreux  essais  nous  ont  permis  d'établir 
les  faits  suivants,  qui  ne  s'écartent  pas  du  reste  de 
ceux  que  nous  avons  consignés  aux  §  22.  23  : 

a)  Si  nous  appliquons  une  embouchure  à  an 
tuyau  cylindrique,  la  colonne  d'air  vibre  comme 
un  tuyau  fermé  et  les  harmoniques  impairs  seuls  se 
font  entendre,  de  plus  le  son  n'a  pas  d'ampleur; 

b)  Dès  l'instant  que  la  partie  inférieure  du  tuyau 
s'élargit  en  suivant  un  développement  conique,  la 
résonance  s'améliore  le  son  fondamental  monte 
ainsi  que  les  harmoniques  et  ceux-ci  se  rapprochent 
insensiblement  au  fur  et  à  mesure  que  le  cône  pro- 
gresse pour  arriver  aux  rapports  qu'offre  la  suite 
des  chiffres  1.2.3.4.  ^^c*  ^^  phénomène  se  con- 
state même  lorsque  l'épanouissement  du  tuyau  ne 
s'est  fait  que  sur  une  petite  partie  de  la  longueur 
du  tuyau  à  partir  de  Textrémité  opposée  à  l'em- 
bouchure. Il  se  manifeste  d  abord  par  les  harmo- 
niques supérieurs  pour  aboutir  à  la  résonance 
harmonique  complète  lorsque  l'épanouissement 
inférieur  du  tuyau  se  trouve  réalisé  dans  les  pro- 
portions déterminées  dans  le  paragraphe  suivant. 


-   405  — 

Le  tableau  suivant  éclairera  notre  explication.  Il 
représente  la  résonance  harmonique  de  deux  tuyaux 
quelconques  de  même  longueur,  en  /a,  Tun  cylin- 
drique, résonant  en  tuyau  fermé/ Tautre  conique, 
en  tuyau  ouvjsrt  '  : 


r  T  r 


? 


t 


E 


E£ 


tM^ 


Le  développement  convenable  apporté  au  tuyau 
cylindrique  fait  monter  à  l'octave  le  son  i  qui 
devient  le  son  i  du  tuyau  conique;  le  son  3  devient 
le  son  2;  le  son  5  le  son  3;  le  son  7  le  soh  4;  le 
son  9  le  son  5,  etc.  On  conçoit  que  le  moindre 
épanouissement  conique  donné  au  tuyau  peut  pro- 
duire le  faible  rapprochement  voulu  pour  les  sons 
aigus  mais  qu*il  faut  un  épanouissement  bien  plus 
prononcé  pour  faire  monter  de  la  quantité  voulue 
les  harmoniques  graves.   Les  intervalles  se  con- 

I  Cette  échelle  d'un  tuyau  cylindrique  dont  la  colonne  d'air 
est  mise  en  vibration  par  une  embouchure  n'est  qu'hypothé- 
tique. Un  tuyau  cylindrique  dont  le  diamètre  serait  assez 
étroit  pour  être  mis  en  vibration  par  les  lèvres,  et  d'autre  part 
assez  long  pour  produire- théoriquement  ce /a  grave,  ne  répon» 
drait  en  pratique  que  très  imparfaitement  ;  les  sons  graves  ne 
se  prodniraîent  point. 


tractent  de  plus  en  plus  au  far  et  à  mesure  que 
progresse  l'élargissement  de  Textrëmité  inférieure  du 
tuyau  et  lorsque  celui-ci  atteint  dans  son  déreloppe- 
ment  la  proportion  déterminée  dans  le  §  suivant, 
la  douzième  i  23  devient  ToctaVe  1:2;  la  sixte 
majeure  3  :  5  devient  la  quinte  2:3;  la  quinte 
mineure  5  :  7  devient  la  quarte  3  :  4  ;  la  grande 
tierce  majeure  7  :  9  devient  la  tierce  majeure 
4  :  5  etc.  On  constate  que  la  différence  des  inter- 
valles fournis  par  la  succession  des  harmoniques 
dans  les  deux  genres  de  tuyaux  devient  de  plus  en 
plus  petite;  en  poursuivant,  ils  pourraient  même 
se  confondre  à  une  petite  différence  près.  Ce  phéno- 
mène nous  fait  toucher  du  doigt  la  lot  qoi  gouverne 
la  vibration  de  ces  colonnes  d'air;  si  nous  ne  pou- 
vons l'exposer  encore  d'une  façon  précise^les  phéno- 
mènes observés  sont  assez  probants  pour  nous  faire 
entrevoir  dès  maintenant  la  raison  pour  laquelle  le 
tuyau  peut  rester  cylindrique  sur  une  partie  de 
sa  longueur  à  partir  de  l'embouchure,  mais  doit  se 
développer  progressivement  en  se  rapprochant  de 
l'extrémité  opposée,  généralement  appelée  pavillon; 
c)  que  les  harmoniques  aigus  peuvent  donc  déjà 
être  en  relation  exacte  entre  eux  sans  qu'ils  le  soient 
avec  le  son  fondamental  (trompette,  trombone}. 
L'expérience  nous  a  démontré  qu'il  est  indispen- 
sable, pour  que  le  son  fondamental  soit  en  rapport 
d'octave  avec  le  son  2,  que  le  développement  pro- 
gressif de  la  colonne  d'air  commence  tout  au  moias 


~  487  - 

au  milieu  de  sa  longueur  et  que  le  rapport  minimum 
des  diamètres  aux  deux  extrémités  du  tuyau  soit  de 
1 :  4.  Le  brusque  épanouissement  du  tuyau  appelé 
pavillon  n'est  pas  compris  dans  cette  détermination 
du  rapport  entre  les  deux  diamètres  extrêmes.  Cet 
épanouissement  n'est  qu'une  question  de  forme,  de 
mode,  très  diversement  suivie  et  même  complète- 
ment inusitée  dans  certains  pays,  en  Allemagne,  par 
exemple,  sans  pour  cela  que  la  facture  des  instru- 
ments à  embouchure  y  soit  inférieure. 

Les  trompettes  et  trombones,  comme  nous 
l'avons  dit,  ne  donnent  pas  le  son  fondamental,  ou 
du  moins  ils  le  donnent  difficilement  et  dans  un 
rapport  inexact;  il  est  généralement  trop  bas  com- 
paré au  son  2  par  lequel  commence  l'échelle  de  ces 
instruments.  Ils  doivent  ce  défaut  à  la  partie  infé- 
rieure de  leur  colonne  d'air  qui  ne  commence  à 
s'élargir  qu'au  dernier  tiers  de  sa  longueur.  On 
pourrait  les  appeler  des  instruments  incomplets; 

d)  que  le  timbre  éclatant  (trompette  et  trombone) 
est  favorisé  par  l'emploi  de  tuyaux  étroits  et  qu'au 
contraire,  le  timbre  onctueux  qui  caractérise  les 
basses  est  uniquement  dû  aux  larges  proportions  de 
leur  colonne  d'air.  Dans  ces  instruments,  que  nous 
appellerons  complets^  l'élargissement  du  tuyau  com- 

1  Bn  Allemagne,  la  distinction  entre  ces  deux  genres  dMns- 
truments  se  fait.  Zamminer  (die  Musik  und  dû  musikalischen 
InstrumenU,—  G'iessen,  1S55)  les  appelle  H albinstrumenUn  tt 
Ganzinstrumenten.  Bn  somme,  nous  n* avons  dans  nos  orches- 
tres qu*un  seul  instrument  à  embouchure  complet,  c'est-à-dire 


—  488  — 

•mence  immédiatement  après  Tembouchare;  dàos 
quelques-uns I  le  rapport  entre  les  deux  diamètres 
extrêmes  est  quelquefois  de  i  :  20. 

29.  La  variété  des  timbres  résulte  de  l'une  des 
multiples  proportions  que  l'on  peut  donner  à  la 
colonne  d*air.  Dans  certains  cas,  nous  Tavons  vu 
par  la  trompette  et  le  trombone,  il  est  nécessaire 
pour  des  raisons  de  technique,  d'utiliser  le  tuyau 
cylindrique  prolongé  par  un  tuyau  dont  le  diamètre 
progresse  régulièrement.  Mais  c*est  à  tort  que  Ton 
qualifie  de  conique  cette  forme  donnée  à  la  partie 
inférieure  de  la  colonne  d'air;  le  cône  associé  ao 
cylindre  ne  constituerait  pas  une  colonne  d'air 
régulière,  son  partage  en  parties  aliquotes  indis- 
pensable à  la  production  des  harmoniques,  serait 
impossible  et,  par  conséquent,  les  harmoniques 
seraient  faux  soit  entre  eux,  soit  dans  leur  rapport 
avec  le  son  i  ou  fondamental.  Il  est  donc  de  toute 
nécessité  que  le  tuyau  se  développe  régulièrement 
au  lieu  d'être  constitué  par  des  parois  dont  la 
ligne  serait  brisée.  On  arrive  à  cette  condition  sine 
qua  non  en  faisant  usage,  comme  nous  l'avons  dit 

dont  réchelle  commence  par  le  son  t,  c^cst  le  tuba  ou  basse 
en  sf  1?,  ainsi  construit  parcequ'il  a  remplacé  l'ophîcléîde  dont 
l'échelle  utilisait  la  première  octave.  Nous  ajouterons  que 
cette  exception  n'est  pas  à  recommander,  attendu  qu'avec  les 
moyens  dont  dispose  la  facture  contemporaine,  il  est  absolu- 
ment impossible  d'intercaler  entre  le  son  1  et  le  son  3,  avec 
une  justesse  parfaite,  les  onze  degrés  chromatiques  intermé- 
diaires de  cet  intervalle  d'octave. 


—  489  — 

déjà(§  27),  de  lignes  courbes  qui  continuent  la  partie 
cylindrique  sans  heurts,  formant  ainsi  des  tuyaux 
dont  la  forme  est  celle  d'une  surface  de  révolution 
engendrée  par  la  courbe  autour  de  Taxe  du  tuyau. 
La  détermination  de  ces  courbes,  leur  équation  et 
leur  tracé  sortent  du  cadre  de  cette  notice;  elle  fera 
Tobjet  d'une  communication  spéciale;  elle  n'inté^ 
resse  du  reste  que  les  facteurs  d'instruments. 

C.    Vibration  par  une  anche. 

30.  La  résonance  des  tuyaux  ébranlés  par  cet 
intermédiaire  est  la  même  que  celle  que  produit  la 
mise  en  vibration  par  l'embouchure.  La  fermeture 
du  tuyau  à  son  extrémité  supérieure  par  Tembou- 
chure,est  simplement  remplacée  par  celle  de  Tanche 
et  c*e8t  à  Textrémité  de  celle-ci  que  se  trouve  le 
nœud  de  vibration;  le  ventre  de  vibration  se  trouve 
à  l'extrémité  opposée,  au  pavillon.  L'anche  peut 
être  simple  ou  double,  peu  importe,  le  résultat  est 
le  même  si  rabaissement  produit  par  Tanche  sur  la 
colonne  d'air,  est  le  même  (Voir  plus  loin,  §  32). 

Nos  hautbois,  cors  anglais,  bassons,  contrebas^ 
sonsy  saxophones  ont  pour  type  de  résonance  les 
tuyaux  tronc  coniques  B.K;  nos  clarinettes  ont 
pour  type  le  tuyau  cylindrique  E. 

31.  De  ce  phénomène,  qui  explique  le  redouble- 
ment des  sons  fondamentaux  à  leurs  octaves  ou  à 
leurs  douzièmes  respectives  par  une  simple  augmen- 


—  49^  — 

tjsttion  de  pression  exercée  sur  ranche,  de  ce 
phénomène,  disons-nous,  découle  à  toute  évidence 
Tobligation  pour  tous  nos  instruments  à  trous  laté- 
raux —  dont  l'ouverture  successive  a  pour  but  de 
produire  la  succession  des  degrés  de  leur  échelle  -- 
de  conserver  très  exactement  à  partir  du  premier 
trou  latéral  le  plus  rapproché  de  Tanche,  soit  le 
c6ne  avec  le  rapport  des  diamètres  de  i  :  4  pour 
les  tuyaux  destinés  à  octavier,  soit  le  cylindre  pour 
ceux  dont  la  fonction  est  de  renvoyer  à  la  douzième 
les  sons  fondamentaux. 

On  s*est  souvent  demandé  pour  quelle  raison,  la 
forme  de  l'anche  simple  ou  double  n'ayant  pas 
d'influence,  l'anche  double  était  généralement  asso- 
ciée aux  tuyaux  tronc*coniques,  l'anche  simple  aux 
tuyaux  cylindriques?  Un  moment  de  réflexion 
permet  de  répondre  à  la  question.  L*anche  simple 
est  toujours  détachée  d  un  tuyau  ayant  lui*mème  un 
certain  diamètre,  la  nécessité  de  donner  au  tu]rau  à 
Tendroit  du  trou  latéral  le  plus  rapproché  de 
l'anche,  un  diamètre  quadruple  de  celui  du  tuyau 
dans  lequel  la  languette  de  l'anche  est  découpée, 
oblige  évidemment  de  donner  à  la  colonne  d'air  une 
forme  conique  très  prononcée,  ce  qui  ne  peut  se 
faire  que  grâce  à  Toutillage  dont  dispose  la  facture 
moderne,  le  saxophone  en  est  un  exemple.  Cette 
anche  convenait  donc  exclusivement  aux  tuyaux  de 
forme  cylindrique. 

Au  contraire,  les  languettes  de  l'anche  double 


j 


—  491  — 

s'attachent  très  facilement  sur  un  petit  tube  comique 
dont  rextrémtté  supérieure  est  de  très  faible  section; 
la  difficulté  de  donner  à  la  calonne  d'air  de  ce  tuyau 
la  propoition  voulue  i  :  4  n*était  pas  grande  par 
les  moyens  dont  disposaient  les  anciens  et  l'anche 
doable  trotr?ait  nécessairement  sa  place  dans  son 
association  au  tuyau  conique.  Ce  n*est  qti'excep* 
tionnellement  qu'on  l'associait  aux  tuyaux  cyUndri*' 
ques  (cromornes,  cervelas). 

32.  L'anche  non  seulement  ferme  le  tuyau  mais 
par  la  résistance  qu'elle  oppose  au  souffle,  elle 
abaisse  proportionnellement  à  son  élasticité,  l'into- 
nation de  la  colonne  d'air \  Elle  agit,  pour  le 
surplus,  comme  la  fermeture  partielle  dont  nous 
avons  parle  au  ^  17.  Ce  qui  complète  la  compa- 
raison, c'est  que  son  influence  est  également  :  en 
raison  inverse  de  la  longueur  de  la  colonne  d*air  à 
laquelle  elle  est  associée^, 

*  On  peut  aisément  se  rendre  compte  de  l'influence  abais- 
sante de  Tanche  sur  une  colonne  d'air.  Que  Ton  prenne  un  bec 
de  clarinette  monté  de  son  anche;  l'intonation  obtenue  par 
l'intermédiaire  de  l'anche  sera  d'environ  un  ton  plus  grave 
que  celle  que  l'on  obtiendra  en  dirigeant  le  soufle  contre  le 
bord  de  l'orifice  inférieur  apposé  à  la  place  de  Tanche.  Dans 
le  premier  caa  il  ne  faudra  pas  exagérer  la  pression  exercée 
sur  Tanche,  dans  le  second  il  est  indispensable  d'appuyer 
Tanche  contre  la  table  de  façon  à  ce  que  l'obturation  du  tuyau 
soit  bien  complète. 

<  Il  en  résulte  qu'aux  instruments  pourvus  de  trous  latéraux 
l'abaissement  d'intonation  dû  à  Tinfluence  d'une  fermeture 
partielle  do  tuyau  ou  de  Tapplicatien  d'une  anche,  est  plus 


-  49^  - 

Les  languettes  de  roseau  employées  pour  la 
confection  des  anches  de  nos  instruments  à  souffle 
sont  extrêmement  sensibles  à  la  pression  du  souffle; 
on  peut  par  une  pression  variable  obtenir  des  diffé- 
rences d*intonation  très  grandes.  La  flexibilité  de 
ces  languettes  est  telle  qu'elles  mettent  en  vibration 
des  colonnes  d'air  de  longueurs  bien  différentes. 
C'est  cette  propriété  des  languettes  de  roseau  qui 
permet  les  nombreux  raccourcissements  des  colon* 
nts  d'air  par  les  trous  latéraux. 
:  Les  anches  métalliques  ne  jouissent  pas  de  cette 
faculté.  En  raison  de  leur  degré  invariable  d'élas- 
ticité, elles  procurent  un  son  unique  et  asso- 
ciées  à  des  tuyaux,  elles  exigent  l'emploi  de 
colonnes  d  air  en  harmonie  —  sauf  certaine  tolé- 
rance —  avec  elles.  Il  suffit  de  rompre  la  proportion 
pour  empêcher  Iç  mouvement  vibratoire  de  l'anche 
(cheng  chinois  n»  137,  hhén  siamois  n»  138  du 
catalogue)  ou  tout  au  moins  pour  en  contrarier  la 
régularité  et  donner  lieu  à  des  intonations  qui 
blessent  Toreille. 

33.    Cette   particularité    de    Tanche    d*avoir  en 

grand  sur  les  trous  rapprochés  de  l'appareil  employé  à  U 
production  du  mouvement  vibratoire  que  sar  ceux  qui  en  acot 
éloignés.  On  compare  généralement  Taction  des  lèvres  à  celle 
de  Tanche.  Ce  rapprochement  est  inexact.  Nous  avons  vu  que 
la  colonne  d'air  du  tuyau  B,  ébranlée  par  le  souffle  (§  23,  b.). 
donne  exactement  le  même  son  fa  que  cette  même  colonne 
d'air  lorsqu'elle  est  mise  en  mouvement  vibratoire  par  l'inter- 
médiaire des  lèvres  appuyées  contre  l'orifice  ouvert  (§  25). 


—  493  -- 

quelque  sorte  une  intonation  par  elle-même  fait 
que  le  tuyau  sur  lequel  elle  est  appliquée  n'agit  plus 
qu'en  résonateur,  tout  en  suivant  cependant  les  lois 
de  la  résonance  des  tuyaux;  elle  explique  aussi  ce 
fait  que  l'intonation  qui  résulte  de  l'association  de 
lanché  au  tuyau  au  lieu  de  baisser  par  Taccroisse- 
ment  du  diamètre,  comme  c'est  le  cas  pour  les 
tuyaux  dont  l'air  est  ébranlé  sans  intermédiaire  ou 
tout  au  moins  par  le  seul  intermédiaire  du  souffle 
ou  de  l'embouchure,  suit  une  loi  contraire,  elle 
baisse  par  la  diminution  du  diamètre.  Ainsi  nous 
avons  constaté  qu'un  tuyau  cylindrique  de  414  "/„ 
de  longueur  sur  6  "/„  de  diamètre  donne,  avec  une 

anche  d'arghoul^^  un  son  à  la  hauteur  du  &   P~ 

tandis  qu'un  tuyau  de  même  longueur  avec  un  dia- 
mètre de  12  '"/m  ébranlé  par  la  même  anche,  donne 
un  son  de  toute  une  quinte  mineure  plus  aigu. 

I  Varghoul  est  un  très  ancien  instrument  égyptien  (Voir 
Cai.du  hiusiêf  no>  113,  114)  et  bien  certainement  le  type  pri- 
mordial de  Tassociation  de  Tanche  battante  au  tuyau  cylin- 
drique. 


37 


LISTE   DES   DONATEURS. 


MM.  Adam,  H.  Ph. 

Adams  Brown,  W. 

Balfoor,  H. 

Beckz. 

Bonn,  J.  Bdwin. 

Boucher,  A. 

Brinsmead,  John  and  C^ 

Broadwood  and  Sons. 

Bruynen. 

Casaanovaa,  M.  et  B. 

Cayaillé-CoU,  A. 

Cavens,  L* 

Cerne,  Titus. 

le  prince  de  Chimay. 

Claes,  Tél. 

Closson,  £. 

Combax,  Q. 

le  Commissaire  général 
d'Autriche-Hongrie  à 
l'Exposition  univer- 
selle de  Bruxelles  en 
1888. 

le  Commissaire  général 
de  Finlande  à  l'Expo- 
sition universelle  de 
Paris  en  1889. 


Mme*  Crosby  Brown. 

la  douairière  do  Lanooy 
de  Marbaix. 
MM.  de  le  Court,  H. 

le  Comte  F.  de  Marnix 
de  Bornhem. 

de  Vestibule,  F. 

Dietz,  Chr. 

DugnioUe,  F. 

Dumoutier,  G. 

Blkan,  Ed. 
Mme  Erard. 
MM.  Fiévez. 

Gand,  E. 

Gand  et  Bernardel. 

Gehriing,  G.  et  fils. 

Gevaert,  F.  A. 

Gevaert,  V. 

Guidé,  G. 

Gunther. 

Harrison,  R. 

Herrmann,  Th. 

Herrburger-Schwander 
et  fils. 

Hipkins,  A.  J. 

Jaeger,  H.  M. 


—  49^  — 


MM.  le  Drjourdan. 

Kalbfus,  B. 

Kaps,  E. 
Mme  Kremers-Huyttens. 
MM.  le  colonel  Kuypers. 

Leconte,  F. 
Mme  Lefebvre-Moriamé. 
MM.  Lemoine,  CL,  fils. 

Mahillon,  Alb, 

Mabillon,  F. 

Mahillon,  V. 

Mahillon,  V.  et  J. 

Mangeot  frères  et  C*«. 

Massàu,  A. 

Merck,  Ch. 

Mes,  A* 

Moitessier. 
Mme  Montefiore-Levy. 
M.      Morley,  G. 
Mme  la  générale  Neovius. 


MM.  Noguera,  Ant. 

Picard,  Edm. 

Pleyel-WolffetO. 

Plocek,  A. 

Roques,  L. 

Ruch. 

Samuel,  P. 

Snoeck,  C. 

le  Rajah  Souriadro  Mo- 
hun  Tagore, 

Tolbecque,  A. 
Mme  Tilmont  de  Bas. 
Le  Tfinity  ColUge  de  Dablin. 
MM.  Van  Aalst,  A.J. 

Vanderheyden. 

Vandevy  vere-  Loont  jens. 

Verberckt. 

Vivier,],  et  Oor,  J. 

von  Ende,  L.  J .  B.  F. 


INDEX    GÉNÉRAL. 


INSTRUMENTS  EUROPÉENS. 

CLASSE  IV.  —  Instruments  a  cordes. 

Branche  A.  ~  Cordes  frottées.  Pages. 

Section  a.  —  Cordes  frottées  par  l'archet 5 

Section  d.  —  Cordes  frottées  par  la  roue 70 

Branche  B.  —  Cordes  pincées. 
Section  a.  —  Cordes  pincées  avec  ou  sans  plectre. 

Sous-section  aa.  —  Sans  manche 72 

Sous-section  bb.  —  Avec  manche 108 

Section  fr.  —  Cordes  pincées  à  clavier 152 

Section  c.  —  Cordes  pincées,  à  mouvement  automa- 
tique    180 

Branche  C.  —  Cordes  frappées. 

Section  a.  —  Cordes  frappées  par  des  maillets  .     .     .  181 

Section  b.  —  Cordes  frappées  à  clavier 186 

Appareils  divers 223 

INSTRUMENTS  EXTRA-EUROPÉENS. 

CLASSE  I.  —  Instruments  autophones. 

Branche  A.  —  Instruments  autophones  percutés. 

Section  a.  —  Instruments  bruyants 241 

Section  6.  —  A  intonations  déterminées. 

Sous-section  aa.  —  A  maillets 256 


—  498  ^ 

Branchb  B.  —  Instruments  antophones  pinces. 
Section  a.  —  Pinces  avec  ou  sans  plectre    ....    273 

CLASSE  II.  —  Instruments  a  mbmbranbs. 
Branchb  a.  —  Membranes  percutées. 
Section  a.  —  Instruments  bruyants. 
Sous-section  aa.  —   Membranes  tendues  sur  on 

cadre 279 

Sous-section  bb.  —  Membranes  tendues  sur  un 

récipient s8i 

Sous-section  ce.  —  A  double  membrane .     ...    28a 

CLASSE  III.  —  Instruments  a  vent. 
Branche  A.  —  Instruments  à  anche. 
Section  a.  —  Aqche  simple,  libre  avec  tuyau    ...    289 
Section  c.  —  Anche  simple,  battante  avec  tuyaux. 

Sous-section  aa.  —  Tuyau  cylindrique 291 

Section  i.  —  Anche  double,  avec  tuyau. 

Sous-section  aa.  —  Tuyau  cylindrique 297 

Sous-section  bb.  —  Anche  double  et  tuyau  conique.    299 
Branchb  B   —  Instrument  à  bouche. 
Section  a.  —  Bouche  biseautée. 
Sous-section  aa-   -—   Bouche  biseautée  et  tuyau 

ouvert 303 

Sous-section  bb.   ~   Bouche  biseautée   et  tuyau 

fermé 309 

Section  b,  —  Bouche  latérale 311 

Section  c.  —  Bouche  transversale. 

Sous-section  aa.  —  Bouche  transversale  et  tuyau 

fermé 314 

Branchb  C.  ~  Instruments  polyphones  à  réservoir  d'air. 
Section  a.  —  Réservoir  d*air,  sai^  tuyaux    •     .     .    .    324 

Section  d.  —  Réservoir  d*air  et  à  tuyaux 324 

Branche  D.  —  Instruments  à  embouchure. 
Section  a.  —  Instruments  à  embouchure,  simples  ou 
naturels •     .    .    325 


—  499  — 

Pages. 

CLASSE  IV.  —  Instrumbnts  ▲  cordbs. 

Branchb  a.  —  Cordes  frottées. 

Section  a.  —  Cordes  frottées  par  l'archet 334 

Branchb  B.  —  Cordes  pincées. 
Section  a.  —  Cordes  pincées  avec  ou  sans  plectre. 

Sous-section  aa.  —  Sans  manche 342 

Sous-section  bb.  —  Avec  manche 347 

Branchb  C.  —  Cordes  frappées. 
Section  a.  —  Cordes  frappées  par  des  maillets  .     .    .    360 

INSTRUMBNTS  EUROPÉENS. 
CLASSE  I.  —  Instrumbnts  autophonbs. 

Branchb  A.  —  Instruments  autophones  percutés. 

Section  a,  —  Instruments  bruyants 362 

Section  b,  —  Instruments  autophones,  à  intonations 
déterminées. 

Sous-section  aa.  —  A  maillets 365 

Sous-section  bb.  —  A  clavier 366 

Branche  B.  —  Instruments  autophones  pinces. 
Section  a.  —  Pinces  avec  ou  sans  plectre     ....    367 

Section  c,  —  A  mouvement  automatique 368 

Branchb  C.  —  Instruments  autophones  frottés. 
Section  a,  —  Frottés  par  le  doigt  ou  par  Tarchet    .     .    369 

CLASSE  II.  —  Instruments  a  membrane. 

Branche  A.  —  Membranes  percutées. 
Section  a,  —  Instruments  à  membranes,  bruyants. 
Sous-section  aa.  —  Membrane  tendue  sur  un  cadre.    376 
Sous-section  ce. —A  double  membrane    ....    376 

CLASSE  III.  —  Instruments  a  vent. 

Branche  A.  —  Instruments  à  anche. 
Section  c.  —  Anche  simple,  battante,  avec  tuyau. 
SottS'Section  aa.  —  Tuyau  cylindrique 379 


-    5<^o  — 


Sous-section  bb.  —  Anche  battante  et  tuyau  co- 
nique     389 

Section  d.  •—  Anche  double  avec  tuyau. 
Sous-section  aa.  —  Avec  tuyau  cylindrique   .    •    .     389 
Sous'section  bb.  —  Anche  double  et  tuyau  conique.     396 
Branche  B.  -»  Instruments  à  bouche. 
Section  a.  —  Bouche  biseautée. 

Sous-section  aa.  —  Tuyau  ouvert 40* 

Sous  section  bb.  —   Bouche'  biseautée  et  tU3raii 

fermé 40a 

Section  b»  —  Bouche  latérale 406 

Section  c.  ^  Bouche  transversale. 

Sous-section  aa.  —   Bouche  transversale  et  tuyaa 

fermé 408 

Sous-section  bb.  —  Bouche  transversale  et  tuyau 

ouvert 409 

Branchb  C.  —  Instruments  polyphonts  à  réservoir  éTair, 

Section  <^.  —  Réservoir  d*air  et  à  tuyaux 410 

Section  c.  —  Réservoir  d^air.  tuyaux  et  clavier.    .     .412 
Branchb  D.  —  Instruments  à  embouchure. 
Section  a.  —  Instruments  à  embouchure»  simples  on 

naturels 416 

Section  b.  —  Instruments    à    embouchure,   chroma- 
tiques à  ouvertures  latérales. 
Sous-section  aa.  —  A  trous  latéraux,  avec  oa  sans 

clefs 490 

Sous-section  bb.  —  A  clefs,  sans  trous  latéraux 

libres 420 

Section  c.  —  Instruments  à  embouchure,  chroma- 
tiques, à  longueurs  variables. 
Sous-section  bb.  —  A  pistons 421 

CLASSE  IV.  —  Instruments  a  cordes. 

Branche  A.  —  Cordes  frottées. 
Section  a,  —  Cordes  frottées  par  l'archet 415 


—  sot  — 

PaCM. 

Section  c.  —  Cordes  frottées,  à  clavier 426 

Branchb  B.  —  Cordes  pincées. 
Section  a,  —  Cordes  pincées  avec  ou  sans  plectre. 

Sous-section  bb.  —  Avec  manche    • 437 

Section  b*  —  Cordes  pincées,  à  clavier 430 

Section  c.  —  Cordées  pincées,  à  mouvement  automa- 
tique   432 

Branchb  C.  —  Cordes  frappées. 
Section  a.  -  Cordes  frappées  par  des  maillets  .     .     .    433 

Section  b.  —  Cordes  frappées,  à  clavier 436 

Section  c.  —  Cordes  frappées,  à  mouvement  automa- 
tique      ....     438 

Appareils  divers 440 

APPENDICE  :  Études  expérimentales  sur  la  résonance 
des  colonnes  d'air  de  forme  conique,  tronc-conique  et 
cylindrique 449 


TABLE   ALPHABÉTIQUE  DES  NOMS 
D'INSTRUMENTS. 


Abrégé  pneamatiqae.  239. 

Accordéon,  324. 

(Accord  des  lames),  366, 

(Accord  des  verres),  37a,  374. 

Accorda,  63. 

Alto,  29,  58,  63,  64. 

Alto  de  viole,  43,  44. 

[Ame  de  violon],  65. 

Angelica,  150. 

Angélique,  150. 

Anklang,  27a. 

Apunga,  332. 

Appareil  de  Schwedofi^  235. 

AfCê-viola  de  lira,  61. 

(Archet  à  la  Dragonetti  et  à  la 

Bottesini),  70. 
[Archet  de  basse],  68. 
[Archet  de  basse  à  crémail' 

lière],  68. 
[Archet  de  basse  de  viole],  68, 

69,  70. 
[Archet  de  contrebasse],  70. 


[Archet  de  demi-vîolon],  69. 
[Archet  de  viole],  69. 
[Archet  de  violon],  67,  68, 69. 
[Archet  de  violon  à  crémail- 

lière],  68. 
[Archet  de  violoncelle],  68. 
Archi-cistre,  1x8,  120,135. 
Archl*lath  on  Arcbilntli,  120, 

M3.  149- 
Arci'Spineta,  158,430. 
Argkoul,  293,388,  411. 
Arpanetta,  89,  92. 
Arpanette,  89,  92. 
i^uloidoables,  392. 
Aulos  spondaîqge,  391,  393. 

B. 

Balalaïka^  ixo. 
Bandurria,  427. 
Bantjik,  288. 
BanVyout  277. 
Baritono,  34: 

[Barre  d'adresse  de  clavecin], 
x8o. 


—  5^3  — 


Basse,  423. 

Basse  de  viole,  46.  47,  49,  50, 

51.  5a.  53- 
Basse  de    viole    de    gambe 

(grande),  53.  55,  56. 
Bass  Geig,  59. 
Basse-qaiote  de  viole  da  brac- 

cio,  54. 
Basse  quinte  de  viole  da  brac- 

cio  (grande).  59. 
[Batte  de  tambour  en  ivoire]. 

287. 
Batteur  de  mesure  électrique, 

442. 
Bauren-Leyer,  71, 
[Becs  de  clarinette],  386. 
BUotg^  255, 288. 
BHdè,  255 
Bëfi,  255. 
Bienfori,  201, 
Bird'RaitU,  250. 
BUu-uvUt  311. 
Biwa.  354. 
[Boenboengan],  262 
Bofte  à  musique,  368. 
Bombardon,  424. 
Bonangt  255,  266,  272. 
Bonang  baroeng,  264. 
Bonang  pën^boeng,  265. 
Bonang  pënëroeSt  265,  266. 
Bones,  364. 
Bourdon,  440. 
Bracelet-grelot,  248. 
Britith  harp-lute,  133. 
Bâche,  IT3. 


Bucium,  417. 
Bulgarina,  429. 
Bundfreiâs  klavier,  186. 


Cdi  ban  nhaCt  245. 

Cdi  canh,  244. 

Câi  cap  ké,  243. 

Càichac,  242. 

Cài  chiêng^  256. 

Cdi  chuông  ehua,  256. 

Cdi  chuông  gangt  258. 

Cdi  côngt  257. 

Ci»  dàn  bdii,  349, 

Cdidàn  nguyëi,  349. 

Cdi  dàn  nha  tro,  348. 

Cdi  dàn  thap  lue,  343. 

Cdi  dàn  H,  351. 

Ci»  hac,  242. 

Cii  A«»,  301. 

Cdi  ken  dôi,  298,  299. 

Cdi  ken  loat  299. 

Cit  Â^tt  mot,  297,  299. 

Ci»,  mo,  244. 

Cdi  mo  cd,  244. 

Cdi  mo  nha  chua%  247. 

Cdi  nhi,  334. 

Ci»  fF/i^  dicht  312,  313. 

Cdi  sao,  309.  310. 

Caisse  sourde  florentine,  377 , 

378. 
Cdi  tam,  349. 
Cdi  ihank  la,  243. 
Cdi  tiUt  244. 
Cdi  irông,  286,  2R7. 


—  S04  — 


Cài  trông  hoc,  279, 

CM  trông  cait  285. 

Cdi  trông  com,  286. 

Cdi  trông  con,  287. 

Cdi  trông  manh,  279, 

Cài  trông  met,  279, 

Cdi  trông  tien  cô^  286. 

Cdi  trông  va,  279. 

Cdi  tu  hoa,  327. 

Cdi  xinh  tien.  242. 

Calascione,  144. 

Cambreh,  359. 

Campana,  365. 

Ci» A,  257. 

Canne- Violon,  24. 

Caramillo,  402. 

Castagnette9,243,258,362»564. 

Castaiietast  362. 

Castanolas,  362. 

Castanuelas,  362. 

CavacOt  12a. 

Cava/,  404,  409,  4x0. 

Cavaquinho,  122. 

Cetesta,  366. 

C«/«ra  tedescat  137. 

Cha-Chiao,  328. 

Chai am eaux,  291,  295,  296. 

Chambre  expressive,  172. 

Chang-kou,  283. 

CM  338.  343. 
Cheremia,  3 8 S. 
[Chevalet  de  violon],  65. 
[Chevalets  (jeux  de)],  66. 
[Chevilles  de  piano],  2x1,  2x2, 
213. 


[Cheville  mécanique),  33. 
C/(t>tfiiia,- 388,  411. 
Chitarra  battenh,  130. 
Chitarrone,  140,  150. 
(Chœur  de  cordes),  140. 
Chorus t  418. 
CÀKfii  «Ao^,  245. 
Cistre,   114.   iz6.    1x7,    11^, 

136,  212. 

Ciatre  à  clavier,  X3f» 
Cistre  allemand,  137. 
Cistre  espagnol,  121. 
Citer  (tpaantehe),  z  2  r  • 
Cithare,  73. 

Cithare  à  quatorxe  cordes,  SS. 
Cithare  dodecacorde.  84. 
Cithare  endécacorde.  88. 
Cithare  ennéacorde,  83. 
Cithare  horisontale,  108.  109. 
Clarinette,  379. 381,  383.384. 

383. 
Clarinette  double,  380. 
Clarseiht  9^. 
Clavecfai,  163.  Z67,  168. 169. 

«7«.  173.  «75.  17^' 

177,  202. 
Clavecin  à  donble  clavier,  166. 
Clavicorde.  159, 186,187.  iSS, 

189,  201. 
Clavier  tranapositeur,  229. 
Clavi-Harpe.  177. 
Clavi'Lyra,  180. 
Clochettes,  192,  247. 
Colachon,  144. 
Colascione,  144. 


—  505  - 


Collier,  251. 
Consort  viol,  50. 
Coatiebasae.  3a,  33.  57. 
Contrebasse  (grande).  57. 
Coràcleis,  42 j. 
Cor  des  Alpes,  416. 
[Cordier-mentoiinière],  425. 
[Cordophon]^  230. 
Corne  d'appel,  389. 
Cornemuse,  412, 
Cornet  à  pistons,  421. 
Cornet  d'appel,  389. 
Cor  simple,  416. 
Crécelle,  249. 
Cri  de  la  belle-mère,  225. 
Cymbales  antiques.  365. 
Cximbalum,  433. 

D. 

[Dactylion],  227. 

DaoidS'Har/e,  93. 

[Dediles],  76. 

Demi-violoo,  21,  425. 

Dessus  de  viola,  40,  41,  42,  43. 

Diable  des  bois,  225. 

(Diapason),  64,  445, 

[Ditales],  133. 

(Division  des  touches  chroma- 
tiques aux  clavecins;, 
x6x,  170. 

DoUe  melo,  184. 

Doppel'Handleitêr,  228. 

Double  clarinette,  380. 

Double  guide-main,  228. 

Dukimer,  1S4, 


E. 

(Echelle  javanaise),  253. 

[Echo],  172. 

Eka-tdrâ,  357. 

Bmbuchi,  331,  332. 

Boud,  354. 

Epinette,  152,  153,  155,  156, 

«57. 
Epinette  à  cylindre,  xSo. 
Epioette  à  table,  160. 
Brhhouhou,  337.338. 
Brh  huang  hou-kin,  337. 


Fabiol,  402. 

Fa  Haoiongt  329. 

Flageolet,  40X,  405. 

Flaiutet,  377. 

Flaûia,  403. 

FluiUtt  377. 

Flûte,  87,  305,  306,  307,  313, 

314.405 
Pluti,  377- 
Flûte  à  bec,  404. 
Flûte  à  l'oigaon.  224. 
Flûte  cylindrique,  406. 
Flûte  de  Pan,  323. 
Flûte  eunuque,  224,  226,  227. 
Flûte  nasale,  303>  3Z3« 
Flûtet,  402. 
Flûte  traversière.  406. 
PoftbiêHt  201. 


G. 


[Gajor],  253. 


—  5o6  — 


Galoabat  provençal,  377. 
Oambangs,  255,  270. 
Oambang  gângsi^  267, 268. 
Gamhang  kajoe,  266,  269. 
Gamëlant  252. 
(Gammeschinoiseet  japonaise), 

343. 
Gandang,  288. 
Gar  gros$  Bass-Viol,  ^7, 
Gêbundenes  Klavier,  187, 190. 
Gëndang,  288. 
Gendir,  261. 
Gendêr  pënëmboêng,  baroêng 

et  pënifrois,  263. 
G/itf/i$/i.  388. 
Gigae,  xz. 

Oo«^.  243,  244, 255,  260. 
Gong  Kempoel,  259. 
Gong  mâle,  259. 
Gourd-Raitle,  251. 
Gouili,  73. 
Grande    baïae    de    viola   de 

gambe,  53, 55,  56. 
Grande  basse-qninte  de  viole 

da  braccio,  59, 
Giand  piano  portatif ,  204. 
Grelot,  248,  258. 
Grinding,  273,  275, 
[Qrobogan]t  252, 267, 270, 272. 
Gaide-maini,  228, 
Gaimbarde,  273,  275,  367, 
Guitare.  122,  123,  124,   125, 
.  126,  127,  128,  347, 

427.  428. 
Gïûtsat(requintoeiiânor),  429. 


Gaitare  à  dos  de  lath,  itg, 
Gnitare  anglaise,  136,224. 
Guitare  anglaise  à  clavier,  154. 
Guitare    anglaise    à   doabla 

manche,  135. 
Guitare  en  bateau,  12 S, 
Guitare  toscane,  Z30. 
GuUarilh,  4s8. 
Guitarra,  is2,  417. 
Guitarro,  428. 
Guiterra»  427. 
Gusla,  5. 

H. 

Hackbret,  184. 
Hakbord,  1B4. 
Haffênetgm,  89,  92. 
Harmonika  de  FrankliOi  370, 

372- 
Harmonista,  231. 
Harpe,  93,  94,96, 98, 991 100. 

102,  X05,  177. 
Harpe  à  cle£i,  6. 
Harpe  à  pédales,  102,  105. 
Harpe  chromatique,  95,  loô. 
Harpe  d*Eole,  106,  108. 
Harpe  galloise.  Z03. 
Harpe-guitare,  130, 
Harpe-luth,  132. 
Harpe  pointue,  89,  92. 
Harpe  portative,  xoi,  loa. 
Harp-lutê,  132. 
Hatp  Ventura,  134. 
Hautbois,  300,  397.  399, 400. 
Heang-Uih, 29g,  300, 301, 302. 


—  S07  — 


Hkhi-rikit  39Z« 

Hochât,  248.  249,  25O9  251, 

3^3- 

HoihkiH,  334. 
HsientMCt  3521  353. 
Hwa-kou,  282,  284. 
Hwang'lapa,  329. 
Hmang'Tiih,  328,  329. 

L 

Ituimbif  277. 
htfumcnto  di  poreo,  184. 

J. 

^aWfiVA,  338. 
y«p's  harp,  367. 
J^^^'s  /ftfffi^,  367. 
Joaets.  224,  296,  297,  432. 
Jouet  a  trompe  de  chasse  », 
225. 

K. 

Kang-t'ungf  323,  328. 
Kamum,  342. 
KantêU,  72. 
KanUU  à  archet,  9. 
Kaxoo,  447. 
Khnpjang,  255. 
KhnpoelMt  255,  259,  260. 
Kfytdang,  255,  288. 
Këuangs,  253.  272. 
Këiipœng,  288. 
Ketjapi,  346. 
KHjëft  252. 
Kèiaeg,  272. 


iCffsar,  87, 344. 
Klaier,  363. 
Kleniongt  241.' 
^/•«,  303* 
Knichy-Knoekerst  364. 

^<»<<>.  343- 
Kromongi,  264. 

L. 

LangMh,  zxo,  1x2,  1x3. 

Lang'SpêL  xz2. 

La^a,  330,  331. 

Larynx  (modèle  da),  448. 

[LaWer  pnaumatiqae],  240. 

[Lingueiia  mobiU]t  213. 

Z/f>a  4i«  braccio,  59. 

LfVa  <<•  gamba,  61. 

Lirone  ptr/eUo,  61. 

Lokombit  356. 

Lutâ'harp^  133. 

Lath,  127,  X37,  14t. 

Luth  nouToaa,  139. 

Lnth  octave  (petit),  138. 

Lath  soprano,  13 S,  139. 

Luth  ténor,  139,  142. 

Lyre,  129. 

Lyre  anacréon  tique,  129. 

(Lyre,  tension  des  cordes),  85. 

M. 

AiacMe,  122. 
Machine  à  accorder,  223. 
[Macillol  378. 
Madiumba,  277,  278. 


—  ^oÔ  — 


[Mancho  de  violon].  64. 
Mandoline,  83* 
Mandorat  12  r. 
Mandore,  12 1.  * 
Aiandurria,  427. 
Matraca»  363. 
Mattaupbone.  373. 
[Mécaniques  de   piano],    2x3, 
214.  215,  216,  217, 

2X8,    219,    220,    221, 

222.  436. 
Métronome,  443. 
Métronome  anglais,  236. 
Métronome  de  poche,  235. 
Métronome  métrique,  239. 
Métronome  normal,  235. 
Mezxo  ColascioHâ,  145,  Z45. 
Mirliton,  224,  226,  447. 
MO'kug-yo,  244. 
Mondirommelt  273. 
Monocorde  à  clavier,  426. 
Muscal,  408. 
Musette  bretonne,  396. 

N. 

Na,  408. 
Nanga,  358. 
[Nàngkal  288. 
Ndimbi,  277. 
NgOHge,  247,  248, 
Nhac,  245. 
Nixenhar/e,  6. 
Nkwanga,  24  S. 
Noordsche^Balk,  112. 
Nyckelharpa,  6. 


O. 

Obae  da  caccia,  398. 
Oreille  (modèle  de  T),  447. 
Orgue  d'appartement.  415. 
Orgue  portatif,  412. 
Oukpwê,  332. 

P. 

Pandore  en  luth,  136. 
Pang'kout  280. 
Pangisâ  êrk  kou-kin,  337. 
Pan-kou,  284. 
[Paramartelhjt  214. 
Par-dessus  de  viole,  38, 39. 4i' 
[Pédale  tonale  ou  harmonique], 

207. 
Pendule  à  musique.  438, 
Penorcon,  136. 
[Pëntjoe],  a66. 
Pepa,  351.  353. 
[Per/ect  ckcck  repeaUr  aelml 

aao. 
Petit  luth  octave,  138. 
Petit  luth  soprano.  138. 
Pkan,  289,  290. 
Philomèle.  12. 
Phonographe,  446. 
Ptantii^  carré,  195. 
Piano   à   clavien  xenfsnéii 

210. 
Piano  à  qneue,  204,  ao6,  aeS. 
Pianoàqaeat-Réionatear,2o8. 
Piano  buflbt,  203. 
Piano  carré,  190,  I93,ic4fi9^ 

197,  201,  202.  437. 


—  5^9  — 


Piano  droit,  203. 

Piano /orUt  soi. 

Piano  inclioé,  218. 

Piano  portatif  (grand),  204. 

Piano  pyramidal,  199, 

Piano  triangulaire  en  forme 
d'épinette*  197. 

Pitu,  315. 

Poche,  28. 

Pochette,  28,  29. 

(Point  d'ébranlement  des  cor- 
dée). 158»  164,  431* 

Ponga,  332. 

Porte«voîs,  443. 

Positit  4 '5» 

Psaltérion,  73,  74,  77,  78,  79. 

PialUrium^  184. 

^««.  327. 

PuUù  248,  249. 


Qànon,  342. 

Qainton,  38,  39,  40,  4t. 

R. 

[Raniiakan],  262,  264.  272. 
I?*&a6,  255,  342. 
Robec,  zii. 
Rebeea^  122. 

Rechti-Discami'Geigt  24. 
Règle  à  calcal  aooostiqee,  236. 
Requinto,  429. 
Résonateurs     de     Helmholta 

(série  de  dis),  233. 
Rodjifft.  252« 


Romnulfùtt  440. 
Ronkeff  440. 


Salmodicont  5.  9» 
Salterio,  74. 
Salùêfio  tedesco,  1 84. 
San^heeH,  349,  353. 
Saron  dëmoeHg,  269. 
Saron  pëhing,  269,  27Z. 
Sarons,  253,  269,  270, 
Saron  sëlënto,  269,  271. 
Saw'dorang,  342. 
Saxhorn,  422. 
SchiiihoU,  113. 
Schlûssel'Piêdel,  71. 
Sckophar,  417. 
Serpents,  420. 
Shtng,  324. 
Shu  iy,  302. 
Sifflet,  311,  3X5.3i6,3ï7.3i8, 

319*320,321,322,  406, 

441. 
Sifflet  donble,  304,  305. 
Sifflet-sirène,  443. 
Silbato,  403,  406. 
[SimpUx  check  aclion],  222. 
Sirène,  234. 
.Siitr^//,  403,406. 
Soeling,  254. 
Sona,  30X. 
Sonnette,  255, 
Sonorophone,  424. 
Souchow  pang  hsUn,  352. 
SouUngt  307. 

38 


—  510  — 


S^ling  bërang,  308. 
[Sourdine  de  violon],  65,  67. 
Spaansche  citer,  laz. 
Spineta  a  iavoh,  z6o. 
SpitX'Harfe^  Bg,  9a. 
[Sticker  aciion]t  220. 
Swanga,  248. 
Syringe  polycalame,  409. 
Sxt  hou  iien,  334,  336. 

T. 

[Tabla  da  violon],  64. 
[Taboeh],  253,266.  a68,  269, 

272. 
Ta  huang  hoU'kiUt  337« 
Taïko,  282.  284. 
[Taille -anche   de   hautbois], 

227. 
Taille  de  flûte  douce,  402. 
Taille  de  viole,  43,  44. 
Takigoto,  338.  343,  344. 
Tamboril,  378. 
Tamborino,  378. 
Tambour,  281. 
Tambour  de  basque,  Z92. 
Tambourin,  280,  281,  376. 
Tambourin  do  Provence,  376. 
Tambourin  florentin,  376. 
Tam-tam,  246,  247.  252. 
Tanbour,  429. 
Tanbour  kebyr  tourhy,  145. 
Taokou,  287. 
Tarawangsa,  341. 
Tchong'iou,  S47. 


Tilyn,  103. 

Ténor  de  viole,  43.  44. 

Tenor-Gtig,  58,  59. 

Tcnof'Viol,  50. 

(Tension  des  cordée  de  la  lyn 

grecque),  85. 
Terxino  di  cûntrabasso,  34. 
Tajer,  252. 
Théorbe,  146,  Z47. 
Tibia^  293,  294. 
Ti^ta  désira,  39a. 
Ttàiof  impares,  39t. 
Tt6>««  ^ar«ff,  393. 
Tidja  gréco-romaine,  393,395' 
Tibia  mulUfùra,  391,  393. 
Tibia  iinitira^  391. 
Tien-ko»,  280, 183. 
r»>/^<,  428. 
Tjmmpoeng,  343. 
Tjèheriug,  253,  271. 

219. 
Toumebottt,  389. 
Tf  «6^  Vf  a/,  50. 
Tritonicon,  396. 
Troecola,  363. 
Trompe  d'appel,  327. 
Trompe  de  guerre  (en  i voir»), 

331.  33a.  333. 
Trompette,  234. 
Trompette  de  lama,  325. 
Trompette  marine,  34,  35,3^* 
Trompette  de  verre.  416. 
Tii'King,  259. 
Tieng,  344,  346. 


—   5IÏ  — 


Tiùu  toung  hot^kinf  336. 
TubikUUi,  s8z. 
TufiU'RéUtle,  251. 
Tajaox   à    bouche   biseftatéo 

(diapawDs).  444. 
Tajaox  cylindriques  (Deux), 

«34. 
Tayauz  de  verre  (Série  de 

huit),  331. 
Tayaoz  d'orgue  fermés  (Deux), 

235. 
î>,  304.  3i«.  3Î3- 
Tympenon,  76,  77,  181,  185, 

435- 
U. 

Ukâke  laau,  346. 

UUuH,  249. 

Univ0rsal  Conira-Bats,  396. 

Ur-heen,  334. 

V. 

IVtnitian  SwâH],  17a.  203. 
(Vernis  italien),  57. 
(Vibration  des  lames).  267. 
(Vibration  des  tiges),  369. 
(Vibration  des  tubes),  231. 
Vielle.  7.  70 
Vielle  à  archet,  13,  14. 
Vielle  à  main,  13 
Vielle  à  plectre,  13. 
Vielle  à  roue,  13. 
Vielle  en  guitare,  71. 
Vielle  en  luth.  72* 


Vielle  organisée,  72. 

Vihuelat  13* 

VihuèU,  13. 

Viola  bastarda,  45,  46,  47. 

Viola  braguexa,  Z22« 

Viola  da'bra€Cio,29t  SI  1 58, 59. 

Viole  de  braccio  (basse-quinte 

de),  54. 
Viola  da  gamba,  46. 
Viola  da  spalla,  58. 
Viola  franceza,  122. 
Viola  pomposa,  63, 
Viole,  13,  25,  71. 
Viole  bâtarde,  45,  46,  47. 
Viole  d'amour,  37,  38. 
Viole  de  bras,  58,  59. 
Viole  de  gamt»e,  46,  50. 
Violedegambebasse,46,50,5i. 
Viole  de  gambe  basse  (grande), 

53.  55'  56. 

Viole  de  lyre,  59. 
Viole  d'épaule,  58. 
Violino,  24. 
Violino  harpa,  26. 
Violon.  15,  i6,  17, 18, 19,  ao, 
21.  22,  23,  25,  31, 

339.  340.  425- 
Violon  à  cle£B,  71. 
Violoncelle,  8,  9,  30,  31,  32, 

54i  59* 
Violoncelle  en  cuivre,  32. 
Violon  d'amour,  26. 
Violon  de  fer,  369. 
Violon  de  Hardanger,  is. 
Violon  en  écaille,  27. 


—  512  — 
Violon  muât,  26. 
Violon  Savart,  17. 
Violon  aoardine,  26. 
(Violon,  techniqne  do),  25. 
Virginale»  258, 159, 160.  z6z. 
[Vision,  Boordina],  67. 

W. 

Waldteuffel,  225,  440. 
Wamheêt  357.  359, 
Weiber^Leyer,  71. 
Wbeatstone  (appareil  de).  445. 
Wilah,  269. 
Witk-Horn,  300,  399. 


^«r^ffiM,  410- 
Xiremia,  410. 

Y. 

Ya-Kout  283, 
yan^-ZiCfn,  360,  36X. 
Yue-Kin,  345.  354.  35Ô- 


^a««a,  276.  277,  278. 
^»M«f,  108,  XI4, 
Zumma^ah,  293,  298,  388. 


TABLE  ALPHABÉTIQUE  DES  NOMS  PROPRES. 


Aboa  (Naçr  Mohammed  ban 
Mohammed  Al-Farihi), 
354- 

Adam  (Ad.)»  iça. 

AgricoU.  141. 

A.  L.  (de  Fontaine  l 'Evéqae)  ,32  • 

Alfarabi  (Abou  Naçr  Moham- 
med  ben    Mohammed), 

354- 
Allait,  22. 

Alsioa,  (Josephas).  74. 
Amiot  (le  P.).  283. 
Angooléme,  (docheseed*),  a?» 
Aristoxèie,  391. 
A3tor  (G.).  379- 

B. 

Bach  (J.  S.).  64. 
Bachmann  (A.),  33,  37. 
Backen  (Americus),  2x6. 
BaHoor  (H.),  300. 
Barker,  240. 


Birrata  (Emétoti),  I44. 
Belleville,  17. 
BelloD.  65. 
Bernardel  (père),  65. 
Berori  (Romain),  53. 
Biô.  385.  386. 
Bierdimpfl(R.  A.),  94. 
Bigée,  C.  F.  174. 
Bigler  (Hleronimas),  59. 
Blaikley  (D. }.).  4^4* 
Blaes  (J.).  387- 
Boehm.  386. 

Bonanni(leP.).  137»  442. 
Boni  (Gio  Battista  Cortenesi). 

z69. 
Bonn  (J.  Bdw.).  66. 
Borbon  (G.),  32. 
Bottesini,  70. 
Boassa  (B.-J.).  z8,  31. 
Boyer  et  Longnet,  127. 
Brenet  (M.),  138. 
Breiari  (Aagnstin),  58. 
Breton  (F.).  22. 
Brian  Boiroimbe.  97. 


—  514  — 


Brinsmaad  (John  and  Sons), 

2Z9|  219,  220.  221. 
Britsen,  432. 
Broadwoodi    171,   193,  216, 

2X8. 

Broadwood  ([ohannes),    171, 

2x3. 
Broadwood  (John  and  Sons). 

197,  208,  213. 
Brod  (H),  227. 
Brodenp,  133,  224. 
Beachenberg  (Matheus),  147. 
BoiBst  (A.  Jue).  380. 
Bnll  (Joannos  PetrasJ,  z68. 
Banting  (Edward),  97. 
Barkat  Shndi,  172,  203. 
Burkat  Shadi  ot  Broadwood 

(Joh.).  171. 
BQsch  (B),  27. 


Cagnjard  de  \A  Tour,  444. 

Casasaovas  (M.  y  B.),  428. 

Cavaîllé-Coll  (A.),  240. 

Celestini  (Joanes;,  158. 

Chanot  (F.),  15.  i^i  i7i  a8. 

Ciciliaoo  (Antonio),  47. 

Cicillano  (Batiata) ,  47. 

Cimabno,  14. 

Claasa  (Christian),  133. 

(C)ochem  (Dietrich)(?)  41. 

Coeflbt.  421. 

Confocins,  283, 

Corelli.  25. 

Correr  (Comte  P.),  22. 


Cotton  (L.)>  41. 
CoQtagne(H.Dr),  49. 
Crétés  (A),  136. 
Cristofori,  198,  213,  214, 2x5, 

2z6. 117. 
Caypora  (J.),  22. 
Cuypers  (Joh),  425. 

D. 

Darcbo,  2z, 

Daudot  (A.),  377. 

Do  Angolis  (Sabatino  ot  fils), 

29St  395- 
de  Bas,  37. 
de  Bériot,  22. 
Décomble,  23,  29. 
De  Comble  (A.),  23,  32. 
Decombre  (A.),  22, 23,  31. 
de  Coussemaker,  155. 
de  Freymann  (O.),  io« 
Delattre  (R.  P.),  294. 
Deleplanqae  (G.  J.),  40,  1x4 

zi6« 
Delerae,  220. 

de  Lombardon-Motttesao,  377. 
Daloose,  384. 
de  Quoco  (Nicdlatts),  t68. 
de  Tombe  (Jeronimns),  167. 
Dendon  d'Heysbroeck(M.'J.). 

373. 
de  ZarembsUy  2x1. 
de  Zentis  (Hieionimos),  155. 
Diderot  et  d'Alembert,  Z131 

390. 


—  515  — 


Dietz,  Chr.,  177. 

Dieti  f Johann  Christian),  xo6, 

177,  180. 
Dieu  (Johann  Christian,  fils), 

177. 
Dominicas  (Pisanreasii) ,  155, 

175. 
Donwes  (Klaas),  zz2. 
Dragonetti,  70, 
Dabois  (pèro  et  fils),  Z29« 
Doifibproncart.  49. 
Duiflbpmgcar  (G.) ,  47. 
Dalckan   (Joan   Daniel),  173, 

174,  176. 
Damontler  (G.),  242, 247, 282, 

304. 
Daray,  80. 

E. 

Ebert  (Hainrlcb).  41. 
Eisenmeoger,  218. 
Elisabeth  (la  Reine),  158. 
Eméntoti  (Bàrrata),  144. 
Engel,  97. 
Engel  (C),  33«- 
Erard(S.).  2x0, 2ia,2i6,  217, 

222. 

Ermel  (E.  et  J.  Pb.).  frères  et 

Cie.  193. 
Ermel  (J.  P.  J.).  190. 

F. 
Fétis  (P.),  14,  aa.  65,  177, 

193- 
Fétis  (L.).  193- 


Finck  (J.).  4a3« 
Flinders  Patrie,  292. 
François  (le  Jeune),  40. 
Frank  (Edm.)i  363- 
Franklin.  370,  372. 
Frédéric!  (C.  B.),    193,   198. 

199,  201. 

Frédéric-le-Grand,  171. 


Gand(Ad.),  21. 
Gand(Cb.F.).  ar. 
Gand  (E.),  21. 
Gaaparo  da  Salo,  44. 
Gâssler  (J.)»  18. 
Gatlem  (W.),  398. 
Gautier  (J.  F.  E.),  ai. 
GebrlingCCh.).  218. 
Geialer,  386. 
Gennaro,  133. 
GeTaert(F.-A.)«8i,  84,  88,  89, 

391.392.  393. 
Gevaert(V.),  231. 
Gilbert  (N.  L.).  40. 
Giorgt  (C.  T.),  406,  408. 
Gold  (Andréas),  59. 
Gratel,  124. 
Groneman  (Dr  J.),  252,  254, 

264,  265,  266,  272,  308. 
Grove(G.),  215. 
Goarnerius  (J.)»  67. 
Gueronlt  (G.),  236. 
Guersan  (Ludovicus),  39. 
Gnidantus,  (G.  F.).  38. 
Gunther,  211. 


-  Si6  - 


H. 


Ha]d«cki(AJ,6i. 
Hamm«rich  (Aogol),  113. 
Hawkina  (Isaac),  304. 
Hawkioa   (Joho,   Isaac,   ^03. 

204. 
Heina  (Adriaan),  zia. 
Helntholii  233. 
Herrbaigw-Schwaader  et  fila, 

220,  22Z,  436. 

Hernoann.  Th.  258. 
Hen(H.)|227. 
Hiebar  (Gioaane),  14 1. 
Hill  (AU.).  38.  53. 
Hipkins(A.J.),  171,  191.214, 

215.  303- 
Hoffinan  (Job.  Chr.).  63,  139. 
Hoffinaaa  (Job.  Friadr),  437. 
Hofmans  (Mateu),  138. 
Hofmana  (Mattbya),  23. 
Hoatatoa.  88. 
Habar  (J.  A).  425. 

I. 
Ihlenbarg  (le  Dr),  443. 
Ion  de  Cbioa,  88. 

J. 

Jacqaot(A.),39. 
Jérôme  de  MoraWe,  14. 
Joardaa  (Dr)  252.  325. 

K. 

Kade(Otto).  151. 
Kai3er(M.),  59,  141. 


Kapa  (E.),  aog. 
KaraBt(Joea),  156. 
Kaatoer  (G.),  Z07. 
Kind(C.).  218. 
Kiicber  (le  P.),  107. 
K(Bappen(J.),22. 
Kretiqchiiiaon  (Ch.),  416. 
KroOch  (Haoa),  59. 
Kriiina(Léooard).  x8. 

L. 

Lacote  et  O,  124. 

Land  (J.  P.  N.).  354. 

Laaoa  d'Hermione,  84. 

Laoïent.  387. 

Le  Baîlltf.  62. 

LeBlood  (G.),  tt8. 

Eeconte(F.),  231. 

LeCoote(M.),  181. 

Lefebvre,  359. 

Leferre,  386. 

Le  Jeane  (François),  40. 

Léonard  (Kmiaa),  18. 

Lewl8(Ed.),  53. 

LIgbt  (Edward),  13t.  133. 

Lioret,  446. 

Longman    et   Broderip,   135, 

at4. 
Longuet,  127. 
Lot  (M.).  399. 
LoQvet  (F.),  72. 
Lncaa  (A.).  236. 
Lopot  (F.,  p&re).  67. 
Lupot  (F.,  fila),  67. 
Lnpot  (N.),  21,  64,  67. 


—   517  — 


Layton  (Cari),  170. 
Lyoa  (GJ,  106. 

M. 
Ma&i  (Scipiooo) ,213. 
MaggiDi  (J.-P.).  45.  5a 
Mahillon  (C.)i  387. 388. 
MahiUoQ  (Y  ).  235. 
Mailaod  (B.).  31. 
Maogeot  (Ed.),  211. 
Mangaot  (frères  et  O*),  2 10. 
Mareechal,  129. 
Marie-Th^èse,  172. 
Mario,  30. 

Mason  (W.  Rét^.),  215. 
Matheos    (JoaDoes,    Praocis- 

cos),  180. 
Mattaa  (J.).  374. 
Maochant.  127. 
Médard  (Ant.),  38,  39. 
Momling,  79. 
Merfeotto  (Isepa),  58. 
Merlin  (Josaphas).  201. 
Meraenne.  28,  61,  62,  63,  77, 

95.   96*    "01,    104,    123, 

136.  145»  227. 
Metaler  et  C^,  423,  424. 
Metzler  et  Waddell,  424. 
Meyer  (Meiocke  et  Pieter), 

195. 
Milanollo,  21. 
Moitessier.  z8,  ao,  239. 
Mondi  (C).  25. 
Morley(].  G.),  103. 
Mozart,  205. 


MQ98inger(G.)i  94* 
Miutel,  367. 

N. 

Nacher,  28. 
Naderman,  102. 
Neovias  (le  général),  9. 
Niggel  (Sympertus),  1x7. 
Noblet  (F.).  403. 

o. 

O'Brien,  98. 

Oflfiuan  (Georgio),  94. 

Oor(I.),  2x3. 

Orange  (prince  d'),  190. 

Ostlor  (A.).  37- 


Pages  (Josel),  126,  127. 
Patavini  [  Franciacus)  ,156. 
Pereîra  (Manuel),  122. 
Perne.  14. 
Playford  (John),  51. 
Pleyel,  WolflfetCi».  106,  163. 

206. 
Plocek  (A.),  67. 
Poblman  (Johannes),  193. 
Poncelet  (Eni.)i  391. 
Ponfoort  (J.).  384,  387- 
Pons,  72. 
Power,  401. 
Praetorios,   24.    33,   46,   34. 

55.  57t  ôOf  61  i  ^^f  63. 
70,  71,  113.  114,  136, 
140,  170,  418,  419,  444. 


1 


-  5i8  - 


Presbler  (Gaiseppe),  148. 
Pythagoro,  171. 

R. 

Raillich  (Pietro),  142. 
Rauch  (J.),  38. 
Rauche,  135. 

Rocfaaldini  (Zoaoe),  33, 34,  54. 
Renault  et  Châtelain,  izo. 
Riano  (Jnan  P.),  14. 
Rimbaalt,  313. 
Roméro  (Ant.)>  385. 
Roncalli  (L.).  127. 
Roques  (L.),  235.239. 
Rottonbroock,  3  t. 
Rottenburgh  (J.  H.),  31,  406. 
Roossean  (J.),  11. 
Rtickers,  160,  1661  187,  432. 
Rtickers  (Andréas),  159,   160, 

161.  431. 
Rudall  Rose.  Carte  et  C%  381. 
Rûhlmann,  14.  61. 
Ruwold  (J.  C.  L.),  12,  13. 


Salomon.  26.  37,  40,  xi8. 
Saint-Panl  (P.).  39* 
Samuel  (Bd.).  4x7. 
Samuel  (P.).  442. 
Santinins  (  A.)>  157* 
Savains,  120. 
Savart,  27,  28. 
Saz  (Ad.)f  4>>* 
Scbafiner»  384.  400,  406. 
Schlittenbauer  (M.),  230. 


SchOllnast(etfils),397. 
Schott  (les  fils  de  B.).  420. 
Schwedoff,  235. 
Secrotan,  235. 
Sellas  (Matteo).  143.  i44ii5o« 
Serpetto  (G.),  453. 
Serrurier,  175. 
Shakspere,  364. 
Sbudi(Burkat),  172.203. 
Sbudi  (Burkat)  et  Broadvood 

(Job.).  171- 
Silbermann  (Gottfried),  198, 

206,  215. 
Snellemao  (Job.  P.),  260. 
Sooeck(M.),  30.31. 
Soil.  23. 

Solfanelli  (Giuaqype),  t68. 
Southwell  (W.).  2x8. 
Spackman  Barker  (Cb.).  240. 
Spobr  (L.),  19* 
Spyker  (Goaowyn).  146. 
Stearns  (Pr.),  244. 
Stein  (J.  A.),  Z95,   198,  204, 

205.  2o6. 
Stodart(R.).  215. 

StoltB(}.).228« 

Stourdsa  (prince  G.  de).  s6. 
Stradivarii  (A.),  ai,  22,  23.31* 
Strelcber  (And.).  ao6. 
Snlean,  20. 

T. 

Tavan,  192. 
Telesinski.  30. 
Terpandre.Si. 


519 


Ti9£hobrach«r,  49. 

Tiefltobninner  (G«),  109. 

Tielcka  (Joachim),  52. 

Timothée,  88. 

ToW  (L.),  35. 

Tolbooqoe   (A.),  zi.  13.   14. 

20.  65,  79,   80,  81.  83, 

84>  85. 
Toxnkinaon  (Thomas) .  203. 
Townaond  (Gabriell),  158. 
Trasontini  (Alexander),  175. 
Triobort,  387. 
Tsaî-Ya,  464. 
Tyndall  (J.).  455- 

U. 

Uodens  (Donatos),  430. 

V. 

VanAabtrj.  A.).  360. 
Vanderstraeten,   18,  24,    1x2, 

170. 
VandeVelda,  316* 
Vandronen,  277. 
Veoero  (Vuendalie),  142. 
Ventura (Benedetto),  133,  i^^, 
Venchnere-ReynvaaD,  121. 


Vatter,  30. 

Vidal.  22.  30,31. 

Vîllotaaa,  84. 

Virdung  (Sab.),  4x8,  419. 

VlWar  a.)  at  Oor  (J.),  213. 

W. 

Waddoll,  424. 

Wagner  (Johann  Gottlob),  196. 
Warnom  (R.),  220. 
Waber(Ferdinandas)  (?).  176. 
Waldlich  (O.).  433. 
Whaatstona,  445,  464. 
Wianiawski  (J.),  210. 
Wolff  (Ang.),  207, 229. 
Wflnnenbargh      (Eberhardt). 
40S. 

Z. 

Zach  (Th.),  26. 

Zamminar,  487. 

Zarljno,  170. 

2:ettatto  (Piatro),  42,  43,  44, 

47.  54i  56,  57- 
Zoellar(Carli),38). 
Zuane  (Rachardini),  54. 
Zampe  (Johannes),  Z9X,  1931 

202,215,  216. 


1 


TABLE  GÉOGRAPHIQUE  DES  PROVENANCES. 


Algérie,  281. 

Allemagne,  13, 18,  ao,  ai,  24,  26,  28,  34,  36,  37,  38,  40,  5a,  55. 
59.  63,  70,  92,  93,  94,  95,  96,  100,  loi,  102,  106, 108,  109. 
114, 117,  118,  125,  129.  139,  149,  159,  186.  189,  197, 199* 
204,  208.  412,  417.  420,  432.  437,  438,  441,  443. 

Alsace,  30.  416,  423. 

Amérique,  249,  250,  251,  280,  281,  305,  306, 339, 340. 

Angleterre.  52,  66,  103,  130,  132.  134.  135, 136,  158,  171,  195. 

197.    201,   203,   208,  212,   215,   216,   217,  2l8,  219,  220,  S3X, 

364.  367.  376.  379.  397.  398.  399.  401.  405.  423.  424.  447- 

Annam.  242,  243,  244,  245,  246.  256.  257.  258.  279.  285.  286, 

287,  297,  298.  299,  301,  309,  310,  312,  327.  334.  343*  34S. 

349.  351- 
Australie,  275. 
Autriche,  26.  67,  195,  396. 

Baléares  (Iles),  363,  365,  378,  388,  402.  403.  406.  410,  416.  427, 

428. 
Belgique,  18.  31,  65.  138,  180,  211,  213,  363,  372,  373.  383.  384. 

389.  420,  425,  440,  442. 
Bulgarie,  429. 
Canaries  (Iles),  74. 


—  531  — 

Chine»  347,  25.9»  asQ»  280,  ^a.  383.  284.  387.  300, 301,  313,  324, 

325.  328,  329t  330,  33^  334.  336.  337.  338,  344,  352,  353, 

354.  3J*.  360,  361. 
Congo,  247.  248.  251,  255,  276,  277.  278,  287,  3H,  315,  316,  317, 

3»8,  319.  320.  321,  322.  331.  332,  333.  347.  35^.  357.  358, 

359*  443- 

Dalmatie.  5, 

Egypte.  29X,  344. 
Espagne,  124, 126,  429, 

Fidji  (Iles),  311. 

Finlande,  9,  72. 

France,  11,  13,  15, 16, 17,  18,  19,  20,  21,  22,  26,  27,  37,  38,39. 
40.  4*.  53. 64. 65, 67,  68.  69.  70.  71. 7a.  79»  89.  102.  114»  "6, 
u8.  lao,  X24, 127, 128, 199, 130, 153, 155, 163, 177, 180, 185, 

206,   aïO,   212,  216,  217,  218,  219,    220,   221,   222,  225,  366, 

3Ô9,  370.  37Ô.379.380,  381.  385.  389.  39^  399.402,  412, 
421,  422,  426,  435,  436,  J46. 

Grèce,  80,  81,  83,  84,  88. 
Guyane  anglaise,  313* 

Hawaï  (Iles),  248,  249,  313,  327,  346. 
Hongrie,  433. 

Indo-Chine,  290. 

Indoastan,  357. 

Irlande,  96,  97,  176* 

Islande,  1x2. 

Italie,  14,  24,  27,  30,  33.  35i  38»  42»  4λ  44»  45»  46»4  7»  49»  5»»  53» 
54'  55»  56»  57»  58»  59»  ^ï»  77»  78.  98.  99»  105»  i*»»  '«3» 
130»  ^36.  X39,  X41,  142.  143,  144»  «45»  «46»  147»  M8»  «49' 
150»  152»  153»  '55»  «56»  157»  Ï58»  160,  161,  1^7,  168,  169, 
175»  X7Ô»  '77»  *8i,  188,  213,  214,  365,  376,  377,  378,  384, 
389,  400,  406,  430. 


—  5^2  — 

Japon,  375,  282,  284,  295,  296,  297,  300,  304,  305,  307,  311 

3*4.  3*7»  343. 
Java,  241»  252,  259,  2601  261,  264,  266.  268,  269,  270»  «71,  272, 

273»  275»  28»t  288»  303»  307.  341»  34a.  345.  346,  447. 
Maroc,  359. 

Norwège,  5,  12,  iio,  112. 
Nouvelle-Guinée,  281,  323. 

Pays-Bas,  22,  23,  28,  29,  31,  32,  33,  34,  146,  159,  161,  166. 

1^7»  Ï73»  17^»  *86,  187,  190,  193,  194,  399,  402,  405,  406, 

4«5»  425- 
Portugal,  122. 

Rome,  391,  392,  393,  395. 
Roumanie,  404,  408,  409,  4x0.  417. 
Russie,  73,  iio. 

Saxe,  196. 

Siam,  303,  342. 

Sicile,  363. 

Suède,  6. 

Suisse,  108,  368,  416. 

Syrie,  342. 

Tonkin,  289. 

(Varia),  223, 386,  418,  445,  447,  448. 


ERRATA  ADDITIONNELS  AU  i"  VOLUME. 

p.  318,  1.  7  et  saivantw,  aa  liea  de  violes  de  braccia,  lire  :  violes 
de  braccio. 

P.  362,  dans  l'accord  da  n»  96 $,  substitaer  la  clef  de  ^  à  la 

clef  de  f&>  L'eflbt  est  à  l'octave  inférieure. 
P.  447,  Rectifier  comme  sait  l'accord  da  bourdon  : 

P.  534,  ool.  T,  1.  I,  aa  liea  de  465,  lire  Z65. 
P.  524,  col.  X,  1.  30,  supprimer  le  chlffire  441. 
P.  525,  col.  I,  1.  27,  supprimer  le  chifiOre  131. 
P.  525»  col.  2,  1.  30,  an  lieu  de  466,  lire  z66. 


ERRATA  ADDITIONNELS  AU  2««  VOLUME. 

P.  99,  1.  30»  au  lieu  de  :  Une  corde  en  erins  de  cheval,  s*appuyani 
sur  un  fragment  de  courge  sert  de  chevalet,  lire  : 
Une  corde,  en  crins  de  cheval»  s'appuie  sur  un  frag- 
mect  de  courge  qui  sert  de  chevalet. 

P.  1 80,  ajouter,  à  la  description  du  n*  874,  l'étendue  de  l'instrument  : 

8» 

de  (fcj?      —  à  |rf\       —  par  degrés  diatoniques. 


P.  X92»  1.  6,  aa  lieu  de  0^,38  de  diamètre,  lire  o°>,o38  de  diamètre. 


—  524  — 
ERRATA  AU  a"'  VOLUME. 

LxiB  : 
Aa  lien  da  : 
P.  i8,  1.  4,  Belgique^  1338:  Pays-Bas,  1338. 
P.  18,  I.  8,  Id.t  1339:  Balgiqaa,  1339. 
P.  SX,  1.  21,  Belgique,  1372  :  Pays-Bas,  1372. 
P.  32.  1.  7f  ^^•'  '375  •  Belgique,  1375. 
P.  32,  1.  23,  Id.,  1376  :  Pays-Bas,  1376. 
P.  41,  I.  25,  Idn  X402  :  Allamagna,  140a. 
P.  47,  1.  I,  Zanetto  :  Zanatto. 
P.  47,  1.  24.  Id„  1427  :  Franca,  1427. 
P.  49,  1.  z8,  Id,,  1428  :  Italia,  1428. 
P.  54,  1.  II.  Rechttrdini  :  Rachaldini. 
P.  61,  1.  zo,  Arcs-viota  de  tira  :  Arci-viola  da  lira. 
P.  77.  1.  5.  ^^-i  1487  :  Italia,  1487. 
P.  138,  1.  7,  B^lgtçtf^  1556:  Pays-Bas,  Z5s6. 
P.  X56,  1.  19,  Id,t  1587  :  AUemagDa,  1587. 
P.  X57,  1.  X5i  74.,  1588:  Italia,  1588. 
P.  180,  1.  6,  Belgique f  1613  !  Pftys-Baa,  16x3» 
P.  1931  !•  7i  Frednrici  :  Fridarloi. 
P.  198,  ].  6,  Prederici  :  Priderià, 
P.  Z98,  1.  9  Chritio/ori  :  Crisiototi, 
P«  20X,  1.  23  et  27,  Frederici  :  Fridarici. 
P.  2x7,  1.  29,  Id,t  X652  :  Anglatarre,  1652. 
P.  2x8,  1.  28,  Id.,  1655  :  France,  1655. 
P.  222,  1.  4,  Id;  X664  :  Fraaca,  1664. 
P.  244,  1.  31,  1701  :  Id.,  1701. 
P.  258,  1.  X3,  Id„  1735  :  Congo,  1735. 
P.  282,  1.  2,  Taiko  :  Tafeo. 
P.  307,  1.  zo  et  x6,  Souling  :  Soellng. 
Pv  308,,  h  X2,  Souling  :  Soellog. 
P.  3I3»  !•  17*  /<<  «  1832  :  Annam,  1832. 
P.  372,  1.  12,  Belgique^  1949  :  France,  X949. 
P*  373t  !•  26,  Id„  X950  :  Belgique.  X950. 
P.  381,  l.  8,  Id.t  X960  :  Angleterte,  i960. 
P.  420,  1.  4^  Belgique,  2017  :  Pays-Bas,  2017. 


UBRAIRIE   GÉNÉRALE   DB    AD. 

RUB   DBS  CHAMPS,   47,   A    G  A 

OUVRAGES  DE  FR.  AU  G., G' 


HISTOIRE  ET  THÉ- 

DE 

LA    MU? 

=1. 

L'ANTiy 

Tome  I  (épuisé;.  Tome  II  (dispon!'   ,  _u  prix  de  .-  . 

LA 

MÉLOPÉE    ANT 

IQ 

ITE 

DANS   LE 

CHANT  DE  L'ÉGLISE  LA 
Suite  et  complément  de  Touvrage  précédent  - 

i 

T^ 

LES  ORIGINES  S 

00  . 

CHANT    LITURG' 


DB 

L'ÉGLISE  LA" 

Étude  d'histoire  musicale.  — 

SOUS  PRESSE  : 

LES 

PROBLÈMES    MUSIC. 

D'ARISTOTE 

PAR 

F.  A.  GEVAERT  et  J.  C.  VOLLGRAFF 


A 


y ^ 

CATALOGUE  DESCRIPTIF  ET  ANALYTIQUE 


DU 


MUSÉE  INSTRUMENTAL 

(historique  et  technique) 

DU 

CONSERVATOIRE  ROYAL  DE  MUSIQDE  DE  BRUXELLES 

PAR 

VICTOR-CHARLES  MAHILLON 
consbrvaTbur  en  chbp  du  Musés 


Quairième  volume 


NUMÉROS   2056   A    2961 


GAND 

Maison  d'Éditions  et  d'Impressions 

AD.  HOSTE 

Rue  du  Calvaire,  21-23 

1912    ^ 


^s ^^ 


CATALOGUE  DESCRIPTIF  &  ANALYTIQUE 
DU 

MUSÉE    INSTRUMENTAL 

DU 

CONSERVATOIRE    ROYAL    DE    MUSIQUE 
DE   BRUXELLES 


\ 


Tous  droits  réservés. 


CATALOGUE  DESCRIPTIF  ET  ANALYTIQUE 

DU 

MUSÉE  INSTRUMENTAL. 

(historique  et  technique) 

DU 

CONSERVATOIRE  ROYAL  DE  MUSIQUE  DE  BRUXELLES 

PAR 

VICTOR- CHARLES  MAHILLON 

CONSERVATEUR    EN    CHEF    DU    MOSÉS 


Quatrième  volume 


NUMÉROS    2056    A    2961 


GAND 

Maison  d'Éditions  et  d'Impressions 

AD.  HOSTE 

Rue  du  Calvaire,   2  1-23 
1912 


V\i^-o  31-o.<f.t 


n 


a^AAAAA. 


PRÉFACE 


Nous  faisons  figurer  au  commencement  de  cfe  qua- 
trième volume  de  notre  catalogue  un  nouveau  tableau 
résuxnant  notre  essai  de  classification  et  contenant 
les  additions  rendues  nécessaires  par  la  découverte  de 
plusieurs  instruments  dont  nous  ignorions  Texistence 
au  commencement  de  nos  travaux,  il  y  a  trente- 
cinq    ans.  ^*) 

Nous  avons  également  introduit  dans  ce  volume  un 
enraici  et  addenda  récapitulatif  concernant  les  tomes 
I^  II  et  IIL  Nous  espérons  qu'on  voudra  bien  excuser 
les  erreurs  que  ceux-ci  contiennent  en  admettant 
qu'elles  sont  presque  inévitables  dans  un  travail 
aussi  important,  aussi  difficile  et  aussi  compliqué  que 
celui  qui  consiste  à  décrire  dans  tous  leurs  détails 
plus  de  trois  mille  instruments  de  musique  de  tous 
àgeSj  de  toutes  provenances  et, de  constructions  si 
d.i  verses. 


(1)  Depuis  rimpreaslon  de  ce  tableau  nous  avons  encore  reconnu 
la  nê<:essltô  d'Intercaler  dans  la  classe  III,  Branche  B,  Section  B, 
Boiicb«  latérale,  la  m\xs-9eciion  ce,  A  récipient. 


VI 


Le  lecteur  s'étonnera  sans  doute  de  ce  que  nos  plus 
récentes  expériences  d'acoustique  C«)  diffèrent  quelque 
peu  de  celles  dont  nous  avons  fait  connaître  les  résul- 
tats précédemment  ^2)^  particulièrement  celles  qui 
déterminent  les  fonctions  des  anches  battantes  et  des 
anches  doubles  associées  aux  tuyaux  cylindriques.  Ces 
changements  résultent  d'essais  fréquemment  renou- 
velés, sous  des  formes  différentes,  en  vue  d'arriver  à 
la  perfection. 

Des  critiques  nous  ont  été  adressées  au  sujet  de  h 
disposition  que  nous  avons  adoptée  pour  notre  cata- 
logue. On  nous  a  conseillé  une  classification  quelcon- 
que, mais  présentant  d'une  façon  ininterrompue  tous 
les  instruments  appartenant  à  un  même  groupe  systé- 
matique, chronologique  ou  géographiqtu. 

Nous  reconnaissons  volontiers  que  cette  méthode  en 
vaut  une  autre,  pour  autant,  bien-entendu,  qu'elle  soit 
adoptée  au  moment  de  la  formation  d'une  collection. 
On  conprendra  aisément  que  nous  ne  pouvons  nous 
y  rallier  ;  notre  disposition  serait,  en  effet,  à  changer 
complètement,  elle  devrait  l'être  à  chaque  nouvel 
accroissement  important  et  les  quatre  volumes  actuel- 
lement parus  seraient  à  remanier,  le  tout  sans  grande 
utilité  pratique. 

Certes,  aucun  travail  de  ce  genre  ne  peut  être  parfait, 


(1)  p.  p.  87  et  suivantes. 

(2)  p.  p.  491  ot  sulvaotca  du  T.  III. 


—   VII    ~ 

mais  cependant  nous  persistons  à  croire  que  la  règle 
que  nous  avons  suivie  pour  la  disposition  de  notre 
catalogue^  et  qui  est  basée  sur  notre  méthode  de  classi- 
fication, est  la  plus  simple,  la  plus  pratique  et  la  plus 
rationnelle.  U  est  vrai  que  des  instruments  de  même 
provenance  et  dont  la  construction  est  scnimise  à  des 
principes  semblables  sont  disséminés  dans  les  quatre 
volumes.  Mais -c'est  là  un  inconvénient  qui  nous  parait 
de  peu  d'ioqiortance  et  qu'il  est  d'ailleurs  impossible 
d*éviter  dans  la  description  d*une  collection  formée 
petit  à  petit  et  qui  —  fort  heureusement  —  s'accroît 
encore  de  jour  en  jour.  Et  il  semble  bien  que  pour 
ces  raisons  ime  classification  géographique,  chrono- 
logique ou  autre  n*eût  pas  été  à  l'abri  du  même 
reproche. 

Un  catalogue  de  musée  nous  parait  devoir  être  avant 
tout  le  vade-mecum  du  visiteur.  C'est  le  but  que  nous 
avons  voulu  atteindre.  Un  numéro  attire- t-il  l'attention, 
on  le  trouve  instantanément  dans  le  catalogue  et  la 
notice  qui  s'y  rapporte  est  à  la  fois  méthodique,  systé- 
matique, géographique  et,  autant  que  possible,  chrono- 
logique. S'agit-il  d'un  travail  à  exécuter  à  domicile, 
les  tables  établies  à  la  fin  de  chaque  volume  suffisent 
amplement  pour  faciliter  les  recherches  du  lecteur, 
quel  que   soit  l'objet  sur  lequel  il  désire  se  renseigner. 

Il  nous  reste,  avant  de  terminer,  im  devoir  à  remplir 
et  nous  nous  en  acquittons  avec  im  véritable  plaisir. 

Nous  remercions  vivement   notre  ami  M.   Ernest 


—  vni  — 

Closson,  conservateur -adjoint  au  Musée  depuis  seize 
ans,  de  la  précieuse  et  active  collaboration  qu'il  n'a 
cessé  de  nous  prêter.  M.  Closson  s*est  occupé  avec 
nous  non  seulement  de  la  revision  des  épreuves  des 
derniers  volumes,  mais  il  a  aussi  allégé  notre  tâche 
en  se  chargeant  de  l'absorbante  confection  de  la  table 
récapitulative  des  matières  contenues  dans  les  quatre 
volumes.  Nous  saisissons  avec  empressement  cette 
occasion  d*of&ir  à  M.  Closson  le  témoignage  sincère  de 
notre  gratitude. 

Janvier  1 9 1 2 .  Victor  Mahillox  . 


CLASSIFICATION  MÉTHOOIII 


CLASSE  I.  —  Instruments  autophonss. 

BRANCHi£  A.  —  Instruments  autophones  percutés. 

Section  a.  —  Bruyants 

Section  h.  —  A  intonations  nettement  déterminées. 
Sous-section  aa.  —  A  maillets 

Sous-section  bb.  —  A  clavier 

Sous-section  ce.  -  A  mouvement  automatique  .    . 

Branchb  B.  —  InstruwunU  autophoms  péncis. 

Section  a.  —  Avec  ou  sans  plectre 

Section  fr.  —  A  clavier 

Section  c.  —  A  mouvement  automatique 

Branche  C.  —  Instruments  autophones  frottés. 

Section  a.  —  Par  le  doigt  ou  l'archet 

Section  b.  —  A  clavier 

Section  c.  ~  A  mouvement  automatique 

CLASSE  II.  —  Instruiibnts  a  mbiibranbs. 

Branche  A.  —  Membranes  percutées. 

Section  a.  —  Bruyants. 

Sous-»ection  aa.  —  Membrane  tendue  sur  an  cadre 
Sous-section  bb.  —  Membrane  tendue  sur  un  récipîert 
Sous-section  ce.  —  A  double  membrane     »... 

Section  6.  —  A  intonations  déterminées 

Branche  B.  ^  Membranes  frottées 

(1)   Cette  elassifieation   complète  celle   publiée   an    tèit    i. 


es  INSTRUMENTS  DE  MUSIQUE  (^) 


A.PPLIGATIONS  PRINCIPALES. 


j.  Cymbales,  Tam-tam,   Sisiret  Triangle,  Sonnettes,  Grelots^ 

Castagnettes. 
od,  Claquebois  ou  Xylophone^  King  chinois,  Oambang  javanais, 

Cloches. 
hb  Carillon  aérien  ;  Carillon  à  lames  d^acier, 
u.  Carillon  aérien. 


a.  Gnimbardêt  Ou  chinois* 

b.  Claviola. 

c.  Botte  à  musique. 


a,  Hafmonika  de  Franklin,  Mattauphone,  Violon  de  fer. 

b,  Clavieylindre  de  Chladni,  Terpodion, 

c,  (Pas  d'application  qui  nous  soit  connue). 


M.  Tambour  de  Basque. 
bb.  Dardboukkeh  arabe. 
ce.  Tambours f  Orosse^caisse. 
b.  Timbales, 
B.  Rommeipot. 

premier  rolume  du  Catalogue,  2«  édit.,  p.  87. 


—   IV   — 

CLASSE   III.   —   iNSTBUMSNTt  A  VBHT. 

Bkamchb  a.  —  iHitrumenU  àanchê. 

Section  a.  ^  Anche  simple,  libre,  avec  tayau. 

SouB-eection  aa.  —  Tuyau  cylindrique  .... 

Sous-section  bb.  ^  Tuyau  conique 

Section  b  —  Anche  simple,  libre,  sans  tuyau    •     .    . 
Section  c.  ^  Anche  simple,  battante,  avec  tuyau. 

Sous-section  aa.  —  Tuyau  cylindrique  .... 

Sous-section  bb.  —  Tuyau  conique 

Section  4.  —  Anche  double,  avec  tuyau. 

Sou8«6ection  aa.  —  Tuyau  cylindrique  .... 
Sous-section  bb.  —  Tuyau  conique 

Brancub  B.  —  Instruments  à  bouche. 
Section  a.  —  Bouche  biseautée. 

Sous-section  aa.  —  Tuyau  ouvert 

Sous-section  bb.  ~  Tuyau  fermé 

Sous-section  ce.  —  Récipient 

Section  b.  -^  Bouche  latérale. 

Sous-section  aa.  —  Tuyau  ouvert 

Sous-section  bb.  —  Tuyau  fermé 

Section  c.  —  Bouche  transversale. 

Sous-section  aa.  ~  Tuyau  fermé 

Sous-section  bb.  —  Tuyau  ouvert 

Sous-section  ce.  —  Récipient 

Branche  C.  —  Instruments  polyphones,  à  réservoir  d*air. 

Section  a.  —  Sans  tuyaux 

Section  6.  —  Sans  tuyaux,  à  clavier 

Section  c,  —  Sans  tuyaux,  à  mouvement  automatique 

Section  d,  —  A  tuyaux 

Section  ^.  —  A  tuyaux  et  clavier 

Section  /•      A  tuyaux  et  mouvement  automatique     . 


m-  Klui  siamois. 

)6.  Cornes  d* appela  Tuyaux  d'orgue: 

h,  TypoioHôt  fIarmonica.à  bouche. 

1.  Arghoul  égyptien,  Aulos  grec,  Tibia  romaine,  Chalumeaux, 

Clarinette, 
é.  Tenoroon,  Saxophone. 

V.  Cromorne,  Cervelas, 
4.  Hautbois,  Basson. 


ê.  Plûtô  douce  ou  à  bec,  Flageolet. 

h.  Flûtes  de  pays  extra-Européens,  tuyaux  d*orgiu. 

te.  Ocarina. 

a.  Flûte  traversière. 

i.  Fiâtes  de  pays  extra-Européens,  Sifflets  antiques. 

«.  Syringe  polycalame,  Flûte  de  Pan,  Clef  forée. 
6.  iVav  arabe, 
s.  Hsiuen  chinois. 


'.  Accordéon,  Concertina,  Mélophone. 

6-  Harmonium  (orgue  expressif),  Harmoni/lûte.  I 

c.  Antipkonel  Debain,  Harmonista  V.  Gevaert.  | 

i.  ^usettu.  Cornemuses,  Cheng  chinois. 

«.  Orgue. 

U  Serinette,  Orgue  de  Barbarie,  Orchestrion. 


—  vt  — 

Dranchb  D.  —  Instruments  à  embouchure. 

Section  a.  —  Simples  ou  naturels . 

Section  6.  —  Chromatiques,  à  ouvertarea  latérales. 

Sous-section  aa.  —  Avec  ou  sans  clefs    .... 

Sous-section  bb.  ~  A  clefs,  sans  trous  latéraux  libre» 
Section  c,  —  Chromatiques,  à  longueurs  variables. 

Sous-section  aa.  —  A  coulisse 

Sous-section  bb.  —  A  pistons 

CLASSE  IV.  -  Insirumbnts  a  cordbs. 

BaANGBB  A.  —  Cordes  frottées. 

Section  a.  —  Par  Tarchet 

Section  6.  — -  Par  la  roue 

Section  c.  —  A  clavier 

Section  d.  —  A  mouvement  automatique 

Bramchb  B.  ^  Cordes  pinêées. 

Section  a.  —  Avec  ou  sans  plectre. 

Sous-section  aa.  —  Sans  manche 

Sous-section  bb.  —  Avec  manche 

Section  6.  —  A  clavier ... 

Section  c.  — :  A  mouvement  automatique  .... 
Section  d,  —  Cordes  pincées  (ébranlées)  par  le  vent  . 

Branchb  C.  —  Cordes  frappées. 

Section  a.  —  A  maillets 

Section  6.  —  A  clavier 

Section  c.  —  A  mouvement  automatique. 


—  VII  — 


I.  Conques,  Olifant,  Cors,  Trompettes,  Clairons. 

I.  Cornet  à  bouquin.  Serpent,  Basson  russe, 
^.  Cor  à  clefs,  Ophiclêide. 

$,  Trombones. 

I.  Cornets,  Cors,  Trompettes,  Trombones,  Bugles. 


fl.  Crouth,  Gigue,  Violes,  Trompette  marine.  Vielle  à  archet, 

Violon,  etc. 
h.  Ofganistrum. 

c.  Vielle,  Harmonicorde,  Piano-Quatuor, 
i*  (Pas  d'application  qui  nous  soit  connue). 


».  Harpe,  Lyre,  Cithare,  Psaltérion. 

U.  Monocorde,  Tanbour  arabe,  Luth,  Thêorbe,  Cistre^  Guitare. 

h,  Epinette,  Clavecin,    Clavi'Harpe. 

t.  Epinette  à  cylindre, 

d.  Harpe  d'Bole. 


A.  .Safi/iV  oriental,  Tympanon. 
h.  Clavicorde,  Piano. 
c-  Pianos  mécaniques. 


ERRATA  ET  ADDENDA  RÉCAPITULATIFS  DES 
TROIS  PREMIERS  VOLUMES.  (') 


VOLUME  I    (2*   édition). 

LiRB  : 

An  lien  de  : 
P.   16, 1.    6»  fesait  :  faisait. 
P.   dd,  1. 13,  dont  les  fanfares  :  dans  les  fanfares. 
P.    48, 1.   6,  syringes  monoeolamet  :  syringes  monoealames. 
P.  47, 1.    8,  chez  les  Grées  :  chez  les  Grecs. 
P.    65, 1. 16,  U(diday  :  Halliday. 
P.   67, 1.  17,  les  Sabines  :  Sabinus. 
P.   69, 1.    9,  on  l'entend  :  on  l'entende. 

P.   78,  I.  11,  ayant  que  ceux-ci  ne  fussent  :  avant  que  oeux-ci  fussent- 
P.   79, 1.  36,  mu  :  mû. 
P.    83, 1.    6,  monoeome  :  monocorde. 
P.    85, 1  11,  pour  devenir  le   clavicitherium  ou  clavicorde  :    pour 

devenir  le  clavicorde. 
P.    8S,  1. 18,  et  tuyau  ouvert  :  et  tuyau  fermé. 
P.    88, 1.  19,  et  tuyau  fermé  :  et  tuyau  ouvert 
P.    95,  1.  10,  quarte  :  quinte. 
P.  122, 1.  31,  anche  battante  :  anche  battante. 
P.  165, 1. 18, 114  Arghoul-el-soghayr  :  id.  114.  Arghoul^-sogkmir. 
P.  196, 1  18,  de  boyaux  :  de  soie. 
P.  198,  1  18.  Long,  de  la  table  :  Larg.  de  la  table 
P.  200, 1.  17,  quatre  cordes  :  six  cordes.  Accord  : 


? 


:i=q= 


P.  201,  (note)  :  critical  et  bibliographical  :   crilical   and  bibliogra 

phical. 
P.  207,  gravure,  n»  i66  :  n°  1947. 

(X)  Cet  errata  supprime  ceux  publiés  à  la  fin  de  chaeiin  des  trois 
premiers  volumes. 


—  IX  — 

p.  aïO.  1.27,29;  211,  1.  14,  22.   24;   213.   1.  10.  16,  18     258,  1.  22 
321, 1.  17,  20;  385,  1.  17,  20;  530,  col.  1,  1.  6,  Mujen  : 
Majer. 

P.  282,  1. 11  :  Scfieitier  :  Sclinitxer. 

P.  257,  1.   2  :  fabrica  :  fabriqua. 

P.  264p  1.  8  :  toiifl-aeetion  bb  :  sons-seetion  aa. 

P.  264,  1. 18  :  0«^55  :  0"056. 

P.  270,  1. 14  :  tuyau  unique  :  tuyau  conique. 

P.  271,  L  11  :  pompeuten  :  pompeuses. 

P.  300,  1.  28  :  gufjtira  :  suffira. 

P.  308,  1.  3  :  diatonique  :  chromatique. 

P.  318,  1.  20  :  Allemagne.  219.  Dessus  de  viole  :  France.  219.  Par- 
dessus de  viole. 

P.  314,  1.  10  :  XI*  siècle  :  XVP  siècle. 

P.  314,  1.  15  et  17  :  violes  de  braccia  :  violes  de  braccio. 

P.  316,  1.  1  :  violes  de  braccia  :  violes  de  braccio. 

P.  318, 1.5:  viole  de  gambe  de  grand  format  :  viole  de  gambe  ténor 
de  grand  format. 

P.  318,  1.   7  :  violes  de  braceia  :  violes  de  braccio. 

P.  320,  1,    7, 13  :  Dessus  de  viole  :  Par-dessus  de  viole. 

P.  325, 1.  17  et  20  :  Majtrs  ;  Mayer. 

P.  32J,  premier  accord,  clef  de  sol  5«  ligne  :  clef  de  sol  1"  ligne. 

P.  o^,  1.  12  :  À  la  droite  de  la  caisse  qui  renferme,  entre  les  deux 
chanterefles,  la  trompette  et  la  mouche,  se  trouve  le 
clavier  :  A  la  droite  de  la  caisse  qui  renferme  les 
deux  chanterelles  se  trouve  le  clavier. 

P.  ^9,  accord  de  la  2«  corde  du  !•'  cheviller,  /u      i     ,  |gu      < 

P.  350,  I.  10  :  Archiluth  :  Archicistre. 

P.  353,  l.    4  :  Malteo  Sellas  in  Veneûa  ;  Matheo  Sellas  in  Venetia. 

P.  362,  accord  du  n'  265,  ^  :  ^  ,  effet  à  l'octave  inférieure. 

P.  374,  1  10,  Les  Allemands  l'appellent  Hackbret,  les  Néerlandais 
hahberd  :  Les  Allemands  rappellent  Hackbret  on 
Hackebrett,  les  Néerlandais  hakberd  ou  hakkeberd. 


—  t  — 

P.d91,l.   l,Khët:Khè\i. 

P.  891, 1.  28,  erronément  appelé  bama  :  ...dans  la  première  «dltioi. 

P.  400, 1.  8»  d'une  peau  de  léopard  :  d*uue  peau  de  chat-tigre. 

P.  424, 1.  21,  une  membrane  lui  sert  de  table  d'harmonie  :  la  tabl^ 

d'harmonie  est  de  bois. 
P.  445, 1.    7,  sous-section  aa  :  sous-section  bb. 
P.  468. 1.  13,  déjà  employé  par  Monleverde  :  déjà,  employé  &  l'orchestre 

par  Montererde. 
P.  479, 1.    1,  Tkéorbe  :  ArchUuth. 
P.  481, 1. 12,  Matteo  Sellas  alla  Gorona  in   Veneùa  :  Matheo  Sellu 

alla  Gorona  in  Venetia. 
P.  484,  1.  4,  Clavecin  vertical  :  Clavecin  vertical,  ail  :  cUvierherft. 

clavier iither,  latin  :  claviaytherium. 
P.  497, 1  11,  ultre  canzonnette  :  altre  canzonette. 
P.  515,  col.  1, 1.  28,  499  :  480  ;  col.  2,  1.  8,  85  :  484. 
P.  524,  col.  1, 1   1,  465  :  165  ;  col.  2, 1.  28,  valika  :  yaliha. 
P.  5%,  col.  2, 1.  26,  466  :  166. 
P.  531,  col.  2, 1.  23, 379  :  878. 


P.  80.  Au  mot  anémocorde,  ajouter  la  note  suivante  :  K.  Allgemein 
musikalische  Zeitung,  1800,  n»  18. 

P.  112.  A  la  description  du  n**  41,  ajouter  :  A  la  moitié  de  la  haat^ur 
du  tambour  se  trouve  attachée  une  ilcelle  à  Textr- 
mité  de  laquelle  on  a  fixé  un  petit  coquillage,  li 
ilcelle  est  de  longueur  telle  qu'en  secouant  Tapparfil 
le  coquillage  frappe  alternativement  les  deux  meii- 
branes. 

P.  200.  Modifier  comme  suit  la  description  du  n*  162  :  Le  maDeli« 
porte  des  traces  de  frettes,  mais  celles-ci  ont  diflpani. 
Six  cordes  d'acier.  Accord  ; 


"^F=? 


—  XI  — 

p.  311.  Ajouter  &  la  suite  de  la  note  :  Dans  TinTentaire  dressé 
en  1773  des  instruments  composant  la  ciiapelle  de  la 
cour  prir.jiôre  de  Gôthen  (Anhalt)  dirigée  par  Bach 
jusqu'en  1723,  figure  sous  le  n*»  36  :  eine  Trompeté 
Mariae. 

P.  321.  Supprimer  le  dernier  accord   de    la    viole  d'amour,  fai- 
sant double  emploi  avec  le  premier. 

P.  348.  Intercaler,  dans  la  famille  du  luth,  le  luth  ténor,  dont 
l'accord  était  réglé  de  la  façon  suivante,  d'après 
Praetorius  : 


W='=T=^ 


P.  358,  Ajouter  à  la  note  du  n*  260  :  Accord  du  eavaeo  ou  tnachete  t 


^ 


■^ 


Les  quatre  cordes  sont  de  boyaux. 

La  viole  france%a  s'accorde  de  la  même  façon  que  notre  guitare.  Le 
bandolin  s'accorde  comme  le  cavaco,  mais  les  cordes  sont  doubles  : 
les  deux  premières  et  les  deux  secondes  en  acior;  les  deux  troi« 
sièmes  en  acier  filé,  c'est-à-dire  recouvert  d'un  fil  de  métal  ;  les 
deux  quatrièmes  en  boyau  filé.  La  handuria  ou  bandurra^  d'origine 
'  spagnole,  s'accorde  comme  la  guitare  ordinaire  française,  mais 
les  cordes  sont  doubles  :  les  trois  premières  en  boyau,  les  trois 
dernières  «n  soio  filée.  La  guitarra  de  Flandres,  dont  le  nom  rappelle 
l'origine  flamande,  se  désigne  aussi  parfois  sons  celui  de  guitarra 
P'^rtugueta  ou  simplement  guitarra.  Elle  est  montée  de  six  cordes 
oubles  :  les  premières  et  les  secondes  d'acier,  les  troisièmes  de 
Uiton,  les  quatrièmes  et  cinquièmes,  réglées  en  octave,  ont  la  corde 
&igii§  en  acier»  l'autre  en  acier  filé,  les  sixièmes  é|galement  en 
octave,  avec  la  corde  aiguè  en  laiton,  la  corde  grave  en  laiton  filé. 


—  xn  — 


^ 


Trois  accords  sont  usités,  et  l'efiét  réel  se  produit  à  la  note  grav» 
de  la  note  écrite  : 


Accord 
ordinaire  : 

Accord  dit 
à  la  quarte  : 

Accord  dit 
à  la  quinte  : 


-I- 


(r-iTi.   nT  *-- 


.4— X--J    .^.    ,- 


i=^^^ 


4«— *- 

1— t- 


*^  ■•-B  *  *  * 


1 -—0 — :# — »«=V — ^li— *— •- 


La  ressemblance  de  l'accord  de  la  guitarra  portugaise  aTee  eelu 
de  la  guitare  anglaise  (n®  2ôl)  est  à  remarquer.  On  trouve  encore  ea 
Portugal  la t;to/a  d'arame, ou  vio/a  cfiuleirat  viola  braguesa,  parce  qu'ellr 
se  joue  beaucoup  à  Braga,  ville  principale  d«  la  province  dn  Minii^ 
C'est  une  guitare  plus  petite  que  la  guitare  française  ordinaire* 
et  montée  de  cordes  d'acier.  Miqhbl*  Anoblo  LAiceBaTiia»  CA«.v 
icns  et  Itutruments,  Lisbonne. 

P.  867.  Dans  Taccord  de  la  cithare  &  ââ  cordes,  lire  à  l'oetir^ 
grave  Tintonation  des  cordes  d'accompagnement  et  i* 
basse  et  compléter  la  note  comme  suit  :  Oa  rencontre 
quelquefois  des  oitiiares  possédant  sur  le  nutnehe  an« 

5*  corde,  accordée  (^j    J      .  Il  en  est  d'autres  dont 

les  cordes  sont  au  nombre  de  37,  notées  en  clef  de  '<. 
à  l'edet  réel  (v.  Paes,  Populdre  ZithenchtUe,  Al  ton  a 
IL  Hinz,  p.  5) . 
P.  869.  Transposer  la  note  (1)  à  la  page  80,  eu  sapprimanl  les  mots  - 
cités  dam  notre  Etsai,  etc. 


XIII  

p.  42S.  Ajouter  à  la  note  du  n*  396  :  L'accord  du  guenhri  à  d«nx  cordes 


est  généralement  réglé  à  la  quarte 


mais  comme  il  n'existe  pas  de  diapason  fixe,  Tinstm- 
mentiste  se  guide  sur  sa  yoix.  M.  Jules  Rouanet, 
ancien  directeur  de  l'Ecole  de  Musique,  à  Alger, 
noua  écrit  qu*il  a  rencontré  des  guenbris  dont  l'accord 


était  monté  de  toute  une  quarte. 


:fe= 


V.  424.  Ajouter  à  la  note  du  n*»  899  :  Le  guenbri  &  trois  cordes  n'a 
pas  d'accord  bien  déterminé.  11  Tarie  suivant  le 
caractère  du  morceau  &  exécuter.  M.  Jules  Rouanet  a 
pu  constater,  outre  les  variations  de  diapasons, 
trois  accords  différents  : 

-tF-^—   ^. — i»— — 


m 


T 


w. 


:fep= 


P.  430.  Supprimer  le  n**  414,  faisant  double  emploi  avec  le  n»  918. 

V.  432.  Ajouter,  à  la  suite  de  la  note  du  n*  416  :  Lors  d'un  voyage 
en  Tunisie,  en  janvier  1896»  nous  avons  eu  l'occasion 
de  visiter  le  Masée  de  Garthage.  LeR.  PI  Delattre  à 
qui  est  due,  pour  la  plus  grande  partie,  la  formation 
de  ce  Musée  de  très  grande  valeur  historique,  nous 
a  fait  remarquer  une  stèle  punique,  en  marbre,  sur 
laquelle  sont  représentées  deux  tibiae.  L^anche  double, 
adaptée  &  chacun  de  ces  instruments^  est  très  recon- 
naissable  et  très  minutieusement  représentée.  Ce 
monument,  vierge  de  toute  restauration,  date  de  deux 
siècles  avant  l'ère  chrétienne.  Voilà  donc  établie 
déûnitivement  et  indiscutablement  la  forme  de 
l'anche  de  Taulos  grec  et  de  son  dérivé,  la  tibia 
romaine. 


—   XIV    — 
p.  447.  Rectifier  comme  suit  l'accord  du  bourdon  : 


m 


:.=£ 


^ 


P.  479.  Les  12«  et  11*  cordes  du  n*  544  donnent  : 

IjlH^Zi:  ,  au  lieu  de    ^      T~""T 


jâ é. 


p.  515,  col.  2.   Intercaler  :  Clavierharfe,  484.  Clavier %iiher,  484. 

P.  517,  col.  9.  1.  88.  Supprimer  334. 

P.  518»  col.  3.  Intercaler  :   [Indous]  (notation  «t  systôme  mns.'U 

des)  91,  127. 
P.  524,  col.  1, 1.  80.  Supprimer  441. 
P.  534,  col.  2.  Intercaler  z  Trompette  de  Marie.   Trompeté  UeriAt 

311. 

P.  525,  col.  1,  1.  27.  Supprimer  181. 

P.  525,  col.  1,1.  10.  Viola  brague$a  358. 

«   ^^       1   .    ,  , .    4   y^^^  càuleira  358. 

P.  525, col.  1,  1.14       ...  ,     .,  ^_. 

*  Vwla  d'arame  858. 

P.  529,  col.  1,  1.  11.  Hampel.  Ajouter  ;  280. 

P.  529,  col.  2.  Intercaler  :  Luca  délia  Robbia,  276. 

P.  631,  col.  1.  Intercaler  :  Pugh,  367. 

Remarquer  que,  suivant  l'usage,  l'accord  des  instruments  n»*  35" 

250,   261,  262,  538,  a  été  noté  &  l'octave  signe  àt 

l'effet  réel. 


—  XV  — 

VOLUME  n  (3«  édition). 

LiBB  : 
Au  lieu  de  : 
P.    24,  1. 10,  scal  meyers  :  acalmeyers. 
P.   46,  1. 9R,  das  toofiUemperirtes  Elavier  :   das   wohltemperirte 

Klarier. 
P.  120,  accord  de  la  partie   gauche   des  cordes  reposant  sur  le 

chevalet  de  gauche,  si'.si^. 
P.  ai8,  1. 18,  hichiriki    hichi-rikU 
P.  251,  1.  15,  bOfSe  de  musette  :  basse  de  musette. 
P.  300,  1. 3,  Gmn  :  Qûiin. 
P.  378,  gravure.  Corne  de  chasse  :  Cornet  de  chasse. 


VOLUME  IIL 
Lirb: 


An  lieu  de  : 
P.  18,  L  4,  Belgique,  1338  :  Pays-Bas,  1888. 
P.  18,1.  8,      /d.,       1389  :  Belgique,  1389. 
P.  81,  l.  21,  Belgique,  1372  :  Pays-Bas,  1872. 
P.  32, 1.   7,      W.,       1375  :  Belgique,  1875. 
P.  32. 1.  28,      /d.,       137«  :  Pays-Bas,  1376. 
P.  il,  1.  25,      Id.,       1402  :  Allemagne,  1402. 
^.  47, 1.   1,  Zanetio  :  Zenatto. 
P.  47, 1.  24,      /d.,       1427  ;  France,  1427. 
P.  47,  l.  35,  Fresing  :  Freising. 
P.  49, 1.  18,      /d.,       1428  :  Italie,  1428. 
P.  54, 1. 11,  Rechardini  :  Keohaldini. 

JU    t_. 

p.  60,  accord  :  ^^■^^=-^— ]-fc 


—  XVI  — 

p.    61»  1.   1,  long.  max.  :  larg.  max. 

P.   61, 1. 10,  ArceMoÏA  :  Arei-riola. 

P.   62, 1. 14,  accord  frmnçaiM  :  aeeord  italien . 

P.   71, 1.  26,  n»  5Î  :  n»  521. 

P.   77,1.    5,    W..    1487  :  Italie,  1487. 

P.  188, 1.    7,  Belgique,  1556  :  Paya-Bas,  1556. 


P.  188,  deuxiôme  accord,  cordes  1, 


P.  150, 1    9,  larg.  de  la  chanterelle  :  long,  de  la  chanterelle. 

P.  156, 1. 19,      Id.,      1587  :  Allemagne,  1587. 

P.  157, 1. 15,      li.,      1588  :  Italie,  1588 . 

P.  160, 1. 14,  tavolo  :  tavola. 

P.  180, 1.    6,  Belgique,  1613  :  Pays-Bas,  1618. 

P.  193, 1.   7, 198, 1.  3  et  6  et  dOl,  1.  23  et  27,  Prederici  :  Frlderiei. 

P.  198,  1.    9,  Ghrittofori  :  Gristofori. 

P.  205, 1.    2,  Minorisles  :  MilnoritUs  (sic). 

P.  215,  l.  28,  Dictionnary  :  Dictionary. 

P.  217, 1.  «9,        W.,  1652  :  Angleterre,  1652. 

P.  218, 1, 16. 1659  :  1654. 

P.  218. 1.28.  Id.,    1655  :  France,  1655. 

P.222. 1.  4,  R,  1664  et  1665  :  France,  1664,  1665. 

P.244, 1.31, 1701:  Id.  1701. 

P.258, 1. 13,    M..    1735  :  Congo,  1735 . 

P.  978, 1. 20,  Skotiow  A  :  Section  a. 

P.  282,  L  2.  Taiko  :  Talco. 

P.  288, 1.  5,  λf7  :  0'»27. 

P.  291,  section  C  :  section  c. 

P.  297,  section  D  :  section  d. 

P.  303, 1.  25,  Kliu  :  Klui. 

P.  307, 1. 10  et  16.  308,  1. 12,  Souling  :  Soelin.,  . 

P.  811,  section  B  :  section  b. 

P.  813, 1.17,    Id.,    1832:  Annam,  1832. 

P.  314,  section  G  :  section  c. 

P.  359,  I.    8,  1830  :  1930. 

P.  372, 1.^12,  Belgique,  1949  :  France,  1949. 


—   XVII   — 

373.  l.  23,  Belgique,  1950  :  Belgique,  1950. 

377,  1.  7,  c'est  elle  aussi  qui  porte  le  timbre  (chaiso)^  simple  ficelle 
reposant  sur  ta  membrane  :  c^est  elle  aussi  qui  porte  le 
timbre,  limple  ficelle,  de  Teipèce  dite  chasso,  reposant 
sur  la  membrane. 

377,  1. 17,  Le  tambourinaire  jouant  du  galoubet  est  appelé  escoular  : 
L'apprenti  tambourinaire  est  appelé  escoulan. 

381.  1.   8,      W.,     19Ga  :  Angleterre,  1960. 

403,  l.  18,  le  système  consistant  d  jouer  la  flûte  traversière  par  une 
tête  de  flûte  courbée^  l'ouverture  de  Cembouchure  étant 
également  placée  dans  le  sens  de  l'axe  de  ^instrument  : 
le  système  consistant  à  joaer  la  flûte  traversière 
perpendiculairement,  comme  la  flûte  à  bec,  à  Talde 
d*une  tôte  de  flûte  courbée  ayant  l'embouchure  égale- 
ment placée  dans  le  sens  de  l'axe  de  l'instrument. 

420»  1.    4,  Belgique,  2017  :  Pays-Bas,  2'^n, 

491,  1.  24,  apposé  :  opposé. 

309,  col.  2,  Souling  S07  :  Soeling  807,  308. 

510,  col.  1,  Souling  barang  :  Soeling  barang. 

510,  col.  1,  Taiko  :  Xaïeo. 

515,  col.  2,  Frederioi  :  Friderici. 

r^OT,  col.l,  intercaler  :  [Javanais]  (Système  musical  des),  253. 

517,  coL  2,  U  21  :  Poncelet,  Em.  :  Poncalet,  Gast. 


iMt.  Mt.-Bafop. 


Congo,  2061.  Tambour-xylophone  de  la  région  du 
Kasai.  II  est  taillé  en  entier  dans  un  bloc  de  bois  ^'«^- 

qui  a  été  ensuite  évidé  par  la  base  en  suivant  à  peu 
près  la  ligne  extérieure  des  parois,  —  travail  qui  a  dû 
prendre  de  longs  mois.  Notre  exemplaire  a  été  répa- 
ré à  l'aide  d*agrafes  de  fer,  les  fentes  ayant  été 
préalablement  bouchées  au  moyen  de  résine.  Deux 
mailloches,  consistant  en  baguettes  terminées  par 
des  boules  de  caoutchouc,  accompagnent  l'instru- 
ment. Deux  oreilles  découpées  à  même  les  parois, 
Tune  au  haut,  l'autre  sur  le  côté,  servent  à  le  sus- 
pendre. Haut.  o°*6i  ;  larg.  à  la  partie  supérieure 
o"44,  à  la  partie  inférieure  o"*8o;  épaisseur  à  la 

partie  supérieure  0*25,  à  la  partie  inférieure  0*05. 

(  Les  tamchtams  plats  accompagnent  la  danse.  Ils  sont 
employés  pour  soutenir  les  exercices  chorégraphiques,  pour 
battre  la  eadenee  des  chants  de  rameurs  &  bord  des  pirogues  et 
aussi  pour  transmettre  à  distance  les  nouvelles  et  les  signaux. 
Les  indigènes  disposent  à  cet  effet  de  signes  conventionnels, 
assez  nombreux  pour  permettre  de  correspondre  avec  facilité 
sur  tous  sujets.  Ce  langage  frappé  ne  semble  pas  connu  de  tous, 
et  l'usage  du  tam-tam  comme  moyen  de  communication  à 
longne  distance  serait  réservé  &  des  spécialistes  ou  à  des 
chefs,  t  [Note»  analytiques  tur  les  coUeciions  ethnographiques  du 
Musée  du  Congo,  publiées  par  la  direction  du  Musée,  Bruxelles, 
Spinaux  et  Cie,  1903,  T.  I.  fasc.  1  ) 

Nous  pensons  qu'à  défaut  des  dénominations  indigènes  de 
ces  appareils,  le  nom  générique  de  xylophone-tambour  leur 
convient  mieux  que  celui  de  tam-tam,  par  lequel  on  désigne 
plus  particulièrement  les  plateaux  de  bronze.  Dans  diverses 
:>arties  du  Congo,  ainsi  que  du  Soudan  français,  «  Aller  à  lam- 
'am  9  signifie  égalempnt  aller  à  la  fôt^  à  la  danpe. 

Ip.2062.  Tambour 'Xylophone,  Il  est  en  bois  comniç 


—  4  — 

|"Xnrt.  «n-Karoy.     {q  précédent  et  a  la  forme  d*un   demi-disque   d  un 
I  diamètre  de  o*23  environ  et  de  o"o8o environ  d*épais- 

I  seur,  celle-ci  diminuant  vers  les  bords.  Une  poi- 

gnée, faisant  corps  avec  l'appareil,  se  détache  de  la 
circonférence  sur  une  longueur  de  o*  1 20 .  L'intérieur 
est  entièrement  creusé. 

Id.  2063.  Tambour-xylophone.  Pièce  de  bois  cy- 
lindrique» creuse,  de  o"*20  de  hauteur  et  de  o"*o90 
environ  de  diamètre,  avec  une  ouverture  rectangu- 
laire de  0*040.  Cette  pièce  principale  a  pour  prolon- 
gement une  autre  pièce  de  bois  cylindrique  de  o"o8o 
de  hauteur  et  0"035  de  diamètre,  terminée  par  une 
sculpture  intéressante,  représentant  une  figure 
humaine.  La  percussion  des  parois  latérales  produit 

approximativement  le  ^^^^^^  .  D'après  les  rensei- 
gnements qui  nous  ont  été  donnés,  ce  xylophone 
est  en  même  temps  un  fétiche. 

06  genre  d'instromenta  se  désigne  quelquefois  ausii  sous 
le  nom  de  tam-tam  (voir  la  note  du  n«  précèdent). 

.  Id.  2064.  Tambour-xylophone,  Don  de  M.  L.  Ca* 
vens.  Pièce  de  bois  taillée,  si  nous  en  jugeons  par 
la  tète  qui  orne  une  de  ses  extrémités,  avec  l'inten- 
tion de  représenter  quelqu'animal,  —  une  tortue 
sans  doute,  quoique  l'objet  soit  beaucoup  plus  long 
que  large.  La  pièce  de  bois  est  creusée  intérieure- 
ment d'une  ouverture  de  0*03  environ  de  large  oc- 
cupant toute  la  longueur  de  Tarête  dorsale.  Par 


1 


—  5  — 

suite,  les  deux  côtés  de  la  caisse  sonore  peuvent     im*»  est-fi»*» 
être  ébranlés  séparément   par  percussion  et  pro-  ^'^' 

duire  deux  sons  dififérents,  d*une  certaine  intensité. 
Long.  tôt.  0*52;  haut  o«i6;  larg  o"i  1. 

Id.  2065.  Sorte  de  hochet  de  féticheur,  originaire 
du  Kasai.  Il  consiste  en  un  assemblage  de  frag- 
ments de  fruits,  de  perles,  et  d'une  sonnette  faite 
d'une  tôle  de  fer  repliée,  munie  d*un  battant  du 
même  métal  »  le  tout  attaché  à  un  manche  en  étoffe 
fibreuse  orné  de  perles  et  terminé  par  une  corne 
d'antilope.  Long.  tôt.  o'"35. 

A  part  ceux  qui  servent  d'insignes  (de  chefs,  de  fètlcheure, 
etc.),  on  86  sert  généralement  des  hochets  pour  accompagner  le 
chant  ou  la  danse. 

Id.  2066.  Double  hochet,  en  forme  d'haltère.  Il 
provient  du  district  de  l'Equateur,  où  les  femmes 
s'en  servent  dans  les  danses.  Les  deux  pommes,  en 
travail  de  vannerie  et  contenant  des  graines  dessé- 
chées, mesurent  environ  o°o8o  de  diamètre;  la  tige 
qui  les  relie  mesure  également  o"o8o  environ. 

Id.  2067,  Hochet.  C'est  une  gourde  piriforme 
allongée  qui  a  été  vidée  et  dans  laquelle  on  a  enfer- 
mé quelques  graines.  L'ouverture  pratiquée  dans 
ce  but  à  la  partie  inférieure  a  été  refermée  à  Taide 
d'un  bouchon  de  bois  dépassant  de  o"o8o  le  con- 
tour de  la  courge  et  sculpté  en  forme  de  figure 
humaine.  Long,  de  la  courge  o"*20o;  diam.  max. 

0"I00. 

Id.  2068.  Hochet  de  féticheur.  Le  récipient,  pi- 


tut.  ttu-Sore»-     rîforme  et  en  travail  de  vannerie,  est  adapté  à  un 

CK  I 

long  manche  et  contient  des  graines.  La  partie  sa- 
périeure,  la  plus  large,  est  ornée  de  lanières  flot- 
tantes que  Ton  nous  dit  être  en  peau  de  singe.  Haut, 
du  récipient,  o-iy  ;  diam  max.  0*08  ;  long,  tôt., 
manche  compris,  i*45. 

Id.  2069.  Hochet  de  chef.  Il  provient  du  Kasai 
et  affecte  une  forme  assez  intéressante.  Le  récipient, 
piriforme  et  en  travail  de  vannerie,  est  adapté  à 
Textrémité  d'un  manche  recourbé  en  un  demi-cercle 
de  o'°o5o  de  rayon  environ,  courbure  maintenue  à 
Taide  de  trois  fines  bandelettes  de  rotin  disposées 
parallèlement,  à  o^^oio  de  distance  lune  de  Tautre 
et  reliées  entre  elles  par  d'autres  bandelettes  entre- 
croisées en  losange.  L'extrémité  du  manche  est 
divisée  en  fines  bandes  formant  une  armature  con- 
cave dans  laquelle  repose  une  courge  sphérique,qui, 
malheureusement,  manque  à  notre  spécimen.  Cette 
armature  est  garnie  d*une  sorte  d'étoffe  fibreuse  qui 
orne  également  le  dessous  du  récipient  principal  du 
hochet.  Long,  du  récipient»  o^oSo  ;  diam.  max. 
o*°045  environ  ;  long,  de  l'extrémité  du  récipient  à 
l'extérieur  du  manche  recourbé  0*450. 

Id.  2070.  Hochet.  Le  récipient,  piriforme  et  en 
travail  de  vannerie  comme  les  précédents,  renferme 
des  coques  de  fruits  desséchés  ;  ses  nervures  sont 
découpées  dans  le  manche  lui-même  qui  est,  paratt-il, 
en  bois  de  calamus.  L'objet  provient  de  la  tribu 
des  Batetela  (nord  du  district  du  Lualaba-^Kasai). 


j 


Long.    tôt.    o»545;   haut,    du    récipient    o»  170;      inat  •«♦.-ftnrop. 

J-  m  Cl.  I. 

diam.  o^iso. 

{Notes  analyi,  sur  Us  colUct.  eihnogr.  du  Musée  du 
Congo). 

Id.  2071.  Hochet.  Il  provient  de  Isanghila,  sur 
la  rive  droite  du  Congo»  district  de  Matadi.  C*est 
une  calebasse  piriforme,  à  col  allongé.  L'instrument 
se  distingue  de  ses  congénères  par  cette  particula- 
rité que  le  bruit  est  obtenu  par  le  choc  d'un  percu- 
teur, une  baguette  de  bois  dont  l'extrémité  est 
entourée  de  bandelettes  de  jonc.  Long,  totale  de  la 
calebasse  o"*i3  ;  diam.  max.  de  la  coque  o">050. 

Id.  2072.  Hochet.  C'est  une  calebasse  dont  la 
:oque,  criblée  de  petits  trous,  renferme  des 
graines  de  Canna  indica  (Notes  anal,  sur  les  collect. 
ithnogr.  du  Congo).  Haut.  o»i65  environ;  larg. 
)-075. 

Id.  2073.  Grelot  en  bois  évidé,  de  forme  sphéri- 
|ue,  provenant  du  Sankuru  (affluent  du  Kasai). 
Jne  bille  en  fer  y  a  été  introduite  par  une  ouver- 
ure  pratiquée  à  la  partie  supérieure  et  refermée  à  la 
ésine.  Une  tresse  de  fibres  sert  de  corde  de  suspen- 
fon.  Diam.  de  la  sphère  o*»!!  environ. 

lo.  2074.  Grelot.  Il  nous  paraît  formé  d'un 
-ag^ment  de  cosse  de  fève,  ou  d'une  autre  plante  de 
i  famille  des  légumineuses,  dans  laquelle  on  a  en- 
îrmé  des  corps  étrangers.  Long,  o""!  50,  larg.  o"ioo. 
Id.  207B.Grelot.  Semblable  au  précédent,  mais  de 
lus  grandes  dimensions.  Long.  o»i6o,  larg.  o'"i40« 


tut.  ozt-tmrof . 
CI.  1. 


—  8  - 

Id.  2076.  Grelot  double  ou  sonnette  géminée.  Cet 
instrument,  servant  au  féticheur  dans  certaines 
danses,  provient  du  Kasai.  II  est  entièrement 
taillé  dans  une  seule  pièce  de  bois  et  dans  chacune 
des  coques  qui  le  composent  sont  suspendus  trois 
battants  de  bois  attachés  à  une  cordelette  en  demi- 
cercle  dont  les  extrémités  traversent  le  haut  de  la 
coque  par  deux  trous  diamétralement  opposés  et  où 
elle  se  fixe  par  des  noeuds.  Long.  tôt.  o°>20o;  larg. 
max.  o"o65. 

Id.2077.  Grelot  en  bois.  Don  de  M.  L.  Cavens.  Les 
deux  battants,  en  bois  également,  dépassent  le  gre- 
lot de  4  à  5  centimètres.  Une  poignée  en  paille  tres- 
sée laisse  à  Tappareil  toute  liberté  de  vibration. 
Larg.,  o"i4  environ,  épaiss.  o™i2,  haut.  0*^10. 

Id.  2078.  Deux  bracelets  formés  chacun  de 
quatre  coques  de  fruits  enfilées  sur  des  cordes.  Les 
coques  sont  percées  de  petits  trous  et  renferment 
des  graines.  Ces  bracelets  proviennent  du  Kasai  et 
servent  à  la  danse.  Long,  de  chaqpe  branche  o*i3- 

Id  2079.  Bracelet  de  danse  des  Budja  (dans  la 
Mangala,  district  des  Bangala).  Il  se  compose  de 
quatre  coques  de  fruits  évidées  et  renfermant  des 
graines.  Les  fruits  sont  enfilés  sur  une  mince 
bandelette  d'écorce  de  rotin. 

Id.  2080.  Collier  de  féticheur,  provenant  des 
Mangbetu,  peuplade  guerrière  du  district  de  TUeié. 
Simple  chaîne  en  fer  formée  de  quatorze  chaînons 
de  o">o75  environ  de  longueur  et  passés  les  ans  dans 


CI.  I. 


^  9   — 

les  autres.  A  cette  chaîne  spnt  suspendus  :  i*  une  inii.  «Jci-Ear«p. 
sonnette  plate  en  fer  faite  d'une  feuille  de  fer  repliée 
sur  elle-même  avec  un  battant  du  même  métal 
(long.  0B080,  larg.  max.  o"05o)  et  2*  deux  petits 
récipients  en  fer  de  o"040  de  longueur  environ  sur 
autant  de  largeur  et  traversés  à  leur  partie  supérieure 
par  l'un  des  chaînons  de  la  chaîne.  L'ouverture  oppo- 
sée est  fermée  au  moyen  d'un  fragment  de  verreétamé. 

Id.  2081.  Ceinture  de  chef  provenant,  nous  assu- 
re-t-on,  du  district  des  Bangala.  C'est  une  bande 
de  laine  verte  à  laquelle  sont  attachées,  à  Taide  de 
cordelettes  enfilant  chacune  neuf  ou  dix  perles,  des 
coques  de  fruit  destinés  à  s'entrechoquer.  Dévelop- 
pement, o"90  ;  haut.  max.  o»»25. 

Id.  2082.  Sonnette  en  laiton  suspendue,  en  com- 
pagnie d'un  douille  vide  de  cartouche  de  revolver,  à 
l'extrémité  d'un  cylindre  d*étoffe  fixé  lui-même  au 
bout  d'un  collier  formé  de  bandes  de  toile.  Ce  collier 
se  suspend  au  cou  des  aliénés,  dont  la  sonnette  est 
destinée  à  révéler  la  présence.  Sur  le  collier  glisse, 
en  manière  de  coulant,  un  anneau  de  fer  garni  de 
trois  pendeloques,  dont  deux  formées  chacune  de 
deux  roseaux  d'inégale  longueur  et  le  troisième  d'un 
seul  roseau.  Ces  trois  pendeloques  sont  bourrées 
d'une  étoffe  rouge  et  se  terminent  chacune,  du  côté 
où  elles  s'attachent  à  l'anneau,  par  une  protubérance 
piriforme  en  travail  de  vannerie,  qu'elles  dépassent 
de  o"8o  environ.  L'ïtppareil  en  entier  a,  paraît-il, 
qualité  d'amulette  ou  de  fétiche. 


—  I6  — 

intt.  exi-jBart^  Id.  2083,  Sonnette  en  bois.  La  forme  de  la  coque 
^'  ^  est  celle  d  un   cône  tronqué  surmonté  d'un  tenon 

aplati  percé  d'une  ouverture  longitudinale.  L'appar 
rence  est  gracieuse  et  rappelle  nos  sonnettes  en 
bronze.  Trois  battants  en  bois,  suspendus  comme 
au  n»  2076.  Long.  tôt.  o-ogy  ;  haut,  de  la  coque 
o"053  ;  larg  max.  à  la  base  0-040. 

Id.  2084.  Sonnette  géminée,  en  bois.  Elle  est  en 
forme  de  sablier  et  chacune  des  deux  clochettes  est 
munie  de  deux  battants  en  bois  Long.  tôt.  o»ii6; 
diam.  moyen  à  la  base  des  clochettes  0*042. 

SiAM.  2085.  Charp.  Cymbales  de  bronze  Diam. 
o"i30. 

Id.  2086.  Ching.  Cymbales  de  bronze  servant  au 
chef  des  musiciens  pour  marquer  le  rythme  dans  la 
^usique  d'ensemble.  Diam.  o^ogS. 

Chine.  2087.  Pan.  Don  du  Gouvernement  chi- 
nois. Pièce  de  bois  rectangulaire,  de  construction 
semblable  à  celle  du  n*  649,  à  part  ce  détail  que  la 
rainure  est  ici  double,  de  façon  à  isoler  deux  plan- 
chettes vibrantes,  une  sur  chaque  côté  de  la  longueur. 
Deux  trous  forés  de  part  en  part  à  l'extrémité  de  la 
pièce  de  bois  servent  à  la  suspendre.  Long.  0*17; 
larg.  o"o62;  épaiss.  o*040. 

Tous  les  instruments  renseignés  comme  ayant  été  offerts  par 
le  Gouvernement  chinois  ont  figuré  à  TExposition  de  Saint- 
Louis  en  1904,  puis  à  celle  de  Liège  en  1905.  C'est  &  la  suite  de 
cette  dernière,  grâce  à  la  précieuse  intervention  de  M.  Jnles 
van  Aalst,  qui  remplissait  à  Liège  les  fonctions  de  délégué  do 
Gouvernement  impérial,  que  ces  instruments  ont  été  offerts  ao 
Gouvernement  belge. 


—  il  — 
Id.  2088.  Lo.  Don  du   même.    Gong  c  mâhe  »     i»**»  «(t^Kw«». 

CL  L 

est  à  dire  non  muni  de  la  protubérance  centrale 
ii  sert  en  quelque  sorte  de  régulateur  et  produisant 
mséquemment  une  vibration  confuse  dont  il  est 
fficile  de  déterminer  la  hauteur.  Il  provient  de 
langhal  et  est  suspendu  entre  les  montants  d'un 
dre  en  bois  sculpté.  Diam.  o"370. 
Id.  2089.  Lo.  Don  du  même.  Semblable  au  pré- 
dent, sauf  les  dimensions.  Même  provenance. 
iam.  o"595. 

lo.  2090.  Lo.  Don  du  même.  Semblable  au  pré- 
dent,  sauf  les  dimensions.  Même  provenance, 
am.  o"298. 

Bornéo.  2091.  Goeloeng-goeloeng.  Bâton  de  plan- 
irs  de  riz,  principalement  en  usage  chez  les 
lyaks,  peuplade  sauvage  habitant  Tintérieur  de 
e.  Confectionné  en  un  bois  noir  très  dur,  une 
rtè  d'ébène,  il  se  termine  à  rextrémîté  inférieure 
r  une  pointe  qui,  poussée  en  terre,  produit  la  ca- 
é  destinée  à  recevoir  les  semences  de  riz.  Au-des- 
s  de  cette  pointe,  le  bâton  prend  une  forme 
ondie,  de  0^030  environ  de  diamètre,  sur  les  trois 
quièmes  de  la  longueur  totale.  Plus  haut,  sur  une 
igueur  de  o°'40,  le  bâton  acquiert  la  forme  rectan  - 
laire,  de  o"'052  environ  de  côté.  Cette  dernière 
tie  est  creusée  de  part  en  part  sur  une  largeur  de 
125,  de  façon  à  former  une  sorte  de  cage  carrée 
it  les  quatre  montants  supportent  la  dernière 
tie  du  bâton  y  la  partie  orné  o*"  consistant  en  une 


—  là  — 

imt.  «c-ftifop.  sorte  de  pyramide  à  quatre  faces  dont  la  régularité 
est  interrompue  par  des  saillies  inégalement  diatin* 
tes.  C'est  àrintérieur  de  la  cage  que  se  trouve  enfermé 
le  percuteur,  long,  de  o'"i4  environ,  qui  faisait 
primitivement  corps  avec  la  partie  rectangulaire  et 
dont  il  a  été  détaché  très  adroitement  à  Taide  d'in- 
cisions longitudinales.  Pour  maintenir  le  percuteur 
dans  la  cage  et  lui  servir  de  guides,  on  a  ménagt 
tout  le  long  quatre  arêtes  qui  glissent  entre  les  mon- 
tants de  la  cage.  Lorsqu'on  imprime  un  choc  à 
Tappareil,  le  percuteur  se  soulève,  pour  produire  en 
retombant  un  bruit  assez  violent  dont  les  planteurs 
se  servent  pour  rythmer  les  opérations  de  la  planta- 
tion et  contrôler  le  travail  des  hommes.  —  Long. 
tôt.  environ  2  m. 

D*aprôa  Salomon  MûUer  (L«nd-  en  Volkênkundê),  le  gotAwa^ 
gœfoeng  eat  aussi  en  usage  chez  les  Bedjadjoe's»  qui  habitent 
également  l'intérieur  do  l'Ile  de  Bornéo.  M.  le  D»  Sehmelti. di- 
recteur du  Musée  Royal  d'Kthnographiê  de  I«eyde,  ooni 
apprend  qu'un  appareil  tout  à  fait  semblable  s'emploie  aussi 
dans  la  partie  occidentale  de  Bornéo  sous  le  nom  de  Tougêi. 

Id.  2092.  Goeloeng'goeloeng.  Même  origine.  Ne 
diffère  du  précédent  que  par  quelques  détails  in- 
signifiants. 

Section  b.  —A  intonations  nettement  dUerminies, 

Sotti-McUon  «I.  —  ▲  malUeti. 

Congo.  2093.  Cloche.  Formée  de  deux  coquilles 
de  fer  réunies  par  leurs  bords  et  munie  d'un  manche 


de  bois,  elle  sonne  le  fe    ,      et  mesure,  sans  le 
manche,  o'43. 


—   13  — 
Id.  2094.  Double  cloche.  Les  deux  vases,  en  fer,     inn-nt-Eorop. 

/  CI.  I. 

nt  de  forme  conique-ovoïde  ;  disposés  parallè- 
nent  aux  deux  extrémités  d'une  tige  de  fer  carrée 
iirbée  en  demi-cercle,  leur  façonnage  dénote  une 
bileté  assez  grande  dans  l'art  de  forger  et  de  sou- 
*  le  fer.  Ces  cloches  n'ont  pas  de  battant  ;  ébran- 
s  à  Taide    d'un    percuteur    quelconque,    elles 

ïnent  respectivement  les  ^ — < f —  Larg.  de 

ique  cloche  o*ia  environ;  larg.  tôt.  o"a4  ; 
it.  o*27. 

D.  2096.  Double  cloche^  construction  semblable 
i  précédente,  sauf  les  dimensions.   Intonations  : 


_^_^__  Larg.  de  chaque  cloche,  o"i4  envi- 

;  larg.  tôt.  de  Tappareil  o"3o  ;  haut,  o»49. 
Ihinb.  2096.  Clochette  en  bronze,  de  forme  hé- 
phérique,  battant  de  même  métal  suspendu  par 

S».... 

:    ^^~~P^  Haut.  o"o5o, 


fil    de  fer.  Intonation 

a.  max.  o"o6o. 

>.    2097.  Clochette  en   bronze,  semblable  à  la 

édente.   Intonation  :   ^(C^^    Haut.   o"04o; 


1.  max.  o"o6o. 

..    2098.  Sonnette  en  bronze,  de  forme  tronconi- 

battant  en  bronze  suspendu  par  un  fil  de  fer. 


—  H  — 

iDit.  »xt.-BtirOp.  U      m    - 

tu  I.  Intonation  :  ^^    |       à    la    double   octave   aiguë. 


Haut.  ©■030  ;  diam.  max.  o"030. 

Id.  2099.  Lo,  Don  du  Gouvernement  chinois. 
Gong  muni  au  centre  d'une  protubérance  hémisphé- 
rique ayant  pour  objet  d  empêcher  dans  une  certaine 
mesure  la  subdivision  de  la  plaque  en  un  trop  grand 
nombre  de  parties  vibrant  isolément  et  ainsi  de 
fixer  rintonation.    Celle-ci  est  très  exactement  le 


^E 


L^instrument  provient  du  district  de 


Swatow.  Diam.  o^jSs- 

Id.  2100.  Lo.  Don  du  même.  Gong  semblable  au 
précédent.  Il  est  suspendu  entre  les  deux  montants 
d'un  cadre  en  bois  sculpté  et  provienjt  de  la  ville  de 

Shanghai.    Intonation    approximative    : 

Diam.  0*275. 

Id.  2101.  Gong  en  bronze.  Don  du  même.  Il  a  la 
forme  d*une  coupe  hémisphérique  et  a  pour  support 
un  cercle  de  bois  dont  le  contour  extérieur  est  orné 
d'une  bande  de  soie  rouge  brodée  de  fleurs.  A  Tinté- 
rieur  du  cercle  se  trouve  une  sorte  de  filet  formé  de 
bandelettes  de  roseau  sur  lequel  repose  la  coupe. 
En  somme,  l'appareil  ressemble  au  dobachi  japonais 


n®  2104.  L'intonation  est  le  ^ — •—  ,  mais  Thar- 
monique  3»  le  mi,  est  très    prépondérant.  P^ov^ 


CI.  I. 


—  15  — 

mce  :  Shanghai.  Diam.  de  la  coupe  o'^as  ;  profon-     imt.«xt.-Birop 

îur  o"ii5. 

Id.  2102.    Tsé-King.     Don    du    môme.    Pierre 

more.  Suspendue  entre  les  montants  d'un  cadre  de 

as  sculpté,   elle  a  la  forme    d'un    disque,    avec 

ssins  découpés  à  jour.  A  la  percussion,  elle  rend 


m 


y  mais  il  est  à  remarquer  que  les  décou- 


res dont  elle  est  ornée  ont  considéralement  di- 
nué  ses  qualités  sonores.  Provenance  :  Shanghai, 
am.  o»405  ;  épaisseur  o»o2o. 
[d.  2103.  Tsé'King.  Don  du  même.  Pierre  sono- 
Façonnée  en  forme  d'équerre,  avec  des  ornements 
vés.  Elle  est  suspendue  comme  la  précédente, 
me  provenance.  Son  intonation,  beaucoup  plus 
te  que  celle  de  Tinstrument  précédent,  se  déter- 

le     facilement    au    -JL   ^^^  Larg.   de  chaque 


i 


iche  0^085  ;  long,  jusqu'au  sommet  de  langle 
00  ;  larg.  tôt.  ©"'aç. 

iPON.  2104.  Dobachi  (jap.  =  coupe  de  cuivre]. 
it  un  large  bassin  de  métal,  de  forme  hémisphéri* 
allongée,  reposant  par  le  fond  sur  un  coussin 
aille,  placé  lui-même  sur  un  support  circulaire 
ois  laqué  rouge  et  or. 

est  accompagné  d'un  percuteur,  également  en 
laqué  rouge,  de  forme  cylindrique  et  garni  de 
.    La  sonorité  que  Ton  obtient  en  frappant  U 


ci:  I. 


-    i6  - 

iBit  Mt.Kttïw     bassin  sur  le  bord   est  très  belle.    Il  8*cn  dégage 

principalement  les  sons  i  et  3  :  ^*     '       . 

-=^ 

C'est  le  gong  des  temples  ;  quelques  sectes  lai 
donnent  le  nom  de  Kei.  Immédiatement  sous  le 
rebord  extérieur  court  une  inscription  en  langue 
japonaise.  Haut,  du  bassin  o"345  ;  diam.  o"425. 
(F.  T.  PiQQOTT,  The  Music  and  musical  instruments 
of  J^P^^y  Londres,  1893.) 

Id.  2105.  Carillon  (fragment  de)  composé  de  on^e 
timbres  en  cuivre,  de  forme  hémisphérique,  parais- 
sant avoir  été  façonnés  au  marteau,  et  suspendus  les 
uns  au-dessus  des  autres,  avec  l'ouverture  en-des- 
sous. Ils  sont  recouverts  à  Textérieur  d'une  sorte 
de  vernis  brun  formant  un  fond  de  belle  apparence 
sur  lequel  se  détachent,  mettant  le  cuivre  à  nu»  des 
gravures  en  creux  représentant  des  fleurs,  des 
rameaux  et  des  feuillages,  le  tout  bordé  par  une 
grecque.  Les  intonations  de  ces  timbres  sont  très 
pures  et  se  succèdent  comme  suit,  en  commençant 
par  le  timbre  le  plus   grand  : 


i 


4==i.= 


E^* 


.fe^^^y-^^ 


Diam.  du  timbre  n»  i ,  o" c  5 1 ,  haut.  0*07 5  ;  diam. 
du  timbre  n»  1 1,  o"o83;  haut  o»034. 

SiAM.  2106.  Mowng  Gong  «  femelle  »  (c*est  à  dire 


—  17  — 

ortant  une  cavité  au  point  central  :  voir  la  note  du     '■•»  «t.-Earop. 

Cl.  I. 

'643)faisant  partie  de  l'orchestre  de  plein  air  dit 
himbhat  [voir  IdL  note  du  n»  304).  C'est  un  disque 
bronze  à  bords  relevés  décoré  d'ornements  peints 
sur  fond  noir.  On  le  suspend  généralement  aux 
incbes  d'un  trépied.  Il  est  accompagné  d'une 
iJJocheet  rend  un  son  très  pur  se  rapprochant  du 

Eq£  Diam.  o"»35. 

).  2107.  Mowng    Semblable  au  précédent,  sauf 

est  muni  d'une  poignée  de  bois  attachée  au 

du  disque  par  un  cordage,  ce  qui  permet  de 

oser  qu'on  le  tient  à  la    main.     Intonation  : 

^  Diam.  o"»29. 

LAisiE.  2108.  Tambol  (corruption  de  lespa- 
ambor  ^tambour),  instrument  des  Iles  Philip- 
acheté  à  l'Exposition  pan-américaine  de 
),  en  1901,  par  M"*  John-Crosby  Brown,  de 
iTork,  et  cédé  par  elle  au  Musée.  Cet  appareil, 
trouve,  paraît-il,  entre  les  mains  des  enfants 
a  pi  us  d'un  trait  de  ressemblance  avec  le  marou- 
(aigfache  (n*  319).  Comme  celui-ci ,  il  est 
'un  g^ros  tuyau  de  bambou  dont  on  a  déta- 
r  presque  toute  la  longueur  du  tuyau,  deux 
bandes  d'écorce  servant  de  cordes  et  ten» 
'aide  de  deux  coins  de  bois  introduits,  en 
chevalets,  entre  les  cordes  et  le  contour 
lu   tuyau,  légèrement  aplati^  dans   le  sens 


—   i8  — 

inst.  ext.-Europ.  longitudînal,  par  l'enlèvement  d'une  partie  de 
l'écorce.  Au  milieu  du  tuyau,  qui  est  fermé  aax 
deux  extrémités  par  des  noeuds  de  croissance,  on 
a  ménagé  une  ouverture  de  0^038  environ  de  côté. 
Sur  les  cordes,  et  immédiatement  au-dessus  de 
cette  ouverture,  on  a  fixé  une  petite  planchette 
de  bois  de  0^004  d'épaisseur,  dont  les  dimen- 
sions dépassent  légèrement  celles  du  trou.  Lors- 
qu'on frappe  la  petite  planchette  à  l'aide  des  deux 
baguettes  qui  accompagnent  l'instrument,  non- 
seulement  la  planchette  vibre,  mais  elle  commu- 
nique son  mouvement  vibratoire  à  la  colonne  d'air 
du  tuyau  agissant  en    quelque  sorte    comme   une 

membrane.  Le  son  obtenu  est  voisin  du  ^   jtg— 

Long,  du  tuyau  o"705  ;  diam.  moyen  o^ogo. 

Ce  mdme  instrument  est  .employé  aussi  par  les  Liocanost 
tribu  civilisée  du  nord  de  Luzon. 

Branche  B.  —  Instruments  autophones  pinces 

Sbction  a.    —  Avec  ou  sans  piecire. 

Congo.  2109.  Zanza.  Instrument  assez  sembla- 
ble au  n*  108.  Celui  qui  nous  occupe  portait  pri- 
mitivement huit  lamelles,  mais  il  n*en  a  plus  que 
sept.  Il  est  attaché  sur  Touverture  d'une  courge 
sectionnée,  dont  la  capacité  d*air,  vibrant  par  in- 
fluence, renforce  considérablement  le  son  des  la- 
melles. Diam.  moyen  de  la  courge,  0*12  ;  haut, 
tôt.  o"  Il  ;  long.  max.  o"i8. 

Gomma  nous  rayons  dit  précédemment  (r.le  n*1763),  le  lom 


—   19  — 

t  varie  avec  les  districts  dont  il  est  originaire,      imt  ex».-Europ. 
tés,  il  eonrient  d'ajouter  celui  de  satui,  parti-  ^*'  ^• 

oires  anglais  situés  au  Sad'K)uest  de  l'Etat  du 
'emarquables  études  d'ethnographie  musicale, 
publiées  par  la  direction  du  Musée  du  Congo, 
rte  le  nom  de  marimba  ;  il  serait,  diaprés  cet 
sage  très  étendu  sur  tout  le  territoire  de 
I  Kwango,  Il  servirait  môme  à  convier  le  peu- 
des  taxes  prélevées  par  les  chefs.  Faire  servir 
de  musique  au  payement  des  contributions, 
ie  perception  assez  Inattendu,  qui  pourrait 
er  en  Europe. 

110.  Guimbarde.  Elle  provient  des  Ba- 
t  indigène  de  Ftle.  Elle  est  en  roseau 
}our  les  détails  de  sa  construction,  aux 
59.  Elle  est  renfermée  dans  un  petit 
n  tuyau  de  bambou.  Long.  tôt.  o"  10  ; 
013. 

t  est  très  répandu  dans  tout  l'archipel  des 
on  nom  malais  est  geng^gong.  On  le  trouve  en- 
icoupé  en  roseau  et  presque  sous  la  môme  for- 
ù.  on  l'appelle  K*api.  Il  y  est  très  répandu 
)s,  qui  en  emploient  trois  simultanément  ; 
ci  donne  un  ton  différent  :  la  note  la  plus 
p'o  Ka  (son  mâle),  la  plus  aiguë  mo  Ki  (son 
lédiaire  ding  Kd  (son  milieu).  —  Réport  ofthe 
uhôum  for  the  year  ending  June  30,  1896.  — 
alcu  ni  strumenti  musicali  portait  doit*  Isola  di 
^lio  Madigliani;  H.  Balfour,  Musical  ïnttru^ 
lay  peninsmla. 


—  ao  — 

Inst.  •xt.-Barop. 

*^»  ï-  Branche  C.  —  Instruments  autophones  frottés. 

Sbction  a.  —  Frottés  par  h  doigt  ou  V archet. 

Nouvelle- Irlande.  2111.  Kulepa-Ganeg.  Fac- 
similé  d*uri  instrument  appartenant  au  Musée  ethno- 
graphique de  Leyde  et  qui  nous  a  été  gracieusement 
procuré  par  son  directeur,  M,  le  D' J.  D.  E.  Schmeltz. 
C'est  une  pièce  de  bois  massive,  mesurant  environ 
o"35  de  longueur,  0*22  de  hauteur  et  o™i5  d'épais- 
seur, grossièrement  taillée  à  l'effet  de  représenter 
un  quadrupède  plus  ou  moins  fantaisiste.  Trois 
incisions  faites  dans  le  sens  de  la  hauteur  découpent 
la  tête  (complétée  par  deux  yeux  en  ivoire),  ies  pieds 
et  la  queue.  Lorsque  Ton  retourne  le  bloc  sens 
dessus-dessous,  on  trouve,  formées  par  les  trois 
incisions  susdites,  trois  plaques  isolées,  quasi-rec- 
tangulaires, qui  produisent  par  le  frottement  des 
doigts  légèrement  enduits  de  colophane  les  intona- 
tions approximatives 


=t: 


lies  exemples  de  ce  mode  de  iiroduction  du  son  sont  exlrê- 
moment  rares  ;  à  part  rinstrument  du  Musée  de  Keyde,  nous 
ne  connaîs.^ons  que  celui  qui  app:irtienl-  au  Musée  ethno- 
graphi(iue  de  Hambourg.  Fcnsch,  Hth'iologistche  Erfa^rung€nun'i 
UeUgutûcke,  Vienne  1801  ;  j.  d.  e.  Schmeltz,  Ethnographi^che 
}iMe(i  in  Midden-Europa,  l.eydc  1890,  p.  89. 


—  ai'-* 

Classe  II.  — Instruments  à  membranes. 
Branche  A.  —  Mbmbranbs  percutées. 

Sbction  a,  —  Instruments  bruyants. 

Sous-section  aa.  —  M«inbr«nes  tendues  sur  ua  cadre. 

Chine.  2112.  Kou.  Don  du  Gouvernement  chinois,  i^-^-^^^-'^^'^p 
Cercle  de  boistaillé  en  calotte  hémisphérique,  autour 
de  la  circonférence  duquel  est  clouée  une  membra- 
ne. L'épaisseur  du  cadre  est  telle  que  le  diamètre 
de  la  surface  vibrante  de  la  membrane  n'est  que  de 
o'"04o,  sur  un  diamètre  total  de  o""20.  Provenance  : 
Shanghai. 

Id.  2113.  Kou,  Don  du  même.  Semblable  au  pré- 
cédent, même  provenance.  Le  diamètre  de  la  surface 
vibrante  n'est  que  de  o"»035. 

SiAM.  2114.  RufHcina.  Cercle  en  bois  dur,  façonné 
autour,  dé  o"o25  environ  d'épaisseur  moyenne 
apparente,  de  o™o75  de  hauteur,  de  o"275  ^®  ^*^" 
mètre  à  la  partie  supérieure  et  de  o°'2i8  seulement 
à  la  partie  inférieure.  C*est  sur  la  circonférence  de 
la  partie  supérieure,  la  plus  large  par  conséquent, 
que  l'on  a  fixé  la  membrane,  à  l'aide  de  76  petits 
clous  de  cuivre,  ayant  chacun  sous  la  tête  une  petite 
rondelle  hémisphérique  d'ivoire  de  ©"ooS  environ, 
—  celle-ci  ayant  pour  but  non  seulement  d'orner  Tin- 
strument,  mais  aussi,  et  surtout,  d'empêcher  l'action 
destructrice  des  clous  s'appuyant  directement  sur  la 


—  îfcîfc  — 

intt.  ext-Eorop.      membrane*  La  partie  inférieure  du  cercle  est  divisée 

Cl.   II.  "^ 

en  huit  segments  égaux,  dont  quatre,  à  distances 
égales  et  alternatives,  ont  été  enlevés  du  bois  pour 
être  remplacés  par  de  l'ivoire.  A  Tintérieur  du  cercle, 
entre  le  bord  circulaire  du  cadre  et  tout  autour  de 
la  membrane,  on  a  introduit  une  corde,  de  o"ooS 
environ  de  grosseur,  servant  à  régulariser  la  tension 
de  la  membrane  lorsqu'elle  se  relâche  sous  l'in- 
fluence de  la  température.  Il  suffit  de  pousser  la  corde 
un  peu  avant  sous  la  membrane  pour  que  celle*ci 
reprenne  une  tension  convenable. 

Som-sectioo  bb.  Membrane  tendue  inr  un  récipient. 

CoNQo.  2115.  Tambour  provenant  du  Katanga 
(Province  orientale).  Caisse  en  bois  évidé  fermée  à  la 
partie  inférieure  et  extérieurement  ornée  de  dessins 
gravés.  L'ouverture  supérieure  est  recouverte  d'une 
membrane  fixée  sur  la  circonférence  à  Taide  de 
pointes  de  fer.  Près  de  la  membrane  se  trouve  une 
oreille  destinée  à  la  bretelle  de  suspension.  Haut. 
^■*37»diam.  max.o"3o. 

Id.  2116.  Tambour  provenant  du  Mayombe 
(districts  de  Banana,  de  Boma  et  de  Matadi;  en 
français  -->  «  forêt  »)  '.  C'est  un  long  cylindre  de 
bois  creux  dont  l'ouverture  seule  est  recouverte  par 
une  membrane  fixée  à  un  cadre  cloué  lui-même  sur 
la  circonférence  du  cylindre.  L'instrument  porte  la 

>  HuBBRT  DKOoaMANs,  QuûtrB  conférences  publiques^  BroxeUes 
Van  Campenliout 


^  23  — 
trace  d'un  système  de  tension  de  la  membrane.  La  iwt.  «i -Borop 
partie  inférieure  de  l'appareil  a  reçu  trois  incisions 
longitudinales,  de  o^iyo  de  longueur,  de  façon  à  for- 
mer trois  pieds  sur  lesquels  il  repose.  Haut.  tôt.  i"5o. 
Id.  2117.  Tambour  provenant  du  district  des  Ca- 
taractes. La  caisse,  en  bois  léger,  évidée  et  percée 
d'outre  en  outre,  a  la  forme  d'un  cône  tronqué,  avec 
un  étranglement  vers  la  partie  inférieure,  servant  de 
pied  àTappareil.  La  membrane,  recouvrant  la  partie 
la  plus  large  du  récipient,  est  tendue  par  un  lacis 
de  cordelettes  fixé  d'autre  part  au  bord  inférieur  de 
l'étranglement.  Haut.  tôt.  o»5o;  diam.  de  la  mem- 
brane 0"'230. 

Id.  2118.  Tambour  provenant,  comme  le  précé- 
dent, du  district  des  Cataractes.  C'est  un  fragment  de 
tronc  d'arbre,  d'une  essence  extrêmement  légère, 
évidé  d'outre  en  outre  et  de  forme  ovoïde  tronquée 
aux  deux  extrémités.  La  plus  grande  de  celles-ci  est 
recouverte  d'une  membrane  fixée  sur  lacirconférence 
du  fût  par  des  chevilles  de  bois  ;  l'autre  extrémité, 
terminée  par  un  bourrelet  découpé  dans  l'épaisseur 
de  la  paroi,  est  ouverte.  Deux  oreilles,  affectant 
chacune  la  forme  de  deux  demi-cercles  superposés, 
ont  été  découpées  dans  l'épaisseur  du  tronc,  des  deux 
cotés  opposés  du  fût  et  vers  la  moitié  de  sa  hauteur; 
deux  de  ces  oreilles,  les  plus  éloignées  de  la  mem- 
brane, servent  à  fixer  la  corde  de  suspension,  en 
liane.  Haut.  tôt.  i'"35o;  diam.  de  la  membrane 
o°*25o;   diam.    de     l'extrémité     opposée    0*115. 


Cl.  n. 


-  U  - 

"*  '  "  îf  ^^  Chine.  2119.  Kou.  Don  du  Gouvernement  chinois. 
Récipient  de  bois  avec  un  décor  de  fleurs  peint  sur 
fond  rouge  ;  l'ouverture  est  recouverte  d'une  grosse 
membrane  fixée  à  l'aide  de  clous.  Oiam.  max.  du  ré- 
cipient o"i2  ;  haut.  o"i2  ;  diam.  de  la  surface  vi- 
brante de  la  membrane  o°'095. 

SiAM.  2120.  Thône.  Tambour  dont  la  forme  est 
celle  de  la  darâboukkeh  algérienne  n*"  112.  Il  est  en 
poterie  ornée  de  paillettes  de  verre  d'un  très  joli 
travail.  La  membrane  est  fixée  sur  l'ouverture  du 
récipient  par  des  bandelettes  de  roseau  qui  recou- 
vrent en  lignes  verticales  toute  la  partie  discoldale 
supérieure  du  récipient.  Voir,  pour  l'emploi  de  ce 
tambour^  la  note  du  n"  304.  Diam.  de  la  membrane 
o*i95  ;  haut.  tôt.  o^^SS- 

Papouasib  ou  Nouvbllb-Guinée.  2121.  Arpa, 
Sorte  de  tambour  découpé  dans  une  seule  pièce  de 
bois,  avec  une  poignée  à  la  moitié  de  la  hauteur. 
Cette  pièce  de  bois,  creuse  et  quasi  cylindrique,  est 
recouverte  à  Tune  de  ses  extrémités  d'une  mem- 
brane en  peau  de  serpent,  tandis  que  l'autre  extré- 
mité représente  la  gueule  ouverte  d'un  crocodile  dont 
les  deux  mâchoires  sont  ornées  d'une  sculpture  repro- 
duisant une  figure  humaine,  avec  les  creux  remplis 
de  couleur  blanche.  Haut.  tôt.  o'"64;  diam.  de  la 
membrane  o"i45. 

Soni-seetioQ  u,^À.  donbl*  membiuie. 

Amérique  du  Nord.  2122.  Tambour  des  Indiens 
Apaches.  C'est  un  ancien  baril  à  poudre  qui  sert  de 


Cl.  II. 


—  ^5  — 
fût.  Ses  ouvertures  sont  couvertes  par  deux  membra-  ^"  ext.-Êurop. 
nés  tendues  par  des  lanières  de  peau  allant  diagona- 
lement  d'une  membrane  à  l'autre,  en  traversant  des 
découpures  pratiquées  à  cet  effet  dans  le  bord  des 
membranes.  Partant  de  Tune  des  découpures  de  la 
menibrane  supérieure,  les  lanières  font  ainsi  le  tour 
du  fût,  se  croisent  vers  la  moitié  de  sa  hauteur  et 
aboutissent  à  une  découpure  de  la  membrane  infé- 
rieure, où  elles  sont  attachées.  Il  est  à  remarquer 
que,  par  suite  de  cette  disposition,  la  découpure  de 
la  membrane  supérieure  servant  de  point  de  départ 
aux  lanières  est  placée  presque  verticalement  au- 
dessus  de  la  découpure  de  la  membrane  inférieure  où 
la  même  lanière  trouve  son  point  d'attache.  Haut, 
du  fût  0*295  ;  diam.  des  membranes  o"'240. 

CoNQO.  2123.  Tambour  provenant  des  rives  du 
lac  Léopold  II.  Il  est  en  bois  évidé,  de  forme  tronc- 
conique. Les  deux  membranes  sont  en  cuir  d*antilope, 
ainsi  que  les  lanières  de  tension.  Celles-ci  sont  ten- 
dues en  lignes  droites  dans  la  partie  supérieure  du 
tambour  et  entrecroisées  dans  la  partie  inférieure. 

L'instrument  est  bariolé  de  couleur  rouge/  sauf 
dans  le  haut,  où  les  parties  dans  Tintervalle  des 
lanières  sont  alternativement  blanches  et  rouges. 
Des  grenailles  enfermées  dans  l'intérieur  de  la  caisse 
permettent  de  supposer  que  Ton  se  sert  de  ce  tam- 
bour pour  obtenir  le  bruit  par  agitation.  Une 
poignée  faite  d'une  simple  bandelette  de  roseau  sert 
à  suspendre  Tinstrument.  Long.  tôt.  o"68o  :  diam. 
de  la  membrane  supérieure  0^29. 


I  —     20    — 

iMt,  eii-Êurop.  Id,  2124.  TumbouY ,  Même  provenance  que  le  pré- 
cédent. La  caisse,  également  en  bois  et  de  forme 
tronc-conique,  est  fermée  à  chacune  de  ses  extrémités 
par  une  membrane  tendue  à  l'aide  de  lanières  dero 
tang  entrecroisées.  Une  poignée  en  rotang  est  fixée  a 
proximité  de  la  grande  membrane.  A  l'intérieur  son: 
enfermés  des  fragments  de  pierre  destinés  à  frapper 
la  grande  membrane  lorsqu'on  secoue  Tinstrument 
Haut  de  la  caisse  o^^ôgo  :  diam.  de  la  grande 
membrane  o"38o;  de  la  petite  o'"045. 

Chine.  2125.  Pan-Kou,  {Pan  =  lamelle  de  bois, 
Kou  =  tambour).  Don  du  Gouvernement  chinois 
Tambour  plat  reposant  sur  un  trépied  de  bois  laqué 
rouge,  et  sur  une  branche  latérale  duquel  est  fixée 
horizontalement  une  lamelle  de  bois  creusée  inté- 
rieurement. En  frappant  la  membrane  supérieure,  on 


obtient  approximativement  le  ^ — ^  ,  en  percu- 
tant la  lamelle  on  obtient  le  /k— ?—  .  Haut,  du  tara- 

bour  o"i  lo;  diam.  des  membranes  o»270;  long,  de 
la  lamelle  de  bois  o"*i9  ;  larg.  o"*o5. 

Id.  2126.  Kou.  Don  du  même.  Tambour  plat 
suspendu  à  Taide  de  trois  anneaux  entre  les  branches 
d'un  trépied  de  bois.  Haut,  du  tambour  o"  150;  diam 
o™30o. 

Id.  2127.  KoH,  Don  du  même.  Tambour  spéciale- 
ment destiné  à  Torchestre  théâtral.  Il  est  suspendu 
entre  les   quatre   branches  d'un  support  de  bois. 


1 


—  27  — 
Haut,  du  tambour  o"56o  ;   diam.  des  membranes     ^"*  exVEutop. 

^         '  Ci.  II. 

0-550. 

Id.  2128.  Kou.  Don  du  même.  Semblable  au 
précédent,  sauf  les  dimensions.  Haut.  0^400;  diam. 
des  membranes  o°'40o. 

Id.  2129.  Kou.Don  du  même. Tambour  originaire 
de  Canton.  Il  sert  également  à  Torchestre  théâtral 
et  est  orné  de  riches  peintures.  Pour  le  surplus,  sa 
construction  ne  diffère  pas  de  celle  des  instruments 
précédents.  Il  repose  sur  les  traverses  reliant  les 
quatre  branches  d'un  support  en  bois.  Haut,  du 
tambour  o"50o;  diam.  des  membranes  o"»57o. 

Id.  2130.  Hwa  Kou,  Don  du  même.  Petit  tambour 
de  construction  semblable  à  celle  du  n*"  1779.  Celui 
qui  nous  occupe  a  le  galbe  du  baril  moins  arrondi 
et  ses  membranes  sont  ornées  de  peintures.  Long, 
tôt.  o"27  ;  diam.  des  membranes  o"i  i. 

Id.  2131.  Tao  Kou.  Don  du  même.  Petit  tambour 
provenant  de  Shanghaï.  Il  est  formé  d*un  barillet 
ajusté  à  un  manche  et  ressemble  au  n""  1794,  mais 
les  membranes  ne  sont  pas  en  peau  de  serpent. 
Lorsqu'à  Taide  du  manche  on  fait  tourner  le  tam- 
bour de  droite  à  gauche  et  vice -versa,  deux  ballettes 
de  cuivre,  suspendues  au  contour  extérieur  du  ba- 
rillet par  des  cordes  minces,  frappent  les  membranes. 
Le  barillet  est  peint  en  rouge  ;  sur  ce  fond  se  dé- 
tache, en  or  et  noir,  de  chaque  côté  du  manche,  le 
dragon  héraldique  chinois,  i^ong.  du  barillet  o°>i8; 
dianu  des  membranes  o°>i4  ;  long,  du  manche  o^'ôo. 


-    28    - 

'"■^Tn"'*'''  ID.  2132.   Chang-Kou.  Don  du  même.  Tambour 

semblable  au  n**  1780. 

Bornéo.  2133.  Tambour  provenant  de  la  peuplade 
des  Dayaks  (v.  la  note  du  n^  209 1).  C*est  un  fût  creusé 
dans  un  tronc  de  palmier.  Les  membranes  enrouléts 
sur  des  cercles  de  bois  couvrent  les  deux  ouvertures 
du  fût  et  sont  tendues  par  des  bandes  étroites  de 
rotin  qui  agissent  à  Taide  de  tirants  comme  les 
cordages  de  nos  tambours.  Pour  faciliter  l'ac- 
tion du  serrage,  les  bandes  de  rotin  sont  pressées 
contre  le  fût,  sous  chacune  des  membranes,  à  Taide 
d'une  ligature  faite  de  ces  mêmes  bandes  de  rotin. 
Haut,  du  tambour  0*^53  ;  diam.  de  la  grande  mem- 
brane o"275  ;  de  la  petite  o"'235. 


Cl.  m. 


—  29  — 

Classe  III.  —  Instruments  à  vent. 
Branche  A    —  iNSTRUMbNXs  a  anche. 

Sbction  b.  —  Anche  simple,  libres  sans  tuyaux. 

Colombie  britannique.  2134.  Anche  à  ruban.  lost.  exi.  Enrop. 
Reproduction  exacte  d*un  instrument  figurant  au 
Musée  de  la  Smithsonian  Institution,  de  Washington, 
et  en  usage  parmi  les  Indiens  Bella-Bellas,  habitant 
Fort-Simpson.  Il  se  compose  de  six  planchettes  de 
o"i45  de  longueur  sur  o°oio  environ  d'épaisseur  et 
o°030  de  largeur  moyenne  Réunies  côte  à  côtedans 
le  sens  de  leur  largeur  et  assemblées  par  deux  liga- 
tures de  ficelles,  ces  planchettes  ont  été  façonnées 
et  arrondies  dans  leur  contour  extérieur  de  manière 
que  l'ensemble  offre  à  la  vue  un  appareil  long  et  plat 
de  contour  elliptique  à  chacune  de  ses  extrémités. 
Avant  la  réunion  des  planchettes,  un  ruban  de  soie, 
de  o»oi  I  environ  de  largeur,  a  été  introduit  vers  le 
milieu  de  la  longueur  des  planchettes,  entre  la  pre- 
mière et  la  seconde  ;  ce  même  ruban  repasse  entre 
la  2"*  et  le  3"%  puis  entre  la  3"«  et  la  4"*,  la  4'"«  et 
la  5^*  et  finalement  entre  la  5"«  et  la  6°*  planchette. 
C'est  ce  ruban  qui,  faisant  l'office  d*anche,  est  des- 
tiné à  entrer  en  vibration  sous  la  pression  du  souffle 
dirigé  sur  la  tranche.  Dans  ce  but,  on  a  creusé, 
depuis  la  partie  étroite  de  Tappareil,  formant  l'extré- 
mité supérieure,  jusqu'à  la  proximité  du  ruban,  puis, 


—  30  — 

^^\Twr^  au  delà  de  celui-ci,  jusqu'à  Textrémité  inférieure  de 
l'appareil,  cinq  canalisations  de  forme  elliptique, 
avec  le  grand  axe  dirigé  dans  ie  sens  de  la  largeur 
des  planchettes,  dégageant  ainsi  le  ruban  et  figu- 
rant de  la  sorte  une  réunion  de  cinq  tuyaux  pourvus 
chacun  d'une  anche.  Lorsque  Ton  soufiFle  fortement 
dans  l'appareil  en  appuyant  l'extrémité  supérieure 
contre  la  bouche,  il  se  produit  cinq  sons,  dont  l'in- 
tensité et  Tacuité  augmentent  en  raison  de  la  force 
du  souffle. 

L'anche  à  ruban  n'est  pas  précisément  une  anche  libre.  Mth 
l'appareil  étant  tout  exceptionnel  et  sans  aucune  importance  aa 
point  de  vue  musical,  il  ne  nous  a  pas  paru  utile  do  erèeri 
son  intention  une  section  spéciale.  Nous! 'avons  donc  rangé  pl^ 
mi  les  anches  simples,  libres,  sans  tuyaux  (les  canalisaiionâ  d? 
pouvant,  au  surplus,  être  considérées  comme  des  tuyaux).  N>ai 
nous  sommes  trouvés  en  présence  d'une  difflcalté  semblable  as 
sujet  du  n»  902. 

Sbction  c.  —  Anche  simple^  baitanU,  avêc  tuynu. 

Sont-section  oo.  —  Ancha  «impie,  battante  et  tuyau  cyUndnqoe- 

Id.  2135.  Chalumeau.  Don  de  M"**  John  Crosby 
Brown.  Pac*simile  d'un  instrument  appartenant  à 
la  collection  (je  la  donatrice,  au  Musée  métropolitain 
de  New -York.  Simple  tuyau  en  os  dont  la  partie 
supérieure,  taillée  en  forme  de  biseau,  est  fermée 
par  une  anche  battante,  comme  celle  de  la  clarinette. 
Cette  anche  est  fixée  sur  les  bords  de  l'ouverture  du 
tuyau  par  une  ligature  faite  de  plusieurs  tours  de 


cordes.  Le  son  produit  est  le  ^     i       .  Ce  curieux 


CI.  m 


—  31  — 

spécimen  de  chalumeau,  dont  la  partie  principale     iiwt- eii.-Europ 
est  presque  semblable  au  bec  de  la  clarinette,  pro- 
vient des  Makahs,  de  la  famille  des  VVakashan  et  habi- 
tant la  Colombie  britannique.  Long. tôt. o"io;  long, 
de  la  languette  vibrante  on>027. 

Nous  rangeouB  cet  intrument  parmi  ceux  dont  le  tuyau  est 
cylindrique, quoiqu'il  soit  légèrement  conique,  parce  que  l'élar- 
gissement ici  est  insuillsant  pour  classer  Pappareil  parmi  les 
tuyaux  coniques  octaviants.  Pour  qu'une  colonne  d'air  ébranlée 
au  moyen  d'une  anche  octavie,  il  faut  que  l'extrémité  opposée  à 
celle  où  se  place  l'anche  soit  d'un  diamètre  quadruple  (v.  CataL, 
t.  III,  p.  486).  Il  peut  être  utile  aussi  de  faire  remarquer  que  la 
coloune  l*air  du  tuyau  résonnant  en  bourdon  peut  être  aussi  de 
forme  elliptique  (ce  qui  se  rencontre  d'ailleurs  souvent)  ou 
rectangulaire. 

Maroc.  2136.  Lira.  Don  de  la  Smithsonian  Insti- 
intion,  de  Washington  (Etats-Unis  d'Amérique).  Fac- 
similé  d*un  instrument  connu  aussi  à  Fez  (Maroc) 
sous  le  nom  de  lera.  C'est  un  simple  roseau  de  o"i7 
de  longueur  dont  on  a  détaché^  par  une  double  fente  à 
la  partie  supérieure,  une  languette  vibrante  de  o"o65 
de  longueur.  Cette  languette,  par  la  disposition 
qu'elle  a  reçue,  ferme  le  tuyau,  de  sorte  que,  pour 
faire  vibrer  la  languette,  il  faut  introduire  le  soufTle 
par  Textrémité  opposée.  En  somme,  c'est  un  tuyau 
cylindrique  muni  d'une  anche  battante  diposée  d*une 
façon  opposée  à  celle  adoptée  pour  rarghoul  et  la 


summârah.  L'intonation  obtenue  est  le  ^  ,  son 


"i 


^ 


i  du  son  fondamental  7k     -p-  que  le  tuyau  pro 


—  32  — 
inat.  ext-Earap.     duifaît  dans  dcs  condîtions  normales.  Cet  écart 

CK  III. 

provient  de  ce  que  le  noeud  de  croissance  formant 
le  fond  du  tuyau  et  à  proximité  duquel  se  trouve 
l'attache  de  Tanche,  n'obture  pas  complètement  le 
tuyau  et  forme  ainsi  un  ventre  de  vibration  qui 
provoque  la  production  du  son  3  au  lieu  du  son  \ 
fondamental. 

Ce  phénomône»  trôs  intéressant  au  point  de  vue  de  la  loi  de 
vibration  des  tuyaux,  prouve  que,  dans  le  cas  du  tuyaa  cylin- 
drique muni  d'une  anche  simple  (ou  môme  double),  et  réson- 
nant consôquemment  en  tuyau  fermé,  Vappel  d*air  provoqnast 
la  formation  du  ventre  de  vibration  nécessaire  &  la  production 
du  premier  harmonique  ne  doit  pas  nécessairement  se  trourer 
au  point  de  division  mathématique,  au  premier  tiers  i  partir 
du  fond  ;  il  suffit,  au  contraire,  on  le  voit,  pour  provoquer  I1» 
partage  de  la  colonne  d'air,  qu'il  y  ait  dans  le  voiiinage  du  poiot 
de  partage  une  communication  avec  l'air  ambiant,  cette  com- 
munication résultftt-elle  môme  simplement  d'une  obturation 
incomplète. 

Sbction  d.    —  Anche  doubU,  avec  tuyau. 
Sous-sectioo  aa,  —  Anche  double  et  tuyau  qrlindrique. 

Colombie  britannique.  2137.  Sk-n'na,  Don  de 
la  même  institution.  Pac-simile  d'un  instrument 
conservé  dans  les  collections  de  la  donatrice,  où  il 
porte  le  n°  89.060.  Il  provient  des  Indiens  Skid- 
degates,  habitant  Haida,  localité  de  Tarcbipel 
de  la  Reine  Charlotte,  province  du  gouvernement 
de  la  Colombie  britannique.  Ce  nom  de  SA-â'»a  est, 
chez  les  naturels,  le  nom  générique  de  tous  les 
instruments  à  vent.  Un  appareil  semblable  est  en 
usage   sous  le  même  nom,  parmi  les  Indiens  Mas- 


2102  2180 


2188 


2108 


2201 


2229 


—  33  — 
setts,  qui  habitent  la  même   île  et  on   le  trouve     iwt.  ext.-Europ, 
aussi  parmi  les  Indiens  Bella   Bella,   à  Fort   Simp- 
son, qui  lui  donnent  le  nom  de  k'od-k'ôinôlakiila  '. 

L'instrument  se  compose  de  deux   coquilles  en 
bois  creuses  assemblées  par  leurs   bords   et  fixées 
par  deux  ligatures  faites  de  quelques   tours  de    fil, 
de  façon  à  donner  à  l'ensemble  quelque  ressemblan- 
ce avec  un  pommeau  de  canne  de  forme  conique 
allongée,  ronde  sur  les  deux  tiers  de  la    longueur» 
I  légèrement   aplatie   à   la  partie    restante,   la  plus 
large.    Les    deux    ligatures    sont    respectivement 
placées  à  l'extrémité  la  plus  étroite  et  au  point  où 
commence  l'aplatissement  des  coquilles.  Celles-ci, 
sur  toute  la  partie  comprise  entre  les  deux  ligatu- 
res, sont  si  étroitement  ajustées  qu  elles  forment, 
par  la  réunion  de  leurs  parties  creuses,  un  véritable 
tuyau,  tandis  qu'au-delà  on  a  conservé  entre    les 
bords  une  très  légère  séparation.  Il  résulte  de  cette 
disposition  que  l'extrémité  large  des  deux  coquilles 
agit  comme  les  lamelles  ou  languettes  d'une  anche 
double.  Il  suffit,  en  effet,  de  souffler  dans  le  tuyau 
pour  que  les  deux  lamelles,  en  vertu  de  leur  élasti- 
citéy  entrent  en  mouvement  et  mettent  en  vibration 

l'air  insufflé.  Le  son  produit  est  le  l^F^^—--  ;   mais 


''!=' 


'  Renseignements  dûs  â  l'obligeance  de  M.  E.  H.  Hawley, 
conservateur  du  susdit  inusôe,  au  bienveillant  intermédiaire 
de  qui  nous  devons  l'instrument  lui-môme. 


—  34  — 
iNt.  ext..Enrop.  qd  pcut  aisémcnt  augmenter  la  vitesse  de  vibration 
des  deux  lamelles  en  les  raccourcissant,  ce  qui 
s'obtient  en  les  pressant  légèrement  entre  le  pouce 
et  rindex,  tout  contre  la  ligature  qui  détermine  la 
limite  du  tuyau.  Le  son  peut  ainsi  monter  de  toute 
une  tierce  mineure.  Long.  tôt.  o»2o  ;  diam.  min. 
©■■oio  ;  larg.  max.  o'no30. 

Notre  appareil  n'appartient  pas  très  exactement  &  lacati- 
gorie  d'instruments  que  nous  avons  classés  parmi  les  instru- 
ments &  anche,  section  d  (anciie  double  avec  tuyau).  Géûêia 
lement,  les  tuyaux  résonnent  par  rintermédiaire  de  l'aDcbc 
tandis  qu'ici  au  contraire  ce  sont  les  deux  langnettes  qui 
vibrent  sous  l'action  du  courant  d'air  insufflé  dans  le  tuyao: 
nous  étions  loin,  naguère,  de  soupçonner  l'existence  d'oa 
appareil  semblable. 

D*aprè8  M.  Hawley,  un  instrument  de  construction  analo- 
gue, mais  beaucoup  plus  long,  en  roseau,  et  également  en  deai 
sections  attachées  par  des  liens  à  leurs  deux  extrémités,  ler- 
virait  aux  mômes  Indiens  dans  leurs  danses.  Ce  roseau,  pt9&-^. 
entre  le  pouce  et  l'index,  donnerait  plusieurs  sons,  suivautli 
place  où  la  pression  s'opère  Le  musée  de  Washicgton  poss  :e 
aussi  un  instrument  du  inôme  genre  (n»  '.)5  7ô2)  provenant  le 
Fez  (lilaroc),  où  il  est  connu,  du  mcme  que  le  n*  précédent, soui 
le  nom  de  lera.  C'est  un  tube  de  roseau  qui  mesure  enTiros 
0">15de  longueur  sur  QnOl  de  diamètre,  fermé  &  l'une  deseitn 
mités  par  le  nœud  de  croissance  et  fendu  longltudinalemeot 
en  deux  sections  égales  jus(iu'à  la  distance  de  0"06  do  l'eitri- 
mité  fermée.  Une  des  parties  du  roseau  a  été  rendue  pla^ 
flexible  en  découpant  une  entaille  dans  le  roseau  près  i»* 
l'extrémité  supérieure  de  la  fente,  sans  toutefois  le  percer. 

Nous  trouvons  encore  le  même  nom  de  lera  dans  la  descni- 
tion  d'un  instrument  presque  semblable,  dans  A.  F.  Mocklib- 
FxRRTMAN,  Up  the  Niger^  Londres  1892,  p.  2t58. 

Id.  2138.  Sk'a'na.  C'est  un  chalumeau  provenant 


—  35  — 

des  Indiens  Massets,qui  habitent  les  îies  de  la  Reine     imu  ext.-Enrop* 

Charlotte,  comme  les  Indiens  Skiddegates.  De  mê-  ^^'  "*' 

me  que    chez  ces   derniers,  le    terme    sk'à'na  leur 

sert  à  désigner  tous  les  instruments  à  vent  (les 

deux  tribus  emploient,  parait-il,  un  dialecte  presque 

semblable).    L'instrument    est  formé    d*un    tuyau 

aplati  résultant  de  I  assemblage,  au  moyen  de  quatre 

ligatures  de   ficelle,  de  deux  coquilles   creusées  qui 

se  terminent   de  façon  à  former  la  double  languette 

qui  constitue  l'anche.  Celle-ci, pirise  en  bouche,  four- 


nit, moyennant  un  soufiBe  énergique,  un  ^    8g^    En 

somme,  cet  instrument  est  apparenté  au  précédent, 
sauf  que  dans  ce  dernier,  l'insufflation  se  produit, 
comme  on  l'a  vu,  du  côté  opposé  à  l'anche.  Long. 
tôt.  o"505. 

Noas  avons  déjà  fait  remarquer  que  les  tuyaux  mis  en  vi- 
bration au  moyen  d'une  anche,  simple  ou  double,  peuvent  oc- 
tavier  par  la  simple  pression  du  souffle,  à  condition  que  le  rap- 
port des  diamètres  respectifs  des  doux  extrémités  soit  au  moins 
'le  l  :  4.  Les  tuyaux  cylindriques  résonnant  en  bourdon  (ce  qui 
(^stle  cas  de  l'instrumeot  qui  nous  occupe)  no  peuvent  «  dou- 
zièmer  »  sans  qu'ils  y  soient  aidés  par  l'ouverture  d'une  clef 
établissant  un  ventre  de  vibration  à  la  place  reiiuiso.  Ainsi, 
ane  plus  forte  pression  du  souille  fait  octavier  un  hautbois,  un 
hassoD,  tandis  qu'une  clarinette  ne  peut  reproduire  à  leur  dou> 
ziôme  respective  les  sons  fondamentaux  de  la  colonne  d'air  que 
par  l'ouverture  d'une  petite  clef  spéciale  placée  à  proximité 
de  Tanche.  Mous  avons  vu,  au  n»  8136,  qu'une  ouverture 
accidentelle  peut  parfois  en  tenir  lieu. 

L'instrument  catalogué  ci-dessus  ainsi  que  les  n»'  2134, 
2139,  ^3140,3141, 2142, 2148,  nous  ont  été  obligeamment  procurés 
par  M"«  John  Grosby  Brown,  de  New-Yorlt. 


-  36  - 

Inst.  ext-Enrop.  Sous-sectioB  *6.  -  Anche  aouble  et  tuyau  conique. 

Cl.  HT. 

Id.  2139.  Cor  d'appel.  C'est  un  simple  tuyau  coni- 
que formé  de  deux  coquilles  de  bois  creusées  et 
assemblées  à  l'aide  de  quatre  ligatures  de  âcelle.  A 
l'intérieur  de  ce  tuyau  on  en  a  glissé  un  autre  qui 
s'ajuste  exactement  dans  le  premier  et  qui  est  lui- 
même  formé  de  deux  coquilles  légèrement  séparées 
à  leur  extrémité  supérieure,  de  façon  à  former  deux 
languettes  comme  celles  d'une  anche  de  basson^  et 
qui  entrent  en  vibration  sous  l'action  du  souffle  in- 
troduit par  l'orifice  inférieur  du  premier  tuyau.  On 
obtient  ainsi  un  son   d'une   certaine   puissance,  le 


P^ 


z  .  Long.  tôt.  o"535. 


Id.  2140.  Cor  d'appel.  Mêmes  construction  et 
provenance  que  le  n»  précédent.  M"' John  Crosby 
Brown  nous  apprend  que  ce  type  lui  a  été  fourni 
sous  le  nom  de  médecine  mans  horn  (cor  de  sorcier 

guérisseur).  Le  son  produit  est  le  f(\    f—  .  Long. 


'«^^ 


tôt.  o*425. 

Id.  2141.  Cor  d'appel.  Fac-similé  d'un  instrument 
des  Indiens  Bella  Bella  (v.  n*  2134)  figurant  au 
Musée  de  la  Smithsonian  Institution.  Même  con- 
struction que  les  deux  instruments  précédents.  In- 
tonation :  gtt~*^^  .  Long.  tôt.  0*230  ;  l'ouverture 


inférieure  du  tuyau,  de  forme   elliptique,  mesure 
o°*o68  au  grand  axe,  o"o38  au  petit. 


CJ.  III. 


son  voisin  du   i^y— i —  ,  avec   un   battement    très 


—  37  - 

Id.  2142.  Double  corne  d^ appel.  Même  provenance  inst-exu-Ëarop, 
que  le  précédent.  Le  principe  de  la  construction  est 
également  semblable,  mais  le  tuyau  est  double  ;  et 
les  deux  anches  ne  donnant  pas  exactement  la  même 
intonation,  il  résulte,  de  la  mise  en  vibration  de  ce 
double  tuyau  par  un  canal  d'insufiSation  unique,  un 

^^  ' 

intense.  Long.  tôt.  o"385. 

Les  tuyaux  de  cet  instrument  sont  si  courts,  faisant  en  quel- 
que sorte  partie  de  Tanche,  qu'on  pourrait  le  ranger  au  besoin 
diDS  une  sou8-8CctioQ  spéciale  :  anche  double  sans  tuyaux. 

Chine.  2143.  2144.  Heang-teih.Dons  du  Gouver- 
nement chinois.  Instruments  semblables  au  n''  119, 
mais  les  dimensions  sont  beaucoup  plus  petites  et 
les  intonations  sont  à  la  quarte  supérieure.  Long, 
tôt.,  anche  comprise,  o'"330. 

Id.  2146.  2146.  Heang-Uih.  Dons  de  M.  Àug. 
Beernaert,  Ministre  d'Etat.  Construction  semblable 
à  celle  des  deux  numéros  précédents,  mais  les  di- 
mensions sont  encore  plus  petites.  Les  intonations 
sont  exactement  à  la  quinte  aiguë  de  celles  du  n*^ 
(19.  Long,  tôt.,  anche  comprise,  o°*32o. 

Si  Ton  compare  les  intonations  citées  ayec  celles  du  sona  n» 
1814  et  df  s  heang-teih  n»  1 J9, 2144,  3145,  il  en  résulte  la  certitude 
d'une  intention  de  parenté,  de  relaiion  entre  ces  différents  ty- 
pes. Le  tona  n^  1814,  &  part  quelques  irrégularités  pouyant  pro- 
Tenir  de  Tanche  ou  d'une  imperfection  technique,  est  bien  cer- 
tainement en  ut,  le  heang^teik  n»  119  est  en  fa,  à.  la  quarte  su- 
périeure du  n«  1814,  les  n««  2143  et  2144  sont  respeetlTement  à 
la  quarte  aiguë  et  les  n*'  2145  et  2146  à  la  quinte  aiguë  du 
n«  119  ;  ces  derniers  sont  donc  &  Toetave  aiguë  du  n"*  1814. 


-38  - 
CI.  III  Branche  B.  —  Instruments  a  bouche. 

Section  a.  —  Bouche  bûeau  ée. 
Sout-teetion  oa.  —  Bouche  biseautée  et  tuyau  ouTert. 

Etats-Unis  d'Amérique.  2147.  Flûte  de  la  tribu 
indienne  des  Mohave,  habitant  le  territoire  de 
TArizona.  C'est  un  fac-similé  dont  l'original  appar- 
tient au  Musée  de  la  Smithsonian  Institution  de 
Washington,  reproduction  exécutée  par  les  soins 
de  cet  institut  et  offerte  à  M"*  John  Crosby  Brown, 
qui  a  bien  voulu  à  son  tour  la  céder  au  Musée  du 
Conservatoire. 

C'est  un  tuyau  de  roseau  long  de  o"639  ^^  ^^" 
diamètre  extérieur  moyen  de  o»oa7  et  divisé  en 
deux  parties,  de  même  longueur  environ,  séparées 
par  le  nœud  de  croissance.  Dans  la  paroi  du  tuyau, 
exactement  au-dessus  du  nœud  de  croissance,  on  a 
creusé  une  ouverture  oblonguede  o""oig  de  longueur 
sur  o"oo6  de  largeur,  dont  les  deux  extrémités 
débouchent  respectivement  dans  chacune  des  deux 
divisions  du  tuyau.  L'une  de  celles-ci  sert  de  canal 
d'insufflation,  l'autre  constitue  la  colonne  d'air  des- 
tinée à  être  mise  en  vibration  ;  pour  multiplier  les 
intonations,  cette  dernière  est  percée  de  trois  trous 
latéraux.  Si  l'on  souffle,  sans  autre  expédient,  dans 
le  canal  d'insufflation,  il  ne  se  produit  aucun  son 
parce  que  l'air,  après  s'être  heurté  contre  la  cloison 
du  nœud  de  croissance,  s'échappe  simplement  par 
l'extrémité  antérieure  de  l'ouverture  latérale  qui  met 


—  39  — 


6n  communication  les  deux  parties  du  tuyau.  Si  au 
contraire  on  recouvre  l'extrémité  antérieure  de  cette 
ouverture  par  le  doigt  jusqu'à  la  hauteur  du  nœud 
de  croissance,  il  se  forme  ainsi  une  bouche  et  l'air, 
passant  par  le  conduit  fermé  par  le  doigt,  se  dirige 
longitudinalement  vers  l'extrémité  postérieure  de 
Touverture  latérale  et  vient  se  briser  contre  le 
biseau  de  cette  dernière,  mettant  ainsi  ed  vibration 
la  colonne  d'air  formée  par  la  seconde  division  du 
tuyau.  Quelquefois  les  Indiens  —  et  c'est  le  cas  pour 
l'instrument  qui  nous  occupe  —  remplacent  TofBce 
du  doigt  par  un  ruban  quelconque  lié  autour  du 
tuyau,  à  l  endroit  voulu.  A  Taide  des  trous  latéraux, 
on  obtient  approximativement  les  intonations  : 


index 

médius 

annulaire 


Intt.   eict.  Èorop. 

Cl.  m 


f 


Colombie  britannique. — 2143. 5(^tf<  des  Indiens 
Skiddegates.  Fac-similé  d'un  instrument  conservé 
au  Musée  de  la  Smithsonian  Institution.  Il  est  formé 
par  la  superposition  de  deux  coquilles  creusées,  en 
bois.  L*une  des  extrémités,  la  plus  étroite,  sert  de 
canal  d'insufflation,  Tautre  est  ouverte.  La  bouche, 
découpée  dans  le  milieu  de  la  longueur  d'une  des 


-  40  - 

inat  ext.-Euror       coquîUcs,  mcsurc  o"050  dc  long.  suro"oi4delarg. 
^'  "**  Les  deux   coquilles,    assemblées  à  l'aide  de  trois 

ligatures  de  ficelle,  donnent  au  tuyau  TappareDce 
d*un  gros  cigare  de  o»36o  de  long.,  o»o32  dediam. 
à  l'extrémité  étroite  et  o"o6o  à  l'autre,  avec  un  léger 
renflement  au  milieu  de  la  longueur.  Les  sons  ob- 
tenus  sont  le    fondamental    et    son    premier  bar- 

^ 

monique 


Nm 


Etats-Unis  d'Amérique.  2149.  One  Goot.  Flûie 
des  Indiens  Papago,  habitant  Gila  Band,  comté  de 
Mariscopa,  territoire  deTArirona.  Simple  tube  de 
roseau  divisé  en  deux  pièces  assçmblées  vers  le 
milieu  de  la  longueur  du  tuyau  par  un  tenon  et  une 
embouchure  découpés  au  couteau.  Il  est  entouré 
en  différents  endroits  de  ligatures  faites  de  plusieurs 
tours  de  fil  qui  n'ont  d'autre  but  que  d'empêcher 
l'appareil  de  se  fendre. 

La  disposition  de  la  bouche  est  digne  de  remar- 
que. Au  lieu  d'insérer  dans  Tintérieurdu  tuyau  uoe 
pièce  de  bois  cylindrique  dont  on  enlève  un  seg- 
ment longitudinal  pour  former  le  canal  dinsuffla- 
tion,  suivant  le  procédé  en  usage  en  Europe,  le 
constructeur  indien  s'est  simplementservj  d'une  lan- 
guette de  bois,  plate,  de  quatre  millimètres  enviroo 
d'épaisseur,  qu'il  a  ajustée  dans  Tintérieurdutuyau, 
laissant  entre  elle  et  la  circonférence  un  espace  ser- 
vant   à   l'introduction    de   l'air.    La  languette  est 


CI.  IIÏ. 


—  4t   — 

maintenue  en  place  à  l'intérieur  du  tuyau  par  une  inst.  ext-Europ 
cheville  qui  la  presse  après  avoir  traversé  la  partie 
du  tuyau  opposée  au  canal  d'insufBation  (cette 
précaution  est,  parait-il,  rendue  indispensable  par 
la  sécheresse  du  climat  dans  lequel  cette  flûte  est 
en  usage).  En  somme,  c'est  la  bouche  biseautée 
réalisée  par  des  moyens  plus  primitifs,  et  à  la 
fois  plus  compliqués  que  ceux  qui  nous  sont  familiers. 
Le  tuyau  est  percé  de  trois  trous  latéraux,  deux  sur 
une  face,  à  recouvrir  par  Tindex  et  le  médius,  un 
troisième  sur  la  face  postérieure,  à  recouvrir  par  le 
pouce.  Il  est  probable  que  l'on  a  voulu  imiter  le 
galoubet  européen,  mais  sans  y  réussir  complète- 
ment. Intonations  : 


en  sons 
fondamentaux 


en  sons  2 


i^m 


irti 


3 


(^) 


80 


ff-(-^)- 


cn  sons  3  :  ^ — f — f"~  1 — ' ^ 


C^'  0  I  2  3 

On  voit  qu'une  gamme  diatonique  est  réalisable 
sur  cet  appareil  par  l'enchaînement  des  sons  2  et 
3. Le  quatrième  degré  de  cette  gamme, r^  (son  2),  et 
le  huitième,  la  (son  3),  peuvent  être  facilement 
abaissés,  le  ré  à  Vui  et  le  la  au  sol,  en  recouvrant  le 
premier  trou  latéral.  Long.  o"430,  diam.  o»o2o. 


--   4î»  — 

"*  CI.  lii"'^'*  PÉROU.  2150.  Silvadores  ou  vase  sifflant.   Fait  en 

poterie  rouge,  il  provient  de  Cuzco  et  ressemble  à 
celui  catalogué  sous  le  n*»  857.  Le  flacon  de  droite 
est  de  forme  carrée  et  son  couvercle  sert  de  perchoir 
à  une  sorte  de  perroquet  également  en  poterie.  Les 
silvadores  pourraient  être  rangés  dans  une  sous- 
section  spéciale  en  raison  de  leur  conformation  : 
bouche  biseautée,  sans  tuyau.  Le  tuyau  n'est  ici.  en 
effet,  qu'un  canal  d'insufflation  communiquant  à  la 
bouche  du  sifflet  les  pressions  différentes  que  le 
mouvement  de  Teau  imprime  à  la  masse  d'air  du 
récipient.  Haut.  tôt.  o^ig. 

Nous  empruntons  à  \f.  Ch.  Wiener  (Pérou  et  Bolivie,  ?UT\^ 
1880)  (|uelqueB  lignpB  intéressantes  au  sniei des iUvadot es  : 

«  L'anse  du  vabe  rappelle  &  l'Indien  la  branche  de  Tarbie.  Or, 
sur  cette  branche,  dans  la  nature,  se  balance  le  si nge, s'accroche 
le  perroquet,  s'enroule  le  serpent  ;  aussi,  sur  ses  vases,  nom 
verronslapparaître,  comme  ornements,  de  petits  singes  accrou- 
pis, des  perroquets  et  des  serpents.  Mais  l'Indien  ne  p'Tçoit 
pas  la  vie  seulement  par  les  yeux,  il  l'entend  et  il  eomprend  que 
la  mort  seule  egt  silencieuse:  aussi  s'est-il  eirorcé,  avec  uoe 
ingéniosité  remarquable,  à  donner  la  parole  aux  êtres  en  argile 
qu*il  a  modelés.  Il  a  appris  à  son  singe  et  à  son  perroqaetâ 
crier,  à  son  homme  qui  boit  à  pousser  des^cris  de  satisfaction. 
Il  sait  faire  pleurer  sa  statue.  Le  moyen  employé  est  des 
plus  simples.  Il  accouple  deux  vases,  transformés  par  qd 
conduit  en  vases  communiquants,  il  ferme  une  des  extrétnitéis 
et  la  perce  seulement  assez  i)Our  établir  un  sifflet  dans  la  mas«e. 
Le  momdro  mouvement  du  vase  dans  lequel  se  trouve  un  p^o 
d*oau chasse  ou  aspire,  par  le  niveau  montant  ou  descendant 
du  liquide,  l'air  enfermé  dans  le  vase  à  sifflet,  ce  qui  produit 
doux  s->r)s... 

Le  vase  re  pré  sente  une  ligure  grave  et  triste,  l'argile  de  ce 


-  4à  - 

masque  est  très  mince  dans  les  coins  de  l'oeil  et  lorsque  le     Ust.  ezt.-Èaro^. 

liqnide  remplit  le  yase,  il  suinte  à  trayers  les  points  de  la  paroi  Ci.  m. 

ménagée  spécialement  à  cet  effet  et,  dirigé  par  la  paupière 

comme  par  une  gouttière,  le  liquide  s'échappe  lentement  en 

larmes  qui  se  détachent  de  temps  en  temps  et  coulent  sur  le 

plan  incliné  formé ipar  les  joues.  L'effet  de  ce  petit  artifice  e%t 

saisissant. 

Id.  2151.  Silvadores.  Semblable  comme  fonction- 
nement au  précédent.  Les  récipients,  de  forme  dis- 
coïde, sont  au  nombre  de  quatre,  disposés  en  croix  et 
communiquant  par  un  point  de  leur  circonférence. 
L'un  d'eux  est  surmonté  d'un  oiseau,  celui  qui  lui 
fait  face  porte  le  goulot  servant  de  canal  d'insuffla- 
tion. Le  dos  de  l'oiseau  et  le  goulot  sont  réunis 
par  une  traverse  et  c'est  dans  le  dos  de  Toiseau, 
sous  la  traverse,  qu'est  pratiquée  la  bouche  du 
sifiBet.  Haut.  tôt.  o^iqo  ;  larg.  max.  o'"i75. 

Id.  2152.  Silvadores.  Sifflet  en  poterie  rouge, 
même  provenance  que  le  n*  2150.  Le  flacon  de 
droite  représente  un  animal  de  fantaisie,  une  sorte 
de  félin.  Haut.  tôt.  o"»i8. 

Id.  2153.  Silvadores.  Poterie  noire  provenant  de 
Trujillo.  Deux  vases  sphériques  surmontés  chacun 
d'un  long  col,  celui  de  droite  étant  modelé  en  forme 
de  figurine.  Haut.  tôt.  o^iy. 

Id.  2154.  Silvadores.  Poterie  rouge  provenant  de 
Cuzco.  Vase  sphéri^ue  surmonté  d'un  col  se  parta- 
geant, à  la  moitié  inférieure  de  sa  hauteur,  en  deux 
branches  formant  arc  de  cercle  et  dont  les  extrémi- 
tés s'ajustent  dans  la  périphérie  de  la  sphère.  La 


-  44  — 
inat.  ext.Eiirop.     braiîche  de  droite  porte  la  figurine  d'un  oiseau. 
'^*"''  Haut.  tôt.  o"i8. 

Algérie.  2155.  Djouâk.  Don  de  M.  Exsteens. 
Flûte  de  roseau  à  5  trous  latéraux,  ornée  de  gra 
vures.  Pour  le  surplus,  construction  semblable  à 
celle  du  n*  361.  Intonations: 


i 


ztz 


1 — 1- 


0 


Long.  tôt.  o"295. 

Id.  2156.  Flûte  en  roseau.  Don  de  M.  Paul 
Gilson.  Instrument  de  forme  semblable  à  Vilgoji 
indou,  n*  51.  Cinq  trous.  Intonations  : 

tJ  0  I         «         ï         4         6 

Long.  tôt.  o"39. 

Congo.  2157.  Flûte.  Don  de  M.  Em.  Wanger- 
mée,  vice-gouverneur  général  de  TEtat  Indépen- 
dant. Simple  tuyau  de  roseau  percé  latéralement 
de  quatre  trous.  Chose  extrêmement  curieuse,  cet 
instrument  possède  la  bouche  de  l'ancien  lu  chinois 
(n"'  859  à  86 1),  du  siaku-hachi  japonais  (n*  714)  et 
de  la  krena  bolivienne  (n'  862),  c'est  à  dire  une 
simple  échancrure  longitudinale  rectangulaire  pra- 
tiquée tout  à  l'extrémité  du  tuyau.  Intonations,  en 
sons  fondamentaux  : 


î 


Long.  tôt.  o»355. 


CI.  m. 


—  45  — 
SiAM.  2158.  Klui,  Flûte  en  ivoire  de  forme  et  de  i»st.  «fe.Bur.p. 
perce  cylindrique.  L'extrémité  supérieure  est  fer- 
mée par  un  tampon  percé  d'une  ouverture  pour 
former  le  canal  d'insuflBation  conduisant  l'air  vers 
la  bouche  du  tuyau.  Cette  bouche,  longue  de  o"o20 
(y  compris  le  biseau  de  la  lèvre  supérieure),  ne 
mesure  que  o"»oo6  de  largeur  ;  contrairement  à 
l'usage  général,  elle  est  placée  sur  la  face  antérieure 
du  tuyau,  à  o°058  de  son  extrémité  supérieure.  Les 
trous  latéraux  sont  au  nombre  de  huit  :  un,  à  re- 
couvrir par  le  pouce,  sur  la  face  postérieure,  à 
distance  égale  des  sixième  et  huitième  trous,  ceux- 
ci  forés,  ainsi  que  les  cinq  autres,  sur  la  face  anté- 
rieure. Trois  autres  ouvertures  encore  ont  été 
pratiquées  dans  le  tuyau  vers  son  extrémité  infé- 
rieure, deux  sur  le  côté,  à  0*025  de  distance,  et  un 
troisième  à  une  hauteur  moyenne  entre  ces  deux 
derniers,  sur  la  face  antérieure  du  tuyau.  Comme 
ils  sont  percés  de  part  en  part,  ils  forment  de  la 
sorte  six  ouvertures  qui  ne  servent  (comme  nous 
Tavons  dit  dans  la  description  du  n"*  18 18)  qu*à 
limiter  l'action  de  la  longueur  du  tuyau  ou,  mieux, 
à  régler  l'intonation  du  premier  trou  latéral. 
Intonations  : 


Un  autre  trou  latéral  supplémentaire,  ouvert  sur 
le  côté  entre  le  8"»«  trou  servant  aux  intonations  et 


lut.  ext.-Europ. 
Cl.  lU. 


— T,-  ■■'  ■  -m 


-  46  - 

la  bouche  du  tuyau,  est  destiné  à  recevoir,  comme 
le  ty  chinois  (n"  12g),  une  petite  membrane  prise  a 
la  moelle  du  bambou  et  qui,  par  sa  participation  à 
la  vibration  d'air,  modifie  le  timbre.  Long.  lot. 
0-432. 

Voir,  pour  la  composition  des  orchestres  siamois,  U  noU 
du  no  804. 

Soua-tection  6b.  —  Uonche  biseautée  et  toyau  fermé. 

Etats-Unis.  2159.  Sifflet.  Don  de  M»«John 
Crosby  Brown,  de  New- York.  C'est  un  large  tuyau 
en  bois  dont  la  section  ovale  mesure  o"o6o  au 
grand  axe,  o'°045  au  petit  axe  ;  il  est  formé  de  deux 
coquilles  creusées  dans  le  sens  du  grand  axe,  assem- 
blée's  sur  les  côtés  et  collées  par  une  sorte  de 
mastic  composé  de  résine  et  de  cire,  le  tout  conso- 
lidé à  l'aide  de  cinq  ligatures  de  fil.  Muni  d'une 
bouche  biseautée  occupant  toute  la  largeur  du 
grand  axe  et  fermé  à  l'extrémité  opposée,  ce  tuyau 
est  percé  latéralement  de  trois  trous,  le  premier  à 
o"o70  de  distance  du  fond,  le  deuxième  à  o*oî>3 
de  distance  du  premier,  le  troisième  à  o*o8o  du 
deuxième.  En  sou£9ant  dans  le  tuyau,  on  obtient 
les  quatre  sons 


i 


«y 


Long.  tôt.  o'"404. 

Colombie  britannique.  2160.  Sk*&*na,  sifflet  des 
Indiens  Skiddegates.  II  est  en  bois,  formé  de  deux 


—  47    ~ 

coquilles  creusées  et  assemblées  par  deux  ligatures. 
La  fornae  ressemble  à  celle  du  n^  2148,  mais  la 
coquille  supérieure,  dans  laquelle  est  taillée  la 
bouche,  est  aplatie  et  le  tuyau  est  fermé,  c*est-à- 
dire  qu'il  résonne  en  bourdon.  La  bouche  mérite 
une  mention  spéciale.  La  lèvre  supérieure  est  di- 
visée en  deux  parties  dans  le  sens  de  sa  longueur, 
le  biseau  de  la  partie  gauche  est  plus  allongé  que 
celui  de  la  partie  droite.  C'est  une  fantaisie  de  con- 
struction dont  il  n'est  guère  possible  de  s'expliquer 


i 


le  but.  Intonation  :  |dy — —  .    Long.    tôt.    o"383  ; 


diam.    à  la    partie  supérieure  *o«o30  ;  à  la  partie 
inférieure  o"o65. 

Id.  2161.  Sifflet  provenant  de  Victoria,  chef-lieu 
de  la  Colombie  britannique.  Tuyau  de  bois  circu- 
laire et  légèrement  conique,  formé  de  deux  coquilles 
creusées  et  réunies  par  leurs  bords  à  l'aide  de  deux 
ligatures  de  jonc.  Le  canal  d'insufflation  est  décou- 
pé par  moitiés  dans  les  deux  coquilles  ;  la  bouche, 
située  à  0*078  de  l'extrémité,  est  taillée  dans 
la  coquille  supérieure  et  la  colonne  d'air  dans  la 
coquille  inférieure.  Ce  sifflet  donne  deux  sons,  le 

12p. 

et  sa  douzième,  le  fa.  Long.   tôt.   o"i64 


i 


environ  ;    diam.  à  l'extrémité  supérieure  o"oi4  ;    à 
l'extrémité  inférieure  o^ig. 
Id.  2162.  Sifflet.  Même  provenance  que  le  précé- 


Init«  ext.-Burop. 
CI.  ni. 


-  48  - 
iniL  ext-EuTop.  dent  ct  construît  de  la  même  façon,  sauf  les  dimen- 
sions et  la  forme,  ici  plus  ou  moins  ovale,  la  bouche 
étant  taillée  dans  le  sens  du  grand  axe.  A  Textré- 
mité  supérieure  du  canal  d'insufflation,  le  tuyau  est 
carré  et  mesure  o"o 1 5  environ  de  côté;  à  l'extré- 
mité inférieure  du  tuyau,  le  grand  axe  mesure 
0*028,  le  petit  o™o22.  Les  deux  coquilles  sont  réu- 
nies par  leurs  bords  à  l'aide  de  deux  ligatures  de 
ficelle.  La  bouche,  taillée  dans  la  coquille  supérieure, 
à  o°>052  de  Textrémité  du  canal  d'insufflation,  esttrès 
régulièrement  faite.  Comme  le  précédent,  ce  sifflet 


donne  deux  sons,  le  ^--!— •  et  son  harmonique  3, 

fa  JJ.  Long.  tôt.  o«i40. 

Id.  2163.  Sifflet,  Même  provenance  que  le  précé- 
dent, travailet  forme  identiques,  sauf  les  dimensions, 
qui  sont  beaucoup  plus  grandes.  Celui-ci  mesure,  à 
l'extrémité  supérieure  du  canal  d'insufflation,  0*035 
au  grand  axe  de  l'ovale  et  0*027  au  petit,  o'oôf 
au  grand  axe  de  l'extrémité  inférieure  et  0*^39  au 
petit  ;  la  bouche  se  trouve  placée  à  o"i25  de  l'ex- 
trémité supérieure  du  canal  d'insufflation.  Quatre 
ligatures  de  jonc.  Le  son  produit  est  la  fondamentale 


fe 


Ce  sifflet  et  les  deux  qui  précèdent  sont  intéressants  pur  l'a- 
niformité  de  principe  de  leur  facture  :  tuyau  bouché,  formé 
à  l'aide  de  coquilles  de  bois. 


^  49  — 

Chine.  2104.  Koixe  (Collection  de  douze).  Don  du     ^n«-  «t.-Earop. 

Gouvernement  chinois.  Spécimens  très  intéressants 

de  l'appareil  que  nous  avons  déjà  catalogué  sous 

les  n"**  707  et  suivants  et  que  Ton  attache  à  la  queue 

des  pigeons  pour  éloigner  les  oiseaux  de  proie. 

II  résulte  de  l'examen  de  ces  sifflets  que  la  bonche  biseautée 
est  fréquemment  associée  à  un  récipient  ari'ondi:  d'où  la  néces- 
sité d'une  troisième  soos-section,  ce»  à  bouche  biseautée  et 
récipient  (y.  ci-dessus»  p.  IV).  Toutefois,  pour  ne  pas  séparer 
cas  instruments  provenant  d'un  môme  dout  nous  les  rangeons 
tons  dans  la  sous-section  66,  celle,  du  reste,  à  laquelle  appar- 
tiennent la  plupart  d'entre  eux. 

SscTioN  6.    —  Bouché  laUfoU. 

Soai-MClioB  66.  —  Btnche  latérale  et  tayan  fermé. 

CoNQO.  3165.  Flûte,  C'est;  un  simple  roseau  en- 
jolivé d'ornements  gravés  et  qui  nous  paraît  être 
ToBuvre  d*un  chercheur  fantaisiste.  Ce  tuyau  est 
fermé  à  son  extrémité  supérieure  par  un  noeud  de 
croissance  et,  vers  le  milieu  de  sa  longueur,  par  un 
autre  noeud.  Une  ouverture  de  forme  elliptique 
taillée  au  canif  à  proximité  de  la  fermeture  supé- 
rieure sert  de  bouche.  Lorsqu'on  appuie  l'extrémité 
fermée  supérieure  du  tuyau  contre  la  lèvre  inférieure 
et  qu'on  dirige  le  souffle  vers  le  bord  de  cette  em- 
bouchure, on  obtient,  quoique  très  faiblement,  les 
harmoniques 


—  50  — 

loBt.  ext.-Barop.     c'est  à  dire  la  résonance  harmonique  d'un  tuyau 
Cl.  m.  .       . 

fermé. 

A  o"io  environ  de  Textrémité  inférieure  du  tuyau 

se  trouve  un  autre  nœud  de  croissance,  qui  n*a  été 

pereé  à  Tintérieur  du  tuyau  que  sur  une  partie  seo* 

lement  de  sa  surface.  De  cette  disposition  il  résulte 

que  rinstrumentiste  a  à  sa  disposition  un  second 

tuyau,  fermé  par   le  nœud  de  croissance  centrai  et 

dont  la  colonne  d'air  peut  s'ébranler  par  son  orifice 

même,  servant  d'embouchure    transversale.  Jouée 

de    cette    façon,    la    flûte    donne     la     résonance 

harmonique 

8» 

£>— 1 — 


résonance  d'ailleurs  fausse  à  cause  de  la  présence 
du  nœud  incomplètement  enlevé,  déterminant  Tir- 
régularité  de  la  colonne  d'air.  Long.  tôt.  o^ôg. 

Sbction  c.  —  Bouche  transversale. 
Soaa-SMtion  aa.  —  Bouche  traniversale  et  tvyaa  fermé. 

PÉROU.  2166.  Syringe  polycalame.  Flûte  de  Pan 
composée  de  quatre  tuyaux  et  reproduite  d'après 
l'original  provenant  des  fouilles  entreprises  par 
M.  Quesnel  à  Ancon,  près  de  Lima,  et  conservée  au 
Musée  du  Trocadéro  à  Paris  ;  est  le  travail  de  repro- 
duction étant  dû  à  l'obligeance  de  MM.  J.  Thibou- 
ville-Lamy  &  C**,  de  Paris.   Ordre  des  intonations 


—  5»  — 

données  par  les  tuyaux    dans    leur    état    actuel  :      ^°*^-  e«i  Europ, 
^  ^  Cl.  m 


:«»= 


avec  les  octaves  respectives  Long.  max.  des  tuyaux 
à  l'intérieur:  o"075;  0*073;  o^oôg;  o"o62. 

Id.  2167.  Syringe  polycalame.  Semblable  à  la 
précédente»  même  origine.  Les  intonations  diffèrent 
un  peu,  la  longueur  des  tuyaux  ayant  peut-être  été 
modifiée. 

Congo.  2168  Syringe  polycalame  pro prenant, 
parait-il,  du  Haut-Congo.  Assemblage  de  quatre 
tuyaux  en  roseau  attachés  longitudinalement  l'un 
à  côté  de  l'autre  par  des  liens  en  écorce  de  roseau. 
Ils  donnent,  dans  Tordre  qu'ils  occupent  actuelle- 
ment» les  intonations  suivantes  : 


^ 


^f=tr. 


^ 


Long,  du  tuyau  le  plus  long  o"  183  ;   du  plus  court 
0"i3O. 

lo.  2169.  Syringe  polycalame,  provenant  de  la 
région  du  Kasai  Huit  tuyaux  assemblés  par  dix 
ligatures.  Partant  du  tuyau  le  plus  long  (o»i75) 
pour  aboutir  au  plus  court  (o"o7s),  on  obtient  les 
intonations  suivantes  : 

fat  5t 


i 


Fl^ 


—  5â  — 
utt.  ext..Bttrop.  Id.  2170.  Sifflât  provenant  du  Kasai  où,  paratt-ii, 
il  appartenait  à  un  chef.  C'est  une  pointe  d'ivoire 
dont  Textrémité  la  plus  grosse  a  été  évasée  jus- 
qu'aux bords  pour  servir  d'embouchure.  Pour  pro- 
duire un  son,  on  doit  recouvrir  presque  entièremeot 
de  la  lèvre  inférieure  l'orifice  qui  sert  d'embouchare. 
La  canalisation  dans  la  pointe  n'étant  pas  bien 
longue,  —  o"o6  environ,  —  le  son  obtenu  est  ap- 


proximativement le  ^"^^  ;  encore,  cette  intona- 


tion varie-t-elle  par  la  couverture  plus  ou  moins 
complète  de  l'embouchure.  Long.  tôt.  0*245. 

Id.  2171.  Sifflet  provenant  de  l'Aruwimi.  C'est  une 
pièce  de  bois  taillée  en  forme  de  colonnette  couronnée 
par  un  chapiteau  octogonal.  Le  fût  est  entièrement 
recouvert  d*un  fil  métallique  d*un  très  joli  travail 
La  partie  supérieure  de  la  colonnette  est  percée 
longitudinalement  de  façon  à  former  un  tuyau  de 
o"o6  environ.  Ce  tuyau  s'évase  à  Textrémité  du  cha- 
piteau et  l'ouverture  ainsi  faite  sert  d  embouchure. 

Le  son  produit  est  le  ^~^  .  Long.  tôt.  o"i58. 


Id.  2172.  Sifflet  en  bois.  Celui-ci  provient  du 
district  de  l'Equateur.  La  forme  est  celle  d'un  cy- 
lindre de  o'^iao  environ  de  longueur  sur  o"oi2de 
diamètre,   avec    deux   renflements    sphérifues  de 


—  53  -- 

o"o2s  environ  de  diamètre,  l'un  à  o"»o32,  l'autre  à     in«.  «xt.-Eqrop. 

o'"o85  de  distance  de  Textrémité  inférieure  du  tuyau. 

La  partie  supérieure  est  taillée  en  double  biseau. 

Au  milieu  de  Tarête  ainsi  formée,  on  a  foré,  dans  le 

sens  longitudinal  du  sifSet,  un  canal  cylindrique,  de 

o"028  environ,  dont  l'orifice  sert  de  bouche.  Le  son 

obtenu  est  le  ^^r—  .  Un  anneau  de  cuivre,  traver- 


i«^ 


sant  le  renflement  sphérique  inférieur,  sert  à  sus- 
pendre le  sifiSet  au  cou  à  Taide  d'un  ruban  ;  une 
petite  bandelette  de  laiton  est  tournée  en  spirale 
autour  du  tuyau  entre  les  deux  renflements. 

Id.  2178.  Sifflet.  C'est  celui  d'un  chef  Budja, 
peuplade  habitant  le  district  des  Bangala.  Pièce  de 
bois,  de  o'"46  de  longueur,  en  forme  de  cône  tronqué, 
terminée  à  la  partie  supérieure  par  un  renflement 
recouvert  d'une  bande  d*étoffe  à  laquelle  est  cousue 
une  bandelette  de  même  étoffe  découpée  en  collier 
et  destinée  à  suspendre  le  sifflet  au  cou.  Les  deux 
extrémités  et  le  milieu  de  la  pièce  de  bois  sont  ornées 
de  bandelettes  de  fer.  La  bouche  est  découpée  en 
double  biseau»  dont  le  plus  long  s*appuie  contre  la 
lèvre  inférieure,  tandis  que  l'arête  du  plus  court 
reçoit  le  souffle  destiné  à  mettre  la  colonne  d*air  en 
vibration.  Celle-ci,  forée  dans  le  sens  de  l'axe  du 
tuyau,  va  en  se  rétrécissant  dans  le  sens  opposé  à 
la  bouche  et  se  termine  à  une  profondeur  de  o"30 


environ.  Intonation:  mr3z=  •  Long.   tôt.    o"46; 


\ 


--  54  — 

^"^rm*""''''     ^*^"^*  ^  l'«tréinité  supérieure  0-027  ;  à  rextrcmitc 
inférieure  o"oi5  environ. 

Id.  2174.  Sifflet  en  bois  provenant  du  Haut-Congo. 
L'apparence  est  celle  d'un  petit  baril  cerclé  ao  milieu 
de  sa  hauteur.  Sur  la  circonférence  du  grand  dia- 
mètre se  trouvent  découpées  en  saillie  deux  tubulures 
dont  l'une  est  traversée  par  un  anneau  de  fer  destiné 
à  suspendre  l'appareil ,  tandis  que  l'autre  est  percée 
d*un  trou  communiquant  avec  la  capacité  d'air  à 
l'intérieur  du  sifiSet.  Si  Ton  souffle  sur  les  bords  de 
l'ouverture  que  présente  l'un  des  petits  côtés  dn  ba- 
ril, la  tubulure  étant  ouverte,  on  obtient 


"P' 


la  tubulure  fermée,  Tintonatlon  baisse  d'un  demi- 
ton.  Long.  tôt.  o"o8o;  diam.  max.  0-055;  ^^• 
aux  extrémités  0-025. 

Id.  2116.  Sifflet  en  ivoire, provenant  des  Babuendi, 
peuplade  du  district  des  Cataractes.  Il  reproduit  la 
forme  de  la  clef  forée,  que  les  indigènes  avaient 
probablement  vue  entre  les  mains  d'Européens  qai 
s'en  servaient  en  guise  de  sifflet.  Un  trou  latéral 
permet  de  varier  l'intonation  principale.  On  obtient 

les  3^^ 


m 


Id.  2176.  Sifflet  en  ivoire.  Mêmes  provenance  et 
construction  que  le  précédent.  Intonations  : 
8« 


—  55  — 

Congo.  2177.  Sifflet  provenant  du  Haut-Congo.  Sa  '"*•  «*'  ^"«t) 
construction  particulière  et  la  résonance  exception- 
nelle qu'elle  engendre  méritent  un  examen  appro- 
fondi.C'est  un  tuyau  d'apparence  conique  terminé  à  sa 
partie  supérieure, immédiatement  sous  Torifice  ser- 
vant d'embouchure,  par  un  renflement  piriforme,  et 
mani,vers  le  bas,  d*un  seul  trou  latéral.  Lorsque  Ton 
appuie  Torifice  du  tuyau  contre  la  lèvre  inférieure 
en  dirigeant  le  soufiSe  contre  le  bord  de  Tembou- 
chureet  en  tenant  le  trou  latéral  fermé,  on  obtient  le 


i 


;   lorsqu'on    débouche    le  trou    latéral,  le 


son,  au  lieu  de  monter,  comme  on  pourrait  le  sup- 
poser d'après  la  pratique  ordinaire  des  instruments 
à  vent,  baisse  d'une  tierce  mineure,  c'est-à*dire  que 

l'intonation  produite  est  le  ^^   itp   '.  Ce  phénomène 


est-il  dû  au  hassard  ?  Non  ;  il  résulte  d'un  phénomène 
d'acoustique  parfaitement  explicable  et  intention- 
nellement provoqué,  puisque  le  Musée  possède 
plusieurs  spécimens  du  même  instrument,  dans  des 
tonalités  différentes.  Le  but  nous  paraît  être  la  con- 
struction d*un  appeau  destiné  à  imiter  la  voix  du 
coucou  ou  de  tout  autre  oiseau  d*un  chant  analogue 
au  sien;  et  la  ressemblance  est  absolument  parfaite. 
Essayons  maintenant  d'expliquer  le  phénomène  : 

Le  genre  de  tuyau  qui  nous  occupe  est  celui  que, 
dans  nos  Etudes  expérimentales  sur  la  résonance  des 


loBt    ext.Bnrop* 
CI.  111. 


-  56  - 

colonnes  d'air  de  forme  conique,  ironc'conique  ei  ^lin- 
drique,  nous  avons  désigné  sous  la  lettre  A(v.  Caial 
t.  III,  p.  45g).  Il  résonnerait  donc  comme  un  tuyaa 
ouvert,  si  l'irrégularité  voulue  de  la  colonne  d'air  ne 
causait  une  perturbation  dans  la  résonance  naturelle. 
Le  constructeur,  au  lieu  de  donner  à  la  perce  la 
régularité  du  cône  droit.  Ta  élargie,  renflée,  en 
suivant  le  profil  piriforme  qu'affecte  le  contour  ci- 
térieur.  Il  en  résulte  que  lorsque  le  trou  latéral  est 
bouché,    les   deux  premiers    sons  de  la  résonance 

harmonique,  au  lieu  d'être  i  l'octave  :  '^ — 


sont  à  la  quinte  augmentée  :  2  y-^m-^^^  .  Il  appert 

fT    r    _ 


de  nos  expériences  que  rabaissement  produit  par  Tir- 
régularité  du  tuyau  affecte  bien  d'avantage  le  son  2 
que  le  son  i  :  nous  venons  de  voir  en  effet  qu'il  a 
abaissé  le  premier  de  toute  une  quinte  diminuée. 
Lorsque  l'on  débouche  le  trou  latéral,  le  diapason  da 
tuyau  monte  d'une  tierce  augmentée,  mais  la  réso- 
nance reste  fausse,  toujours  à  cause  de  l'irrégularité  de 
la  colonne  d'air,  et  les  deux  premiers  sons  deviennent 


^  ,    formant    un    intervalle    de   sixte 


majeure. 

'L'examen  plus  détaillé  du  tuyau  permet  d'obser- 
ver que  le  son  i  du  tuyau, avec  le  trou  latéral  fernoé, 
est  très  faible  ;  que  le  son  2»  lorsque  le  trou  latéral 


—  sy  - 

est  ouvert,  ne  fait  entendre  qu'un  léger  susurrement,     inst.  ext«»i!iiropt 
dont  rintonation  est  à  peine  appréciable.  En  som-  ^''  '"' 

me,  l'instrument  ne  produit  que  deux  bonnes  notes  : 


:«^ 


4: 


la  plus  haute   étant   produite   comme 


son  2  du  tuyau,  avec  le  trou  latéral  fermé,  la  plus 
basse,  comme  son  i  du  tuyau  avec  le  trou  latéral 
ouvert.  —  Long.  tôt.  o"32o. 

Id.  2178.  Sifflet,  Origine  et  construction  sembla- 
bles à  celles  de  l'instrument  précédent.  Celui-ci  donne 

les  intonations  2  r — ^ — P^^  dont  même  le  timbre 


reproduit  à  s'y  méprendre  la  voix  du  coucou.  Le 
haut  du  tuyau,  immédiatement  sous  le  renflement 
piriforme,  est  naïvement  enjolivé,  en  guise  de  per- 
les, à  l'aide  de  graines  rouges  et  brunes  fixées  dans 
une  substance  molle,  disposée  en  forme  de  bague, 
de  o"oi5  environ  de  largeur.  Long.  tôt.  o»3i5. 

Id.  2179.  S'f^tfMdêmesprovenance  et  construction 
que  les  deux  précédents,  sauf  que  le  tuyau  de  celui-ci 
est  enjolivé  de  gravures  grossièrement  découpées. 

Intonations  :  l£     [      fiz  .  Long.  tôt.  o"28o. 

Id.  2180.  Sifflet  en  ivoire.  Celui-ci  provient  des 
Batende,  peuplade  du  Stanley-Pool.  Il  reproduit  la 
forme  d*une  sorte  de  vase  qui  se  rencontre  parfois 
dans  les  poteries  égy tiennes.   Muni  d'un  trou  laté- 


ral, il  fournit  distinctement  les  deux  sons 


Inst.  ezt.-Burop. 
Cl.  III. 


-58- 

Id.  2181.  Sifflet.  Il  est  en  bois,  avec  un  renflement 
cylindrique  à  proximité  de  l'embouchure,  et  garai 
d*un  anneau  de  fer,  quelques  bandelettes  de  fer,  de 
laiton  et  de  fil  de  laiton  entourant  la  partie  infé- 
rieure du  tuyau.  Un  seul  trou  latéral,  non  loin  de 
Textrémité  inférieure,  qui  est  bouchée.  Ce  sifflet  pro- 


duit deux  sons  : 


ÏS 


m 


avec  le  trou  latéral  ouvert. 


avec  le  même  trou  fermé.  Long.  tôt.  o»335. 


Id.  2182.  Sifflet.  Celui-ci,  également  en  bois,  est 
recouvert  sur  la  moitié  de  sa  longueur  d*une  étoffe 
en  fîbre  végétale,  de  coquillages  et  d'olives  fixés  par 
de  minces  bandelettes  de  cuivre  enroulées  en  spire. 
La  colonne  d'air  est  conique,  mais  d'un  développe- 
ment insuffisant  pour  produire  les  harmoniques 
d'un  tuyau  ouvert.    Les    sons    produits    sont  les 

go-.». 


p 


:«»= 


Long   tôt.  o"»430. 


lo.  2183-  Sifflet  en  bois  à  double  biseau,  l'ori- 
fice  supérieur  servant  de  bouche.  Tuyau  coni- 
que fermé  résonant  donc  comme  un  tuyau  ouvert, 
mais  imparfaitement,  à  cause  des  défectuosités  delà 


colonne  d'air.  Il  donne  les  harmoniques 


EÈ 


ft 


A  ce  sifflet  principal  sont  suspendus  dix  autres 
petits  sifflets  en  bois  façonnés  en  tuyaux  fermés  et 
dont  la  longueur  varie  entre  o»037  et  o"i30.  Long, 
du  tuyau  principal  o"3io. 


^  59  — 

lott.  ext.-Burop. 
ftont-aection  bb.  —  Boache  transversale  et  tuyau  ouirett.  qI,  m. 

PÉROU.  2184.  Tibia.  Pac-simile  d  un  instrument 
trouvé  à  Âncon,  département  de  Lima,  et  conservé 
au  Musée  du  Trocadéro  à  Paris  (n«  4751).  Cette 
tibia  —  dont  la  reproduction  est  due  aux  soins 
obligeants  de  la  maison  J.  Thibouville-Lamy  et  C<«, 
de  Paris,  —  est  faite  d'un  os  de  ruminant,  lavigogne. 
Elle  est  percée  latéralement  de  cinq  trous,  le  pre- 
mier à  partir  du  bas  ne  servant  qu'à  régler  Tintona- 
sion  du  son  le  plus  grave,  —  si  ce  n*est  même,  vu 
sa  faible  influence,  à  suspendre  l'instrument.  La 
bouche  consiste  en  une  simple  échancrure  en  V 
découpée  à  la  partie  supérieure  de  l'instrument. 
Pour  faire  parler  la  flûte,  il  faut  en  fermer  partiel- 
lement Forifice  supérieur  en  le  recouvrant  de  la 
lèvre  inférieure  et  diriger  le  souffle  contre  les  bords 
tranchant  de  Téchancrure  :  disposition  qui  présente 
une  analogie  assez  grande  pour  fixer  Tattention  avec 
les  anciens  lu  chinois  (n"*  859  à  861;,  le  siaku-hachi 
japonais  (n*  714),  la  krena  bolivienne  (n«  862;  et  une 
flûte  congolaise  (n°  2157).  Intonations  : 


8» 


i 


.  r^  I  r-U-t 


•      •       •       •       Ô     o 

•  •      •       Ô      O     •       Ô 

•  •     o     •     o    o    o 
#000000 

Long.  tôt.  o«i7. 


—  6o  — 

tnst.  Mt.-Enrop.  Egyptb.  2185.  Doublâ  Sifflet,  taîUë  dans  un  frag- 
ment d*os  représentant  une  figure  humaine  gros- 
sièrement sculptée.  La  double  canalisation  intérieu- 
re a  malheureusement  disparu  sous  Taction  dévas- 
tatrice du  temps,  de  sorte  qu'il  est  impossible  de 
faire  parler  les  tuyaux.  Long.  tôt.  o"i57. 

Congo.  2186.  Sifflet^  provenant  des  régions  rive- 
raines de  TAruwimi,  dans  le  district  de  ce  nom.  Il 
est  en  bois  noir,  le  contour  extérieur  affectant  une 
forme  conique,  avec  un  renflement  ovoïde  sous 
l'embouchure  transversale  ;  à  l'extrémité  opposée, 
le  tuyau  s'élargit  et  se  termine  par  un  ornement 
aplati  surmonté  d'une  pointe  taillée  en  fer  de  lance 
La  colonne  d'air,  libre  aux  deux  extrémités,  sait  le 
contour  extérieur  du  sifflet,  de  sorte  qu'au  lieu  de 
faire  entendre  la  série  régulière  des  harmoniques  des 
tuyaux  ouverts,  on  n'obtient  que  les  sons  i  et  4: 


p 


Long.  tôt.  o"30. 

Branche  C.    —   Instruments  polyphonbs  a 
reservoir  d*air. 

Sbction  a.    —  Réservoir  d*aif  sans  tuyaux, 

Etats-Unis  d  Amérique.  5^87.  Rocking  meloieon 
(fr.=  mélodéon  à  bascule).  C'est  un  instrument 
d'invention  américaine,  pour  autant  que  Ton  puisse 


—  6i  — 

qualifier  d'invention  une  variante  du  type  physhar^^     iwt.  exu-Europ. 

monica,  inventé  à  Vienne,  vers  1 82  i ,  par  Haeckel  et 

qui  n*est  lui-même  qu'une  nouvelle  application  de 

Tanche  libre  chinoise,  déjà  utilisée  en  Europe,  à  la 

fin  du  XVIII"*  siècle,  par  l'allemand  Kratzenstein 

et,  en  1810,  parle  français  Grenîé. 

Le  mélodéon  se  compose  de  deux  soufflets  cunéi- 
formes, le  soufflet  inférieur  servant  de  pompe,  l'autre 
de  réservoir  d*air.  Au-dessus  de  celui-ci  est  placé  le 
sommier,  dans  lequel  sont  rangées  deux  séries 
d^anches  libres  donnant  respectivement,  la  première, 
une  gamme  diatonique  (sans  altérations)  de  (&     ■ 

à  ^    r     la  seconde  l'échelle  chromatique 


^^^^^^^ 


Au-dessus  du  sommier  se  trouve  une  planchette 
dans  laquelle  sont  rangés  chromatiquement,  comme 
les  touches  d'un  piano,  37  boutons  d'ivoire  terminés 
chacun  par  une  pointe  de  fer.  Cette  pointe  appuie 
sur  une  soupape  qui  empêche  la  communication 
entre  Tair  du  réservoir  et  Tanche.  Quand  on  presse 
sur  le  bouton,  la  pointe  ouvre  la  soupape,  Tair  com- 
primé dans  le  réservoir  s'échappe  et  met  l'anche  en 
vibration.  Long.  tôt.  o"435  ;  larg.  0*125;  haut, 
moyenne  o"i3i. 

D'après  des  renselguements  fournis  par  la  Prescott  Piano  Go, 
iU  Goneord  (New  Hampshire)»  à  l'obligeante  intervention  de 


—  6a  — 

inst.  ext.. Bvrop      M"«  John  Orosby  Brown,  de  New-Tork^  le  mèlodëoo  aérait eonoa 
^'  '^''  aox  Btats-Unis  depuis  1895.  Le  premier  instrumenl,  appelé  aussi 

Elbow  melodeon  (mélodéon  à  coude)»  est  attribué  à  un  facteur  de 
Canton,  dans  l*£tat  de  MassachuBette.  Abraham  PreMOtt,ëtft- 
bit  à  Goncord  vers  1896,  fabriqua  pendant  une  dizaine  d'annéei 
un  assez  grand  nombre  de  ces  instruments,  dont  qu«lqnes-iiss 
subsistent  encore.  Un  autre  facteur, ancien  ouvrier  de  Preseott, 
s'établit  &  son  tour  pour  la  production  des  mélodéODS  et  sob 
fonds,  assez  important,  fut  repris  vers  ISiO  par  la  maison  D^r- 
born  and  Bartlett,  également  établie  &  CSoneord.  Bartlett,  loi 
aussi,  avait  été  ouvrier  chez  Preseott. 

Branche  D.  —  Instruments  a  bmbouchurb. 

Skction  a.  —  Instrununis  à  embouchure^  simpUs  eu  nuiuftk. 

Soudan.  2188  Attirail  de  fSticheur,  Il  se  compose 
d*un  masque  en  bois  sculpté,  de  Teffigie,  également 
en  bois  sculpté,  du  dieu  Ko'  Man,  de  deux  trompes 
en  fer  et  de  deux  longues  courges  évidées  et  époio- 
tées,  dont  la  capacité  d'air  résonne  par  le  frapp^ 
ment  de  la  main  sur  l'ouverture  produite  par  cette 
dernière  opération. 

Nous  devons  à  M.  Louis  Ëxsteens,  directeur  du 
Comptoir  ethnographique  à  Bruxelles, Tintéressaote 
notice  que  voici  concernant  ces  objets  : 

Le  culte  de  Ko'  Man  fait  l'objet,  chez  les  Bambara  (région 
occidentale  du  Soudan  français),  d'une  sorte  de  société  secrète 
au  sein  do  laquelle  ne  sont  admis  w^c^ie  les  hommes.  Ce 
culte  rentre*  dans  l'organisation  générale  du  nama  ou 
fétiche  de  Eo'man,  seule  manifestation  religieuse  pratiqaée 
par  les  Bambara. 

Chaque  Tillage  possède  son  arbre  sacré,  ~  en  général  un 
tamarinier,  —  dont  les  branches  basses  forment  uns  aorte  di 


-  63  - 

réduit  obscur  où  se  tienl  le  nama.  Le  peuple  lui  saertfie  ^"**' "*i^"'''''* 
des  moutons,  des  chiens,  surtout  des  poulets  (>)  (suryi- 
vance  sans  aueun  doute  des  sacrifices  humains),  lui  fait 
des  offrandes  de  miel  et  de  friUts.  Lorsque  le  sorcier, prêtre  du 
culte,  fait  sortir  le  nama  k  certaines  occasions  pour  le  pro- 
mener, en  dansant,  dans  le  yillage,  il  se  couvre  la  face  du 
masque  en  bois  sculpté  à  trois  cornes  et  percé  de  trous  à  Ten- 
droit  des  yeux  et  de  la  bouche.  L'effigie  du  dieu  Ko*  Man, 
laillèe  dans  un  bloc  de  bois,  représente  une  figure  humaine 
portant  deux  oreilles  pointues  et  deux  longues  cornes,  ce  qui 
le  rattache  au  culte  de  l'Antilope,  ai  répandu  dans  l'Afrique 
centrale,  et  dont  il  constituerait  une  forme  anthropomorphi- 
sé»>.  La  partie  inférieure  de  l'effigie  se  termine  par  une  rai- 
nure seryant  à  la  fixer  sur  une  armature  de  bois  ou  de  plumes 
portée  par  le  sorcier* 

Des  féticheurs  ou  initiés  accompagnent  le  nama  en  souillant 
dans  les  trompes  de  fer  ;  ils  sont  censés  parler  à  l'oreille  du 
dieu.  D'autrds»  quelquefois  au  nombre  d'une  cinquantaine, 
utilisent  les  courges,  scandant  ainsi  d'un  rythme  court  la 
danse  de  ceux  qui  accompagnent  le  nama. 

Les  sorties  du  nama,  qui  ne  se  pratiquent  que  la  nuit,  sont 
subites  et  mystérieuses  et  inspirent  à  tous  une  terreur  extraor- 
dinaire. Seuls  les  initiés  peuvent  le  voir,  tous  les  autres  se 
cachent  dans  les  recoins  les  plus  obscurs  des  cases,  car  celui 
qui  Yoit  ou  se  laisse  voir  meurt  dans  Tannée. 

CoNQO.  2189.  Trompe.  Don  de  M.  L.  Cavens. 
C'est  un  simple  tuyau  en  bois  très  léger,  terminé 
par  un  renflement  en  forme  de  pavillon.  Cette  pièce, 
extrêmement  intéressante,  est  ornée *de  sculptures 
sn  relief  naïves,  dont  trois  lézards  constituent  les 
sujets  principaux,  Tun  couché  dans  le  sens  de  la 
longueur  du  tuyau,    les    deux    autres  transversa- 

<  Les  trompes  de  fer  et  le  fétiche  lui-même,  catalogués 
si-dessus, portent  encore  la  trace  du  sang  des  poulets  sacrifiés, 


-64- 
^'"'"J!*'^,^"*''     lement.  Embouché  comme  la  trompette,  ce  tuyau 

eu   lil.  f^ 

donne  le  ^— j—  .  Long.  tôt.  o»  590. 

Id.  2190.  Trompe  de  guerre,  provenant  du  Haut- 
Uele.  Faite  d*une  pointe  d'ivoire,  elle  a  l'embouchure 
placée  latéralement,  comme  il  est  d'usage  générai 
au  Congo  dans  les  instruments  de  cette  espèce. 
L'extrémité  de  la  pointe,  en  deçà  de  Tembouchure, 
étant  percée  à  jour  sur  toute  sa  longueur,  sa  fer- 
meture par  le  doigt  produit  un  abaissement  du  son. 
La  trompe  donne  conséquemment  deux  intonations, 

,  Long.  o»5i. 


Id.  2191.  Trompe,  Elle  est  en  ivoire  ;  Tembou- 
chure  rectangulaire  est  pratiquée  dans  la  partie 
concave  de  la  courbe,  à  vingt  centimètres  environ  de 
la  pointe,  à  laquelle  on  a  ménagé  un  renflement 
piriforme.  Long.  tôt.  o"6o. 

On  se  figure  difficilement,  à  l'aspect  d'un  appareil  aonorf 
quelconque,  le  parti  que  l'étude  et  la  pratique  permettent  d'an 
obtenir.  Ceci  est  du  reste  aussi  vrai  pour  nos  instruments  qv^ 
pour  ceux  des  peuples  primitifs.  Qui  n'a  jamais  entendu  jouer 
du  violon  ne  8e  figurerait  pas  ce  qu'il  est  possible  d'obteotr  de 
cette  simple  caisse  de  résonance  montée  de  quatre  cordes.  De 
môme,  là  où  l'inexpérience  des  Européens  ne  peut  produite  que 
des  sons  rauques,  des  bruits  discordants,  les  indigènes  obtien- 
nent des  effets  qui  touchent  de  très  près  au  domaine  de  i'art. 
Voici  à  ce  sujet  quelques  lignes  empruntées  à  la  relation  d'ns 
voyage  de  Schweinfurth  dans  TUele  {Annales  du  Muiée  éM  Ct^ 
go,  I,  Instrumenté  de  musique,  p.  13).  Parlant  de  deux  soDoenrs 
de  trompe  dont  il  reçut  aubade  à  la  cour  de  Munsa»  roi  des 
Mangbetu  : 


-  65  - 


«  Ils  étaient,  écrit-il,  tellement  maîtres  de  leur  instrument, 
sachant  donner  à  lours  sons  une  telle  étendue,  une  telle  sou- 
plesse, qu'après  les  avoir  fait  retentir  à  Tégal  des  rugissements 
d'un  lion  ou  des  cris  d'un  élèptiant  en  fureur,  ils  les  modu- 
laient jusqu'à  les  rendre  comparables  aux  soupirs  de  la  brise 
ou  aux  doux  chuchotements  d'une  voix  amoureuse.  L'un  de  ces 
virtuoses,  dont  la  corne  était  si  lourde  qu'il  pouvait  à  peine 
Il  maintenir  dans  une  position  horizontale,  exécuta  sur  cette 
trompe  des  trémolos  et  des  trilles  avec  autant  de  précision  et 
de  délicatesse  que  s'il  eût  joué  de  la  flûte.  • 

Id.  2192.  Trompe  d'ivoire.  Embouchure  ovale  à 
o'"265  de  la  pointe.  Long.  tôt.  0^74. 

Id.  2193.  Trompe  en  bots.  Provenant  du  district  de 
i'Uele,  elle  est  entièrement  taillée  dans  un  tronc 
d'arbre  évidé  et  se  termine  par  Tébauche  d'une  tête 
d'animal.  Un  trou  latéral  sert  d'embouchure.  Long. 
tôt.  o""65;  diam.  à  la  partie  inférieure  0^14, 

Id.  2194.  Trompe  en  bots.  Mêmeprovenance  que  la 
précédente.  C'est  un  rameau  évidé,  la  partie  supé- 
rieure se  terminant  en  pointe,  et  entouré  sur  presque 
toute  sa  longueur  de  bandelettes  en  peau  de  serpent. 
Embouchure  latérale.  Long,  tôt  o"»56;  diam.  à  là 
partie  inférieure  0^55. 

Chine.  2195.  Lapa.  Don  du  Gouvernement  chi- 
nois. Trompette  droite  ressemblant  au  hwang'teih 
n*  140.  Provenance  :  Shanghaï.  Harmoniques  : 


Insl.ext.-Europ. 
Cl.  III 


Wz 


i 


.-t- 


-4^ 


Long.  tôt.  i"505. 


—  66  — 

'"•*  c";f  "°'''         ID.  2196.  Lapa.  Don  du  même.  Semblable  au  pré- 
cédent; même  provenance. 

Id.  2197.  Lapa.  Don  du  même.  Semblable  au 
précédent;    même  provenance.    Harmoniques  : 

M^^r^&~j—i—!^  .  Long.  tôt.  1*55. 

12  »         4         5 

Id.  2198.  Cha-Chiao.  Don  du  même.  Trompette 
recourbée  semblable  au  hwang^Uih  n*  1867.  Prove- 
nance :  Canton.  L'embouchure  n'a  que  très  peu  de 
profondeur  et,  par  suite,  le  timbre  de  l'instrument 
offre  une  ressemblance  frappante  avec  celui  d*un 
instrument  à  anche.  C'est  une  sorte  de  miaulement 
qui  ne  doit  pas  s'écarter  beaucoup  des  sons  de 
l'ancien  clarino.  Harmoniques  : 


Long.   i"30. 

Thibbt.  2199.  Trompette  sacrée  Elle  est  faite 
d'un  os  humain,  le  fémur,  et  sert  dans  les  cérémonies 
religieuses  des  Lamas  (prêtres  de  Bouddha).  D'après 
M.  C.  Bngely  c'est  généralement  le  corps  du  dernier 
lama  décédé  qui  est  mis  à  contribution  pour  four- 
nir la  trompette,  laquelle  est  d'autant  plus  con- 
sidérée qu'elle  est  plus  longue.  On  rencontre  quel- 
quefois de  ces  trompettes  très  richement  ornées  de 
métaux  précieux.  Celle  que  nous  cataloguons  est 
dépourvue  de  tout   ornement.   Les   deux  saillies 


-67- 

formant  la  rotule  sont  percées,  de  manière  à  fournir     '"^  "*;;f  ""'' 
ainsi,  par  le  dédoublement  de  la  colonne  d'air,  une 


sorte  de  pavillon.  Intonation  :  ^       i —  .  Long 


Cl.  m. 


0-35- 

Les  prêtres  Kalmouks  du  Sud  de  la  Russie  emploient, 
paralt-il,  sous  le  nom  de  gangurih,  une  trompette  du  môme 
g^nre. 

Classe  IV   —  Instruments  à  cordes. 

Branche  A.  —  Cordes  frottées. 
Section  a    —  Cordes  frottées  par   Varchet, 

Chine.  2200.  Ja  Kin  'rh  (fr.  =  luth  élégant).  Don     ^^^  ^^^  .^„^^ 
du  Gouvernement  chinois.  Il  provient  de  Tientsin.  ci.iv. 

Cette  ville  étant  en  quelque  sorte  le  port  de  Pékin,  il 
est  probablement  d'origine  pékinoise.  Mêmes  con- 
struction et  accord  que  le  n*  1894;  comme  celui-ci, 
il  se  joue  à  l'aide  d'un  archet.  Long.  tôt.  0^60  ; 
larg.  max.  o"'i55. 

SiAM.  2201.  SauhTai.  La  forme  générale  rappelle 
celle  du  r^6a6  javanais  (n*  1898).  Le  manche  et  les 
trois  chevilles  sont  également  en  ivoire,  ainsi  que 
la  pointe.  La  caisse  sonore  est  formée  d'une  demi- 
noix  de  coco  offrant  sur  le  dos  trois  protubérances; 
son  ouverture  antérieure,  piriforme,  est  recouverte 
d'une  membrane  servant  de  table  d'harmonie,  sur 
laquelle  s'appuie  un  chevalet  de  bois  ayant  la  forme 
d'un  segment  d'anneau.  Le  cheviller  est  creux  et  se 


—  68  — 

"'*  ".  îv'"**  termine  en  pointe  à  l'extrémité  supérieure.  Les 
cordes,  en  soie,  sont  au  nombre  de  trois  ;  elles  sec 
roulent  sur  les  chevilles  à  l'intérieur  du  manche  c: 
en  sortent,  réunies,  par  un  petit  trou  percé  immédia 
tement  sous  le  cheviller.  Ces  cordes  reposent  surk 
chevalet  et  s'attachent  par  un  coin  de  bois  dans  l: 
trou  circulaire  percé  dans  la  pointe  et  à  quatre  cen- 
timètres environ  du  bord  de  la  caisse  de  résonance. 
A  peu  de  distance  du  trou  par  lequel  sortent  ie> 
cordes,  une  ligature,  formée  de  sept  tours  de  cordes, 
les  serre  contre  le  manche,  agissant  ainsi  en  guise 
de  capotasto.  Le  haut  du  manche  est  orné,  er 
manière  de  couverture,  d'une  sorte  de  tuyau  en  mé- 
tal niellé,  d'un  travail  très  intéressant. 

L'archet  se  compose  d'une  baguette  d'érable  en 
forme  de  /  très  allongé  et  d'une  mèche  de  crin  fixée 
d'une  part  à  l'extrémité  inférieure  de  la  baguette,  de 
l'autre  à  quelques  centimètres  de  l'extrémité  infé- 
rieure, là  où  commence  la  seconde  courbure  de  I'/. 
La  baguette  n'est  pas  ployée,  mais  découpée  dan^ 
une  planchette  de  bois  de  o»o8  de  largeur  environ, 
dimension  déterminée  par  la  saillie  des  deux  bran- 
ches extérieures  de  Vf. 

La  trace  circulaire  que  Ton  distingue  sur  la  mem* 
brane  n'est  pas,  comme  le  croit  M.  EUis' ,  celle 
d'un  disque  destiné  à  empêcher  la  production  des 
harmoniques  faux  de  la  membrane,  mais  bien  celle 
du  dépôt  de  résine  que  l'on  trouve  sur  la  plupart  des 

»  Notes  on  Siameie  instruments,  p.  31. 


■'t 


Cl.  IV. 


-  69  - 

struments  à  cordes  orientaux  et  qui  tient  lieu  de     inen  ext.-Europ. 
lophane  pourries  crins  de  l'archet. 
L'instrumentiste  joue  étant  assis,  les  jambes  croi- 
es, la  pointe  de  Tinstrument  reposant  sur  le  sol, 
manche  tenu  dans  une  position  légèrement  oblique. 
Long.    tôt.    i°>io  ;    long,   de    la    caisse    sonore 
'2  1  ;  larg.  max.  o"i75.  Long,  de  l'archet  o™77. 
Id.  2202.  Saw  Oo.  L'apparence  générale  est  celle 
i  ta  huang  hou  kin  (n*    1888),  sauf  que  la  caisse 
more  est  formée  ici  d'une  demi -noix  de  coco  dont 
)uverture,  en  forme  de  cœur,  est  fermée  par  une 
embrane  servant  de  table  d'harmonie.  Les  cordes, 
i  nombre  de  deux,  reposent  sur  un  chevalet  appuyé 
ir  la  membrane  et  sont  fixées  d'une  part  aux  ex 
émîtes   de  deux   chevilles  en  ivoire,  de  l'autre  à 
extrémité  inférieure  du  manche,  à  sa  sortie  de  la 
ible  de  résonance.  Elles  sont  fixées  au  manche  par 
le  ligature  composée  de  trois  tours  de  fil  de  soie, 
;;issant  en  guise  de  capotasto. 

L'archet  consiste  en  une  simple  baguette  termi- 
ée  aux  deux  bouts  par  un  petit  ornement  d'ivoire, 
liée  en  forme  d'arc  et  munie  d'une  mèche  de  crin, 
elle-ci  s'attache  d'un  côté  à  un  bouton  d'ivoire 
xé  dans  la  baguette  et  de  l'autre  elle  repose  dans  un 
ran  découpé  dans  la  tète  de  la  baguette  et  fixé  par 
n  noeud.  Enfin,  cette  mèche  de  crin  passe  entre 
i:s  deux  cordes,  de  façon  que  Tune  des  deux  est  mise 
n  vibration    dans   le   «  poussé  »,   l'autre   dans  le 

tiré  ».  Long.  tôt.  o»78  ;  long,  de  la  caisse  sonore 
^■'los  ;  larg.  max.  o"i40. 


-  70  — 

io8t. ext.-Earop.         Id.  2203.  Saw  duung.  Instrument   presque  sem- 
^^  '^'  blable  au  cdi  nhi  annamite  n*"  1883,  mais  celui  qui 

'  nous  occupe  a  la  caisse  sonore  et  les  chevilles  en 
ivoire.  Une  plaque  de  même  matière  orne  la  partie 
supérieure  du  manche  dont  i*extrémité  inférieure,  â 
son  insertion  dans  la  caisse  sonore,  est  également 
terminée  par  un  bout  d'ivoire.  Archet  semblable  à 
celui  du  n*  précédent.  Long.  tôt.  o^^ys  ;  haut,  du 
cylindre o"i 23  ;  diam.  o»o65. 

On  emploie  au  Siam,  sous  le  nom  de  Saw  uimtai,  un  aolrr 
instrument  à  oordea  frottées  par  Tarchet  presque  exactenêat 
semblable  à  celui  que  nous  yenons  de  cataloguer^  sauf  qnll 
est  monté  de  trois  cordes  au  lieu  de  deux. 

Branche  B.  —  Cordes  pincêbs. 

Sbction  a.  —  Cordes  pincées  avec  ou  sans  pUctn» 
SoDk-iectioA  oa.  —  Sans  maoche. 

Egypte.  2204.  Lyre  antique.  L'original  se  trouve 
au  Musée  du  Caire.  Cette  copie  avait  été  faite  en 
vue  de  l'exposition  de  S<  Louis,  où  elle  a  fi^réen 
eflfet,  après  quoi  elle  a  été  cédée  au  Masée  du 
Conservatoire.  La  caisse  sonore  est  rectangulaire  : 
de  la  partie  supérieure  partent  deux  montants 
s'écartant  Tun  de  l'autre  et  supportant  la  traverse 
sur  laquelle  s'enroulent  huit  cordes  attachées 
d  autre  part  à  un  chevalet  dont  la  conformation  ne 
nous  paraît  pas  avoir  été  fidèlement  reproduite.  Les 
cordes 9  enroulées  simplement  sur  la  traverse,  le 
«joug»,  se  détourneraient  et,  par  conséquent, oe 


—  7<  — 

pourraient  supporter  la  tension.  Pour  parer  à  cet  iMt.ext.  Burop. 
inconvénient,  la  lyre  qui  nous  occupe,  de  même  que 
les  instruments  qui  dérivent  de  ce  type,  notamment 
le  kissar  éthiopien  (n^  153),  ont  les  cordes  terminées 
par  des  bandelettes  de  peau  faisant  plusieurs  fois  le 
tour  de  la  traverse  avant  que  la  corde  elle-même 
commence  à  s'enrouler.  De  cette  façon,  la  corde  est 
empêchée  de  glisser  et  conserve  très  convenable- 
ment raccord. 

D'après  M.  Daresay,  conseryateur-adjoint  au  Musée  du 
Caire,  l'original  de  cette  lyre  proviendrait  de  Meir,  nécropole 
de  Tan  tique  Aphroditopolis,  sur  le  Nil,  an  sud  de  Meinphis;  elle 
daterait  de  la  XII«  dynastie,  qui  régna  de  Tan  2201  &  16  >0 
environ  avant  l'ôre  chrétienne. 

Afrique  occidentale.  2205.  Para.  Sorte  de 
harpe  provenant  des  districts  du  Niger  et  formée 
d'une  longue  caisse  sonore  recouverte  de  peau  et 
terminée  par  une  tête  humaine  sculptée  en  bois. 
Une  traverse  partant  de  l'extrémité  supérieure  de 
la  caisse,  presque  à  angle  droit,  supporte  dix  che- 
villes tendant  autant  de  cordes  végétales  qui  vont 
s'attacher  d'autre  part,  en  ligne  droite,  dans  de 
petits  trous  pratiqués  dans  la  table  d'harmonie 
dans  le  sens  de  sa  longueur.  L'ensemble  rappelle 
très  exactement  la  harpe  triangulaire  des  anciens 
Egyptiens.  Un  crochet  en  bois,  attaché  à  l'instru- 
ment à  l'aide  d'une  corde,  servait  probablement  à 
suspendre  l'appareil.  Long,  de  la  caisse  sonore 
o"6o;  larg.  max.  de  la  table  d'harmonie  o'»i2o; 
long,  de  la  traverse  0*50.  (A.  F.  Mocker-Ferry- 
MÂN»  Up  ths  Niger.) 


—  72  — 

inBt.  «f.-Enfop.         Congo.    2206.    Kondi  ou   Nan^a.    Don   de  M. 

C!.  IV.  ^  ** 

E.  Wangermee,  vice-gouverneur  général  de  l'Etat 
Indépendant.  En  usage  parnii  les  Mangbetu  (Uele^, 
cet  instrument  ressemble  à  celui  que  nous  avons 
catalogué  sous  le  n^  1929.  Il  est  également  monté 
de  cinq  cordes  en  fibres  végétales.  La  table  est  une 
membrane  en  peau  d'iguane  qui  entoure  toute  la 
caisse  de  résonance.  Deux  trous  de  o"»oi8,  découpés 
dans  la  table,  servent  d'ouïes.  Le  manche  se  ter* 
mine  par  une  petite  figure  féminine  sculptée  dans 
le  bois.  Long.  tôt.  o"845;  long,  de  la  caisse  sonore 
o"235  ;  larg.  max.  de  la  table  o^ijs- 

Cet  instrument  porte  différents  noms,  d'après  le.>  rêgici.s 
dont  il  provient.  Ainsi,  les  Bateke  du  Stanley-Pool  rappellent 
ndjembo,  dans  le  district  des  Cataractes  il  porte  le  nom  de 
kokolo,  celui  de  lokombe  dans  le  district  de  l'Equateur,  tandis 
que  les  Azande  (Uele)  le  nomment  kondo. 

Dans  notre  Essai  de  classification  (ci-dessus,  pp.  VI-VIl . 
nous  ayons  subdivisé  la  section  a  :  cordes  pincéêê  artt 
ou  sanx  plectre,  en  deux  sous-divisions  :  aa,  sans  manche; 
hb,  avec  mancfie.  Il  doit  être  bien  entendu  que,  dam  cette 
derniôre,  nous  supposons  des  manches  plact':»  parallèlement aui 
cordes  et  immédiatement  au-dessuus,  c'est-à-dire  permfttant  de 
varier  les  intonations  de  la  corde  par  des  raccourcissements 
obtenus  en  pressant  du  doigt  la  corde  contre  le  manehe,etnoD 
pas  des  manches  exclusivement  destinés,  comme  c*est  le  cas 
pour  les  nanga,  à  attacher  \rs  cordes.  Xous  classons  également 
dans  la  sous-section  aa  (^ans  manche)  même  le^i  inâlrument;' 
où  le  raccourcissement  en  question  serait  praticable  à  la 
rigueur,  mais  demeure  exclu  dans  la  pratique. 

Id.  2207.  Nanga.  Don  de  M.  L.  Cavens.  Ce  très 
curieux  instrument,  provenant  du  Kasai.est  taillé 


—  73  — 
ans  une  pièce  de  bois,  en  forme  de  corps  humain.  '■*•  «xt-Earop, 
.e  rnanche,  probablement  termine  par  une  tête, 
flanque  malheureusement.  La  structure  générale 
st  celle  du  n»  1929,  avec  cinq  cordes  en  fibre  végé- 
ale.  Le  manche  était  également  garni  d'une  plaque 
le  résonance  dont  un  fragment  accompagne  encore 
'instrument.  Long.  tôt.  o»64  ;  long,  de  la  caisse 
sonore  o'"3i  ;  larg.  max.  o'"i5. 

Id.  2208.  Nanga,  provenant  des  Sakara  (Haut- 
LJbangij.  Construction  analogue  à  celle  du  n*  1929, 
manche  terminé  par  une  tête  sculptée,  cinq  cordes 
végétales.  Long,  de  la  tête  à  l'extrémité  de  la  caisse 
sonore  o"570. 

Soudan  français.  2209.  Nanga,  provenant  des 
Sokoto.  Semblable  aux  précédents^  mais  de  dimen- 
sions plus  grandes  ;  jolie  tête  sculptée.  Long,  de 
la  tête  à  l'extrémité  de  la  caisse  o"75o. 

Congo.  2210.  Nanga,  provenant  des  Budja.  sur 
les  rives  de  la  Mongala,  district  des  Bangaia. 
Construction  semblable  au  n"  2208,  sauf  que  l'extré- 
mité inférieure  de  la  caisse  sonore  se  termine  par 
deux  prolongements  en  forme  de  jambes.  Long, 
tôt.  de  la  tête  à  l'extrémité  des  pieds  o»65o. 

Id.  2211.  Nanga.  Don  de  M.  L.  Exsteens.  Con- 
struction semblable  à  celle  du  n*  2209,  mais  plus 
grossière  et  sans  la  tête  sculptée. 

Id  2212,  Nanga,  Don  du  même.  La  caisse  sonore, 
en  bois,  a  la  forme  de  la  mandoline,  d'après  laquelle 
notre  exemplaire  a  bien  certainement  été   copié;  le 


—  74  -* 
iB»t.  «tt-Êarop.     constructeur  a  même  essayé  de  reproduire  les  côtes 
qui  caractérisent  l'instrument  européen. 

La  table,  également  en  bois,  n'est  pas  collée  sur 
les  bords  de  la  caisse,  mais  fixée  de  distance  eo 
distance  par  quelques  tours  de  fil  de  fer.  Le  manche, 
portant  cinq  chevilles,  comme  tous  les  appareils  de 
ce  genre,  est  fixé  par  un  tenon  dans  une  embolture 
taillée  dans  u]^  prolongement  de  la  caisse  sonore, 
presque  à  angle  droit  avec  cette  dernière.  Au  point 
de  vue  de  Timitation,  cet  instrument  ne  manque  pas 
d'intérêt.  Long,  de  la  caisse  sonore  0B235;  larg. 
max.  o««i  55;  long,  du  manche  o"35. 

Id.  2213.  Ndjembo.  Don  de  M.  L.  Cavens.  Il  pro- 
vient des  Bateke  (Stanley-Pool)  et  ressemble  par 
sa  construction  aux  wambee  n*'  871  et  1927.  Caisse 
sonore  rectangulaire  avec  cinq  branches  de  tension, 
cordes  en  fibre  végétale,  plaque  de  résonance 
semblable  à  celle  qu'emploient  les  Griots  pour 
leurs  cambrehs  (n*  789).  Long.  tôt.  o^yôo;  larg. 
max.  o»i8o. 

Nous  avons  dit  (n«  3206)  que  les  Bateke  désignaient  Vile- 
ment, sous  le  nom  de  ndjembo,  le  nanga,  qui  est  de  constructiao 
sensiblement  difTôrente.  D'après  les  Annaltê  du  Musée  du  Cenfo, 
déjà  c(tées,  le  ndjembo  (y  désigné  sons  le  nom  de  «  harpe«giii' 
tare  »)  est  aussi  appelé  lekwon  sur  les  rives  du  lao  Léopold 
li,  dumo  par  les  Mangbetu  et  quelquefois,  lorsqu'il  est  à  bai^ 
branches  de  tension^  lukondo  par  les  Bakula  du  Sud  de  l'SUt 
Indépendant. 

Id.  2214.  Ndjembo.   Don   du  même.  Instrument 


—  ys  - 

presque  semblable  au  précédent.  Même  provenance.      ^^•*-  •x*-*:'»'»» 
Celui-ci   est  accompagné  du  plectre  et  de  la  plaque 
de  résonance. 

Id.  2215.  Kissar.  Don  de  M.  Em.  Wangermée, 
vice-gouverneur  de  l'Etat  Indépendant.  Cet  intéres- 
sant instrument,  recueilli  par  le  donateur  au  cours 
de  sa  belle  mission  en  1904-1905,  provient  de 
rUganda  (possession  anglaise].  Il  ne  dififère  pas  sen- 
siblement de  l'instrument  catalogué  sous  le  n^  153, 
mais  il  a  plus  de  caractère,  les  montants  sont  plus 
courts  et  la  membrane  est  en  peau  de  serpent.  Les 
cordes,  au  nombre  de  huit,  s'enroulent  sur  la  tra- 
verse qui  maintient  les  montants  dans  leur  position 
oblique.  Long.  tôt.  o'°58  ;  diam.  max.  de  la  table 

0"33. 

Madagascar.  2216.  Valiha.  Il  est  presque  sem- 
blable au  n""  384,  dont  il  ne  diffère  que  par  la  lon- 
gueur du  bambou,  celle  des  cordes  vibrantes  étant  à 
peu  près  semblable.  Long,  du  tuyau  o"*87o. 

Chine.  2217.  CA^  ou  Si,  Don  du  Gouvernement  chi- 
nois. Forme  ancienne  de  ce  classique  instrument  dont 
rinvention  est  attribuée,  d'après  Amiot,  à  l'empe- 
reur Fou-hi,  fondateur  de  la  nationalité  chinoise, 
vers  2637  avant  l'ère  chrétienne.  A  son  origine, 
l'instrument  avait  50  cordes,  ce  nombre  fut  réduit 
plus  tard  à  25,  nombre  de  cordes  du  spécimen  qui 
nous  occupe.  Bien  que,  dans  son  Mémoire,  le  célèbre 
missionnaire  ne  le  dise    pas    explicitement,   nous 


uit.  ext..B«rop,     pouvons  conclurc  de  son  texte'  que  l'accord  était 
eu  IV.  ,  .  .  ,  .  ,     . 

chromatique;  et  si  nos  suppositions    relativement 

au  fil  d  acier  enfermé  dans  la  caisse  de  l'instru- 
ment sont    exactes,    la   corde    la    plus   grave  était 

accordée  à  Tunisson  de  ce  timbre,  soit  au  ^^^  , 

lequel  (en  tenant  compte  des  différences  de  diapason 
pouvant  exister  en  Chine  aussi  bien  qu'en  Europe) 
ne  s'éloigne  pas  trop  du  hwang-chông  (écrit  quel- 
quefois hoang'tchonug)y  son  fondamental  du  systè- 
me musical  chinois.  La  forme  du  n*  2217  ne 
s'éloigne  pas  de  celle  du  cliê  moderne  décrit  sous 
le  n°  150,  ni  de  celle  du  takigoto  japonais  (n"  151). 
Ses  cordes  sont  tendues  par  des  chevilles  placées 
sur  le  côté  gauche,  sous  la  caisse  sonore.  Les 
chevalets  sont  mobiles  comme  ceux  du  n"  151. 
D'après  J.  A.Van  Aalst*(CAt««^  music),  les  chevalets 
sont  généralement  peints  de  façon  à  représenter 
les  cinq  couleurs  chinoises  principales,  les  cinq 
premiers  en  bleu,  les  cinq  suivants  en  rouge,  les 
cinq  du  milieu  en  jaune,  les  cinq  suivants  en  blanc  et 
les  cinq  derniers  en  noir.  Toute  la  partie  supérieure 
de  l'instrument  est  laquée  rouge, avec  des  ornements 
dorés  représentant  le  dragon  héraldique  chinois. 
Cet  instrument  provient  de  Tientsin;  il  est  donc 
probablement  originaire  de  la  capitale  de  l'Empire, 
dont  Tientsin,  comme  nous  l'avons  dit,  est  le  port. 

I   «  Ces  vin.Lît-cinq  cordes  forniaifint,  dit-il,  lous  lea  suns 
qui  étaient  renfermés  dans  l'inUTvalle  de  deux  octaves.  > 


—  77  — 
M.  Van  Aalst  nous  apprend  que  le  chi  est  principale-  iniu«tt.-EnroT 
ment  employé  dans  les  cérémonies  impériales  ou 
religieuses.  Au  temple  de  Confucius  on  en  utilise 
quatre,  deux  placés  à  Tesl  et  deux  à  Touest.  D*après 
la  même  source  autorisée,  l'accord  est  réglé  dans 
l'ordre  suivant  : 

f:Çt: 
•t- "ta  "•■ 

-k— !■— I — 


:t= 


toujours  deux  sons  à  l'octave  l'un  de  l'autre.  Long. 

tôt.  2"oo;  larg.  o»50. 

Âmiot  rappelle  que  les  anciens  CJiinois  disaient  que  u  ceux 
qui  veulent  jouer  du  chê  doivent  avoir  les  passions  mortifiées 
et  l'amour  de  la  vertu  gravé  dans  le  cœur;  sans  cpla,  ils  n'en 
tireront  que  des  sons  stériles  qui  ne  produirunl  aucun  fruit.  • 
^  «  Je  ne  prétends  pas,  ajoute  Amiot,  adopter  les  idées  chi- 
noises sur  le  chê]  mais  j'ose  assurer  que  nous  n'avons  en 
Europe  aucun  iustrument  de  musique  qui  mérite  de  lui  être 
préféré.  Je  n'en  excepte  pas  môme  notre  clavecin,  parce  que 
les  sons  aigres  des  cordes  de  métal  et  le  bruit  que  font 
quelquefois  les  touches  et  les  sautereaux  affectent  désagréa- 
blement une  oreille   un   peu  délicate.  » 

Id.  2218.  CAé.  Don  du  même.  Provenance,  cons- 
truction et  décor  identiques  à  ceux  du  précédent. 
Mais  celui-ci,  qui  d'après  M.  Van  Aalst  porte  seul 
aussi  le  nom  de  tseng^  n'est  monté  que  de  quinze 
cordes,  fortement  tendues  du  côté  gauche  par  un 
nœud,  et  sans  chevilles  de  tension.  Le  timbre  inté- 


rieur donne  le  ^— >—-  .  Amiot  nous  apprend  qu'il 


-78  - 
lut  «xt.  Borop.     y  avait  quatre  espèces  de  chi  :  le  grand,  le  moyen, 

Cl   1 V» 

le  petit  et  un  quatrième,  plus  petit  encore.  Il  est 
assez  probable  que  le  n°  2a i8  est  le  ehS  moyen. 
Depuis  l*origine,  les  cordes  du  ehê  c  étaient  toutes 
composées  de  81  fils  de  soie  crue,  sans  qu'il  y  eût 
par  conséquent  aucune  différence  entre  elles,  de 
grosses  et  de  petites.  »  Notre  spécimen  offre  beau- 
coup d'analogie  avec  le  ts$ng  n^  1905.  Long.  tôt. 
i'"48;  larg.  o-as. 

Id.2219.  Chê.  Don  du  même.  Semblable  au  précé- 
dent, même  provenance.  Celui-ci  n'a  que  dix  cordes 

et  le  timbre  intérieur  donne  le  ^^It—I^  ;    c*est  donc 


''«^ 


fort  probablement  le  petit  chê.  Le  rapport  exact 
d'octave  existant  entre  les  timbres  intérieurs  des 
2217,  2218,  2219  nous  paraît  confirmer  nos  suppo- 
sitions concernant  le  rôle  de  diapason  que  rempli- 
sait  cet  accessoire.  Long.  tôt.  0*725;  larg.  o"»i65. 
Malaisib.  2220.  Sousounou.  Sorte  de  marouvani 
(v.  n*  384)  en  usage  dans  l'île  de  Timor.  Les  cordes 
sont  en  cuivre,  au  nombre  de  22,  et  disposées  tout 
autour  delà  circonférence  du  tuyau  de  bambou.  Elles 
sont  fixées  à  l'extrémité  de  celui-ci,  reposent  sur 
un  petit  chevalet  mobile  en  bois  et  s'accrochent,  à 
l'aide  d'un  nombre  égal  de  chevilles  plantées  verti- 
calement au  haut  du  bambou,  dans  une  pièce  de  bois 
dur  insérée  dans  la  partie  supérieure  du  tuyau  et 
dont  la  forme  est,  à  peu  près,  celle  d*un  goulot; 
Ten semble  ressemble    assez  bien   à  une  bouteille 


—  79  — 
allongée.  L'instrument  repose  sur  les  bords  d'une  '»•*•  exn-irfop. 
coquille  formée  par  une  feuille  de  palmier  séchée  et 
formant  ainsi  un  réservoir  dont  la  capacité  d*air 
renforce  très  efficacement  les  sons  de  l'appareil. 
Un  ruban  est  attaché  à  la  coquille  pour  la  suspen- 
dre au  cou  de  l'instrumentiste  de  telle  façon  que  le 
tuyau  de  bambou  se  trouve  placé  horizontalement 
devant  lui,  les  chevilles  en  avant.  Les  cordes  peu- 
vent ainsi  être  pincées  des  deux  mains,  à  l'instar  de 
celles  de  la  harpe.  L'ensemble  est  d'un  aspect  très 
gracieux  et  l'instrument  lui-même  est  susceptible 
de  très  jolis  effets  sonores.  Long,  du  tuyau  de  bam- 
bou, cheviller  compris,  o"*49;  haut,  de  la  coquille 
dans  le  sens  du  tuyau  C57;  larg.  dans  le  sens 
opposé  o"63;  profondeur  o"40. 

Boas-ieotion  M.  »  Cordes  pincéesi  ATee  mADebê. 

Siam.  2221.  Ta'khay  (fr.  =  alligator).  Instru- 
ment ainsi  nommé  parce  que  souvent  il  représente 
la  forme  du  crocodile  (v.  le  megyoung  n«  758;.  Notre 
exemplaire  est  formé  d'une  caisse  sonore  ovalaire 
pointue  de  o^jo  de  largeur  niaxima,  d'une  hauteur 
moyenne  deo"i2,  d'un  manche  rectangulaire,  pro- 
longement de  la  caisse  sonore  et  de  même  hauteur, 
de  o^ois  de  largeur,  arrondi  à  l'extrémité  supérieu- 
re, du  côté  des  chevilles  La  table  recouvrant  la 
caisse  et  le  manche  est  légèrement  arrondie  dans  le 
sens  de  la  largeur,  le  dos,  qui  ferme  r«uverture  de 
la  caisse  sonore  et  du  manche,  est   une  planchette 


—  «o   — 

inst.  etf.-RDrop.  de  sapÎH  fixéc  dâns  les  éclisses  au  moyen  de  vis  et 
dans  laquelle  on  a  découpé,  en  guise  d*ouïe,  ane 
ouverture  de  o"i5o  de  longueur  sur  0*020  de  largeur 
garnie  d'une  rosette.  L'instrument  repose  sur  cinq 
pieds,  de  o"o85  de  hauteur,  l'un  sous  le  cheviller, 
les  quatre  autres  sous  la  caisse  sonore. 

L'instrumentiste  joue  assis  à  terre,  le  lakhay 
posé  devant  lui  sur  le  sol  :  de  la  main  gauche,  il 
appuie  les  cordes  sur  les  chevalets  pour  en  varier 
les  intonations,  de  la  droite  il  les  ébranle  à  l'aide 
d'une  pointe  d'ivoire. 

Les  cordes  sont  de  soie  et  au  nombre  de  trois, 
une  cheville  fonctionnant  dans  la  face  antérieure,  iei^ 
deux  autres  sur  la  face  postérieure  du  manche.  Elles 
reposent  sur  un  haut  sillet  en  corne  de  buflBe  et  vien- 
nent s'attacher  à  une  petite  traverse  de  laiton  placée 
immédiatement  derrière  le  chevalet  triangulaire, 
également  en  laiton,  fixé  à  o^igo  de  l'extrémité 
inférieure  de  la  caisse  sonore.  Les  divisions  des 
cordes  sont  obtenues  à  l'aide  de  onze  chevalets 
mobiles  en  bois,  collés  sur  la  touche  à  l'aide  de  cire 
Dans  leur  position  actuelle,  ces  chevalets  produi- 
sent approximativement  une  succession  diatonique 
de  douze  sons,  le  premier  étant  considéré  comme 
premier  degré  d'une  gamme.  Chose  curieuse,  les 
chevalets  mobiles  de  la  touche  sont  posés  oblique- 
ment, la  partie  postérieure  inclinant  vers  le  cheva- 
let fixe  de  la  table,  de  sorte  que  les  trois  cordes, 
tout  en  étant  de  longueur  égale,  ont  respectivement 


—  8i   — 

des  divisions  de  plus  en  plus  courtes  et,  par  consé-     imt.  «t-Borop. 
quent,  des  intonations  de  plus  en  plus  aiguës.  ^^  '^- 

Etats-Unis  d'Amêriqub.  2222.  Mandoline.  Don 
de  M"'  John  Crosby  Brown.  Instrument  rudimen- 
tairedes  montagnards  de  l'Etat  de  Géorgie.  La  caisse 
sonore  est  formée  d'une  gourde  piriforme  de  crois- 
sance très  curieuse  ;  le  manche,  la  touche  et  le 
cheviller  sont  en  bois  dur,  de  même  que  la  table 
d'harmonie,  dans  laquelle  on  a  découpé  une  ouver- 
ture ovale  servant  d'ouïe.  Quatre  cordes  doubles 
d'acier,  dont  les  quatrièmes  sont  filées,  sont  tendues 
par  huit  chevilles  ;  elles  reposent  sur  un  chevalet 
fixé  sur  la  table  d'harmonie  et  vont  s'attacher  à 
l'extrémité  opposée  à  un  cordier  en  cuivre  rouge. 
La  touche  porte  treize  divisions  établies  par  des 
fils  de  cuivre  incrustés  en  travers  du  manche.  Pro- 
bablement mal  copiées  de  celles  d'un  instrument 
européen,  ces  divisions  produisent  des  intonations 
n'ayant  entre  elles  aucune  relation  tonale.  Long, 
tôt.  o"640  ;  larg.  max.  o"i70 

Congo.  2223.  Mandoline  (Sorte  de)  de  grande 
dimension.  Don  de  M.  Wangermée,  vice-gouver- 
neur général  de  l'Etat  Indépendant.  Elle  est  de 
provenance  arabe  et  a  été  rapportée  des  rives  du 
Tanganika,  où  elle  est  en  usage  parmi  les  popula- 
tions arabisées.  Caisse  sonore,  manche  et  cordier 
sont  découpés  dans  une  seule  pièce  de  bois,  la 
touche  et  la  table  sont  collées  sur  les  bords  de  la 
caisse  de  résonance  creusée  dans  la  pièce.  Un  trou 

6 


n 


Inst.  txt.-BBfop. 
CL  IT. 


—  8a  — 


ovale  découpé  dans  la  table  sert  d'ouïe.  Cinq  cordes, 
qui  nous  paraissent  avoir  été  réglées  en  deux  dou- 
bles (les  deux  premières)  et  une  simple  (la  basse). 
La  forme  générale  est  celle  d'une  grande  mandoline 
ayant  le  dos  aplati.  Le  manche  est  échancré  à  sa. 
partie  supérieure,  au-delà  du  sillet,  pour  faciliter 
l'enroulement  des  cordes  sur  les  chevilles.  Long, 
tôt.  o"735  ;  long.  max.  de  la  table  o"i70. 

Id.  2224.  Mandoline  (Sorte  de).  Presque  sem- 
blable à  la  précédente.  Long.  tôt.  0*820  ;  lar^. 
max.  o»i90. 

Chine.  2225.  Yue-kin.  Don  du  Gouvernement  chi- 
nois. Sa  construction  ne  diffère  que  très  peu  de 
celle  de  la  guitare  lunaire  n®  157,  mais  celui-ci  est 
de  facture  plus  soignée;  les  chevilles  sont  enjolivées 
de  filets  en  spirales  et  les  divisions  de  la  touche  et  de 
la  table  ont  les  arêtes  incrustées  de  filets  d'ivoire. 

Id.  2226.  Yue-Kin.  Don  du  même.  Celui-ci  pro- 
vient de  Canton.  Il  est  semblable  au  précédent,  mais 
les  éclisses»  au  lieu  d'être  droites  comme  elles  le 
sont  habituellement,  sont  arrondies.  Toute  la  cais- 
se sonore,  y  compris  la  table  d*harmonie,  semble 
être  faite  de  deux  coquilles  de  bois  rassemblées  par 
leurs  bords. 

Id.  2227,  Pepa  ou  P'i-p'a  (fr.=  guitare  ballon). 
Don  du  même.  Construction  semblable  à  celle  du 
n«  1922,  mais  la  caisse  sonore  renferme  le  fil  d'acier 
que  nous  avons  signalé  déjà  dans  nombre  d'instru- 
ments et  auquel  nous  attribuons  l'office  de  diapason 


-  83  - 

(v.  la  note  du  n»  1923).  Celui-ci  donne  le  ^     ~"  .      "'  ci.i?.""*'^ 

Le  cordier  du  présent  instrument,  en  ivoire  sculpté, 
mérite  de  fixer  l'attention.  L'accord  ne  diffère  guère 
de  celui  du  n*  1922,  sauf  adjonction  sur  la  table 
d'une  division  de  plus,  permettant  la  production 
d'un  degré  de  plus  à  l'aigu;  en  outre,  les  divisions 
de  la  touche  occupent  toute  la  largeur  de  Tespace 
sous  les  quatre  cordes;  enfin,  la  division  qui  indique 
la  moitié  de  la  longueur,  et  qui  produit  conséquem- 
ment  Foctave  de  la  corde  vibrant  en  son  entier,  est 
plus  large,  ceci  sans  aucun  doute  afin  de  servir  de 
point  de  repère  et  pour  faciliter  le  jeu  de  Tinstru- 
ment.  Long.  tôt.  o'"95;  larg.  max.  o'°24 

M.  Van  Aalst,  dans  son  très  remarquable  ouyrage  Chinef^e 
music,  dit  que  la  pejya  est  d'origine  assez  ancienne;  ses  quatre 
cordes  de  soie  représenteraient  les  quatre  saisons,  —  l'une  de 
oes  allégories  familiàres  aux  Chinois.  Associée  à  la  flûte,  la  pepa 
se  fait  entendre  souvent  dans  les  réunions  joyeuses. 

Section  d.  —  Cordes  pinzhs  (ébr  inlècs  )  pur  lèvent, 

HoTTBNTOTiB.  2228.  Goura.  Don  de  M .  Henry 
Balfour.Pac-simile  d'un  instrument  des  Boschimen. 
Il  a  été  décrit  dans  la  très  intéressante  brochure  du 
donateur  :  The  Goura,  a  stringed-wind  musical  ins- 
trument of  the  Bushmen  and  Hottentots  (publications 
de  rinstitut  anthropologique  de  Grande-Bretagne  et 
d'Irlande»  1902).  C'est  une  simple  baguette  tendue 
en  forme  d*arc  au  moyen  d'une  corde.  A  Tune  des 
extrémités  de  celle-ci,  contre  le  nœud  d'attache,  se 


Cl.  IV. 


-  84  - 

intt  ext.-Eorop.  trouve  interposée  une  sorte  de  languette  rectangu- 
laire de  0*045  environ  de  longueur  sur  o^oio  de 
largeur,  faite  d'un  fragment  de  plume  fendu  sor 
toute  sa  longueur,  déroulé  et  aplati.  En  appro- 
chant cette  languette  des  lèvres  et  en  la  faisant 
vibrer  sous  la  pression  du  souffie.  on  produit  un  son 
qui  n*est  pas  sans  ressemblance  avec  celui  de  la 
feuille  de  papier  que  les  enfants  font  vibrer  de  la 
même  manière  en  la  serrant  entre  les  deux  pouces, 
ou  encore  avec  celui  d'une  mauvaise  clarinette. 

£n  sou£9ant  plus  fort,  la  languette,  aidée  par  la 
vibration  de  la  corde,  dont  elle  n'est  que  la  prolon- 
gation  vibre  avec  une  vitesse  double  et   produit  le 
son  2  ;  en   soufflant   plus  fort    encore  on   produit 
le  son  3,  et  ainsi  de  suite.  Le  jeu  de  la  goura  (que 
les  Hottentots  appellent  aussi  gom-gom)  offre  d'assez     1 
grandes  difficultés.  Ce  n'est   qu'après  de  nombreux     ' 
essais  que  Ton  parvient  à  produire  quelques  sons     | 
sur  ce  très  curieux  instrument,  tandis  que  dans  les     l 
pays  d'origine  on  en  tire  des  effets  surprenants  (v.  la     ' 
note  du  n**  2191). 

Branche  C.  —  Cordes  frappées. 

Section  a.  —  Cordes  frappêis  par  des  mailUts, 

Chine.  2229.  Yang-kin,  Don  du  Gouvernement 
chinois  Alors  que  la  forme  habituelle  de  Tinstni- 
ment  est  celle  du  trapèze  (v.  n"  165),  le  spécimen 
qui  nous  occupe  est  formé  d'une  caisse  plate  rectan- 


-  85- 
gulaire  et  il  est  monté  de  sei^e  cordes  quadruples  de     loit.  «st-Earop. 

CI   IV 

laiton  8*appuyant  sur  deux  chevalets  posés  oblique- 
ment sur  la  table  d'harmonie,  celle-ci  décorée  du 
dragon  héraldique  chinois,  en  or  sur  fond  noir.  Les 
deux  parties  triangulaires  qui  transforment  la  figure 
trapézoïdale  en  rectangle  sont  utilisées  pour  servir 
de  bottes  et  fermées  par  des  couvercles  décorés  de 
la  même  façon  que  la  table.  Long,  de  la  caisse  o"*78; 
larg.  o»27.  (A.  G.  Moulb.  A  lisi  of  the  musical  and 
oiher  Souni-propucing  Instruments  of  the  Chinese). 


APPAREILS  DIVERS. 

2230.  Trentc'huii  tuyaux  à  bouche  ayant  servi  à 
des  expériences  sur  la  vibration  des  colonnes  d*air. 

A.  —  Tuyaux  cylindriques. 

N*  I.  Tuyau  ouvert,  de  0*3  7  6  de  longueur  sur 
o°'oi4  de  diamètre  donnant,  insufflé  transversale- 
ment, le  la  de  870  vibrations  simples. 

La  longueard'un  tayau  destinô  k  produire  un  certain  son  par 
l'insufflation  transversale  contre  le  bord  de  l'orifice  môme  du 
tuyau  (insufflation  de  la  flûte  de  Pan),  est  égale  &  la  longueur 
de  Tonde  simple  de  ce  son  diminuée  de  la  largeur  du  diamètre 
da  tuyau.  La  longueur  de  l'onde  simple  s'obtient  en  divisant 
la  vitesse  moyenne  du  son,  840  mètres  par  seconde,  par  It 
nombre  de  vibrations  simples  du  son  à  produire.  Soit  donc  & 
donner   par  un  tuyau  cylindrique    de  14  mill.  de  diamètre 

an  ia  de  870  vibrations  : 

840 
La  longueur  d'onde  simple  de  ce  son  est  de  —  se  0"890. 

Diminuant  de  14  mill.  la  longueur  d*onde  nous  ayons 
0»390  —  0«014  =  QwSîe.  Le  tuyau  N»  1  de  a-376  de  longueur  et 
de  0'bO14  de  diamètre  insufflé  eomme  nous  venons  de  le  dire, 
donne  en  effet  très  exactement  le  la  de  870  vibrations  simples. 

Cette  loi  n'est  exacte  que  pour  des  tuyaux  cylindriques 
dont  la  longueur  mesure  au  moins  huit  fois  la  largeur  du 
diamètre.  Lorsque  le  rapport  est  moindre»  il  se  produit  un 
écart  qui  nous  avait  amené,  lors  de  nos  précédentes  expériences, 
à  évaluer  llafluence  du  diamètre  aux  3/4  de  sa  largeur.  (Voir 
les  Etudes  expérimentales,  Cal.  du  Musée  du  Conservatoire, 
t.  m  p.  461). 

L'écart  entre  la  longueur  théorique,  celle  de  Tonde  simple, 
et  la  longueur  réelle  d'une  colonne  d'air  s'explique  par  ce 
fait  que  l'insufflation  transversale  n'ébranle  pas  entièrement 
la  tranche  d'air,  d*où  ralentissement  dans  la  vitesse  du  mouve- 
ment vibratoire  et,  comme  conséquence  directe,  abaietement 


—  88  — 

du  son.  L'écart  Mi  d'aatant  pi  as  soQtible  que  le  diamètn 
du  tuyau  eet  plus  grand  comparé  à  sa  longueur.  C'est  ce  qui 
noua  fait  dire  qu'il  faut  pour  yérifier  la  loi  de  l'influence  du 
dlamôtre»  que  la  longueur  du  tuyau  soit  au  moins  huit  fois 
celle  du  diamôtre.  En  pratique  cependant,  la  loi  peut  être 
admise  telle  que  nous  l'avons  exposée,  parce  que  la  mise  en 
vibration  d'une  colonne  d'air  par  l'insufQation  à  l'un  de  ses 
orifices  ouverts»  ne  s'utiliBC  pas  sur  des  tuyaux  dont  les 
dimensions  s'écartent  de  ces  proportions. 

En  1860»  A.  Cavaillé-OoU,  célèbre  facteur  d'orgue  à  Paris, 
avait  présenté  à  TAcadémie^es  Sciences^  une  loi  permettant  d- 
déterminer  par  le  calcul  la  longueur  réelle  des  tuyaux  rectan- 
gulaires. Elle  se  résumait  ainsi  :  La  longueur  de  ces  tuyau 
est  égale  à  celle  de  l'onde  du  son  à  produire  moins  deux  fois 
la  profondeur  du  tuyau.  La  profondeur  est  la  dimension 
parpendiculaire  &  la  largeur  du  tuyau  sur  laquelle  s'étsblît 
la  bouche. 

Pour  les  tuyaux  cylindriques»  CaTaillé-Goll  déterminait 
la  longueur  réelle  du  tuyau  en  diminuant  celle  de  Tonds 

5 

des  -  du  diamètre. 
3 

Il  est  ft  remarquer  que  dans  la  facture  d'orgue  la  eonforma* 
tion  de  la  bouche  des  tuyaux  rectangulaires  et  cyllndriqaes  «tt 
telle  que  l'un  des  orifices  de  ces  tuyaux  est  partiellement 
bouché.  Il  en  résuite  que  l'abaissement  du  son  et.  par  suite, 
réoart  entre  la  longueur  théorique  et  la  longueur  réelle  est 
bien  plus  grand  que  celui  qui  résulte  de  l'insuiftation  tran87e^ 
sale  du  tuyau  par  l'un  de  tses  orifices  entièrement  ouvert. 

Pour  produire  l'octave  grave  d'un  son  donné  par  une  corde 
on  en  double  la  longueur  ou  le  diamètre.  Mais  il  snfflt  de 
jeter  les  yeux  sur  un  piano  pour  se  convaincre  que  diàns 
la  construction  de  ces  instruments  on  oombine  pour  des 
nécessités  de  dimensions  et  de  timbre,  la  loi  dee  longueurs 
et  celle  des  diamètres. 

La  théorie  nous  enseigne  bien  aussi  que  pour  obtenir  l'oetaTe 
grave  d'un  tuyau  il  faut  en  doubler  la  longueur.  Mais  c'est  une 


-89- 
errenr  :  si  l'on  doublait  la  longueur  du  tuyau  N«  1  de  0n376  de 


longueur    donnant    le   /k    -J —   nons  n'obtiendrions  qu'un 


beaucoup  trop  haut.  En  effet  notre  tuyau  n'aurait 


que  0<»876  X  3  =s  0.75*3  de  longueur  alors  que  conformément  & 
la  loi  ci-dessus  énoncée,  il  nous  faut  pour  ce  la  qui  a  une  lon- 
gueur d'onde  de  0*780,  diminuer  cette  longueur  de  la  largeur 
du  diamètre,  soit  0"'780  —  0«014  =  0-766. 

De  même  qu'une  corde  doublée  de  longueur  ou  de  diamètre 
n'a  pas  le  môme  timbre  que  son  octave  aiguë  donnée  par  la 
corde  ramenée  aux  dimensions  premières,  et  ce  &  cause  d'une 
résonance  harmonique  différente,  deux  tuyaux  de  diamètre 
semblable  dont  les  longueurs  seraient  comme  1 :  2  n'auraient 
pas  le  mémo  timbre. 

il  faut  pour  obtenir  une  homogénéité  de  timbre  entre  les 
deux  tuyaux  &  l'octave  non  seulement  doubler  la  longueur  du 
plus  court  mais  aussi  en  doubler  la  section,  s'il  s'agit  bien 
entendu  de  tuyaux  cylindriques. 

Remarquer  que  nous  disons  doubler  la  section  du  tuyau  et 
non  pas  doubler  le  diamètre,  car  doubler  le  diamètre,  c'est 
quadrupler  la  section  I 

Ainsi,  étant  donné  le  tuyau  de  0"876  de  longueur  sur  un 

diamètre  de  0*014  donnant  le  la  de  870  vibr.  simples^  il  faut, 

pour  produire  un  la  de  435  vibr.  simples  avec  le  même  timbre) 

doubler  la  longueur  du  tuyau,  soit  0»376  X^  =  0"  752  et  doubler 

8 
aussi  sa  section  soit,  14X1-4139=»  19  -T  mill.  On    verra   plus 

loin  que  la  section  d'un  tuyau  cylindrique  se  double  en  multi- 
pliant le  diamètre  initial  par  1.4139.  Le  tuyau  réunissant  cette 
double  condition  donnera,  en  effet,  assez  exactement  le  la  de  485 
vibr.  simples  et  les  deux  tuyaux  auront  le  même  timbre. 

CSomme  nous  rayons  dit  précédemment  (voir  les  no'859,  860, 
861t  T.  II  du  Catalogue  du  Musée),  il  est  assez  étonnant  que 


-  90  — 

ce  soit  danà  un  document  chinois  remontant  à  Tan  1696  que 
nous  trouvons  les  premiôres  indications  —  noua  le  pensoai 
du  moins  —  sur  cet  intéressant  sujet.  Il  s'agit  d'un  rapportdn 
prince  Tsai-Yu  (1)  établissant  pour  son  souverain  la  dioieo- 
sion  exacte  des  lu  ou  diapasons  ofliciels  de  l'empire.  Déjà  en 
Chine,  &  cette  époque,  l'octave  était  divisée  en  douze  demi- 
tons  tempérés.  Le  prince  n'expose  pas  de  théorie,  il  se 
contente  de  fixer  les  dimensions  des  tuyaux,  mais  une  étude 
approfondie  du  sujet,  qui  nous  avait  intéressé  au  plus  haat 
point,  nous  a  démontré  que  dans  la  détermination  du  diapa- 
son des  lu»  IsL  longueur  du  tuyau  initial  avait  été  dlTiséc 
pour  produire  le  demi-ton  supérieur  par  la  raison  géométrique 

12 
1/— g— =^  1.0594631,  et  qu'en  môme  temps  le  diamètre  du  tuyau 

24 
a^ait  élé  divisé  par  la  raison  géométrique-/— t—=  1.0398857. 

Nous  avons  expérimenté  cette  loi  à  différentes  reprises;  sans 
nous  donner  des  résultats  d*une  exactitude  absolue,  ils  sont 
tels  cependant  qu'ils  soiUsentdans  la  pratique,  ^ous  le  démon- 
trerons par  un  exemple  :  Soit  à  déterminer  la  longueur  d'no 

tuyau  donnant  le  ^•— ^-^  de  8480  vibrations  simples.  La 


"1 


340 
longueur  d'onde  est  deTj-rT=sO»0976. 

Si  nous  donnons  à  ce  tuyau  un  diamètre  de  10  millimôtred, 
sa  longueur  réelle  pour  le  la  en  question  est,  d'après  nos  ex- 
périences personnelles,  de  0»0975  —  0»010  =  ©""OSTd. 

D'après  la  théorie  chinoise,  pour  produire  l'octave  grave  de 

ce  tuyau, il  faut  en  doubler  la  longueur  et  en  doubler  laspclion. 

Donc  : 

longueur  O^OSIô  X  ^  =  0«nl75 

diamètre  0>»010  X  1.418  =  0««>0,014. 

D'après  nos  expériences,  la   longueur  de  l'onde  simple  du 

(1)  Amiot,  Mémoire  sur  la  musique  des  chinois. 


È 


-  ô^  - 

de  1740  Tibrationa  simples  est  de  0»195,  et  adoptant 


le  diamètre  de  14  mill.,  noas  avons  comme  longuear  exacte 
du  tuyaa  donnant  le  la 

0»195  —  0M)14  =  O'-lSl 
Le  tuyau^  d'après  le  calcul  chinois»  est  donc  trop  court 
de  6  millimètres. 

D'après  Tsai-Yu,  pour  produire  le  la  de  870  vibrations 
simples,  il  faut  quadrupler  la  longueur  du  tuyau  initial  et 
doubler  sou  diamètre  : 

longueur  0'b0875  X  4=  O^SSO 
diamètre  0«010  X  3  =»  0-020 
D'après  nos  expériences,  la  longuear  d'onde  de  ce  la  est  de 

-gzr-^^O^dQO  et,  admettant  le  diamètre  de  20  mill.»  nous  ayons 

pour  longueur  exacte  du  tuyau  donnant  ce  la  : 

0»390- 0»0a0r=0»370 
Il  manque  donc  20  mill.  au  tuyau  mesuré  d'après  le  système 
chinois  pour  donner  le  la  en  question.  Gomme  nous  l'avons  dit, 
T.  ni,  p.  467,  les  dimensions  fixées  aux  lu  par  le  prince 
Tsai-Yu  peuvent  satisfaire  dans  la  pratique,  maïs  nous  venons 
de  le  démontrer,  elles  ne  sont  qu'approximatives. 

Pour  faciliter  les  calculs,  nous  avons  dressé  les  tableaux 
suivants  ;  ils  rendront,  pensons-nous,  service  aux  facteurs 
qu'un  peu  de  théorie  n'effraie  pas. 


LOI  DBS  LONGUBURS  : 


I 


Ton  initial 

1.00000 

Seconde  mineure 

1.05946 

Seconde  majeure 

1.12245 

Tierce  mineure 

1.18919 

Tierce  majeure 

1.25939 

Quarte  juste 

1.33180 

Quarte  majeure 

1.41416 

Quinte  juste 

1.49824 

Sixte  mineure 

1.58782 

Sixte  majeure 

1.68170 

Septième  mineure 

1.78169 

Septième  majeure 

1.88762 

Octave  grave  du 

ton  initial 

2.00000 

--  94  — 

LOI  DES  DIAMÈTRES. 

Ton  initial  1.00000 

Seconde  mineure  1. 


Seconde  majeure  1.05948 

Tierce  mineure  1 .09045 

Tierce  majeure  1 .19230 

Quarte  juste  1.15585 

Quarte  majeure  i  .18909 

Quinte  juste  1.83391 

Sixte  mineure  1.35976 

Sixte  majeure  1.39064 

Septième  mineure  1.83461 

Septième  majeure  1.87371 
Octave  grave  du 

ton  initial  1.41395 

Neuvième  mineure  1.45535 

Neuvième  majeure  1 ,49798 

Dixième  mineure  1.54185 

Dixième  majeure  1.58700 

Onzième  juste  1.63848 

Onzième  majeure  1.68131 

Douzième  juste  1.78055 

Treizième  mineure  1.78128 

Treizième  majeure  1.88840 

Quatorzième  min.  1.88709 

Quatorzième  maj.  1.94286 
Double  octave  grave 

du  ton  initiai  2.00^ 
L'application  de  ces  tableaux  est  facile  :  Étant  donné  un 

tuyau  cylindrique  d'une  longueur  X  et  d'un  diamètre  T,  on 

multiplie  X  par  1.49834  et  Y  par  1.22391  pour  obtenir  la  loa- 

gueur  d'un  tuyau  donnant  sa  quinte  grave; 

X  par  2  et  Y  par  1  41393  pour  un  tuyau  donnant  l'octaye 

grave; 

X  par  2,  puis  par  1.49824  et  Y  par  1.78065,  pour  un  tuya» 

donnant  la  douzième  grave; 


^  ^i  ^ 

X  par  2,  puis  encore  par  2»  et  Y  par  2  pour  obtenir  un 
tuyatt  donnant  la  double  octaye  du  son  initial. 

Yeut-on  construire  des  tuyaux  donnant  les  mêmes  intona* 
tions  à  l'aigu^  on  remplace  la  multiplication  par  la  division. 
Ainsi,  pour  obtenir  la  quinte  aigu é»  on  divise  X  par  1.49824  et 
T  par  1.22891,  etc. 

La  connaissance  de  ces  lois  est  d'une  très  grande  utilité  pour 
le  facteur  d'instruments  à  vent,  car,  s'il  est  permis  d'utiliser 
des  tuyaux  de  proportions  semblables  pour  des  changements  de 
diapason,  il  ne  Test  plus  dôs  qu'il  s'agit  de  construire  des 
instrnments  dans  des  tonalités  différentes.  Si  l'on  veut  conser* 
ver  cette  qualité  principale,  l'homogénéité  des  timbres,  il 
faut  que  la  longueur  et  le  diamètre  des  tuyaux  se  combinent 
proportionnellement^  d'après  les  lois  que  nous  venons  d'exposer. 

N»  2.  Tuyau  fermé,  de  o»i88  de  longueur  sur 
0*014  ^^  diamètre  donnant,  insufflé  transversale- 
ment^ le  la  de  870  vibrations  simples. 

Lorsque  le  tuyau  cylindrique  insufflé  transversalement  est 

fermé  (flûte  de  Pan),  la  demi-onde   condensée,  n'étant  pas 

arrêtée  au  milieu  du  tuyau  par  la  pression  atmosphérique 

qui  s'exerce  par  l'ouverture  de  Toriflce  opposé   à  la  bouche, 

parcourt  toute  la  longueur  du  tuyau  et  elle  se  réfléchit  sur  le 

fond  pour,  en  revenant  sur  elle  même,  former   la   demi-onde 

dilatée.  11  résulte  de  ce  double  parcours  que  le  son  produit  est 

à  l'octave  grave  de-  celui  que  donne  un  tuyau  ouvert  de  môme 

longueur    Un  nœud  de  vibration  se  forme  alors  au  fond  du 

tuyau;  c'est  le  point  où  les  condensations  et  les   dilatations 

atteignent  leur  maximum. 

Par  suite  la  loi  énoncée  au  N»  1  se  modifie  :  la  longueur  d'un. 

tuyau  fermé  est  égale  &  celle  de  la  demi-onde  simple  du  son  à 

produire  diminuée  de  la  moi  lié  du  diamètre.  Ainsi,  pour  le  la 

de  870  vibrations  simples,  la  longueur  du  tuyau  cylindrique  est 

^     ,      0«890      ,  ,„,     (H)14     ^  _^ 
égale  à——-  =0«195—  — —  =0"188. 


-  94  — 

Par  la  comparaison  outre  le  tuyau  N<>  1  et  le  tuyau  N«d»ildii 
facile  de  constater  combien  le  tuyau  fermé  parle  plus  facilement 
que  le  tuyau  ouvert  ;  ce  fait  s'explique  par  la  plus  grande 
facilité  avec  laquelle  Tonde  se  réfléchit  sur  le  fond  du  tuyau 
que  sur  la  couche  d'air  formant  nœud,  du  tuyau  ouvert. 

N*  3.  Tuyau  ouvert,  à  bouche  latérale,  donnant  le 
la  de  870  vibr.  simples.  Les  dimensions  sont  les 
suivantes  :  long,  depuis  le  centre  de  la  bouche 
jusqu'à  l'extrémité  opposée,  0*376;  diam.  0*014; 
diam.  de  la  bouche  o"oi 4. 

Lorsque  l'iosuiBation  transversale  est  remplacée  par  Plnflttf* 
flation  latérale  comme  à  la  flûte  traversiôre,  la  longueur  du 
tuyau  reste  la  môme^  à  la  condition  que  la  bouche  soit  eiren* 
laire,  qu'elle  ait  exactement  le  même  diamètre  que  le  tuyau 
lui-môme  et  que  la  longueur  soit  mesurée  du  centre  de  laboneha 
à  l'extrémité  opposée  du  tuyau. 

Il  est  ù.  remarquer  qu'en  obturant  l'extrémité  du  tuyau  du 
côté  gauche  de  la  bouche  et  contre  le  bord  de  la  oirconférenee 
de  celle-ci,  l'émission  du  son  devient  plus  facile.  Mais  qnc  le 
tuyau  soit  obturé  ou  ouvert  à  cet  endroit,  le  son  fondamental 
ne  varie  pas  et  les  harmoniques  conservent  exactement  leur 
rapport  vibratoire. 

La  longueur  réelle  da  tuyau  pour  le  la  de  870  vibr.  slmplei 
est  donc  encore  égale  à  celle  de  l'onde  simple  0"d80,  diminuée 
de  la  largeur  du  diamètre  du  tuyau  0"0U. 
Quiago  —  0««014  =  0«876 

Celte  longueur  est  prise  du  centre  de  la  bouche  à  rextrémilé 
opposée  du  tuyau. 

N»  4*  Deux  tuyaux  ouverts,  à  bouche  latéralCi 
donnant  tous  deux  le  la  de  870  vibr.  simples,  avec 
les  dimensions  respectives  suivantes: 

Tuyau  A.  —  Long,  depuis  le  centre  de  la  bouche 


~  $5  - 

jusqu'à  l'extrémité  opposée,  o"3 69;  diam.  o»oi4{ 
diam.  de  la  bouche  o'^oo?. 

Tuyau  B.  —  Long,  depuis  le  centre  de  la  bouche 
jusqu'à  Textrémité  opposée,  o"372;  diam.  0-014; 
diam.  de  la  bouche  o"oio. 

Lorsque  la  bouche  latérale  a  un  diamètre  moindre  que  celui 
du  tuyau,  elle  doit  se  rapprocher  d^auiant  plus  de  l'extrémité 
opposée,— ce  qui  équivaut  à  un  raccourcissement  de  la  colonne 
d'air  \ibrante,  —  que  la  différence  entre  les  deux  diamètres  est 
plus  grande.  De  nombreuses  expériences  nous  ont  démontré 
que  ce  rapprochement  est  égal  en  longueur  à  la  différence  entre 
le  diamètre  de  la  bouche  et  celui  du  tuyau.  Ainsi  pour  le  tuyau 
A  de  0">014  de  diamètre  et  donnant  le  la  de  870  yibr.  simples  avec 
une  bouche  de  0^001  de  diamètre,  la  longueur  n'est  plus  que  de 
0Bd69  parceque  la  longueur*  d'onde»  de  0'°d90,  diminuée  de  la 
largeur  du  diamètre  0°'014,  diminuée  en  outre  de  la  différeDce 
entre  le  diamètre  du  tuyau  et  celui  de  la  bouche  donne  : 

0«°390  —  0»0W  -   0»007  =  0»b69 

Pour  le  tuyau  B>  dont  les  proportions  sont  semblables  à  celles 
du  tuyau  A  mais  avec  une  bouche  de  0°K)10  de  diamètre^  la  for- 
mule devient 

0«890  —  0»014  —  0'«004  =  0-873 

Les  deux  longueurs  A  et  B  donnent  très  exactement  le  la  de 
870  yibr.  simples. 

Nous  ayons  dit  au  sujet  de  Texpérience  N*'8  que  l'obturation 
du  tuyau  ft  la  gauche  de  la  bouche  facilite  la  production  du 
son.  Ce  fait  s'explique  ;  il  est  certain  que  la  réflexion  de  l'onde 
se  fait  mieux  contre  une  paroi  fixe  et  rigide  que  contre  une 
tranche  d'air  &  la  pression  atmosphérique.  La  nécessité 
d'obturer  le  tuyau  de  la  flûte  traversière  est  ainsi  démontrée 
et  nous  savons  expérimentalement  (N°3)  que  lorsque  la  bouche  a 
un  diamètre  égal  à  celui  du  tuyau,  la  place  de  l'obturateur  se 
trouve  être  tout  contre  le  bord  de  la  circonférence  de  la  bouche 


-96- 

soit  donc  à  nue  distance  da  centre  de  la  bouche  égaie  à  la 
moitié  du  diamètre  du  tuyau. 

Il  résulte  de  nos  multiples  essais  que  lorsque  la  bouche  est 
d*nn  diamètre  moindre  que  celui  du  tuyau,  la  place  de  robln- 
rateur  doit  être  maintenue  &  ce  môme  écartemenC,  égsl  i  h 
moitié  du  diamètre  du  tuyau  mesuré  du  milieu  de  la  boucha  i 
l'obturateur. 

Si  Ton  reculo  l'obturateur  ft  gauche  dans  une  certaine 
mesure,  IMntonation  du  son  fondamental  ne  varie  pas^  mais  les 
harmoniques  s'en  approchent,  baissent  conséquemment  dans 
Irur  rapport  ayec  le  son  fondamental.  Si  l'on  avance  l'oMara- 
teur  vers  la  bouche,  le  son  fondamental  conserve  encore  ion 
intonation,  n\ais  les  harmoniques  s^éloignent,  <leviennent  trop 
aigus.  La  place  de  Tobturateur  est  donc  d'une  importasee 
extrême  pour  maintenir  rexactilude  du  rapport  vibratoire 
entre  le  ton  fondamental  et  ses  harmoniques,  mais  c'est  une 
erreur  de  croire  que  l'on  peut  par  son  aide  varier  le  diapason 
du  tuyau. 

Pour  parvenir  à  baisser  le  diapason  &  l'aide  de  ce  procédé 
(l*élévation  n'est  pas  possible),  il  faudrait  reeuler  l'obtnratfur 
vers  la  gauche  d'une  certaine  quantité,  et  nous  avons  co&staté 
que  celle-ci  serait  plus  grande  lorsque  la  bouche  a  un  diamètre 
égal  à  celui  du  tuyau  que  lorsque  la  bouche  a  un  diamètre 
moindre.  Nous  examinerons  ce  phénomène  plus  loin  (expéiien- 
cesNw  17  et  18). 

N«  5-  Tuyau  semblable  au  tuyau  N*  4  A. 

L'obturateur,  au  lieu  d'être  placé  à  <H)07  (moitié  en 
diamètre  du  tuyau),  à  gauche  du  centre  de  la  bouche,  est 
reculé  jusqu'à  OnOll.  Nous  constatons,   conformément  au 

explications  finales  de  l'oxpérionce  précédente,  que  le  £zv= 
a  conservé  très  exactement    son   intonation,    mais   que  I«8 


harmoniques 


m 


sont  devenus  sensiblement  trop  bas 


—  97  — 

N""  6.  Tuyau  ouvert,  à  bouche  latérale,  donnant  le 

la  de  1740  vibr.  simples.  Dimensions  :  long,  depuis 

le  centre  de  la  bouche  jusqu'à  Textrémité  opposée 

G"  174;  diam.  du  tuyau  o"»oi4;  diam.  de  Tembou- 

chure  o"*oo7. 

Ce  tuyau  dômoatre  que  les  résultats  conslatéa  au  tuyau 
X»  4  A  sont  semblables  pour  des  sons  de  hauteurs  différentes. 
Ainsi»  pour  produire  le  son  la  de  1740  vib.  simples  par  un 
tuyau  de  OnQU  de  diamètre  avec  une  bouohe  de  0°K)07  de 
diamètre,  nous  ayons  : 

Longueur  d'onde  .— -.  =0™19o 
1740 

Cette  longueur  d'onde  diminuée  de  0"*014  pour  compenser 
TinQuence  du  diamètre,  diminuée  en  plus  de  O'X'OO?  pou» 
compenser  celle  d'une  bouche  n'ayant  que  0*007  de  diamètre, 
donne  pour  la  longueur  du  tuyau  : 

0«195  -  0»014  -  0-007  =  0«174. 

L'obturateur  placé  dt  gauche,  à  O^OOT  du  centre  de  la  bouohe 
latérale  (moitié  du  diamètre  du  tuyau),  assure  le  rapport 
exact  des  harmoniques. 

Il  est  extrêmement  important,  dans  les  expériences  à 
l'aide  de  bouches  latérales,  de  ne  pas  recouvrir  celles-ci  ayec 
les  lèvres,  le  moindre  rétrécissement  qni  résulte  de  cette  cou- 
verture produit  naturellement  un  abaissement  de  l'intonation 

II  est  bon  de  remarquer  aussi  que  dans  tous  les  tuyaux 
précédents  l'intonation  reste  la  môme,  que  la  colonne  d'air 
soit  ébranlée  par  la  bouche  latérale  du  tuyau  ou  qu'elle  le 
soit  par  l'orlâce  opposé  &  la  bouche. 

N* 7. Tuyau  ouvert, à  bouche  latérale  et  à  six  trous 
latéraux,  avec  les  dimensions  suivantes  :  longueur 
depuis  le  centre  de  la  bouche  jusqu'à  l'extrémité 
opposée,  o"»369;  diamètre  du  tuyau,  o™oi4;  diam. 


^9«- 

de   la  bouche   0^07  ;   diam.   des  trous  latéraux^ 

0*014;  long,  respectives  du  centre  de  l'embouchare 

à  celui  de  chacun  des  trous  latéraux,  o"*347t  0*327, 

o^i^Tf  o^aSg,  0*27  I,  o"255. 

Lorsque  le  tuyau  est  destiné  à  produire  diffèreutes  intona- 
tions à  l'aide  d'ouyertures  latérales  circulaires»  l'emplacement 
de  oellea«ci  se  calcule  diaprés  la  loi  énoncée  à  l'expérience  N*l, 
pour  autant  que  la  bouche  et  les  ouTeriures  latérales  aient  on 
diamètre  égal  à  celui  da  tuyau.  Le  centre  de  l'ouyertare 
latérale  occupant  exactement  la  limite  de  l'onde,  fait  que  U 
tuyau  se  raccourcit  absolument  comme  s'il  était  coupé  en  cet 
endroit.  Pour  s'en  convaincre,  il  suffît  de  poser  le  doigt  sur 
un  trou  latéral  au-deU  de  celui  qui  produit  rintonation;  on 
constatera  que  oelle-ei  ne  yarie  pas  malgré  cette  couyerture. 
#  Nous  youlons  donc  donner  par  le  tuyau  N*  7  les  intonations 
suivantes  : 

si  1^  de  931.6  yib.  simples 

8i    de   976,5  — 

ut    de  1084.5  - 

tf/jfdel096    ^         — 

ré    de  1161    '         — 

r^#delS30  — 

dont  les  longueurs  d'onde  simple  sont  de  : 
.    840 

810 

340- 

840 

840 
ré    ïÏM-=0-«» 

340 
r-r»  1^=0-876 


—  99  — 

Ayee  une  bouoho  de  OnQU»  diamètre  dn  tnyau,  il  safflt  de 
ainiinaer  oeg  longueurs  d'onde  de  O-Ol-l  compensant  l'influence 
dadlamôtre  du  tuyau,  pour  déterminer  le  long  de  celui-ci  le 
centre  de  chacune  des  ouvertures  latérales  donnant  Tintona- 
tion  voulue  (Expériences  N»»  1  et  8). 

Mais  avec  la  bouche  de  0.007  qui  nous  avons  adoptée  pour 
notre  expérience,  il  faudra  diminuer  en  plus  la  distance 
entre  le  centre  de  la  bouche  et  celui  de  chaque  ouverture  laté- 
rale de  0«307  (Ex  périeice  N»  4  A)  pour  compenser  l'abaisse- 
ment produit  parle  rétrécissement  de  la  bouche,  ou  en  d'autres 
termes  par  cette  fermeture  partielle  du  tuyau. 

Nous  avoua  donc  : 


pour  la    0"890 

1 

0«d69 

8i  t^  0-868 

1 

0«847 

8i    O-SiS 

1 

0-327 

ui    0»828 

-O^OU-O-OOÎ^/ 

0-807 

u/JfO»310 

j 

0-380 

ré   O-aw 

1 

0-Ô71 

rrfj{0»a76 

! 

0-255 

Le  tuyau  N»  7,  construit  sur  ces  données,  donne  très 
exactement  les  intonations  voulues. 

En  couvrant  les  ouvertures  latérales  d'un  diamètre  aussi 
{rand  que  celui  de  0-014  par  les  doigts,  la  partie  charnue  ft 
'extrémité  de  ceux-ci  forme  une  sorte  de  tampon  qui  pénétre 
i  l'intérieur  du  tuyau,  provoque  le  ralentissement  vibratoire 
le  la  colonne  d*air  et,  par  conséquent^  abaisse  Tintonation. 
]et  inconvénient  se  produit  aussi  bien  sur  chacun  des  sons 
bndamentanx  que  sur  leurs  harmoniques  et  dans  une  même 
aesure.  C'est  pour  éviter  cet  inconvénient  que  nous  nous 
ommes  servis  de  douilles  tournantes  permettant  de  fermer 
u  d'ouvrir  à  volonté,  les  ouvertures  latérales  sans  perturber 
a  régularité  de  la  colonne  d*air. 

N*^  8  Tuyau  semblable  au  précédent^  mais  avec  des 
TOUS  latéraux  de  0-007  seulement*  La  distance  du 


lOÔ   — 

centre  des  trous  latéraux  à  celui  de  la'  bouche,  est 
respectivement  de  o"a48,  o"'a64,  o*a8a,  0*300, 
o"320,  o"*340. 

Nous  avons  dont  à  constraire  an  tayan  donnant  les  mêmes 
intonations  quA  celles  de  Texpèrienoe  N*  7  mais  avec  des  trou 
latéraux  de  (t"H)07  seulement.  Nous  atteignons  le  but  •& 
raisonnant  de  la  môme  façon,  mais  en  tenant  compta  de 
l'inUuence  abaissante  qu*exerce  sur  Tinlonation  le  rétrécis- 
sement do  l'ouverture  latérale.  Nous  avons  vu  (expérieoM 
N«4  A)  qu'une  bouche  latérale  de  0^007  appliquée  à  un  tayaa 
de  Qi^U  de  diamètre  équivaut  à  l'abaissement  que  prodairâil 
un  allongement  de  On007. 

Le  môme  effet  se  produit  par  le  rétrécissement  des  oufer- 
tures  latérales  et  nous  avons  donc  &  déduire  encore  OHXHde 
chacune  des  longueurs  précédemment,  données  pour  las  oaTO^ 
tnres  latérales  de  0-014  : 

8i     0-897       I  (        0-3M 

«*     ^^       [        -0-007  «  ^^^ 

u<  8  0-289       /  j       0-288 

ré     (Mni       \  f       0-284 

r^Jt  0-255       ;  [       0-248 

Le  tuyau  construit  sur  ces  données  donne  très  exaetemwi 
les  intonations  voulues. 

Il  est  utile  de  remarquer  ici  que  le  diamètre  des  ourertnrea 
latérales  étant  moindre  que  celui  du  tuyaa»ce  dernier  n'agit ^«a 
comme  si  la  colonne  d'air  était  coupée  à  chacun  des  centras  de 
ces  ouvertures,  la  vibration  de  la  colonne  d'air  se  poamit 
au-delà  du  trou  latéral  en  fonction  et  la  couverture  do  (roa 
suivant  peut  amener  un  abaissement  asses  sensible  da  ris- 
tonation  produite,  voire  parfois  tout  un  demi-ton.  Dts9 
certains  instruments  de  muisique  ce  phénomène  est  utUlsé  at  li 
procédé  est  connu  sous  le  nom  de  doigté  fourchu  :  on  past 
ainsi  sur  quelques  instruments  baisser  d'un  demi-ton  rintott- 


—    lOI    — 

tion  produite  par  un  trou  latéral  en  eouyrant  par  le  doigt  le 
trou  saivant.  Pins  les  trous  latéraux  sont  petits^  plus  le 
phénomène  en  question  s'accentue. 

L'^abaissement  produit  lorsque  Ton  couvre  les  trous  latéraux 
par  les  doigts  fQrmant  tampon  est  moindre  qu'au  N«  7  mais 
n'en  existe  pas  moins. 

N*  9.  Tuyau  semblable  au  N«  7,  mais  avec  les 

ouvertures  latérales  surmontées  chacune  d'un  tube 

additionnel   de  o"*oo7  de  hauteur   recouvert  d'un 

chapeau  faisant  TofBce  de  tampon  et  permettant 

Tocclusion  facile  des  trous  latéraux. 

De  l'emploi  de  ces  tubes  additionnels  il  résulte  : 

1^  Que  les  sons  fondamentaux  la,  8i}?,  si,  ut,  ut  fi,  ré  ont 
légèrement  baissé  à  cause  des  cavités  que  les  tubes  addition- 
nels forment  dans  la  colonne  d'air. 

2«  Que  les  harmoniques  de  ces  six  sons  se  rapprochent  de  leur 
son  fondamental  respectif,  baissent  daus  leur  rapport  avec  lui, 
en  raison  de  ce  que  la  colonne  d'air  perturbée  par  la  trop 
grande  hauteur  donnée  aux  tubes  additionnels,  se  partage 
irrégulièrement. 

d^  Que  le  son  ré  jf  produit  par  la  dernière  ouverture 
latérale  —  toutes  les  précédentes  restant  nécessairement 
ouvertes  —  a  seul  eonseryé  son  intonation  exacte  comme  son 
fondamental  et  que  le  rapport  vibratoire  de  ses  harmoniques 
est  correct. Ce  double  fait  s'explique  par  l'absence  de  toutes  les 
cavités  dans  cette  partie  de  la  colonne  d'air  dont  la  vibralion 
produit  le  ré  % 

N**  10.  Tuyau  semblable  au  précédent,  mais  percé 
seulement  de  deux  trous  latéraux,  de  o>noi4  de 
diamètre,  dont  la  place  correspond  aux  intonations 
respectives  de  si  b,  ri  j)!.  A  l'aide  de  trois  tubes 
additionnels  mobiles,  ces  trous  latéraux  peuvent 


—  toi  — 

être  portée  à  0^007,  o"o27  ou  à  o"047  de  hauteur. 
Examinant   d'abord    Tinfluence  produite  sur  le  son  fon- 


damental   ^— a—    par  chacun  de  ce»  tubes  alditionnels 

appliqués  sur  le  trou  latéral  du  si]^  en  ayant  soin  de  les  f«  rmer 
par  le  doigt,  nous  constatons  :  que  celui  de  9*0^  ne  btisse  pu 
le  la  et  que  la  résonance  harmonique  demenre  correcte  ;  que 
celui  de  0^027  baisse  un  peu  l'intonation  du  ia  et  que  la 
résonance  harmonique  se  fausse,  que  celui  de  Oa047  baisse 
encore  un  peu  le  la  mais  faussa  entièrement  la  résonance 
harmonique. 

Appliquant  maintenant,  toujours  en  1  s  boachant  par  le 
doigt,  successivement  chaoan  des  tube."  additionnels  sur  iotroo 
latéral  ré  )^.  nous  constatons  :  que  celui  de  0«007  baisse  légère* 
ment  le  la  et  fausse  légèrement  la  résonance  harmonique  ;  qae 
le  tube  additionnel  de  On027  baisse  le  la  d'un  demi-ton  et  que  la 
résonance  harmonique  se  fausse  entièrement;  que  celai  de 
On047  baisse  le  la  de  tout  un  ton  ot  que  la  résonanee 
harmonique  est  complètement  détruite. 

11  résulte  de  ces  expériences  que  losque  la  hauteur  du  tnyau 
add  itionnelfOu  bien  Tèpaisseur  des  par«iis  du  tuyau  principal  est 
exagérée,  la  perturbation  qui  se  manifes'e  dans  la  vibration  de 
la  colonne  d*air  vibrant  en  son  entier,  est  plus  grande  quaDd 
ces  exagérations  se  produisent  sur  les  trous  aroisinant  la 
bouche  que  sur  les  autres. 

Si»  laissant  ouvert  chacun  de  ces  tuyaux  additionnels, 
no  s  en  évaluons  l'influence, 

1<>  Sur  le  trou  latéral  donnant  si]^t  nous  constatons  qae 
le  tube  additionnel  de  0'"007  baisse  légèrement  cette  intonalion  ; 
que  celui  de  O"037  la  baisse  un  peu  plus  ;  que  celui  de  G"  4< 
la  baisse  encore dav.nntage,  mais  sans  atteindre  un  d  mi-ton; 
avec  les  trois  longueurs  la  résonance  harmouique  se 
maintient;  seule,  la  qualilé  du  son  se  détruit  însensibiemeLt. 

2^  Sur  le  trou  latéral  donnant  ré%  nous  constatons  qae  le 


—  io3  — 

lab6  additionnel  de  0b007  baisse  l'intonation  du  réf^  d'une 
quantité  approximatiyement  semblable  &  celle  qu'il  produirait 
sur  le  trou  latéral  de  si  ^;  que  la  résonance  harmonique 
demeare  exacte;  que  le  tube  additionnel  de  0»0i7  liaisse 
l'intonation  primitive  de  tout  un  ton  et  que  la  résonance 
harmoniqae  se  fausse  complètement  ;  que  le  tube  additionnel 
ie  0"017  baisse  Tintonation  primitive  d'une  tierce  mineure  et 
}ae  la  résonance  harmonique  est  complètement  détruite. 

Dtf  cette  expérience  de  Tappllcation  des  tubes  additionnels 
sur  les  Irons  latéraux.il  résulte  donc  que  l'influence  pernicieuse 
ie  l'épaisseur  des  parois  est  également  plus  considérable  sur 
les  intonations  fournies  par  les  trous  latéraux  rapprochés  de 
ta  bouche  que  sur  celles  données  par  les  trous  latéraux  qui 
m  sont  éloignés. 

N*"  1 1.  Tuyau  semblable  au  N"  9,  mais  les  tubes 
additionnels  surmontant  les  ouvertures  latérales 
[l'ont  plus  que  o"oo2  de  hauteur. 

De  cette  disposition  il  résulte  : 
[ue  l'abaissement  général  produit  par  la  cavité  des  ouvertures 
alôrales  constaté  au  K»  9  est  infiniment  moindre;  que  i'exa.- 
itude  du  rapport  entre  le  son  fondamental  et  ses  harmoniques 
16  maintient. 

N»  i2.  Même  tuyau  que  le  précédent,  mais  les 
ubes  additionnels  des  ouvertures  latérales  ne 
lépassent  plus  que  très  faiblement  la  circonférence 
lu  tuyau  principal. 

L'amélioration  constatée  au  tuyau  précèdent  s'accentue.  Il 
levient  donc  évident  que  dans  la  construction  des  tuyaux 
.  ouvertures  latérales,  il  est  bon  de  diminuer  autant  que 
lossible  répaiteear  des  parois. 

Nous  constatons  aussi  ici  qu'en  bouchant  les  trous  latéraux 


—  104  - 

par  lô  bout  des  doigts»  la  partie  eharnue  de  ceux-ci  ne  pénètre 
pas  Jusque  daus  la  perce  pour  en  obstruer  la  colonne  d'air  et 
que  par  suite,  les  intonations  conseryent  leur  exactitade. 

N*  1 3 .  Tuyau  construit  sur  les  mêmes  donnéesque 
le  N""  8  c'est-à-dire  avec  des  ouvertures  latérales  de 
o""oo7  de  diamètre,  mais  surmontées  chacune  d'un 
tube  additionnel  de  o""oo7  de  hauteur. 

Nous  constatons  pour  le  son  fondamental  les  inconTénie.  U 
signalés  au  N<>  9,  mais  moins  accentués,  parce  que  les 
cavités  du  tuyau  principal  sont  moindres  que  celles  da  N«9,  les 
ouvertures  latérales  étant  d'un  diamètre  plus  petit.  Lesonver- 
tures  latérales  ayant  été  foréos  A  la  même  place  qu'au  N*8,Id 
tube  additionne]  qui  les  surmonte  a  nécessairement  fait  baisser 
les  intonations  qu*elles  produisent. 

N""  14.  Douille  en  cuivre  glissant  exactement  sur 
le  tuyau  N*  8  et  percée  d'une  ouverture  latérale  de 
o"oo7  surmontée  d'un  tube  additionnel  de  o^oo;  de 
hauteur. 

Si  nous  glipsons  cette  douille  sur  le  tuyau  de  telle  façot. 
que  le  tube  additionnel  coïncide  exactement  ^vec  la  bouebe 
du  tuyau  et  si  nous  mettons  ainsi  la  colonne  d'air  en  vibrati  m, 
nous  constatons,  —  toutes  les  ouvertures  latérales  étant 
formées  —  que  le  s>on  fondamental  La  a  baissé  de  toat  un 
ton  et  que  la  production  des  harmoniques  est  beaacoap  plus 
difticlle.  C'est  à  peine,  en  effet,  si  nous  pouvons  produire 
l'harmonique  2,  tandis  qu'avec  rouvcrturc  latérale  libre,  nooi 
arrivons  aisément  au  sixième  harmonique. 

Si  nous  glissons  ensuite  la  douille  de  telle  façon  que  tco 
tube  additionnel  coïncide  avec  la  sixième  ouverture  latéral^ 
c'est  à  peine  si  le  re/J  baisse,  ce  qui  confiime  du  reste  nos 
expériences  précédentes. 

L'influence  abaissante  du  tube  additionnel  appliqué  ao* 


-  105  — 

dessus  de  la  bonche  eat  donc  aussi  infiniment  plus  grande  que 
larsqu'il  est  appliqué  aux  ouyertures  latérales  ;  l^éyaluation 
de  cette  influenoe  en  diminution  de  la  longueur  du  tuyau,  ne 
peut  se  faire  qu'expérimentalement.  Nous  l'ayons  trouyée 
égale  &  0"014. 

N*"  1 5 .  Douille  en  cuivre  semblable  à  la  précédente, 
mais  à  laquelle  a  été  adaptée  une  rondelle  de  bois  de 
OB028  de  diamètre  percée  au  milieu  d'une  ouverture 
circulaire  de  0*^007  représentant  donc  très  exacte- 
ment le  tube  additionnel  de  cuivre  de  o">oo7  de  hauteur 
adapté  à  la  douille  N<*  14. 

Si  nous  remplaçons  l'extrémité  supérieure  mobile,  du  tuyau 
N«  8  par  la  douille  N*  15,  nous  constatons  que  les  deux 
dispositifs  engendrent  les  mômes  inconvéni(^nts,  augmentés 
cependant  ici  de  ce  fait  que  le  souiTie  se  dirigeant  plus  diffici- 
lement vers  l'angle  de  la  bouche  pour  mettre  la  colonne  d'air 
en  yibration,la  facilité  d'émission  du  son  diminue. 

N<»  16  Douille  en  cuivre  semblable  à  la  précédente, 
mais  le  tube  additionnel  représenté  par  la  rondelle  de 
bois  au  lieu  d'être  cylindrique,  a  la  forme  d'un  cône 
tronqué  de  o"oi2  sur  o"oo7,  la  partie  large  com- 
muniquant avec  la  bouche  également  agrandie 
jusqu'à  o"oi2. 

Si  nous  appliquons  cetle  douille  au  tuyau  N*  8,  tous  les 
inconvénients  des  bouches  14  et  15  disparaissent  :  les  harmo- 
niques se  produisent  aussi  facilement  qu'avec  la  bouche  de 
O°>007non  surmontée  d'un  tube  additionnel  ;  la  facilité  de  la 
mise  en  vibration  de  la  colonne  d'air  augmente  môme  parce 
que  la  lèvre  inférieure  de  Texécutant  rencontre  un  meilleur 
appui  par  la  plus  grande  dimension  du  diamètre  extérieur  du 
luyauy  et  aussi  par  suite  de  la  meilleure  direction  qu'il  est 


J 


— .  to6  — . 

possible  de  donner  au  souille.  Il  est  certain  que  le  présiiit 
d'spositif  occasionne  encore  un  léger  abaissement.  Son  évalua- 
tion en  longueur  ne  peut  sd  faire  qn'expérimentaleiM&t, 
mais  cette  longueur  une  fois  connue  ù?i  la  même  pour  tontes 
les  intonations  et  doit  se  diminuer  sur  chacune  des  longnears 
nécessaires  à  la  position  des  ouyertures  latérales. 

N^  17.  Trois  tuyaux  A. B.C.  de  0^01  s  de  diamètre 
et  de  o*"2335  de  longueur,  munis  chacun  d'uoe 
bouche  d'un  diamètre  égal  à  celui  du  tuyau  et  dont 
le  centre  se  trouve  placé  : 

Au  tuyau  A,  à  o"028  de  distance  de  rextrémité  la 
plus  rapprochée; 

Au  tuyau  B,  à  o°»058  et  au  tuyau  C  à  o"0775 
de  distance  de  la  même  extrémité. 

Nous  représenterons   ces  tuyaux  par  la  figure  suiTa]it0 


nous  rappelant  que  la  place  de  rembouchurOf  b.  Tarie. 

Si  nous  souiTlons  dans  le  tuyau  A  en  6  ou  en  c  avec  l'extré- 
mité a  ouverte  ou  fermée,  le  son  est  le  môme. 

C'est  le  jfly— P^  ,  son  fondamental,  déterminé  par  la  lon- 


gueur  du  tuyau  ouvert  bc,  o'x  cb.  Mais  si  nous  fermons  rorifite 
a  par  le  doigt  les  harmoniques  se  faussent,  parce  que  l'obtura- 
tion du  tuyau  lorsque  la  bouche  a  un  diamètre  égal  A  celui  dn 
tuyau  doit  se  faire  tout  coutre  la  circonférence  de  cêlle-ci. 
(Voir  expérience  N*  3), 
Lorsque  par  l'extrémité  a,  nous  introduisons  un  obturateur 


qui  ferm«  le  tuyau  contre  le  bord  de  la  oireonférence  de  la 
bouclie  bt  le  son  fondamental  /K"-i —  ne  change  pas,  roais  le 


m 


rapport  exact  entre  les  harmoniques  se  rétablit. 
Si  nous  expérimentons  le  tuyau  B  de  la  môme  façon  que  le 


m 


tuyau  A,  nous  obtenons  un  son  fondamental   ^\     *        avec 

des  phénomônes  absolument  semblables  à  oeux  expliqués  pour 
le  tuyau  A. 
Procédant  encore  de  la  môme  façon  avec  le  tuyau  G,  nsus 


obtenons  le  son  fondamental  ^ %■  en  soufflant  en  h  ou  en 

c  ayeo  rextrémitë  a  ouverte.  Mais  lorsque  nous  souiïlons  en  h 
avec  l'extrémité  a  fermée,  il  s'établit  à  la  gauche  de  la  bouche 
un  tuyau  fermé  et  l'intonation»  baissant  de  presque  tout  un 

demi-ton,    se  rapproche   du 


Cet  abaissement  d'intonation  s'explique  :  ce  n'est  plus  alors 
le  tuyau  ouvert  bc  qui  parle,  mais  bien  le  tuyau  fermé  ba.  Il 
est  facile  de  le  prouver  en  enfonçant  un  obturateur  par 
l'extrémité  c  jusque  contre  le  bord  droit  de  la  circonférence 

de  la  bouche;  l'intonation  approximative  ^  obtenue 

par  le  tuyau  fermé  6*,  ne  varie  pas  à  la  suite  de  cette  obturation 
et  c'est  Tharmouique  3,  le  premier  d'un  tuyau  fermé,  que  Ton 
obtient  par  une  augmentation  de  la  pression  de  souffle  au  lieu 
du  son  2,  premier  harmonique  d'un  tuyau  ouvert. 


—  îoà  -— 

Chaque  fois  que  la  bouche  se  trouve  ainui  en  présence  de 
deux  tuyaux,  l'un  ouvert,  l'autre  fermé,  c'est  la  colonoe 
d'air  du  tuyau  fermé  qui  entre  le  plus  faoilement  en  vibration, 
pour  peu  que  les  deux  intonations  se  rapprochent. 

Si  par  l'extrémité  a  du  tuyau  G  nous  enfonçons  l'obturstear 

de  0°»010,  rintonation    7k.  se  rapproche  de  l'inlonalion 


'"p 


primitive,  f^  ,  sans  cependant  l'atteindre  oomplètemcnt. 


U  se  forme  ainsi  entre  l'obturateur  et  la  b'iuche  un  tuyau  fermé 
0*0075  de  longueur,  avec  une  résonance  harmonique  fausse; 
l'ordre  ne  se  rétablit  que  lorsque  l'obturateur  touchera  le  bord 
gauche  de  la  circonférence  de  la  bouche.  (Expérience  N'8). 

N*  i8.  Même  tuyau  que  le  N*»  17B,  mais  avec  une 
bouche  de  7  mill.  de  diamètre  seulement. 

Kn  souillant  en  6  ou  en  c  avec  l'extrémité  a  ouverte,  le  bod 
est  le  môme,  c*est  la  fondamentale 


i^' 


—  d'un    demi-Ion 


plus  grave  que  celle  que  donne  le  tuyau  N«  17  B,  et  cette 
différence  résulte,  comme  nous  l'avons  dit,  du  moindre  diamètre 
de  la  bouche. 

Si  nous  fermons  par   le    doigt  l'extrémité  a  et  que  nous 
soufflons  en  b,  le  son  baisse  d'une  seconde  majeure,  on  obtient 


»«fc^  ;< 


très  aisément  le  ^— F^  ;en  soufflant  en  c,  l'oriflce  a  étant 
fermé^ce  n'est  qu'avec  une  certaine  dilQoulté  que  1  on  parvient 


—  109  '^ 
à  produire  uo  son  et  celui-ci  a  voisine  le  /ty—l —  .  Cette 


diiTérence  provient  de  ce  qu*en  soufïlant  en  h,  c'est  le  tuyau 
fermé  ba  qui  parle,  tandis  qu'eu  soufflant  en  c,  c*est  le  tuyau 
ouvert  cb  dont  la  colonne  d'^ir  entre  en  vibration. 

Si  nous  introduisons  Tobturateur  en  a  en  le  glissant  jusque 
contre  le  bord  de  la  bouche  du  tuyau,  nous  constatons  que,  de 
même  qu'aux  tuyaux  N»»  17  A  et  17  B,  l'intonation^  la^,  que 
Ton  obtient  par  b  ou  par  c  lorsque  Textrémitè  a  est  ouverte, 
reste  la  môme,  pour  autant  (recommandation  importante  sur 
laquelle  nous  revenons)  que  la  bouche  du  tuyau  ne  soit  pas 
recouverte  par  les  lôvres  de  l'expérimentateur. 

Nous  avons  vu  avec  le  tuyau  N*  17G>  dont  la  bouche  a  un 
diamètre  égal  à  celui  du  tuyau,  que  Taction  abaissante 
produite  par  le  recul  de  l'obturateur  ne  commence  à  se  produire 
sur  le  son  fondamental  que  lorsque  l'obturateur  est  éloigné  de 
plus  de  0B0675  de  la  bouche  et  que  le  tuyau  fermé  ainsi  formé 
ne  tarde  paS|  pour  peu  que  l'on  continue  le  recul  de  l'obtura- 
teur, à  prendre  le  dessus  sur  le  tuyau  ouvert  b  c.  Avec  le  tuyau 
N*  18,  dont  la  bouche  n'a  que  0«»007  de  diamètre,  l'action 
abaissante  sur  le  son  fondamental  commence  déjà  lorsque 
l'obturateur  n'est  plus  éloigné  du  bord  de  la  bouche  que  de 
0o>023  et  la  prépondérance  du  tuyau  fermé  se  produit  plus 
rapidement  qu'au  tuyau  N^  17  G. 

B.  —  Tuyaux  tronc-coniques. 

N«»i9  Tuyauo"»375de  longueur; o"*oao de  diamètre 

au  gros  bout,  o"*oio  au  bout  mince,  donnant  le  la 

de  870  vib.  simples. 

L'expérience  nous  a  démontré  que  U  longueur  d'un  tuyau 
tronc-conique  ouvert  destiné  à  produire  un  son  par  l'insufflation 
transversale,  est  égale  à  la  longueur  de  l'onde  simple  de  ce  son 
diminuée  de  la  largeur  du  diamètre  moyen. 


*-    tiô  -^ 

La  longueur  d'onde  du  la  de  870  vib*  simples  est,  nous  Le 
savons»  de  O^'JOO;  diminuons  cette  longueur  du  diamètre  moyen 

0»020  +  0«010 


2 


=-0-015,  nous  avons  donc  0b390 -O«015s0*S7d. 


Un  tuyau  de  cette  longueur  nous  donne  en  eSei,  quel  que  soit 
l'orifice  par  lequel  la  colonne  d'air  est  mise  en  vibraUon»  \6 
la  en  question. 

Nous  avons  vu  par  rexpérience  N®2  qu'un  tuyau  cylindrique 
iosufllé  par  l'un  de  ses  orifices  et  fermé  &  Tautre  donne  an  Bon 
t  Toctave  grave  de  celui  que  donnerait  un  tuyau  ouvert  de 
m6me  longueur  mais  avec  l'intonation  un  peu  liante,  parce  que 
la  longueur  du  tuyau  cylindrique  ouveit  est  égale  à  la  longoenr 
d'onde  diminuée  de  la  largeur  du  diamètre,  tandis  qa'tu 
tuyau  fermé  l'onde  ne  doit  être  diminuée  que  de  la  moitié 
du  diamètre. 

Les  choses  se  passent  dilTéremment  pour  les  tuyaux  tronc- 
coniques  fermés.  Si  nous  faisons  vibrer  la  colonne  d*air  du 
tuyau  N*  19,  en  dirigeant  le  soutHe  contre  son  orifice  large  en 
fermant  l'extrémité  étroite,  nous  obtenons  un  son  un  peo  en 


dessous  du    (^      I        à  la  quarte  aiguë  du   gj^  que 

donnerait  le  tuyau  cylindrique  fermé.  La  colonne  d'air  y  étant 
miso  en  mouvement  par  une  ouverture  plus  large (0*300)qii« le 
diamètre  moyen  du  tuyau  (0''015),  le  nœud  de  vibration  se 
déplace,  se  rapproche  de  l'extrémité  du  tuyau  servant  de 
bouche,  l'onde  se  propage  avec  une  plus  grande  vi tasse  et  le 
son  monte. 

En  mettant  la  colonne  d'air  en  vibration  par  l'oriflee  étroit 
du    tuyau   et    fermant   l'extrémité  large,  nous  obtenons  le 


*---      &    la   quarte   grave    du  /^  parce  que  h 


m 


coloune  d'air  étant  mise  en  mouvement  par  une  ouverture  pUi 


—  III  -— 

étroite  (ObQIO)   que  le   diamètre   moyen   (0a015),   l'onde   se 
propage  avec  une  vitesse  moindre  et  le  son  baisse. 

L'altération  ascendante  ou  descendante  est  provoquée  par 
un  changement  uniforme  dans  la  vitesse  du  mouvement  vibra- 
toire comme  nous  le  supposions  déjà  lors  de  nos  précédentes 
expériences  (T.  III^  p.  47S).  Go  changement  de  vitesse  se  traduit 
incontestablement  par  un  intervalle  plus  petit  à  l'aigu  qu'au 
grave  quelle  que  soit  la  différence  entre  les  deux  diamètres 
extrêmes  du  tuyau.  Ainsi  lorsque  les  diamètres  des  deux 
orifices  sont  dans  le  rapport  4 : 1, 1  intonation  produite  par  la 
mise  en  vibration  de  la  colonne  d'air  par  l'orifice  étroit  est 
à  i'octaye  grave  de  l'intonation  produite  par  un  tuyau  cylin- 
drique fermé  de  même  longueur,  tandis  que  la  mise  en  vibration 
par  l'orifice  large  ne  produit  qu'une  intonation  à  la  septième 
mineure  aiguS  de  celle  que  donnerait  ce  même  tuyau  cylindrique 
fermé.  Nous  en  verrons  encore  un  exemple  plus  loin  (expérience 
N«  13  des  tuyaux  à  ancho). 

N«2o.Tuyau  semblable  au  précédent  mais  l'insuf- 
flation transversale  est  remplacée  par  l'insufiSation 
latérale.  La  bouche  placée  du  côté  étroit  du  tuyau, 
mesure  o^oio  de  diamètre  comme  le  tuyau  à  cet 
endroit  et  la  longueur  du  tuyau,  o"'375,  est  mesurée 
à  partir  du  centre  de  la  bouche  jusqu'à  l'extrémité 
opposée  <^>  • 

Ce  tuyau  tronc-conique  résonne  absolument  comme  le  tuyau 
cylindrique  de  l'expérience  N**  3  et  les  harmoniques  conservent 
leur  rapport  vibratoire  exact  avec  le  son  fondamental.  La 
longueur  du  tuyau  est  celle  de  l'onde,  0"dOO  diminuée  de  la 
largeur  du  diamètre  moyen,  0<n015.  L'obturateur  est  placé 
contre  la  circonférence  de  la  bouchCi  ou»  en  d'autres  termes 


(1)  La  longaenr  des  tuyaux  à  bouche  latérale  dans  toutes  les  expé- 
riences qui  suivent,  est  mesurée  du  centre  de  la  bouche  A.  Textrémlté 
opposée  du  tuyau. 


112    — 

avec  le   centre  à  une  distanoe   égale  au   demi-dlamfttre  da 
tuyau  &  cet  endroit. 

N^  2  1.  Même  tuyau  que  le  précédent,  mais  la 
bouche  transversale  de  o"Ô20  de  diamètre,  est 
ouverte  du  côté  large. 

La  colonno  d'air  vibre  daus  les  mômes  conditions  que  celle 
du  N°  20,  mais  le  mouvement  vibratoire  s'imprime  moins 
facilement  qu'à  ce  dernier  tuyau,  à  cause  de  la  dimension  trop 
grande  de  la  bouche. 

N«  22.  Tuyau  semblable  au  précédent»  avec  une 
bouche  de  o'^oio  seulement  et  une  longueur  de 
o«j65. 

Par  suite  du  rétrécissement  de  la  bouche  l'onde  de  0»â90, 

pour  le  la,  doit  non  seulement  se  raccourcir  du  diamôtre  mofen 

0m020+0"f'10 
du  tuyau =  0»015,  mais  encore  do  la  quantité  co^ 

respondaut  à  Tinfluence  abaissante  produite  par  cette  fermeture 
partielle.  De  môme  qu'au  tuyau  cylindrique  N*  4,  cette  influente 
est  égale  en  longueur  à  la  dififérence  entre  le  diamôtre  du 
tuyau  à  l'endroit  de  la  bouche  et  celui  delà  bouche  elle-mftmef 
OmocO  —  0«»010  =  0'n010.  La  longueur  réelle  du  tuyau  est  donc  de 
0^'S90  -  0™015  -  O-OIO  ==  0«3Ô5. 
L'obturateur  placé  à  une  distance  du  centre  de  la  bouche 
égale  à  la  moitié  du  diamètre  du  tuyau  à  Tendroit  delà  bouche, 
conserve  à  la  résonance  harmonique  toute  sa  justesse, 

N<>  23.  Même  tuyau  que  le  N^'  20,  mais  avec  une 
bouche  de  o"oo7  seulement  ouverte  du  côté  étroit, 
et  une  longueur  de  o™372. 

Nous  constatons  que  celte  faible  diiTérence  ne  produit  plus 
qu'un  abaissement  correspondant  à  O^^OOS  de  longueur.  En  effet, 
O'nOlOy  diamètre  du  tuyau,  à  cet  endroit,  moins  0">0Q7,  diamôtre 


—  113    - 

delà  bouche,  égale  O^OOS.  La  longueur  du  tuyau  pour  le  Id  e«t 
donc 

Oh»390 ^-.  --.  >  0«003=0»372. 

2 

L'obturateur  est  placé  à  une  distance  du  centre  de  la  bouche 
égale  à  la  moitié  du  diamètre  du  tuyau  à  cet  endroit. 

N»  24.  Tuyau  semblable  au  N^  23,  mais  avec  une 
bouche  de  o"*oo5  seulement,  ouverte  du  côté  étroit 
(produisant  donc  un  raccourcissement  de  o"*oo5), 
et  une  longueur  de  o"37o. 

0«010  —  0-006  =  0-005. 

La  longueur  du  tuyau,  pour  le  môme  son  la,  est  donc  de 

0«030  +  0»0I0 
0«390 7 0»005=0»870. 

Il  est  à  remarquer  que  le  son  fondamental,  la»  se  produit 
Irôs  difficilement  à  cause  du  faible  diamètre  de  la  bouche. 

N"  25.  Tuyau  semblable  au  N""  23,   mais  avec  la 

bouche  de   o°»oo7   de    diamètre   munie   d'un   tube 

additionnel  de  o™oo7  de  hauteur  ;    longueur   o™36i . 

Cette  disposition  nécessite  un  raccourcissement  de  la 
colonne  d'air  évalué  expérimentalement,  à  0n>014  comme  nous 
l'avons  dit  en  appliquant  la  douille  N«  14  au  tuyau  N*  8. 

0«390  -  "-Jl^  r_^  _  0«014  =  0-361. 

L'obturateur  placé  à  une  distance  de  la  bouche  égale  à  la 
moitié  du  diamètre  du  tuyau  —  à  l'endroit  de  la  bouche  — 
assure  la  régularité  du  rapport  vibratoire  entre  le  son  fonda- 
mental et  ses  harmoniques. 

N«  26.  Tuyau  semblable  au  précédent  mais  avec  une 
bouche  de  o'^oio  ouverte  du  côté  étroit,  munie  d*un 
tube  additionnel  de  7  mill.  de  hauteur»  longueur 
à  partir  du  centre  de  la  bouche,  o"37o. 


—  114  — 

T^  raccoarclsaement  provoqué  par  eet  élargissement  de  la 
bouche  n'est  plus  quA  de  0"^005. 

Conformément  à  oe  qui  précède,  nous  diminuons  la  longnaar 

Ob030  +  ObQIO 
d'onde  de  0«890  de ~ O'NK»  «  0-370. 

N"a7.  Tuyau  semblable  au  N'^ai;  longueur  o»330, 
avec  la  bouche  de  o*°oio  de  diamètre  ouverte  du  côté 
large,  surmontée  d'un  tuyau  additionnel  de  o"'oo7  de 
hauteur. 

Nous  constatons,  par  cette  disposition,  une  influence  abais- 
sante de  OinQ^S.  Nous  ayons  donc 

0^020  4-  0*010 
3 

N«  28.  Deux  tuyaux  tronc-coniques  avec  les 
diamètres  extrêmes  semblables  à  ceux  du  tuyau 
précédent,  mais  avec  les  longueurs  et  les  dispositions 
respectives  suivantes  : 

Tuyau  Â  Bouche  latérale  de  0*007  ^^  diamètre 
ouverte  du  côté  large  et  surmontée  d'un  tube  addi- 
tionnel également  de  o"oo7  de  hauteur;  longueur 
o»3oi. 

Tuyau  B.  Deux  bouches  latérales  ouvertes  du 
côté  large  et  placées  sur  la  même  ligne,  Tune  est  sur- 
montée d'un  tube  additionnel  conique,  l'autre  est  une 
simple  ouverture  de  o"oo7  de  diamètre;  longueur 
o'"30i  comme  celle  du  tuyau  A. 

Tuyau  Â.  Nous  constatons  par  cette  disposition  mne  in- 
flue nce  abaissanto  de  0n074. 

O-OaO  4-  0"010 
0«890  -  T 0-074  =  (MOI. 


—  tt5  — 

On  remarquera  qae  IMnfluence  abaissante  du  tuyau  addi- 
tionnel est  bien  plus  considérable  lorsque  ^e  cône  va  en  se 
rétrécissant  que  quand  la  disposition  contraire  est  adoptée. 
Le  tuyau  N*  25  mesure  0<"3dl  de  longueur  tandis  que  le  N'^  28 
pour  produire  le  même  son,  ne  mesure  plus  que  0°*SOi.  D'autre 
part,  la  bouche  quelle  que  soit  sa  forme,  s'établit  plus  facile- 
ment dans  la  partie  large  que  dans  la  partie  étroite. 

C'est  à  cause  de  ce  double  ayantage  que  la  facture  instru* 
mentale  a,  sans  s'en  expliquer  la  raison,  adop.é  pour  les 
flûtes  à  colonne  d'air  conique  le  cône  à  parois  conTergentes 
de  préférence  à  celui  dont  les  parois  sont  divergentes  Dans 
ia  première  de  ces  formes  la  colonne  d'air  yibie  moins  librement 
que  dans  la  seconde,  d'où  ralentissement  dans  la  vibration, 
abaissement  du  son  produit  et,  comme  conséquence  pratique, 
diminution  de  la  longueur  du  tuyau. 

L'obturateur  se  trouve  toujours  placé  à  une  distance  du 
centre  de  la  bouche  égale  à  la  moitié  du  diamètre  du  tuyau 
a  Teiidroit  de  la  bouche.  Mais  il  est  A  remarquer  qu*en  général 
les  tuyaux  coniques  insuûlés  du  côté  large  par  une  bouche 
surmontée  d'un  tuyau  additionnel,  se  faussent  dans  leur 
>  ésonance  harmonique  et  que  ce  défaut  est  d'autant  plus  consi- 
dérable que  la  bouche  est  plus  petite.  Ainsi  la  résonance  har- 
monique du  tuyau  N'^SS  A  est  plus  défrcteusequeceUeduN''27.. 
Tuyau  B.  Par  suite  de  l'évasement  donné  &  la  partie 
inférieure  du  tube  additionnel  qui  surmonte  Tune  des  bouches, 
le  son  fondamental  comparu  à  celui  du  tuyau  A  est  monté  de 
tout  un  demi-ton«  et  la  résonance  harmonique  s'est  améliorée. 
Avec  l'autre  bouche,  sans  tube  additionnel,  le  son  fon- 
damental monte  encore  d'un  -demi-ton,  c'est  presque  un  si 
r{uc  nous  obtenons,  et  la  résonance  harmonique  redevient 
régulière. 

De  cette  triple  expérience  fournie  par  les  tuyaux  N»«28  A  et 
Î8B  il  résulte  qu'il  est  avantageux  pour  faciliter  l'émission  du 
ion  de  donner  au  tube  additionnel  de  la  bouche  généralement 
ôrmé  par  l'épaisseur  de  la  paroi  du  tuyau,  la  moindre  hauteur 
)08sible  et  de  Tëvaser  vers  la  base  autant  qu'il  se  peut* 


—  Ii6  — 

N""  29.  Tuyau  avec  les  mêmes  diamètres  aux 
extrémités  que  les  précédents  et  insu£9é  latérale- 
ment, du  côté  étroit,  au  moyen  d'une  bouche  égale 
au  diamètre  du  tuyau  à  cet  endroit,  8oito"oio;il 
mesure  o'"375  de  longueur,  il  est  en  outre  percé  de 
six  trous  latéraux  d'un  diamètre  correspondant  i 
celui  du  tuyau  aux  mêmes  endroits  et  éloignés 
respectivement  du  centre  de  la  bouche  de  0*353, 
o"333,  o™3i3,  o»295,  o«»277,  o"26i. 

En  vertu  de  ce  qui  a  été  dit  précédemment,  notammeat 
au  tuyau  N*  1,  lorsque  les  ouvertures  latérales  ont  un  diamètre 
égal  à  celui  du  tuyau  à  l'endroit  où  elles  se  placent,  les  lon- 
gueurs réelles  sont  égales  à  celles  des  ondes  diminuées  du  dia- 

0»K)10  + 0-020 


loyenauiayau 

=  u-uio; 

QOQBaTO 

la,     longueur  d*onde,  0"890  - 

.  0-015  1 

=  0-375 

si  1?                .              0-368 

0-353 

si                   1              0-348 

0-388 

ut                   »              0-838 

0-313 

u/Jt                 »              0-310 

0-885 

ré                  »              0-2«3 

0-2T7 

ré^               »              0-276 

o-aei 

N"  30.  Tuyau  semblable  au  précédent,  mais  avec 
une  bouche  de  o"»oo7  seulement,  placée  à  0*372  de 
distance  de  Textrémité  opposée  du  tuyau,  et  avec 
les  trous  latéraux  éloignés  respectivement  de  o"350, 
0-330,  o"3io,  o"*292,  o"274,  o»a58  du  centre  de  la 
bouche. 

Nous  savons  que  les  longueurs  d'onde  doivent  pour 
établir  les  longueurs  réelles,  être  diminuées  d'abord  de  U  U^ 


117  — 


A    ^z      xs,                  A    .               .0-020+0-010      ^  ^,^ 
genrdadiamôtre  moyen  du  tuyau,  801 1  -  ^=0-015, 

pais  de  la  diiTêrence  entre  le  diamôtre  du  tuyau  à  rendroit  de 
ia  bouche  et  du  diamôtre  donné  à  celle-ci,  soit  0">010  ~  0-007  » 
0*003;  ayons  avons  donc  : 

la    longueur  d'onde,  0-390  —  0«015  —  0-003  =  0o>372 


8i 

Ut 

Ut  9 

ré 

réji 


0-368 
0-348 
0-828 
0-310 
0-293 
0-276 


0-350 
0-380 
0-310 
0-292 
0-274 
0-368 


N»  3 1  .Tuyau  semblable  au  précédent, mais  avec  la 
bouche  surmontée  d*un  tube  additionnel  de  0*^007 , 
placée  à  o'°36i  de  l'extrémité  opposée,  et  avec  les 
trous  latéraux  ouverts  respectivement  ào"339,o°»3 1 9, 
0*299,  o»28i,  o™26j,  o"a47  de  la  bouche. 

Nous  avons  constaté  au  N'  25  qu'une  bouche  semblable 
(uyerte  du  côté  étroit  du  tuyau,occa8ionne  un  abaissement  égal 
en  longueur  à  0-014^  Les  longueurs  d'onde  doivent  donc  se 
diminuer  pour  avoir  les  longueurs  aorrespondantes  réelles 
pour  chacun  des  sons  à  produire,  de  la  longueur  du  diamètre 
moyen,  soit  de  0-015,  et  de  0-014,  pour  compenser  l'influence 
abaissante  de  la  bouche.  Donc  ; 


la,    longueur  d'onde  0-390  - 

-0-015- 

-0^14  «0-361 

si> 

0-388 

1                  0-339 

si 

0-348 

0-319 

ut 

0-328 

0-299 

uttt 

0-810 

0-281 

ré                » 

0-292 

»                   0-263 

réji 

0-276 

0-347 

N*"  32.  Tuyau  insufflé  latéralement  du  côté  large 
ivcc  une  bouche  dont  le  diamètre  égale  celui  du 


tuyau  en  cet  endroit,  soit  o'^oao,  et  six  trous  latéraux 
ayant  chacun  un  diamètre  également  conforme  à 
celui  du  tuyau  à  Tendroit  correspondant;  la  bouche 
et  les  trous  latéraux  se  trouvant  placés  respective- 
ment aux  mêmes  endroits  que  ceux  du  tuyau  N»  ag. 

Lorsque  les  ouvertures  latérales  ont  un  diamètre  égal  à 
celui  du  tuyau,  le  centre  de  chacune  de  ces  ouvert  ares  laté- 
rales doit  être  placé  à  une  distance  du  centre  de  la  bouche 
égale  &  la  longueur  de  l'onde  diminuée  du  diamètre  moyen  du 
tuyau;  par  conséquent^  toutes  les  longueurs  sont  semblables  à 
celles  du  tuyau  N»  29  et  fournissent  les  mêmes  intonations  qne 
ce  dernier. 

.N"*  33.  Tuyau  insufflé  latéralement,  au  côté  large 
comme  le  précédent,  par  une  bouche  de  o"oio  située 
à  o»365  de  Textrémité  opposée  et  munie  de  six  trous 
latéraux,  d'un  diamètre  égal  à  celui  du  tuyau  aux  en- 
droits correspondants  et  situés  respectivement  à 
o"343>  ^^'■S^Sj  o'^SOS»  o"28s,  o°*267,  o*a5i  de  la 
bouche. 

L'influence  abaissante  de  cette  bouche,  ainsi  qu'il  résulte 
des  expériences  précédentes,  est  égale  à  la  différence  entre  le 
diamètre  de  la  bouche  et  celui  du  tuyau,  donc  de  O'^OSO  — 
O-OIO  =  0"010. 

Par  suite  nous  avons  à  diminuer  chacune  des  longuevrs 
d'onde  non  seulement  de  la  largeur  du  diamètre  moyen  du 
tuyau,  mais  encore  de  0*010. 

la,  longueur  d*onde  0b390 

si >  0»868 

si  0-348 

ut  0-828 

ul 8  0»810 

ré  0"<a92 

réjf  0-37* 


—  119  — 

N*  34.  Tuyau  insufiQé  latéralement,  du  côté  large, 
par  une  bouche  de  0*010,  surmontée  d*un  tube 
additionnel  de  o^oo;  et  placée  à 0*3 30  de  Textrémité 
opposée;  il  est  percé  en  outre  de  six  ouvertures 
latérales  d'un  diamètre  égal  à  celui  du  tuyau  aux 
endroits  correspondants  et  éloignés  respectivement 
de  0*308,  o"a88,  o"'a68,  o"250,  0"a32,  o"2i6  du 
centre  de  la  bouche. 

Nous  ayons  établi  par  l'expérience  N°  27  que  l'influence 
abaissante  d'une  bouche  ainsi  faite  est  égale  en  longueur  & 
0*045.  Nous  ayonB  donc  à  diminuer  pour  établir  la  distance 
exacte  du  centre  de  la  bouche  de  chacun  des  centres  des 
ouvertures  latérales  les  longueurs  d'onde  de  l'influence 
du  diamètre  moyen  du  tuyau,  0"015,  plus  O^Oiô,  soit 
O-^Olô  +  0'n045  =s  O'-OeO.  Donc  : 


la 

0»890    — 

0-060 

=> 

0"880 

si\^ 

0«868    - 

:=:» 

O-SOS 

si 

0'»848    - 

^ 

0-288 

ut 

0«328    - 

=, 

0-268 

uit 

0»310    - 

s= 

0-260 

ré 

0"»îi92    — 

=: 

0-282 

rét 

0-376    — 

= 

0-216 

N°35.  Tuyau  insufflé  latéralement,  du  côté  large, 
par  une  bouche  de  0*^010  de  diamètre  placée  à 
o°>365  de  Textrémité  opposée.  Il  serait  donc 
semblable  au  N"  33,  n'était  le  diamètre  des  ouvertures 
latérales,  qui  n'est  pas  conforme  à  celui  du  tuyau 
à  Tendroit  correspondant.  Ces  diamètres  fixés 
arbitrairement,  sont  respectivement  de  o»oo5 ,  o"oo7, 
o"oo9,  o^ooS,  o"oo7,   0-0 lo.  Les  ouvertures  laté- 


—    120   — 

raies  sont  éloignées  du  centre  de  la  bouche  de  0*3270, 
o">3044,  0™28i8,  0*2644,  o"2467  0*2272. 

Nous  avoas  yu»  par  Texpérience  du  tuyau  cylindrique  N'8, 
que  lorsqu'une  ouyertut  e  latérale  est  plus  petite  que  le  diamètre 
du  tuyau,  elle  doit  être  avancée  vers  la  bouche  —  le  tuyau  rac- 
courci —  d'une  longueur  égale  à  la  différence  des  diamètres.  Le 
même  fait  se  manifeste  aux  tuyaux  tronc-coniques. 

Nous  avons  indiqué  ci-dessus  les  diamètres  adoptés  pour  les 
ouvertures  latérales  Nous  avons  donc  &  diminuer  pour  ehacsne 
des  longueurs  déterminées  pour  le  tuyau  N*  83  de  la  différence 
entre  le  diamètre  du  tuyau  à  l'endroit  des  ouvertures  latéra- 
les (1)  et  celui  du  diamètre  fixé  pour  l'ouverture  latérale  elk- 
même. 

Donc,  pour  sib,  0»848  —  O'OllO  —  a"0050  »  O"S!l70 
»  SU  0»883  —  0"0116  —  0»0070  =  (M0« 
»  ut,  0"303  -0-01»  —  0-0090  »  0^818 
-  -  utt  0««385  -  0-0136  —  0-0080  —  0-9644 
»  ré,  0-367  -  0-0138  -  0-0070  =r  0-3487 
»    rrfj,  0-251 -ja-0188- O-OIOO  =  0-2272 

Le  tuyau  N"  35  construit  sur  ces  indications  donne  trèt 
exactement  les  intonations  voulues. 


C.  —  Tuyaux  cylindriques  partibllbiibnt 

BOUCHÉS  A   L*UN   DBS   ORIPICBS. 

N»  36. Tuyau  de  0-371  de  longueur  et  o"o  14 dedia- 
màtre,  avec  l*un  des  orifices  bouché  sur  la  moitié  de 
sa  section. 

(1)  Nous  souliernons  les  chiffres  indiquant  le  diamètre  du  tuyau  A 
Tendrait  qu*occuperaient  les  ouvertures  latérales  si  elles  avaient  un  dia- 
mètre égal  À  celui  du  tuyau. 


—  tu  — 

Il  dômontre  qae  la  couverture  partielle  de  l'un  des  oriûces 
du  tuyau  cylindrique  agit  absolament  comme  le  ferait  la  bou- 
che à  laquelle  on  aurait  donné  un  diamôtre  plus  petit  que 
celui  du  tuyau  lui-même. 

Le  tuyau  N«  36  ayant  l'orifice  servant  de  bouche  fermé 
sur  la  moitié  de  la  section,  la  surface  de  cette  dernière 
représente  exactement  la  moitié  de  celle  du  tuyau  entièrement 
ouvert. 

Le  diamètre  du  tuyau  étant  de  14  mill.  la  surface  de  sa  sec- 
tion est  de  153  mill.  dS  carrés.  La  moitié  de  cette  surface,  soit 
76.96,  est  fournie  par  une  ouverture  ronde  de  9  mill .  81  de 
diamètre. 

Pour  calculer  la  longueur  d'un  tuyau  construit  dans  les 
conditions  susdites  pour  donner  un  la  de  870  vib.  simples,  nous 
avons»  en  vertu  de  ce  qui  a  été  dit  précédemment  (N^  4)  : 

Longueur  d'onde  0>b390  moins  la  largeur  du  diamètre 
0'°014  =»  0"876;  moins  la  différence  entre  le  diamètre  du  tuyau^ 
0»014,  et  celui  de  la  bouche,  0.009,  soit  O-^OO^,  donc 
0-376— O'»005=0»371.G'e3t  la  longueur  du  tuyau  N»  36  et 
son  intonation  est  exactement  le  la  de  87i)  vibrations  simples. 

N*'37.Tuyausemblableauprécédent,maisdeo"i76 
de  longueur  seulement  et  donnant  le  la  J^   \  "     de 


1740  V.  s. 

Il  s'agit  ici  de  calculer  la  longueur  de  tuyau  nécessaire 
pour  donner,  dans  les  mômes  conditions  que  celles  du  tuyau 
précédent^  le  la  susdit. 

La  longueur  d'onde  de  ce  son  est  de  0"  195;  cette  longueur  di- 
minaée  de  la  largeur  du  diamètre,  0*014,  est  donc  0*18i;  dimi- 
nuons encore  cette  longueur  de  Tinfluence  de  la  couverture 
partielle,  semblable  à  celle  du  tuyau  précédent»  soit 
rj"014  —  0""009  =  O'nOOÔ,  nous  avons  donc  pour  longueur 
D«181  — 0«»>005=0"176.  Ce  tuyau  donne  exactement  le  la  en 
q[iLesiion« 


N*  38.  Tuyau  semblable  au  précédent,  mais  de 
o"i83  de  longueur,  donnant 


■=p 


Il  donne  si  on  le  ferme  à  Textrën  ite  opposée  à  la  bouefae, 
le  la  de  870  vibr.  simples. 

QniOgA 

En  efiTet»  la  longueur  de  la  demi-onde  est  de  — —  =  obi90 
(expérience  N^2).  Cette  longueur  diminaée  de  la  moitié  do  la 

0"014 
largeur  du  diamètre  — ^ —  «  0"0079  diminuée  en  ploa  d« 

rinfluence  abaissante  de  la  fermeture  partielle  de  la  bouebe 
0«»005,  devient  : 

C-IOS  -  0-007  -  0"005  =  0-188. 


2281.  Quinze  tuyaux  à  anche,  ayant  servi  à  des 
expériences  sur  la  vibration  des  colonnes  d'air 

A.  Tuyaux  Cylindriques. 

N<>'  I  à  6.  Six  tuyaux  cylindriques,  dont  cinq  i 
anche  battante  et  un  à  anche  double.  Ils  ont  tous  la 
même  longueur,  0*492,  mais  les  diamètres  varient. 

Ils   donnent   le   même  son   ^   ^^     de  345  vibra- 


tions simples. 

Une  colonne  d'air  cylindrique  mise  en  vibration  par  une 
anche  battante  ou  par  une  anche  double  a  une  longueur 
égale  à  celle  de  la  demi-onde  simple  (tuyau  fermé)  à  coodi* 
tion  que  le  diamètre  du  tuyau  soit  régulier  et  uniforme 
depuis  la  pointe  de  l'anche  jusqu'au  bout.  La  longueur  de 

QAf) 

Tonde  simple  du  fa  en  question  est  do  -^  s  0*984.  La  demi- 


—  1*3  - 

onde  est  donc  0n493  (l).  La  petite  dlfTêrence  de  diamètre  résul- 
tant de  Tassemblage  des  languettes  de  l'anche  double  ou  de  la 
perce  croissante  du  bec  de  l'anche  battante»  peut  ôtre  négligée. 
En  tenant  fermée  f  ouverture  latérale  des  becs  des  cinq 
premiers  tuyaux  ou  la  fente  de  l'anche  double  du  6*  tuyau 
et  ébranlant  la  colonne  d'air  par  Pinsufllation  transversale 
du  tuyau  à  Torifice  opposé  à  l'anche,  nous  obtenons  le 
môme  /a. 

Si  nous  fermons  par  un  coup  sec  l'ouverture  latérale  des 
becs  df-s  cinq  premiers  tuyaux  par  la  paume  de  la  main^  nous 
percevons  très  distinctement  une  intonation  exactement  à  la 
hauteur  du  môme  fa.  Cette  double  épreuve  établit  que  le  rôle 
de  l'anche  est  simplement  mécanique»  qu'il  se  réduit  &  mettre 
la  colonne  d'air  cylindrique  en  vibrations  régulières  en  pro- 
duisant &  l'extrémité  du  tuyau  voisine  do  l^anche,  les  maxima 
de  condensation  et  de  dilatation  d'air  qui  donnent  naissance  au 
nœud  de  vibration. 

N*  7.  Tuyau  à  anche  battante,  de  o"oi5  de  dia- 
mètre et  de  o"877  de  longueur;  il  est  percé  en  outre 
de  douze  ouvertures  latérales  d'un  diamètre  égal  à 
celui  du  tuyau  et  placées  respectivement  à  o^'SaS, 
o"78i,  o"»737,  o^ôgô,  0-657,  o"6ao,  0-585,  0*552, 
o"53i,  o»492,  0-464,  o"438  delà  pointe  de  l'an- 
che. 

Ce  tuyau  donne  les  treize  degrés  d'une  gamme  chroma- 
tique &  partir  du  sol  ^      i      (longueur  totale)  jusqu'au  50/> 


(douzième  trou  latéral).  La  longueur  des  tuyaux 


cylindriques  à  anche  étant  égale  à  celle  de  la  demi  onde  simple 


(1)  LaloDf^aear  d'un  tuyau  à  anche  se   mesure,  depuis  la  pointe  de 
Tanche  Jusqu'à  l'extrémité  opposée  du  tuyau. 


de  chacun  des  sons»  la  longueur  du  son  le  plus  gravOt  sol,  et 
celle  de  chacune  des  ouVertures  latérales  produisant  les  degrés 
suivants^  est  fournie  par  la  longueur  théorique,  le  centre  da 
trou  latéral  étant  placé  exactement  à  la  distance  déterminée 
par  la  longueur  de  chacune  des  demi-ondes  simples. 

N«  8.  Même  tuyau  <|ue  le  précédent,  mais  avec 
des  ouvertures  latérales  de  o>"io  seulement,  situées 
respectivement  à  la  distance  de  o"823,  o"776, 
o"73a,  o^ôgi,  ©'"osa,  0*615,  0*580,  o«547,  0-516, 
o«"487,  o"459,  o°433  de  la  pointe  de  l'anche. 

Nous  avons  vu  dans  les  expériences  sur  les  tuyaux  de  flfttê 
que  lorsqu'une  bouche  de  flûte  traversiôre  (N®  4)  ou  un  trou 
latéral  (N**  8)  sent  moindres  q^e  le  diamètre  du  tuyau,  celui-ci 
doit  se  raccourcir  d'une  longueur  égale  à  la  différence  entie 
les  deux  diamètres.  Il  en  est  de  môme  des  tuyaux  cylindri- 
ques ébranlés  par  une  anche.  Dans  le  tuyau  qui  nous  occupe 
les  trous  latéraux  n'ayant  que  (V"10  tandis  que  le  diamètre 
d  u  tuyau  mesuro  0i"015»  chaque  trou  latéral  doit  se  rapprocher 
de  l'anche  de  5  mill.»  en  d'autres  termes  pour  déterminer  la 
position  du  centre  du  trou  latéral  la  longueur  de  la  demi-onde 
simple  doit  être  diminuée  de  5  mlll.  Gonséquemment,  le  soo 
grave  sol  conserve  la  longueur  du  tuyau  précédent,  0«fi77, 
mais  toutes  les  autres  longueurs  doivent  être  raccourcies  Je 
5mill. 

N"*  9.  Tuyau  à  anche  battante,  de  o"847  de  lon- 
gueur et  de  o"oi5  de  diamètre,  percé  latéralement 
de  douze  ouvertures  de  o"oi5  de  diamètre  surmon- 
tées chacune  d'un  tube  additionnel  de  o"0O5  de 
hauteur. Ce  tuyau  donne  les  treize  sons  d'une  gamme 

chromatique,  en  partant  de  ^    _, 


-  tii  - 

Cette  expérience  ne  s'écarte  pas  sensiblement  de  celle  que 
nous  avons  expliquée  au  N»  9  des  tuyaux  cylindriques  à 
bouche  : 

La  longueur  de  la  demi-onde  du  sol  susdit  étant  de  0"877  et 
la  longueur  réelle  du  tuyau  n'étant  que  de  0*847,  il  a  donc  fallu 
raccourcir  le  tuyau  de  0">080  pour  compenser  Tinfluence 
abaissante  des  douze  cavités  formées  dans  la  perce  du  tuyau 
par  les  douze  tubes  additionnels»  soit  en  moyenne  3  j  mill. 
par  cavité. 

De  là  le  raisonnement  suivant: 

La  longueur  d'onde  du  sol  j(  étant  do  0"828»  nous  avons  à 
diminuer  cette  longueur  de  11  fois  2  i  mill.  pour  les  onze 
cavités  qui  précédent  celle  du  sol  ](»  soit  0*0275  -f 
5  mill.  pour  compenser  l'influence  du  tut^e  additionnel  lui- 
môme.  Nous  avons  ainsi  :  0m828  —  0"0d25  ==  0'n7955  pour  la  place 
du  sol$. 

Nous  avons  évalué  expérimentalement  l'influence  du  tube 
additionnel  à  0>"005,  mais  il  ne  faut  pas  en  déduire  que  cette 
influence  est  égale  &  la  hauteur  du  tube  additionnel.  En  effet, 
nous  avons»  lors  de  nos  essais,  allongé  les  tubes  additionnels  en 
les  portant  à  0*025  et  môme  à  0"*050  de  hauteur,  sans  modifier 
sensiblement  la  hauteur  du  son,  mais  en  produisant  une  alté- 
ration trôs  grande  du  timbre  qui  s'assourdit  de  plus  en  plus 
en  augmentant  la  hauteur  du  tube  additionnel.  Chose  éton- 
nante, l'influence  abaissante  des  cavités  formées  par  les  tubes 
additionnels  ainsi  allongés,  n'est  pas  beaucoup  plus  grande 
que  celle  produite  par  les  tubes  additionnels  de  0"*005  de 
hauteur,  mais  la  sonorité  générale  est  également  assourdie. 
C'est  ce  qui  explique  le  timbre  particulier  de  certains  instru- 
ments, le  basson  par  exemple,  dont  les  trous  latéraux  ont  une 
certaine  longueur  par  suite  de  leur  forage  oblique  dans  la  paroi 
(ipaisse  du  tuyau. 

Poursuivons  le  raisonnement  : 

La  longueur  d'onde  du  la  est  de  0"*781  et  pour  déterminer 
l'emplacement  du  trou  latéral  nous  avons  k  déduire  de  cette 


—  ia6  — 

longueur  10  fois  2  i  plus  5  mill.  pour  compenser  rinfluence 
du  tube  additionnel. 

Nous  avons  donc  0»78l  —  0»030  =»0"751. 

Pour  le  si  l^,  longueur  d'onde  de  0-737  moins  9X^4  plua 
5  =  0«737  -  O^oaTô  =  0-7095; 

Pour  le  8i,     0«»696  -8X21  +  5  =  0-696  —  0«025   ^0«^1; 
Pour  Vut,       0«657-7X2i+5=0«657-O"0a35=.O-6S45; 
VonrVulJi,     O-eaO  — 6X24+5=0-620  -  0-020   =0-600; 
Pourle  re,     0-585  —  5  X  2  4  +  5  =  0-585  -  0-0175  =  0-56Tf&; 
Pour  le  ré  Jt  0-552  —  4  X  2  4  +,5  =  0-552  -  0-015   =  0^557; 
Pour  le  mi,      0-521  —  3x24  +  5  =  0-621  -  0-0125  =  0-5085; 
Pour  le  fa,    0-492  —  2X24  +  5  =  0-492  —  0-10    =  0-482; 
Pour  le  fa  J(,    0-464  —  1  X  '^  4  +5  =  0-464  -  0-0075  =0-1565; 

Pour  le  sol,  0"438  moins  5  pour  l'influence  seulement  du 
tube  additionnel»  attendu  que  cette  dernière  ouverture  latérale 
n'est  précédée  d'aucune  eaviié,  0-488  —  0-005  =  0-483. 

N»  10.  Tuyau  de  0*408  de  longueur,  0*009  de 
diamètre,  percé  latéralement  de  douze  ouvertures 
de  0*009  de  diamètre  surmontées  chacune  d*un 
tube  additionnel  de  0^005  de  hauteur.  La  colonne 
d*air  raccourcie  par  l'ouverture  successive  des  trous 
latéraux  donne  les  treixe  sons  d'une  gamme  chroma- 
tique partant  de.  (^    f^ 

La  construction  de  ce  tuyau  repose  sur  les  mêmes  données 
que  lo  tuyau  précédent.  La  longueur  théorique  étant  de  0-488 
et  la  longueur  réelle  de  0-408,  la  diUérence,  0-030,  est  due, 
comme  au  tuyau  précédent,  à  l'influence  abaissante  des  douse 
cavités.  Lo  même  raisonnement  appliqué  à  la  construction  de 
celui-ci  a  produit  les  mêmes  résultats  établissant  en  qnfîlqa<* 
sorte  la  preuyodo  l'exactitude  de  notre  théorie. 


—  !à7  — 

N^  Il  .Tuyau  à  anche  battante  mesurant  0*492  de 
longueur  sur  o"o  1 1  de  diamètre.  Il  est  semblable  au 

tuyau  à  anche  N»4  et  donne  par  conséquent  le  ÊSntz: 

Les  tuyaux  cylindriquâs  à  anche  ne  produisent  pas  facile- 
ment les  harmoniques  uniquement  par  ^augmentation  de  la 
pression  du  soufile.  Pour  que  ces  tuyaux  fassent  entendre  la 
douzième  du  son  fondamental»  ou  son  3  de  la  résonance  harmo^ 
nique,  il  faut  aider  &  la  division  de  la  colonne  d'air,  provoquer 
la  formation  d'un  ventre  de  vibration  par  l'ouverture  d'un 
petit  trou  percé  latéralement  à  environ  un  tiers  de  la  longueur 
de  la  colonne  d'air  à  partir  de  Tanche.  Le  tuyau  N*  11  est  muni 
d'une  ouverture  stmblahle  et  pour  prouver  que  cette  podition 
n'est  qu'approximative^deux  autres  ouvertures  sont  pratiquées 
Tune  &  80  mill.  au-dessus»  l'autre  &  30  mill.  au-dessous  de  la 
première.  Le  son  8  se  produit  aisément  à  l'aide  de  l'ouverture 
de  chacun  de  ces  petits  trous»  quoique  plus  facilement  avec 
celui  qui  occupe  la  position  médiane.    Si  celle-ci  devait  être 
rigoureusement  exacte  au  tiers  de  la  longueur  de  la  colonne 
d'air,  il  faudrait^  pour  la  clarinette»  par  exemple^  une  clef  de 
douzième  pour  chacune  des  longueurs  de  tuyau  produisant  par 
I08  ouvertures  latérales  la  succession  des  sons  fondamentaux. 

B.  — Tuyaux  TRONC-coNiouBs. 

N*  12.  Tuyau  de  o«492  de  longueur,  o"oii  de 
diamètre  à  l'extrémité  étroite,  sur  laquelle  est  appli- 
qué un  bec  de  clarinette  muni  d*une  anche  battante. 


o™o40  à  Textrémité  large.  Ce  tuyau  donne  le 


^ 


Nous  avons  vu  dans  les  £ludes  expérimentales   sur  la 
résonance  des  colonnes  d'air  (voir  Catal.  T.  III»  p.  449;  : 


—  laô  - 

a)  Oae  les  tuyaux  coniques  fermés  au  sommet  du  côaé, 
rôsoiiuent  comme  les  tuyaux  ouverts  et  que  non  seulement  Us 
octayient  comme  ces  derniers  mais  encore  que  leur  longueur 
pratique  est  égale  à  cello  de  Ponde  simple  du  son  à  produire 
moins  la  largeur  du  diamètre  moyen.  Ces  tuyaux  ont  peu 
d'importance  eu  facture  instrumentale;  nous  n'en  avons  trouvé 
d'application  que  dans  un  siltlet  congolais  (n»  1835). 

b)  Que  les  tuyaux  tronc-coniques  fermés  à  leur  orifice 
étroit  et  insudlôs  transversalement  parleur  orifice  large  ont  le 
son  fondamental  plus  aigu  que  celui  de  la  demi-onde  simple 
correspondante  du  tuyau  cylindrique  fermé  et  que  cette  acuité 
est  d'autant  plus  accentuée  que  la  différence  entre  les  deux 
diamètres  est  plus  grande.  Nous  avons  vu  aussi  que  les  harmo- 
niques de  ces  tuyaux  se  rapprochent  ù.  mesure  que  la 
différence  des  diamètres  s'accroît  et  que  la  résonance  devient 
semblable  à  celle  d'un  tuyau  ouvert  de  môme  longueur, 
octaviant  comme  ce  dernier,  dès  que  le  grand  diamètre  atteint 
une  largeur  quadruple  du  petit. 

Les  tuyaux  coniques  dont  la  colonne  d'air  est  mise  en  vibrai' 
tion  du  côté  étroit  par  une  anche  simple  battante  (les  saxo- 
phones), ou  par  une  anche  double  (les  hautbois,  bassons, 
sarrusophones),  ou  encore  par  les  lèvres  mêmes  de  rexécatant 
(les  instruments  à  embouchure)  sont  soumis  à  la  même  loi. 
Pour  se  familiariser  avec  ces  phénomènes  qui  ne  sont  compli- 
qués qu'en  apparence,  il  ne  faut  pas  perdre  de  vue  que  l'anche 
vibre  dans  la  bouche  de  l'exécutant,  c'est-à-dire  dans  on 
espace  clos  qui  termine  en  quelque  aorte  le  tuyau.  Si  le  tuyau 
est  cylindrique  sa  forme  permet  aux  maxima  de  condensation 
ot  de  dilatation  (nœuds  de  vibration),  de  se  produire  par  la 
pression  d'air  à  son  orifice  ouvert  (ventre  de  vibration),  jusque 
contre  l'ancho  et  la  colonne  d'air  résonne  comme  si  le  tuyau 
était  fermé  à  l'endroit  de  l'anche  et  insufllé  à  son  orifice  ouvei  t. 

Si  le  tuyau  est  conique,  le  nœud  de  vibration  s'écarte  de  pins 
en  plus  de  l'anche  à  ciuse  des  parois  convergentes  du  tuyau, 
pour  se  rapprocher  de  son  milieu  dès  qu'il  octavie  ce  qoi  a 
lieu  lorsqae  les  diamètres  extrêmes  atteignent  le  rapport  1 : 4- 


—  lag  — 

Le  tuyau  N»  12  se  trouve  dono  dans  les  conditions  requises 
pour  résonner  quoique  fermé  par  une  anche,  à  l'instar  d'un 
tuyau  ouvert.  Mais  il  n'octavie  pas  facilement  par  une  simple 
augmentation  de  la  pression  du  soutHe  :  Ici  encore,  il  est 
nôcedsaire  d'aider  au  partage  de  la  colonne  d'air  par  Touverture 
d'un  petit  trou  percé  vers  le  milieu  de  la  longueur  du  tuyau. 

Deux  autres  petits  trous  ont  été  faits  comme  au  tuyau  N*  II, 
l'un  au-dessus,  l'autre  eu-dessous  du  premier,  pour  démontrer 
que  la  position  de  l'ouverture  ventrale  n'est  qu'aproxîmative. 
L'ouverture  successive  de  chacun  de  ces  trois  petits  trous 
facilite  également  le  partage  de  la  colonne  d'air  et,  par  consé- 
quent» l'émidslon  du  son  2.  Il  ost  bon  toutefois  de  remarquer 
que  si  le  trou  médian  donne  exactement  l'octave,  celui  au 
dessus  baisse  très  légèrement  le  son  2  tandis  que  celui  au 
dessous  le  hausse  d'une  quantité  semblable.  Le  même  phénomène 
se  constate  au  tuyau  cylindrique  N»  11  pour  la  production  de 
l'harmonique  3. 

Tous  les  tuyaux  mis  en  vibration  par  le  soufHc,  par  une 
anche  ou  directement  par  les  lèvres  de  l^'exôculant^  donnent 
comme  nous  Tavons  toujours  fait  ren  arquer,  des  sons  plus 
graresque  ceux  que  la  théorie  indique.  Ainsi  le  tuyau  N»  12 
donnant  le  ré  dont  la  longueur  de  Tonde  simple  est  de  0'"58Ô 
D'à  comme  longueur  réelle  que  0<»492.  L'ëvalnatiou  de  ces 
diflërences  échappe  au  calcul;  oUos  doivent  se  déterminer 
expérimentalement  (1). 

N*  13.  Tuyau  de  o"492  de  longueur^  o"oii  de 
diamètre  à  Textrémité  mince,  o'Bogo  de  diamètre  à 
l'extrémité  large  et  donnant^  à  l'aide  d'un  bec  de 
clarinette    muni    d'une    anche    battante,    un    son 


(1)11  est  à  remarquer  que  le  brusque  épanouissement  de  la  colonne  cPair 
dans  le  pavillon  dont  sont  munis  la  plupart  dos  instruments  à  vent 
accentoe  cette  différence  entre  la  longueur  pratique  et  la  réelle. 

9 


—  130  — 

avoisinant  le  mi  V  ffi^z:  ,  son  a   du  '^^  ' 


qu'il  devrait  réguliàrement  produire. 

On  constate  que  malgré  rôpanouiasoment  considérable  du 
cônOf  rintonatlon  comparée  à  celle  du  tuyau  N*  12,  n'est  montée 
que  d'un  demi -ton  environ.  Le  tuyau  N*  18,  construit  dans  des 
proportions  exceptionnellement  exagérées»  ne  donne  pas  le  son 
fondamental  parce  que  les  proportions  du  bec  et  de  l'anefae 
conformes  &  celles  qui  aeryent  au  tuyau  précédent  sont  insaf- 
(isantes  p)ur  permettre  la  production  du  son  fondamental. 

Pour  se  rendre  compte  de  l'intonation  fondamentale  prodaite 
par  ce  tuyau,  il  suffît  d*ôter  l'anche  et  de  heurter  de  la  paume 
de  la  main  l'ouverture  latérale  du  bec  ;  le  son  que  l'on  p^r- 


cevra  est  le   ë^ly^  ,  c'est  à-dire  très  exactement  roclare 

inférieure  du  son  que  donne  le  tuyau  lorsqu'il  est  mlti  en  vibra- 
tion par  l'anche. 

Nous  avons  d%  au  sujet  du  tuyau  tronc-conique  &  bouche  N*  19 
que  lorsque  les  deux  orifices  d'un  tuyau  de  cette  forme  sont  dtus 
le  rapport  4:1,  l'intonation  produite  par  la  mise  en  vibration  de 
la  colonne  d'air  par  l'orifice  étroit  produisait  un  son  à  la  doabl« 
octave  inférieure  de  l'intonation  que  produirait  le  tuyau  ouvert. 
C'est  le  cas  pour  les  tuyaux  NMletlSqui  donnent  respectivement 


s- 


lô  ^p — j~  ôt  le  IK? — 1—  lorsque  l'on  heurte  de  la  paume 

— ^-       — sr 

de  la  main  après  avolr'Snlevé  l'anche  du  bec,  l'orifice  opposé 
à  celui  sur  lequel  se  trouve  le  bec. 

Il  ne  faut  pas  perdre  de  vue  que  la  colonne  d'air  du  tnyan 
vibre  alors  comme  si  le  tuyau  fermé  à  l'oriflce  large,  était 
insufflé  à  l'endroit  du  bec,  c'est  à-dire  par  l'oriflce  étroit. 

N*  i4.Tuyau  de  0*208  de  longueur,  o»oi  i  dédit- 


—  t3i  — 

mètre  à  rextrémité  étroite,  o*oa3  de  diamètre  à  Tex- 
trémité  large.  Il  donne  à  l'aide  d'un  bec  de  clarinette 

muni  d*une  anche  battante  le  ^:^:zz. 

Ce  tuyau  dont  les  dimonsioxiB  correapondent  eiLactem«nt  à 
celles  du  boat  supérieur  du  tuyau  N*  12  sur  une 
longueur  de  0<na08,  devrait  à  première  vue  donner  un  son 


"»  w=^ 


beaucoup  plus  aigu  que  le   j^zzjn  puisque  sa  longueur  est 

beaucoup  moindre  que  la  moitié  de  la  longueur  du  tuyau  N»  12. 
Ceci  prouve  que  l'effet  abaissant  dépend  non  seulement  de  la 
longueur  du  cône  mais  surtout  de  son  développement.  Dans 
l'étal  actuel  de  nos  connaissances  cet  effet  ne  peut  se  détermi- 
ner qu^expériraentalement. 

N*    15.  Tuyau  semblable  au    N^i2  mais  percé 
de    six    ouvertures   latérales.    Celles-ci   étant  fer- 


mées le  tuyau  donne  comme  le  N"  1 2  le  son  ^S?   f 
En  ouvrant  sueeessivement  les  ouvertures  on  obtient  les  sons  : 


12      3       4        9       6 

L'emplacement  de  ces  ouvertures  latérales  a  élé  déterminé 
par  le  calcul.  Nous  savons  qu'en  pratiquant  une  ouverture 
latérale  égale  au  diamètre  de  la  perce  du  tuyau  nous  obtenons 
une  intonation  semblable  à  celle  que  donnerait  le  tuyau  coupé 
à  cet  endroit. 

Eclairé  par  Texpérience  du  luyau  précédent  nous  savions 
donc  qu*en  pratiquant  une  ouverture  de  0"0?3  dans  le  tuyau 
N*'  15  à  0,208  de  la  pointe  de  Tanche,  nous  obtiendrions  le  son 


octave 


m 

m)       • 


1 


—  13a  — 

Pour  (Jétermlner  la  position  des  ouvertures  latérales  ^tlle^ 
médiaires  il  fallait  donc  introduire  entre  la  longueur  totale  do 
tuyau  OinédS  et  celle  de  Touverture  donnant  l'octave  doiue 
moyennes  proportionnelles*  dont  la  raison  géométrique  s'oh 
tient  par  le  calcul  suivant  : 
12 


1/ 


402 
■âô§  =  1.0743«l 


Etant  donné  que  nous  avons  pour  le  ^j^  "*    une  longaeur 


de  0»208, 

nous  aurons  pour 
ut  Jf  0"»208 
ut  0"228 
8i  0-240 
tat  0-257 
la  0«277 
50/Jf  0"297 
sol  0>b819 
/•a  J  0-343 
fa  0«369 
mi  0"d96 
ré  a  0-428 
r^      0«n457 


X  1,074381  = 


Bt  de  ce  qui  précède  il  résulte  : 

1*   Que   l'emplacement  du  centre  de  Touverture  latérale 


donnant  le  ^-^p —  est  à  0"^  l57  de  la  pointe  de  l'anche  si  k 

— "  I 

diamètre  de  cette  ouverture  est  égale  à  celui  de  la  seetionoa 
du  diamètre  du  tuyau  à  cet  endroit.  Le  tuyau  ayant  &  cet 
endroit  41  mill  de  diamètre  et  Touyerture  latérale  un  diamètre 
égal,  le  son  obtenu  est  exactement  le  ré  j(. 


—  Jf33  — 
d»  Que  l'emplacement  du  centre  de  l'ouverture  latérale 


donnant  le  ^^p=I  est  à  0m4d6  de  la  pointe  de  Panche.  Mais 


le  diamètre  de  l'ouverture  latérale  que  noas  voulons  ouvrir  à, 
cet  endroit  n'ayant  que  35  raill.  nous  savons  par  de  précé- 
dentes expériences  que  le  trou  latéral  doit  se  rapprocher  de  la 
pointe  de  l'anche  d'une  longueur  égale  à  la  différence  entre  le 
diamètre  du  tuyau^  0™039,  et  celui  de  l'ouverture  0«035.  Nous 
avons  donc  0"039  —  0»035  a=  0"»014.  La  longueur  de  O^éSÔ 
diminuée  de  0"014  devient  D'OMIS.  Pratiquant  une  ouverture 
latérale  de  25  mill.  de  diamètre  à  0*412  de  la  pointe  de  l'anche, 
nous  obtenons  exactement  le  mi, 

3»  Emplacement  du  fa  0«n396;  diamètre  du  tujau  à  cette 
plaM,  0«>037  ;  diamètre  de  Touverture  latérale  0o017; 
différence  20  mill  donc  0-896  —  0<n020  =  0«n876  pour  le  fa, 

i«  Emplacement  du  fa$  0»369,  diamètre  du  tuyau,  0"085, 
même  diamètre  pour  l'ouverture  latérale;  le  fa  se  place  donc 
à  0<°369  de  la  pointe  de  Tanche. 

Inutile  de  continuer  pour  les  degrés  intermédiaires  dont 
remplacement  s'indiquerait  facilement  à  l'aide  de  calculs 
semblables. 

Passons  à  la  5"«  et  pénultième  ouverture  latérale,  celle  qui 


le@^  . 


doit    nous  donner    le  \^    i        ,  Nous   avons  vu  que  son 

emplacement  est  à  0'b323  de  la  pointe  de  Tanche.  Son  diamètre 
étant  égal  à  celui  de  la  section  du  tuyau  à  cet  endroit,  nous 
maintenons  cette  distance  et  l'ouverture  nous  donne  exacte- 
ment l'intonation  voulue. 

Enfin  le  6™*  trou  doit  nous  donner  l'octave  aiguë  du  tuyau  de 
0"»492  vibrant  en  son  entier.  Nous  avons  vu  que  son  emplacement 
doit  se  trouver  à  0'"208  de  la  pointe  de  l'anche.  Le  diamètre 
choisi  n'étant  que  de  O^^OIO  alors  que  la  section  du  tuyau  est  de 
0*^)33,  la  différence  0«013  doit  se  retrancher  de  la  longueur 


—  134  — 

normale.   Donc   O'-SOS  —   0«n013  =  Onl93.   C'est,  en  effet. 


Tint ona tien  de  ^  que" donne  cette  derniôre  ouvertare. 


C.  —  Instruments  a  embouchure. 

Ce  sont  des  tuyaux  tronc-coniques  où  les  lèvres 
de  Texécutant  remplacent  Tanche.  Ils  sont  fermés 
à  leur  orifice  étroit  et  ouverts  à  leur  orifice  large 
généralement  évasé  en  pavillon.  Ils  octavieot 
comme  tous  les  tuyaux  à  anche  dont  les  deax 
diamètres  extrêmes  sont  dans  un  rapport  minimam 
de  I  à  4,  mais  par  suite  de  leur  grande  longueur 
la  résonance  harmonique  de  ces  tuyaux  peut  se 
produire  sans  quMl  soit  nécessaire  d'aider  au 
partage  de  la  colonne  d  air  par  Touverture  de 
petits  trous  latéraux. 

Le  tableau  suivant  énumère  les  principaux 
instruments  à  embouchure  de  Torchestre  contem- 
porain avec,  en  regard,  leur  longueur  théorique, 
leur  longueur  réelle  et  la  différence  entre  ces  deux 
données.  Ces  calculs  sont  basés  sur  le  diapason 
normal  La  de  870  vibrations  simples  à  la  vitesse 
moyenne  du  son,  340  mètres  par  seconde. 

Il  est  à  remarquer  que  les  longueurs  réelles 
peuvent  varier  quelque  peu  de  facteur  à  facteur  car 
elles  dépendent  des  proportions  données  au 
développement  conique  des  tuyaux. 


—  135  — 


Trompette  sopranino  en  si  b 

Longueur 

de  Ponde 

simple 

lu 

et 

2 

S 

1  A 

0»737 

0-668 

O-OÔO 

SB 

Trompette  sopranino  en  mi  1? 

1-105 

1«047 

0»058 

SB 

Trompette  soprano  en  si  ^ 

1«475 

i-aga 

0-088 

4  E 

Trompette  soprano  en  si  |?,  perce 

large 

1»475 

l"'405 

0-070 

5  E 

Trompette  en  fa 

1"»969 

1"868 

C-lOl 

6  £ 

Trompette  en  mi  I? 

2'»211 

2»104 

0-107 

7B 

Trompette  basse  en  si  b 

2«»950 

2-810 

0"140 

8  F 

Trombone  ténor  à  coulisse  en  si  |? 

îd»950 

2»850 

0«100 

9  a 

Trombone  ténor  à  pistons  en  si  |7 

2»95') 

2n'810 

0-140 

10  G 

Cornet  en  si  |? 

l'"47  5 

1-404 

0'"071 

11  D 

Cor  en  si  |? 

2™950 

2'n916 

O-^Ogl 

13  D 

Cor  en  mi  tr 

4'nJ-22 

4'"368 

0-054 

13  H 

Bugle  sopranino  en  mi  1? 

1«»106 

1-055 

0-050 

li   I 

Bugle  soprano  en  si  1?    ' 

1«47j 

in'^go 

0-085 

lô  J 

Bugle  alto  en  mi  |r 

2»211 

2=»081 

0-130 

16  K 

Bugle  ténor  en  si  |? 

3^950 

3">776 

0-174 

17  L 

Tuba,  ou  basse,  en  si  [^ 

2°«950 

2»763 

C-187 

18  M 

Bombardon  en  mi  ^ 

4m422    4'nl66 

0-266 

19  N 

Bombardon  contrebasse  en  si  ^ 

^^•"OOO 

5«580 

0-820 

Les  instruments  précédés  de  la  même  lettre  sont 
formés  de  tuyaux  ayant  les  deux  diamètres  extrêmes 
à  peu  près  semblables. 

Lra  différence  entre  la  longueur  théorique,  celle  de 
Tonde  simple,  et  la  longueur  réelle  ne  peut 
s'établir  qu'expérimentalement. 

Lr 'examen  du  tableau  qui  précède  démontre  : 


—  136  — 

p  Que  pour  des  tuyaux  de  mime  diapason^  Técart 
entre  les  deux  longueurs,  théorique  et  réelle,  est 
d*autant  plus  grand  que  la  différence  entre  les  deux 
diamètres  extrêmes  est  plus  prononcée,  ainsi  la 
correction  à  apporter  au  N**  14  est  plus  grande  qu'au 
N"  4,  plus  grande  au  N**  15  qu'au  N<>  6,  au  N*  17 
qu'aux  N°"  7,  8,  9;  au  N"  14  qu'au  N»  10. 

2""  Que  pour  des  tuyaux  ayant  des  diamètres 
extrêmes  à  peu  près  semblables  et  des  longueurs 
différentes  l'écart  est  proportionnel  à  la  longueur. 
Ainsi  les  trompettes  N"  4  et  7  construites  à  roctave 
avec  des  tuyaux  de  proportions  presque  semblables 
mesurent  exactement  en  longueur  réelle,  i'*394  ^^ 
»''394  X  a  =  2"i88. 

On  calcule  donc  aisément  les  longueurs  à  donnef 
aux  corps  de  rechange  et  aux  tubes  additionnels  des 
pistons,  en  se  servant  du  tableau  loi  des  longueurs 
de  la  page  91  :  on  multiplie  la  longueur  initiale  par 
les  chiffres  indiqués  pour  les  allongements,  on  la 
divise  par  les  mêmes  chiffres  pour  les  raccourcis- 
sements. 

Pour  les  changements  de  diapason  on  opère  d'une 
façon  analogue  Supposons  deux  diapasons  en  pré- 
sence :  Tancien  de  905  vibrations,  le  normal  actuel 
de  870  vibrations. 

Pour  régler  un  instrument  construit  au  diapason 

normal  sur  le  diapason  ancien,  on  le  raccourcit  en 

870 
multipliant  sa  longueur  réelle  par  — ^  •  Le   cor- 

905 


-   137  — 

net  en  Sfb  mesurant  au  diapason  normal  i'*404  ne 
mesurera  plus  au  diapason  ancien  que 

870 

Pour  ramener  ce  même  cornet  au  diapason  normal 
on  rallongera  en  multipliant  sa  longueur  par  la 
fraction  renversée 

070 
9282.   Série  de  onze   Tuyaux  ayant   servi   aux 
Etudes  expérvneniaUs  sur  la  résonance  des  colonnes 
d'air  de  forme  conique,  tronc-conique  et  cylindrique 
[CaL  t.  III,  p.  449). 

2238.  Trompette  de  cavalerie  en  mi  b  renfermée  dans 
un  cube  de  plâtre.  Don  de  MM.  Mahillon  et  C\  Elle 
sonne  absolument  comme  une  trompette  ordinaire, ce 
qui  ne  serait  pas  si,  ainsi  qu'on  le  croit  généralement, 
les  parois  du  tuyau  participaient  à  la  vibration. 

2284.  Quatre  Cornets  d'alarme.  Don  de  M.  L. 
Cavens.  Tous  tuyaux  coniques  munis  d'une  anche 
battante  et  d'une  poire  en  caoutchouc  recouvrant 
l'anche  pour  la  mettre  en  vibration  par  une  pression 
de  la  main. 

1.  Cornet  avertisseur,  forme  ronde  légèrement 
cintrée. 

2.  Id.  forme  ronde  cintrée. 

3.  Id.  forme  ronde  cintrée  en  demi-tour. 

4.  Id.  forme  ronde  cintrée,  pavillon  en  avant. 


-  138- 

2236.  Sept  Sonnailles.  Don  du  même  : 

1 .  Qrelot  en  bronse  nickelé.  Le  battant  intérieur, 
attaché  à  une  chaînette,  est  réduit  au  silence  en 
le  fixant  par  la  chaînette. 

2.  Sonnette  russe.  Un  cran  pratiqué  au  battant 
permet  de  fixer  celui-ci  au  bord  de  la  sonnette  poar 
la  réduire  au  silence. 

3.  Sonnette  modèle  c  Boer  >.  Le  vase  ou  récipient 
est  partagé  en  deux  par  une  double  rainure  sciée 
dans  le  sens  du  diamètre.  Le  battant  suspendu  à 
un  fil  de  fer  extensible  par  un  ressort  à  boudin,  est 
muni  d'un  double  crochet  qui  permet  de  le  fixer  au 
bord  du  récipient  empêchant  ainsi  le  son  de  &e 
produire. 

4.  Timbre  avertisseur  dont  la  calotte  hémisphé- 
rique est  en  acier.  Le  marteau  intérieur,  à  double 
tète,  est  mis  en  vibration  par  un  bouton  placé  à 
Textérieur  et  terminé  par  un  coude  en  équerre 
dissimulé  sous  la  calotte.  L'extrémité  de  ce  coade 
est  taillée  en  crémaillère.  Les  dents  de  celle-ci 
agissent  sur  une  série  d'engrenages  qui  font  fonc- 
tionner le  marteau.  Le  bouton,  arrivé  au  bout  de 
sa  course,  est  ramené  en  arrière  par  un  ressort 
imprimant  au  marteau  un  nouveau  fonctionnement, 
mais  en  sens  contraire. 

5.  Même  timbre  que   le   précédent,  mais  plus 
grand. 


—  139  — 

6.  Même  timbre,  appelé  cBuffalo».  Le  mouve- 
ment du  marteau,  fonctionnant  comme  un  timbre 
électrique,  s*obtient  par  un  remontoir  à  ressort  de 
fabrication  américaine  portant  la  marque  Continuons 
royal  bell. 

7.  Même  fabrication,  double  calotte.  Même  mou- 
vement que  le  n®  4. 

8286.  Huit  Cornes  d'appel.  Don  du  même. Toutes 
formées  d'un  tuyau  conique  avec  anche  battante. 
I.  Modèle  de  poche,  en  corne. 
a.  Modèle  en  cuivre,  forme  ronde. 

3.  Nouveau  modèle  en  cuivre  nickelé,  format  de 
poche. 

4.  Modèle  plat,  cintré,  en  cuivre. 

5.  Modèle  rond,  cintré,  en  corne. 

6.  Modèle  plat,  cintré,  en  cuivre. 

7.  Modèle  plat,  cintré,  en  cuivre  nickelé. 

8.  Modèle  rond,  cintré,  en  cuivre  nickelé. 

2887.  Huit  Sifflets.  Don  du  même  : 

1 .  SifiSet  ordinaire,  à  tète  de  chien. 

2.  Sifflet  à  double  intonation,  la  seconde  se 
produisant  par  l'ouverture  d'un  trou  latéral. 

3.  Sifflet  d'un  côté,  corne  d'appel  (à  anche 
battante)  de  l'autre  côté. 

4.  Sifflet  à  triple  intonation.  Le  gros  côté  agit 
comme  un  sifflet  ordinaire,  une  bille  à  rintérieur 
fait  l'office  de  tremblant  ;  le  côté  mince  forme  un 


—  140  — 

double  canal  d'insufiSation  dont  chaque  tube  conduit 
à  une  bouche  avec  intonation  spéciale  à  condition 
de  fermer  Tune  ou  l'autre. 

5.  Sifflet  américain  à  triple  intonation.  D*un  côté, 
un  canal  d'insufflation  aplati  conduit  le  souffle  à  la 
fois  contre  les  bords  de  deux  tuyaux  fermés  accordés 
à  la  quinte  ;  de  Tautre  côté,  le  tuyau  fermé  le  plus 
court,  sert,  à  Taide  d*une  bouche  de  sifflet  ordinaire, 
à  fournir  la  troisième  intonation. 

6.  Sifflet  rappelant  la  forme  du  sifflet  antique 
n*  430. 

7.  Sifflet  ordinaire,  terminé  par  un  court  tuyau 
placé  en  équerre  et  fermé  à  chaque  extrémité  par 
un  disque  troué. De  là  trois  intonations  :  la  première 
avec  les  deux  disques  fermés,  la  seconde  avec  un 
disque  ouvert  et  la  troisième  avec  deux  disques 
ouverts. 

8.  Sifflet-sirène.  Sifflet  fermé  vers  le  milieu  de 
sa  longueur  par  un  disque  percé  de  cinq  ouvertures 
triangulaires.  Un  autre  disque,  avec  un  même 
nombre  d'ouvertures,  pivote  sur  le  premier^  et  c  est 
le  souffle  qui  lui  communique  le  mouvement  de 
rotation.  Il  en  résulte  que  les  ouvertures  du  disque 
fixe  se  ferment  et  s'ouvrent  alternativement,  im- 
primant à  Tair  une  série  de  pulsations  d'où  naît  le 
son.  Plus  la  pression  du  souffle  est  forte,  plus 
s*accélère  le  mouvement  rotatif  du  disque,  plus  les 
vibrations  ou  pulsations  sont  rapides,  plus  le  son 


—  Ht  — 

est  aigu.  C'est  en  somme  le  principe  de  la  sirène  de 
Cagniard  de  la  Tour,  no  565. 

Ce  qui  est  non  moins  intéressant  que  le  sifflet 
lui-même,  c'est  le  prix  auquel  on  parvient  à  le 
vendre  :0950l 

2288.  Appeau.  Don  du  même.  Sifflet  en  bois 
formé  d'un  tuyau  cylindrique  aboutissant  à  un 
récipient  sphérique.  Un  trou  latéral  est  foré  dans  la 
sphère  et  permet  par  son  ouverture  de  hausser  le 
ton  d'une  quinte.  L'appareil  donne  ainsi  les  deux 


intonations  észsîz+z:  ;    il  sert  à  imiter  le  cri  du 


coucou,  de  la  tourterelle  et  du  chat-huant. 

2288.  Quatre  appeaux.  Don  du  même.  Tous  les 
quatre  ont  pour  producteur  du  son  la  bouche  d'un 
sifflet  et  l*air  est  mis  en  vibration  par  la  pression 
d'un  soufflet. 

Le  n*  i,  dont  le  soufflet  de  cuir  a  encore  conservé 
ses  poils,  imite  la  caille. 

Le  n*  2,  formé  d'un  tuyau  plus  long  que  celui 
du  précédent,  reçoit  le  vent  du  soufflet  (également 
en  cuir  encore  recouvert  de  ses  poils)  par  un  trou 
latéral  foré  au  milieu  environ  de  sa  longueur.  Une 
allonge  glisse  sur  l'extrémité  ouverte  du  tuyau  et 
permet  de  graduer  la  hauteur  du  son.  Cet  appeau 
sert  également  à  imiter  la  caille. 


—  14a  — 

Le  n*  3,  formé  d'un  soufflet  plat^  envoie  le  vent 
contre  les  bords  de  l'ouverture  circulaire  pratiquée 
dans  une  petite  sphàre  creuse.  Il  imite  le  cri  du 
moineau. 

Dans  le  n<*  4,  le  soufflet  plat  est  partagé  en  deux 
parties.  Chacune  d*elles  met  en  vibration  un  petit 
sifflet  et  les  deux  tuyaux  difièrent  légèrement  de 
longueur,  produisant  chacun  un  son  d'intonation 
différente.  Les  deux  intonations  reproduites  alter- 
nativement par  la  pression  des  soufflets  imitent  le 
cri  de  la  bécassine,  du  merle  et  de  la  perdrix 
blanche. 

2240.  Six  appeaux.  Don  du  même.  Ce  sont  des 
appeauxà  bouche  biseautée  de  dimensions  différentes 
fixés  dans  un  réservoir  d  air  formé  d*un  soufflet 
cylindrique  à  plis. 

Le  n»  I,  imite  le  rouge-gorge. 

Le  n*»  2,  le  verdier. 

Len»  3,  la  grive. 

Le  n»  4,  le  chevalier. 

Len®  5,  la  caille. 

Le  n«  6,  le  merle  au  coucher  et  le  moineau. 

2241.  Trois  appeaux.  Don  du  même.  Tuyaux  à 
anche  très  courts,  avec  des  colonnes  d*air  de 
formes  différentes  influençant  conséquemment  les 
formes  de  la  vibration  pour  produire  des  timbres 
différents. 


-   i43- 

Le  n*  I  imite  le  nasillement  du  canard. 
Le  n*  2,  le  glapissement  du  lièvre. 
Le  n*  3,  la  voix  du  chevreuil. 

2242.  Cinq  appeaux.  Don  du  même.  Ils  rappellent 
la  forme  du  sifflet  antique  n*  430  :  tuyau  d'insuf- 
flation dirigeant  le  souffle  contre  le  bord  d'une 
ouverture  circulaire  pratiquée  dans  la  paroi  d*une 
sphère  creuse.  Ils  n*offrent  que  de  très  légères 
différences  dans  la  grandeur. 

Le  n«  I  est  destiné  à  imiter  la  bécasse. 
Le  n^  2y  la  mésange  noire. 
Le  n*  3  9  la  fauvette. 
Le  n""  4,  le  pinson. 
Le  n«  5,  l'alouette. 

2248.  Treize  appeaux.  Don  du  même.  Tous  ont 
pour  producteur  du  son  le  double  disque  dont  les 
deux  parties  sont  séparées  par  un  anneau  de 
largeur  variable  sur  les  bords  duquel  elles  sont 
soudées,  tandis  que  dans  quelques  spécimens,  elles 
sont  soudées  directement  par  leurs  bords  de  façon  à 
former  une  lentille  biconvexe  ou  convexe-concave. 
On  prend  cette  sorte  d*appeau  en  bouche  en  le 
tenant  verticalement  et  on  produit  le  son  en  soufflant 
au  travers  des  trous. 

Le  n»  I  imite  le  becfigue. 
Le  n*  2f  le  sisis. 


—  «44  — 
Le  n«  3,  la  bergeronnette. 


i  Le  n"*  4,  le  linot. 


Le  n*  5,  le  vitelet. 

Le  n*  6,  Talouette. 

Le  n^"  7,  la  perdrix  grise. 

Le  n""  8,  la  chouette. 

Le  n«  9,  la  grive. 

Le  n*  lOy  le  merle. 

Le  n^"  1 1,  la  grive  et  le  merle. 

Le  n«  12,  la  bécasse  et  le  pivert. 

Le  n*"  13,  la  perdrix  grise. 

Ces  deux  derniers  sont  exceptionnellement  muais 
d*un  soufflet  cylindrique  à  plis  qui  envoie  Tair  en 
pression  au  travers   du    trou  central    du   disque. 

2244.  Trois  appeaux.  Don  du  même.  Tuyaux 
d*insufflation  dirigeant  le  souffle  contre  les  bords 
de  l'ouverture  d'un  récipient  et  à  une  certaine 
distance,  de  façon  à  ne  pas  produire  un  son,  mais 
un  certain  susurrement. 

Le  n«  I  imite  les  frouement,  vol  et  cri  de  la 
chouette  dans  la  chasse  dite  à  la  pipée. 

Le  no  2  imite  le  geai,  la  perdrix  rouge,  le  corbeau 
et  la  pie. 

Le  n"  3  est  plus  particulièrement  destiné  à  imiter 
la  perdrix  rouge. 

2246.  Six  appeaux.  Don  du  même.  Tous  affectent 


—  145  — 

la  forme  d'un  carafon  donc  le  fond  serait  fermé  par 
un  disque  troué,  l'extrémité  opposée  servant 
d'embouchure.  C'est  moins  un  son  qu'un  bruisse- 
ment qui  se  produit. 

Le  n"*  I,  imite  le  linot. 

Le  n*»  a,  l'alouette. 

Le  n""  3,  le  becfigue.  ^ 

Le  n*"  4,  la  mésange  bleue. 

Le  n"*  5,  le  merle. 

Le  n^"  6,  le  pivoton. 

2246.  Appeau,  Don  du  même  Petit  cylindre  de 
métal  dont  l'une  des  ouvertures  est  recouverte  d*une 
membrane  traversée  par  un  crin  d'une  certaine 
longueur.  Lorsque  Ton  tire  sur  le  crin  en  le  tenant 
entre  le  pouce  et  l'index  mouillés,  il  se  produit  un 
son  qui  imite  parfaitement  le  cri  de  la  perdrix  grise. 

2S47.  Trois  appeaux.  Don  du  même. 

N*  I.  Anche  battante  recouverte  par  un  tube 
cylindrique  ;  sert  à  imiter  le  pluvier. 

N""  2 .  Anche  battante  recouverte  d'un  récipient  en 
forme  de  lentille  biconvexe  trouée  sur  l'une  de  ses 
surfaces  ;  il  imite  le  vanneau. 

N**  3.  Anche  battante  recouverte  par  un  récipient 
en  forme  de  disque  plat  troué  au  centre  ;  il  sert 
à  imiter  le  glapissement  du  lapin. 


—   146  — 

2248.  Huit  appeaux.  Don  du  même.  Sifflets  de 
différentes  formes  et  dimensions. 

Ce  sont  des  tuyaux  à  bouche  biseautée. 

Le  n""  I  imite  la  gelinotte. 

Le  n*  a,  le  gros-bec. 

Le  n^  3,  la  chouette. 

Le  n^  4«  le  pinson. 

Le  n*  5,  le  courlis. 
Le  n*  6,  la  huppe. 

Le  n*  7,  le  bouvreuil. 

Le  n*  8,  le  pluvier. 

2249.  Deux  appeaux.  Don  du  même.  Deux  soufflets 
cylindriques  à  plis,  projettent  le  vent  par  Tinter- 
médiaire  d'un  petit  tuyau  cylindrique  fixé  au  centre 
de  la  fermeture  supérieure  contre  les  bords  d'an 
trou  foré  dans  une  sphère  creuse  de  métal.  Il  en 
résulte  une  sorte  de  sifflement 

Le  no  I  imite  le  cacabe  de  la  perdrix  rouge, 
le  n'^a,  le  croassement  du  corbeau. 

2260.A/^/o/ro^^.Donderinventeur,M.Carpentier. 
Appareil  récompensé  par  une  médaille  d*or  à  l'Ex- 
position universelle  de  1889  et  destiné  à  actionner 
un  piano  et  à  y  exécuter  des  morceaux  notés  sur  des 
bandes  de  papier  perforé  (Voir  le  n*  1 1 16).  Le  mélo- 
trope  comprend  deux  parties  essentielles  :  Tune 
destinée  à  transmettre  aux  différentes  touches  de 


—  147  — 

l^instrument  Tefifort  développé  sur  l'arbre  du  cylin- 
dre,  l'autre  dont  la  fonction  est  de  lire  la  bande  de 
papier  perforé  et  d'actionner  les  pilotes  qui,  au 
nombre  de  trente-sept,  commandent  les  touches. 
On  imprime  le  mouvement  à  l'appareil  à  l'aide 
d'une  manivelle  appliquée  sur  le  côté  ;  la  bande  de 
papier  perforé  est  entraînée  et  lorsqu  en  se  déplaçant 
elle  présente  un  plein,  le  pilote  reste  immobile  ;  si 
une  ouverture  se  présente,  le  pilote  s'abaisse, 
frappe  la  touche,  s'y  maintient,  pour  se  relever 
par  l'effet  du  même  mécanisme  chaque  fois  qu'à 
l'ouverture  dans  la  bande  perforée  succède  un  plein. 
La  description  complète  de  cet  appareil  extrême- 
ment ingénieux  nous  entraînerait  trop  loin  et  se 
trouve  du  reste  très  minutieusement  détaillée  dans 
le  brevet  n»  165133  accordé  à  M.  Carpentier  en 
date  du  31  octobre  1884  et  dans  les  additions  au 
même  brevet  des  25  avril  1885  et  9  avril  1887. 

Le  mélotrope  Carpentier  est  l'embryon  des  nom- 
breux et  ingénieux  appareils  construits  aux  États- 
Unis  d'Amérique  dans  ces  dernières  années,  sous  le 
nom  générique  de  pianoplaycrs  et  destinés  à  jouer 
mécaniquement  du  piano. 

2261.  Graphophane.  Don  de  M.  L.  Cavens.  Cet 
appareil  est  marqué  :  The  graphophone  patenied 
May  4,  1886;  Die.  27,  1887;  April  3,  1888;  June  10, 
1890;  Oci,  15,  1894;  March  ao,  iSgj. M anufaciured 


—  148  — 

ly  tkê  Graphophone  American  Company.  Type  AT 
251  i2y,NeW'YorkN.Y.U,S.A.Colombia  Phonograph 
Co,  New-York  et  Paris,  Ces  dates  indiquent  les 
différents  brevets  que  les  fabricants,  conformément 
à  la  loi  américaine,  sont  obligés  de  renseigner  sur 
les  objets  brevetés.  • 

L'invention  du  phonographe  est  due  à  Edison,  le 
célèbre  inventeur  américain.  Son  premier  brevet 
date  du  31  juillet  1877.  Il  est  juste  cependant  de 
rappeler  qu'avant  lui,  le  25  mars  1857,  Léon  Scott, 
simple  ouvrier  typographe  français,  prit  un  brevet 
pour  un  appareil,  appelé  Phonautographe,  destiné  à 
enregistrer  les  ondes  sonores.  Il  est  vrai  qu'entre 
l'enregistrement  du  son  et  sa  reproduction  il  y  a 
encore  de  la  marge. 

Le  graphophone  ne  diffère  que  fort  peu  du  pho- 
nographe. Primitivement,  le  phonographe  était 
actionné  par  un  électro-moteur.  En  produisant  le 
graphophone,  le  professeur  Tainter  avait  remplacé 
le  moteur  électrique  par  une  pédale  semblable  à 
celle  de  la  machine  à  coudre.  Actuellement,  phono- 
graphe et  graphophone  fonctionnent  à  Taide  d'un 
ressort  et  le  premier  ne  diffère  du  second,  en  régie 
générale,  qu*en  ce  que  son  mécanisme  est  exposé  à 
la  vue,  tandis  qu*au  graphophone  1^  pièces  prin- 
cipales du  mécanisme  sont  enfermées  dans  une 
boîte.  (A.  M.  Villon,  Le  phonographe  et  ses  appii- 
cations.  Paris.  Bernard  Tignol.) 


T5^ 


-  i49- 

8862.  Grammophone,  Cet  instrument  ne  diffère 
pas  sensiblement,  au  point  de  vue  du  mécanisme^ 
du  phonographe  ou  du  graphophone.  Il  a  été  inventé 
dans  ces  dernières  années  par  M.  Berliner^  à 
Washington.  Ce  qui  le  distingue  des  instruments 
qui  Tont  précédé,  c'est  qu'au  lieu  d'enregistrer  les 
productions  oratoires  ou  musicales  sur  des  cylin- 
dres, on  se  sert  de  disques  dont  les  copies  peuvent 
s'obtenir  plus  facilement  que  celles  des  cylindres. 
Les  disques  fournissent  des  reproductions  non 
seulement  plus  solides  et  plus  durables,  mais  bien 
plus  longues  que  celles  des  cylindres. On  peut  même 
ajouter,  pensons-nous,  que  dans  l'état  actuel  des 
deux  systèmes,  les  reproductions  grammophoniques 
sont  plus  parfaites  quecelles  des  instruments  rivaux. 

22B3.  Accessoires  de  grammophone.  Don  de  M.  L. 
Cavens.  i«  Pavillon  en  cuivre  avec  support  pliant 
composé  d'une  double  branche,  l'une  en  argentine, 
l'autre  en  bois  ;  2^  Diaphragme  de  la  Grammophone 
and  typewriter  Co  lid.  London-Berlin-Paris  n°  51603; 
3"*  Diaphragme  de  la  même  compagnie  n*  10345, 
même  inscription,  avec  le  mot  Exhibition  6n  plus. 

2264.  Baguette  de  direction.  Don  de  M.  F.  de 
Vestibule.  Elle  porte  l'inscription  suivante  qui  en 
constitue  V intérêt: Dimanche  ig  février  iSSa.Souvenir 
du  5o"'  anniversaire  de  la  fondation  du  Conservatoire 


—  ISO  — 

royal  de  musique  de  Bruxelles,  Concert  jubilaire  dirige 
par  MM.  F.- A.  Gevaeri^  directeur  du  Conservatoire 
de  Bruxelles^  Ad,  Samuel,  directeur  du  Conservatoire 
de  Gand,  P.  Benoit^  directeur  de  l'Ecole  de  musique 
d'Anvers. 

2266.  Baguette  de  direction.  Don  du  même. 
Inscription  :  Bruxelles,  25  mars  1884.  Souvenir  delà 
célébration  du  100"  anniversaire  de  la  naissance  de 
F. '3^.  Fétis  à  Mons.  Concert  dirigé  par  MM.  F.^A. 
Gevaertf  directeur  du  Conservatoire  royal  de  musique 
de  Bruxelles,  J.-B,  Colyns  et  H.  Warnots,  professeurs 
au  Conservatoire  de  Bruxelles. 

2266.  Sonomètre.  Don  de  M»«  Lumay-Vivier. 
C'est  un  sonomètre  ordinaire»  construit  par  M  J. 
Oor,  fabricant  de  pianos  à  Bruxelles.  Il  est  monté 
de  telle  façon  que  treille  cordes  peuvent  s*y  fixer. 
Vivier  était  non-seulement  un  harmoniste  tris 
distingué,  mais  il  s'était  livré  à  de  nombreuses 
études  sur  la  vibration  des  cordes.  Il  a  publié 
plusieurs  brochures  au  sujet  de  ses  recherches»  aux- 
quelles a  servi  l'appareil  que  nous  avons  devant 
nous  et  qu'il  appelait  «duodedicordet.Q.-A.YlvlBR, 
Traité  complet  d'harmonie  théorique,  pratique  y  vocale  et 
instrumentalCjpp.  i  à33.  Bruxelles,  J.Lumay  1890.) 

2267.  Trois  lames  en  bois  de  sapin.  Don  de  M.  V* 


—  151  — 

Mahillon.  La  première  mesure  o"545  de  longueur 
o"oi9  d'épaisseur,  o»03Q  de  largeur;  la  seconde 
o"545  de  long.,  o"038  d'épaisseur,  o*030de  larg.;  la 
troisième  o"2725  de  long  ,  oo'oig  d'épaisseur, 
o'^ojo  de  larg.  Biles  donnent  respectivement  les 
intonations  suivantes  : 


$ 


ce  qui  vérifie  la  loi  :  la  vibration  des  lames  libres  à 
leurs  extrémités  sont  en  raison  inverse  du  carré  de 
leur  longueur  (la  troisième,  de  moitié  plus  courte 
que  la  première,  donne  la  double  octave  de  celle-ci) 
et  en  raison  inverse  de  leur  épaisseur  (la  deuxième, 
d*épaisseur  double  de  la  première,  est  à  Toctave 
supérieure  de  celle-ci).  La  largeur  de  la  lame, 
comme  on  le  constate,  est  uniforme  pour  les  trois 
et  n*a  pas  d'influence  sur  leur  hauteur  respective. 

2268.  Deux  tuyaux  de  roseau  de  diamètres  sem- 
blables {o'^o  15).  Don  du  même.  L'un  mesure  o'"485 
de  longueur,  l'autre  o°>2425.  Le  premier  donne  par 

la  percussion  le    ç\\     I     »    le  second    la    double 


octave  du  précédent.  Les  vibrations  transversales 
des  tuyaux  de  mêmes  diamètres  ébranlés  par  la  perçus* 
sien  sont  en  raison  inverse  du  carré  des  longueurs. 


-  ts^  — 

Classe  I.  —  Instruments  autophones. 
Branche  A.  —  Instruments  autophones  percutés. 
Sbction  a*  ^  Instrumenês  bruyants, 
last.Earop.  SuissB.  2268.  Clochâttes  en  bronze.  Elles  sont  au 

CL  L 

nombre  de  six  et  proviennent  des  fouilles  entreprises 
par  M.  O.  Hauser,  archéologue,  dans  le  canton  du 
Tessin.  Elles  ont  malheureusement  perdu  leurs 
battants.  Deux  de  ceux-ci,  trouvés  avec  les  clo- 
chettes, mais  détachés,  accompagnent  ces  intéres- 
santes reliques.  Haut,  de  la  plus  grande  clochette, 
o°>045  ;  elle  est  carrée  et  sa  larg.  maxima  est  de 
0*045.  Les  autres  par  ordre  de  grandeur  sont  :  une 
carrée,  une  ronde,  deux  ovales,  et  finalement,  la 
plus  petite,  ronde,  mesure  o"o  1 8  de  hauteur  et  o"oi8 
de  diamètre. 

France.  2260.  Clochette  ou  Clarim,  Don  de  M.  J. 
Mahillon.  Elle  provient  des  Hautes-Pyrénées,  où 
l'on  s'en  sert  ordinairement  pour  l'attacher  au  cou 
des  bestiaux  envoyés  en  pâture  dans  les  montagnes. 
Ellealaformed*une  sorte  de  sphère  aplatie  formée  de 
deux  coquilles  de  bronze  assemblées  par  leurs  bords. 
A  la  partie  supérieure  est  soudée  une  anse  destinée 
à  suspendre  l'appareil.  Un  battant  fait  d'une  tige  de 
fer  terminé  par  un  poids  de  zinc,  est  suspendu  à 
l'intérieur  de  la  clochette  et  sert  à  produire  le  son. 


—  «5i  - 

P      m  Inst.  Kurop. 

qui  est  approximativement  le    ^ >    Hauteur  ci  i 

o»i3o;  lar^.  max.  o«o65;  larg.  min.  o'"055.  * 

Id.   2261.  Clochette,  Don  du  même.  Semblable 
à  la  précédente.  Même  provenance.  Elle  donne  le 


ÂLLBMAGNB.  2262.  Clochette.Dotï  de  M.  E.  Clos- 
son.  Celle-ci  provient  de  TEifel  (Prusse  Rhénane). 
Même  fabrication  que  les  deux  précédentes.  Haut, 
o^oyo;  larg.  max.  o"055. 

Belgique.  2268.  Petite  clochette  en  bronze  trouvée 
aux  environs  de  Hamont  (Limbourg  belge).  Le 
battant  a  disparu. 

PKAVCE.22Q4.Cymbalettes, palets  ou  chaplachoires. 
Petites  cymbales.  Elles  figuraient  jusqu'en  1878 
avec  les  tymhalons  (v.  n^  2277)  et  les  tambourins 
aux  processions  de  N.-D.  de  la  Garde  à  Marseille. 
Diam.  o°»iio.  Elles  donnent  le  mi  de  la  7™«  octave 
de  réchelle  des  sons. 

Espagne.  2266.  Matraqueta.  Don  de  M.  Ramon 
RuiZy  de  Barcelone..  Reproduction  d'un  très  ancien 
appareil  conservé  à  l'église  principale  de  Cervera, 
province  de  Lerida.  Il  se  compose  d'une  simple  plan- 


-  IS4- 

init  Ênrop.        chette  sur  laquelle  on  a  fixé  une  poignée  en  fer.  A 
^'  '  l'extrémité  opposée  à  celle  où  se  trouve  la  poignée 

on  a  disposé  transversalement  un  fil  de  fer  qui  tra- 
verse le  bout  des  manches  de  quatre  petits  maillets 
en  bois  et  leur  sert  de  pivot.  En  secouant  l'appareil 
que  Ton  saisit  par  la  poignée,  les  maillets  se  soulè- 
vent et  retombent  en  faisant  un  bruit  que  Ton  utilise 
pendant  la  semaine  sainte  pour  remplacer  la  sonnette 
dans  les  cérémonies  du  culte.  Long,  de  la  plan* 
chette  o"»24;  larg.  o"i4. 

Id.  2266.  Maillet  de  bois.  Don  du  même.  Le  plai- 
sir de  faire  du  bruit  répond  à  un  besoin  si  répandu, 
paratt-il»  parmi  les  enfants  de  la  capitale  de  la  Cata- 
logne, que  pour  aider  à  sa  réalisation  sans  dépense 
pour  eux,  on  fait  placer  devant  la  cathédrale  de 
grandes  planches  sur  lesquelles  les  enfants  frappent 
avec  de  simples  maillets  semblables  à  celui-ci. 
D*après  les  renseignements  que  nous  devons  à 
Tobligeance  du  donateur,  c'est  le  massacre  des 
Juifs,  auteurs  de  la  mort  du  Christ,  que  cet  usage 
bruyant  représenterait. 

Id.  2267.  Mairaca.  Reproduction  de  l'appareil 
placé  dans  le  clocher  de  la  cathédrale  de  Barcelone 
pour  remplacer  les  cloches  pendant  la  semaine 
sainte.  C^est  une  sorte  de  botte  hexagonale  qui 
tourne  autour  d'un  axe  en  fer  terminé  par  une  mani- 


-  155  — 

velle.  La  boîte  est  partagée  en  six  sections  par  des       in«t.  Eorop: 

cloisons  de  bois  allant  des  angles  du  contour  à  Taxe 

de  la  bolte.Chacune  des  cloisons  est  garnie  de  quatre 

maillets  de  bois  dont  les  manches  sont  traversés  à 

leurs  bouts  par  un  fil  de  fer  placé  parallèlement  à 

Taxe  et  dans  son  voisinage.  Si  à  l'aide  d'une  corde 

attachée  à  la  manivelle  qui  termine  l'axe  servant  de 

pivot  à  l'appareil  on  lui  imprime  un  mouvement  de 

rotation  y  les  marteaux  se  soulèvent  et  retombent 

tour  à  tour  sur  les  cloisons  de  bois  produisant  un 

bruit   extraordinaire  qui  s'entend  à  une  très  grande 

distance.    Diam.  de  la  caisse   i"'05;  larg.  oa5i5. 

(Edii.  Franck,  Comment  on  remplace  les  cloches.  Dans 

VlUustration  du  17  avril  1897.) 

Alleuaqkb.  2268.  Charfreitags  Holxklapper. 
Don  de  M.  B.  Ciosson.  Il  provient  de  la  Prusse  rhé- 
nane. Comme  le  nom  l'indique»  c'est  undes  appa- 
reils usités  pour  remplacer  les  clochettes  dans  les 
services  religieux  de  la  semaine  sainte.  Il  se  compo- 
se d'une  planchette  de  o»aa  de  longueur  sur  o^ogs 
de  largeur.  Cette  planchette  est  traversée  par  une 
tige  de  bois  de  o^aS  de  longueur  dont  la  partie 
inférieure  sert  de  manche,  tandis  que  la  partie 
supérieure,  qui  dépasse  la  planchette,  sert  de  pivot 
au  manche  d'un  maillet  qui  frappe  alternativement 
la  planche  à  droite  et  à  gauche  de  sa  largeur 
lorsqu'on  secoue  l'appareil. 


lut  Etirèp.  Italie.  &S68.  CastagnetUs.  Don  de  M.  Gisbert 

Combaz.  D'origine  napolitaine,  elles  sont  formées 
de  deux  pièces  de  bois  légèrement  creusées,  comme 
d'habitude,  à  la  partie  où  elles  s'entrechoquent. 

Bblqiqub.  2270.  Violon  des  Gilles  de  Binck. 
Planchette  de  bois,  de  o'"30  d'épaisseur,  découpée 
en  forme  de  violon,  avec,  vers  le  milieu  de  sa  lar- 
geur une  ouverture  rectangulaire  de  o"  130  de  lon- 
gueur, sur  o"7o  de  largeur.  Dans  cette  ouverture 
sont  fixés  librement,  à  l'aide  de  deux  chevilles, 
quatre  bandelettes  de  fer  et  entre  chacune  de  celle-ci 
trois  lames  de  bois  un  peu  moins  longues  querouver* 
ture,  de  o«o5o  de  largeur  et  d'un  centimètre  d'épais- 
seur. Introduites  de  champ  dans  l'ouverture  de  la 
planchette,  elles  dépassent  celle-ci  par  leur  largeur. 
Le  bruit  se  produit  en  raclant  les  bords  saillants 
des  lames  de  bois  à  l'aide  d'une  latte  de  bois  dentelée 
sur  un  de  ses  côtés  et  découpée  en  forme  d'archet. 
Long.  tôt.  o"48o,  larg.  max.  o"2io. 

Le  QlUo  ost  un  personnage  carnavalesque  particulier  à  U 
ville  de  Binche  (Voir  Wallonia,  Liège,  t.  Vill,  1900  p.  93). 

ID.  8271.  Violon  avec  archet.  Don  de  M.  Pol 
Coekelenbergh.  Instrument  presque  semblable  à 
celui  des  Gilles  de  Binche.  Il  n'en  diffère  que  par 
la  forme.  Ici,  la  planchette  est  découpée  en  forme 
de  polichinelle  et  peinte  sur  Tune  de  ses  faces.  Cet 


instrument  a  servi    pendant   longtemps    dans   un        insnEarop 
cercle  de  BultkarkaSy  dénomination  bruxelloise  des  ^''  '" 

polichinelles.  Long.  tôt.  0.460;  larg.  max.  o»i4o. 

Id.  8272.  Batte  d* Arlequin,  Don  du  même.  Long, 
tôt.  o™94. 

Espagne.  2278.  Crécelle,  en  catalan  Herrach,  en 
espagnol  Sonajero.  Don  de  M.  Ramon  Ruiz,  de 
Barcelone.  Jouet  utilisé  par  les  enfants  pour  faire 
du  bruit  pendant  la  semaine  sainte  ;  et  ils  y  réussis- 
sent au-delà  de  toute  expression.  Cet  appareil,  que 
Ton  construit  de  toutes  dimensions»  se  compose 
d'une  pièce  de  bois  façonnée  au  tour  dans  la  forme 
d*un  gros  manche  d'outil,  de  o>025  de  longueur 
environ,  de  o"o6  de  diamètre  moyen.  Dans  le  sens 
de  sa  longueur,  on  a  pratiqué  a  la  scie  une  rainure 
de  o«»oa5  ^^  largeur.  Au  bout  de  l'ouverture  et  entre 
ses  bords  se  trouve  une  roue  dentée  fixée  à  un 
manche  qui  traverse  à  angle  droit  la  pièce  de  bois 
dont  nous  avons  parlé  d*abord.  Une  languette  de 
bois  de  hêtre,  fixée  dans  le  milieu  de  la  rainure, 
appuie  par  son  extrémité  libre  sur  une  des  dents  de 
de  la  roue.  Si  Ton  imprime  un  mouvement  de  rota- 
tion à  la  pièce  de  bois  en  la  faisant  tourner  autour 
du  manche  que  l'on  tient  à  la  main,  la  languette  pas- 
se d'un  dent  à  l'autre  et  produit  par  des  chocs 
répétés  un  bruit  dont  l'effet  assourdissant  croit  en 
raison  de  la  vitesse  de  rotation  imprimée  à  l'appareil. 


tntt  fiarop.  Pays-Bas.  8274.  Crécelle.  C'est  une  simple  lame 

^'  '  de  bois  pressée  par  une  traverse  de  bois  entre  les 

côtés  d*une  botte  à  laquelle  on  imprime  un  mouve- 
ment de  rotation  autour  d*un  manche.  Ce  manche 
porte  à  la  partie  qui  traverse  les  côtés  de  la  botte 
une  roue  dentée  dont  les  pointes  soulèvent  la  lame 
de  bois  et  celle-ci  produit  le  bruit  en  retombant  dans 
les  creux  qui  séparent  les  dents.  Cet  appareil  est 
en  usage  dans  le  service  de  la  voirie  d'Amsterdam. 
Long,  de  la  botte  o'^jo;  larg.  0*12;  long,  du  man- 
che o»45;  largeur  de  la  lame  o^oy. 


—  i5d  - 

Classe  II.  —  Instruments  a  membranes. 

Branche  A.   —  Membranes  percutées. 

SiCTioN  a.  —  Insirumênis  bruyants, 

Sout-tection  aa,  —  Membrane  tendue  sur  un  cadre. 

BosNiB.  2276.  Def.  Sorte  de  tambour  de  bas-       i»8t.  Europ 


que  <^> dont  la  membrane  est  teinte  en  vert.  Quatre 
doubles  ouvertures  longitudinales  découpées  dans  le 
cadre  de  bois  sur  lequel  est  tendue  la  membrane 
contiennent  cinq  disques  de  métal  de  différentes  gran- 
deurs. Diam.  o°'36;  haut,  du  cercle  de  bois  o"o65. 

L*acqtiisition  des  instruments  bosniaques  nous  a  été  facilitée 
par  les  soins  obligeants  de  M.  le  Cbevalier  de  HorowitZ|  chef  de 
section  au  ministôre  de  Bosnie-Herzégovine,  à  Vienne,  et  de 
M.  le  conseiller  Constantin  Hôrmann,  directeur  du  musée  natio- 
nal de  Bosnie-Herzégovine  à  Sarajevo.  Nous  leur  exprimons  ici 
noire  profonde  reconnaissance. 

Sous-section  bb,  —  Membrane  tendue  svr  un  récipient. 

Prancb.  2876.  Tymbalons  de  Provence.  On  les 
appelle  quelquefois,  mais  improprement,,  iympanons. 
Ce  sont  de  petites  timbales  dont  les  récipients  sont 


(i)  On  déslerne  sous  le  nom  de  tambour  de  basque,  le  moins  compliqué 
des  tambours,  un  simple  cercle  recouvert  d'une  membrane.  Bon 
usage  remonte  à  la  plus  baute  antiquité.  Le  nom  de  tambour  de  basque 
provient  sans  doute  de  ce  que  cet  instrument  a  toujours  conservé  une  très 
grande  popularité  en  Espagne  et  principalement  dans  les  provinces 
basques. 


Cl.  U. 


—  i6o  — 

tnst  fiurep.  en  cuivre  rouge,  les  membranes  sont  tendues  à 
l*aide  de  lanières  de  cuir  qui  se  serrent  autour  de 
pointes  fixées  à  un  disque  de  fer  placé  à  rextrémité 
inférieure  du  récipient.  Pour  tendre  les  membranes 
lorsqu'elles  sont  relâchées  sous  Tinfluence  de  la 
température,  on  les  expose  un  instant  soit  au  soleil, 
soit  au  feu.  C'est  du'  reste  ainsi  que  procèdent  les 
peuples  orientaux.  La  simple  inspection  de  ces 
instruments  dénote  leur  origine  orientale;  mais  pour 
s'en  convaincre  il  suffit  de  les  comparer  aux  tobilets 
tunisiens  n^  322.  On  les  joue  en  les  suspendant  soit 
à  la  ceinture,  soit  à  un  baudrier.  Oiam.  de  la  grande 
timbale  C210;  haut.  0^204;  diam.  de  la  petite 
timbale  ©"igo;  haut.  o"2oi. 

Id.  8277.  Tymbalons  de  Provence.  Don  de  M.  L. 
Cavens.  Forme  et  construction  semblables  aux 
précédents.  Diam.  de  la  grande  timbale  o'aa;  haut. 
o°>i9;  diam.  de  la  petite  timbale  00175;  haut.  0*205. 

Id.  2278.  Deux  baguettes  de  tymbalon  provençal. 
Elles  sont  tout  à  fait  modernes,  faites  chacune  d'une 
seule  pièce  de  bois  et  façonnées  au  tour  comme 
les   baguettes  de  tambour  ordinaire.  Long.  0*277. 

BosNiB.  2279.  Daoulbax.  Sorte  de  petite  timbale 
dont  le  fût,  en  cuivre  rouge,  déforme  hémisphérique, 
est  recouvert  d'une  épaisse  menibrane  de  cuir.  À  ia 
circonférence  de  celle-ci,  attachée  sur  les  bords  du 


—  i6i  — 

récipient  à  Taide  de  pointes  de  métal,  est  fixée  une       latf.  i«rop. 
aorte  de  lanière  en  forme  de  cercle  et  à  laquelle  sont  *'''  "' 

suspendues  deux  autres  lanières  droites  qui  servent 
de  percuteurs.  Diam.  o"2io;  haut.  o«»i4o. 

Sous-section  ce.  —  A  double  membrane. 

Bblgiqub.  2280.  Tambour.  Provient  d'une  an- 
cienne corporation  bruxelloise.  Fabrication  ordi- 
naire, avec  le  fût  en  bois.  Haut.  tôt.  o'^sgo;  diam. 
max.  o"48o. 

Id.  2281.  Caisse  roulante,  caisse  sourde.  Tambour 
formé  d*un  cylindre  de  bois^  autrefois  d'un  usage 
très  répandu  dans  les  bandes  de  musique  instrumen- 
tale. Cette  sorte  de  tambour  par  lequel  on  remplaçait 
les  timbales,  n'avait  pas  la  corde  de  boyau,  appelée 
timbre,  tendue  contre  la  membrane  inférieure  ainsi 
qu'il  est  d'usage  aux  caisses  claires  et  militaires  et 
c*est  à  l'absence  dé  ce  timbre  qu'est  due  la  sonorité 
sourde  de  ces  instruments.  Le  cylindre  de  celui-ci 
est  peint  en  bleu  et  on  a  représenté  sur  une  partie  de 
son  contour  une  lyre  dorée  surmontée  d'un  soleil  et 
d'une  couronne  de, feuillage  également  dorée.  Deux 
guirlandes  de  feuillage  peintes  en  blanc  entourent  la 
lyre.  Les  cercles  de  tension  sont  peints  en  triangles 
alternativement  blancs  et  bleus.  Haut.  tôt.  o"»6io; 
diam.  des  membranes  o'»4i5. 


—   i6a  — 

init.  B«f«p.  Id.   2282.  Caisse  claire.  Don  de  MM.  V.  et  J. 

^*   "  Mahillon.   C'est  un   tambour  ordinaire,   dont   le 

cylindre  habituellement  plein  est  remplacé  par  un 
cylindre  à  jour  formé  de  deux  cercles  de  bois  de  45 
mill.  de  largeur  réunis  par  six  traverses  verticales 
de  bois. 

La  première  idée  de  cette  construction  semble 
être  anglaise  et  remonter  à  1859,  d'après  un 
brevet  délivré  à  la  date  du  4  octobre,  à  Londres,  à 
John  Mitcbell  Rose,  Richard  Carte  et  William 
Pikesley.pour  des  perfectionnements  aux  tamboars. 
Ce  changement  de  construction  ne  diminue  pas  la 
sensibilité  de  la  membrane  inférieure  du  tambour, 
celle  qui  porte  le  timbre  ;  les  membranes  s'in- 
fluencent si  complètement  qu'il  suffit  d*empècher 
la  vibration  de  la  membrane  inférieure  par  la  pres- 
sion du  doigt  pour  que,  à  son  tour,  la  membrane 
supérieure  perde  toute  son  élasticité  sous  l'action 
directe  du  percuteur.  De  Tensemble  résulte  ce  fait 
évident  que  le  rôle  du  cylindre  se  réduit,  dans  les 
tambours,  à  influencer,  à  déterminer  par  ses  dimen- 
sions la  couleur  du  son,  ou  timbre  de  l'instrument. 
Diam.  total  o"405;  haut.  tôt.  o»28o. 

Adolphe  Sax  a  fait  breveter  la  môme  idée  en  France  le 
13  mal  1802;  il  supprimait  eomplôtement  le  basain  semi> 
sphérique  aux  timbales^  et  le  cylindre  qu'il  appelait  chambré  ie 
répercussion,  aux  grosses  caisses  et  aux  tambours. 

France.  8288.  Tambour  d'ordonnance.  Don  de 
M.  L   Cavens.  Il  provient  du  3"*  Régiment  de 


—  i63  - 

Zouaves,  dont  il  porte  la  matricule,  ainsi  que  le       intt.  sorop. 
millésime   1870.  C'est  un  souvenir  de  la  guerre*        ^^  ''' 
franco-allemande.  Acheté  en  Allemagne,  ce  tambour 
est  muni  de  ses  baguettes,  de  sa  bretelle  en  cuir 
noir  et  de  sa  cuissière  en  cuir  de  buffle.  Haut.  o«37; 
diam.  0*40. 

Id.  2284.  2286.  Tambourins  de  Provence^  chacun^ 
avec  leur  moss^/o (baguette).  Semblables  au  n«  1953. 

Id.  2286.  Deux  Massetos  de  tambourin  provençal. 
Elles  sont  faites  d'une  baguette  de  bois  dur,terminée 
d'un  c6té  par  un  manche,  de  Tautre  par  le  gland  per- 
cuteur en  ivoire,  appelé  en  provençal  ooulivo  (olive). 

Prusse.  2267. Tambour  militaire^  avec  deux  paires 
de  baguettes.  Don  de  M.  L.  Cavens.  Construction 
ordinaire.  Cercles  en  fer  qui  appuient  sur  les  cercles 
tendant  les  membranes  à  l'aide  de  six  vis  placées  à 
distances  égales  sur  leur  circonférence.  Ces  vis, 
terminées  par  une  tète  triangulaire,  sont  serrées  ou 
desserrées  par  une  ouverture  de  même  forme  ména- 
gée à  l'extrémité  des  baguettes.  Les  estampilles  de 
l'instrument  indiquent  qu'il  a  été  fabriqué  par 
L.  Beriramj  Rendsburg,  le  21  Juillet  1877,  pour 
Tusage  du  laç"*  Régiment,  2"'*  Bataillon,  6"«  Com- 
pagnie* 

Sazb.  2288.  Tambour  automatique.   Don  de  la 


-  i64- 

iMt  Bnrop.       Hercules  Musikwerke   (fabricant  M.  K.  Kretschmar;. 


Cl.  II. 


Le  donateur  a  iaiaginé  de  fixer  au  cercle  d*un  tam- 
bour un  petit  appareil  sur  lequel  il  attache,  à  l'aide 
d'une  vis,  un  disque  dont  la  circonférence  est  percée 
de  trous.  Il  imprime  un  mouvement  de  rotation  au 
disque  à  Taide  d'une  manivelle,  d'un  pignon  et 
d'une  roue  dentée  sur  l'axe  de  laquelle  est  attaché 
le  disque  Sur  le  côté  de  l'appareil  est  fixé  un  levier 
en  fil  de  fer  dont  le  bras  long  est  terminé  par  une 
bille  de  bois  destinée  à  frapper  la  membrane,  tandis 
que  le  bras  court,  aplati  et  courbé  en  équerre,  est 
terminé  par  une  pointe  qui  entre  dans  les  trous  da 
disque  lorsque  ceux-ci  passent  dans  leur  mouvement 
de  rotation  au-dessous  de  la  pointe.  Un  ressort  ap- 
puyant sur  le  long  bras  du  levier  sert  à  augmenter 
faction  de  la  bille  sur  la  membrane.  Il  est  certaiD 
qu'en  faisant  tourner  le  disque,  le  levier  frappera  la 
membrane  dans  l'ordre  rythmique  indiqué  par  les 
trous  du  disque.  A  chaque  disque  correspond  un 
rythme  particulier.  Le  tambour  automatique  n'avait 
pas  été  prévu  dans  notre  Essai  de  classification  ! 

Bosnie.  2289.  Boubagn.  Tambour  dont  le  fût  en 
bois  a  les  deux  ouvertures  recouvertes  de  mem- 
branes par  l'intermédiaire  d'un  cercle.  Le  système 
detension,  très  primitif,  s'opère  à  l'aide  de  cordes.  Il 
offre  ceci  de  particulier  qu'une  corde  mince  repose 
sur  chacune  des  deux  membranes,  dans  le  sens  de 


-  i65- 

leur  diamètre  ;  elle  fait  l'office  de  la  corde  de  boyau        intt.iarop. 
appelée  timbre.  Haut,  du  tambour  o"*3o;  diam.  0*4 1.  **'  "* 

Branche  B.  —  Membranes  frottées. 

Nous  rangeons  dans  cette  catégorie  nouvelle,  les 
appareils  dont  la  membrane  est  mise  en  vibration  par 
le  frottement  d'une  tige  de  bois,  d'un  roseau,  voire 
d'une  corde,  fixés  à  son  centre.  Nous  avions 
catalogué  le  n»  2043  (Bourdon)  et  le  n»  2043  [Rom- 
fnelpoi)  parmi  les  Appareils  divers  parce  que  nous 
supposions  alors  que  ces  instruments  étaient  trop 
exceptionnels  pour  justifier  l'introduction  dans 
notre  classification  d'une  division  spéciale.  Nous 
n'avons  pas  tardé  à  reconnaître  que  nous  avions 
versé  dans  une  erreur  profonde.  Non  seulement 
nous  avons  eu  depuis  l'occasion  de  nous  procurer 
plusieurs  de  ces  appareils,  des  provenances  les  plus 
diverses,  mais  nous  avons  pu  constater  que,  loin 
d*ètre  exceptionnels,  ces  instruments  sont  si  nom- 
breux de  par  le  monde,  qu'ils  ont  été  Tobjet  d'une 
étude  spéciale  de  la  part  de  M.  Henry  Balfour, 
réminent  conservateur  du  Musée  ethnographique 
d'Oxford.  Cette  étude  extrêmement  intéressante  est 
intitulée  ^Thefriction-Drum^.  Elle  a  été  publiée,  sous 
forme  de  brochure,  à  Londres,  en  1 907,  par  les  soins 
du  c  Royal  anthropological  Insiitute  of  Great-Britain 
and  Ireland  > . 


—  i66  — 

iflit.  Biirop.  EsPAGNB.  2290.  Zatuboniba.  Don  de  M.  Valentin 

^''  "*  Âgrela,  vice-consul  de  Belgique  à  Grenade.  C'est  un 
vase  en  terre-cuite  ouvert  des  deux  côtés;  sur  l'ou- 
verture supérieure,  la  plus  grande,  on  a  tendu  une 
membrane  au  milieu  de  laquelle  est  insérée  perpen- 
diculairement une  tige  en  jonc  liée  à  la  membrane 
par  une  de  ses  extrémités  et  la  dépassant  de  0*28 
environ.  La  tige  est  frottée  dans  le  sens  de  sa  lon- 
gueur et  produit  un  son  dont  la  gravité  est  en 
raison  du  diamètre  de  la  membrane,  et  Tacuité,  en 
raison    de    la    tension    de    cette   dernière.  Notre 

spécimen  produit  le  ^— | —  •  Trois  autres  tiges 

de  jonc  sont  disposées  à  distances  égales  sur  le 
bord  de  la  circonférence  de  la  membrane,  mais  elles 
ne  servent  qu'à  supporter  les  découpures  de  papier 
colorié  destinées  à  enjoliver  TappareiK  Diam.  in- 
férieur du  vase  o"o6;  diam.  supérieur,  à  l'endroit 
de  la  membrane  o"095;  haut.  o^og. 

Cet  instrumeut  n'est  autre  qae  le  rommelpot  flamand 
n*2043,  que  l'on  entendait  en  môme  temps  que  les  ehanUde 
Noël.  Il  était  d'usage,  dans  les  provinces  flamandes,  de  célèbKr 
la  fôte  en  famille  par  des  réjouissances  où  la  Koekêbak  nationale 
était  fort  on  honneur.  Ces  fôtes  se  célébraient  pendant  dix  joan. 
de  la  Noël  à  TËpiphanie,  fôte  des  Rois.  Les  enfants  saTaient 
jour  par  jour  dans  quelles  familles  du  village  se  célébrait U 
fôte  et  allaient  en  chantant  des  Noëls  demander  la  part  de  Di«a. 
Nous  reproduisons,  d'après  de  Goussemaeker  {Chansons  dss 
Flamands  de  France),  un  de  ces  NodU,  chanté  &  BaiUeul  : 


i 


—  167  — 


In«t     Btirop. 
CI.  n. 


Geeffc  wat  om  dea     rom  -  mel-pot 


't  Is  zoo  goed  om  hutspot  Von  de 


lit»  -  wa     "Van   riA  InA- m  Van     Hn    11a  -  i*o  11a*>a  Am      la 


lie  -  re,  Vau  de  lae-  ro, 


.^E^e^^^g:! 


fe^^i^ 


Van  de  lie  -  re,      llere  om   la, 

{Traduction  : 


Vrouw  -  tje  gceft  het         Qods      —      deel. 

Donnez  pour  le  Ronimelpot,  —  Donnez  pour-rempUr  la  gamelle, 
—  Van  de  Itère  etc.  —  Bonne  femme,  donnez-nous  la  part  de 
de  Dieu).  Le  rommelpot  est  aussi  populaire  en  Allemagne.  Il  y 
porte  le  nom  de  RummeUopf.  Mersenne  cite  aussi  cet  instru- 
ment, déjà  en  usage  de  son  temps  en  France.Il  lui  donne  le  nom 
de  Romme  le  pot,  corruption  du  nom  flamand.  Filippe  Bonanni, 
dans  son  Gabinelto  armonico  (Rome  1733)  parle  du  môme 
instrument,en  usage  en  Italie;  il  l'appelle  Istrumenlo  délie 
vendemmie.  Instrument  des  yen  langes.  Il  servait»  dit-il^  à  faire 
danser  les  villageois  conjointement  avec  la  corne  de  bœuf  t  Eh 
Espagne  et  partlculiôrement  dans  la  province  de  Grenade,  la 
zambomha  est  en  grand  honneur  et  elle  partage  sa  popularité 
ayeo  le  chicarra,  sorte  de  violon  populaire  connu  dans  nos  pays 
sous  le  nom  de  >  Basse  des  Flandres  ».  Il  se  compose  d'une  tige 
do  bois,  d'une  yessie  gonflée  d'air,  d'une  corde  appuyant  sur  la 
vessie  et  tendue  à  l'aide  d'une  cheville  qui  fonctionne  &  Tex- 
trêniité  de  la  tige  de  bols.  L'archet  est  une  }simple  baguette 
ployée  en  arc  et  tendue  par  une  mèche  de  crins. 

Id.  2201.  Zambomba.  Don  du  même.  Elle  res- 
semble à  la  précédente,  sauf  les  dimensions,  qui 


:q= 


sont  plus  grandes.  Le  son  produit  est  le   ^— g-— 

Diam.  inférieur  du  vase  ©•"oc;   diam.  supérieur,  à 
l'endroit  de  la  membrane  o«i35;  haut.  o»ï3.  j 


—  i68  — 

insf.Earop  ip.  2292.  Zambomba.  Don  du  même.  Semblable 

aux  précédentes,  sauf  les  dimensions.  Diam. 
inférieur  o"'i3;  diam.  supérieur  à  Tendroit  de  la 
membrane  0*22;  hauteur  o"2 1. 

France.  2203.  Pignaio.  Nom  provençal  du 
rommelpot.  Le  récipient  est  en  terre  cuite.  La 
membrane  est  fixée  à  Kaide  de  quelques  tours 
d'une  ficelle  serrée  dans  la  gorge  qui  termine 
le  haut  du  récipient.  La  tige  centrale  est  uo 
roseau  de  0*67  environ.  On  tient  le  vase  sous 
le  bras  gauche,  on  frotte  le  roseau  de  la  main 
droite,  préalablement  mouillée»  en  la  dirigeant  de 
Textrémité  du  roseau   vers  la  membrane.  Le  son 


ainsi    produit   se    rapproche   du  J^—^  >    Diam. 
de  la  membrane  o"i8;  haut,  du  récipient  o""i8. 


Le  mot  provençal  pignaio  a  pour  éqaiyalent  français  le  mot 
marmite.  On  entend  généralement  rinstrument  le  mercredi  dei 
Gendres  à  la  promenadedu  Prado  II  existe  dans  le  département 
de  l'Aveyron  (l'ancien  pays  de  Kouergue),  un  insfrumcnt 
presque  semblable  appelé  Braà  (fr.  =  taureau),  probablement 
parce  que  le  son  produit  imite  assez  bien  le  mugissement  da 
taureau.  Ici,  le  roseau  est  remplacé  par  un  fll  poissé  que  Ton 
tire  en  le  faisant  glisser  entre  les  doigts. 

Nous  devons  ces  renseignements  ft  l'obligeance  de  M.  de 
Lombardon-Montezan,  de  Marseille. 


Belgique.  2894.  Bourdons  (flam.  ronker, ronûtux; 
ail.  Waldteu/cl).  Réunion  de  petits  appareils  seo- 


—  169  — 
blables  à  celui  que  nous  avons  déjà  catalogué  sous       isst.  Burop. 


le  n'  2042.  Ils  donnent  respectivement,  et  propor- 
tionnellement à  la  dimension  de  la  membrane,  les 


sons 


m 


Le  n*  2042,  dont  la  membrand  est  la  plus  petite,  donne  Tinto- 
nation  de  y^    I       •  Nous  avons  expliqué  lors  de  la  description 


de  ce  dernier  numéro  la  façon  dont  se  produit  le  son,  mais  il 
résulte  de  nos  nouveaux  essais^  et  contrairemont  &  ce  que  nous 
supposions  alors,  que  c'est  la  membrane  seule  qui  produit  le  son, 
ébranlée  qu'elle  est  par  les  frottements  du  fil  dans  la  gorge  de 
bois;  de  ce  frottement  résultent  des  pulsations  que  le  fll  com- 
munique à  la  membrane.  C'est  ce  qui  fait  que  nous  rangeons 
aussi  ces  appareils  parmi  les  instruments  à  membrane  froitée. 
Les  vibrations  longitudinales  et  sonores  de  la  corde  n'existent 
pas  véritablement  dans  le  phénomène  qui  nous  occupe. 

Quoique  nous  ayons  déterminé  l'intonation  des  membranes 
nous  rangeons  ces  instruments  parmi  les  appareils  bruyants, 
raccord  de  la  membrane  n'étant  pas  intentionnel  et  son  intona- 
tion n*ayant  aucune  valeur  musicale. 


Cl.  II. 


—    ï70  — 

Classe  III.  —  Instruments  a  vent. 
Branche  A.  —  Instruments  a  anxhe. 

Section  2).  —    Anche  simple f  libre,  8an»  tnyan» 

inst  Europ,  BELGIQUE.  2896.    Planchette  ronflante  (anglais- 

BulUroarer,  taureau  mugissant,  ou  whixzing'SiicK 
bâton  bourdonnant).  C'est  une  simple  planchette  de 
bois  suspendue  à  un  fil.  L'extrémité  de  celui-ci  est 
ou  tenue  directement  entre  les  deux  doigts  de  la 
main  droite,  ou  liée  sans  frottement  dans  une  gorge 
taillée  au  bout  d*un  bâton.  On  imprime  alors  uo 
mouvement  circulaire  à  la  planchette  ainsi  suspen- 
due. Celle-ci  tourne  sur  elle-même  alternative- 
ment à  droite  et  à  gauche  en  même  temps  quelle 
accomplit  son  mouvement  de  rotation»  et  elle  com- 
munique aux  couches  d'air  qu'elle  traverse  une 
vibration  d'où  résulte  le  son.  La  hauteur  de  celui-ci 
dépend  de  la  vitesse  rotatoire  de  la  planchette  et 
cette  vitesse  est  inversement  proportionnelle  aux 
dimensions  de  la  planchette.  La  longueur  du  fil  n'a 
pas  d'influence  sur  la  hauteur  du  son.  Certes  la 
planchette  vibrante  ne  peut  être  considérée  comme 
un  instrument  de  musique,  mais  il  nous  a  paru 
intéressant  de  l'introduire  dans  notre  classification 
en  raison  du  rôle  presque  similaire  à  celui  de 
Tanche,  que  remplit  la  planchette.  Pour  aider  celle-ci 


à  exécuter  son  mouvement  alternatif  au  bout  du  fil       ii^*^*  Barop. 

auquel  elle  est  suspendue,  on  lui  fait  exécuter 
quelques  tours  sur  elle-même  tout  en  tendant  le  fil 
avant  d'imprimer  à  celui-ci  le  mouvement  circulaire 
autour  des  doigts  ou  du  bâton. 

Allemagne  (?).  2286.  Harmonica  à  bouche,  de 
Tanc.  coll.  Barbieri,  de  Madrid.  C'est  un  tuyau  de 
bois  de  forme  cylindrique  façonnéau  tour  et  à  Tinté- 
rieur  duquel  on  a  glissé  une  large  lame  de  métal 
munie  de  six  anches  libres  placées  à  o"oi5  environ 
Tune  de  l'autre.  En  face  de  chaque  anche,  on  a 
foré  un  trou  latéral  de  sorte  que  lorsque  Ton 
soufiSe  dans  le  tuyau  par  son  extrémité  supé- 
rieure, on  entend  le  son  des  six  anches,  soit  l'accord 
parfait  de  ri^  formé  des  six  intonations  suivantes 

(notées  à  l'octave  inférieure)  :  m^Â^^-,  En  bouchant 

I 

le  premier  trou,   le  plus   rapproché    de  Tembou^ 
chure,  la  première  anche  est  réduite  au  silence,  et 


on  obtient  les  sons  suivants  : 

En  bouchant  le   trou  suivant,   on   obtient    les 


et  ainsi    de  suite  jusqu'à    la  fer- 
meture du  6«  trou  qui,  en  supprimant  la  vibration 


—  i7â  — 

tDBt.fioror-  dé  la  sixième  anche,  réduit  l'instrument  entier  au 
^^'  "'  silence.  Ce  spécimen  est  bien  certainement  use 
des  premières  applications  de  Tanche  libre  au  genre 
si  nombreux  des  instruments  connus  aujourd'hui 
sous  le  nom  d'  c  harmonica  à  bouche  »  (ail.  ~ 
Mundharmonika).  Long.  tôt.  o»257. 

Sbction  c.  —  Anche  «fmpte,  battante,  açec  tu^-an, 
Soii£hsection  aa,  —  Anche  simple,  battante  et  tuyau  cylindrique. 

France.  2887.  Clarinette  à  1 1  clefs.  Don  de 
M.  Massau,  professeur  de  violoncelle  à  TEcole  de 
musique  de  Verviers.  Marque  :  Martin  à  Paris. 
Elle  est  en  buis,  garnie   de  viroles  d'ivoire.  Les 

-«- 

clefs    sont   en   cuivre.   Celles  de  lfe~tj^  nous 

tr  ^- 1 

I 

paraissent  avoir  été  ajoutées  après  coup»  car  elles 
sont  d*une  autre  fabrication  que  les  neuf  premières. 
Le  corps  inférieur  est  en  deux  pièces  assemblées 
par  un  tenon,  ce  qui  se  faisait  pour  permettre  faci- 
lement  Tintercalation  d*autres  pièces  plus  longues 
ou  plus  courtes,  pour  opérer  un  changement  de 


diapason.    Les   clefs    de  m:^g=iri=:  sont    placées 
l'une  à  côté  de  Tautre,  à  la  même  hauteur. 

Id.  22B8.Clarinettes  (Jeu  de  trois)  en  ni,  en  st'bet 


—  173  - 

en  la,  dans  un  étui.  Marque  :  Buffet-Crampon  à  Paris      iiitt.&arop. 
F.    Tour  nier  et  P.    GounmSy  successeurs.  Système        ^*  "'' 
usuel  à  13  clefs,  avec  des  roulettes  en  ivoire  entre 
la  troisième  et  la  quatrième  clef  (fa  soljj^  —  ui  ré^ 
et  entre  la  première  et  la  deuxième  {mifa^ — si  «/J). 

Pays-Bas.  2299.  Clarinette  en  sib.  Don  de 
M.  Emm.  de  Winde.  Elle  est  marquée  Speek  à 
Grammont.  C'est  une  pièce  intéressante^  en  bois 
de  buis,  avec  quatre  clefs,  du  commencement  du 
XIX-  siècle, 

Belgique.  2800.  Clarinette  en  sib.  Don  de 
M.  Victor  Mahillon.  Modèle  imaginé  par  le  donateur 
et  ayant  figuré  à  l'Exposition  universelle  de  Paris 
en  1867.  Il  avait  principalement  pour  but  de  pro- 
duire les  notes  ffîSS^^E   par  les  anneaux  de  la 

main  droite.  Le  sol^  se  produisait  de  la  façon 
ordinaire  mais  avec  les  trois  anneaux  de  la  main 
droite  recouverts  respectivement  par  Tindex,  le 
médius    et    Tannulaire.    Relevait-on    l'index,    on 


produisait  le  ; 


^iz  ;  relevait-on  ensuite  le  médius, 


;  se  produisait;  relevait-on  les  trois  doigts, 

on  obtenait  le /a b.  Chose  étonnante,  un  système  à 
peu  près  semblable  était  présenté  à  la  même  expo- 


—  174  — 

^"^^^jI^^'  sîtîon  par  M.  Antonio  Romero,  de  Madrid,  sans  que 
les  exposants  se  fussent  communiqué  leurs  idées 
(Voir  n^  1964).  Cette  clarinette  est  munie  de  la  pièce 
appelée  baril  qui  permet,  à  l'aide  d'une  coulisse  — 
deux  tuyaux  glissant  Tun  sur  l'autre  —  de  varier, 
dans  une  cerjtaine  mesure,  le  diapason  de  l'instru- 
ment. Mais  il  est  à  remarquer  que  ce  moyen  d'allon- 
gement est  peu  reccommandable,  parce  que  le 
résultat  s*en  fait  sentir  bien  plus  sur  les  sons  les 
plus  rapprochés  de  l'embouchure  que  sur  les  autres. 
L'exactitude  de  Taccord  ainsi  abaissé  était  donc 
forcément  compromise. 

Id.  2801.  ClarinéUe  en  sib.  Don  de  MM.  Mahillon 
et  C,  à  Bruxelles.  Marque  :  Bachmann  à  Bruxelles. 
Bois  de  buis,  viroles  et  ivoire,  huit  clefs  en  cuivre. 

Espagne.  2302.  Chalumeau  double,  dt  Tanc.  coll. 
Barbieri,  de  Madrid.  Les  deux  tuyaux  en  rosean, 
munis  chacun  d'une  anche  battante,  rappellent 
ceux  de  la  ziimmârah  (n*'  1 15).  Leur  extrémité  infé- 
rieure s'emboîte  dans  une  sorte  de  pavillon  qui  fait 
corps  avec  un  support  en  bois  taillé  en  forme  de 
segment  de  cercle  dont  les  extrémités  sont  reliées 
par  une  traverse  et  c'est  sur  celle-ci  que  reposent 
fixés  à  la  cire,  les  tuyaux;  le  pavillon  les  dépasse 
à  la  partie  inférieure,  les  anches  à  la  partie 
supérieure.  L'un  des  tuyaux  est  percé  de  cinq  trous 
latéraux  dont  les  intonations  sont  les  suivantes  : 


-    ï75  — 


tJ  0         113*6 

L'autre  tuyau  n'en  a  que  trois,  d'où  quatre  into- 
nations : 


1(1^    ^ — 


F^j=fea=^ 


0  I  2       s 

Nous  n'avons  pas  rencontré  d'appareil  semblable 
dans  les  nombreuses  collections  que  nous  avons 
visitées.  Il  est  bien  certain  que  celui-ci  procède  de 
la  zummârah  arabe.  Long.  tôt.  des  tuyaux,  anches 
et  pavillon  compris,  o'»2i5. 

Sardaigne.  S808.  Launeidas  (Cuvzeriu  de)  (fr.= 
jeu  ou  concert  de  launeddas).  Les  lautteddas  sont 
des  chalumeaux  en  roseau  dont  la  colonne  d'air  est 
ébranlée  par  une  anche  {cahixzina)  à  languette  bat- 
tante {linguetia)  comme  celle  de  Varghoul  égyptien 
(n*»  1 13)  ou  de  la  zumfnârah  arabe  (n»  1 15).  Le  jeu 
ou  concert  se  compose  : 

1^  De  deux  chalumeaux  réunis  qui  nous  rappellent 
assez  exactement  ce  que  devaient  être  les  axiloi  dou- 
bles ou  tibiae  impaus  (n°  1972)  de  l'antiquité.  Le 
plus  court,  appelé  mancosa^  est  percé  latéralement 
de  cinq  trous  de  forme  oblongue,  nommés  is 
erais    (les    clefs);    le    premier    servant    à    régler 


Init.Ëarop 
Cl.  m. 


—  176  — 

îMt.  fi1>To^  l'intonation  donnée  par  le  trou  suivant,  s'appelle 
arrefinu  (qui  rend  fin,  qui  accorde,  qui  ajuste);  od 
se  sert,  pour  cet  ajustement,  comme  on  le  voit,  d'un 
peu  de  cire  appliquée  sur  le  bord  du  trou.  Les 
intonations  de  la  mancosa  sont  les  suivantes  : 


$ 


fcaFqN=w=. 


Le  chalumeau  le  plus  long  s'appelle  tumba.  Il  n'a 
pas  de  trous  latéraux  et,  par  conséquent,  il  ne  peat 

donner  qu'un  son,  qui  se  trouve  être  ici  le  fe*  ^ 

qui  résonne  en  bourdon,  en  pédale  ; 

a°  D'un  troisième  chalumeau  plus  court  que  la 
tnancosa  mais  de  construction  semblable.  Percé  de  six 
trous  latéraux,  il  fournit  les  intonations  suivantes  : 


m 


ï=fc?=i=s=Jw= 


'4i 


Ce  chalumeau  prend  le  nom  de  mancosedda. 

Les  trois  tuyaux  se  jouent  à  la  fois  par  la 
même  personne  et  généralement,  dans  ce  cas,  00 
ferme  à  la  cire  le  mib  de  la  mancosedda  fourni  par 
le  6*  trou  latéral.  Quelquefois,  les  deux  chalumeaux 
attachés  se  jouent  seuls;  le  plus  court  s'appelle 
alors  piptUy  le  plus  long,  le  bourdon,  médiana. 

Le  concert  de  launeddas  se  fait  généralement 


—  177  — 
entendre  le  dimanche  dans  les  bals  publics,  devant      inst.surop. 

Cl.   III. 

les  églises  après  les  offices,  dans  les  cortèges  nup- 
tiaux, dans  réglise  même  à  la  nuit  de  noël,  et 
quelquefois  pendant  tout  le  mois  de  décembre,  enfin 
dans  les  processions  villageoises;  parfois  même,  dans 
les  campagnes,  il  remplace  Torgue.  Le  concert  de 
launeddas  jouit,  comme  on  le  voit,  d'une  très  grande 
popularité  en  Sardaigne.  Long.  tôt.  delsi mancosedda, 
0*42;  de  la  mancosuy  o"485;  de  la  tumba,  0*790. 
(GuiLio  Fara  Dbssy,  Musica  popolare  Sarda.  Tori* 
no  1909. 

Ces  instruments  ainsi  que  les  renseignements  qui  les  concer* 
noni,  nous  les  devons  à  Tobligeante  inieryention  de  M.  Giovanni 
Patronl^  Directeur  du  Musée  archéologique  de  Cagliari.  Nous 
lui  en  exprimons  ici  &  nouveau,  notre  reconnaissance. 

RussiB.2804.  Galeika.  Don  de  S.  B.le  lieutenant- 
général  Baron  Constantin  de  Stackelberg,  directeur 
de  la  Chapelle  de  S.  M.  l'Empereur  de  Russie.  Cha- 
lumeau composé  de  deux  tuyaux  :  celui  de  gauche 
est  percé  de  six  trous  latéraux;  celui  de  droite 
n'en  a  que  trois,  percés  exactement  à  une  hauteur 
correspondante  aux  trois  premiers  trous  du  tuyau 
de  gauche.  L'annulaire,  le  médius  et  l'index  de  la 
main  droite  couvrent  à  la  fois  les  trous  correspon- 
dants des  deux  tuyaux,  les  mêmes  doigts  de  la  main 
gauche  couvrent  les  4'',  5*  et  6""  trous  latéraux  du 
tuyau  gauche.  Les  tuyaux  sont  de  roseau,  Tanche 
également,  la  languette  est  découpée  par  une  double 


-  178  - 

iMt.Europ.       fente  longitudinale  et  une  incision  transversale  à  la 
Cl.  III.  .  ,  ,  ^       ,  ,  ... 

partie   supérieure.    Au-dessus    de    cette  incision, 

Textrémité  du  tuyau  en  roseau  formant  Tanche  est 
bouchée  avec  de  Tétoupe  ou  de  la  cire,  afin  de  provo- 
quer, par  le  mouvement  de  l'air,  la  mise  en  vibra« 
tion  de  la  languette.  L'extrémité  inférieure  des 
deux  tuyaux^  attachés  parallèlement,  est  fixée  dans 
un  trou  latéral  pratiqué  dans  un  fragment  de  corne 
qui  sert  de  pavillon. 

Les  intonations  produites  sont  les  suivantes  : 

Tuyau  de  gauche  r&fc^gzrrzri — niizj — j" 


Tuyau  de  droite  ffi^^^^=i=t=: 

Ce  chalumeau  dont  la  ressemblance  avec  le 
no  230a  est  à  noter  provient  du  gouvernement  de 
Kazan.  Il  est  répandu  encore  dans  plusieurs  autres 
gouvernements,  mais  on  ne  l'y  trouve  généralement 
qu'avec  un  seul  tuyau.  Seul,  le  gouvernement  de 
Smolensk  offre  l'emploi  du  type  à  deux  tuyaux  per- 
cés chacun  de  cinq  trous  latéraux.  Quelquefois,  les 
anches  faisant  l'office  de  becs  sont  en  buis  et,  dans 
ce  cas,  la  languette  en  roseau  est  attachée  sur 
l'ouverture  à  Taide  d'une  ligature  faite  de  plusieurs 
tours  de  ficelle.  Long,  totale  des  tuyaux,  sans  la 
corne  servant  de  pavillon,  o"i8. 


—  179  — 
Russie.  2306.  Brielka  ou  Joleika.  L'un  des  plus      lott-Europ. 

.  *^  CI  III. 

anciens  instruments  de  la  Russie.  Celui-ci,  construit 
sur  des  données  perfectionnées,  se  compose  d'un 
tuyau  de  palissandre  légèrement  conique,  dont  la 
colonne  d'air  est  mise  en  vibration  par  une  anche 
battante  en  roseau  appliquée  sur  une  sorte  de  bec 
en  bois.  En  somme,  cet  appareil  d'ébranlement  est 
le  perfectionnement  de  Tanche  de  Yarghoul  égyptien. 
L*anche  est  recouverte  d'une  capsule  se  vissant  sur 
le  bec  et  que  le  joueur  introduit  dans  la  bouche  pour 
ne  pas  toucher  l'anche.  Le  pavillon  s'adapte  par  un 
tenon  à  l'extrémité  inférieure  du  tuyau  et  repré- 
sente par  sa  forme  les  spires  en  écorce  de  bouleau 
qui  forment  le  pavillon  des  instruments  rustiques 
dont  celui-ci,  construit  à  Moscou,  est  le  perfection- 
nement. Le  tuyau  est  percé  latéralement  de  neuf 
trous  dont  le  premier  ne  se  recouvre  pas  par  les 
doigts.  Echelle  : 


i 


^^«1=^^ 


=j=j= 


6         7         8         9 

En  bouchant  le  premier  trou  latéral,  l'intonation 
obtenue  est  le  ré,  cinquième  degré  de  la  gamme  de 
sol  mineur.  On  peut  toutefois  baisser  d'un  demi-ton 
l'intonation  respective  des  8«  et  9*  trous,  ut  et  ré^ 
et  produire  conséquemment  si  nt^  par  le  doigté 
fourchu,  c'est-à-dire  en  fermant  le  trou  immé- 
diatement inférieur  à  celui  par  lequel  l'intonation 


—  i8o  — 
lut  Eorop       naturelle  se  produit.  On  peut  même  obtenir  so/icn 

Cl.  III.  '^  ^ 

n'ouvrant  qu'à  moitié  le  trou  n«  6,  qui  produit  le  la. 

Là.  brielka  n*octavie  pas.  Elle  appartient  à  la 
variété  des  tuyaux  fermés.  Le  développement  coni- 
que de  son  tuyau  n'est  pas  assez  prononcé  pour  la 
ranger  parmi  les  tuyaux  octaviants.  Ses  intonations 
se  réduisent  à  celles  de  ses  sons  fondamentaux. 
Long.  tôt.  o">33. 

La  brielka  est^  par  sa  construction,  très  apparen- 
tée à  la  clarinette.  En  somme,  celle-ci  ne  diffère  de 
celle-là  que  par  Tapplication  de  la  clef  servant  à 
renvoyer  à  leur  douzième  supérieure  les  sons  fonda- 
mentaux fournis  par  l'ouverture  des  trous  latéraux. 

Id.  2806.  Brielka.  Don  de  M.  W.  Andreeff,  de 
St.-Petersbourg.  C'est  la  forme  rustique  de  l'instru- 
ment précédent.  Simple  tuyaux  légèrement  conique, 
percé  de  huit  trous  latéraux  et  terminé  par  un 
pavillon  formé  de  bandes  d'écorce  de  bouleau.  La 
colonne  d'air  est  mise  en  vibration  par  une  anche 
battante  que  l'instrumentiste  embouche  sans  la 
toucher  des  lèvres.  Cet  instrument  provient  du  gou- 
vernement de  Vitebsk.  L'ouverture  successive  des 
trous  latéraux  produit  les  intonations  suivantes  : 


^^ 


—  i8i  — 
D'après  le  donateur,  il  est  d'habitude  de  baisser      lott-Enrop. 

"^  Cl.  111/ 

quelques-unes   de   ces  intonations  d*une  demi-ton 
pour  rendre  cette  gamme  chromatique  ou  d'après 
les  nécessités  de  la  mélodie  à  exécuter,  en  ne  recou- 
vrant qu'à  moitié  les  trous   latéraux  3»  4>  5»  7»  8.    . 
Long,   tôt.,   anche  comprise,  0*315. 

Id.  2307.  Brielka,  Don  du  même.  Instrument 
semblable  au  précédent.  Même  provenance.  Toutefois 
les  intonations  sont  sur  toute  l'échelle  un  demi-ton 
plus  aiguës.  Long.  tôt.  o°^2g. 

Sous-section  bb,  —  Anche  battante  et  tuyau  conique. 

Angleterre.  2308.  Corne  d'appel.  Don  de  M.  F. 
Mahillon,  à  Londres.  Il  est  bon  de  savoir  qu'en 
facture  d'orgue  on  apelie  anche  Tappareil  complet 
destiné  à  mettre  l'air  en  vibration  et  qu'on  le 
subdivise  en  deux  parties  :  la  rigole^  sur  laquelle 
s*applique  la  languette  elle-même,  petite  lame 
métallique  à  laquelle  on  donne  le  plus  souvent  le 
nom  d*anche.  Dans  l'appareil  que  nous  avons  devant 
nous,  la  rigole  est  en  étain,  la  languette  ou  anche 
battante  est  en  laiton.  A  l'appareil  vibratoire  est 
appliqué  un  simple  tuyau  conique  en  carton,  dont 
la  colonne  d'air  fonctionne  pour  renforcer  la  réso- 
nance de  Tanche  et  qui  exige  par  conséquent,  pour 
produire  son  maximum  d'effet,  une  relation  plus  ou 
ou  moins  exacte  entre  ses  proportions  et  la  vitesse 


—  ï8a  — 

InaUBarop. 

01.  iiL         vibratoire  de  l'anche.  L'instrument  donne  le 
Long.  tôt.  o"453. 

ID.2S09.  Corne  d*appêl.-Don  du  même.  Constrac- 
.  tion  semblable  à  celle  de  la  précédente.  Le  soo 

obtenu  est  le  ^1-P-. .    Long.  tôt.  o"ao3. 


CsB  deux  instruments  ont  été  achetés  à  Londres  en  1903  et 
sont  deu  Boayenirs  de  la  proclamation  de  la  paix,  le  SI  mai,  après 
la  guerre  sud  africaine  A.  ce  moment,  ils  se  tronvaleot  entre  les 
mains  d'une  grande  partie  de  la  population  londonienne.  Nom 
constatons  que  le  son  du  n*  2309  est  de  qualité  bien  inférieure 
&  celui  que  produit  le  n*  2308,  parce  que  le  rapport  enlre 
Tanche  et  la  colonne  d'air  est  mieux  observé  dans  celui-ci  que 
dans  celui-U.  Les  couleurs,  rouge,  blanc  et  bleu,  sont  celles  de 
TAngleterre. 

Sbction  i.  •—  Anche  doublé  avec  tuyau. 
Sous-section  aa.  —  Anche  double  et  tuyau  cylindrique. 

Allemagne.  2310.  Racket^  WursU  ou  Fausi- 
Fagott.  Fac-similé  d*un  instrument  appartenant  à 
la  collection  de  M.  Paul  De  Wit,  à  Leipzig, 
fabriqué  dans  les  ateliers  du  Musée.  C'est  la  grande 
basse  de  la  famille.  L*ouverture  successive  des 
treize  trous  latéraux  produit  les  intonations 
suivantes  : 
^ ^—^—A 


3^^ë&^z^^^î 


^ 


S""  basso 

IS       it       II       10 


-  l83- 


-^   -I 


•1= 

c^             n4/ 

•^/f          ,^7^ 

*-• 

;^- 

5 

^^ 

< 
-. 

•4X 


■« 9. 


-  i84- 

intt  Burop.  La  constructîoii  de  ce  curieux  instrument  diffère 

peu  de  celle  que  nous  avons  expliquée  au  n*  950. 
Le  schéma  de  la  page  183  éclairclra  ce  que  notre  pré- 
cédente description  aurait  pu  laisser  dans  Tombre. 
L'ensemble  de  l'instrument  se  compose  de  neuf 
canaux  que  nous  numérotons  de  I  à  IX.  Le  n*  I,  est 
percé  au  centre  du  cylindre  d'ivoire;  les  huit  autres 
sont  percés  circulairement  autour  du  premier,  en 
suivant  la  circonférence  du  cylindre.  C'est  le  n*  I, 
central,  qui  reçoit  le  bocal  en   cuivre  sur  leqael 
s'applique  l'anche.  Ce  canal  descend  vers  le  bas  da 
cylindre  où  il  communique  avec  le  canal  n*  II,  qui 
remonte  pour  communiquer  par  le  haut  du  cylindre 
avec  le  canal  n*  III,  et  ainsi  de  suite  jusqu'au  canal 
n'*  IX,  bouché  à  son  extrémité  inférieure,  la  colonne 
d'air  communiquant    avec    l'air    environnant    par 
l'ouverture  des  quatre  trous  latéraux  13,  disposés 
en  losange.  Ce  sont  ces  trous  qui  servent  à  régler 
l'intonation  du  son  le  plus  grave»  le  fa. 

Le  trou  latéral  1 2  se  couvre  par  le  bout  extrême 
du  pouce  droit  ;  il  débouche  dans  le  haut  du 
canal  IX  ;  lorsqu'on  découvre  le  trou,  la  colonne 
d'air  se  raccourcit  d'un  ton  et  le  son  produit  est 
le  50/. 

Le  trou  11  se  recouvre  par  la  3»*  phalange  de 
l'auriculaire  gauche  ;  ce  trou  débouche  dans  le 
canal  VIII;  par  son  ouverture,  la  colonne  d'air  se 


-  i85  - 

raccourcit  d'une  longueur  égale  à  celle  d*un  ton  et       i°>t  Enrop. 
le  son  produit  est  le  la. 

Le  trou  lo  est  recouvert  par  la  3"*  phalange  de 
l'index  gauche;  ce  trou  débouche  dans  le  canal  VII; 
nouvelle  diminution  de  longueur  de  la  colonne  d'air, 
le  son  produit  est  le  si  b. 

Et  ainsi  de  suite,  la  colonne  d'air  se  raccourcit 
constamment,  produisant  des  sons  de  plus  en  plus 
aigus  : 

Le  trou  9,  qui  débouche  dans  le  canal  VI,  est 
couvert  par  la  2">«  phalange  de  Tindex  gauche;  en 
découvrant  le  trou,  le  son  obtenu  est  Vut. 

Le  trou  8  débouche  également  dans  le  canal  VI, 
mais  à  un  point  plus  rapproché  de  l'embouchure 
que  le  trou  9.  Il  se  recouvre  par  l'extrémité  de 
l'auriculaire  gauche;  en  levant  le  doigt,  on  obtient 
le  son  ré. 

Le  trou  7  débouche  dans  le  canal  V;  recouvert 
parie  bout  de  l'annulaire  gauche,  il  donne  le  mi 
lorsqu'on  soulève  le  doigt. 

Le  trou  6,  placé  plus  avant  dans  le  canal  V,  se 
recouvre  par  le  bout  du  médius  gauche.  Le  trou 
ouvert,  le  son  produit  est  le  fa. 

Le  trou  5  est  quadruple;  deux  de  ses  parties 
débouchent  dans  le  canal  V,  les  deux  autres  dans  le 
canal  IV.  Ce  sont  ces  deux  parties,  les  plus  rap- 
prochées de  Tanche,  qui  sont  surtout  effectives,  les 
deux  autres,   qui  débouchent  dans  le  canal  V,  ne 


—  |86  — 

In■t.Bnro^  font  qu*aider  à  la  justesse  et  à  la  clarté  de  Tintona- 
tion.  Ce  quadruple  trou  se  recouvre  par  le  bout  de 
l'index  gauche;  lorsque  le  trou  est  ouvert,  l'intona- 
tion qui  en  résulte  est  le  sol. 

Le  trou  4  est  double,  une  partie  débouche  dans 
le  canal  IV,  l'autre  dans  le  canal  III.  Celle-ci  est  la 
plus  effective.  Ce  trou  est  recouvert  par  le  médias 
droit;  découvert,  le  son  produit  est  le  la. 

Les  trous  3  et  2  débouchent  dans  le  canal  III. 
Ils  se  recouvrent  respectivement  par  le  bout  du 
médius  et  celui  de  Tindex  droit.  Ouverts  succès- 
siuement,  ils  produisent  les  sons  si  b,  ul. 

Le  trou  i,  le  plus  rapproché  de  l'embouchure, 
donne  nécessairement,  lorsqu'il  est  découvert,  le 
son  le  plus  aigu  dé  Técheile,  le  ré.  Il  se  recouvre 
par  le  bout  du  pouce  droit.  Cette  extrémité  du  pooce 
exerce  donc  une  double  fonction  puisqu'il  doit 
fermer  aussi  le  trou  n^  12. 

Ce  doigté  n'était  guère  commode,  ainsi  que  nous 
l'avons  déjà  dit  au  sujet  du  cervelas  ténor  dont  nous 
avons  donné  la  description  au  n*  950.  Notre  cer- 
velas basse  est  fait  d'un  cylindre  d'ivoire  qui  mesore 
o"i85  de  hauteur  sur  o"»049  de  diamètre.  Les 
ont  canaux  0*009  ^^  diamètre. 

Id.  2311.  Cromorne  alto.  Instrument  deconstruc* 
tion  semblable  à  celle  du  cromorne  soprano  cata- 
logué sous  le  n*"  610.  Intonations  : 


—  iSj  — 


^^ 


I  Intt.Barop. 


Id.  2312.  Cromorne  ténor.  Instrument  semblable 
à  celui  que  nous  avons  catalogué  souslen*6i4y 
sauf  les  intonations  qui  sont  les  suivantes  : 


m 


^^M 


Id.  2313.  Cromorne  basse.  Même  instrument  que 
le  n«  615,  sauf  les  intonations.  Celles-ci  sont  :. 


^^ 


^i 


u 


O         si.      cl.      cl.      cl.         1         a        8         4        5         6        7 

Ces  trois  eroniornes  provionneut  de  la  collection  de  fea 
Barbieri,  de  Madrid»  et  sont  poinçonnés  :  Talto  d'un  t,  le  ténor 
et  la  basse  de  deux  tt.  Ils  sont  exactement  à  la  seconde  majeure 
grave  des  instruments  catalogués  sous  les  nos  613,  614^ 
615  et  ils  ont  la  mÔme  relation  tonale.  On  remarquera  qu'au 
point  de  vue  de  la  tonalité,  les  cromornes  ténor  et  basse  sont 
semblables,  aussi  bien  dans  le  jeu  que  nou-i  cataloguons 
aujourd'hui  que  dans  celui  dont  la  notice  descriptive  figure 
dans  le  2™«  volume  de  notre  Catalogue.  La  b  sse  de  cromorne 
ne  di iTôre  du  ténor  que  par  les  trois  clefs  supplémentaires 
qu'elle  possède  et  qui  sont  destinées,  par  rallongement  du 
tuyau  sur  lequel  ces  clefs  sont  posées»  à  augmenter  l'étendue  de 
]*échelle  au  grave. 


—  i88  — 

intt.  Burop.  Il  est  à  remarquer  que  l'évasexnent  de  l'extrémité  Inférieiin 

^^  ^'**  des  cromornes  n'est  pratiqué  que  sur  une  longueur  de  quelques 

centimètres.  Cet  éyasemeut  n'allère  pas  les  propriétés  parli- 
culières  du  tuyau  cylindrique.  Une  colonne  d'air  susceptible 
d'être  raccourcie  par  des  trous  latéraux,  n'est  conique  que  pour 
autant  que  le  développement  progressif  commence  &  l'extrémité 
supérieure  du  tuyau.  (T.  III,  §  c,  page  486). 

RoMB.  2314.  Aulos,  Moulage  en  plâtre  d*oii 
bronze  représentant  un  aulos  trouvé  dans  les  fouilles 
de  Pergame,  ville  ancienne  de  i*Asie  mineure.  Ce 
moulage  a  été  gracieusement  offert  au  musée  par 
M.  Alexandre  Conze,  secrétaire  général  de  l'Institut 
impérial  d'Archéologie^  de  Berlin.  Une  description 
très  détaillée  de  cette  précieuse  relique,  faite  par 
M.  Conze,  , a  été  publiée  dans  Die  Kleinfunde  ans 
Pergamon.  Berlin  1903.  Nous  la  reproduisons  ici  en 
la  traduisant  aussi  fidèlement  que  possible  : 

L'objet  consiste  dans  la  reproduction  plastique  d'une  flûte, 
reproduction  coulée  en  bronze  massif  actuellement  recouTerte 
d'une  patine  verte.  On  l'a  retrouvée  sous  une  couche  de  terre, 
aux  environs  de  la  porte  supérieure  Nord-Ouest  du  mur 
Euméne.  Elle  est  complète,  à  l'exception  de  l'extrémité  (proba- 
blement petite)  cassée  et  perdue  de  cette  partie  qui  me  paraît 
élre  l'embouchure.  L'absence  de  toute  trace  d'a<lhérence  ne 
permet  pas  de  supposer  que  l'instrument  aurait  été  tenu  dans 
la  main  d'une  statue.  Il  ne  pourrait  donc  avoir  été  autre  eliose 
qu'un  objet  d'offrande. 

L'exécution  très  détaillée  sur  tout  le  contour  de  la  pièce 
amène  à  la  môme  conclusion,  en  co  sens  qu'elle  exclut  la  iu^go- 
sition  d'une  œuvre  statuaire  dont  la  flûte  aurait  fait  partie. 

La  figure  représentée  page  19  J  montre  la  flûte  sur  trois  faces 
et  permet  d'en  observer  toutes  les  particularités. 


—    iSg  — 

L'ensemble  mesaro  une  longueur  de  0">46,  un  diamètre  deOB02        lut.  Buop 
euTiron  sur  toute  la  longueur,  sauf  à  l'ouverture  inférieure  qui  ^^  ^- 

8'éTase  jusqu'au  diamètre  de  0<°^3é.Il  semble  qu'il  s' agisse  d'une 
reproduction  en  grandeur  nature. 

Du  côté  que  je  considère  comme  celui  de  l'embouchure,  on 

trouve  trois  trous  (et  p  y)  situés  à  une  distance  assez  égale  Pun 

de  l'autre  et  destinés  sans  doute  à  être  recouverts  par  les  doigts^ 

On  constate  encore  l'existence  de  deux  autres  trous,  dont  un  seul 

Tisibley(8)  destinés  si  je  ne  me  trompe,  fr  être  ouverts  ou  fermés 

chacun  &  l'aide  d'une  glissière.  C^s  glissières  pouvant  difhcile- 

ment  être  avancées  ou  reculées  pendant  le  jeu,  elles  n'auraient 

donc  servi  qu'&  modifier  l'accord  du  Tiustrument  pour  tout  un 

passage  déterminé.  Ces  glissières  sont  au  nombre  de  trois  (1, 3,3). 

Chacune  d'elles  est  maintenue  contre  le  tuyau  au  moyen  d'une 

bande  entourant  tout  le  pourtour  de  l'instrument  et  sous  laquelle 

elles  glissent  :  les  glissières  1  et  3  sons  la  bande  X^  la  glissière  3 

sous  la  bande  /,  une  troisième  bande  z  ne  maintient  aucune 

des  glissières;  elle  s'efface  sous  les  glissières  2  et  3  et  disparaît 

dans  l'espace  compris  entre  ces  dernières.  Les  trois  glissières 

dont  les  poussoirs  reposent  librement  sur  les  bandes  /  et  zne 

pouYaient  vraisemblablement  (et  c'est  pourquoi  je  leur  donne  le 

nom  de  glissières)  que  se  mouvoir  longitudinalement  sous  les 

bandes  qui  les  maintiennent,  de  toute  leur  longueur^  contre  le 

corps  de  l'instrument.  Cette  supposition  parait  pratiquement 

justifiée,   au  moins  en  ce  qui  concerne  les  glissières  1  et  S. 

Celles-ci,  en  effet,  possèdent  non  seulement  (comme  d'ailleurs 

aussi  la  glissière  U)  à  l'extrémité  supérieure  ce  que  je  considère 

comme  un  poussoir,  mais,  en  outre,  à  leur  extrémité  inférieure 

une  plaque  (  a,  b.)  oblongue,  ceintrée,  s'adaptant  exactement  à 

la  courbure  de  l'instrument.  La  plaque  6,  fortement  reculée  par 

laglisslèi-eS,  découvre  le  trou  (8)  déjà  mentionné^  tandis  que  la 

plaque  a,  commandée  par  la  glissière  l,  descendue,  ferme  sans 

4oute  un  autre  trou,  lequel  reste,  par  conséquent»  invisible.  II 

oat  &  remarquer  que  la  glissière  2  ne  possède  pas  de  plaque  de  ce 

genre;  partant  on  ne  découvre  pas  le  trou  que  cette  plaque 


—    ig*^ 


T 


2 

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—   igl   — 

anrait  pu  recouvrir,  de  manière  que  cette  partie  du  mécanisino       lostr.  Barop. 
reste  pour  moi  inexplicable.  Je  ne  pense  pas  que  les  incertitu-  ^^-  lil* 

des  soient  dues  &  une  inexaetitudo  d'exécution.  L'objet  semble 
ayoir  été  façonné  en  pleine  connaissance  de  cause  et  me  paraît 
pouvoir  être  daté  de  l'époque  des  Rois. 

Id.  2816.  Aulos,  Reconstruction  en  métal  du 
moulage  précédent.  Après  avoir  à  notre  tour  étudié 
très  sérieusement  les  détails  intéressants  de  cette 
précieuse  relique,  nous  sommes  arrivés  à  une  con- 
clusion différente  de  celle  de  M.  Conze  :  D'après 
nous  cet  aulos  est  complet,  l'ouverture  inférieure, 
qu'il  considère  comme  un  évasement,  une  sorte  de 
pavillon,  est  simplement  le  renflement  destiné  à 
recevoir  Tembotture  dans  laquelle  se  fixait  Tanche. 
Il  suffit  du  reste  de  comparer  cet  aulos  avec  la  tibia 
pompéienne  n°  416  pour  se  convaincre  qu'il  en  est 
véritablement  ainsi. 

Dans  la  partie  inférieure  opposée  à  Tembouchure^ 
nous  voyons  deux  trous  latéraux,  /3  et  7  <*>.  Le  trou 
a,  dont  M.  Conze  croit  reconnaître  la  trace  tout  à 
rextrémité  du  tuyau,  ne  paraît  pas  sur  le  moulage 
en  plâtre,  et  à  cette  distance  les  uns  des  autres^ 
trois  trous  seraient  très  difficilement  recouverts  par 
les  doigts  d'une  même  main.  Nous  croyons  donc  que 
le  tuyau  se  terminait  en  cet  endroit  et  que  la  trace 
de  trou  aperçue  par  M.  Conze  n'est  qu'accidentelle. 

■  ■ — V 

(1)  Noua  couaerrons  pour  ne  pas  embrouiller  rexpllcallon,  les  lettres 
et  les  chiffres  employés  par  M.  Conze. 


—    192  — 

lAttEarop.       Les  trois   glissières   étaient,  en  effet,  destinées  à 
découvrir  et  à  fermer  à  volonté  autant    de  trous  ; 
elles  fonctionnaient  en   quelque  sorte  comme  nos 
clefs,  mais  en  faisant  avancer  ou  reculer  la  plaque 
recouvrant   le    trou.    Certes,  ce    mouvement  était 
asse^  difficile  pendant  le  jeu.  Toutefois,  lorsque  1*00 
pose  le  médius  de  la  main  droite  sur  le  trou  latéral 
ouvert  (^)  et  Tindex  sur  le  suivant  (7),  on  peut  con- 
stater que  l'auriculaire  de  la  même  main  peut  faire 
mouvoir  le  poussoir  2  qui  agit  sur  laglissière  dont  la 
plaque  a  disparu;  que  le  pouce  de  la  même  main  peut 
s*attaquer  au  poussoir  i  qui  commande  la  glissière 
à  laquelle  est  attachée  la  plaque  fl,  et  enfin  qu*en 
soutenant  le  tibia  par  le  pouce  gauche,  Tauriculaire 
de  cette  main  peut  assez  facilement  faire  mouvoir 
le  poussoir  3  qui  agit  sur  la  glissière  dont  la  plaque 
b  recouvre  le  trou  intermédiaire  ^.  Si  ainsi  que  le 
croit  M.  Conze,  un  troisième  trou  latéral»  le  trou  a, 
avait  existé,  il  est  certain  que  les  poussoirs  des  glis- 
sières devenaient  inaccessibles  aux  doigts.  Certes, 
nous  ne  nous  trouvons  pas  en  présence  d*un  aulos 
qui  permettait  de  la  virtuosité  ;  nous  pensons  avec 
M.  Conze  que  les  glisières  ainsi  faites  ne  pouvaient 
servir,  comme  les  douilles  des  tibiae  gréco-r ornai oes, 
qu*à    modifier  Taccord    de   l'instrument    pour    un 
passage  déterminé. 

Quoi  qu'il  en  soit,  Taulos  de  Pergame  est  haute- 
ment intéressant    et  montre  combien  déjà,  à   ces 


I^i^i 


^ 


Sous-section  bb-  ^  Anche  double  et  tuyau  conique. 

Bblqiqub.  2316.  Basson.  Don  de  M*"®  V^«  Alph. 
Neumans.  C'est  un  basson  à  dix-sept  clefs  qui  porte 
la  marque  C.Mahillon  à  Bruxelles  et  dont  se  servait  à 
Torchestre  des  concerts  du  Conservatoire,  Téminent 
et  très  regretté  professeur  M.  Alphonse  Neumans. 

Pays-Bas.  2817.  Hautbois  à  trois  clefs.  Don  de 
M.     Massau,   professeur   de  violoncelle  à  TÉcoIe 


Cl.  m. 


—  193  ~ 

époques  reculées,  on  se  préoccupait  de  faciliter  le       i°«t.  sarop. 
jeu  des  instruments  et  combien  grande  aussi  était 
rhabileté  apportée  à  la  confection  des  moyens  propo- 
sés à  la  réalisation  de  ce  but. 

Comme  M.  Conze  l'a  fait  remarquer  dans  la 
description  du  n**  2314  il  n'existe  pas  de  trou  visible 
sous  la  plaque  a  et  comme,  par  suite  de  la  longueur 
de  cette  plaque,  l'emplacement  du  trou  peut  varier 
de  plusieurs  millimètres,  nous  n'avons  reproduit  à 
notre  modèle  que  le  trou  S  dont  la  trace  existe  et  les 
deux  trous  latéraux  désignés  par  M.  Conze  sous  les 
lettres  j3  et  y.  L'ouverture  successive  de  ces  trois 
trous  fournit  approximativent  avec  une  anche  double 
semblable  à  celle  de  i'hichi-riki  japonais  n«  693,  les 
intonations  suivantes  : 


—   '94  — 

last  Burop       de  musiquc  de  Vervîers.  Marque  :  /.  B.  WilUms. 
Cl. m.  L'instrument  est  en  buis  garni  de  viroles  d'ivoire; 

les  clefs  sont  en  cuivre.  La  clef  de  sol  jf  a  été  ajoutée 
après  coup. 

France.  2S18.  Hautbois.  Don  de  M.  G.  Guidé. 
Il  est  en  buis  avec  viroles  d'ivoire,  douze  clefs  de 
cuivre  et  deux  anneaux  pour  la  main  droite.  Marque: 
Triebert  Paris.  C'est  le  premier  instrument  du  dona- 
teur, actuellement  professeur  au  Conservatoire  royal 
de  musique  de  Bruxelles.  Long.  0^562. 

Id.  2819.  Hautbois.  Bois  de  palissandre.  Doure 
clefs  d'argent.  Marque  :  Triebert  à  Paris.  Cet  instru- 
ment a  appartenu  à  Louis  Priart,  de  son  vivant 
professeur  de  hautbois  au  Conservatoire  royal  de 
musique  de  Bruxelles.  L'instrument  est  accompagné 
de  l'étui  à  anches»  en  bois  de  buis,  avec  une  plaque 
en  argent  au  chiffre  du  professeur.  Quelques  anches 
sont  encore  en  place. 

Id.  SS20.  Hautbois.  Ce  joli  instrument,  en  bois 
de  buis  garni  de  viroles  d'ivoire,  est  de  Nicolas 
Hotteterre,  appelé  Nicolas  I,  ou  de  son  fils,  Nico- 
las II,  qui  travaillaient  dans  la  seconde  moitié  da 
XVII*  siècle.  Le  pavillon  est  malheureusement  d'an 
autre  facteur,  ainsi  que  l'indique  la  marque  Deb^ 
dont  cette  partie  de  l'instrument  est  poinçonnée. 
Nous  avons  vainement  cherché  des  renseignements 


-    Ï95  — 

sur  ce  dernier  facteur.  L'instrument,  accordé  à  un       iMtEnrep. 
diapason    sensiblement   au-dessous   du    normal   de 
870  V.  s.  pour  le  la  (*),  est  percé  de  six  trous  latéraux 
dont  les   troisième  et  quatrième  sont  doubles.  Il 


porte  également  trois  clefs  :  deux  pour 

la     troisième     pour    1^ — ;—  .  Long    tôt.,   anche 


non  comprise,  0*59  (Ernest  Thoinan.  Les  Hotte- 
terre  et  les  Chédeville,  Paris  1894). 

Id.  2821.  Cor  anglais  en  fa.  Construction  inté- 
ressante, semblable  à  celle  du  no  974.  Marque  : 
Trieberi  à  Paris.  Les  clefs,  au  nombre  de  neuf,  sont 
en  cuivre.  La  clef  à  bascule  que  nous  avons  décrite 
au  n«  974  n'existe  pas  ici. 

Id.  2822.  Basson,  de  Tanc.  coll.  V.  et  J.  Mahil- 
lon.  Il  est  en  érable,  avec  clefs  et  viroles  en  cuivre  ; 
il  date  bien  certainement  du  milieu  du  XVIII*  siècle. 
Marque  :  D.  Lott^  avec  deux  fleurs  de  lys,  Tuné  au- 
dessus    du  nom,   l'autre   au-dessous.    Trois   clefs 

ouvertes  :  B    ,      |    — j—  et  une  clef  fermée  :  IB— p 


(1)  58*  degré  de  Téchelle  des  sons. 


—  196  — 

'"cuïr**  Espagne  (?).  2828.   DiscanUSchahney  (esp.   = 

chirimia)  <*>   Marque  : 

MELCHOR 
R.  S. 

surmontées  d'une  couronne,  les  lettres  sont  en 
relief.  Pourle  surplus,  laconstruction  de  ce  rarissime 
instrument  du  XVI*  siècle  est  absolument  semblable 
à  celle  du  Discant  Schalmey  que  nous  avons  catalo- 
gué sous  le  n""  176.  Il  aies  mêmes  intonations  que 
ce  dernier,  c'est-à-dire  qu'il  est  en  rif  mais  à  un 
diapason  sensiblement  plus  grave  que  le  normal 
actuel.  D*après  Praetorius,  il  y  avait  un  second 
Discant  Schalmey,  de  tout  un  ton  plus  bas  que  celui 
qui  nous  occupe  en  ce  moment  ;  il  était  donc  en  ut 
comme  le  hautbois  moderne.  Long.  tôt.  sansanche, 
o"65. 

Id.  2824.  Discant  Schalmey.  Trois  instruments 
semblables  au  précédent. 

Id.  2826  Bombarde-alto  ou  Alt  Pommer.  Insiru- 
ment  semblable  aux  n®^  618  et  981.  Ce  rarissime 
instrument  date  du  commencement  du  XVII»  siècle. 
Jusqu'à  présent,  le  Musée  n'en  possédait  que  des 
fac  similés,   les  n^   618  et  981.  Le  n9  2325  porte 


(1)  Les  n'*  2323  û  2330  Inclus   proviennent  de   Panclcnne  ooUertioo 
BarbieriiA  Miulricl. 


2321 


2810 


10  110  2M  310 

liillIliliIllilli-^HlnlIillil 


2490 


10  110  210  3|0  410 

lllnlllllIllIll'HlIllllIllllIlMlilllll 


—  197  — 

une  marqi^e,  en   relief,  semblable  à  celle  que  nous       inn.  sarop. 
avons  détaillée  au  n®  2323.  Ses  intonations  sont         ^'*  ^^' 
absolument   les   mêmes  que   celles   du  n^  981   (^> 
Long,  tôt.,  bocal  et  anche  compris,  o'»335. 

lo.  2S26.  Bomb.irde  Alto.  Instrument  semblable 
au  précédent.  Mêmes  intonations.  Il  ne  porte  pas 
de  marque  de  fabricant. 

Id.  2827.  Bajoncillo  (fr.  -  petit  basson;  ail.  = 
Fagoii  piccolo)  ^^>.  Construction  semblable  à  celle  du 
basson  type  n*  9S8,  à  l'exception  qu'ici  les  clefs  qui 
recouvrent  les  a*"*  et  4*""  trous  ne  sont  pas  recou- 
vertes de  boîtes  de  cuivre.  L'instrument  est  en  bois 
d'érable  et  porte  la  même  marque  que  le  n'  2323. 
Il  est  en  sol^  à  la  quinte  aiguë  du  basson  type  ou 
Chorist-Fagott  de  Praetorius,de  sorte  que  les  intona- 
tions réelles  sont  les  suivantes  : 


m 


—à — •! — * — - — ^i y-:^       — 


0       1        t       s       4 


Long.  tôt.  depuis  l'extrémité  du  pavillon  jusqu'au 
bas  de  la  culasse,  o"645. 


(1)  Dans  la  note  qui  suit  le  n*  176,  nous  n*ayoas  indiqué  qu*unc 
seule  tonalité  pour  le  Pommer  alto,  celle  de  sol.  Praclorius  en  cite 
une  seconde,  ceUe  de  fa, 

(2).  G*est  le  n*  4  de  la  famUle  telle  que  la  nomenclature  eu  est  donnée 
par  Praetorius.  Voir  Catal.,  t.  I,  2"*édit.,  p.  232. 


iDstBarop.  Id.  2328.  fio/oMci/Zo.  Constructîon  sen)))lable  au 

^*'  '"         n*  précédent  II  est  en  bois  de  palissandre  garni  de 

viroles   de   cuivre  et  porte   la   même   marque  de 

fabrication .    Il    est    en    ut,    à    l'octave    aiguë   de 

rinstrùment-type,  n**  988.  Long    tôt.  ©«soj. 

Cet  instratnent  et  le  suivant  ne  sont  pas  —  omiBslon 
étonnante  et  digne  de  remarque  —  cités  dans  la  nomencla- 
ture de  Praetorius.  Le3  n»*  2328  et  3339  représentent  le 
môme  échelon  construit  &  deux  diapasons  différents  et  intei^ 
médiaires  entre  le  n*'  4  et  le  n°  5. 

lo.  2329.  Bajoncillo,  Même  construction  et 
même  marque  que  les  deux  numéros  précédents. 
Celui-ci  est  en  bois  d'érable  et  est  en  ré^  à  la 
neuvième  majeure  aiguë  de  rinstrument-type^n'gSS. 
Long.  tôt.  o™430. 

Id.  2330.  Bajoncillo  (ail.  -Discant-Fagoit).  Même 
construction  que  les  précédents,  mais  sans  marque 
de  fabrique.  Celui-ci  est  en  bois  d*ébène  et  est  en  so/, 
à  la  douzième  aiguë  de  Tinstrument-type  n«  988,  de 
sorte  qu'il  représente  le  n^  5  de  la  famille  basson 
décrite  par  Praetorius.  Les  intonations  réelles  sont 
les  suivantes  : 


4: 


^^4 


10 


Long.  tôt.  o™342. 
Ces  quatre  instruments  sont  rarissimes,  les  trois 


—   199  ~ 

plus  petits  principalement.  Nous  ne   les   avions       in«t.Eiirop. 
jamais  rencontrés  dans  aucun  musée,  avant  de  les         ^*^"' 
avoir  vus  à  Madrid  dans  la  collection  de  Téminent 
compositeur  espagnol  feu  Barbieri.  Les  bajoncillos, 
les  bajoues  (n°  988)  et  les  ckirimias  (n^  2^23)  formaient  3 

anciennement  en  Espagne  les  orchestres  destinés  à 
doubler  les  voix  du  chant  religieux  dans  les  églises. 

Saxe.  2831,  Hautbois,  de  Tanc.  coll.  V.  J. 
Mahillon,  Il  est  semblable  au  hautbois  n*  962,  et  il 
porte  également  l'estampille  de  Grundmann 
DresdeUy  sans    les     deux    épées    croisées.    Bien 


certainement  les  clefs  2  et  3  ^ — j^^ï3^^"  ^^^  ^^^ 

ajoutées  après  coup.  Long.  tôt.  sans  anche  o'"6o3. 

ÂLLBMAQNB.  2332.  Hatilbois.  Don  de  M.  Mas- 
san,  professeur  de  violoncelle  à  TÉcole  de  musique 
de  Verviers.  Cet  instrument,  en  bois  de  buis  garni 
de  viroles  d'ivoire  et  de  clefs  de  cuivre,  porte  la 
marque  Les  Fils  de  B.  Schoti  à  Anvers;  il  est 
néanmoins  de  fabrication  allemande  et  originaire  de 
Mayence,  où  ces  facteurs  avaient  leur  manufacture. 
Les  clefs,  au  nombre  de  douze,  sont  les  suivantes  : 

1.  Siy  clef  ouverte,  disposée  pour  le  pouce  de  la 
main  droite; 

2.  Uljj^t  clef  fermée,  pour  l'auriculaire  droit  ; 

3.  Ut,  clef  ouverte,  pour  l'auriculaire  droit  ; 

4.  Ré  j{,  clef  fermée,  pour  l'auriculaire  droit; 


} 


—    206   — 

injyEnrop.  5.  jB(f  Jf ,  clcf  fermée,  pour  rauriculaire  gauche; 

6.  Fa,  clef  fermée,  pour  rauriculaire  gauche,  mais 
s'ouvrant  également  à  Taide  d*un  levier  disposé 
pour  Tannuiaire  droit; 

7.  Fajj^t  clef  fermée,  pour  Tannulaire  droit  ; 

8.  Sol  jt,  clef  fermée,  pour  l'auriculaire  droit  ; 

9.  La  ^,  clef  fermée,  pour  Tindex  droit,  mais 
s'ouvrant  également  à  Taide  d'un  levier  disposé  pour 
le  pouce  gauche  ; 

10.  Ut,  clef  fermée,  pour  l'index  droit; 

1 1 .  Ri,  clef  fermée,  pour  l'annulaire  gauche  ; 

12.  Clef  d'octave  fermée. 

Cet  instrument  représente  l'état  de  la  facture 
allemande  vers  le  milieu  du  XIX*"*®  siècle  ;  il  est 
muni  de  deux  barils,  l'un  de  52,  Tautre  de  57 
millimètres  de  longueur,  ce  qui  permettait,  sous 
certaines  réserves,  de  faire  usage  de  l'instrument  à 
deux  diapasons  différents.  Les  clefs,  au  lieu  d'être 
montées  sur  des  charnières  basculant  sur  une  vis 
cylindrique  servant  de  pivot  et  fixée  entre  deux 
piliers,  basculent  dans  une  rainure  taillée  dans  des 
pièces  de  bois  laissées  en  relief  sur  le  corps  de 
l'instrument  lors  du  façonnement  au  tour;  c'est 
une  simple  goupille  qui  traverse  les  deux  côtés  de 
la  pièce  de  bois  en  relief  et  la  clef  qui  sert  de 
pivot  à  celle-ci.  11  suflSt  de  retirer  la  goupille  avec 
l'ongle  pour  enlever  la  clef.  Ce  mode  de  fabrication 
est  encore  très  goûté  de  nos  jours  dans  certaines 


■^  àôi  -^ 

InstÊnrop. 

parties    de   rAllemagne.    Il    est    certain    que    sa         ^''  ^^^ 
simplicité  peut  offrir  quelques  avantages  dans  les 
instruments  où  la  complication  du  mécanisme  ne 
dépasse  pas  le  fonctionnement  d'un  levier. 

Id.  2383.  Kleine  Discant  Schalmey  (fr.  =  petit 
hautbois  soprano  ou,  anciennement,  chalemie  ^^>  ; 
iizX.^pifferc).  Fac-similé,  construit  dans  l'atelier  du 
Musée,  d'un  instrument  appartenant  à  la  collection 
de  M.  Paul  de  Wit  à  Leipzig.  Il  est  en  buis  orné  de 
viroles  d'ivoire.  L'anche  est  recouverte  d*une  capsule 
d'ivoire  comme  au  n»  suivant.  Le  corps  de  l'instru- 
ment est  percé  de  sept  trous  latéraux  principaux;  le 
premier  est  double;  on  bouche  l'un  des  deux  à  la 
cire  selon  que  Ton  recouvre  les  trous  inférieurs  par 
la  main  droite  ou  par  la  main  gauche.  Outre  les  sept 
trous  latéraux  principaux,  il  y  en  a  deux  autres, 
plus  bas,  percés  sur  le  côté,  en  face  Tun  de  l'autre, 
qui  lie  se  recouvrent  jamais  et  qui  ne  servent  qu'à 
régler  l'intonation  la  plus  grave,  celle  que  fournit 
le  trou  latéral  principal  n"  o. 

L'ouverture  successive  des  trous  latéraux  princi- 
paux permet  les  intonations  suivantes  notées  à  l'effet 
réel  : 


i 


fcfc 


0         I         11         3  •         5         6 


(1)  On  disait  aussi  anclennoment  chalemée,  chalemelle,  ressemblant 
évidemment  au  mot  Schedmey  ;  nous  rappelons  que  c'est  à  dessein  que 
nous  évitons  le  mol  chaliimejLii  par  lequel  on  déslffnalt  parfois  aussi  ce 
genre  d'instruments  et  que  nous  réservons  exclus! vciueut  aux  tuyaux 
A  anche  à  pcroe  cylindrique,  ancèUes  de  notre  clarinette. 


—    20à    — 

iDsiBorop.  Cet  instrument  est  donc  en  mi,  à  la  quinte  supé- 

rieure de  l'instrument  suivant.  Il  ne  faut  pas  le 
confondre  avec  le  gar  Kleine  discani  Schalmey 
(fr.  =  très  petit  hautbois  soprano),  décrit  par 
Praetorius,  qui  assignait  à  celui-ci  la  tonalité  de  la, 
à  la  quinte  juste  aiguë  du  n*  2333  (*>.  Long.  tôt. 
0-475. 

Id.  2334.  Schalmey.  Fac-similé,  construit  dans 
l'atelier  du  musée,  d*un  instrument  appartenant 
également  à  la  collection  de  M.  P.  de  Wit  à  Leip- 
zig. Il  ressemble  à  un  pommer  alto  mais  la  forme 
générale  est  plus  élégante  et  moins  lourde.  Le 
no  2334  est  en  la.  Il  n*a  pas  de  clef  comme  le  n^'  618. 
Les  intonations  usuelles  écrites  sont  les  suivantes  : 

TT     *     T^7     14     6     6 

0 

dont  l'effet  réel  esta  la  quarte  juste  inférieure.  Le 
premier  trou  latéral  se  trouve  placé  sous^le  cylindre 
de  bois  ou  barillet  destiné  généralement  à  préserver 
et  à  assurer  le  mouvement  d'une  clef.  L'original 
n'en  conservait  aucune  trace.  Rappelons  que  les 
intonations  fournies  par  les  2,^  et  6  trous  latéraux 
baissent  d'un  demi-ton  par  le  doigté  fourchu. 


(l)Praetorius  donne  au  son  le  plus  ^rave  du  gar  Kl€lne   Dlêcant 
Schalmey  qui  n'avait  pas  le  premier  trou  latéral  se   bouchant  par 
rauriculalre,  Tlntonatlon  de  al.  Ce  êi  se  rapportant  an  doigté  de  rinstm- 
ment  noté  ré,  il  en  résulte  que  la  tonalité  est  Téritablement  celle  de  la, 
Toir  Catal.f  t.  I,  2*-«  édit.,  p.  228. 


—   46J    -^ 

Lr*anche  est  recouverte  par  une  capsule  en  ivoire  laetÊurop. 
de  forme  semblable  à  celle  des  cromornes  (v.  la  note 
du  n^  615].  Ce  mode  d'insufflation  n'a  rien  qui  doive 
nous  ^tonner  ;  nous  le  voyons  appliqué  à  la  Schaltney 
fig.  4,  planche  XI  du  Theatrum  instrumentorum  de 
Praetorius.  L'instrument  y  est  représenté  en  effet» 
avec  les  deux  modes  de  vibration  :  Tanche  introduite 
directement  dans  la  bouche  et  Tanche  enfermée 
dans  une  capsule.  Nous  Tavons  du  reste  déjà  vu 
sous  cette  forme  au  n**  958.  Rappelons  que  c'est 
le  genre  appelé  hautbois  de  Poitou  par  Mersenne. 
Long.  tôt.  0*682. 

Allemagne.  2386.  Basson.  Don  de  MM.  Mahil- 
Ion  &  Co.  Sans  marque.  La  petite  branche,  la 
grande  et  le  pavillon  n'offrent  pas  de  différence  bien 
grande  avec  les  parties  correspondantes  des  bassons 
ordinaires  ;  on  n'y  remarque  que  quelques  petits 
changements  dans  la  disposition  des  clefs,  notam*. 


ment  celles  de  (S  - ,  qui  se  touchent  par  Tauri- 

culaire    gauche,    et    celle    de  ^-y«—  ,    dont    le 

fonctionnement  est  confié  au  pouce  de  la  même 
main.  En  revanche,  la  culasse  est  munie  d'un  très 
grand  nombre  de  clefs  disposées  pour  faciliter 
certains  trilles.  La  communication  entre  les  deux 
tuyaux  de  la  culasse,  au  lieu  de  se  faire  comme 


204  — 

iMt.Korop.  anciennement  à  l'aide  d'un  tampon  de  liège,  est 
établie  par  un  tuyau  de  cuivre  disposé  en  demi- 
cercle,  appelé  en  facture  <  potence  >,  et  qui  a 
l'avantage  de  laisser  à  la  colonne  d'air  une  régula- 
rité bien  plus  parfaite  qu'à  l'ancien  système.  Cette 
disposition  nouvelle  semble  toutefois  ne  pas  avoir  été 
appréciée  par  les  bassonistes,  parce  qu  elle  ne  per* 
met  pas  les  variations  de  diapason  que  Ton  obtient 
avec  Tancien  système,  en  retirant  ou  repoussant  le 
tampon  de  liège.  Ils  oublient  que  ces  variations 
obtenues^  par  un  allongement  de  la  colonne  d'air 
agissent,  pour  le  basson  comme  pour  tous  les 
instruments  à  trous  latéraux,  beaucoup  plus  sur  les 
intonations  voisines  de  la  partie  où  les  changements 
de  longueur  de  la  colonne  d'air  se  produisent,  que 
sur  les  intonations  qui  en  sont  éloignées,  et  que, 
par  conséquent,  ce  procédé  rompt  la  précision  de 
l'accord  entre  les  diverses  parties  de  l'instrument. 

BosNiB.  2886.  Zourna,  Sorte  de  hautbois  en 
bois  de  poirier,  façonné  au  tour.  La  construction 
est  absolument  semblable  à  celle  du  Zamr  n*  123. 
Les  intonations  produites  par  l'ouverture  succes- 
sive des  trous  latéraux,  sont  les  suivantes  : 


1  *— • — * — I — i- 


^J  04S34ftfl7> 

Long,  tôt.,  anche  comprise,  o"395. 


—    205    — 

Cette   similitude   de   construction   et   même   de        inat.Baroifc 

CL  III. 

diapason  avec  le  n"  123  est  curieuse  à  noter.  Le 
n**  ia3  est  un  instrument  très  ancien,  de  provenance 
égyptienne  ;  le  n*  2336  est  de  construction  toute 
récente  et  de  provenance  européenne.  Elle  démon-  ' 
tre  une  fois  de  plus  avec  quelle  extrême  exactitude 
ces  instruments  se  copient  et  se  transmettent  de 
peuple  à  peuple,  d'âge  en  âge. 

Branche  B.  —  Instruments  a  bouche. 

Section  a)  — •  Bouchejbiseautée. 

Sous-section  aa,  —  Bouche  biseautée  et  tuyau  ouvert. 

Belgique.  2837.  Flûte  d'accords  ou  flûte  harmo- 
nique. Don  de  M.  Maubourg,  à  Bruxelles.  Elle  est  en 
bois  d'ébène»  garnie  de  deux  viroles  d'argent. 
Marque  :  /.  P.  Lebrun.  Construction  semblable  à 
celle  du  n®  1048.  Le  tuyau  de  droite,  le  plus  long, 
donne  les  intonations  : 


il 


»         6         f         7 

Le  tuyau  de  gauche,  qui  a  un  trou  latéral  de  plus, 
les  intonations  : 


tJ  0         12         3         4         6 


8         7         7         S 

On  peut  donc  obtenir  la  succession  de  tierces 


1 


—    206    — 

latt^Enrop.       suivante,  en  ne  recouvrant   pas  le  premier  trou 

Cl.  III.  ^ 

latéral»  si  Q»  du  tuyau  de  gauche  : 

^^^^ 

Long.  tôt.  o»365. 

Prancb.  2338.  Galoubet.  Il  est  en  ébène  et  porte 

la  marque  du  facteur  Grasset^  de  Marseille,  le  Stra- 

divari  des  galoubeiatres.  C  est  ainsi  qu*on  appelle  le 

joueur  de  galoubet.  Jouer  du  galoubet  en  s'accom- 

pagnant  du  tambourin  s'appelle  c  tutupafnpaner  ».  La 

tonalité  de  ce  galoubet  est  en  ri  (voir  le  n*  1021). 

Long.  tôt.  o"3io. 

M.  de  Lombardon-Montezan,  l'éradit  félibre  dd  llarseUle, 
nons  communique  un  petit  addenda  IntéressaDt  que  nous  nous 
plaisons  à  intercaler  ici.  Les  cymbaicttes  (n*  2964)  et  les 
tymbalons  (n*  2277)  sont  inséparables.  Réunis  à  un  troiiième 
instrument,  le  fifre,  ils  formaient,  jusqu'à  la  réyolaiion  de 
1789,  le  trio  obligé,  traditionnel,  qui  accompagnait  la  proces- 
sion de  N.  D.  de  la  Garde  Les  tambourins  et  galoubets  for> 
maient  une  bande  à  part.  Le  trio  susdit  n'a  pas  complètement 
disparu  de  nos  Jours  ;  il  en  existe  encore  un  &  Salon,  petite 
ville  de  Proyence. 

Id.  8839.  Galoubet.  Celui-ci  est  en  buis.  Il  est 
également  de  Grasset.  Sa  tonalité  est  la  même  que 
celle  du  précédent.  Long.  0*3 10. 

Id.  2840.  Galoubet.  Il  est  en  buis  et  du  facteur 
Long,  de  la  Ciotat.  Pour  le  surplus,  il  est  semblable 


i 


5^^ 


!^Ë 


t 

que  l'on  fait  octavier  facilement   par   une  légère 
augmentation    de    la    pression    d'air.    Long.    tôt. 

0"2I5. 

Id.  2342.  F/ag^^o/^/.  Don  de  M.  Ferdinand  Flos- 
troy  à  Nice.  Il  est  en  buis  garni  de  viroles  d*ivoire 
et  de  deux  clefs  de  cuivre.  Intonations,  produites 
par  l'ouverture  successive  des  trous  et  des  clefs 
notées  à  Toctave  grave  de  Teffet  réel  : 


^^5jg£^^ 


=8?— 


L'intonation   du    3°^<^  trou    latéral    baisse   d'un 


Cl.  m. 


—  207  — 

aux  précédents.  Long  avait  une  réputation  qui  raitsarop. 
égalait  presque  celle  de  Grasset.  Comme  le  dit 
plaisamment  M.  de  Lombardon  dans  sa  Notice  sur 
le  Tambourin,  si  Grasset  était  le  Stradivari  des 
galoubetaîresy  Long  en  était  le  Guarneri.  Long. 
o*3o6. 

lo.  2841.  Flageolet  en  terre  cuite  blanche.  Don 
de  M"®  Juliette  Magny.  La  perce  est  cylindrique  et 
les  ouvertures  latérales,  au  nombre  de  six,  produi- 
sent, par  leur  ouverture  successive,  l'échelle  sui- 
vante, notée  à  Toctave  grave  de  Tefifet  réel  : 


—  ao8  — 
Ill8t.lnlfo^      demi-ton  en  bouchant  les  trous  i,  a.  lien  est  de 

CI.  III. 

même  de  Tintonation  du  6™«  trou,  qui  devient  fa  en 
bouchant  les  deux  trous  4  et  5.  Long.  tôt.  0*395; 
long,  effective  depuis  Touverture  de  la  bouche 
jusqu'à  Textrémité  du  tuyau,  o»i75. 

Angleterre.  2843.  Double  Jlageolei.  Il  porte  la 
marque  Metzler  Loffdon  105.  Wardour  Si.  Paient  II 
est  en  buis,  garni  de  viroles  d'ivoire.  La  construc- 
tion ressemble  à  celle  du  n»  1047,  sauf  que  les  deux 
tuyaux  sont  ici  d'égale  longueur.  Les  clefs  sont 
d'argent  ;  elles  sont  au  nombre  de  trois  au  flageolet 


de    gauche  :    celle  de  ru     ;      qui   se   prend   par 


l'auriculaire  droit,  celle  de  ^)_^—  qui  se  prend 


par  rindex  gauche  et  enfin  la  clef  à  levier  destinée 
à  intercepter  le  courant  d*air.  Celle-ci  se  manœuvre 
également  par  Tindex  gauche. 

Le    flageolet    de   droite   a    quatre  clefs:    celle 


''^ 


qui   se  prend   par   Tauriculaire  droit, 
celle  de  (gy— •—  qui  s*ouvre  par  Tindex  droit,  la 


de^ 


clef  à  octavier  placée  derrière  et  sur  laquelle  on  agit 
par  le  pouce  droit,  enfin  la  clef  pour  intercepter  le 
courant  d'air. 

Le  flageolet  de  gauche  est  percé  de  sept  trous 
latéraux  dont  le  dernier,  le  plus  rapproché  de  la 


—  aog  — 

bouche^  est  presque  entièrement  fermé  ;  son  ouver-  lostEurop. 
ture  élève  d'un  demi-ton  l'intonation  produite  par  ^*"^*^* 
le  6>"^  trou,  mais  il  sert  surtout  à  la  formation  du 
ventre  de  vibration  destiné  à  faire  octavîer  les  sons 
fondamentaux.  Le  flageolet  de  droite  n'a  que  cinq 
trous  latéraux  ;  la  clef  à  octavier  placée  derrière, 
recouvre  un  petit  trou  dont  l'ouverture  agit  comme 
le  septième  du  flageolet  de  gauche. 

Ce  double  flageolet  est  dit  en  la.  Mais  on  sait  qu'il 
est  d'habitude  d'indiquer  la  tonalité  de  cet  instru- 
ment comme  celle  de  la  flûte,  par  le  son  réel  que 
donne  la  note  que  le  doigté  usuel  appelle  ré.  Il  en 
résulte  que  ce  flageolet  est  véritablement  en  sol; 
seulement,  par  suite  de  son  diapason  plus  aigu  de 
tout  un  demi-ton  que  le  diapason  normal,  Teffet 
réel  de  l'instrument  se  produit  une  sixte  mineure 
au-dessus  de  la  note  écrite,  si  nous  prenons  le 
diapason  normal  actuel  pour  étalon.  M.  Chas. 
Taphouse,  d'Oxford,  a  bien  voulu  nous  communiquer 
une  méthode  pour  le  flageolet  double.  Cet  ouvrage, 
extrêmement  rare,  a  pour  titre  :  The  Precepior,  or  a 
Keyfor  the  double  Flageolet.  Learning  ihai  fashionable 
and  sweet  toned  Instrument,  London,  printed  for  Bain- 
bridge  &  Wood,  35,  Holborn  Hill,  the  only  place  this 
instrument  is  manufactured. 

Grâce  à  la  communication  de  cette  pièce  intéres- 
sante/nous  avons  pu  nous  rendre  compte  de  la 
façon  dont  l'instrument  était  joué  et  nous  transcri- 
vons ici  sa  tablature  : 


o  o  #  •  b  o  d"^. 
o  •  o  0  0  o  o~1i- 
o  •  •  o  o  o  o~^.- 
o  0  o  o  o  o  o^ 
o  #  o  o  o  o  o  ~^t(il  ^ 

#000000 ^^ 
##000 


•9 

#00 
#00 
A  n  0 

•0 

•0 

— v/ 

-e- 

— #- 

-e- 

o  0  0 
o  0  0 

— #- 
— ©- 

o  0  0 
#00 
#  •  0 
0   0  0 

:^ 

-e- 

0  0  0 
0  0  0 
•  •  0 

V ,^_»^ , 

MynuB  uiu)ir    '»4}0>^p  "f*^ 


4 


—  au  — 

Nous  avons  noté  en  noires  les  sons  fournis   par  le      last.Borop. 
flageolet  de  gauche,  en  blanches^  ceux  du  flageolet         ^*'  "^ 
droit. 

Les  quatre  premiers  sons  du  flageolet  gauche, 
!#/ J,  ré,  ri^f  mi,  sont  toujours  employés  en  solo. 

Si  nous  examinons  attentivement  cette  tablature, 
nous  voyons  que  la  formation  des  sons  se  fait  d'une 
façon  rationnelle  ;  il  n*y  a,  en  effet,  que  deux  sons 
dont  la  production  demande  quelque  explication.  Il 

y  a  d'abord  le  ^ du  flageolet  droit.  Cette  note 

est  simplement  le  son  3  de  la  fondamentale  — 1— 

facilité  par  la  formation  d'un  ventre  de  vibration 
établi  par  le  relèvement  de  l'index  gauche  couvrant 
le  5«  trou  latéral,  lequel  est  placé  au  tiers  environ 
de  la  longueur  comprise  entre  le  2*  trou  latéral 
donnant  le  mi  fondamental  et  la  bouche  du  flageolet. 

L  autre  note  attirant  notre  attention  est  le  fc^^ 

du  flageolet  droit.  Sur  la  plupart  des  instruments  à 
bouche,  les  flûtes  par  exemple,  ce  son  est  l'harmo- 
nique 3  de  la  fondamentale 


^—  obtenu  grâce  à 


l'intermédiaire  d*un  ventre  de  vibration  établi  au  1/3 
de  la  longueur  de  la  colonne  d'air  par  l'ouverture  que 
donne  le  relèvement  de  Tindex  gauche.  Sur  Tinstru- 


—    212    — 

inst-Buop.        ment   que  nous   avons  devant   nous,   ce   son  est 
*^*'"^  beaucoup  trop  aigu  pour  rij  parce  que  le  ?•  trou  est 

placé  beaucoup  plus  haut  qu'au  tiers  de  la  longueur 
de  la  colonne'd*air  comprise  entre  le  4*  trou  latéral 
et  la  bouche  du  flageolet.  Pour  s'en  convaincre,  il 
suffit  de  donner  un  peu  d'air  au  6*  trou  latéral,  au 


^'^^1= 


lieu  d'ouvrir  le  7"*%  et  le  gsz:^  ^^  présente  avec 


sa  véritable  intonation.  Les  recherches  empiriques 
ont  donné  au  facteur  le  ré  désiré,  en   le  prenant 


comme  son  3  de  la  fondamentale  ^-^—  .  Ce  son 


3    devrait,    régulièrement,   être    un 


,  mais 


comme  il  est  trop  aigu,  pour  la  même  raison  que 
le  son  3,  ré^  de  la  fondamentale  sol^  Tintonation 

obtenue    passe    pour  ^  et  satisfait  Toreille. 

-Long.  tôt.  o°'495. 

Id.  2344.  Flageolet  double,  de  lanc.  coll.  V. et 
J.  Mahillon.  Marque  :  Baindridge^  3$  Holborn  HiU 
London.  Construction  analogue  à  celle  du  n*  446, 
mais  le  diapason  de  ce  dernier  est  de  toute  une 
quarte  plus  bas.  Long.  tôt.  0*410;  à  partir  de  U 
bouche  jusqu'à  Textrémité  inférieure,  0*280, 


—   213   — 

Allemagne  (?).  2846.  Flûte  douce  basset^  en  so/,       intt.Earop. 


de  l'anc.  coll.  Barbieri,  de  Madrid.  Elle  est  en  bois 
d'érable  et  munie  d'une  seule  clef  en  cuivre.  Ce  qui 
la  rend  intéressante,  c'est  que  le  bec  et  la  bouche  se 
trouvent  sur  le  côté  postérieur  du  tuyau,  comme  à 
la  flûte  n""  1033,  à  laquelle  elle  ressemble  aussi  par 
les  marques  de  fabrication.  Celles-ci  se  trouvent  ici 
au  nombre  de  trois,  disposées  en  triangle.  L'ouver- 
ture successive  dçs  trous  latéraux  donne  les  intona- 
tions suivantes  : 


$ 


1: 


^^^3=S=^SS^«= 


^    ^    r 


pizH-g— d-S=*=?*=r 


■it-n 


0  cl.        1  2  3  4  5  6  7 

Le  7'  trou  latéral  se  trouve  sur  la  face  postérieure 
du  côté  de  la  bouche.  Il  est  bon  de  se  rappeler  que 
l'intonation  fournie  par  le  2'  trou  latéral  baisse  d'un 
demi*ton  parle  doigté  fourchu,  qui  consiste,  comme 
on  sait,  à  fermer  le  trou  précédent,  et  que  par  un 
même  artifice,  on  baisse  d'un  demi-ton  l'intonation 
que  donne  le  6°  trou  latéral.  Long.  tôt.  o»905. 

Id.  2846.  Canne-flûte,  Marque:  B.  Schott  fils  à 
Mayence,  C'est  une  flûte  à  bec  ordinaire,  divisée  en 
trois  parties  :  1%  le  corps  supérieur,  dans  lequel 
on  a  taillé  la  bouche,  et  qui  est  terminé  par  un 
pommeau  percé  de  deux  petits  trous  servant  à 
l'introduction  du  souflle  ;  2»,  le  corps  inférieur, 
percé  de  douze  trous  latéraux  et  monté  de  six  clefs, 


Cl.  III. 


—  ai4  - 


Init  Europ. 
Cl.  III 


et  enfin  3»,  la  pointe.  Ces  trois  pièces  se  démontent 
de  telle  façon  que  la  canne  peut  au  besoin  se 
mettre  en  poche.  Le  corps  inférieur  est  la  seule 
pièce  qui  doive  attirer  notre  attention  au  point  de 
vue  instrumental.  Les  quatre  premiers  trous  infé- 
rieurs ne  se  couvrent  point  et  n*ont  d'autre  bat 
que  la  sortie  du  soufBe  et  rajustement  de  l'intona- 
tion donnée  par  le  4"*  trou  latéral,  lorsque  le  5**cst 
fermé.  Voici  l'échelle  produite  par  l'ouverture  suc- 
cessive des  trous  et  des  clefs  : 


i 


fâ^ 


ff 


m=M^^^ 


e^^^Seé 


I  I  I  I 


4      5      cl.      6     cl.      7        cl.     8      cl.     9      d.     10   cl.    Il    il    12 

Le  7""  trou  latéral  donne  une  intonation  trop 
aiguë  pour  ré  b;  on  la  corrige  en  employant  le 
doigté  fourchu,  c'est-à-dire  en  fermant  par  Tannu- 
laire  droit  le  trou  précédent,  le  6"*  ;  on  fait  une 
correction  semblable  pour  l'intonation  produite  par 
le  I  i"»trou;  celui-ci  ne  donneun/ab  tolérable  qu'à  la 
condition  de  boucher  le  lo"»  trou  par  le  médius 
gauche.  Long.  tôt.  o»840. 

La  maison  B.  Schott  a  été  fondée  en  1780  à  Mayence.  C'est 
depuis  isn  que  la  firme  a  été  changée  en  B,  Scfiott's  Sôhne  que 
la  succursale  établie  à  Anvers  traduisait  tantôt  en:  B»  Scholt 
fils,  tantôt  en:  Les  Fils  de  B.  Scholt. 

Russie.  2847.  Gelaika  ou  Sipovka.  Don  de  M.  6. 
Andréefif,   de  S»  Pétersbourg.    Flûte   double  très 


—   215    — 

répandue  parmi  les  paysans  russes.  Elle  se  com-  insUEurep. 
pose  de  deux  tuyaux  cylindriques  d'inégale  lon- 
gueur,  percés  chacun  latéralement  de  trois  trous  : 
deux  sur  la  face  antérieure,  qui  se  couvrent  par 
rindex  et  le  médius,  et  un  troisième  sur  la  face 
postérieure,  lequel  se  recouvre  par  le  pouce.  En 
somme,  la  construction  est  semblable  à  peu  de 
chose  près,  à  celle  du  galoubet  (v.  n"  190).  L*échelle 
se  forme  de  la  même  façon  qu'à  ce  dernier  instru- 
ment. Les  deux  premiers  sons  fondamentaux  sont 


i^  •♦  ^ 


^ 


respectivement  ^=3=  «t  fe~-^—  qui  s'ajustent  à 

l'aide  d'une  ouverture  percée  presque  à  l'extrémité 
de  chacun  des  tuyaux.  Long.  tôt.  de  la  flûte  la 
plus  longue  o"445  ;  de  la  plus  courte  o»349. 
(Matthieu  Guthrib.  Dissertation  sur  les  antiquités 
de  Russie.  —  S'  Pétersbourg,  1795). 

Cet  instrument,  Irôs  ancien  et  très  populaire  dans  le  gouver- 
nement de  Smolensk,  a  été  perfectionné  par  M.  AndrôefT.  Il  lui 
donne  le  nom  de  soirieli  et  nous  communique  une  méthode  très 
intéressante  destinée  &  son  enseignement  et  enrichie  de  nom- 
breux exemples.  Cette  méthode  est  due  à  M.  N.  Fedoroff.  Les 
deux  flûtes  se  prennent  à  la  fois  dans  la  bouche  ;  tantôt  elles  se 
partagent  la  mélodie,  d'autres  fois  elles  font  entendre  des 
intonations  doubles. 

Id. '2348.  Gelaika  ou  Sipovka.  Don  du  même. 
Plûte  double  semblable  à  la  précédente. 
Bulgarie.  2848.  Sfirka.  Flûte  à  bec  formée  d'un 


—   2l6    — 

iflit  Bnrop.        tuyau  conique  avec  la  bouche  taillée  à  l'extrémité  la 
Cl.  m.  "^  ^ 

plus  large  du  tuyau.  Pour  empêcher  le  bois  de  se 

fendre  sous  les  influences  de  la  température  et  de 
rhumidité,  le  tuyau  est  entouré  de  neuf  ligatures 
de  fil  de  laiton  placées  à  distances  inégales  Tune  de 
Tautre  et  reliées  par  un  fil  de  cuivre  qui  contourne 
diagonalement  le  tuyau.  Six  trous  latéraux  donnent, 
par  leur  ouverture  successive,  les  intonations  sui- 
vantes : 

-I 1— 


^=r^ 


'-i=r9Êz 


Les  trous  latéraux  sont  ovales  et  trop  grands 
pour  permettre  les  artifices  du  doigté  fourcha, 
mais, par  contre,  leur  dimension  facilite  laproduction 
du  demi-ton  inférieur  par  l'emploi  de  demi-trous. La 
bouche  est  placée  en-dessous,  c'est-à-dire  sur  la 
paroi  opposée  à  celle  dans  laquelle  sont  forés  les 
trous  latéraux.  La  sfirka  est  un  instrument  très 
ancien, fort  en  usage  parmi  les  paysans  bulgares  (^'. 
Long,  tôt.  o'"545  et,  à  partir  de  la  bouche,  o"530. 

Id.  2860.  Sfirka.  Elle  est  semblable  à  la  précé- 
dente, sans  les  ligatures  en  fil  de  laiton,  et  son 
diapason  est  exactement  un  demi-ton  au-dessus. 
Long.  tôt.  o"495. 


(1)  C'est  Monsieur  Pety  de  Tliozée,  ministre  résideul  de  Belgi'P' 
A  Sofln,  qui  a  eu  robllgctincc  de  nous  procurer  les  instromw'^ 
bulgares.  Nous  lui  renouvelons  Ici  les  aasnrauces  de  notre  tr^ 
profonde  gratitude. 


—  ii7  — 

Id.  2361.  Sfirtchitza  (diminutif  de  sfirka).  Sorte        uetBarop. 
de  flageolet  formé  d'un  tuyau  de  bois  cylindrique 
façonné  au  tour  et  percé  latéralement  de  six  trous. 
Leur  ouverture  successive  permet  la  production  des 
intonations  suivantes  : 


Long.  tôt.  o'»32o. 

Id.  2362.  KavaL  Sorte  de  flageolet  double  des 
bergers.  Il  est  formé  d*une  planchette  de  bois  dans 
laquelle  on  a  foré  deux  canauxconiques  et  parallèles. 
Les  bouches  sont  taillées  dans  la  partie  la  plus 
large  du  tuyau. 

Le  tuyau  de  droite  est  percé  sur  la  face  antérieure 
de  six  trous  latéraux  dont  l'ouverture  successive 
donne  les  intonations  suivantes: 


J — OT  L 


0         113         4         5         0 

Le  tuyau  de  gauche  est  percé  d'un  trou  latéral 
seulement,  sur  le  côté,  à  la  hauteur  du  trou  latéral 
marqué  o  du  tuyau    de    droite^    produisant    ainsi 

rintonation    de  mEÊîE  destinée,  pensons-nous,  à 
résonner  en  bourdon.  Long.  tôt.  o°*273. 


—    2l8    — 

inrt.Europ.  ijj^  2368,  Dvotka  ou  Pichtalka.  Sorte  de  flageolet 

semblable  au  précédent  mais  dont  les  intonations 
sont  réglées  exactement  à  la  seconde  mineure  infé- 
rieure, en  ré  b,  des  intonations  fournies  par  le  n* 
précédent.  Il  est  également  employé  par  les  bergers 
et  son  origine  est  grecque.  Long.  tôt.  0^273. 

Bosnie.  2364.  Dvdinitza.  Flûte  double  dont  la 
construction  ressemble  à  celle  du  n*  191  ;  cette  der- 
nière a  cependant  un  trou  latéral  de  plus  à  chaque 
tuyau.  La  dvdinitxa  que  nous  avons  devant  nous 
paraît  être  réglée  pour  produire  les  intonations 
suivantes  : 

Tuyau  de  droite,  Tuyau  de  gauche, 


r- 


Long.  tôt.  o'"392;  larg.  max.  o"*o64. 

Ces  intonations  s*écartent  sensiblement  de  celles 
notées  pour  la  svardoniisa  dalmate  n^  igi  ;  celles-ci 
nous  paraissent  plus  rationnelles  ;  elles  ont  du 
reste  quelque  rapport  avec  les  intonations  consta- 
tées au  n^  1016  et  avec  celles  que  nous  relevons  au 
n«  suivant. 

lo.  2865.  Dvoïnitza,  Autre  flûte  double.  Celle-ci 
ressemble  au  n«  igi.  Intonations  : 


—  ^rg  — 
Tuyau  de  droite,  Tuyau  de  gauche,  loatEurop. 


i^^  rfe=r=f=^ 


Long.  tôt.  0*265  ;  larg.  max,  0*041. 

Id.  2366.  Doudouk  ou  Duduk  (*).  Tuyau  de  bois 
largement  évasé  à  l'embouchure,  rappelant  un  peu 
Tarchitecture  des  minarets.  Six  trous  latéraux  per- 
cés au  fer  rouge,  avec  une  légère  inclinaison  dans 
le  bas,  vers  Tembouchure.  L'ouverture  successive 
de  ces  trous  donne  les  intonations  suivantes  : 


N 


Éèà 


On  parvient  facilement  à  abaisser  d'un  ton  le  son 
produit  par  la  longueur  totale  de  l'instrument, 
marqué  o,  en  bouchant  presque  complètement  l'ori- 
fice inférieur  du  tuyau  par  l'auriculaire  de  celle  des 
deux  mains  que  l'instrumentiste  place  au  bas  de  la 
flûte.  Long.  tôt.  o"28o. 

Id.  2367.  Tschurlika.  Flûte  de  forme  semblable 
à  la  précédente,  mais  beaucoup  plus  longue  et  plus 
élégante.  La  face  antérieure  est  enjolivée  de  dessins 


(1)  Nom  turc  mais  qui  s^applique  aussi  bien  aux  flûtes  A  boucha 
biseautée  qu'à  celles  dont  la  bouche  est  transversale  (voir  le  n*  2392). 


CUIIL 


—  2ao  — 

inst.  Burop.       gravés  en  relief.  Six  trous  latéraux  : 
a  ui. 


ï^3 


qzzq=4— .— «-fer 


C/  0         4  13         4         5         6 

Long.  tôt.  o"50. 

Sous-section  66.  —  Bouche  biseautée  et  tuyau  fermé. 

Francs.  2868.  Sifflet  triphone.  Don  de  MM. 
Mahillon  et  C*".  C*est  un  simple  tuyau,  en  étain, 
bouché,  muni  de  deux  trous  latéraux  et  permettant 
conséquemment  de  produire  trois  sons.  Dans  notre 
exemplaire  les  intonations  sont  les  suivantes  : 


iff=t 


avec  Teffet  à  la  double  octave  supérieure.  L'inven- 
teur, M.  Ë.  Correty  de  Maisons-Laffite,  destinait  ce 
sifflet  à  transmettre  les  commandements  dans  les 
régiments  d'infanterie  et  de  chasseurs,  à  pied.  Ce 
sifflet,  qui  se  tient  de  la  main  gauche,  est  muni 
d'un  anneau  dans  lequel  on  passe  le  pouce.  Le 
premier  trou  latéral  est  couvert  par  le  médias,  le 
second  par  Tindex.  Long.  tôt.  o"*o6.  (E.  Corrkî, 
Sonneries  et  commandemenis  de  V armée  pour  le  Tri- 
phone^ Infanterie  et  Chasseurs  à  pied,  à  l'usage  dis 
Bataillons  scolaires.) 


— •    221    — 

Sous-section  ce,  —  Bouche  biseautée  et  récipient. 

iBSt.  isvrop. 

Id.  2369.  Sifflet  en  poterie.  Don  de  M.  de  Lom-  ci. m. 

bardon-Montezan,  à  Marseille.  Il  représente  une 
petite  cruche  dont  la  paroi  est  traversée  par  un 
tuyau  muni  d'une  bouche  biseautée.  Le  tuyau 
débouche  à  Tintérieur  de  la  cruche  que  Ton  emplit 
d'eau.  Cet  appareil  rencontré  dans  presque  tous 
les  pays  européens,  sert  à  imiter  assez  heureuse- 
ment le  chant  des  oiseaux.  L*eau  de  la  cruche,  mise 
en  mouvement  par  la  pression  d'air  du  si£9et,  per« 
met  à  celui-ci  de  varier  très  sensiblement  les  intona- 
tions qu'il  produit.  En  effet,  le  tuyau  devient  alter- 
nativement tuyau  bouché  et  tuyau  ouvert  et  le 
tourbillonnement  donne  lieu  à  ce  battement  de  deux 
sons  qui  ressemble  assez  bien  au  trille  du  chant  des 
oiseaux. 

Bblgique.  2360.  Sifflet.  Don  de  M.  E.  Closson. 
Celui-ci>  provenant  de  Louvain,  est  inséré  dans  un 
vase  à  l'usage  de  tirelire.  Le  potier  a  orné  son  travail 
de  trois  oiseaux  posés  sur  l'extérieur  du  couvercle. 
C'est  à  l'introduction  de  la  monnaie  que  sert  la 
fente  pratiquée  dans  la  paroi  du  vase.  L'appareil 
est  également  en  terre  cuite  vernie.  Le  son  est  le 
mi  b  de  la  8"*  octave  <*>. 


(1)  La  kermesse  aux  poteries,  ou  Poljea-Kermia,  se  tient  tous  les  ans 
à  Louvain  le 9  février,  jour  de  la  fête  de  Sainte-Apolline;  on  y  vend  de 


—    222    — 

iMt.Kuwp.  Id.  2861.  Sifflet.  Don  du  même.  Simple  sifflet 

représentant  un  oiseau  posé  sur  un  support,  le  tout 
en  terre-cuite  vernie.  Même  intonation  que  le 
précédent. 

C'est  \  ar  erreur,  et  à  cause  de  son  apparerce,  que  ce  sifflet 
a  été  classé  dans  la  sous-section  ce;  c'est  à  la  sous-section  bb 
qu'il  appartenait  véritablement. 

Id.  2862.  SiffleU  Don  de  M.  Paul  Gilson.  Vase 
sphérique,  en  poterie,  percé  de  cinq  trous  mettant 
Tair  intérieur  du  vase  en  communication  avec  Tair 
ambiant.  Un  ajutage  de  25  millimètres  de  longueur, 
dans  lequel  est  façonnée  la  bouche  du  sifi9et,  précé- 
dée de  son  canal  d^nsufflation,  sert  d  appareil 
d'ébranlement  sonore.  On  verse  de  l'eau  dans  le 
récipient  jusqu'à  la  hauteur  des  cinq  petits  trous 
dont  il  est  percé  ;  le  tuyau  plonge  ainsi  dans  Teau 


menus  objets  en  poterie  vernissée  en  couleurs  éclatantes  :  des  chande- 
liers, des  tirelires  et  particulièrement  des  simcls  de  tous  grenres  doat 
le  bruit  assourdissant  ne  cesse  de  retentir  pendant  toute  la  kermès^*. 
Celle-ci  se  lenait  naguère  dans  les  ruelles  du  Béguinage,  auloor  de 
régUse  où  se  trouve  un  auLcl  consacré  à  Sainte-Apolline,  Invoquée, 
comme  ou  sait,  contre  les  maux  de  dents.  Mais  depuis  une  soixantaine 
d'années,  la  Voljcs-Kermis  a  été  transportée  à  la  Pince  Salnl-AnloiDe, 
où  les  paysans  se  rendent  après  avoir  accompli  leur  pélertnafe  à 
réglise  du  Béguinage. 

L'usage  des  sifflets  en  poterie  est  répandu  depuis  longtemps  dans 
différentes  villes  dos  Pays-Bas  (Voir  notamment  Edm.  Ya>dm 
SrnABTBN,  Aldernardiana,  série  II,  n'  2).  E.  Clossoiv, 


—    223    ■" 

et  on  obtient,  par  les  mouvements  dus  aux  différen-       '■'î*?"/®^* 

vl.  llu 

tes  pressions  qu'elle  supporte  par  l'action  du  sifflet, 
des  modulations  qui  imitent  asse^  bien  le  chant  du 
rossignol.  Voir  les  n*"  1012,  199a  et  2359. 

Id.  2363.  Sifflet,  En  terre  cuite  comme  le  précé- 
dent. Il  provient  de  cette  partie  du  pays  qui, entoure 
Mons  et  que  Ton  appelle  le  Borinage. 

Id.  2364.  Sifflet,  Terre  cuite  comme  le  précédent; 
même  provenance. 

France.  2366.  Sifflet.  En  terre  cuite  blanche.  La 
forme  est  celle  du  n*  2359.  Comme  les  trois  précé- 
dents, il  fonctionne  en  remplissant  d*eau  le  réci- 
pient. Ce  sifflet  provient  du  département  des 
Vosges. 

Id.  2366,  2367.  Deux  sifflets  en  forme  d'oiseau. 
Quatre  trous  disposés  en  quadrilatère  au-dessus  du 
dos.  Ce  sont  des  sortes  d'ocarinas  (Voir  n""  196). 
En  débouchant  successivement  les  trous,  on  obtient 
les  intonations  suivantes  : 

80 


$ 


ISElc^îEEMê 


prit 


1 — t-- 
Méme  provenance  que  le  sifSet  précédent. 

lo.  2868.  Deux  siffltts  de  forme  semblable  aux 


—    224    "" 

mais 
Intonations 


'"cL^°n"*        précédents,    mais    avec    deux    trous    seulement. 


— ->- 


zt: 


Id.  23Q9,,  Sifflet  muni  de  deux  trous  sur  le  dos 
comme  les  précédents^  mais  plus  espacés.  Mêmes 
intonations. 

Id.  2370.  Sifflet  en  poterie,  forme  d'oiseau, 
mais  plus  grand  que  les  précédents.  Il  n'a  qu*un 
trou  sur  le  dos.  Le  canal  d'insufflation  étant  mal 
dirigé,  la  capacité  d*air  du  récipient  ne  participe  pas 
à  la  vibration. On  n'obtient  donc  qu'un  son  très  aigu, 
le  si,  gô"'  degré  de  l'échelle  des  sons,  produit  exclu- 
sivement par  la  bouche  du  sifflet.  Les  n*^  2368, 
2369  et  2370  sont  de  même  forme  que  le  n*  2367 
et  proviennent  également  du  département  des 
Vosges. 

Id.  8871.  Sifflet.  En  faïence  de  Vallauris  (Alpes 
Maritimes)  ;  sa  forme  ressemble  à  celle  du  n*  2359; 
comme  ce  dernier,  il  fonctionne  à  l'aide  de  Teau. 

Belgique.  2872.  Sifflet  en  terre  cuite  vernie. 
Don  de  M.  E.  Closson.  Le  tuyau  débouche  à  l'inté- 
rieur du  vase  et  fonctionne  à  l'aide  de  l'eau,  comme 
les  précédents. 

Allemagne.  2378.  Sifflet  en  (erre  cuite.  Don  du 


—    225    

même.  Représentation  d'un  oiseau  dont  le  corps  est       iii«t.Earop. 

peint  en  jaune;  les  ailes,  le  bec^  les  yeux,  les  pattes 

et  Textrémité  de  la  queue,  en  rouge.  Un  trou  est 

percé  sur  le  dos,  mettant  la  capacité  d*air  en  corn* 

munication  avec  Tair  ambiant.  En  découvrant  ce 

trou,  le  son  monte  d*un  ton.  Les  intonations  sont 

les  suivantes  : 


z^ 


Section  b.  —  Bouche  latérale. 
Sons  section  aa.  —  Bouche  latérale  et  tuyau  ouvert, 

Angleterre.  2874.  Flûte  d'orchestre  en  ut. 
Marque  :  Barret  à  Londres.  La  construction  de  cet 
instrument  a  pour  base  le  système  Boehm.  Le 
mécanisme  a  reçu  quelques  modifications  destinées 
à  faciliter  certains  doigtés  réputés  difficiles.  Leur 
description  nous  entraînerait  bien  au-delà  du  cadre 
de  ce  catalogue.  Barret  (Apollon,  Marie,  Rose),  né 
en  France  en  1804,  était  un  hautboïste  de  très  grand 
talent.  Fixé  à  Londres,  il  y  occupait  depuis  1874 
la  place  de  premier  hautbois  au  Royal  Italian  Opéra 
de  Covent  Garden.  Il  est  mort  dans  cette  ville  le 
8  mars  1879.  Barret  avait  une  véritable  vocation  de 
facteur,  il  était  aussi  ouvrier  et  mécanicien  habile. 
11  cherchait  constamment  à  améliorer  le  mécanisme 


—    226    — 

lait.Barop.  du  hautboîs  et  plusieurs  de  ses  trouvailles  ont  été 
aussi  appliquées  à  la  flûte  et  à  la  clarinette.  U  fut 
très  efficacement  aidé  dans  ses  efforts  par  le  facteur 
parisien  Triebert  et  il  a  laissé  une  méthode  de 
hautbois  très  estimée. 

Id?  2376.  Flûte  traversière  en  ut  (dite  en  r^. 
Elle  est  divisée  en  quatre  corps,  avec  les  embottares 
non  garnies  de  viroles.  Elle  est  montée  de  cinq  clefs 


argent  :  j^  ^zzzzzi^J — j'^^f^ —  dont  la  première 


eni 

est  une  clef  ouverte.  Ces  clefs  basculent  entre  deux 
protubérances  laissées  sur  le  bois  lors  de  son  façon- 
nage au  tour,  comme  au  hautbois  n*  2332.  Cet 
instrument  remonte  aux  premières  années  du  XIX"* 
siècle.  Long.  tôt.  o"654. 

On  remarquera  la  petitesse  de  la  bouche.  Les  facteurs 
del'époque  obtenaientainsi  une  certaine  douceur  dans  le  timbre, 
mais  c'était  au  détriment  de  l'ampleur  du  son. 

Id.  2876.  Flûte  en  sol  (diapason  anglais  La  =  905 
V.  s.  environ).  Marque  :  Rudall  &  Rose  n*  15  Piaxxa 
Cavent  Garden  London  ^115.  Bois  d*ébène,  viroles 


d*ivoire,  quatre  clefs  en  argent  : 


■■Pi^ 


fonctionnant  comme  celle  de  la  flûte  précédente. 
Long.  tôt.  O"  750. 

France.  2877.  Flûte  tierce^  en  mi  b.  Don  de  M. 
Noël  Ferdinand  Flostroy,  àNice.  Buis  teint,  viroles 


sont  les  suivantes  :  g^-     |  ..  ^ — I     J  ^ 


Cl.  III 


—  aa7  — 

d'îvoîre,  une  clef,  celle  de  mi  b.  On  sait  que  la  flûte  '"V^"®»* 
tierce  est  à  la  tierce  mineure  aiguS  de  la  flûte 
d'orchestre  (en  ui).  On  lui  attribue  parfois  la  tonalité 
de/a,  parce  que  la  note  écrite  la  plus  basse  de  son 
échelle,  le  ré^  donne  Tintonation  de /a  (voir  CataL, 
t.  I,  2^  édit.,  p.  251,  note). 

Id.  2878.  Flûte  en  ut.  Don  du  même.  Bois  de 
grenadiile,  une  clef  en  métal  blanc,  celle  de  nti  K 
Flûte  moderne.  Tête  avec.pompe  d*accord.  Marque  : 
Noblef,  Jeune f  Père  et  fils. 

Id.  —  2879.  Flûte  d'orchestre.  Marque  :  T.  Lot. 
Don  du  même.  Bile  est  en  ivoire,  avec  des  viroles  de 
corne  noire;  une  clef,  celle  de  mi  t?.  Le  corps  supé- 
rieur a  deux  pièces  de  rechange.  L'instrument  a  été 
construit  à  un  diapason  exceptionnellement  grave^ 
le  ton  de  jchapelle,  il  est  en  si  b  avec  la  pièce  la 
plus  longue,  en  si  Q  avec  la  plus  courte. 

Id.  2380.  Flûte  en  ut.  Marque  :  Laurent  à  Paris^ 
Breveté  1815.  Ce  très  bel  instrument  dont  ie  corps 
est  entièrement  en  cristal,  les  clefs  et  les  tenons  en 
argent,  a  été  cédé  au  musée  par  M.  le  Comte  Fritz 
de  Pinto,  d'Ensival.  Il  est  très  exactement  au  dia- 
pason normal  actuel.  Les  clefs,  au  nombre  de  six. 


La   première   clef  est   ouverte,   le   trou  qu'elle 


228 


In8t«Barop. 

CI.  III.  recouvre  donne 


Ie25=r|z:;en  fermant  la  clef,  Tin- 


tonation  baisse  d'un  demi-ton.  Les  cannelures  pra- 
tiquées sur  toute  la  longueur  de  l'instrument  n*ont 
d'autre  raison  que  de  diminuer  le  poids  de  la  matière 
employée. 

Laurent  s*était  fait  une  spéclalit.é  de  la  fabrication  d'instru- 
ments en  cristal  et  il  excellait  dans  co  genre  de  travail.  Chouqnet 
{Le  Musoe  du  Conservatoire  national  de  musique)  nous  apprend 
que  le  premier  instrument  de  cette  nature  avait  été  fabriqué  en 
en  1806 et  avait  figuré  la  même  année  à  l'Exposition  de  Paris. 

Id.  23S1.  Flûte  tierce  en  mi  i^.  Instrument  très 
ordinaire,  d'origine  française,  vers  le  milieu  du  XIX"* 
siècle.  Bois  d'ébène,  quatre  corps,  cinq  viroles 
d'ivoire,  une  clef  en  argentine  (le  mi  ^),  Long.  tôt. 
o«5io. 

Id.  2382.  Flûte  traversière  en  ut.  Facture  ordi- 
naire; même  construction  que  la  précédente;  date 
de  la  même  époque.  Long,  tôt  o"6o5. 

Id.  2388.  Flûte  en  ut.  Don  de  MM.  Mahillon  & 
C^.  Marque  :  Tibouville,  (sic)  frère  à  Paris.  Bois  de 
buis,  viroles  d'ivoire,  quatre  clefs  d'argent,  pompe 
d'accord  dans  la  tête. 

Pays-Bas.  2384.  Flûte  traversière.  Elle  est  mar- 
quée :  J.  H,  Rottenburgh,  C'est  un  instrument  en 
bois  de  buis  bruni,  divisé  en  quatre  corps  et  muni 


—    229    — 

d'une  clef  en  cuivre,  le  wi  b.   Elle  est  dans  le  ton        instEurop. 

Cl.  ui. 
d'ut  au  diapason  normal  actuel.  Facture  bruxelloise 

de  la  fin  du  XVIII"'  siècle.  Long.  tôt.  o'»62 

Id.  2886.  Canne^flûte.  Marque  :  Dupré  à  Tournay . 
Elle  est  en  bois  de  buis  et  la  seule  clef,  celle  de 
mi  b,  dont  elle  est  montée,  est  taillée  dans  Tépais- 
seur  de  la  paroi  du  tuyau.  C'est  un  instrument  en 
uiy  au  diapason  normal  actuel,  datant  du  commen- 
cement du  XIX"'  siècle. 

Id.  2886.  Flûte  d'amour.  Fac-similé  d'un  instru- 
ment appartenant  au  musée  Snoeck  <*>  à  Gand.  Elle  est 
en  buis,  garnie  de  viroles  d'ivoire.  Elle  se  divise  en 
quatre  parties  :  la  tête,  le  corps  supérieur,  le  corps 
inférieur  et  le  pied.  Ce  dernier  est  muni  d*une  clef 
de  cuivre,  le  mi\).  Comparée  au  diapason  normal  de 
870  vibr.  simples,  cette  flûte  est  en  /ab,  ce  qui  per- 
met de  supposer  qu'elle  était  en  la  à  l'époque  de  la 
construction  de  l'original,  vers  la  fin  du  XVIII"*' 
siècle.  Long.  tôt.  o"'745. 

Italie.  2887.  Flûte  Giorgi,  Don  de  M.  Luigi 
Ricci,  professeur  au  Conservatoire  royal  de  musique 
de  Milan.  Elle  porte  l'estampille  de  linventeur, 
C.  T.  Giorgi,  et  la  marque  des  fabricants  :  Maino  e 


(1)  Ce  musée  a  été  cédé  en  1902  au  gouvernement  prussien  pour  le 
Musée  de  la  Ilochschale  fUr  Mualk,  de  Berlin. 


—  a30  — 

inst  Enrop.        Orst  MUatto.  avcc  le  n»  de  faibrication  :  20.  C'est  an 
Cl.  m. 

simple  tuyau  cylindrique  en  ébonite,  ou  caoutchouc 

durci,  percé  de  treize  trous  latéraux  et  terminé  par 
une  bouche  dont  l'ouverture  est  dirigée  dans  le 
sens  de  Taxe  du  tuyau,  comme  celle  de  la  flûte 
n*  2002.  Des  treize  trous  latéraux  dont  le  tuyau  est 
percé,  les  trois  premiers  seulement  sont  munis  de 
clefs  ouvertes.  Tous  les  autres  trous  sont  plus  ou 
moins  disposés  conformément  à  la  division  géomé- 
trique du  tuyau  et  placés  le  long  de  celui-ci  de  façon  à 
être  facilement  bouchés  par  les  doigts  sans  l'emploi 
de  clefs.  Malgré  cette  grande  simplification,  la  flûte 
est  d'une  parfaite  justesse,  les  sons  de  son  échelle 
étant  formés  par  les  sons  fondamentaux  fournis  par 
la  succession  des  trous  latéraux  et  de  leur  premier, 
ou  deux  premiers  harmoniques  : 

0       I       2      s      4      5        6      7      8      9      if    II      12    iS 

L*échelle  se  complète  à  Taigu  parles  sons  :/a,/a^ 
sij  ut,  utj^^  ré,  qui  s*obtiennent  à  Taide  de  doigtés 
moins  rationnels  et  moins  satisfaisants  au  point  de 
vue  de  Texactitude  de  Taccord.  Nous  ne  pensons  pas 
que  cet  essai  soit  destiné  à  un  très  grands  succès  à 
cause  de  la  difficulté  d^obturer  par  les  doigts,  d'une 
façon  complète,  autant  de  trous  d'un  diamètre  aussi 


—  231  — 

grand  que  ceux  dont  l'inventeur  fait  usage,  mais  initsnrop. 
l'essai  est  intelligent  et  mérite  de  fixer  l'attention. 
Long.  tôt.  o^ôa.  (Carlo  Tommasso  Giorgi,  //  nuovo 
flauio  Giorgi;  Itala  Piazza,  //  flauio  Giorgi;  Tavola 
illtêsirata  délie  posiiioni  con  brevi  istruxioni  per  il 
flauio  Giorgi.) 

Prusse.  2888,  2888.  Fifres  militaires  sans  clefs. 
Don  de  M.  L.  Cavens.  Le  n*  2388  porte  sur  la  virole 
recouvrant  l'extrémité  inférieure  les  marques  : 
G.  R.  7  2.  B.  7.  G.  2.  que  dous  croyons  pouvoir 
traduire:  Régiment  des  Grenadiers  72;  y  Bataillon, 
2«  Compagnie  (?;.  Quoique  de  longueur  semblable, 
ces  deux  instruments  dififèrent  de  tout  un  ton.  Le 
premier  est  en  ré^  le  second  en  ut.  Cette  différence 
est  due  à  la  grandeur  des  trous  latéraux  et  de 
la  bouche,  qui  sont  de  plus  grandes  dimensions 
dans  celui-ci  que  dans  celui-là.  Long.  tôt.  o"*36. 

Allemagne.  2880.  Flûte  traversière  en  ut.  Don 
de  rinventeur,  M.  Eberhardt  WUnnenberg,  de 
Cologne.  C'est  l'instrument  dont  nous  parlons  dans 
la  note  du  n*  2002  (Brevet  allemand  n*  49789; 
brevet  belge  n**  86953).  Le  corps  de  la  flûte  est  con- 
struit dans  les  conditions  ordinaires,  avec  une  seule 
clef,  celle  de  mi  b.  La  bouche  est  ainsi 
façonnée  qu'elle  se  présente  sous  la  forme  de  la 
lettre  T/  dont  l'extrémité  gauche  de  la  branche 
horizontale  serait  reliée  à  la  branche  verticale  par 


Cl.  m. 


—  232  — 

instEarop.  un  tuyau  courbé  en  p..  Le  trou  servant  de  bouche 
se  trouve  placé  dans  la  branche  horizontale  en 
alignement  avec  les  trous  latéraux  du  corps  de  la 
flûte  C'est  de  cette  disposition  que  résulte  pour 
rinstrumentiste  la  possibilité  de  tenir  la  flûte 
perpendiculairement  devant  lui,  comme  il  est 
d'usage  pour  la  clarinette  et  le  hautbois.  Long, 
tôt.  o'»486. 

Id.  2391.  Fifrt  en  si'b-  Don  du  même.  Même 
auteur  et  construction  semblable  à  celle  de  la  flûte 
précédente.  La  clef  de  mi  1?  est  ici  remplacée  par  un 
trou  latéral  percé  au  milieu  d'une  protubérance  et 
dont  l'ouverture  produit  cette  intonation,  les  six 
trous  latéraux  suivants  étant  fermés.  Le  diapason 
de  cet  instrument  est  à  la  septième  mineure  aiguë  de 
la  notation  généralement  usitée  pour  les  flûtes. 

Bulgarie.  3292.  Sfiraliixa  {invz^duduk).  Flûte 
traversière.  Le  tuyau,  en  bois,  est  divisé  en  trois 
corps  dont  les  emboftures  sont  renforcées  par  des 
viroles  de  corne.  Sept  trous  latéraux  fournissent 
les  intonations  suivantes  : 


=1= 


'X 


:=JW^ 


0         I         2         .1         4        5         6         7 

Ces  troiîs  sont  suflisamment  petits  pour  donner 
lieu  à  la  vibration  de  la  colonne  d*air  au-delà 
d'un  trou  latéral  ouvert  et,  par  conséquent,  pour 


—  233  — 

permettre,  par  l'influence  de  la  fermeture  du  trou       ""»*'•  Europ. 
latéral  suivant,  l'abaissement  de  l'intonation.  En  *  ^^^ 

d'autres  mots,  le  doigté  fourchu  dont  nous  avons 
expliqué  la  théorie  p.  loo  est  possible  sur  plusieurs 
des  intonations  fournies  par  les  trous  latéraux. 
Sous  le  trou  latéral  o  qui  ne  se  couvre  jamais  et 
qui  donne  la  première  intonation,  se  trouvent  forés 
dans  le  corps  inférieur,  trois  autres  trous  qui  aident 
à  régler  Tintonation  de  cette  ouverture.  Long.  tôt. 

o"555- 

lo.  2898.  Dudutchiiza  (diminutif  de  duduk). 
Flûte  très  répandue  dans  les  villages  bulgares. 
Construction  semblable  au  n®  précédent,  mais  avec 
six  trous  latéraux  seulement.  Intonations  : 


=ii=ï=Mc 


:jJP=f 


.jMf- 


t=z±: 


Lrong.  tôt.  0-355. 

Nous  avons  dit  dans  notre  Essai  de  classification,  T.  I, 
S*  édit.,  p.  45,  que  ne  connaissions  pas  de  document  authentique 
prouvant  l'asage  de  la  flûte  trayersiôre  ayant  le  XI«  siècle. 

A  la  récente  Exposition  de  Bruxelles  (1910),  on  pouvait  voir, 
exposée  dans  la  section  coloniale  du  pavillon  néerlandais,  une 
série  de  phothographies  représentant  des  bas-reliefs  du  temple 
BJr&boedoer  élevé  dans  les  environs  de  Djokjokarta  (Java)  au 
commencement  du  IX»  siècle.  Parmi  ces  photographies,  il  y  en 
avait  une  représentant  des  joueuses  de  flûte  traversiére  figu- 
rant dans  une  scène  historique  contemporaine  de  la  domination 
des  Indous,  les  premiers  civilisateurs  de  Tlle.  Nous  pouvons 
dont  admettre,  comme  les  Indous  le  prétendent  du  reste,  que  la 
flûte  à  bouche  latérale  était  connue  sans  l'antiquité. 


Inst.Barop< 
CI.  iir. 


—   334  — 

Sous-section  bb.  —  Boache  latérale  et  tuyaa  fenné. 

France.  2394.  Sifflet.  Don  de  M.  Exsteens. 
Moulage  en  plâtre  d'un  sifiSet  formé  d'une  phalange 
de  renne  percée  d*un  trou  latéral  servant  de  bouche. 
L^original  remonte  à  l'âge  du  mammouth. 

Id.  2886.  Sifflet.  Il  est  formé  d'une  phalange  de 
renne^avec  la  bouchedisposée  comme  au  n®  précédent 
Il  provient  du  gisement  de  Solutré,dans  les  environs 
de  Mâcon  (Saàne-et -Loire),  et  remonte  bien  certaine- 
ment aussi  à  rage  du  mammouth.  M.  Ed.  Dupont, 
directeur  du  Musée  d'histoire  naturelle  de  Bruxelles, 
a  rencontré  trois  sifflets  semblables,  de  la  même 
époque,  dans  les  fouilles  qu'il  fit  au  Trou-du-Sureau, 
à  Montaigle,  dans  la  vallée  de  la  Molignée.  Lorsque, 
appuyant  les  lèvres  contre  l'extrémité  du  sifflet 
avoisinant  la  bouche,  on  dirige  le  souffle  con- 
tre   le    bord    de   celle-ci,    le  son  produit  est  le 

P^F-"  .    On   trouve  une  communication  intéres- 

santé  de  M.  Rutot,  au  sujet  de  ce  sifflet,  dans  les 
extraits  du  Bulletin  de  la  Société  d* AnthropologU  dt 
Bruxelles,  T.  XXIV,  1905,  p.  13. 

Id.  2896.  Sifflet,  découvert  dans  la  caverne  de 
Laugerie,  département  de  la  Dordogne.  Il  est  taillé 
dans  une  phalange  de  cheval  et  est,  comme  le  précé- 
dent encore,  contemporain  de  l'âge  du  mammouth. 


—  335  — 

80 


Onobtientle  /f    ^      enprocédant  comme  au  sifiBet 

précédent.  Même  source  d'information. 

Soaa-sectioD  ce,  —  Bouche  latérale  et  récipient. 

Suisse.  8897.  Trois  sifflets  en  ivoire,  provenant 
de  fouilles  faites  dans  le  canton  du  Tessin.  Ce  sont 
des  fragments  de  tuyaux  cylindriques  en  os  percés 
latéralement  d'un  ou  de  deux  trous  et  variant  de 
diamètre  et  de  longueur.  On  trouve  dans  les  musées 
de  nombreux  tuyaux  semblables.  Les  plus  courts 
mesurent  trois  centimètres  environ,  les  plus 
longs  dix.  Sont-ce  des  sifflets?  Rien  ne  l'indique 
d'une  façon  positive.  Il  est  cependant  certain  que 
ces  fragments  donnent  des  intonations  très  nettes 
en  bouchant  par  les  doigts  les  deux  extrémités  du 
tuyau  et  en  se  servant  du  trou  latéral  en  guise 
de  bouche  <^).  l!^rsque  ces  pseudo-sifflets  ont 
deux  trous  latéraux»  on  peut,  pour  varier  les  intona- 
tions^ ouvrir  et  fermer  alternativement  l'un  ou 
l'autre. 

Prakcb.  8898.  Sept  sifflets  gallo-romains,  en  os, 
trouvés  dans  des  tombeaux  d'enfants,  à  Reims.  Ils 
sont  semblables  aux  précédents,  mais  de  dimensions 
plus  grandes. 


(i)  Ces  sifflets  réeonneiit  en  quelque  sorte  comme  ]*ocarina;  c*e8t  ce 
qui  nous  a  engra^é  à  les  ranger  dans  cette  sous-section  spéciale  de  la 
bouche  latérale  non  prévue  encore  dans  la  classification  placée  au 
commencement  de  ce  volume. 


last  Bnrop. 
Cl.  m. 


—  236  — 

instSurop.  Sbction  c.  —  Bouchâ  transversaU. 

S0U8  section  bb.  —  Bouche  transversale  et  tuyau  ouvert. 
BuLGARiB.  2399.  Kavaltché.  Simple  tuyau  de 
bois,  de  forme  cylindrique,  avec,  à  Tintérieur,  une 
perce  conique,  le  gros  bout  se  trouvant  du  côté  de 
la  bouche.  Celle-ci  est  tout  simplement  formée  par 
l'orifice  même  du  tuyau,  dont  les  bords  sont 
biseautés  sur  toute  la  circonférence.  Cet  instrument 
est  donc  une  sorte  de  nay.  Sept  trous  latéraux,  six 
sur  la  face  antérieure,  le  septième  sur  la  face 
postérieure,  donnent  par  leur  ouverture  successive, 
les  intonations  suivantes  : 


I 


Esi^gzniLzzzi 


it 


qui  octavient  par  une  augmentation  de  la  pression 
d'air.  Long.  max.  o"»4io. 

lo.  2400.  Double  Kaval.  Les  deux  flûtes 
appartiennent  au  type  nay  et  sont  en  usage  parmi  la 
population  nomade  des  Koutzo-Valaques.  Ce  sont  de 
simples  tuyaux  cylindriques,  en  bois,  percés  de  neuf 
trous  latéraux,  dont  le  premier  ne  se  recouvre  pas 
par  les  doigts  et,  au-dessous,  de  trois  autres  trous, 
dont  l'ouverture  ne  sert  qu'à  régler  l'intonation  que 
produit  le  trou  latéral  n"  i.  Les  intonations  obtenues 
par  les  trous  latéraux  en  usage  sont  les  suivantes  : 


*=f 


ig^ 


—  237  — 

Les  deux  instruments   ne  diffèrent   que  par   leur        laitsurop. 

longueur  et  par  la  disposition  des  trous  latéraux,  ^*'^'^* 

qui  sont  un  peu  plus  rapprochés  dans  le  plus  court 

des  deux.  Ils  sont  conservés  et  réunis  dans  une  sorte 

d*étui  formé  d'une    planchette   de  bois  de  ©"jâQ 

environ  de  longueur  sur  o"055  de  largeur  et  o"025 

d^épaisseuryà  coins  arrondis.  Deux  canaux  parallèles 

ont  été  forés  dans  le  sens  de  la-  longueur  de  la 

planchette  pour  recevoir  les  instruments.  Long,  du 

kaval  le  plus   long,  o»5i5;   long,  du  plus  court, 

o"5o8. 

Id.  2401.  Double  kavaU  Ils  sont  semblables  aux 
précédents,  sauf  ce  détail,  qu'ils  sont  extérieurement 
recouverts  d*un  tissu  membraneux,  lequel  sert  à 
protéger  les  tuyaux  contre  les  rigueurs  de  la  vie 
champêtre  et  les  intempéries  des  saisons  dans  des 
pays  de  montagne.  Long,  du  plus  long,  o»523;  du 
plus  court  o"5i5. 

Id.  S408.  Kaval  universel.  Instrument  très 
populaire  formé  d'un  tuyau  cylindrique  en  bois 
façonné  au  tour  et  se  démontant  en  trois  parties  à 
l'aide  de  tenons  et  d'emboîtures  renforcées  par  des 
viroles  en  os  : 

la  tète,  terminée  par  la  bouche  ordinaire, 
caractéristique  du  nay, 

le  corps,  percé  latéralement  de  sept  trous  sur  la 
face  antérieure  et  d'un  huitième  sur  la  face  opposée; 

le  pied,  percé  à  distances  inégales  de  quatre  trous 


Cl.  III 


-  238  - 

lott.  K«rop.  qui  ne  se  couvrent  point  et  dont  les  trois  premiers 
ne  servent  qu'à  régler  l'intonation  que  procure 
Touverture  du  quatrième,  marquée  o  dans  réchelle 
suivante,  qui  indique  les  intonations  obtenues  par 
l'ouverture  successive  des  trous  latéraux  : 

Olia  456T8 

Long.  tôt.  o"8so. 

BosNiB.  2408.  Svirala.  Tuyau  cylindrique  en 
bois,  percé  latéralement  de  six  trous  dont 
l'ouverture  successive  produit  les  intonations 
suivantes  : 


i=i=î^g 


i=irz!i=z?==^ 


Il  appartient  également  au  genre  nay.  Long.  toL 
o»47o. 

Branche  C.  —  Instruments  polyphonks,  a 

RÉSERVOIR  d'air. 

Shction  a.  —  Réservoir  d*air^  tans  tuyaux, 

Allemagne?  2404.  Accordéon.  C'est  une  boite 
rectangulaire  de  o"40s  de  longueur  sur  o"i5odc 
largeur.  Le  clavier  porte  deux  rangs  de  touches  en 


—  239  — 

nacre,  dont  le  nombre  et  la  disposition  sont  indiqués        ''"*•  ^'"•p 
par  les  chiffres  suivants  : 

clavier  aapérlear,       1    2    3    4    5    6    7.8    9    10    11.12    13     14    15 

I     I     I     I      i     I        I      i       I  I       i        I       I 

clavier  inférieur,    1  |  2  |  3  |  4  |  5  |  6  |  7   |   8  |  9   |  10     |     11     12    13    14 

Chacune  de  ces  touches  met,  par  l'ouverture  d*une 
soupape  (v.  le  n*  1 1 15)  quatre  anches  en  vibration, 
deux  presque  à  l'unisson,  par  l'aspiration  de  lair, 
en  tirant  le  soufflet,  deux  autres  également  presque 
à  l'unisson,  par  la  compression  de  l'air,  en  poussant 
le  soufflet.  De  cette  légère  discordance  entre  le  son 
des  deux  anches  naissent  les  battements  qui  donnent 
aux  intonations  ce  tremblotement  particulier  appelé 
voix  humaine  par  les  facteurs  d'orgue.  Cet  effet  est 
produit  ou  supprimé  à  Taide  de  deux  registres  qui 
commandent  chacun  une  glissière  percée  de  trous 
et  fonctionnant  à  l'intérieur  de  l'appareil.  En 
poussant  les  registres,  les  trous  de  la  glissière 
mettent  pour  chacune  des  touches  sur  laquelle 
on  appuie  le  doigt,  la  double  série  d'anches  en 
communication  avec  l'air  du  réservoir.  Elles 
entrent  en  vibration  simultanément  pour  produire 
l'effet  de  tremblotement.  En  tirant  les  registres,  les 
trous  de  la  glissière  se  ferment,  une  seule  anche 
entre  en  vibration  et  l'on  n'entend  plus  qu'un  son 
sans  tremblotement. 

Voici  les  intonations  produites  par  chaque 
touche.  Nous  notons  en  blanches  celles  qui  résultent 


—  240  — 

inft.  Earop.        dc  Taspiration  et  en  noires  celles  produites  par  la 
compression  du  soufiSet  : 

Clavier  inférieur  : 

8a ,. 


i^ 


fl         1         s         «  tl       •         7        t         f  10       >■       It      19      >4 

Clavier  supérieur  : 


Sa . .  • 

:        .  I: 


4         2         3  4I        f       6       7        8         0      10       II      II      II    It     IS 

Sous  le  soufflet  s'ouvrent  trois  clefs  :  celle  da 
milieu  qui  sert  à  l'introduction  de  Tair  dans  le 
réservoir  lorsque  Ton  tire  le  soufflet  sans  vouloir 
produire  le  son,  et  deux  clefs  d'accompagnement.  La 
première  de  celles-ci,   la  plus  élevée,   produit  la 


tonique  par  aspiration   :    B5^  ^^  '^  dominante 

par    compression   :    ^^k^    .    La    seconde    clef 

d*accompagnement  permet  la  mise  en  vibration  de 
six  anches.  Trois  de  ces  anches  résonnent  à  la  fois 
pour  faire  entendre  par  aspiration  Taccord  parfait  : 

pgp~    et    les    trois   autres    font    entendre   par 


—  a4x  — 
compression  le  second  renversement  de  l'accord        ^^{.^a!^ 

parfait  de  la  dominante  :  (^"i*^ 

lu.  0406.  Accordéon,  La  forme  de  la  botte  repro- 
duit exactement  celle  du  chiffre  huit.  Sur  le 
couvercle  supérieur  se  trouve  une  rangée  de  dix 
longues  touches  recouvertes  de  nacre  et,  au*dessus« 
dans  les  intervalles  qui  les  séparent,  neuf  autres 
touches  plus  petites,  également  recouvertes  de  nacre, 
formant  une  seconde  rangée. 

Rangée  inférieure  : 

S* 


^^^ 


H — h--4- 


12  S4B6  78  0I0 


Rangée  supérieure 


8*. 


I  1  S4S67tO-^ 

Comme  au  n"  précédent,  nous  avons  noté  en 
blanches  les  sons  résultant  de  l'aspiration  du  soufflet 
et  en  noires  ceux  qui  proviennent  de  sa  compression. 

Sur  le  couvercle  inférieur  se  trouvent  deux  clefs 
dont    l'une    porte  gravé,   le    mot    Hamburg.    La 


Cl.  m. 


—  242  — 

iniit.E|uop.        première  clef,  celle  de  droite,  donne  par  aspiration 
z — --  •  par  compression  S^^^E  •  La  seconde  clef, 

celledegauche^donne  par  compression  Taccord  parfait 
et  par  aspiration,  le  troisième  renversement 


w 


de  la  septième  dominante 


La  fabrication  de  cet  instrument  est  plus  soignée 
que  celle  de  nos  accordéons  contemporains.  Long, 
tôt.  o"37o;  larg.  moy.  o"»i75. 

Francb.  2406.  Céeilium  soprano.  Instrument 
inventé  en  1861  par  A.  Quentin  de  Gromard. 
L'acquisition  nous  en  a  été  facilitée  par  M.  J.  Turin, 
chef  d'orchestre  du  casino  de  Mers-les-Bains,  pre- 
mier violon  solo  et  répétiteur  des  chœurs  à  TOpéra- 
comique  de  Paris.  La  forme  apparente  est  celle 
d'un  violoncelle.  Le  vent  est  fourni  par  le  mouve- 
ment d'une  sorte  de  poignée  disposée  en  forme 
d'archet  et  qui  agit  sur  deux  soufiSets  alternatifs 
placés  dans  l'intérieur  de  la  caisse.  Cette  sou£9erie 
alimente  le  réservoir  d'air.  Au  haut  de  Tinstrument, 
sur  la  face  antérieure,  est  rangée  une  série  de 
touches  formant  une  sorte  de  clavier  dont  nous 
expliquerons  plus  loin  la  disposition.  En  pressant 
sur  Taxe  des  touches  de  ce  clavier,  on  fait  mouvoir 


chromatique  de  ^zrn:  ^  i^iz 


Les  touches  sont  disposées  au  bout  du  manche, 
dans  le  sens  horizontal,  de  quinte  en  quinte  et  dans 
le  sens  vertical,  par  degrés  chromatiques. 

Nous  reproduisons  cet  ordre  par  les  chiffres 
suivants  : 


La 

Mi 

Sî- 

Fat 

Dot 

Soit 

Ré 

1 

8 

15 

22 

29 

36 

43 

2 

9 

16 

23 

30 

37 

44 

3 

10 

17 

24 

31 

38 

45 

4 

11 

18 

25 

82 

39 

46 

5 

12 

19 

26 

33 

40 

47 

6 

13 

20 

27 

34 

41 

48 

7 

14 

21 

28 

35 

42 

49 

Lai 

8 

15 

22 

29 

36 

43 

50 

2 

9 

16 

23 

80 

37 

44 

51 

3 

10 

17 

24 

31 

3H 

45 

52 

4 

11 

18 

25 

32 

39 

4« 

58 

5 

13 

19 

26 

83 

40 

47 

54 

fi 

It 

riO 

t>7 

34 

41 

4« 

^5 

7 

14 

21 

28 

35 

42 

49 

56 

Cl.  III. 


—  «43  — 

un  levier  qui  soulève  une  soupape  dans  le  réservoir        inst.Burop 

d*air  ;  une  ouverture  se  trouve  sous  la  soupape,  Tair 

s'y  introduit  et   fait    parler    Tanche     L'impulsion 

donnée  au  mouvement  vibratoire  de  Tanche  s'exer- 

çant  directement  par  la  poignée  ou  archet,  le  jeu  de 

celui-ci  est  d'une  très  grande  importance.  Il  permet 

à  Texécutant  de  lier,  de  filer,  de  détacher  les  sons 

et  même,  par  le  mouvement  rapide  et  alternatif  de 

la  main  droite,  de  produire  le  trémolo. 

L'étendue   de  l'instrument  comprend   56   sons, 
représentés  par  autant  d'anches  donnant  une  échelle 

8« 

If: 

-I — 


â/i 


—  244  — 

init.Bnrof.  Lcs  touchcs  portant  le  même  chiffre  agissent  sur 

^''^^^'  la  même  soupape  et,  par  conséquent,  font  parler  la 

même  anche. 

L'inventeur  a  créé  une  famille  de  ces  instruments, 
composée  de  trois  individus  :  le  soprano,  le  ténor  et 
la  contrebasse. 

L'échelle  du  ténor  est  àroctave grave  du  soprano; 
la  contrebasse^  d'une  étendue  moindre,  générale- 
ment de  3  i/a  octaves,  a  pour  limite  au  grave,  eo 

effet  réel,  le  ^ 


8*  bano 


Pour  jouer  le  cécilium  soprano  et  ténor,  Tezé* 
cutant,  assis,  place  l'instrument  en  face  de  lui, 
comme  le  violoncelle,  un  peu  à  gauche  ;  la  main 
gauche  saisit  le  manche,  de  manière  à  ce  que  les 
doigts  se  trouvent  en  regard  des  touches  sur 
lesquelles  ils  doivent  agir.  Le  cécilium  contrebasse 
se  joue  debout,  comme  la  contrebasse  à  cordes.  On 
remarquera  qu'il  y  a  une  très  grande  ressemblance 
entre  la  construction  du  mélophone,  que  nous  avons 
décrit  sous  le  n*  203,  et  celle  du  cécilium.  Haut, 
tôt.  i«a4  ;  larg,  moy.  o'^Ay. 

M.  J.  Turin  a  consacré  aa  céeiUam  divers  oayrages  doat  il 
a  fait  don  an  Musée,  à  savoir  : 

Résumé  de  Vinveniion  du  Cécilium  et  des  recherches  dmit 
cette  invention  a  été  la  cause  pour  tes  lames  ou  anches  libres 
(manuscrit)  ; 


—  245  — 

S«pt    planches   manuscrites,  tirées    de   Touvrage  inédit  :         imt.Enrop. 
l'Art  du  Céeiliwn,  et  dont  voici  le  détail  :  ci.  m. 

Pl.  I,  Clavier  normal  du  cécilium  montrant  le  système 
saiyi  pour  la  distribution  des  sons  sur  la  partie  la  plus  habi- 
tuellement parcourue  par  les  doigts  ; 

Pl.  II,  Division  du  clavier  ou  sa  formation,  indiquant  les^ 
rapports  entre  ia  première  et  la  deuxième  partie  (superposée)  du 
clavier  ; 

Pl.  III,  donnant  le  Doigté  et  la  notation  musicale  du 
cécilium  ; 

Pl.  IV,  Similitude  du  doigté  du  violon  avec  celui  du 
cécilium  ; 

Pl.  y.  Manière  de  passer  d'une  rangée  à  l'autre  au  début 
des  études  en  montant  et  en  descendant  ; 

Pl.  VI9  Divertes  positions  occupées  par  la  poignée  dans 
son  parcours  (indications  pratiques  pour  le  maniement  de  la 
poignée)  ; 

Pl.  YII  (supplémentaire).  Sommier  par  douze  cases  de 
front  ;  Sommier  par  sept  cases  de  front,  montrant  la  con- 
struction intérieure  du  sommier  avec  toutes  les  cases,  ainsi 
que  des  agrandissements  de  celles-ci,  vues  de  face  et  de  côté. 

M.  Turin  est  en  outre  Fauteur  d'un  certain  nombre  de  compo- 
sitions pour  cécilium  et  de  quelques  arrangements  pour  le 
même  instrument.  Une  série  d'extraits  de  ces^ivers  morceaux, 
montrant  le  parti  &  tirer  du  cécilium,  nous  ont  été  également 
envoyés  par  Tauleur  (six  feuilles  manuscrites).  Nous  lui 
renouvelons  ici  les  assurances  de  notre  très  profonde  gratitude. 

lu.  2407.  Cécilium  ténor.  La  construction  est 
semblable  à  celle  du  n"*  précédent;  même  prove- 
nance. Le  diapason  est  exactement  à  Toctave  grave 
inférieure  de  ce  dernier,  en  remarquant  toutefois 
que  les  touches  i ,  2,  3  du  clavier  sont  muettes  ;  elles 


Cl.  III 


—  246  — 

^"'î^,^"**'*'        n*ont  pas  d*anches  qui  leur  correspondent.  L'échelle 
commence  donc    au  @~ —  ,    dont    la    soupape 

s'ouvre  par  Tappui  du  doîgt  sur  la  4*  touche.  Haut, 
tôt.  r"*24;  larg.  moy.  o'n550. 

Section  b,  —  Réservoir  d*air,  sans  tuyaux^  à  clavier. 

Belgique.  2408.  Harmonium,  Don  de  M*"  Vt^ 
Lumay.Vivîer.  Marque  :  Merklin-Schûtze  Paris- 
Bruxelles.  C'est  un  instrument  de  facture  usuelle,  en 
bois  de  chêne,  à  deux  jeux  d'anches.  Ce  qui  le 
distingue,  c'est  que  chacune  des  touches  du  clavier, 
de  quatre  octaves,  est  accompagnée  d'un  bouton  qui 
met  en  action  le  deuxième  jeu,  dont  chacune  des 
anches  est  accordée  à  un  cinquième  de  ton  au-dessas 
de  Tanche  correspondante  du  premier  jeu.  Vivier 
donne  le  plan  de  cet  harmonium  et  explique  sa  raison 
d'être  dans  son  Traité  complet  d'harmonie  théorique  et 
pratique^  Bruxelles,  J.  B.  Katto,  1862. 

Sbction  d.  —  Réservoir  d* air  à  tuyaux, 

Franck.  2409.  Biniou  ou  cornemuse  bretonne.  De 
même  construction  que  le  n*  1126,  mais  beaucoup 
plus  ancien  que  cette  dernière.  Le  n*  2409  a  son 
chalumeau,  son  bourdon  et  son  tuyau  d'insufiSation 
en  bois  noir  ornés  de  viroles  et  d'incrustations  en 
étain. 


—  «47  — 

Bulgarie.  2410.    Gaîda.  Cornemuse.  Elle   est        inst.Eorop, 
formée,  comme  d'habitude,  de  l'outre  munie  de  son  ^'^  ' 

tuyau  d'insufiBation  et  de  deux  autres  tuyaux  dont  le 
premier,  cylindrique,  terminé  par  un  bout  de  corne 
coudé,  avec  une  anche  battante,  est  percé  latérale- 
ment de  huit  trous  dont  les  intonations  sont  les 
suivantes  ; 


ë • ■ 


oit  3         4         r.         «  7         8 

et   dont  le  second,  également   muni  d'une   anche 
battante  et  destiné  à  résonner  en  bourdon,  donne  le 

^    *     .  Les  deux  tuyaux  sont  enjolivés  par  des 

viroles  en  étain. 

Bosnie.  2411.  Cornemuse.  C'est  le  type  employé 
par  les  pasteurs  dans  les  hautes  plaines  de  la 
Bosnie.  Elle  se  compose  de  l'outre  ordinaire  et  d'un 
tuyau  en  bois  à  double  canal  percé  latéralement  de 
sept  trous,  dont  le  premier  ne  sert  qu'à  régler 
Tintonation  du  second.  Pour  le  surplus,  les  détails 
de  construction  sont  ceux  de  la  piva  dalmate 
n®  1122.  Intonations  : 


$ 


J^^—^    *— — f— r— t 


4  2  3         4         6         6         7 

Il  est  certain  que  les  deux  tuyaux  sont  appelés  à 
produire  le  même  son,  avec  une  légère  différence 
voulue  pour  provoquer  les  battements  qui  caracté- 


—  248  — 

iBst.  Borop.        risent  certains  instruments  orientaux  decettenatare. 
Cl.  m. 

Les  deux  anches  sont  battantes  et  appartiennent  aa 

type  de  celle  de  Varghoul  égyptien.  Long,  de  chaque 

tuyau,  anche  comprise,  0*21. 

Sbctioii  «•  ^  RSsêfvoir  d*aif,  à  tuyaux  #1  à  dam». 

France.  S412.  Flûte  harmonique.  Invention  de 
Baduel,  brevet  n<»  1 12575,  en  date  du  26  avril  1876. 
Jeu  de  flûtes  à  bouch»  biseautée  et  tuyaux  fermés 

accordés      chromatiquement      de      7l7~tr'       à 


I 


80 
zbn  .  Ces  flûtes  prennent  leur  vent  dans  un 


sommier  plat,  en  cuivre,  alimenté  par  un  tube  de 
caoutchouc  terminé  par  un  tuyau  de  métal  dans 
lequel  on  a  pratiqué  latéralement  une  embouchure. 
La  largeur  du  sommier  est  telle  que  les  tuyaux  y 
sont  emboîtés  sur  un  double  rang  :  sur  le  devant 
les  notes  naturelles,  derrière  les  noies  diésées.  Le 
sommier  est  surmonté  d'un  clavier  formé  de  bou- 
tons ronds  disposés  comme  les  touches  du  piano  : 
les  blancs  indiquent  les  notes  naturelles  et  les  noirs 
les  notes  diésées.  Lorsque  l'on  souffle  dans  l'em- 
bouchure et  que  Ton  abaisse  un  ou  plusieurs  bou- 
tons, on  entend  autant  de  sons.  Le  bouton  descendu 
par  le  doigt  met  par  une  soupape  Tair  du  sommier 


—  249  — 

en  communication  avec  le  tuyau,  le  son  se  produit;       inst.Borop. 
en  relevant  le  doigt,  le  bouton  remonte  par  un  res- 
sort à  boudin  et  la  soupape  se  referme.  L'instru- 
ment se  tient  à  la  main  ou  se  place  sur  les  genoux. 
Long,  tôt,  9"45o  ;  haut.  maz.  o«27o. 

Branche  D.  —  Instrumbnts  a  biiboughuje^. 

Sbctxom  a.  —  InitrumetUs  à  imbauchun,  êimpiss  ou  naturek. 

Bblgiqub.  2418.  Carnet  d'infanterie  ou  clairon, 
en  si  b.  Modèle  rond  supprimé  par  la  circulaire 
ministérielle  du  27  juin  1850  (B^''^  Chazal,  ministre 
de  la  Guerre)  et  remplacé  par  le  clairon  droit  avec 
le  pavillon  en  avant  qui  a,  dit  la  circulaire, 
«  l'avantage  de  porter  les  signaux  en  avant,  est 
d'une  justesse  plus  grande  et  d'une  portée  plus 
étendue  >. 

Ce  clairon  porte  la  lettre  F,  qui  indique  son  usage 
au  6^"^  Rég*  dlnfanterie,  et  l'estampille  C.  MahU- 
km,  Bruxelles. 

Le  clairon  droit  supprimé  par  la  circulaire  du  27 
juin  1850,  fut  à  son  tour  supprimé  et  remplacé  par 
un  clairon  en  cuivre  rouge  à  double  tour  .présenté 
par  le  facteur  C.  Mahillon,  de  Bruxelles,  et  adopté 
par  circulaire  ministérielle  du  19  juin  1875. 

Dans  quelques  monuments  graphiques  du  XIY«  siècle  dont 
des  copies  nous  ont  été  gracieusement  offertes  par  M.  le  Gha« 
noine  Ad.  Duclos,  de  Bruges,  nous  voyons  déjà  le  clairon  à  la 


—  250  — 

inat.Europ.  tète  des  milices  et  des  gildeg  gantoises.  L'instrument  7  est  si 
exactement  représenté  qu'il  ne  pourrait  être  confondu  ayeek 
trompette. 

Dans  une  autre  copie  d'un  dessin  du  Beffroi  de  Gand,  de  is 
même  époque  et  que  nous  devons  à  l'obligeance  de  M.  Paul 
Bergmans,  figurent  à  la  fois  les  deux  instruments,  clairons  et 
trompettes»  avec  leurs  proportions  particulières  et  leur  appa- 
rence nettement  distinctive  (voir  la  note  du  no  2440). 

Id.  2414.  Clairon  en  si  b,  marqué  :  Dévaster^  à 
Bruxelles.  Modèle  droit  adopté  par  la  circulaire  mi- 
nistérielle du  27  juin  1850. 

France.  2415.  Clairon  en  si  Iz.  Don  de  MM.  Ma- 
hillon  et  C*.  Modèle  d*ordontaance  vers  1 880. 

Prusse.  2416.  Clairon  en  ut.  Don  des  mêmes. 
Modèle  en  usage  vers  1880. 

Pays-Bas.  2417.  Clairon  en  ut  (diapason  ancien). 
Don  des  mêmes.  Modèle  en  usage  vers  1880. 

Prusse.  2418.  Clairon  ^infanterie  en  si  b.  Don 
de  M.  L.  Cavens,  Marque  :  F.  Stegmaier,  IngolstadL 

Allemagne.  2419.  Clairon.  Il  est  en  laiton  et 
son  tuyau  est  ployé  en  demi-cercle.  La  construc- 
tion ressemble  à  celle  des  Forester*s  horns,  n* 
1154,  1155.  Il  est  accompagné  de  son  baudrier  en 
cuir  noir  et  d'un  cordon  en  passementerie  verte. 
C'est  en  cet  état  que  le  clairon  était  en  usage  dans 
l'infanterie  prussienne  au  commencement  de  ce 
siècle. 


—   251   — 

lelle  harmon] 
normal 


L*échelle  harmonique  est  la  suivante,  au  diapason        inaLSarop. 

Cl.  m. 


^ 


^^ 


:^ — ki W ! 1 ^^ 


^^ 


3  3  4  6  6  7  8 

Marque  :  Gritssling  &  Schott  in  Berlin.  Au-dessus 
on  Ht,  gravé  en  pointillé  *  Wilhelm  Zahn^  n"  1 1-5. 
Compagnie,  le  nom  du  soldat,  fort  probablement,  à 
qui  l'instrument  a  appartenu.  Long.  tôt.  1*15. 

Autriche.  2420.  Clairon  de  compagnie  en  si  b. 
Don  de  MM  Mahillon  et  C*.  Modèle  en  usage  vers 
1880. 

Id.  2421.  Clairon  de  bataillon^  en  fa.  Don  des 
mêmes.  Modèle  en  usage  vers  i88o.    . 

Id.  2422.  Clairon  de  bataillon^  en  fa.  Don  des 
mêmes.  Modèle  en  usage  vers  1880. 

Espagne.  2423.  Clairon  en  ut.  Don  des  mêmes. 
Cet  instrument  porte  un  cylindre  à  rotation  qui  met 
la  colonne  d*air  en  communication  avec  un  tube 
additionnel  qui  l'allonge  d'un  demi-ton,  transpo- 
sant ainsi  l'instrument  en  si. 

Harmoniques  naturels  (ancien  diapason  haut)  : 


P 


—    2S2    — 


InsUBurop. 
eu  III. 


Harmoniques  abaissés  à  l'aide  du  cylindre  : 


m 


^=Sh 


s       s       4       B       e       7       • 

La  partie  inférieure  du  clairon,  la  plus 
exposée  aux  chocs,  est  préservée  par  une  capote  en 
basane  rouge.  Le  crochet  fixé  à  Tinstrument  sert  à 
le  suspendre  à  la  ceinture  du  soldat  pendant  la 
marche. 

Italie.  2424.  Clairon  en  ^f  \t  avec  un  piston  <^^ 
Don  des  mêmes.  Marque  :  Pelitti  Milano  ;  poinçon  : 
C.  MinisteriaU  M.  187a.  Af.  1878  N*  5435.  Les 
harmoniques,  sans  le  piston,  sont  les  suivants  : 


E 


ï 


— I — 


^-^^ 


fi 

Lorsqu*on  abaisse  le  piston,  la  colonne  d*air  s'al- 
longe d'une  quarte  et  les  harmoniques  deviennent  : 


m 


g=t 


-r- 


^ 


^ 


3 \ 


(1)  Noos  rangeons  les  N"  2423,  2424  «t  3426,  malgré  le  piston  dont 
Ils  sont  munis,  parmi  les  Instruments  simples  on  natnr«ls  pour  ne  pM 
les  séparer  des  autres  clairons  de  la  collection. 


—  «53  — 

Cette  combinaison  met   à  la  disposition  de  Tin-       >o»t  sarop. 
strumentiste  Téchelle  suivante  : 

qui  permet  de  placer  à  la  tète  de  chaque  compagnie 
de  petites  fanfares  qui,  malheureusement,  ne  bril- 
lent pas  par  leur  valeur  artistique.  Notre  instrument 
étant  en  sib,  il  ne  doit  pas  être  perdu  de  vue  que 
Teffet  réel  se  produit  à  la  seconde  majeure  grave  de 
la  note  écrite.  La  même  remarque  s'applique  au 
n*  suivant. 

Id.  2426.  Clairon  en  si  b.  Don  des  mêmes.  Il  est 
à  Tunisson  du  précédent,  mais  le  tuyau  est  beaucoup 
plus  large  en  vue  de  l'emploi  auquel  cet  instrument 
est  destiné.  Il  est  muni,  en  effet,  d'un  ton  de 
rechange,  de  longueur  telle  qu'avec  son  emploi  le 
clairon  devient  plus  bas  de  toute  une  octave.  Le  . 
tube  additionnel  du  piston  est  réglé  comme  au  n* 
précédent,  il  baisse  le  diapason  d'une  quarte,  de 
sorte  que  lorsque  le  piston  est  employé,  les  harmo- 
niques sont  les  suivants  : 


Ce  clairon  sert  de  basse  dans  les  petites  fanfares 
dont  il  est  question  au  n^  précédent. 

Ce  même  tube  additionnel,  qui  transpose  d'une  quarte  au 
grave  le  clairon  en  sÙ  bas,  avec  le  ton  de  rechange,  produit  un 


—  254  — 

inat-Borop.         abaissement  de  sixte  majeure  lorsque  Pon  se  sert  dn  elairon 
^^    1^1-  en  si  b  haut,  c'est-à-dire  sans  le  ton  de.  rechange.  Les  sons  ainsi 

obtenus  sont,  en  effet,  les  suivants  : 

2  i      ^  4  5«78 

Cette  remarque  n'a  d'autre  bat  que  de  démontrer  une  fois  de 
plus  combien  il  est  indispensable,  contrairement  à  la  déplora- 
ble pratique  de  certains  instrumentistes,  de  proportionner  à  la 
longueur  du  tuyau  principal  celle  du  tube  additionnel  destioé 
à.  produire  rabaissement  de  la  colonne  d'air  par  le  piston,  d'an 
intervalle  déterminé. 

Pays-Bas.  2426.  Trompette  de  cavalerie  en  mib. 
Don  de  MM.  Mahillon  et  C*».  Le  nom  du  facteur  est 
devenu  illisible,  celui  de  la  ville,  Amsterdam^  tst  seul 
resté  apparent  fvers  i88o). 

Prusse.  2427.  Trompette  de  cavalerie  en  mi\>. 
Don  de  M.  L.  Cavens.  Marque  :  L.  Bertram  à 
Rendsburg.  L'instrument  est  encore  muni  du  cordon 
en  passementerie  en  usage  dans  l'armée  prussienne. 

Id.  2428.  Trompette  de  cavalerie  en  mi  \>.  Don  de 
MM.  Mahillon  et  C».  Modèle  en  usage  vers  i88o. 

Angleterre.  2429.  Trompette  de  cavalerie  en 
mib.  Don  des  mêmes.  Modèle  en  usage  vers  i88o. 
En  Angleterre,  la  trompette  d'ordonnance  a  conser- 
vé  l'ancienne  boule  qui  ornait  les  trompettes  du 
XVI»  siècle  et  qui  avait  pour  but  principal,  en  per- 
mettant la  pression  de  Tembouchurecontre  les  lèvres 


—  255  — 

de  Texécutant,  de  faciliter  rémission  des  harmo*        inrt.isorop 
niques  aigus  (voir  la  note  du  n  743). 

Italib.  2480.  Trompette  de  cavalerie  en  mi  b. 
Don  de  l'inventeur,  M.  C.  Sambruna,  de  Milan. 
C^est  une  trompette  à  double  branche  d'embou- 
chure ;  Tune,  placée  de  la  façon  usuelle  au  haut  de 
rinstrumenty  envoie  le  son  en  avant  ;  l'autre,  sur 
le  côtéy  dirige  le  pavillon  en  arrière  et  projette  le 
son  dans  cette  même  direction.  C'est  à  l'aide  d'un 
piston  que  s'opère  ce  changement  :  lorsqu'on  se  sert 
de  la  branche  ordinaire,  le  piston  ferme  la  commu- 
nication avec  la  seconde  branche  ;  lorsqu'on  se  sert 
de  celle-ci,  un  glissement  du  piston  par  un  bouton 
ad  hoCf  ferme  la  communication  avec  la  première. 
Cette  innovation  permet  donc  au  soldat  d'envoyer 
des  signaux  en  avant  ou  en  arrière  sans  changer  de 
position,  ce  qui  dans  Tespritde  l'inventeur^  consti* 
tue  un  perfectionnement  important. 

Espagne.  2431.  Trompette  en  sol.  Don  de 
MM.  Mahillon  et  C"".  Modèle  employé  dans  la  cava- 
lerie vers  1880. 

Russie.  2432.  Trompette  de  cavalerie  en  si  b.  Don 
de  MM.  Mahillon  et  C"".  Type  de  l'instrument 
employé  vers  1880  dans  les  Régiments  de  la  Garde 
Impériale  où  toutes  les  trompettes  étaient  en  argent. 
Celle-ci  est  en  cuivre  argenté. 


—  256  — 

init.Earop.  ITALIE.  5S438.  Tfompêite  de  cavalerie  en  réh.  Don 

des  mêmes.  Modèle  en  usage  vers  1 88o. 

Id.  2484.  Trompe.  Elle  est  faite  d'une  corne  de 
bœuf  et  provient  probablement  de  Tltalie  méri- 
dionale, où  nous  avons  eu  roccasion  de  voir  des 
cornes  semblables.  L'embouchure  est  placée  latéra« 
lement  dans  le  voisinage  de  l'extrémité  supérieure, 
comme  aux  trompes  de  guerre  congolaises.  Nous 
n'avons  pu,  malgré  nos  recherches ,  savoir  si  ce 
mode  d'insu£Bation  latérale  est  dû  à  une  fantaisie 
ou  s*il  est  usité  ailleurs  qu'en  Afrique.  Cette 
trompe  a  appartenu  pendant  de  longues  années 
au  musée  Weber-Chapuis,  de  Verviers.  Une  chaîne 
de  fer  est  fixée  à  la  corne  par  deux  anneaux  et  ser- 
vait probablement  à  la  suspendre  à  la  ceinture  par 
le  crochet  qui  se  trouve  au  milieu  de  la  chaîne. 

L'intonation  produite  est  le 

Long.  tôt.  ©■gs- 

France.  2486.  Biou.  Don  de  M.  de  Lombardon- 
Montezan.  Conque  dont  se  servent  les  pitres  de 
chevaux  de  la  Camargue.  Malheureusement  la  co- 
quille est  percée  en  tous  sens  par  les  vers,  ce  qui  ne 
permet  plus  d*en  apprécier  le  son. 

Belgique.  2436.  Clairon  en  verre,  en  mi  b.  Le 
tuyau  est  ployé  de  façon  à  ce  qu'il  fasse  un  tour 


_  357  — 

sur   lai-m6me.  Les  sons  que  l'on  obtient  sont  les       In•uB■ro^ 

«•III. 
suivants  : 

dont  la  justesse  laisse  à  désirer  à  cause  des  irrégula- 
rités de  la  colonne  d*air. 

France.  2487.  Trompette  de  Si- Jean.  En  proven- 
çal :  Troumpeto  dé  San  Jean.  Don  de  M.  de 
Lombardon-Montezan,  de  Marseille.  Simple  tuyau 
replié  sur  lui-même,  avec  l'embouchure,  le  pavillon, 
le  tout  en  terre  cuite  vernie.  Le  développement  du 
tuyau,  hâtons-nous  de  le  dire,  ne  ressemble  en  rien  à 
celui  de  la  trompette;  aussi  ne  donne-t  il  que  très 
approximativement  les  sons  : 


i 


i=t: 


et»  à  cause  de  certaines  irrégularités,  il  est  possible, 
par  la  pression  des  lèvres,  d'intercaler  entre  ces 
deux  points  extrêmes  une  infinité  d'intonations, 
voire  de  compléter  une  gamme  diatonique  ou 
chromatique.  Nous  avons  signalé  cette  curiosité 
acoustique  à  propos  du  Kang-fung  n*  1859,  du  cor 
de  chasse  n«  1 150  et  de  la  trompette  en  bois  n*  11 64; 
nous  y  reviendrons  aux  n°»  2448,  2451  et  2454. 
C'est  un  jouet  dont  se   servaient  autrefois   les 


—  258  — 

inft.  Bai'op.  jeunes  Marseillais  pour  manifester  leur  allégresse 
la  veille  de  la  Saint-Jean-Baptiste.  Le  23  juin,  la 
municipalité  marseillaise  allumait  un  feu  de  joie 
dans  le  carrefour  formé  par  la  Cannebière  et  les 
cours  de  Belzunce  et  Saint-Louis.  C'était  Touver- 
ture  de  la  foire,  le  signal  de  la  joie  :  les  jeunes  gens 
de  la  ville  parcouraient  les  rues  en  8ou£9ant  à  qui 
mieux  mieux  dans  ces  fameuses  trompettes. 

Pays-Bas.  2438.  Trompette  en  fa.  Marque: 
Tuerlinckx  à  Matines.  Instrument  très  bien  conservé, 
avec  rembouchure  originale,  à  bassin  peu  pro- 
fond. Une  plaque  soudée  sur  l'embofture  de  la 
branche  d  embouchure  porte  les  mots  PA  H  N  1  qui 
indiquent  fort  probablement  le  diapason.  L'instru- 
ment est  effectivement  en  fa,  au  diapason  normal 
actuel;  la  marque  N  1  semble  indiquer  que  Tinstru- 
ment  était  réglé  à  plusieurs  diapasons  et  que  celui-ci 
était  le  premier  de  la  série. 

Francs.  2439.  Trompe  de  chasse.  Marque  :  un 
cerf  courant  surmonté  de  la  lettre  R  et  au-dessous 
la  lettre  C,  le  tout  frappé  dans  un  médaillon  de 
8  mill.  de  diamètre.  C'est  un  simple  tuyau  de  o^yjo 
de  longueur,  ployé  en  arc  de  cercle.  Il  donne  les 
harmoniques  suivants  : 


1^ 


Voir  la  note  du  n«  suivant. 


—  259  — 

ORècB.  8440.  Salpinxf^).  Don  de  M.  V.  Mahillon.       loitr.Eaiop. 
Sorte  de  clairon  droit  reproduit  d'après  les  peintures  ci.  ni* 

d'un  vase  de  Tépoque  Tarentine  (cinq  siècles  avant 
l*ère  chrétienne)  offert  au  Musée  du  Cinquantenaire 
par  M.  Aug.  Beernaert,  Ministre  d'Etat.  L'instru- 
mentiste y  est  représenté  tenant  le  clairon  de  la 
main  droite  D'après  les  proportions  de  la  figure, 
nous  avons  donné  à  l'instrument  o"86o  de  longueur. 
Il  va  de  soiy  par  conséquent,  que  cette  dimension 
n'est  qu'approximative.  Le  tuyau  conique  se  termine 
par  un  renflement  semi-ovoide  formant  pavillon  ;  il 
est  en  laiton,  mais  à  l'époque  reculée  qu'il  nous  rap- 
pelle, il  était  fort  probablement  façonné  en  bronze. 
Notre  reproduction  fournit  les  intonations  suivantes  : 


T-ft^— t- 


^254 

au  delà  les  harmoniques  sont  faux  et  difficiles. 

(1)  On  traduit  généralement  le  mot  grec  Salpinx  par  trompette.  Au 
point  de  vue  organologique,  c'est  plutôt  un  clairon.  En*effet,  la  trompette 
est  faite  d*un  tuyau  étroit  dont  le  «développement  conique  est  peu  accen- 
tué. Le  clairon  a  le  tuyau  plus  large  et  le  développement  du  cône  est  plus 
prononcé.  Il  résulte  de  ce  développement  dilTérent  de  la  colonne  d'air  que 
deux  tuyaux  de  même  longueur  produisent  des  sons  de  même  hauteur 
mais  de  timbre  différent;  ainsi  le  timbre  du  tuyau  trompette  est  plus 
clair,  plus  brillant  que  celui  du  tuyau  clairon. 

Le  mot  français  trompe  donne  aussi  Téquivalent  français  de  Salpinx^ 
car  trompe  se  rattactie  au  mot  latin  tuba  ou  tiibus  (tuyau,  tube).  Le  mot 
trompe  conséquemment  devrait  être  réservé  uniquement  aux  instruments 
à  embouchure  dont  le  tuyau  est  droit,  ou  seulement  légèrement  courbé. 
Cette  manière  do  voir  diffère  de  celle  que  nous  exprimions  en  cataloguant 
le  n*  1160,  mais  notre  revirement  se  Justifie  non  seulement  par  une 
étude  plus  approfondie  du  sujet,  mais  encore  par  le  fait  qu*à  son  origine 
la  tromha  (trompette)  était  également  formée  d*un  tuyau  non  replié 
sur  lui-même. 


—  a6o  — 

'"ci"  fu"^  France.  2441.  Trompe  de  François  I.  Reproduc- 

tion galvanoplastique  du  précieux  instrument  en  or 
conservé  au  Musée  du  Louvre  à  Paris.  L'original, 
qui  nous  paratt  être  un  travail  italien ,  est  d'une 
extrême  beauté  au  pomt  de  vue  de  la  ciselure.  Il 
mesure  o"  620  environ  de  longueur  et  permet  de 
produire  assez  facilement  les  sons  : 


L'harmonique  3  est  trop  bas.  Cette  imperfection 
doit  avoir  pour  cause  une  irrégularité  invisible 
dans  les  proportions  du  tuyau. 

L'embouchure  de  la  pièce  originale  est  bien  cer- 
tainement moderne  ;  il  est  facile  d'en  juger  par  la 
copie  qui  en  offre  l'exacte  reproduction. 

Pays  Bas.  2442.  Cor  de  chasse.  Marque  :  Fait  à 
Bruxelles  par  M.  Canepel  A*  1728.  Bile  est  en  ri\>\  le 
tuyau,  en  laiton,  plié  en  cercle,  fait  deux  tours  et 
demi.  L'extrémité  du  pavillon  est  ornée  d'un  bord 
en  cuivre  rouge  avec  des  ornements  frappés  au  fer. 
C'est  aussi  sur  ce  bord  que  la  marque  du  facteur  est 
gravée.  Celui-ci  travaillait  déjà  à  Bruxelles  en  1721. 
ainsi  qu'en  témoigne  un  autre  cor  de  chasse  appar- 
tenant au  Musée  communal  de  Bruxelles. 


—  a6i  — 

Allemagne.  Si443.    Cor    de    chasse.    Marque   :        inrtEarop. 

Cl.  m. 
Machis  Johann  Wilhelm  Haas  inNûrberg.  La  bordure 

qui  orne  le  bord  inférieur  du  pavillon  est  grossière- 
ment gravée  et  porte,  outre  Tinscription  susdite,  la 
marque  de  fabrique  du  facteur ,  un  lièvre  courant 
surmonté  des  lettres  IWH. 

L'instrument  est  en  mi.  Le  tuyau,  plié  en  cercle 
comme  le  précédent,  ne  fait  qu'un  tour  et  demi;  le 
diamètre  du  cercle  est  donc  beaucoup  plus  grand  que 
celui  du  précédent  instrument. 

Ce  grand  format  est  celui  du  cor  de  chasse  pri- 
mitif. Vers  le  milieu  du  XVIII*  siècle,  on  fit  faire  au 
tuyau  un  tour  de  plus,  soit  2  1/2  tours.  On  appelait 
ces  cors  c  à  la  Dampierre  >,  du  nom  d'un  gentil- 
homme des  plaisirs  de  Louis  XV,  qui  eut  fort  pro- 
bablement l'idée  de  ce  raccourci.  Actuellement,  le 
cor  de  chasse  le  plus  répandu  fait  3  1  /2  tours  et  Ton 
trouve  exceptionnellement  des  cors  de  chasse 
faisant  6  1/2  et  même  8  1/2  tours.  Le  Musée  en 
possède  un,  le  n""  468,  qui  fait  4  1/2  tours. 

Belgique.  2444.  Cor  d'harmonie  avec  ton  de  fa. 
Marque  :  Tuerlinckx  à  Matines.  C*est  le  modèle  du 
cor  que  Ton  appelait  Cor  d'invention  (^Inventions- 
Harn),  avec  la  coulisse  d'accord  dans  le  corps  de 
rinstrument  (voir  T.  III,  2*  éd.,  p.  60). 

France.  2446.  Embouchure.  Don  de  M.  Sudre^ 
facteur  d'instruments  de  musique  à  Paris.   Nous 


—  a6a  — 

iMt.Barop.  empruntons  au  donateur  la  description  de  cette 
embouchure  nouvelle  :  Elle  est  construite  d'après 
les  lois  de  la  réflexion  des  sons,  à  bassins  concen- 
triques et  successifs  et  à  double  grain  (Catalogue  de 
1905,  p.  12). 

Anolbtbrrb.  2446.  Sourdine  de  cor.  Don  de 
M  Fernand  Mahillon.  Sourdine  de  cor  ordinaire, 
mais  avec  le  genre  d'obturateur  appelé  en  photo- 
graphie diaphragme  Iris^  l'ouverture  centrale 
s'agrandissant  et  se  diminuant  progressivement. 

L'invention  de  cette  sourdine  est  revendiquée  par 
M   W.  O.  Yorke,  de  Blackpool. 

Section  b.  —  Instruments  à  embouchure,  chrcmaiiquest 
à  ouvertures  laUrales. 

SouB-section  <m.  ^  A  trous  latéraux»  avec  ou  sans  cle£i. 

Bblgiqub.  2447.  Serpent.  Legs  de  Léon  Jouret. 
Instrument  semblable  au  n®  209,  avec  bocal  en 
cuivre. 

Francb.  2448.  Serpent  droit  ou  ophibaryton, 
appelé  aussi  Basson  Forvielle.  Marque  : 

Rue  Quincampoix   n"  6j  à  Paris 

Ci' devant  rue  de  la  Cerisaie. 

TURLOT. 

Elève  de  Fauvelle. 


■ 


203    — 

Conditionne  tous  les  genres  de  serpents  et  tous  les  instru-        uat.  Evrop. 
tnents  de  cuivre  pour  toutes  les  parties  musicales^  se  ^'  "* 

charge  des  réparations  de  divers  instruments. 

Ce  serpent  a  pour  corps  principal  une  pièce 
de  bois  d'un  seul  morceau  qui  forme  le  pavillon,  la 
première  branche  et  la  culasse  coudée  conduisant 
à  la  seconde  branche.  Celle-ci,  en  cuivre,  est  faite 
de  trois  tubes  parallèles  assemblés  à  l'aide  de  deux 
potences;  elle  est  terminée  par  le  bocal  dans  lequel 
s'adapte  l'embouchure.  La  culasse  est  percée  de 
quatre  trous  latéraux  qui  se  bouchent,  le  premier 
par  le  pouce,  les  trois  autres  par  les  trois  premiers 
doigts  de  la  main  droite.  La  première  partie  de  la 
seconde  branche,  en  cuivre,  est  également  percée 
de  trois  trous  latéraux  qui  se  recouvrent  par  les 
trois  premiers  doigts  de  la  main  gauche.  En 
ouvrant  successivement  ces  sept  trous  latéraux,  on 
produit  tant  bien  que  mal  les  intonations  suivantes  : 

I  t         s         4         I         6         7 

Deux  clefs   en   cuivre  :  la  plus   rapprochée    du 


m 


pavillon  donne  le  szz:^  ,1a  plus  voisine  de  l'embou- 


chure, le  &  jjf—  .  Les  degrés  chromatiques  intermé- 
diaires s'obtiennent  à  l'aide  de  doigtés  fourchus,  et, 


^  264  — 

'"ci^iîT**  avons-nous  besoin  de  le  dire,  manquent  absolument 
de  justesse.  Une  approximation  ne  s  obtient  qu'en 
s'aidant  de  la  pression  des  lèvres  sur  Tembouchure. 
Pour  jouer  de  ce  genre  d'instrument  il  fallait,  de 
même  que  pour  le  serpent,  une  bonne  oreille  et  des 
lèvres  très  flexibles.  Celui-ci  et  tous  ceux  qui  sont 
de  construction  semblable,  permettent  la  production 
d'un  son  étranger  à  la  résonance  harmonique,  que 
nous  appellerons  i  1/2,  dû  à  un  défaut  de 
régularité  dans  la  colonne  d*air,  et  donne,  quoique 

dans  d'assez  mauvaises  conditions,  le  %S     \ 

9 — 

Pour  compléter  Téchelle  ci -dessus,  on  se  sert 
naturellement,  comme  au  serpent,  des  harmoniques 
du  tuyau  principal,  et  de  ceux  que  produisent  les 
racpourcissements-  de  ce  tuyau  par  les  ouvertures 
latérales. 

Le  nom  de  FauTelle  est  ineonnu  dans  la  faetore.  C'est  fort 
probablement  une  eorraption  dn  nom  ForyieUe,  facteur  d'instra* 
ments  qui  eat  une  certaine  répntaiion  à  Paris  vers  1890  et  qai 
excellait  dans  la  fabrication  de  ce  genre  d'instruments  auxqneb 
il  donna  son  nom.  A  l'exposition  de  1828,  il  obtint  une  meotioo 
honorable  pour  la  transformation  de  l'ancien  serpent  en  celui 
qui  fait  l'objet  de  la  présente  notice. 

lo.  2448.  Basson  ForvielU.  Instrument  semblable 
au  précédent,  avec  cette  exception  que  le  trou  latéral 


(1)  Voir  les  notée  des  &**  2461  et  2404. 


i 


*-  aés  — 


tnst.Èufép- 


g:^^  Inst.Ëut 

n^  I,  donnant  le  spizzz  est  remplacé  ici  par  une  ^*"' 

clef  ouverte  qu'actionne  le  pouce  de  la  main  droite. 

Allemagne.  S460.  Grand  Ténor  de  cornet  à 
bouquin,  cornet  basse  ou  CornOy  de  Tanc.  coll. 
Barbieri,  de  Madrid.  Il  est  presque  semblable  au 
n"  625,  mais  le  tuyau  de  celui-ci  est  arrondi  sur 
toute  sa  longueur,  tandis  que  le  n""  625  est  à  pans. 
Les  intonations  du  n«  2450  sont  exactement  à  la 
seconde  mineure  aiguë  de  celles  que  nous  avons 
relevées  au  n<*  625.  L'instrument  est  marqué  d'un 
monogramme  en  relief  composé  des  lettres  ^.  Long, 
tôt.  o"  795, 

Id.  2461.  Cornet  droit  ou  ténor  [liai.  =^  corneito 
diritto,  cornetto  muto^  AU  =  stilles  Zinken,  gerade 
Zinken),  de  la  même  coll.  Cet  instrument  dont 
la  construction  est  semblable  à  celle  du  n"*  1188, 
a  malheureusement  subi  une  mauvaise  restau- 
ration. L'embouchure,  façonnée  ordinairement  à 
l'orifice  supérieur  du  tuyau  lui-même,  a  disparu 
pour  faire  place  à  une  embotture  destinée  à 
recevoir  une  embouchure  ordinaire,  le  restaura- 
teur maladroit  n'ayant  pas  remarqué  que  Tem- 
bouchure  faisait  corps  avec  le  tuyau  lui-même. 
Cet  instrument  porte  la  même  marque  de  fabrication 


—  a66  — 

tnst.Botop.        \#|/  déjà  indiquée  aux  n«»  1025,  1033,  1064,  1088, 
CI.  m.  ,  ^^ 

1189,  1190,  1 191.  Long.  tôt.  o"  65o. 

Il  est  utile  de  faire  remarquer  à  nouveau  que  lorsque  les 
colonnes  d*air  ébranlées  par  une  embouchure  sont  imparfaite- 
ment établies  et  qu'elles  n*ont  pas  un  développement  pro- 
gressif régulier,  le  degré  de  pression  des  lèvres  sur  les 
bords  de  l'embouchure  peut  exercer  une  grande  influence  sur 
la  hauteur  du  s^n.  Nous  avons  vu  un  exemple  de  ce  phénoméDe 
au  sujet  de  la  trompette  en  bois  no  1164  et  noua  l'avons  souvect 
constaté  quoique  avec  des  effets  moindres,  sur  les  ophicléides, 
les  bassons  russes,  les  cors  &  clefs,  les  cornetti  {Zinken).  DaDs 
tous  ces  instruments,  la  colonne  d'air  permet  de  faire  entendre 
la  quinte  du  son  1,  une  sorte  de  son  1 1/2^  as>ez  bien  déterminé 
quoique  de  mauvaise  qualité. 

Sous-section  bb.  —  A  clefs,  sans  trous  latéraux  libres. 

Belgique.  2462.  T«6a(*),  en  bois,  6  clefs  en 
cuivre.  Nous  croyons  pouvoir  attribuer  cet  instru- 
ment à  Dupré,  mort  à  Tournai  en  1862.  Ce  facteur, 
qui  n'était  pas  sans  talent,  avait  la  manie  de  fabri- 
quer en  bois  tous  les  instruments  que  ses  collègues 
construisaient  en  cuivre.  Il  voulait  probablement  en 
améliorer  le  timbre!  ..  Quoi  qu'il  en  soit  l'instrument 
que  nous  avons  devant  nous  n'était  pas  sans  mérite; 
découpé  dans  une  seule  pièce  de  bois,  il  dénote,  au 
contraire,  un  ouvrier  d'élite.  Sans  Tusage  des  clefs 
l'instrument  produit  les  harmoniques  suivants  : 


(1)  Nom  donné  par  Dupré  a  ce  genre  irinâtrumontSt 


—  a67  — 


§^=^^^. 


i^ 


T"      I  4         5         «         8 

ouverture  de  la  première  clef  : 


--^ 


5: 


rr*: 


:«»: 


Si         4         5 

ouverture  de  la  deuxième  clef  : 


f^ 


^. 


^  I   ■ 

2         s         «         5 

ouverture  de  la  troisième  clef  : 


5=«tji=£ 


dSSz 


«         i         4        t 


ouverture  de  la  quatrième  clef  : 


N 


*?"       I         ♦         5 

ouverture  de  la  cinquième  clef  : 


«^  ^r  s   *   . 

ouverture  de  la  sixième  clef  : 


i^3^^ 


2         3         4         5 


Ifist.Europ. 
Cl.  m 


—  268  ~ 

rnit.saron  L'échelle  totale  avait  donc  une  étendue  chroma- 

Cl.  m 

tique  de  ^ — —  à  ^   '      et  même  davantage  vers 

l'aigu.  Déplus,  en  utilisant  le  son  i   1/2  dont  nous 
avons  expliqué  la  présence  sur  quelques  instruments 

(voir  n*  2448),  il  pouvait  en  partant  du  son  i 
relier  celui-ci  àTaide  des  6  clefs  au  son  factice  i  1/2 

g^'t^*^   et    celui-ci    également    par    les    mêmes 


clefs^  au  son  2 


m. 


tj 


Le  même  procédé  appliqué  à 

Û 

chacune  des  cinq  clefs  suivantes  augmentait  l'éten- 
due au  grave  de  toute  une  octave.  11  est  vrai  que  ces 
sons  supplémentaires  étaient  de  mauvaise  qualité 
comme  à  tous  les  instruments  congénères,  et  ne 
devenaient  tolérables  que  par  Thabileté  de  l'exé- 
cutant. 

Francb.  2463.  Ophicléide  en  ut.  Marque  :  Buffcl 
Crampon  à  Paris.  Ce  facteur  de  grande  réputation 
fabriquait  surtout  les  instruments  à  vent  en  bois. 
L'ophicléide  que  nous  avons  devant  nous  ne  différait 
des  instruments  similaires  qu*en  ce  que  la  plupart 
de  ses  clefs  étaient  montées  sur  tringles  fonction- 
nant à  Taide  de  ressorts  à  aiguilles  comme  il  était 


i 


—  aSg  — 

dëjà  d*usage  pour  les   clarinettes  et  les  flûtes,  à        inni.  Barop. 
répoque  où  ce  facteur  travaillait,  vers  1840. 

Anglbtbrrb.  2464..  Ophicléidâ  en  uL  Marque  : 
Approved  by  Prospère,  manufactured  by  Hugget,  war- 
ranted  and  soîd  by  Jullien,  ai  his  Hoyal  Conservatory 
of  Miliiary  Music  2 1 4  Régent  Street,  London.  Patent 
N""  84.  Cet  instrument,  de  fabrication  très  soignée, 
est  particulièrement  intéressant  par  ce  fait  que  tous 
les  tuyaux  y  compris  le  pavillon,  sont  de  bois  très 
mince.  Le  bocal  et  les  clefs,  celles-ci  au  nombre  de 
9,  sont  en  cuivre  argenté.  Au  point  de  vue  fabrica- 
tion, cet  ophicléide  est  un  tour  de  force  réalisé 
probablement  en  vue  d'adoucir  le  son  I  On  sait  que 
de  nos  jours  cette  idée  que  la  nature  des  parois  a 
une  influence  considérable  sur  le  son,  n'est  pas 
complètement  déracinée. 

Cet  ophicléide,  de  même  que  les  instruments  dont 
nous  venons  de  parler  et  les  n**»  1230-1233-1250, 
d'autres  encore  sans  doute,  dont  la  colonne  d*air 
se  trouve  dans  les  mêmes  conditions  irrégulières, 
a  la  faculté  de  produire  le  son  factice  i  1/2.  Ses 
harmoniques  : 


m^^^^ 


r 


i  2      % 


sont  donc  produits  par  le  partage  de  la  colonne  d'air 
en  I,  §>  i,  U  |etc.  parties. 


^^  270  — 

'°cî^fi7^  Mais   de  même    que  ce  son  exceptionnel  i  i/a 

manque  de  netteté,  qu*il  vacille  tout  en  étant 
cependant  assez  déterminé  pour  en  apprécier  la 
hauteur,  les  sons  harmoniques  engendrés  par  le 
partage  d'une  colonne  d'air  mal  constituée  s'écar- 
tent de  plus  en  plus  de  leur  rapport  tonal  avec  le 
son  X  ou  fondamental.  La  défectuosité  de  ces 
colonnes  d'air  se  constate  facilement  à  la  vue.  Il 
suffit,  en  effet,  de  les  examiner  pour  s'apercevoir 
que  le  développement  rapide  donné  dès  leur  com- 
mencement, immédiatement  après  l'embouchure, 
n'est  pas  suivi  jusqu'au  bout  du  tuyau,  là  où  celui<i 
s^épanouit  en  pavillon.  Dans  les  instruments  où  les 
raccourcissements  de  la  colonne  d'air  s'obtiennent 
à  l'aide  d'ouvertures  latérales,  ce  manque  de  jus- 
tesse des  harmoniques  n'a  pas  grande  impor- 
tance parce  que  le  constructeur  corrige  ces  défec- 
tuosités par  le  plus  ou  moins  grand  diamètre  donné 
aux  ouvertures  latérales  et  que  l'instrumentiste 
d'autre  part,  en  atténue  l'effet  par  la  pression  des 
lèvres  contre  l'embouchure  et  par  des  doigtés  four- 
chus ou  irréguliers. 

Id.  2466.  Buglehorn.  C'est  le  clairon  à  double 
tour,  en  cuivre  rouge,  modèle  de  l'Infanterie  anglaise 
auquel  on  a  adapté  six  clefs  pour  en  faire  une  sorte 
de  cor  à  clefs.  Une  plaque  en  argent  soudée  sur  le 
pavillon  indique  le  nom  du  facteur  :  ^os.  Grunhill, 
71,  Litlle  Britain,  London, 


U  est  en  w/,  avec  un  ton  de  sib,  au  diapason       îI»•t.È^l^o^ 

^  Cl.  m. 

anglais,  qui  est  presque  de  tout  un  demi-ton  plus 

aigu  que  le  diapason  normal  de  870  v.  s* 

Sbctiok  c,  —  Instruments  à  embouchure^  chromatiques^ 
à  longueurs  variables* 

Soas-section  aa.  —  A  coulisse. 

France.  2466.  Tromhone-Buccin  en  si  K  Marque  : 
SauUrmeister  breveté  à  Lion.  Il  ressemble  au  n®  i26r. 

Angleterre.  2467.  Trompette  à  coulisse  tnfa. 
Marque:  E.  Harper  improved,  manufactured  by 
y,  Kohler  35  Henrietia  Street,  CoventGarden,  London. 
Elle  est  semblable  au  n*  1254,  mais  les  bottes  qui 
renfermaient  les  ressorts  pour  le  mouvement  de 
retour  de  la  coulisse  ont  malheureusement  disparu. 
Harper  était  un  virtuose  réputé  et  très  distingué 
sur  la  trompette,  professeur  à  TAcadémie  royale  de 
musique  et  soliste  des  grands  concerts  de  la  capitale 
anglaise.  Son  titre  officiel  à  la  Cour  d'Angleterre 
était  Sergent-Trompette  de  la  Maison  de  Sa  Majesté. 
Il  assista  en  cette  qualité  aux  fêtes  du  couronnement 
de  Guillaume  IV  et  de  la  reine  Victoria.  Né  le 
4  octobre  1816,  il  est  mort  le  27  août  1898. 

Soas-seçtion  bb*  ^  A  pistons. 

Belgique.  2468.  Cornet  à  2  pistons.  Marque  :  C. 
Sax  à  Bruxelles  h^  6027.  Les  deux  pistons  sont  du 


îoftt.feorop  système  tubulaire  appelé  Schub'Vêniil  par  Tinven- 
teur,  Henri  Stôlzel  (^).  C*est  un  instrument  parti- 
culièrement soigné  dont  la  construction  remonte  i 
1835  environ.  Les  tubes  additionels  sont  munis  de 
coulisses;  ils  sont  fixés,  à  la  soudure  forte,  sur  une 
plaque  soudée  elle-même  à  l'étain  sur  le  corps  da 
piston  afin  de  conserver  au  métal  de  celui-ci  la 
dureté  résultant  de  retirage  du  tuyau,  qualité  qa1l 
aurait  perdue  si  les  tubes  additionels  avaient  été 
fixés  directement  sur  le  corps  du  piston  par  une 
soudure  forte.  L'instrument  est  muni  des  tons  de 
rechange  de  si^,  la,  la^,  sol,  fa,  mi^  mi^^  ce  qui  se 
pratiquait  ordinairement  à  cette  époque,  bien  qu'il 
fût  matériellement  impossible  de  pouvoir  allonger 
d  une  quantité  suffisante,  malgré  la  coulisse  dont  ils 
sont  munis,des  tubes  additionnels  réglés  en  sfb,pour 
leur  faire  remplir  leur  fonction  abaissante  (ton, 
demi-ton,  ton  et  demi)  lorsque  le  diapason  du  tuyau 
principal  est  baissé  lui-même  de  toute  une  quinte  <^. 
L'instrument  est  enfermé  dans  tin  bel  étui 
d'acajou,  du  temps. 

France.  2469.  Bombardon  contrebasse  en  5fb  à 
3  pistons.  Marque  : 

Addphe  Saxy  breveté  à  Paris  1 1926 
pteur  4^  la  A/ao«  A/rc  j^  VEmpereur. 


(1)  Voir  T.  I,  2»  éd.  p.  286. 

(2)  Voir  T.  1,2*  éd.  p.  71. 


—  «73  — 

plus  le  poinçonnage  d'un  régiment  avec  le  mille-       JMt.Knrop. 
sime  de  1854.  Pistons  ordinaires  du  système  appelé 
Berliner  Pumpen  (voir  catal.^  T.  I.  a»  édit.,  p.  285). 

lo.  2460.  Bombardon  contrebasse  en  mi  b. 
Marque  : 

N^  32077 

Nouveau  Saxhorn  C*''^  Basse  en  mi  b 

Adolphe  Sax  F'^'»''  Breveté  de 

la  M«^»  Af  «  de  l'Empereur 

50  rue  St.  Georges  à  Paris. 

Six  pistons  indépendants  semblables  à  ceux  du 
n"*  1283  et  un  pavillon  tournant.  Celui-ci  avait  été 
imaginé  par  Sax  pour  envoyer  le  son  dans  une 
direction  voulue. 

lo.  2461.  Bugle  Soprano  en  seb.  Il  est  marqué  : 
iV  34366 

Nouveau  Saxhorn  C**  Alto  en  si  b 

AdolpheSaxF^^'^''  Breveté  delà  W^'^M"-^  de  V  Empereur, 

50  rue  5*  Georges  à  Paris,  Seul  grand  Prix  1867. 

Même  système  que  le  précédent  :  six  pistons 
indépendants  et  un  pavillon  tournant. 

lo.  2462.  Bugle  soprano  en  si\>>  Marque  : 

Saxhorn  C^''^  Alto  en  si  b. 
Adolphe  Sax,  F'  Breveté  de  la  ilf«>'»  Jlf*  de  V  Empereur, 
50  rue  5»  Georges  à  Paris.  —  Seul  grand  prix  1867. 


—  «74  — 

laïuEurop.  Tfois  pistons  du  système  ordinaire  et  paWUoo 

vertical  tournant. 

Id.  S468.  Bugle  soprano  en  mib.  Marque  : 
N'  34363. 

Saxhorn  soprano  en  mi  b 
Adolphe  Sax  F<»«'  brheii  de 
la  M^''  M^  de  VEmpereur 
50  rue  S*  Georges  à  Paris.  —  Seul  grand  Prix  1867. 

Trois  pistons  ordinaires,  pavillon  vertical  tour- 
nant. 

Id.  2464.  Basse  en  si  b.  Marque  : 

N^  31809. 

Nouveau  Saxhorn  Basse  en  si  b 

Adolphe  Sax  F^^^  bréveti 

de  la  M^  M^  de  l'Empereur 

50  rue  S*  Georges  à  Paris. 

Fabrication  semblable  à  celle  du  n«  1283  :  six 
pistons  indépendants,  plus  le  pavillon  tournant. 

Id.  2466.  Trompette  en  fa.  Marque  : 

N*  34400. 

Adolphe  Sax  F'*»''  Breveté 
de  la  Af  «"»  M 1^  de  l'Empereur 
50  rue  S*  Georges  à  Paris.  —  Seul  grand  Prix  1867. 


—  «75  — 

Construction  semblable  à  celle  du  trombone  n*       lott^Barop 
1288  :  six  pistons  indépendants  et  sept  pavillons.  ^''^^ 

Id,  8466.  Trombone  ténor  en  ut.  Marque  : 

^*  35510- 

Adolphe  Sax  F^^"^  Breveté 

de  la  Af«>"  M"^  de  F  Empereur 

50  rue  S*  Georges  à  Paris. 

Le  diapason  est  presque  un  demi-ton  plus  haut 

que  le  diapason  normal  La  =  870  vib.  Le  système 

est  semblable  à  celui  du  n^  précédent  :  six  pistons 

indépendants  et  sept  pavillons. 

Id.  2467.  Cornet  en  ut.  Marque  : 

W»  33339. 

Adolphe  Sax 
50  rue  5*  Georges  à  Paris. 

Six  pistons  indépendants  et  sept  pavillons. 
Id.  2468.  Trombone  ténor  en  sib.  Marque  : 

iV'*  33330 

Adolphe  Sax 
50  rue  St.  Georges 
à  Paris, 
Le  diapason  est  de  presque  tout  un  demi-ton  plus 
élevé  que  le  diapason  normal  actuel.  Le  système  est 
seaiblable  à  celui  du  n*  1288  :  six  pistons  indépen- 
dants et  sept  pavillons. 


—  ^j6  — 
iui.Bnrop.  i|>,  8469.  Alto  #ft  ifff  b.  Marquc  : 

CLIIL  ^ 

ff  26497 

Adolphe  Sax  Breveté  à  Paris. 
F^^  de  la  M'^''  Af^  de  VBmpereur. 
Même  système    quele  n«  1283  :  six  pistons  indé- 
pendants» plus  an  pavillon  tournant. 

lo.  8470.  Cùmei.  Don  de  M.  Henri  De  Le  Coart. 
Instrument  presque  semblable  au  n<*  1305.  llème 
marque. 

Belgique.  8471.  Alto  en  mi\t.  Don  de  MH.  V. 
et  J.  Mahillon.  Marque  :  C.  Mahillon,  Bruxelles. 
Cet  instrument  est  à  cinq  pistons.  Les  trois  pre* 
miers,  pour  la  main  droite,  fonctionnent  comme  les 
pistons  du  système  ordinaire,  c'est-à-dire  qu'ils 
abaissent  respectivement»  à  l'aide 'des  tubes  addi* 
tionnels  dont  ils  sont  munis,  la  tonalité  de  la 
colonne  d*air  d'un  ton,  d'un  demi-ton^  d'un  ton 
et  demi. 

Les  deux  autres  pistons»  disposés  pour  la  main 
gauche,  ont  pour  effet,  l'un,  le  4"*,  de  baisser  la 
tonalité  de  la  colonne  d*air  d*un  demi-ton,  l'autre, 
le  5"*,  de  la  hausser  d'une  même  quantité.  Il  résulte 
de  leur  emploi  :  i*  que  toutes  les  positions  amenées 
par  les  trois  pistons  de  la  main  droite  peuvent  être 
instantanément  transposées  d*un  demi-ton  à  l'aiga 
ou  au  grave  ;  2*  qu'une  note  quelconque,  diésée  ou 


—  «77  — 

bémolisëe,  peut,  tout  en  conBcrvant  son  doigter       inM-Enrop. 

'  *^  *  a.  ui. 

usuel,  s'abaisser  ou  se  hausser  par  le  simple  emploi 

de  l'un  des  deux  pistons  supplémentaires;  3*  une 

tris   grande  facilité  pour  l'exécution  des  gammes 

chromatiques  ascendantes  ou  descendantes  ;  40  une 

amélioration    sensible   dans  la  justesse  des  notes 


sa^ 


P=^^ 


qui  dans  Tancien  système  sont  fausses  à  cause  de 
remploi  simultané  de  plusieurs  pistons,  tandis 
qu'avec  le  nouveau  système,  un  seul  piston,  le 
cinquième,  suffit  pour  assurer  une  justesse  parfaite. 

Cette  combinaison,  imaginée  en  1866  par  fauteur 
de  ce  catalogue,  fut  présentée  par  lui  à  l'Exposition 
universelle  de  Paris  en  1867  ;  elle  offrait,  outre  les 
facilités  précédentes,  d'autres  avantages  pour  la 
justesse.  D'autre  part,  hâtons-nous  de  l'avouer,  elle 
offrait  encore  au  point  de  vue  de  la  justesse  absolue 
quelques  uns  des  inconvénients  qui  résultent  de 
l'emploi  simultané  de  plusieurs  pistons  et  qui  ont 
été  expliqués  dans  notre  Essai  de  classification 
(Catal,  t.  I,  a»«  édit.,  page  70). 

L'instrument  catalogué  est  le  seul  qui  fut 
construit  sur  ce  principe;  Tauteur,  convaincu  par 
des  tentatives  précédentes  du  peu  de  succès  d'un 


—  «7*  — 

iBitEarop.  système  quelque  bon  qu*il  soit»  dès  l'instant  qa'il 
apporte  des  changements  aux  habitudes  de  Dame 
Routine,  renonça  à  la  vulgarisation  de  son  idée. 

La  branche  d'embouchure  est  munie  d*une  ton- 
pape  d'un  système  exceptionnel  imaginé,  pensons- 
nous,  en  Angleterre,  pour  Tévacuation  de  Teau  de 
condensation.  Cette  soupape  se  compose  d'un  petit 
tube  soudé  i  la  branche  de  l'instrument.  Dans  ce 
tube  en  glisse  un  autre,  bouché  par  une  éponge. 
L'air,  par  cette  disposition,  ne  trouve  pas  d*issue, 
mais  l'eau  en  se  condensant  pénètre  dans  les  pores 
de  l'éponge  et  permet  de  jouer  pendant  très  long- 
temps sans  devoir  retirer  le  tube  intérieur.  On  ne 
rejette  Teau  que  lorsqu'elle  commence  à  pénétrer 
dans  la  colonne  d'air. 


—  «79  — 

Classb  IV.  —  Instruments  a  cordes. 
Branche  A.  —  Cordes  frottées. 

Sbgtiom  a.  —  Cordés  frottées  par  V archet. 

Pays-Bas.  2472.   Basse  à  4  cardes  <^).  Don  de       ittstEurop. 
MM.  Darche  frères.  Instrument  de  Técole  flamande.  ^•^^• 

Ses  dimensions  sont  intermédiaires  entre  celles  du 
violoncelle  et  de  la  contrebasse.  Cette  basse  servait 
à  accompagner  le  chant  ;  souvent,  on  la  suspendait 
au  cou  de  Texécutant  ^par  l'intermédiaire  d'une 
courroie  terminée  par  un  crochet  qui  se  fixait  dans 
un  trou  foré  dans  le  dos  de  rinstrument  —  voir  le 
n*  X441  — .  Long.  tôt.  i".365;  larg.  max.  o"5o. 

France.  2478.  Violon.  Instrument  de  facture 
très  ordinaire,  mais  intéressante  par  la  dépression 
qui  existe  sur  la  table  et  sur  le  fond.  Il  est  assez 
difficile  de  s'expliquer  le  but  poursuivi  par  Tauteur 
de  ce  travail;  nous  nous  trouvons  sans  doute  en 
présence  d'une  de  ces  nombreuses  fantaisies 
d'amateur  fréquemment  imaginées  au  commence- 
ment de  ce  siècle^  mais  dont  les  résultats  furent 
absolument  nuls. 


(1)  Cet  instrument  se  désigne  paHois  sous  le  nom  de  Basao.  U  serrait, 
comiïkc  nous  Tavons  dit  au  n*  i377,  dans  les  cortèges  ou  les  processions. 


—  aSo  — 
innBurop.  1d.  S474.   Violon.    Don   de   M.    Alb.    Jacquot, 

Cl.  IV.  J      1        » 

Mattre-luthier  à  Nancy.  Ce  très  joli  instrument  est 
l'œuvre  de  Charles  Jacquot,  grand-père  du  dona- 
teur. Né  à  Mirecourt  en  1804,  Ch.  Jacquot  s'établit 
d'abord  à  Nancy,  puis  à  Paris  en  1827,  où  il  se 
distingua  parmi  les  bons  luthiers.  Il  est  mort  en 
cette  ville  en  mars  1880. 

Id.  2476.  Violon  avec  archet.  Don  de  M. 
L.  Cavens.  C'est  un  assez  joli  spécimen  de  la 
facture  française  du  commencement  du  XIX*  siècle. 
Les  filets  qui  ornent  les  bords  de  la  table  et  du  fond 
permettent  d'attribuer  ce  violon  à  J.  Lafieur,  mort 
à  Paris  en  1833. 

Id.  2476.  Archet  de  violon.  Don  de  M.  J. 
Mahillon.  J.-B.  Vuillaume,  né  à  Mirecourt  le  7 
octobre  1798,  mort  à  Paris  le  19  mars  1875»  avait 
imaginé  vers  1834  de  fabriquer  des  archets  dont  la 
baguette  était  faite  d'un  léger  tube  d'acier.  Ces 
archets  eurent  un  moment  de  très  grande  vogoe; 
notre  exemplaire  est  un  des  plus  beaux  spécimens 
de  cette  intelligente  tentative  du  célèbre  luthier. 

Id.  2477.  Sourdine-Presto.  Don  de  M.  Emile 
Pouget.  Cette  sourdine,  brevetée  en  1897  en  faveur 
de  M.  A.  Laplaiche,  à  Levallois-Perret,  près  Paris, 
n'est  autre  qu'une  sourdine  ordinaire  en  bois  d'ébéne 
à  laquelle  on  a  attaché  une  tige  à  coulisse  pour  en 


—  aSi    — 
régler  la  longueur;  la  tige  se  termine  par  une  pince        inttEorop. 

Cl.  IV 

à  levier  qui  se  fixe  au  cordier.  Ce  dispositif  permet 
de  poser  et  d'enlever  instantanément  la  sourdine  du 
chevalet,  tout  en  la  laissant  attachée  à  Tinstru- 
ment.  —  Emilb  Pouqbt.  Les  Sourdines^  dans 
l'Orphéon  du  19  décembre  1897. 

Allemagne.  2478.  Bumbass.  Instrument  car- 
navalesque formé  d'un  manche  de  bois»  de  o'°o3 
d'épaisseur  et  de  1*54  de  longueur,  cylindrique  sur 
la  plus  grande  partie  de  cette  longueur,  et  quadran- 
gulaire  à  son  extrémité  supérieure  où  il  est  traversé 
par  une  cheville.  Une  corde  de  boyau  de  3  millimètres 
environ  d'épaisseur  est  tendue  le  long  du  manche  ; 
elle  est  fixée  d'une  part  dans  un  trou  percé  au  bas 
du  manche,  et  roulée  d'autre  part  sur  la  cheville  que 
commande  une  roue  dentée.  La  corde  presse  une 
vessie  de  porc  faisant  office  de  caisse  de  résonance 
et  qui  repose  sur  une  table  ellipsoïdale  en  tôle  de 
fer  fixée  au  manche  à  0*35  environ  de  son  extrémité 
inférieure.  En  guise  d*archet,  une  baguette  de  bois 
quadrangulaire,  dentelée  sur  un  de  ses  côtés,  et  dont 
la  friction  rapide  sur  la  corde  détermine  une  réso- 
nance bruyante,  sans  intonation  musicale  appré- 
ciable. Au  dessus  du  cheviller,  une  figure  grotesque 
surmontée  d'une  paire  de  cymbales  de  o"i8  de 
diamètre,  séparées  par  un  ressort  à  boudin,  et  de 
quatre  tiges  de  métal  supportant  chacune  un  grelot 
et  une  sonnette. 


—  sSa  — 

insi.  B«roF.  L*extrémité  inférieure  du  manche  est  en  caoat- 

^'^^-  chouc. 

Diaprés  une  notice  communiquée  par  M.  M. 
Schuster,  fabricant  d'instruments  de  musique  i 
Markneukirchen  (Saxe),  le  Bumbass^  tenu  de  la 
main  gauche,  est  simplement  heurté  contre  terre 
suivant  le  rythme  de  Torchestre,  de  manière  i 
produire,  grâce  au  fragment  de  caoutchouc  qui 
termine  le  manche,  un  bruit  sourd  analogue  à 
celui  de  la  grosse-caisse,  tandis  que  résonnent  en 
même  temps  cymbales,  sonnettes  et  grelots.  Entre 
chaque  heurt,  un  trait  rapide  de  Tarchet  de  bois  sur 
la  corde  a  pour  but  d'imiter  le  bruit  de  la  caisse 
roulante  et  des  autres  instruments  d'accompagne- 
ment. —  Long  tôt.  i"84. 

Bien  que  l'appareil  destiné  spécialement  aux  fStes  earaaTi- 
leaques  allemandes,  toit  de  création  récente,  il  n'est  en  Bomme 
qu'une  résurrection  d*un  instrument  analogue»  populaire  ea 
Flandre  au  XVII*  siècle  sous  le  nom  de  Basse  de  Flmndre  (toir 
la  coUection  iconographique  du  Musée,  Instrumente  européens, 
cl.IV,  n»  21;  Kàstnerples  Danses  des  Mûris,  p.  IK»;  Vênder 
Siraeten,  la  Musique  aux  Pays-bast  toI.  VIII,  pp.  19S,  âOS). 

Id.  2479.  Violon  de  fantaisie.  Don  de  M.  De 
Keyser.  Cet  instrument  offre  une  certaine  ressem- 
blance de  forme  avec  la  pochette.  Pièce  de  bois  de 
sapin  cylindrique  de  0*7  85  environ  de  longueur,  sar 
un  diamètre  de  0*400,  creusée  sur  une  partie  de  u 
longueur  pour  former  la  caisse  sonore.  Celle-ci  est 
fermée  par  une  planchette  de  sapin  formant  table 


—  a83  — 

d'harmonie  et  percée  de  deux  ouïes  découpées  en  ff      latt  sorop. 
Une  partie  de  cette  table  a  reçu  une  autre  planchette  ^^*  ^^' 

de  sapin  servant  de  touche;  au  delà  de  celle-ci  on  a 
creusé  le  bout  de  la  pièce  de  bois  pour  servir  de 
cheviller;  celui-ci  est  terminé  par  un  ornement 
grossièrement  sculpté  surmonté  d'une  figure  hu- 
maine. Un  cordier  est  placé  de  la  façon  ordinaire 
et  attaché  à  une  grosse  cheville  fixée  dans  la 
partie  inférieure  de  l'appareil.  Le  violon  se  com- 
plète par  un  chevalet  posé  sur  la  table  d'harmonie, 
sous  les  ouïes,  et  sur  lequel  les  cordes  exercent  leur 
pression.  La  longueur  de  l'instrument  permet  de 
supposer  que  le  constructeur  à  eu  l'intention  de  se 
servir  de  ce  violon  burlesque  en  guise  de  canne. 

SuBDB.  2480.  Salmodicon  ou  Psalmodicon.  Caisse 
sonore  plate  de  1*03  de  longueur;  0*09  de 
hauteur;  0*395  de  largeur  à  l'extrémité  droite,  et 
o'"i45  de  largeur  à  celle  de  gauche.  Une  échancrure 
demi-circulaire  est  pratfquée  sur  le  côté  antérieur 
pour  le  passage  de  l'archet.  Une  corde  à  boyau 
attachée  à  l'éclisse  droite  et  reposant  sur  un  chevalet 
placé  à  0*145  de  celle-ci,  est  tendue  par  une  cheville 
de  bois  fixée  dans  l'éclisse  gauche.  Sous  cette  corde, 
une  touche  dentelée  dont  les  arêtes  vives,  au  nombre 
de  35\  fixent  les  35 demi-tons  chromatiques  à  obtenir, 
outre  le  son  que  donne  la  corde  entière.  De  chaque 
côté  de  celle-ci  sont  tendues  quatre  cordes  s}'mpathi- 
ques  en  acier  fixées  par  des  pointes  à  Téclisse  gauche 


—  a84  — 
iMt  s•ro^        et  tendues  par  autant  de  chevilles  de  fer  plantées 

Cl  IV,  . 

dans  l'éclisse  droite.  Un  ouïe  circulaire  de  o"o64 
de  diamètre  est  découpée  dans  la  table  d'harmonie 
un  peu  au-dessus  du  chevalet,  là  où  passe  l'archet; 
deux  autres  petites  ouïes  en  forme  de  croissant  sont 
également  découpées  dans  la  table  entre  les  7*  et  9* 
points  de  division  de  la  touche.  Le  salmodicon  (vmr 
le  n*  1323)  sert,  dans  les  églises  de  village  qui  n'ont 
pas  d*orgue,.à  soutenir  le  chant.  L'intonation  de  la 
corde  àboyau  se  règle  d'après  la  voix  à  accompagner 
et  on  met  les  huit  cordes  sympathiques  à  l'unisson 
de  la  corde  principale.  Le  jeu  de  l'instrument  ne 
doit  pas  s'écarter  beaucoup  de  celui  dont  nous 
avons  parlé  au  1323* 

BuLOARiB.  2481.  Guslitxa  à  trois  cordes  avec 
archet.  Cet  instrument  dérive  du  suivant  ;  c'est  le 
type  favori  des  jeunes  villageois  qui  s'en  servent 
pour  accompagner  les  chants  patriotiques.  Sa  forme 
rappelle  celle  du  rebec  italien  n®  628.  Le  type 
bulgare  n'a  cependant  pas  la  touche,  ni  les  ff  do 
n*  628.  Les  ouïes  sont  rectangulaires,  de  o*oao 
environ  de  côté.  Elles  sont  placées  à  environ  0*022 
de  distance  Tune  de  l'autre.  Le  chevalet  repose  en 
partie  sur  la  table  d'harmonie  à  l'endroit  qui  sépare 
les  deux  ouïes  et,  par  son  pied  droit,  dans  un  cran 
disposé  à  cet  effet  sur  l'extrémité  d'une  simple 
baguette  de  bois  qui  traverse  Toule  ;  il  s'appuie  par 


-  285  - 

son  extrémité  opposée  sur  le  fond  de  l'instrument.       hittr.Buiop. 
Les  chevilles»  au  lieu  d'être  placées  sur  le  côté,  ^^  ^^  ' 

comme  au  n""  628,  traversent  verticalement  le 
cheviller  avec  les  pointes  autour  desquelles  s'enrou- 
lent les  cordes,  au-dessus. 

Accord  :     fe— j     J    ^ 

Long.  tôt.  0,380  m. 

Id.  2482.  Gusla.  Instrument  semblable  au  précé- 
dent, mais  de  plus  grandes  dimensions.  Même 
accord.  Long.  tôt.  0*530. 

M.  Pety  de  Thosée  a  ea  Tobligeance  de  nous  écrire  la  note 
eniyante  : 

«  La  Guêla^  iosirument  des  anciens  troubadours»  passa  de 
«  la  Serbie,  en  Bulgarie.  Les  serbes  coDsidéralent  cet  instru- 
«  ment  comme  le  plus  sacré  de  tout  l'arsenal  musical.  A 
«  l'époque  du  Prince  Micbaêl,  la  gusla  était  réputée  un 
«  instrument  héroïque.  De  nos  jours  il  est  connu  en  Bulgarie 

•  dans    quelques   proYinces    seulement.    En   Macédoine»  les 
«  aveugles,  les  estropiés,  assis  à  la  tôte  des  ponts,  jouent  de 

•  cet  instrument  en  demandant  raum&nè.  » 

Bosnie.  2488.  Gus/a.  Construction  ressemblant 
à  celle  des  instruments  dalmates  n**  244  et  1322» 
mais  le  manche  et  le  dos  de  la  caisse  de  résonance  de 
rinstrument  bosniaque  sont  enjolivés  de  gravures  en 
relief.  Le  manche  en  bois  se  termine  par  une  tète  de 
chamois  naïvement  sculptée.  Long.  tôt.  0^870. 


—  986  ^ 
intjJSi^op.  Section  ».  -  Cordes  frotUa  par  la  rouê. 

Italib.  2484.  Vielle  en  Guitare.  Ital.  ^  Lira 
tâdesca,  lira  rusiica.  L'ornementation  de  la  caisse, 
les  découpures  de  papier  peint,  collées  sur  la  caisse 
de  résonance,  et  la  botte  du  clavier  révèlent  l'origine 
de  cet  instrument.  Pour  le  surplus,  il  ne  diffère  pas 
sensiblement  des  spécimens  similaires  précédem- 
ment décrits.  La  caisse  cependant  est  de  plus  petite 
dimension  et  le  cheviller  est  terminé  par  une  tète  de 
fouine  sculptée.  Cette  vielle  ne  parait  pas  avoir  été 
montée  de  plus  de  quatre  cordes  à  son  origine  :  les 
deux  chanterelles  dans  leur  botte,  la  mouche  derrière 
le  clavier  et  le  bourdon  devant. 

L'accord  était  pour  le  bourdon  et  la  mouche  : 
Bourdon     Mouche 

=p^^  .  L'étendue  totale  des  autres  cordes 


3E 


est  de 


TJ 


chromatiquement.   Il 


est  à  présumer  que  cette  vielle  ne  s'accordait 
qu'au  ton  de  sol.  Long.  tôt.  o"»48;  larg.  max.  o-i?; 
haut,  moyenne  des  éclisses  0^07. 

SfiCTiON  c.  —  Cordes  frottées,  àclafher^ 

EsPAGNB.  24:86  .Geigenwerk  ou  Geigen-Instrument, 
noms  que  Ton  peut  traduire  simplement  par  Piano- 


-.  a87  — 

Violon,  Marque  :  Pray  Raymundo  Truehado  inventer        !■••  ^^^ 
1625. 

Le  mécanisme  particulier  à  ce  curieux  instrument 
se  compose  de  quatre  disques  placés  verticalement 
en  travers  de  la  table  d'harmonie  et  auxquels  une 
manivelle  placée  à  l'extérieur  du  meuble^communique 
un  mouvement  de  rotation  à  vitesse  croissante  : 
ainsi,  le  premier  disque  à  gauche,  destiné  aux 
cordes  basses,  fait  un  tour  sur  lui-même,  tandis  que 
le  quatrième,  destiné  aux  cordes  hautes,  en  fait  deux 
et  demi.  Un  tiers  environ  de  la  circonférence  des 
disques  émerge  de  la  table  ;  ils  sont  garnis  sur  leur 
épaisseur*  qui  est  d*un  centimètre  environ,  d'une 
bande  d*étoffe.  Quarante-cinq  cordes  de  boyaux 
attachées  à  des  pointes  plantées  dans  un  sommier  à 
Textrémité  de  la  table,  sont  tendues,  à  l'aide  d'un 
nombre  égal  de  chevilles,  le  long  de  la  table 
d'harmonie  et  perpendiculairement  à  la  ligne  du 
clavier.  Elles  reposent  d'une  part  sur  le  sommier 
des  chevilles  placé  au  devant  de  l'instrument,  au 
dessus  du  clavier,  et  dont  le  contour  ondulé 
reproduit  exactement  la  saillie  des  quatre  disques, 
de  telle  façon  que  les  cordes  suivent  ces  mêmes 
contours  sans  toucher  le  bord  étoffé  des  disques. 
D'autre  part,  les  cordes  appuient  sur  la  table 
d'harmonie  par  l'intermédiaire  d'un  chevalet 
qui,  à  son  tour,  reproduit  la  sinuosité  des  disques, 
de     sorte     que    les    cordes    sont    en    élévation 


—  a88  — 
lait.  Bncop.       ëquidistante  des   disques.  Le   chevalet  est  placé 

Cl  IV 

obliquement  sur  la  table  de  façon  à  diminaer 
progressivement  vers  l'aigu  la  longueur  des  cordes. 
Sur  Tespace  compris  entre  le  sommier  des  chevilles 
et  les  quatre  disques  et  parallèlement  à  eux  sont 
placés,  à  une  distance  d'environ  huit  centimètres 
Tun  de  l'autre,  deux  traverses  en  bois  de  o'V>a5  de 
largeur  et  qui  sur  leur  hauteur,  reproduisent 
également  les  ondulations  des  disques.  Sur  ces 
deux  traverses  est  fixée,  parallèlement  à  chacune 
des  cordes,  une  tige  de  fer  dont  les  deux  extrémités 
sont  coudées  à  angle  droit  dans  le  même  sens. 
Chaque  tige  est  maintenue  dans  cette  position  par 
deux  œillets,  un  à  chaque  extrémité  de  la  tige  et  â 
proximité  du  coude;  ces  œillets,  fixés  dans  les 
traverses  par  une  pointe,  permettent  aux  deux 
coudes  de  la  tige  de  basculer. 
'  Le  coude  antérieur  est  relié  par  un  fil  de  fer  au 
prolongement  de  la  touche  en  deçà  du  pivot;  par 
suite»  en  appuyant  le  doigt  sur  la  touche,  le  coude 
antérieur  descend  et  imprime  ce  même  mouvement 
au  coude  postérieur  de  la  tige.  Ce  coude  terminé 
par  une  fourche  que  la  corde  traverse ,  fait 
adhérer  celle-ci  au  bord  étoffé  du  disque  et  comme 
celui-ci  est  animé  d'un  mouvement  de  rotation,  la 
corde  entre  en  vibration  par  frottement.  Aussitôt  que 
la  touche  est  abandonnée,  les  coudes  de  la  tige 
reprennent  leur  position  première  et  la  corde 
redevient  silencieuse. 


2485 


1 1 1  iIljjjJ 


-^  289  -^ 

Un  peu  au  devant  des  tiges  se  trouve  une  plaque        i»"*-  ê«'oi>- 
en  cuivre  qui  agit  en  guise  de  sillet  pour  limiter 
exactement  la  portion  vibrante  de  la  corde. 

L*origine  de  notre  Geigenwerk  est  espagnole, 
comme  la  marque  l'indique  du  reste.  C*est  à  Madrid 
que  nous  avons  eu  la  bonne  fortune  de  le  découvrir. 
Le  couvercle  intérieur  est  orné  de  peintures  à  Thuile. 
Elles  représentent  :  sur  le  panneau  de  gauche, 
Tenlèvement  par  des  Tritons  d'une  nymphe  que 
TÂmour  perce  de  ses  flèches;  sur  le  panneau  de 
droite,  un  jardin  avec  un  palais  dans  le  fond. 

Toute  la  caisse  extérieure  du  meuble  est  recouverte 
de  velours  cramoisi  ;  la  table  d*harmonie  a  dû  être 
renouvelée  lors  de  la  réparation  que  nous  nous 
sommes  vu  dans  la  nécessité  de  faire  subir  à 
rinstrument,  mais  ses  peintures,  à  l'aquarelle,  ont 
été  fidèlement  reproduites.  £lles  représentent  des 
fleurs  et  des  feuillages,  à  Tinstar  de  la  façon  de 
procéder  des  faiseurs  de  clavecins  d'Anvers.  Cette 
imitation  ne  doit  pas  nous  étonner,  attendu  que  nos 
clavecins  étaient  importés  en  Espagne  en  quantités 
considérables.  L'ouïe  de  la  table  est  ornée  d'une 
rosette  en  bois  sculpté.  L'instrument  doit  avoir 
appartenu,  à  juger  par  le  luxe  de  son  ornementation, 
à  quelque  grand  personnage.  Les  charnières,  la 
serrure,  la  manivelle  même,  portent  encore  des 
traces  de  dorure.  Sur  le  devant  de  la  caisse  figure, 
en  broderie  de  fils  d*or  et  de  soie,  l'écusson  portant 


—  290  — 

^ci^îv"^  les  armes  du  propriétaire;  malheureusement  nous 
n'avons  pas  réussi  jusqu*à  présent  à  les  identifier. 
Le  clavier  ne  se  trouve  qu'à  une  hauteur  de  0*34 
du  sol,  ce  qui  prouve  à  toute  évidence  que  Tin- 
strumentiste  s*en  servait  à  la  façon  orientale,  assis 
sur  un  coussin,  et  ce  n*est  guère  étonnant  sachant 
que  TEspagne  avait^  jusqu'au  début  du  XVII*  siècle, 
conservé  les  habitudes  de  ses  anciens  conquérants. 
L'étendue  du  clavier  de  notre  Geigenwerk  est  de 
quatre  octaves,  dont  la  première  est  courte(l).  Voici 
l'intonation  de  chacune  des  quarante-cinq  cordes 
dont  l'instrument  est  garni  : 


13  S  4  S  6  7  S  9   40  il  13  13  14  IS  16  17  18  19  30    !M 


:ffS±=r=^-Lrt 


23  24  >S  26  37  28  19  30  3  1  S2  .13  34  S5  S6  37  IS  39  40  41  42  «3  44  43 

Les  neuf  premières  cordes  sont  mises  en  vibration 
par  le  frottement  du  premier  disque  ;  les  cordes  lo 
à  20y  par  le  deuxième  disque;  21  à  32  par  le 
troisième  et  les  treize  dernières  cordes  par  le 
quatrième.  L'invention  du  Geigenwerk  n'est  pas  duc 
à  Truchado.  Praetorius,  dans  son  Theatrum 
Instrumentorum,    publié     en     1620,    reproduit    la 


(1)  Voir  au  sujet  de  Toctaye  courte  la  note  du  n*  272. 


—   2gi    — 

gravure  d'un  instrument  de  contexture  semblable        instEwp 

Cl.  IV 

inventé  à  Nuremberg  par    Hans   Heyde    (Haiden) 
quelques  années  auparavant. 

Voir  au  sujet  de  Thistoire  du  Geîgenwerk,  de  ses 
devanciers  et  de  ses  perfectionnements,  la  très 
savante  et  très  intéressante  étude  que  leur  consacre 
M.  Ernest  Closson,  conservateur-adjoint  du  Musée 
du  Conservatoire  dans  le  Guide  musical  de  Bruxelles 
des  3,  lo,  17,  24 avril  et  i  mai  1904. 

France.  2486.  Piano-Quatuor  ou  Piano-Violon 
Marque  :  Baudet^  20,  rue Favart Paris.  Brevet  français 
n«  68168  du  26  juillet  1865,  modifié  par  un  brevet 
de  perfectionnement,  n*  993 11  du  21  mai  1873.  Le 
piano-quatuor  de  même  que  le  Geigenwerk  précédent, 
nous  rappelle  les  nombreuses  tentatives  faites  pen* 
dant  une  période  de  presque  trois  siècles  pour  imiter, 
au  moyen  d'un  instrument  à  clavier,  le  son  des 
instruments  à  cordes  frottées  par  l'archet,  mais,  pas 
plus  que  le  Geigenwerk  ni  ses  autres  et  nombreux 
devanciers,  le  piano-quatuor  ne  répondit  aux  espé- 
rances de  son  inventeur.  Il  disparut  presque  immé- 
diatement après  la  mort  de  ce  dernier  et  aujour- 
d'hui, il  est  presque  entièrement  oublié  <^).  Baudet 
n'emploie    qu'une  seule    corde    pour    chacun    des 


(1)  En  Belg^ique  aussi,  Lichteathal,  facteur  de  pianos  à  Bruxelles, 
imagina,  vers  1830,  un  piano  construit  sur  un  principe  presque 
semt)lable.  Il  l'appelait  piano-viole. 


—  292  — 

instEurop.  sons  à  pfoduire,  au  lieu  des  trois  cordes  à 
Tunisson  qu*ont  généralement  les  pianos.  Les 
cordes  qu*il  emploie  sont  un  peu  plus  grosses  que 
celles  du  piano  ordinaire.  A  chacune  des  cordes  est 
attachée  une  mèche  de  fil  végétal  dit  tampico.  Ces 
mèches,  maintenues  dans  une  position  verticale  par 
une  corde  qui  les  relie  Tune  à  l'autre,  sont  pressées 
contre  un  cylindre  que  l'inventeur  appelle  arbre- 
archet  et  auquel  deux  pédales  communiquent  un 
mouvement  de  rotation.  Sous  Taction  de  leur 
frottement  contre  l'arbre-archet,  les  mèches  entrent 
en  vibration  et  elles  transmettent  ce  mouvement 
aux  cordes  auxquelles  elles  sont  attachées.  Deux 
genouillières  sont  placées  sous  le  clavier;  lorsqu'on 
les  pousse  de  gauche  à  droite,  chacune  des  touches 
du  clavier  agit  sur  un  mécanisme  qui  met  en 
vibration,  par  un  moyen  analogue  à  celui  employé 
pour  la  corde  primitive,  une  autre  corde  réglée 
à  l'octave  grave  et  Ton  entend  ainsi  deux  sons 
sur  toute  l'étendue  du  clavier  à  partir  du  deuxième 
la.  Echelle  :  sept  octaves,  du  la^  10*  degré  de 
réchelle  des  sons^  au  la,  94*  degré. 

Branche  B.  —  Cordes  pincées. 

Sbgtion  0.  —  Cordes  pincées  avec  ou  sans  pintre, 

Sou8-S6Ctioa  aa.  —  Sans  maoche 

Id.  2487.  Harpe.  Legs  de  la  Reine  Marie*Henriette 

Marque:  Erard^ facteur  de  pianos  et  harpes  13,  21 


—  293   — 


rue  du  Mail.  1883.  C'est  une  harpe  à  double 
mouvement  des  sept  pédales  (Voir  les  notes  des 
n®*  246  et  629).  Une  huitième  pédale,  dite  pédale- 
sourdine,  agit  comme  celle  du  n'^629.  Etendue  : 

-p. 
à  Toctave  inférieure,  au 


Sfe 


ki^ 


>-:?■ 


P 


la 


double  octave  aiguë.  Haut.  i«8o  ;  larg.  max.  o»90. 

Allemagne.  S488.  Giiitare-Ziiher  appelée  aussi 
c  La  Merveilleuse  »  ou  c  Guitare  américaine.  Don  de 
M.  L.  Cavens.  Marque  :  Menzenhauer  et  Schmidt. 
Caisse  sonore  plate  de  o°>o37  de  hauteur,  rectangu- 
laire par  trois  de  ses  côtés  ;  le  quatrième  faisant 
une  double  courbe  représente  assez  exactement  la 
forme  de  l'accent  circonflexe. 

Une  ouverture  circulaire  de  o«072,  servant  d'ouïe, 
est  pratiquée  au  milieu  de  la  table  d'harmonie  et  sur 
celle-ci  sont  tendues  quarante  et  une  cordes 
accordées  à  l'aide  de  chevilles  en  fer  et  réglées  de  la 
façon  suivante  : 


1 


£:?-¥=;£ 


3f 


t=t 


^ 


-H 


LZtZ 


È 


Ji-f-p 


^:^=^ 


itut 


41  40  38  s*   ST  36  35  S4    S3  St  31  3«   29  28  27  «6   IS  34  33  22 


i 


^î=3 


FT5=«)t* 


-•8-^-*-=- 1    I     I — I — ■ 


>=fSçd^^^ 


0  19  18  17  16  15   I  »   13   1«  Il    I  0     987054321 


Intt.  Euro  p. 
Cl.  IV. 


—    294     - 

io8t  Burop.  Toutes  les  cordes  sont  d'acier^  mais  à  partir  de 

d  IV. 

la  2i«  elles  sont  d  acier  filé.  L'idée  des  auteurs  de  la 

guitare-zither  était  de  présenter  un  instrument  de 
musique  (?)  que  Ton  pût  jouer  sans  étude  préalable 
et  sans  connaissances  musicales.  A  cet  e£Fet,  ils  se 
servaient  de  cartons  où  des  traits  imprimés  indi- 
quent le  passage  d'une  note  à  l'autre  depuis  le 
commencement  du  morceau  jusqu'à  la  fin.  La  durée 
de  l'intonation  y  est  marquée  par  des  points  repré- 
sentant des  rondes,  des  blanches,  des  noires,  etc., 
placés  entre  les  traits  susdits  à  l'endroit  où  se 
trouve  la  corde  à  ébranler.  Les  accords  intervien- 
nent quelquefois  et  la  nécessité  de  leur  emploi  est 
indiquée  par  des  chiffres  placés  sur  les  cartons. 
Quelques  cartons  et  une  petite  méthode  accom- 
pagnent notre  instrument.  Les  vingt  et  une  pre- 
mières cordes  sont  celles  de  la  mélodie,  on  les 
pince  à  Taide  d'un  plectre  d'écaille  que  l'on  attache 
au  pouce  droit;  les  autres  cordes,  formant  cinq 
accords  parfaits,  d*ut,  de  sol,  de  fa,  de  ré,  de  la, 
sont  ébranlées  par  le  pouce  gauche.  Long,  de  la 
Guitare-Zilher  0*49,  larg.  max.  o"35. 

Soua-aaction  bb.  —  Cordes  pincées,  avec  manche. 

France.  2489.  Décacorde  ou  Guitare  à  dix  cardez. 
Forme  ordinaire  de  la  guitare,  mais  le  dévelop- 
pement  donné  au  cheviller  a  permis  Tadaptation 


—  ^95  — 
de  dix  chevilles    :    cinq  qui    tendent  les    cordes        in»t.Borop. 

n        ,         r  ,.         .  .  Cl.    IV. 

reposant  sur  le  manche,  de  la  façon  ordinaire,  et 
cinq  autres  pour  les  cordes  basses,  en  dehors  du 
manche.  Sur  le  dos  de  celui-ci  se  trouvent  trois 
leviers  de  cuivre  qui  permettent  de  raccourcir  la 
portion  vibrante  des  6*,  7*  et  io«  cordes  basses  de 
façon  à  en  hausser  Tintonation  d*un  demi-ton.  En 
réparant  cet  instrument  nous  avons  trouvé  à 
l'intérieur  de  la  caisse  sonore  une  étiquette  curieuse 
que  nous  reproduisons  textuellement  : 

€  Celui  qui  a  fait  celte  guitare  à  10  cordes  se  fout 
€  de  ceux  qui  y  trouveront  à  redire.  En  mai  1828.  Le 
c  capitaine  Caca  Terbines,  chevalier  de  Saint-Louis^ 
€  membre  de  la  Légion  d* honneur,  décoré  de  la  Croix 
«  de  Malte  à  Mirecouri  » . 

Carulli  (Napies  1770.  Paris  1841)  dans  sa  méthode 
de  décacorde,  s'exprime  ainsi  :  €  la  guitare  ordinaire 
•  étant  monte  de  six  cordes  dont  trois  basses  mi,  la^  ri, 
c  j"ai  eu  Vidée  de  donner  plus  de  facilité  à  l'émission 
€  des  sons  et  pour  cela  fai  fait  exécuter  une  guitare 
€  décacorde  dont  Vaccord  est  le  suivant  : 

=: i=:i=n: 


:3— i— I— inj— H 


■T±-*- 


10     9876  54391 

Les  trois  premières  cordes  sont  en  boyau,  les  sept  autres 
filées,  et  pour  que  l'exécutant  puisse  distinguer  plus 
faciUhtent,  les  lo",  8«,  6«,  4^  sont  en  trait   argenté^ 


—  296  — 

inst-Bnrop.        Us  9*  7"  5*  CH  truU  doré.  Lorsque  Von  joue  en  mi,  on 
^*'  ^^'  baisse  la  lo*  corde  d'un  demi  ton  ce  qui  donne  un  si. 

Pour  se  servir  des  cordes  à  vide  dans  différents  tans 
j'ai  porté  au  cheviller  trois  petites  mécaniques  pour 
dièxer  Vut^  le  fa  et  le  soi. 

La  description  de  la  guitare  décacorde  inventée 
par  Garulli  correspondant  très  exactement  à  la 
guitare  no  2489  et  Carulli  disant  qu'il  a  fait  exécuter 
une  guitare  il  nous  était  permis  de  supposer  que 
Terbines  en  était  fauteur  et  que  nous  nous  trouvions 
en  présence  d'un  des  rares  exemplaires  de  cette 
soi-disant  invention.  Mais  il  n'en  est  rien;  notre 
étiquette,  d'après  des  renseignements  pris  à  Mire- 
court,  ne  peut  être  que  l'œuvre  d'un  farceur,  car 
Terbines  y  est  absolument  inconnu.  D  autre  part, 
nous  savons  par  les  obligeantes  démarches  de 
M.  Paul  Cesbron,  de  Paris,  ingénieur  des  mines  et 
musicologue  très  distingué  et  envers  qui  le  Musée  da 
Conservatoire  a  contracté  de  nombreuses  dettes  de 
reconnaissance,  que  le  décacorde  a  été  breveté  le 
15  décembre  1826  en  faveur  de  Lacote,  René, 
luthier,  et  Carulli  Ferdinand,  compositeur  de 
musique  (brevet  n®  1962).  Il  est  donc  probable  que 
notre  décacorde  est  l'œuvre  de  Lacote,  luthier 
renommé  de  Paris- 

Noas  avons  dit  au  n*"  265  que  la  6*  corde  avait  été  adaptée 
sur  le  manche  de  la  guitare  &  la  un  du  XVIII*  slôcle  et  que 
Kastner  attribuait  à  Stauffert,  de  Vienne,  ver»  1840,  l'addition 


—  «97  — 

de  deux  antres  oordesi  ré^  ut.  Mais  l'idée  d'ajouter  &  la  guitare         iQtt  Borop. 
dos  cordes  diatoniques  en-dehors  du  maDche,  à  l'instar  de  ce  ^'  ^^' 

qui  s'était  fait  antérieurement  pour  le  lutli  et  ses  congénères» 
est  bien  antérieure  à  Carulli  et'môme  à  Stauflért. 

Il  est  certain  que  les  instruments  à  double  cheviller  ont  eu 
pour  point  de  départ  le  thëorhe  (ou  téorhe).  Déjà  au  commence- 
ment du  XVII*  siècle,  Praetorius  leur  donnait  la  qualification 
de  théorbéi,  tels  Varchiluth  ou  lut^  ihéorbé,  ]e  chitaronne 
théorbé.  A  une  époque  plus  rapprochée  de  nous,  on  donne  aussi 
le  nombre  de  cisire  ihéorbé  à  l'instrument  généralement  connu 
sous  le  nom  d'arehicistrê. 

Constant  Pierre  {Les  facteurs  d'instruments  de  musique f 
les  luthiers  et  la  facture  instrumentale)  nous  apprend  que 
c'est  Nadermann  qui  en  1773  construisit  le  Bissex  inventé  par 
Van  Hecke.  Le  bissex  était  une  sorte  de  guitare  théorbée  à 
laquelle  ce  nom  particulier  avait  été  donné  à  cause  du  nombre 
de  ses  cordes  (deux  fois  six).  D'après  de  Pontécoulant 
(Organographie),  le  manche  du  bissex  portait  cinq  cordes 
(comme  la  guitare  ordinaire  à  cette  époque) ,  et  les  autres  qui 
se  pinçaient  à.  vide,  étaient  placées  &  gauche,  en  dehors  du 
manche.  L'accord  probable  était  donc  celui-ci: 


I 


i=:^=i=ïi=q=4= 


:J= 


-     ztnrUrztqirîrrj:         ^ 

q:  zt  :;:  3:  "^-  ■•• 
■r  ♦  ^ 

12    II    10      9      s      7       6  5       «      S      2       I 

Ghouqaet  (Catalogue  du  musée  du  Conservatoire  national 
de  musique  de  Paris)  assure  que  l'inventeur  Van  Hecke 
publia  une  Méthode  pour  apprendre  à  Jouer  le  bissex.  Nous 
ne  sommes  pas  parvenus  encore  à  nous  en  procurer  un 
exemplaire  (1). 


(1)  Au  moment  de  publier  cette  notice  M.  Cesbron  nous  écrit  qu*ll  est 
depuis  peu  possesseur  d'un  bissex  dont  le  manche  divisé  en  vingt 
cases,  porte  en  plus  huit  crochets  permettant  de  diéser  les  huit 
dernières  cordes.  L'Instrument  est  marqué  :  Nadermann,  maître  luthier, 
facteur  de  harpes,  193  rue  d*Argenteull,  Battes  St-Roch,  à  Paris  1773. 


inik  Barop.  Le  décacorde  est  and  guitare  à  dix  eordes  eonteiniKMrafBe 


ci.iv. 


du  bissex.  M.  Paul  Gesbron,  de  Paris,  noua  signale  une  méthode 
pour  cet  Instrument  par  Besson,  vétéran  de  la  musique  du  Roi, 
huissier  ordinaire  de  la  chambre  de  Madame  Victoire  (tante  de 
Louis  XVI). 

Un  exemplaire  de  cette  méthode  et  on  inatromant  existent 
encore  et  se  trouvent  en  ce  moment  entre  les  mains  d'un 
antiquaire  de  Paris.  L'instrument  porte  l'étiquette  s  Fait 
par  Jean  Baptiste  Lejeune  et  réparé  par  son  /Us  L$feunê 
Baptiste  Jean  qui  Va  donné  à  son  neveu  Eugène  Lefeunt 
en  1848. 


L*aceord  était  celui-ci  : 


PUiî^'i'-^ 


^0=tz 


I0     9t7  fStSfl 

Les  six  premières  cordes  étaient  sur  le  manche»  les  autrei 
en  dehors. 

Le  Musée  du  Gonseryatoire  national  de  Paris  poartde 
également  un  décacorde,  mais  celui*ci  a  la  caisse  sonore  en  dos 
de  luth,  tandis  que  celui  fait  par  Lejeune  a  la  caisse  plate.  Le 
déeacorde  du  Conservatoire  porte  l'étiquette  de  Caron  luthier  dé 
la  Reine  1785.  Il  a  le  même  nombr^  de  cordes  que  rinstrument 
inventé  (?)  par  Besson  et  devait  conséquemment  s'accorder  di 
même. 

G.  Snoeck  {Catalogue  de  sa  coHection  ^instruments  de 
musique)  cite  un  luthier  nommé  Le  François  qui  en  1789  avait 
imaginé  une  guitare  à  denx  manches  et  à  dix  cordea.  Ce  nom 
Le  François  est  cité  dans  le  Supplément  à  la  Biographie 
générale  des  musiciens,  de  Fétis,  par  Art.  Pougin.  Noas 
extrayons  de  cet  ouvrage  la  notice  suivante  : 

«  Lb  François.  Artiste  qui  vivait  à  Parts  à  la  iln  da 
18«  siècle,  imagina  une  guitare  nouvelle,  à  laquelle  il  ajouta  an 


—  399  — 

second  manche  et  nn  grand  nombre  de  cordes.  Voici  comment         inst.Barop. 
le  calendrier  musical  de  1739   décrivait  l'instrament   ainsi  ^^'  ^^' 

modifié. 

«  Cet  inatrument  adeux  manches  et  a  pour  objet  de  diminuer 
les  difficultés  qui  se  trouvent  dans  la  guitare  ordinaire.  Les 
deux  manches  contiennent  entre  eux  18  cordes.  Le  premier 
porte  cinq  cordes  à  vide  ou  notes  basses;  elles  se  nomment  uty 
ré»  mi,  fa,  sol  et  celles  qui  sont  sur  le  manche  sont  les  mômes 
que  celtes  de  la  guitare  et  portent  les  mômes  notes  qu'elles.  Le 
second  manche  que  l'auteur  nomme  manche  d'octave  est  le 
môme  pour  Paccord  que  le  grand»  avec  cette  différence  qu'il  n'a 
que  trois  cordes  de  basse  hors  du  manche,  tU,  ré^  sol,  mais  on 
pourrait  en  mettre  5  comme  au  grand.  Cette  quantité  de  cordes 
et  un  manche  de  plus»  semblent  devoir  doubler  les  difficultés, 
mais  Tauteur  fait  observer  qu'elles  n'ont  pas  lieu,  et  qu'il  gagne^ 
au  contraire,  beaucoup»  parce  qu'il  peut  exécuter»  sur  son 
manche  d*octave  et  par  le  môme  doigter»  ce  que  l'on  ne  peut 
exécuter  sur  le  manche  ordinaire,  ou  le  premier  des  siens»  que 
par  an  démanchement  qui  fait  toujours  courir  des  risques 
pour  la  justesse  des  sons  et  la  précision  de  l'exécution.  D'ailleurs, 
ces  notes  d'octave,  prononcées  par  d'autres  cordes»  produisent 
des  sons  plus  vigoureux  et  plus  agréables.  Un  des  principaux 
avantages  de  cet  instrument  est  sans  doute  d'offrir  à  deux  ou 
trois  notes  près,  dans  le  bas»  la  même  étendue  que  le  clavecin 
ou  la  harpe  et  de  se  prêter  ainsi  parfaitement  à 
l'accompagnement  de  la  voix  »• 

La  description  du  calendrier  musical  manque  de  clarté; 
cependant  nous  croyons  suffisamment  la  comprendre  pour 
attribuer  à  la  guitare  de  Le  François  l'accord  suivant  : 


Premier  manche 


i 


I     1     I     I  :q:: 
rt  zt  =p  3  .-J 

10      »      s      7      • 


1 


lift  Sw»p.  ^ 

Cl.  IV.  * 

Second  manche 


it 


A  cette  môme  époque  appartiennent  les  lyres  n*<  546  et 
1546  de  nos  collections  (1)«  Il  est  donc  probable  que  l'accord  de 
leurs  neof  cordes  était  le  suirant  : 


l=fo. 


"T"  I     I     i~ 


*335* 


9t7f843tl 


Noos  savons  aujourd'hui  que  la  plupart  des  insiruments 
de  cette  formé  sont  l'œuvre  de  J.  Charles  dont  Laurent  GriUet 
(Les  ancéires  du  vioian)  reproduit  l'étiquette  :  /.  Ckarte$ 
Maître  luthier  de  Paris  neveu  du  sieur  Guersan»  rue  St  Perréel 
à  côté  du  café  Dupai  à  Marseille  1783  (3).  Il  est  probable  que  ce 
luthier  était  le  fils  de  Charles  luthier  à  Paris  «  aux  Quinu 
Vingt  »  et  qui  traTaillait  vers  1748.  L'étiquette  de  J.  Charles 
en  s'intitulant  neveu  du  sieur  Guersan  (le  Musé«  possède 
plusieurs  instruments  de  ce  maître)  semble  vouloir  renier  cette 
descendance.  M.  le  Comte  de  Bricque  ville,  l'éruditoolleeticmoenr 
de  Versailles,  se  rappelle  avoir  vu  des  lyres  de  cette  forme  faites 
par  Paequet,  d'Aiz,  luthier  à  Marseille,  et  aussi  par  Pons,  de 
Grenoble. 

Il  nous  faut  mentionner  également  l'Arpi-Guitare  imaginée 
vers  la  un  du  XVIII*  siècle  par  le  môme  luthier,  Paequet,  d'Aix, 
que  nous  venons  de  citer.  Cet  instrument  avait  la  forme  de  la 


(1)    Ces  instruments  sont   généralement  connus  bous   le  nom  de 

Lyre-gruitare.  La  collection  A.  Gautier  léguée  au  Musée  municipal  des 

Beaux-Arts  de  Nice,  en  possède  une  qui  n*e8t  montée  que  de  huit  cordes. 

(2)  On  trouve  aussi  une  note  sur  ce  facteur  dans  La  muMlqae  w 

Provence^  par  André  Guiraud. 


—  3^1  — 

harpe  et  était  monté    e  sept  cordes.  Pour  terminer  eette  courte         Intt.  Earop. 

notice  sur  l'histoire  de  la  guitare  il  nous  paraît  utile  de  men-  ^'*  ^^* 

tionner  ici  un  livre  qui  nous  a  été  signalé  par  M.  P.  Gesbron  : 

Discours  non  pltês  mélancoliques  qus  divers  de  choses  mes- 

mement  qui  appartiennent  à  notre  France  et   à  la  fin  la 

manière  de  bien  et  justement  entoacher  les  lues  et  guiternts, 

—  Poitiers,  de  Timprimorie  d'Ënguilbert  de  Marne  1557. 

Cet  Intéressant  ouvrage  nous  donne  des  renseignements 
précis  sur  les  procédés  dont  on  usait  à  cette  époque  pour 
déterminer  les  points  de  division  de  la  touche,  bien  et  Justement 
entoueher  les  lues  (luths)  et  tes  guitemes  ou  quinternes 
(guitares).  Mersenne,  on  le  sait»  au  commencement  du  XVII« 
siècle,  plus  de  cinqnante  ans  après,  avait  traité  le  même  sujet 
(Voir  la  note  du  n»  219).  Nous  apprenons  par  cette  nouvelle  source 
d'information  qu'au  milieu  du  XVI*  siècle  la  guitare  avait 
quatre,  six  et  même  sept  cordes  dont  la  première  seule,  la 
chanterelle,  était  simple,  toutes  les  autres  doubles. 

U  nous  parait  encore  intéressant  pour  l'histoire  des  in- 
struments, de  détacher  du  même  livre  le  passage  suivant  : 

Ainsi  demeure  encore  la  vielle  pour  les  aveugles  ;  le  rebec 
et  viole  pour  les  ménétriers  ;  le  lue  et  la  guiteme,  pour  les 
musiciens  et  mesmement  le  lue,  pour  la  plus  grande 
perfection,  duquel  en  mes  premiers  ans  nous  usions  plus  que 
de  la  guiterne.  Mais  des  puis  douze  ou  quinze  ans  en  ça^  tout 
nostre  monde  s'est  mis  à  guiterner,  le  lue  presque  mis  en 
obly,  pour  estre  en  la  guiteme  ie  ne  sçai  quelle  musique,  et 
icelle  beaucoup  plut  aisée  que  celle  la  du  lue,  comme  vous  disent 
les  Grégeois  : 

Les  choses  tant  plus  que  sont  belles 
plus  à  les  avoir  coustent  elles. 

en  manière  que  trouverez  aujourd'hui  plus  de  guitemes  en 
France  qu'en  Espagne* 

Id.  2490.  Guitare  tnulticorde.  La  caisse  sonore 
est  décorée  de  vernis  Martin.  Des  filets  verts,  noirs 


—  302  — 

iii.t.Earop        çj  ^j.  g^jj^  peints  sur  la  table  d'harmonie.  Une  ouië 

Cl.  IV.  '^ 

en  S  est  découpée  sur  le  côté  droit  de  la  table,  une 
autre  oui6  ronde  occupe  le  milieu,  comme  i  la 
guitare  usuelle. 

Vingt-et-une  cordes  :  six  sur  le  manche,  six 
cordes  basses  à  gauche,  en  dehors  du  manche,  et 
enfin  neuf  autres  placées  à  droite  du  manche  sur  an 
chevalet  oblique  et  dont  la  plus  longue  mesure 
o°'345  et  la  plus  courte  0*225.  L*accord  des  six 
cordes  sur  le  manche  et  des  dix  cordes  basses  ne 
devait  pas  s'éloigner  considérablement  de  celui-ci  : 

•      •4131  .*^3"* 

•      •      «      S      t      I 

L*accord  des  neuf  cordes  à  la  droite  du  manche 
nous  est  inconnu. 

Les  six  cordes  basses  de  gauche,  en  dehors  du 
manche,  mesurent  o"*7io  environ  de  longueur. 

La  guitare  multicorde  a  été  brevetée  en  faveur  de 
Munchs  et  Charpentier  le  5  novembre  1832.  La 
spécification  du  brevet  (n*  3574)  dit  :  Le  but  de  cet 
instrument  est  d'éviter  les  principales  difficultés  de  la 
guitare  lesquelles  existent  dans  l'exécution  des  gammes 
et  des  traits  rapides  à  Vaigu  d'apris  la  disposition  des 
cordes  de  rinstrument.  Au  lieu  de  démancher  tous  ces 
passages  se  font  sur  des  cordes  libres.  La  facilité  de 


—  303  — 

doigté  permet  de  les  faire  avec  la  plus  grande  netteté  et        ifl>t  Enrop 

avec  une  force  et  une  qualité  de  son  différent  de  la 

harpe.   Un  des  principaux  avantages  de  la   nouvelle 

guitare  est  de  pouvoir  exécuter  des  morceaux  en  pinçant 

les  cordes  des  deux  mains  comme  on  le  fait  sur  la  harpe  y 

la  basse  avec  la  main  gauche^  Vaigu  avec  la  droite. 

L'instrument  a  i^  cordes  formant  une  étendue  de 
quatre  octaves.  Leur  disposition  se  forme  ainsi  :  un  jeu 
de  harpe  pour  la  main  gauche  formé  de  huit  cordes 
basses  accordées  diatoniquement  ;  un  jeu  de  guitare 
ordinaire  composé  de  six  cordes  ;  un  jeu  de  harpe  pour 
la  main  droite  composé  de  onze  cordes  accordées 
diatoniquement. 

D'après  les  explications  qui  précèdent,  l'accord 
devait  se  rapprocher  de  celui-ci  : 

87654321  654S3I 

Nous  nous  demandons  si  ce  n*est  pas  par  erreur 
que  la  spécification  du  brevet  attribue  aux  onze 
cordes  du  jeu  de  harpe  de  la  main  droite  une  succes- 
sion diatonique.  Si  comme  le  dit  ce  document  tous 
les  passages  se  font  sur  des  cordes  libres  au  lieu  de 
démancher,  il  est  certain  que  c*est  la  succession 
chromatique  que  les  cordes  aiguës  doivent  suivre. 
D'autre  part,  étant  donnée  la  longueur  des  cordes 
de  ce  jeu,  il  est  non  moins  certain  que  les  cordes 


Cl  IV. 


—  304  — 

iBstr.  Bucop.       aiguSs  ne  résisteraient  pas  à  la  tension  qu'exigerait 
une  succession  diatonique  à  partir  de  feiztzr.  Il 

est  donc  permis  de  supposer  que  la  succession  des 
cordes  de  ce  jeu  était  chromatique  à  partir  du  dit  mt. 
Un  autre  argument  en  faveur  de  notre  hypothèse  : 
en  succession  diatonique  rétendue  des  quatre 
octaves  dont  parle  le  brevet,  serait  dépassée  tandis 
qu'on  Tobtient  exactement  avec  la  succession  chro- 
matique : 


fe-rrfff£ 


Ne  pas  perdre  de  vue  dans  tout  ce  qui  précède 
relativement  à  l'accord  des  guitares,  qu*il  est  d'usage 
d'écrire  les  sons  de  cet  instrument  à  Toctave  aigaê 
de  Tefifet  réel  (Voir  la  note  du  n*  264). 

Notre  exemplaire  diffère  quelque  peu  du  modèle 
primitivement  breveté  à  25  cordes  et  dont  on  connaît 
encore  un  exemplaire  à  Paris.  C'est  donc  une  sim- 
plification nécessitée  probablement  par  la  faible 
sonorité  des  septième  et  huitième  cordes  basses  <*>• 
Longueur  totale  de  l'instrument,  0*830;  largeur 
max.  o"330. 


(1)  La  collection  A.  Gautier  du  Musée  municipal  de  Nice  possède  une 
guitare  multlcorde  encore  dUTérente.  Celle-ci  a  un  Jeu  de  harpe  pour  Is 
main  gauche  de  six  cordes  basses,  un  Jeu  de  guitare  ordinaire  de  six 
cordes,  et  enfin  un  Jeu  de  harpe  pour  la  main  droite  composé  de  dix 
cordes  seulementé 


—  305  — 
AlXBMAGNB.  8491.    Cithare.    Marque  :    Ignax       la^-Barop. 

Cl.  IV 

Simon ^  Instrumentenmacher  in  Haidhausen  ^^)  1835. 
Instrument  de  fantaisie  dont  la  forme  rappelle  celle 
de  la  guitare.  Quatre  cordes  sur  la  touche  et  dix 
cordes  d'accompagnement.  Accord  inconnu,  mais  se 
rapprochant  fort  probablement  de  celui  indiqué 
pour  le  n*  526.  La  caisse  sonore  est  plaquée  de  bois 
de  palissandre.  Longueur  totale  o'^^go  ;  largeur 
max.  0*285 • 

Danemark.  2492.  Humle  (fr.  s  Bourdon);  sorte 
de  cithare  horizontale.  La  caisse  sonore^  plate, 
accuse  une  courbe  piriforme  très  prononcée.  La 
partie  de  la  table  sur  laquelle  sont  tendues  les  cordes 
est  élevée  de  o"*034  au-dessus  de  ses  courbes 
latérales  de  façon  à  former  une  seconde  caisse  en 
saillie  de  o"'iio  de  longueur  moyenne.  Elle  est 
percée  de  deux  ouïes  circulaires^  tandis  que  les 
parties  latérales  ont  chacune  une  ouverture  en  / 
disposées  comme  celles  du  violon.  Les  cordes 
attachées  à  Téclisse  inférieure  sont  tendues  par  des 
chevilles  de  fer  fixées  verticalement  dans  le  cheviller 
qui  se  termine  par  une  volute.  Les  cordes  ont 
malheureusement  été  dérangées,  mais  la  disposition 
des  chevilles  nous  permet  d'en  fixer  le  nombre  à 
17,  dont  trois  doubles,   celles  de  mélodie,    sont 


(1)  voie  de  WeatphaUe. 


—  3^6  — 
inst.  Bnrcr.        tendues  du  côté  fi:auche   de  la  caisse  et  en  saillie 

eu  IV.  ** 

au-dessus  d'une  touche  de  bois  dur  de  0*023  ^^ 
largeur.  Cette  touche  est  divisée  par  18  frettes 
de    cuivre  disposées  de  telle  façon   que  si  l'ane 


des  cordes  était  accordée  au  (^     1     ,    les    degrés 


obtenus  par  les  raccourcissements  successifs  de  la 
corde  seraient  les  suivants  : 


1^ 


13     3     4      5     6     7     •     9  II  1 1  It  13  14  Ift  l«  17  11 

Pour  le  surplus  l'accord  de  ce  Humle  nous  est 
inconnu. 

LfOng.  tôt.  o'"82o;  larg.  max.  de  la  table,  o"4io. 

NoRWBGB.  2498*  Langleik»  Longue  caisse  sonore 
plate,  dont  trois  côtés  sont  rectangulaires  et  dont 
le  quatrième  est  renflé  en  demi-cercle.  La  table  et 
les  éclisses  sont  ornées  de  rinceaux  peints  en  traits 
rouges,  jaunes,  bleus,  blancs  et  noirs.  Au  bas  de  la 
table,  on  a  représenté  en  plus  quatre  musiciens 
jouant  des  instruments  de  musique.  Trois  ouiSs 
sont  découpées  dans  la  table  d'harmonie,  deux 
circulaires  et  une  troisième  en  /.  Une  touche  en 
ébène  est  collée  sur  le  côté  gauche  de  la  table. 
Au-dessus  de  cette  touche  sont  tendues  six  cordes 
d'acier   mince    accordées    bien    certainement  par 


paires,  comme  au  n?  précédent.  La  touche  porte       iB>t.Burop. 

CI  IV 

également  i8  divisions  transversales  ou  frettes  en 
fil  de  laiton.  En  supposant  l'une  des  doubles  cordes 
accordées  à  Vut,  nous  obtiendrions,  par  les  divisions 
de  la  touche^  les  intonations  suivantes  : 

I       2      9      4      5      6      7      8      9     1 0    H      1 1   43     14    I  i    16    l7    48    1» 

Outre  les  cordes  de  mélodie  tendues  au-dessus  de  la 
touche,  l'instrument  porte,  dans  son  état  actuel, 
huit  cordes  d'accompagnement,  quatre  en  acier  et 
quatre  en  laiton.  Toutes  ces  cordes  sont  tendues  à 
l'aide  de  chevilles  en  fer  à  tète  carrée  disposées  dans 
une  botte  rectangulaire  formant  le  cheviller  et 
terminée  par  une  volute. 

L'accord  de  cet  instrument  s'écarte  donc  complè- 
tement de  celui  que  nous  avons  renseigné  au  n"* 
1 5 1 8;  mais  il  est  vrai  que  celui-ci  est  de  construction 
récente  tandis  que  le  n*  2493  est  ancien. 

Long.  tôt.  o"84;  larg.  au  sillet  0,010;  larg.  max. 
au  renflement  de  la  table  0*205. 

Portugal.  2494.  Guitarra.  Don  de  M.  Michel- 
Ângelo  Lambertini,  de  Lisbonne.  Marque  :  Rosa 
e  Caldeira  unicos  discipulos  de  Manuel  Pereira 
Lisboa.  Caisse  sonore  plate,  piriforme,  qui  rappelle 
celle    de    nos    cistres.    Les    cordes,    au    nombre 


—  3o8  — 
lAEt.  Barop.       de  six,  sont  doubles  et  s'appuient  sur  un  chevalet 

Cl.  IV.  '  ^^ 

en  os  reposant  sur  la  table  d'harmonie  au-dessous  de 
l'ouverture  circulaire  servant  d'ouïe  ;  les  cordes  sont 
attachées^  d'une  part,  aux  boutons  d*un  cordier  en 
métal  fixés  sur  l'éclisse  inférieure  et,  d'autre  part, 
aux  crochets  métalliques  d'un  cheviller  plat  sur  sa 
partie  antérieure  et  recourbé  en  volute  à  sa  partie 
postérieure.  La  partie  plate  est  revêtue  d'une  plaque 
avec  douze  ouvertures  longitudinales  dans  lesquel- 
les glissent  des  crochets  terminés,  sous  la  plaque, 
par  des  écrous  dans  lesquels  fonctionnent  de  lon- 
gues vis  sans  fin,  de  forme  cylindrique,  dont  la  tète 
porte  des  boutons  ronds  ;  ceux-ci  dépassent  la 
hauteur  du  cheviller  et  sont  disposés  en  éventail  et 
en  deux  rangs  de  hauteur  différente.  Il  suffit  de 
tourner  ou  de  détourner  les  boutons  pour  faire  avan- 
cer ou  reculer  les  crochets  sur  le  corps  de  la  vis, 
tendre  ou  détendre,  hausser  ou  baisser  Tintonation 
de  la  corde.  L'accord  de  la  Guitarra  se  règle  de 
bien  des  façons  différentes.  Nous  en  avons  déjà  tu 
trois  formes,  page  XII,  tome  IV.  En  voici  deux 
autres  encore,  dont  la  première,  la  plus  usitée  <^i 
est  généralement  en  usage  pour  l'accompagnement 
de  certains  chants  populaires  portugais  appelés 
fados  : 


(1)   Methodo  eleiriéntar  de  gnUarfa  par  J*  TittiB,  LiabOA,  Nwapêiîh  el  C 


^^p 


—  309  — 

~gze  r  r  :  Cl.  IV. 


r       -.      .">    f    f  Io«B«.^ 


1— t- 

12  II   10     •    a     T     S     f 


P 


ii=x=f=ez 


•^11109      8      7      65      4      311 


Les  douze  cordes  sont  en  acier,  mais  les  cordes  8, 
10,  12  sont  filées.  La  touche  qui  recouvre  le  manche 
et  une  partie  de  la  table  d'harmonie,  porte  19  divi- 
sions en  fil  métallique  établissant  les  raccourcisse- 
ments que  subit  chacune  des  cordes  pour  les  19 
intonations  qu'elle  est  destinée  à  produire.  La 
table  d'harmonie  est  en  sapin  et  son  contour  est 
enjolivé  de  plusieurs  filets  incrustés.  Le  même 
ornement  entoure  Toule.  Le  dos  et  les  éclisses  sont 
en  palissandre.  La  Guitarra  est  souvent  accom- 
pagnée par  la  guitare  française  ou  •  espagnole, 
appellée  en  Portugal  viola,  viola  franeesa  ou  violâo. 
Long.  tôt.  0,715.  larg.  max.  0*30. 

Id.  2496.  Guitarra.  Don  du  même.  Facture 
presque  semblable  à  la  précédente,  mais  plus  ordi- 
naire et  des  mêmes  auteurs.  La  touche  ne  porte  que 
17  divisions.  Le  chevalet  est  en  bois  et  le  cheviller 
plat  porte  12  chevilles  placées  verticalement  en 
deux  lignes  sous  le  cheviller  qu'elles  traversent. 
Accord  semblable  à  celui  de  l'instrument  précèdent. 
Mêmes  dimensions. 


—  3IO  — 

iDstEarop  Madèrb   8496.   Bandolin    (fr.    —    mandolioe). 

Marque  :  Augusto  Ms  da  Costa.  La  caisse  sonore,  de 
forme  fantaisiste,  représente  assez  exactement  nn 
poisson  plat,  avec  les  nageoires,  la  queue  servant 
de  cheviller.  Quatre  cordes  à  boyaux  accordées  com- 
me la  mandoline  napolitaine  : 


^^ 


5" 

4        S        2         1 

La  manche  porte  15  divisions  formées  d'autant  de 

lames  de  cuivre  incrustées  transversalement.  Long. 

tôt.  o"68o. 

Le  bandolin  de  forme  ordinaire  a  généralement  quatre  eor- 
des  doubles  comme  la  mandoline  napoliicdne. 

Id.  Si497.  Cavaco,  Cavaquinho  ou  Machete.  Mar- 
que :  A.  M.  da  Costa,  à  Funehal.  C^ est  une  guitare 
de  petite  dimension,  très  populaire  à  Madère  et 
dans  les  îles  Âçores.  Le  manche  porte  17  divisions  ; 
les  quatre  cordes  en  boyaux  sont  accordées  comme 
à  l'instrument  précédent.  Long.  tôt.  o"5i5. 

Id.  2498.  Viola  d'arame  (fr.  —  viole  à  cordes 
de  métal).  Elle  a  la  forme  de  notre  guitare,  mais 
elle  est  montée  de  douze  cordes  accordées  de  la 
façon  suivante  : 

12   M      Itt        t7e       t4       sst 


—  311  — 

Parfois,  les  cordes  3,  2,  i  se  montent  au  mi  com-        ia«t.Eorop. 
me  dans  Taccord  de  nos  guitares. 

Les  cinq  premières  sont  en  acier,  les  trois  sui- 
vantes, 6,  7,  8,  en  laiton,  la  9*  en  acier  filé,  la  lo* 
en  acier,  la  11*  en  soie  filée,  la  12*  en  laiton.  Le 
manche  porte  quinze  divisions.  Long.  tôt.  o">88o. 

Id.  2499.  Guitarra  de  columna.  Marque  :  Augusio 
M.  Da  Costa,  rua  de  Joâs  Tavira  32.  Instrument  de 
fantaisie  appelé  guitarra  de  columna  parce  que  la 
caisse  sonore  repose  sur  une  colonne  à  trois  pieds 
qui  se  place  probablement  devant  l'exécutant.  Cette 
caisse  sonore  ne  diffère  guère  de  celle  de  notre  gui- 
tarra  portugaise  n®  2494  ;  elle  est  terminée  comme 
celle-ci  par  le  manche  que  couronnent  deux  cbevillers 
superposés,  chacun  de  douze  chevilles  fonctionnant 
de  la  même  façon  que  celles  du  n"^  2494.  Quatre 
séries  de  six  cordes  :  Les  six  cordes  de  la  première 
série,  commençant  par  la  gauche,  sont  tendues  par 
les  six  premières  chevilles  à  gauche  du  cheviller 
inférieur  ;  les  six  cordes  de  la  seconde  série  sont 
tendues  par  les  six  premières  chevilles  à  gauche  du 
cheviller  supérieur;  les  six  cordes  de  la  troisième 
série  sont  tendues  par  les  six  autres  chevilles  à  droite 
du  cheviller  supérieur  ;  enfin  les  six  cordes  de  la 
quatrième  série  sont  tendues  par  les  six  chevilles  à 
droite  du  cheviller  inférieur. 

Les  deux  dernières  cordes  de  la  troisième  et  de  la 


—   3ï«  — 
intt.Borop.       quatrième  série  reposent  sur  un  sillet  intermédiaire 

Cl.  IV.  ^  '^ 

qui  diminue  leur  longueur. 

L'accord  de  l'instrument  nous  est  inconnu»  mais 
si  nous  indiquons  par  un  /  les  cordes  d'acier  filé  et 
par  un  a  les  cordes  d'acier,  la  disposition  des  cordes 
est  la  suivante  en  commençant  par  la  gauche  : 

1*  Série,  f.  f.  f.  f.  a.  a. 

2^  Série,  f.  a.  a.  a.  a.  a. 

3«  Série,  f .  a.  f.  f •  a.  a. 

4*  Série,  f.  a.  f.  f.  a.  a. 

lo.  2600.  Cavaco,  Cavaquinho.  Instrument  de 
fantaisie  dont  la  caisse  sonore  est  taillée  en  forme 
de  cœur,  avec  la  pointe  à  gauche.  Pour  le  surplus, 
elle  ne  diffère  pas  du  n*  2497.  Même  marque  de 
fabrication.  Long.  tôt.  o"'550. 

Bulgarie.  260L  Tanboura  {Karadouchin  en  turc, 
Baglama  en  slave.  La  caisse  sonore,  piriforme, 
ressemble  à  celle  de  tous  les  instruments  du  genre 
Tanboura.  Deux  doubles  cordes  en  acier.  Les  deux 
premières  sont  tendues  par  des  chevilles  placées 
perpendiculairement  dans  le  cheviller^  tandis  que  la 
tension  des  deux  autres  est  obtenue  par  des  chevilles 
placées  horizontalement  sur  son  côté  gauche.  Les 
quatre  cordes  s'appuient  sur  la  table  d'harmonie  par 
l'intermédiaire  d'un  chevalet. 

Le  manche  porte  quinze  divisions  réglées  de  telle 


313 


s       3       *        8       6       7       8       9       10     II     If    13     14    15 

Leplectre,  découpé  dans  un  copeau  d'écorce  de 
cerisier,     accompagne    l'instrument.    Long.     tôt. 

0"520. 

Id.  2602.  Tanboura^  avec  plectre;  presque  sem- 
blable au  précédent.  Long.  tôt.  o"565. 

Id.  2603.  Balgarina,  avec  plectre.  Instrument 
presque  semblable  au  précédent,  mais  de  dimensions 
plus  grandes.  Il  ne  porte  que  deux  cordes  en  acier  : 
la  première  tendue  par  une  cheville  plantée  verti- 
calement dans  le  cheviller,  la  seconde  par  une 
cheville  tournant  horizontalement  dans  son  côté 
gauche.  Les  divisions  du  manche  ont  malheureuse- 
ment disparu.  Long.  tôt.  0^615. 

Id.  2604.  Saze^  grande  ianboura  avec  plectre. 
Même  forme  que  les  précédentes,  mais  avec  huit 
cordes  d'acier  tendues  par  quatre  chevilles  plantées 
verticalement  dans  le  cheviller  et  quatre  autres 
fonctionnant  horizontalement  dans  son  côté  droit. 


CI.  IV. 


façon  que,  si  les  cordes  étaient  accordées  en  ut,  elles        inst.Enrop. 
produiraient,  par  les  raccourcissements  successifs, 
les  intonations  suivantes  : 


—  314  — 
in»t.Eflwp.  L'accord  dusaze  à  huit  cordes  est  probablement 

CL  IV.  '^ 

le  même  que  celui  du  saze  bosniaque  n*  2505  : 


-ï— < — ^ 


-^-rj.— ii-p-T^ 


Le  manche  porte  dix-neuf  divisions  procurant  sur 
les  cordes  8,  7,6,  la  première,  une  intonation  inter* 
médiaire  entre  ut  et  utjj^j  les  suivantes,  une  échelle 
chromatique  allant  de 

:y —     ^?= 

MF^   à    ffl>^i_  Long.  tôt.  i"oio. 

Bosnie.  2606.  Saze.  Caisse  sonore  piriforme, 
manche  long  et  étroit  portant  23  divisions.  Hait 
petites  chevilles  en  T  sur  le  plat  du  prolongement 
du  manche  ;  les  cordes,  en  acier,  se  règlent  de  U 
façon  suivante  : 


ï 


^^:« 


1=$: 


hiirtj.— -j.  -1.      é  ^y 


mais  la  notation  indique  bien  plus  Tintonation  rela- 
tive des  cordes  que  leur  hauteur  absolue.  Si  nous 
analysons  l'échelle  que  fournissent  les  divisions  do 
manche  indiquées  par  des  ligatures  faites  d'un  triple 
tour  de  cordes  à  boyaux^  nous  trouvons  la  succession 


—  315  - 
suivante,  sur  le  son  fondamental  ut  que  donnent  les     ^^^^  sarop. 

Cl.   IV 

trois  cordes  6,  7,  8. 


I      t      3     4     ft     6      7     t     9    10     llltlSl4l5l6    471819    tttlSttS 

Long.  tôt.  i"o7. 

Id.  2606.  Bougarîa.  Forme  assez  semblable  à 
celle  du  Saze^  mais  beaucoup  plus  petite.  Les 
divisions  du  manche  sont  établies  par  des  ligatures 
faites  d'un  triple  tour  de  fil  de  fer.  L'accord  est  le 
suivant  : 


P 


i       3       9       I 

L'échelle  fournie  par  la  division  du  manche,  en 
nous  basant  sur  Tintonation  de  la  quatrième  corde» 
est  la  suivante  : 

^    ^^     ^    ^  ^  t:   ^   Ç 


i 


Le  plectre  accompagne  ;  c'est  une  petite  lan- 
guette de  baleine  plate,  pointue,  de  o"^>22  de  long, 
sur  o"oo4  de  larg.  Long.  tôt.  0^598. 

Id.  2607.  5ar^f;a.  Instrument  de  forme  sembla- 
ble à  celle  du  précédent,  mais  le  manche  ne  porte 


—  3x6  — 


TfMt.Earop. 
01,  IV. 


que  neuf  divisions  ;  quatre  cordes  en  acier  réglées 
de  la  façon  suivante  : 


i^jr^-i-i 


Sur  la  quatrième  corde,  les  divisions  du  manche 
fournissent  réchelle  suivante  : 

Deux  chevilles  en  T  se  trouvent  sur  le  plat  du 
prolongement  du  manche,  les  deux  autres  sont 
placées  sur  le  côté. 

Long.  tôt.  o"640. 

Id  2508.  Karadouzin.  Même  forme  que  la  Bouga- 
ria  n*^  25o6,  mais  de  plus  petite  taille.  La  troisième 
corde  est  en  laiton,  les  autres  en  acier.  Accord  : 


N 


ï 


Les  divisions  du  manche,  malheureusement  mal 
établies,  semblent  cependant  avoir  été  celles  du 
Bougaria,  Elles  sont  faites  ici  par  des  ligatures  en 
cordes  à  boyaux.   Le  plectre  accompagne. 

Long.  tôt.  o"46o. 


—  317  —  , 
France  2609.  Cistre.  Don  de  M.  Gustave  Ver-        inBt.Ecrop 

Cl.  IV. 

meersch.  Marque  :  Gérard  J.  Deleplanque,  luthier^ 
rue  de  la  Grande-chaussée,  coin  de  celle  des  Domini' 
cainsà  Lille,  1774.  Très  jolie  pièce  dont  la  forme 
ressemble  à  celle  du  li*"  256.  Rosette  en  ivoire  fine- 
ment découpée  et  représentant  des  anges  musiciens. 
La  touché,  bordée  de  filets  d'ivoire,  est  divisée  en  14 
cases  par  autant  de  frettes  métalliques.  Les  bords 
de  la  table  d'harmonie  sont  enjolivés  par  une 
marqueterie  d*i voire  et  d*ébène.  Onze  cordes  métal- 
liques disposées  et  accordées  comme  celles  du  n* 
256,  avec  Teffet  réel,  pour  les  deux  instruments»  à 
l'octave  inférieure  de  la  note  écrite. 

Section  3.  —  Cordas  pincêis,  à  clavier. 

Pays-Bas.  2610.  Clavecin  de  Hans  Ruckers, 
d'Anvers.  La  barre  d'adresse  a  disparu,  mais  la 
rosette  des  Ruckers  aux  initiales  H.  R.  ne  laisse 
aucun  doute  sur  Torigine  de  l'instrument.  Le  cou- 
vercle est  orné  de  peintures.  L'une  d*elles  représente 
Orphée  charmant  les  divinités  infernales  et  les  animaux ^ 
Tautre,  comme  la  peinture  du  couvercle  n*»  559  dont 
elle  est  du  reste  une  reproduction  récente,  repré- 
sente Louis  XIV  en  Apollon  entouré  des  neuf  muses. 
La  table  d'harmonie  est  ornée  d'arabesques  de 
couleur  or,  bleue,  et  rouge,  et  toute  la  caisse  exté- 
rieure est  décorée  de  peintures.  Cette  caisse  repose 


-  3i8- 

inat-Europ.        sur  uii  oicd  formé  de  huit  colonnes.  Ce  clavecin. 

Cl.  IV,  '^ 

d*un  très  grand  modèle,  est  muni  de  deux  claviers 
qui  peuvent  s'accoupler  et  dont  Tétendue  est  de 
quatre  octaves  et  une  sixte.  Ne  pas  perdre  de  vue 
que  la  première  octave  est  courte  (voir  la  note  de 
répinette  n*"  272).  Il  est  monté  de  trois  rangs  de  cor- 
des :  le  premier  commençant  au  sB^zptC^est  le  rang 

dit  de  huit  pieds  ou  cymbalum,  le  second  à  Toctave 
inférieure  du  premier,  c'est  le  rang  de  seize  pieds 
ou  bourdon^  enfin  le  troisième  à  Toctave  aiguSdu 
premier,  le  quatre  pieds  ou  spineita.  Quatre  régis- 
très  à  coulisse  sont  placés  du  côté  droit  de  la 
caisse  :  le  premier  produit  le  jeu  de  luth  en  atta- 
quant le  premier  rang  de  cordes  près  du  sillet  [voir 
le  clavecin  n^  1593);  le  second  registre  actionne 
également  le  rang  des  cordes  de  huit  pieds;  le 
troisième  actionne  le  rang  des  cordes  de  seize 
pieds;  enfin,  le  quatrième  agit  sur  le  rang  des 
cordes  de  quatre  pieds.  Le  clavier  supérieur  actionne, 
à  l'aide  de  deux  sautereaux,  le  rang  des  cordes  de 
huit  pieds  (le  cymbalum)  ;  il  peut  ainsi  produire  ou 
le  son  ordinaire  ou  le  jeu  de  luth. 

Le  clavier  inférieur,  à  l'aide  de  trois  sautereaux, 
agit  sur  les  trois  rangs  de  cordes  qu'il  peut  combi- 
ner à  volonté  par  les  registres  n»*  2.  3.  4.  Il  est  à 
remarquer  que  le   registre  luth  n'agit  pas    sur  les 


—  319  — 
premières  touches  du  clavier  ;   son  effet  s'y  borne        in«KB«rop. 

I  Cl.   IV. 

aux  notes 


m=^=^ 


M 


:l=3= 


pour  ne  devenir  chromatique  qu'au  delà. 
Long.  lot.  2^88  ;  larg.  max.  0.88. 

Ici  doivent  se  placer  nécessairement  quelques  indications 
gôuôalogiqaes  sur  les  Ruckers,  les  fameux  facteurs  de  clavecins 
d'Anvers  : 

Hans  (Jean,  en  flamand  Johannes)  Ruckers,  le  plus  célôbre 
entre  tous,  fils  de  François,  également  facteur  de  clavecins» 
mais  dont  aucun  instrument  ne  nous  est  parvenu,  naquit  à 
Malines  vers  1555.  La  date  de  sa  mort,  à  Anvers,  est  incertaine, 
mais  d'après  les  registres  de  la  Qilde  de  Saint-Luc,  eUe  serait 
survenue  vers  1598. 

Hans  Euckers,  dit  le  jeune,  flls  du  précédent,  né  en 
juillet  1576,  mort  vers  1642. 

André  Ruckers,  dit  le  vieux,  frère  du  précédent.  Né  à 
Anvers  en  août  1579.  La  date  de  sa  mort  est  inconnue^  mais  on 
sait  qu'il  vivait  encore  en  1651. 

Postérieurement  &  1598,  date  présumée  de  la  mort  de  Hans 
Ruckers,  le  vieux,  des  clavecins  portent  encore  la  marque  de 
Hans  Ruckers.  Il  est  probable  que  les  frères  Hans  et  André, 
associés  d'abord,  conservèrent  Pétlquette  paternelle  d'une 
valeur  déjà  considérable  à  cette  époque.  Il  se  séparèrent  et 
depuis  la  plupart  des  instruments  actuellement  conservés  dans 
les  Musées  portent  respectivement  les  marques  de  Johannes 
Ruckers  et  d'Andréas  Ruckers. 

André  Ruckers,  le  jeune,  fils  d'André^  naquit  à  Anvers  en 
1607.  On  ignore  la  date  de  sa  mort,  mais  les  quelques  instru- 
ments que  Ton  connaît  de  lui  sont  datés  de  1055  à  1659. 
'    M.    Ernest  Glosson,  Conservateur-adjoint  du   Musée  du 


inst.Burop.         CooserYatoire  a  publié  une  étude  intéressante  sur  les  Bueken 
Cl-  iv-  dans  la  Bibliographie  nationale.  Il  y  cite  encore  un  Christophe 

Ruckers  dont  11  oonnalt  deux  clavecins  et  qui,  diaprés  Yander 
Straeten,  exerçait  à  Termonde  au  XVI*  siècle. 

Id.  2611.  Virginale,  Marque  :  Johannes  Rucïen 
fecii  Antwerpiae  1629.  Sur  la  face  intérieure  du 
couvercle  on  lit:  Omnis  spiritus  laudei  Dominum,  La 
table  d*harmonie,  décorée  de  peintures  représentant 
des  fleurs,  des  feuillages  et  des  fruits,  porte  la 
rosette  bien  connue  des  Ruckers.  La  caisse,  de 
forme  oblongue,  est  ornée  intérieurement  des 
papiers  imprimés  généralement  employés  par  les 
facteurs  de  clavecins  d'Anvers.  Les  cordes  sont 
pincées  par  les  sautereaux  vers  le  milieu  de  leur 
longueur  comme  à  toutes  les  virginales  des  Ruckers. 
Le  point  '  d'ébranlement  de  la  corde  a  une  grande 
influence  sur  le  timbre  (Voir  la  note  du  n^  2034). 


Etendue  du  clavier  @     _  ^  Jr    '      dont  Iapre< 


mière  octave  est  courte. 

Long.  tôt.  I  m.  30;  Larg.  o»48. 

Id.  26l2.  Clavecin.  La  barre  d*adresse  porte  : 
Johannes  Daniel  Dulcken  me  fecii  Bruxellis  anno 
1769.  La  table  d'harmonie  est  ornée  de  peintures 
représentant  des  fleurs,  et  de  la  rosette  traditionnelle 
aux  initiales  du  facteur.> 


—  321   — 
L'étendue   du   clavier   est    de   cinq    octaves    de        inat-Europ. 

8» 


^*p 


Trois    rangs    de    cordes,    deux 

8»  basso 

unissons  (cymbalum  et  unisson)  et  une  octave  (spineita) 
que  Ton  peut,  à  l'aide  de  trois  registres^  combiner 
de  la  façon  suivante  : 

Les  deux  unissons  ; 

Un  unisson; 

Un  unisson  et  son  octave; 

Les  deux  unissons  et  Toctave; 

L'octave  seule. 

La  caisse  repose  sur  un  pied  à  colonnettes. 

Long.  2»46;  larg.  ©"gô. 

Prancb.  2613.  Clavi^Harpe.  Il  porte  la  marque  de 

Dietz  et  les  dates  de  1 8 14  et  1867,  la  première  étant 

celle  de  la  fabrication  de  l'instrument,  la  seconde, 

celle  de  sa  réparation  complète.  Il  est  l'œuvre  de 

Johann    Christian    Dietz,    père    de    Tauteur    du 

n*  16 12,   et  il   nous  représente  l'un  des  premiers 

essais  de  l'inventeur.  Le  mécanisme  ne  diffère  pas 

sensiblement  de  celui  du  clavi-harpe  n®  16 12  précité. 

Il   n'a  qu'une   pédale,   celle   qui    fait    reculer  les 

étouffoirs.  L'étendue  des  deux   instruments  est  la 

même. 

Johann-Christian  Dietz,  l'inyenttur  du  Ciayi-Harpe,  est  né 
en  1778  et  mort  en  1849.  Son  flle,  Johann  Christian,  est  né  en 


322    

lasi.  Bal>o^  1804  et  mort  en  1888.  C'est  au  fils  de  eo  dernier^  le  génèreu 

Cl.  IV.  donateur  du  n«  1619,  dont  les  prénoms  sont  également  Johann 

Christian,  que  nous  devons  ees  renseignements. 


SscnoN  d.  —  Cofda  pincées  (ibranUes)  par  U  vent. 

ÂNGLBTBRRB.  2614.  AutchfHusican  avec  étui 
(fr.  »  harpe  éolienne).  Don  de  M.  J.  Vienne,  de 
son  vivant  professeur  au  Conservatoire  de  Bruxelles. 
L'étiquette  porte  : 

Inventor  of  the  auto-musican 

R.  W.  Keith^  laie  Langman  and  Harron* 

N^  131  Cheapside  London. 

Ce  facteur  était  Tun  des  successeurs  de  la  vieille 
maison  Longmanand  Broderip  déjà  établie  à  Londres 
en  1767  et  qui  vendait  des  clavecins  fabriqués  par 
Cullîford  et  des  pianos  carrés  fabriqués  par  Gkib^*^ 
L'instrument  date  bien  certainement  du  premier 
quart  de  ce  siècle.  C'est  une  caisse  de  o>*850  de 
longueur, de  o<*i22  de  largeur.  Elle  est  haute  sur  le 
devant  de  o"03a,  tandis  que  le  côté  postérieur 
mesure  o»053  de  haut.  Par  suite,  la  table  d'harmonie 
se  présente  en  plan  incliné  ;  elle  est  percée  de  deux 
ouïes  circulaires  et  est  montée  de  douze  cordes  à 
boyaux  accordées  à  l'unisson  et  reposant  sur  deux 


(1)  Nous  devoDS  ces  renseignements  A  feu  A.  J.  Hlpkiiis,  qui  était 
directeur  de  la  maison  Brràdwood. 


—  3^3  — 
chevalets  placés  aux  extrémités  de  la  table.    Les        ioat.Burop. 

Cl  VI 

pointes  d'attache  sont  à  gauche,  les  chevilles  à 
droite.  Une  planchette  recouvre  tout  Tappareil  et 
en  reconstitue  la  forme  rectangulaire  extérieure  à 
Taide  de  deux  lattes  trapézoïdales  reposant  sur  les 
extrémités  de  la  table.  La  planchette  étant  du  côté 
postérieur  de  la  caisse  placée  à  1 8"^  au-dessus  de  la 
table  d'harmonie,  forme  avec  celle-ci,  au-dessus  des 
cordes,  une  ouverture  qui,  par  suite  de  Tinclinaison 
de  la  table,  va  en  s'élargissant  jusqu'à  40"'^.  C'est 
du  côté  étroit  de  cette  ouverture  qu'on  expose 
rinstrument  à  l'action  du  courant  d'air.  Les  cordes 
ont  la  grosseur  d'une  chanterelle  de  violon.  Elles 
entrent  facilement  en  vibration  et  font  entendre  un 
grand  nombre  d'harmoniques,  lorsqu'on  les  tend 

toutes,  à  l'unisson^  à  la  hauteur  du 


BrANCHB  C.    —   CORDBS   FRAPPÉBS. 
SsGTiON  a.  --  Cordes  frappées  par  des  maillets, 

Hongrie.  2616.  Czimbalum  avec  baguettes.  Legs 
de  la  Reine  Marie-Henriette.  Marque  :  Schunda 
F«.  3^.  Budapest,  Ce  très  bel  instrument  favori  de  la 
testatrice,  est  en  bois  noir  orné  de  filets  blancs.  I^a 
construction  technique  est  absolument  semblable  à 
celle  du  n**  2036. 


—  324   — 

iobu  Burop.  France.  2616.  Tymbanon  avec  sa  caisse.  La  forme 

ci.iv.  "^    '^        .        .  .       , 

est  celle  d*un  trapèze  et  la  disposition  des  cordes  est 

semblable  à  celle  du  n*  1615,  maïs  avec  dix-neuf 

rangs  de  quadruples  cordes  seulement.  Le  premier 

rang   de   cordes   vibre   sur   toute  la    longueur  de 

l'instrument;  les  2«,  4*,  6%  8*,  io%  i2«,  i4«,  i6»  et 

18*  rangs  reposent  sur  le  chevalet  de  droite  et  toute 

la  portion  gauche  des  cordes  résonne  librement. 

Tous  les  autres  rangs  de  cordes  reposent  sur  le 
chevalet  de  gauche.  Celui-ci  partage,  comme  au 
n*  16 15,  les  cordes  dans  le  rapport  2  :  3,  de  sorte 
que  la  partie  gauche  de  la  corde  résonne  à  la 
quinte  aiguë  de  la  partie  droite. 

C'est  le  plus  grand  de  nos  tympanons.  Ses  dimen- 
sions exeptionnelles  nous  permettent  de  supposer 
qu'il  était  accordé  à  la  quinte  grave  du  n^  16 15. 

Long,  de  la  grande  base  i"oo;  de  la  petite,  0*57; 
haut,  du  trapèze  0*39. 

Section  h.  —  Cordes  frappées^  à  cUmier. 

Bblqique.  2617.  Piano  droit.  {Piano  buffet, 
Pianino),  Legs  de  la  Reine  Marie-Henriette.  Mar- 
que :  B*^  de  S,  M.  le  Roi  des  Belges,  L,  Siernberg  à 
Bruxelles,  F*'  de  S.  M.  la  Reine  des  Belges. 

Instrument  d'étude  de  la  testatrice.  Le  clavier  a 
une  étendue  de  sept  octaves  de  la  à  la.  Le  modèle 
est  une  imitation  de  celui  d'Erard  connu  générale- 


—  325   — 
ment  sous  le  nom  de  Grand  oblique.   Les  ëtouffoirs       i°"-  S"®»»- 

^  .  Cl   IV. 

sont  à  lames.  La  pédale  forte  écarte  les  étouffoirs 
des  cordes,  la  pédale  douce  est  celle  dite  céleste 
dont  l'invention  est  attribuée  à  Erard  (*).  Toute  la 
caisse  de  cet  instrument,  qui  est  d*une  excellente 
sonorité,  est  ornée  d'incrustations  d'écaillé,  de 
cuivre  rouge  et  jaune,  représentant  des  fleurs,  des 
feuillages,  des  oiseaux,  des  écureuils  et  quelques 
personnages  jouant  des  instruments. 

ÂLLBMAONB.  2618.  Clavicofde  Marque  :  Hieronym  : 
Albr  :  Hass  :  Hamb  :  Anna  1744.  Nous  avons  de 
ce  même  facteur  Texcellent  clavecin  qui  porte  le 
n^  630.  L*instrument  qui  nous  occupe  appartient  au 
genre  appelé  Bundfreies  Klavier  (voir  le  n*  63 4),  parce 
que  à  chacune  des  touches  du  clavier  correspond  une 
double  corde  à  Tunisson.  L'instrument  est  de  forme 
oblongue;  les  touches  blanches  du  clavier  sont  en 
ivoire,  celles  qui  sont  noires  ordinairement  sont 
plaquées  d'écaillé.  Le  couvercle  est  orné  d'une  eau 
forte  avec  une  vue  de  la  ville  d'Altona  en  1746,  et 
de  quelques  autres  gravures  très  intéressantes,  de  la 
même  époque,  représentant  des  personnages  divers 
jouant  des  instruments  de  musique.  Cette  pièce 
remarquable  provient  d'un  échange  fait  avec  M.  le  D' 


(1)  Bande  de  feutre  qui,  par  le  mouyement  de  la  pédale  gauche,  s'inter- 
pose entre  les  marteaux  et  les  cordes. 


—  3^6  — 

laitsorop        Hammerich,  Téminent  directeur  du  Musée  histori- 
ci.  ly 

que  de  musique  de  Copenhague.  L'étendue  est  de 

8; 
cinq  octaves,  du  ^     ,     ^u  ^tt^f^   •   Le»  cordes 


P 


8"  basso 

étant  doubles  pour  chaque  intonation,  il  y  en  a  donc 
122,  tendues  par  autant  de  chevilles  fixées  dans  le 
sommier  qui  occupe  l'extrémité  droite  de  la  caisse. 
Les  22  premiers  degrés  de  réchelle  ont  une  troisième 
corde  réglée  à  loctave  aiguë  des  deux  autres. 
Chacune  des  cordes  octaves  occupe  le  milieu  des 
deux  cordes  principales,  de  sorte  que  la  languette, 
en  se  soulevant  par  Taction  du  clavier,  touche  trois 
cordes  à  la  fois.  Ces  cordes  octaves,  attachées  par 
une  extrémité  à  des  pointes  fixées  dans  la  table 
d'harmonie,  un  peu  à  gauche  du  chevalet  des  cordes 
principales,  reposent  sur  un  chevalet  et  viennent 
s'enrouler  par  leur  autre  extrémité  à  autant  de 
chevilles  plantées  dans  le  sommier  gauche  servant 
de  cadre  à  la  table  d'harmonie.  Le  ruban  qui  sert  à 
étoufifer  la  résonance  de  la  portion  de  corde  à  gauche 
de  la  languette,  entrelace  en  même  temps  et  dans 
le  même  but,  la  petite  corde  octave. 
Long.  tôt.  i"7i;  larg.  o"52. 

Danemark.  2619.  Piano  pyramide  ou  Girafe. 
Marque  :  P.  C.  Uldahl  i  Kjôbenhavn  (Copenhague). 
Caisse  d'acajou  en  forme  de  pyramide,  style  empire. 


—  3^7  — 
datant  de  1810. environ.  Etendue  de  six  octaves  de        lostsarop. 

Cl.  IV. 

fa  à  fa^  le  premier  appartenant  à  la  deuxième 
octave  de  Téchelle  des  sons.  La  mécanique  est 
presque  semblable  à  celle  que  nous  avons  décrite 
sous  le  n^  1634  et  connue  sous  le  nom  de  mécanique 
de  Vienne,  Seulement,  par  suite  de  la  position  • 
verticale  des  cordes,  le  prolongement  de  la  touche 
forme  un  levier  coudé  et  le  marteau  ne  pouvant 
retomber  par  son  propre  poids,  est  entraîné  à  la 
suite  de  la  touche  par  un  petit  crochet  en  mince  fil 
de  laiton  très  ingénieusement  disposé  à  cet  efifet. 
L'instrument  est  muni  de  trois  pédales  :  la  première 
à  gauche,  pédale  forte  (Fortezug),  qui  soulève  les 
étouffoirs,  celle  du  milieu,  pédale  douce  (fi te  aussi 
céleste  (Pianissimo),  qui  interpose  entre  les  marteaux 
et  les  cordes  une  bandelette  de  soie  pour  diminuer 
le  son;  la  troisième  pédale,  una  corda  (Verschie- 
bung),  qui  fait  reculer  la  mécanique  d'une  corde  de 
sorte  que  le  marteau  n  en  frappe  plus  que  deux  au 
lieu  de  trois.  Haut.  2"22o;  larg.  max.  i^aos. 

Autriche.  2620.  Piano  à  queue.  La  marque  de 
fabrication  est  malheureusement  presque  effacée, 
il  nous  paraît  cependant  que  Ton  peut  lire  encore  les 
mots  Joseph  Angst  in  Wien.  Cet  instrument  dont  la 
caisse  est  en  acajou  orné  de  plaques  de  bronze 
découpées,  n'offre  du  reste  rien  de  bien  remarquable. 
La  mécanique  est  également  celle  dite  Viennoise, 


-  3«8   ~ 

iDBt.Boro^.  appelée  aussi  mécanique  allemande  et  que  nons 
avons  décrite  au  n»  1634.  On  sait  qu'au  commence- 
ment du  XVIII*  siècle,  les  pianos  avaient  emprunté 
au  clavecin  la  faculté  de  varier  le  timbre  et  la 
sonorité  de  Tinstrument  pour  essayer  de  produire 
certains  effets  particuliers  d'un  goût  très  douteux. 
A  cet  effet,  les  registres  du  clavecin  étaient  rem- 
placés par  des  pédales.  Notre  piano  en  possède  six 
et  il  est  très  intéressant  par  cette  particularité. 

La  première  pédale,  appelée  una  corda,  avait 
pour  effet  de  diminuer  la  sonorité;  elle  faisait 
reculer  la  mécanique  et  ce  mouvement,  comme  nous 
l'avons  dit  au  n^  précédent,  diminuait  d'une  unité  le 
nombre  des  cordes  frappées  par  le  marteau  ; 

La  seconde  pédale  est  malheureusement  veuve  de 
son  mécanisme.  C'était  probablement  celle  que  l'on 
appelait  basson  (Pagottzug)  et  qui  imitait  le  timbre 
particulier  de  cet  instrument  par  l'appui  contre  les 
cordes,  à  proximité  du  sillet,  d'une  bande  de  papier. 

La  troisième  pédale  écarte  les  étouffoirs  des 
cordes  ;  elle  correspond  donc  à  notre  pédale  forte  ; 

La  quatrième  pédale  introduisait  une  bande  de 
feutre  ou  de  drap  entre  les  marteaux  et  les  cordes. 
C'est  la  pédale  douce^  une  sorte  de  céleste. 

La  cinquième  pédale  ne  diffère  de  la  précédente 
que  par  l'interposition  de  l'étoffe  sur  une  épaisseur 
double,  produisant  ainsi  un  effet  de  sourdine. 

Enfin,  la  sixième  pédale  produisait,  à  laide  d*un 


timbres  en  bronze  accordés  en    jf     jF^         à  la 


—  3*9  — 
maillet,  la  percussion  du  dessous  de  la  table  d*har-       loat  sarop. 

^  Cl.  IV 

monie  et,  en  même  temps,  trois  petits  marteaux  en 
métal  frappaient  les  bords  d'un  même  nombre  de 

double  octave  aiguë.  Cette  pédale  {Paukcn  uni 
Glocken)  avait  donc  pour  but  d'imiter  les  instru- 
ments de  la  musique  turque  ou  des  janissaires  (Voir 
les  n<^883  et  884)  :  grosse  caisse  et  triangle. 

L'étendue  de  ce  piano  est  de  six  octaves  et  une 

quarte   d'ut   à  fa  à  partir  de  ^ — — .  Les  cinq 

8*  baaso 
premières  touches  ont  des  cordes  en  acier  filé;  il  y 
en  a  deux  par  touche.  Puis  viennent  des  cordes  en 
fil  de  laiton,  trois  par  touche  jusque  et  y  tompris 
l'fi^  suivant.  Toutes  les  autres  cordes  sont  d'acier 
à  raison  de  trois  par  touche. 

Long.  tôt.  du  piano  2«»38;  larg.  max.  i^'aç. 

France.  2621^.  Mécanique  de  piano  droit  con- 
struite par  Dietz  avant  1828.  Don  de  M.  J.  C.  Dietz. 
Elle  est  du  grand-père  du  donateur. 

Id.  2621^.  Mécanique  de  piano.  Don  du  même. 
C'est  une  mécanique  pour  piano  vertical  faite  vers 
1830  par  le  père  du  donateur.  Elle  porte  l'étiquette 


—  330  — 
inatEvrop.        manuscrîte  suivante  ;  A  mon  cher  Fils.   Micanism 

Cl.  IV. 

pour  Piano  vertical  lo*™  système  Dieiz. 

Id.  8622.  Piano  carré.  Marque  :  Erard  Frères, 
Facteurs  de  Forté-Piano  &  Harpes  duRoi^de  ses  metm 
plaisirs  et  de  la  Cour  Impériale  de  Russie,  Rue  du 
Maily  «••  Il  et  21  à  Paris  1819. 

Cette  inscription  figure  en  double  ;  une  première 
fois  sur  la  traverse  au-dessus  du  clavier,  une  seconde 
fois  sur  la  table  d'harmonie  où  elle  est  suivie  do 
n*  10473. 

L'apparence  du  meuble  est  tout  à  fait  celle  d'une 
table  à  écrire  avec  pupitre.  Le  piano  lui-même  est 
dissimulé  dans  le  tiroir  principal.  Cette  pièce 
curieuse  et  fort  probablement  unique,  a  appartenu 
à  François-Joseph  Pétis;  il  paraîtrait  qu'elle  fut 
offerte  à  Tillustre  musicien  et  construite  spéciale* 
ment  pour  lui,  par  les  célèbres  facteurs  français. 

L'étendue  est  de  cinq  octaves  et  demie,  du  /i, 
18*  degré  de  l'échelle  des  sons,  à  Yut^  85*  degré. 

Les  cordes  sont  doubles  sur  toute  l'étendue  du 
clavier  ;  les  quinze  premières  cordes  basses  sont 
en  laiton  filé  de  cuivre,  les  huit  suivantes  en 
laiton,  toutes  les  autres  en  acier.  La  mécanique  est 
celle  dite  anglaise,  du  système  imaginé  par  Broad- 
wooden  1780  (n*  1647).  Un  point  à  noter  c'est  que 
les  chevilles  destinées  à  tendre  les  cordes  sont 
encore  non  trouées  comme  celles  des  clavecins. 

Long,  de  la  table  à  écrire  i"97  ;  larg.  o*6i. 


—  33"    - 

Ce  soiiTdnir  du  premier  Directeur  du  Gonsenratoire  royal         lMt.E«ro|>. 
de  musique  de  Bruxellesi  noug  remet  en  mémoire  une  jolie  ^^*  ^^ 

anecdote. 

C'était  en  1868. 

Un  tout  petit  garçon,  l'œil  brillant,  mais  la  tournure  timide 
et  Taspect  campagnard,  est  présenté  au  Conservatoire  par  son 
père,  pour  y  être  inscrit  en  qualité  d'élôye. 

Ils  sont  reçus  sous  le  porche  par  Hais,  le  concierge  de 
joyeuse  mémoire.  Le  cerbère,  les  mains  dans  les  poches»  le 
chapeau  renversé  sur  la  nuque,  les  lunettes  sur  le  front,  toise 
dédaigneusement  le  bonhomme 

«  Non,  c'est  inutile,  dit-il^  au  bout  d'un  instant,  nous  ne 
voulons  pas  pareil  petit  paysan  au  Conservatoire.  » 

L'enfant  baisse  la  tète  et  se  met  à  pleurer.  Mais  le  père, 
homme  de  décision^  demande  une  audience  A  Fétis. 

L'illustre  Maître  les  reçoit  aussitôt  dans  son  cabinet  de 
travail  et  consent  è  examiner  lui-môme  le  petit  candidat. 
u  Tenez,  mon  petit  ami,  lui  dit-il,  mettes-vous  là  èmon  piano 
et  faites-moi  entendre  quelque  chose.  » 

Hélas  \    le  clavier  était  beaueoap  trop  élevé,  les  bras  de 

l'enfant  y  arrivaient   è  peine,  la  position  était  impossible. 

Le  Maître,  avec  sa  bonté  habituelle,  va  A  sa  bibliothèque, 

entasse  sur  la  chaise  volume  sur  volume,  et  le  pianiste  en 

'  herbe  trouve  enfin  une  position  convenable. 

O  prodige  I  l'enveloppe  villageoise  cachait  une  belle  &me 
d'artiste.  Au  bout  de  quelques  mesures,  le  Maître  arrête  l'en- 
fant^ l'embrasse,  prononce  non-seulement  son  admission 
comme  élève,  mais  lui  prédit  un  brillant  avenir. 

La  prophétie  s'est  réalisée. 

Deux  témoins  subsistent  encore  de  cette  mémorable  séance  : 
le  piano,  objet  de  cette  notice,  et  \q  *^  petit  paysan  *  devenu 
Edgar  Tinel,  le  Maître  qui  préside  actuellement  aux  desti- 
nées du  (îonservatoire  royal  le  Bruxelles. 

Id.  2628.  Mécanique  de  piano.  Don  de  M.  J.  C.  i 

Dietz.  Elle  est  faite  également  par  le  père  du  dona- 
teur pour  un  piano  vertical. 


—  33»  — 

intt  Europ.  BELGIQUE.  2624.  Piano-tabU  Don  de  M.  Gustave 

Cl   IV. 

Vermeersch.  Table  carrée  en  acajou,  dont  la  sur- 
face extérieure  est  ornée  de  marqueterie.  La  planche 
formant  la  table  glisse  à  droite  et  à  gauche  dans  des 
rainures  et,  en  la  repoussant,  on  découvre  un  piano 
carré  dont  le  clavier  se  trouve  sur  le  devant.  La 
mécanique  rappelle  un  peu  celle  dite  viennoise  (voir 
le  n*  1634).  Elle  ne  laisse  pas  voir  de  traces  d'étouf- 
foirs.  C'est  fort  probablement  l'œuvre  d'un  fabricant 
de  meubles  n'ayant  de  la  facture  des  pianos  que  des 
notions  très  élémentaires.  Aucune  marque  de  fabri- 
cation ne  révèle  le  nom  de  ce  fantaisiste. 

Haut,  de  la  table  o>»8o  ;  long,  (dans  le  sens  du 
clavier)  o«"97  ;  larg.  c^So. 


COLLECTION  SNOECK 


Cette  très  précieuse  collection,  presque  exclusive- 
ment composée  d'instruments  belges  et  néerlandais, 
a  été  formée  par  notre  éminent  musicologue,  feu 
César  Snoeck,  de  Renaix.  "Elle  représente  le  fruit 
d'un  très  long  travail,  d'eflForts  persévérants  et  consi- 
dérables; c'est  à  juste  titre  que  son  fondateur  y 
attachait  une  très  grande  importance.Cette  collection 
formant  à  elle  seule  un  musée  important  et  complet 
reconstitue  en  quelque  sorte  Thistoire  de  la  facture 
instrumentale  aux  Pays-Bas  depuis  le  XVI*  siècle 
jusqu'à  nos  jours;  elle  a  été  acquise  et  gracieuse- 
ment  offerte  en  1908  au  Musée  du  Conservatoire 
par  Monsieur  Louis  Cavens,  bien  cdnnu  pour  la 
protection  éclairée  qu'il  accorde  à  tous  les  arts. 
Nombreuses  déjà  sont  les  marques  de  bien- 
veillance que  nous  avons  reçues  de  ce  généreux 
bienfaiteur  et  nous  sommes  heureux  de  profiter 
de  la  circonstance  actuelle  pour  lui  renouveler 
ici  le  témoignage  de  notre  très'  profonde  reconnais- 
sance. 


~  334  - 

Classe  I.  —  Instruments  autophonbs. 

Branche  â.  —  Instruments  autophonbs 
percutés. 

Sbgtion  a.  —  Bruyants. 

c^ii.  snoMk.  2626  (366)<*).  Claquetie  formée  d'une  planchette 

Ci.  I.  de  bois  avec  sur  chacune  de  ses  faces  un  fil  de  fer 

plié  en  poignée  qui  frappe  la  planchette  lorsque  Ton 
agite  celle-ci.  Elle  ressemble  à  Tinstrument  sicilien 
n**  1938  mais  ses  dimensions  sont  plus  petites.*- 
Long.  o"36o;  larg.  o*i6o. 

8686  (364}.  Claquetie.  Construction  analogue  à 
celle  de  la  Matraqueta  espagnole  n*  2265  :  trois 
maillets  frappent  la  planchette.  On  s'en  servait 
dans  le  Tournaisis  pour  remplacer,  le  Vendredi- 
Saint,  les  sonnettes  dans  les  cérémonies  du  culte. 
—  Long.  0*530  ;  larg.  o^aSo. 

8627(388).  CrécW/#.  La  construction  ressemble 
à  celle  du  n"*  2274  ;  elle  mesure  o"i85  de  longueur 
sur  0*105  de  largeur. 

8628  (377).  Sonnette  en  bois.  Objet  de  fantaisie, 


(1)   Les  numéros  entre  parenthèses  sont  ceox  que  portaient  lai  inrtn- 
ments  dans  le  catalogue  du  musée  Snoêck. 


—  335  — 

l'apparence   est    celle  d'un  ovoïde  tronqué  par  le       coii-saoeek. 
milieu.  -*Diam.  max.  o"i35  >  hauteur  tôt.  o"235.  ^*  ^' 

2629/2680,2631  (378, 379,  380).  Trois  Clarines 
ou  sonnettes  plates  en  fer  que  Ton  suspend  au  cou 
des  animaux  envoyés  au  pâturage.  Le  n**  2529  est 
orné  d'une  figure  burlesque  coulée  en  relief. 

,2682,2633,  2684(381, 382,333).Trois  carillons 
d*église.  Les  calottes  en  cuivre  ajouré,  d*un  diamètre 
moyen  de  0^200,  contiennent  chacune  quatre  timbres 
métalliques  avec  leur  battant.  Le  son  se  produit  en 
agitant  l'appareil  à  l'aide  de  la  poignée  fixée  à  la 
calotte.  Ce  carillon  trouve  son  emploi  dans  le  culte 
catholique  à  certains  moments  de  la  messe. 

2686  (384).  Sonnette  en  bronze.  Elle  porte  des 
figurines  en  relief  sur  le  vase  et  l'inscription 
flamande  Loeft  Godt  bovfin.  —  Le  battant  manque 
et  la  poignée  est  brisée,  Diam.  o«09S  ;  haut.  o*io5. 

Nous  empruntons  à  rexcellent  et  trôs  intéressant  ouvrage 
rie  M.  Fernand  Donnet  «  Les  cloches  d'Anversj  les  fondeurs 
anversois  »  la  dénomination  des  différentes  parties  de  la 
cloche  en  commençant  par  le  haut  : 

les  anses oxL  bras  supérieurs  destinés  &  suspendre  la  cloche; 

le  cerceau  ou  calotte  supérieure  immédiatement  sous  les 
anses  ; 

le  vase  ou  partie  quasi-cylindrique  qui  suit  le  cerveau  ; 

les  saussures  ou  parties  médianes  ; 

la  gorge  suit  les  saussures  ; 

la  panse,  ou  bord,  partie  la  plus  épaisse  qui  reçoit  les 
chocB  du  battant  et  enûn  la  palte^  partie  la  plus  mince  au  bas 
de  la  cloche. 


—  336  — 
coii.snoeck.  8636  (385).  Tfois  greMs  en  bronse  portant  ttir 


Cl    I, 


leur  contour  sphérique  des  figures  de  chevaux  coulées 
en  relief.  Leur  diamètre  moyen  mesure  respective- 
ment o"i05;  o"o8o;  o^osS' 

Sbction  b,  --  a  intonations  déterminées. 

Sous  section  aa.  —  A  maillets. 

2637  (387).  DiapasoUf^LVcc  étui,  ayant  appartenu  à 
Pierre  Ant.  Orau,  organiste  et  carillonneur  d'Aude- 
narde  1763-1839  (Voir  la  notice  d'Ed.  Van- 
derstraeten  dans  le  ir  vol.  de  «  La  Musique  wx 
Pays-Bas  »  p.  299).  Ce  diapason  est  lëgèremeot 
au-dessous  du  la  de  870  v.  s.  actuellement  en  usage. 
Il  est  accompagné  de  sept  autres  diapasons  de 
provenance  diverse  disposés  sur  une  planchette;  les 
quatre  premiers  donnent  Taccord  parfait,  également 
au  diapason  normal. 


— ; — |~j— *—  ;  les   trois  autres    sont    accordes 


au  fc-3 


2638  (367).  Xylophone  (en  flamand  slrooiveià- 
violon  de  paille  ou  stafspel=']e\i  de  bâton,  de  cannes). 
Il  se  compose  de  37  lamelles  de  bois  de  sapin 
reposant  sur  cinq  faisceaux  de  paille  et  disposées 
dans   le  même    ordre  que   les  touches  d'un  piano 


—  337  — 

commençant  par  le  la.  L'échelle  est  de  trois  octaves       co"-  f «««^ 
chromatiques  complètes,  le  premier  la  ayant  pour 

efifet  réel  ^    p     .  La  lame  la  plus  longue  mesure 
o"'382;  la  plus  courte  o"x45. 

2689  (368).  Sonnette.  Bile  est  en  bronze  et 
l'extrémité  du  manche  représente  un  porc.  On  y  lit 
rinscription  suivante  gravée  à  la  pointe  et  reproduite 
exactement  : 

laspaer  Jaspaer  Nonckel  F^  Jaspaer  C^) 
decken  van  de  beenhovers 
in  t  iaer  1699  ende  in  f  iaer  17 1 1 
tôt  lof  van  den  H.  Anthonius  en  S.  Vincentius, 

Cette  sonnette  a  été  trouvée  à  Mons;  elle  est 
malheureusement  fêlée  ce  qui  nous  a  empêché  d'en 
déterminer  Tintonation.  Diam. 0*1  ao, haut.  o"'i75. 

264tO{^6g).  Sonnette  en  bronze  de  forme  hémisphé- 
rique. Bile  provient  du  château  de  Wynendale  près 
d'Ypres  et  elle  porte  pour  ornement  un  écusson 
e£facé  à  la  lime,  dit  le  catalogue  Snoeck,  à  la  suite 
d'un  décret  de  la  République  française  ordonnant,  en 
1790,  la  suppression  des  armoiries  et  de  tous  les 
insignes  de  la  noblesse  et  de  la  royauté.  L'intonation 

de  cette  sonnette  est    ^^-.c    Son  diamètre  à  Tou- 


(1)  F6  fleure,  supposoas-aous,  pour  le  mot  flllus. 


—  338  - 

coiLBiuMek.      verture  inférieure  mesure   o"i35  ;  sa   haut.,  non 

Cl.  L  , 

compris  la  poignée,  est  de  o"H>75. 


8641  (370).  Sonnette  en  bronze.  Le  manche 
représente  deux  figurines  debout  et  adossées.  Elle 
porte  en  relief  Tinscription  : 

Michael  Burgerhuys^  M.  F.  1635 
lan  BerentSf  Werrebroeck 


Intonation 
haut.  tôt.  o"x65. 


â 


■p 


Diam.    inférieur   o"o 1 3  ; 


2642  (371).  Sonnette  en  bronze.  Le  manche  a  été 
remplacé  par  une  poignée  en  fer  forgé.  Inscription  : 

G.  Dumery,  me  fecit  Brugis  1756  f 


Intonation:    ^— ! — .  Diam.àrouvertureo"i65; 

haut.  tôt.  poignée  comprise,  o°>235. 

2643  (372).  Sonnette  en  bronze.  Le  manche 
représente  deux  anges  adossés;  il  n*y  a  pas 
d'inscription  mais  des  figurines  coulées  en  relief 
sur  le  vase  représentant  Orphée  charmant  les  ani- 


—  339  — 


maux.  Intonation  :     J(_    '        Diam.   à  l'ouverture 


O-Ogô;    haut.    tôt.   ©""ISO.   D' G.  VAN   DOORSBLABR, 

Les  van  dsn  Ghein  fondeurs  de  cloches,  canons^ 
sonnettes  et  mortiers^  à  Matines.  —  Johannes  a  Fine 
ou  les  van  den  Eynde^  fondeurs  à  Malines. 

2544  (373).  Sonnette  en  bronze  d'origine  hollan- 
daise. Pas  d'inscription,  mais  des  figurines  coulées 
en  relief  représentant  des  anges  et  des  animaux. 
Les    parois  sont  très    minces,    ce    qui    explique 

rintonation     ^--1 —    relativement  grave  pour  les 


dimensions    de    la  sonnette.   Diam.  à  l'ouverture 
o"095  ;  haut.  tôt.  o"i30. 

3545  (374).  Sonnette  en  bronze.  Inscription  sur  le 
cerveau  :  Lof  God  van  al  -}-  et,  sur  le  vase,  deux 
écussons  avec  chacun  sur  les  côtés»  deux  anges. 
Cette  jolie  sonnette  est  malheureusement  fêlée. 
Diam.  à  l'ouverture  o«o78;  haut.  tôt.  0*112. 

2546  (375).  Sonnette  en  bronze.  Le  cerveau  porte 
une    inscription    gothique  (*>    dont    les  mots  sont 


H)  Cette  inscription  est  incorrecte  (  on  lit  :  Deoe  celle  ea  Cente 
Annen,  Sa  traduction  est  certainement  :  Cette  sonnette  est  êatnte  Anne. 
OnsaltquUl  était  d^asage  de  donner  un  nom  aux  cloches  et  parfois 
aussi  aux  sonnettes. 


Coll.  SnoMk. 
CI  I. 


—  340  — 


Coll.  Sooeck* 
Cl.I. 


séparés  par  des  fleurons;  une  figure  de  cerf  la 
termine.  Cette  sonnette  à  laquelle  on  a  adapté  un 
manche  en  bois  provient  de  Tancienne  collection 
Régibo,  de  son  vivant  professeur  de  musique  i 
Renaix.  Bile  a  appartenu  à  une  commune  flamande 
qui  s'en  servait  pour  ses  publications.  Dans  les 
Flandres,  de  nos  jours  encore,  les  crieurs  publics 
s'annoncent   à   coups    de    sonnette.    Intonation  : 


i 


5: 


Diam.  de  l'ouverture  o<'i50  ;  haut,  sans  le 


manche,  o"i3o. 

8647  (376).  Sonnette  en  bronze.  Le  cerveau  porte 
pour  inscription  :  Lof  God  van  al.  Sur  le  vase  on 
voit  Orphée  et  les  animaux;  le  bord  a  été  enlevé <^^ 


Sous- section  bb,  —  A  clavier. 


2648  (361).  Carillon  d'étude.  Il  est  semblable  au 
n^  888  au  point  de  vue  de  la  construction  ;  comme 
ce  dernier  son  étendue  est  également  de  trois  octaves 


mais  les  premières  lames  donnent  ^ 


:p=e: 


ipzinw» 


et   ne    deviennent     chromatiques    qu'à    partir  de 


(1)  Diaprés  M.  I3  D'  G.  Van  Doorselaer,  rémloent  mnsiqplogne 
mallnois,  lia  sonnettes  n*'  2535,  2543,  2541,  2547  sortent  des  nkeliers  des 
Van  den  Ohein,  les  célèbres  fondeurs  malinoia  ;  11  attribue  le  a*  2545  A 
Johannea  Van  den  Eynde,  de  la  même  ville. 

(2)  n  est  intéressant  de  reproduire  ici  au  sujet  de  ces  écbelles  ineoia* 
piétés  à  la  basse  une  note  de  Qulrin  van  Blankenboxigr*  masIcisB  llée^ 


—  341  — 

fa   %.    Les  touches  du  pédalier  agissent  sur    les       coii  saoMk. 
mêmes  lames  que  celles  du  clavier  manuel  mais  son 


étendue  n'est  que  de  ^--j^  à  ^zzmz.  Long.  i«»2o; 

haut.  i"'29;  larg.  o«455. 

Branche  B.  —  Instruments  autophones  pinces. 

SxcTiOM  a.  —  Avic  ou  sans  pUeire. 

2648  (386).  GuimbardâS  (Collection  de  vingt)  de 
différentes  formes  et  dimensions. 

Branche  C.  —  Instrumemts  autophones  frottés. 

Section  a.  —  Par  le  doigt  ou  Varchei, 

2560.  (389).  Mattauphonet  Nous  avons  expliqué 
le  principe  de  sa  construction  au  n**  1950;  L'instru- 
ment qui  nous  occupe  actuellement  est  celui  de 
Mattau  lui-même.  Il  fut  acheté  à  sa  fille»  Madame 
V*  van  Raffelghem  en  1880  et  a  été  restauré  par  M. 
Charles  Meerens.  Il  se  compose  de  49  verres  à  pied 


landais  né  en  1654 ,  mort  en  1759.  Noas  l'empruntons  à  Texcellent  ouymge 
d'Ed.  Tan  der  Straeten  «  T^a  musique  aux  Pays-Boa  v, 

achetait  en  1676.  Le  magristrat  de  Gouda  me  fit  Thonnenr  de  m*employer 
«  à  Tacquisltlon  des  cloches  fondues  par  Pierre  Hemony  à  Amsterdam. 
«  Je  prescrlTis  le  Cis  et  le  Dis  à  la  basse  quoiqu'ils  n'existassent  nulle  part 
«  en  Hollande.  Le  magistrat  les  adopta.  Mais  quand  l'organiste  et  caril- 
«  lonneur  de  Delf t,  B.  Scbol,  fut  appelé  à  donner  son  avis,  11  demanda  si 
«ces  honorables  fonctionnaires  araient  acquis  définitivement  ces  deux 
«  elocbes,  ajoutant  que,  en  ce  cas,  il  opinait  de  les  restituer  arec  perte». 


CoU.  Snœck.  Q  #jj 

Cl.  I.  dont  le  plus  grand  sonne  ^)     j       .    Les   verres 

sont  disposés  dans  un  meuble  en  bois  d'acajou  fermé 
par  un  couvercle  que  l'on  enlève  pour  les  découvrir  ; 
ils  sont  rangés  dans  Tordre  suivant  : 

utjj;  réjf  fajf  sol]f  la]) 

ut  ré  mi  fa  sol  la  si  ut 

uttf         réjt  fajt  soljt  la); 

ut  ré  mi  fa  sol  la  si 

utJt         réJt  faJt  soljf  lajf 

ut  ré  mi  fa  sol  la  si 

fa  jf  sol  sol  )(  la  la  )|;  si 

ut  ut  If  ré        réjt        mi  fa 

Le  meuble  mesure  i^ayo  de  longueur,  o^S^s  ^^ 
largeur  et  la  hauteur  .totale  y  compris  les  pieds  est 
de  i^ogo. 


(1)  Nous  arons  dit  déJA  que  le  Hattauphone  n'est  qu*une  Tsrlèté  de 
rharmonlca  (T.  I.  2*  éd.  p.  16). 

Les  Instruments  de  ce  genre  sont  si  souvent  confondus  avec  VEuphùM 
ouïe  Claviçyltndre  inventés  par  £.  F.  Ghladnl  qu*U  est  utile  detsirr 
connaître  les  principes  qui  avalent  gruldé  le  célèbre  acoustlclen  dans  U 
construction  de  ces  deux  Instruments. 

Le  eUwiçyltndre,  le  plus  important  des  deux,  inventé  vers  1800,  a 
pour  organes  sonores  une  série  de  verges  ou  tlg<e<  de  métal  de  loogneon 
différentes,  droites  ou  coudées  et  qui  entrent  en  vibration  transvenale 
par  leur  contact  avec  un  cylindre  tournant.  Ce  contact  est  obtenu  A  Vàiàt 
des  touches  d*un  clavier.  Les  verges  ou  liges  cylindriques  ou  parallèlépl- 
pédiques  sont  en  fer,  en  acier,  en  laiton,  en  bronze  ou  en  d'autres  mMaai 
encore,  peu  importe.  La  surface  frottante  du  cylindre  peut  être  en  v«ff« 
ou  en  d*autre  matière.  Notre  terpodion  n*  412  est  bien  cerialnemeat  ua 
dérivé  du  clavicyllndre. 

Veuphone  inventé  vers  1780  a  les  organes  sonorea  semblables  à  ceu 
du  clavicyllndre;  ils  sont  attachés  vers  le  milieu  de  leur  longiwvr 
(ventre  de  vibration)  A  de  petits  cylindres  de  verre  de  l*épalsee«r  d^aae 


—  343  ~ 

Classe  II.  —  Instruments  a  membranes. 
Branche  A.  —  Mbmbranbs  pbrcutbbs. 

Sbctiom  a.  —  Bruyants. 
Sous-section  aa.  -^  Membrane  tendue  sur  cadre. 

2661  (360).  Tambour  de  basque.  Cercle  en  bois       cou.  snoMk. 
avec  un  second  cercle  de  tension  en  laiton  ;  sept  vis  '     '. 
de  tension.  —  Diam.  o"*52o;  haut,  o^oyo. 

Sous-section  ce*  -^  A  double  membrane. 

2662  (357).  Le  n»  357  de  la  coll.  Snoeck 
comprenait  deux  instruments  : 

2662  A.  Tambour  avec  le  fût  en  cuivre  repoussé, 
portant  en  relief  un  écusson  surmonté  des  lettres 
H.M.Q.P.  et  au-dessous  la  date  de  1763.  Les  cercles 
sont  peints  en  bandes  alternativement  bleu  et  blanc. 
—  Haut.  o™35o;  diam.  0*3 85. 


plume  à  écrire,  de  longruear  uniforme,  et  que  Pon  frotte  longitudinale- 
ment  avec  les  doigts  mouillés  d'eau.  Par  ce  frottement  les  cylindres  de 
Terre  Tibrent  longitudinalement  et  communiquent  des  rlbrations  trans- 
rersales  sonores  aux  yerges  ou  tiges  auxquelles  ils  sont  attachés.  Le 
clayicylindreet  Teuphone  sont  donc  des  instrumentsautophones frottés,  le 
premier  par  Tintermédiaire  d*un  mécanisme  à  clayier,  le  second  directe- 
ment par  les  doigts.  (G.  F.  Ghi^dnt,  Beytràge  zur  prakiischen  Aknatik 
und  »ar  Lehre  vom  Inêtrumentenbau»  Leipzig,  Breitkopf  und  Hftrtel. 
1821). 


—  344  — 
<4>ii  snoMdb  2652  B.  Caisse  roulante  ou  caisse  sourde,  en  fla- 

Cl.  II. 

mand  Roffelirommel  (fr.  =  tambour  à  roulement).  Ce 
genre  de  tambour  était  anciennement  très  employé 
dans  les  corps  de  musique  militaire  pour  remplacer 
les  timbales  (voir  le  n»  2281).  Le  fût  est  en  bois,  il 
mesure  0*400  de  diamètre  et  0*^650  de  hauteur. 

2668  (358).  Caisse  roulante.  Le  fût  en  bois  est 
peint  en  vert  avec  un  lion  en  couleur  rouge  d'un  côté 
et  un  écusson  avec  une  fleur  de  lys  de  l'autre 
côté.  Les  cercles  sont  peints  en  bandes  alterna- 
tivement blanches,  brunes,  rouges.^  Diam.  o>32o; 
haut.  0*690. 

2664  (359).  Caisse  roulante.  Pût  en  bois,  les 
cercles  sont  peints  en  bandes  alternativement  rouges, 
blanches,  jaunes.  Le  fût  est  peint  en  vert  sur  lequel 
se  détachent  deux  ornements,  sortes  d^écussons.  ^ 
Diam.  o"32o;  haut.  o'"730. 

Branchb  B.  —  Mbiibranbs  prottébs. 

2666  (365).  Rommelpot.  Le  verbe  flamand  rom* 
melen  se  traduit  en  français  par  bourdonner.  L'équi- 
valent français  de  rommelpot  est  donc  très  exacte- 
ment, vase  bourdonnant.  Il  est  semblable  au  n*  2043 
auquel  il  a,  du  reste,  servi  de  modèle.  —  Diam. 
o"i35  ;  haut.  tôt.  o*i65. 


-  345  - 

Classe  III.  —  Instruments  a  vent. 
Branchb  a.  —  Instruments  a  anchb. 

Sbctxon  a,  —  Anche  simple,  libre,  avêciuyau» 

Sous  section  bb   —  Tuyau  conique. 

2566  (saa).    Trompe,  Marque  :  Vanden  Eynden       coii  snœck. 
à  Gand,  Elle  est  en  corne  avec  un  pavillon  de  cuivre. 
L'anche  libre  parait  avoir  été  ajoutée  après  coup. 

Dans    son     état    actuel    elle    donne    le 
Long. 0-655. 

Sbction  c.  -^  Anche  simple,  battante,  avec  tuyau. 
Sous- section  aa,  —  Tuyau  cylindrique. 

2667(266).  Claririette  tn  fa.  Marque  :  Tuerlinckx 
Malines,  plus  la  lettre  F  indiquant  la  tonalité^).  Bois 
de  buis,  viroles  en  ivoire,  cinq  clefs  de  cuivre. 

2668  (292).  Clarinette  en  mi>.  Marque  :  Cusson  à 
Valencicnnes,  Bois  de  buis,  viroles  en  ivoire,  cinq 
clefs  en  cuivre. 


(1)  L^habltude  de  marquer  la  tonalité  des  clarinettes  par  les  lettres 
employées  ea  Allemagne  était  très  répandue  même  en  France.  Ce  fait 
assez  curieux  peut  s*exp]iquer  par  Torlgine  allemande  de  ces  instruments 
t^vit,  dans  les  premier^  temps.  Ton  copiait  dans  tous  leurs  détails. 


-34«- 

coU.siiô«ck.  2669  {2y g).  Clarinette  en  wife.  Marque  :  C.  Sax 
Bruxelles  8067.  Elle  est  en  bois  recouvert  d'un  tube 
de  cuivre.  Treize  clefs. 


?  :^  iï 


t=i= 


wmri .  -  '-^-^- 


S        4         6        6         T         8         9        10       II        12       IS 

La  clef  n*  la  est  celle  qui  sert  à  renvoyer  les  sons 
fondamentaux  à  leur  douzième  respective  ;  la  clef 

n«  1 3  dite  clef  de  cadence,  sert  au  trille    /|1/m    • 
2660  (255).   ClarinetU  en  ut.   Marque  :  /.  B. 


Willems.  Quatre  clefs  :     a  ^. ,  j"^^rjifejz: .  Le  pre- 


mier trou  latéral  dont  l'ouverture  produit 


est  percé  en  double,  l'instrument  étant  fait  pour 
boucher  les  trous  latéraux  inférieurs  par  la  main 
droite  ou  par  la  main  gauche;  cette  dispositioo 
permet  de  supposer  que  la  clef  n*  2  a  été  ajoutée 
après  coup.  Il  est  à  remarquer  en  plus  que  cette  clef 
est  plus  éloignée  du  bec  que  le  trou  n*  i  ;  nous  avons 
déjà  donné  la  raison  de  cette  irrégularité  acoustique 


—  347  — 

en  cataloguant  la  clarinette  n»  919.  Nous  ajouterons  coiusaoeeL 
ici  que  le  renflement  donné  au  tuyau  de  la  clarinette 
à  Tendroit  où  est  percé  le  trou  n<>  i,  a  pour  effet 
d'allonger  le  trou  latéral  et  d'aider  ainsi  à  l'abais- 
sement de  rintonation  qu'il  produit,  laquelle  est 
d'un  demi-ton  plus  grave  que  celle  de  la  clef  n»  2 
placée  au-dessous.  Il  y  a  quelque  cinquante  ans  ce 
genre  de  clarinette  s'appelait  pittoresquement  dans 
nos  provinces  flamandes  Klarinei  met  eksUroog 
(fr.  s  œil  de  pie)  dont  l'équivalent  français  serait 
clarinette  avec  ail  de  perdrix  (cor). 

2661  (256)  Clarinette  en  ut.  Marque  :  T.  Boekhout 
avec  au-dessus  une  couronne  à  trois  fleurons  et 
au-dessous,  le  lion  rampant  héraldique.  Très  bel 
exemplaire  de  la  clarinette  à  son  origine  ;  bois  de 
prunier  bruni,  quatre  belles  et  larges  viroles  en 

ivoire,  deux  clefs 


2662  (257).  Clarinette  en  sib.   Marque  :  /.  P, 
Lebrun.   Bois  de   poirier   bruni,   quatre  viroles  en 

=1= 


ivoire,  quatre  clefs     ^ — •-"^^^^^fe^— 


9663  (258).  Clarinette  en  la.  Marque:  D.  Le  Brnn 


-348- 
coiLBooerk.       à  BruxclUs.  Boîs  de  buis,  cinq  viroles  en  ivoire,  cinq 

clefs    ^^^^^. 

i  si  i? 

2664  (259).  ClarinetU  en  stb.  Marque  :  N.  M. 
Raingo^  Mons.  Bois  de  buis  sans  viroles,  cinq  clefs 
comme  à  la  clarinette  précédente. 

2666  (260).  Clarinette  en  ut.  Même  marque  plus 
la  lettre  C  (ut).  Bois  de  buis,  cinq  viroles  en  ivoire, 
cinq  clefs. 

2666  (a6i).  Clartnette  en  mtb.  Même  marque  que 
la  précédente.  Bois  de  buis,  cinq  viroles  en  ivoire, 
cinq  clefs. 

2667  (262).  Clarinette  en  sib..  Même  marque 
plus  la  lettre  B  (sfb],  et  construction  semblable  à 
la  précédente.  Les  viroles  sont  en  corne. 

2668  (263).  Clarinette  en  sfb.  Semblable  à  la 
précédente  mais  les  viroles  sont  en  ivoire.  Même 
marque. 

2669  (264).  Clarinette  en  sib.  Même  facteur.  Bois 
de  buis,  six  viroles  en  ivoire,  cinq  clefs  en  argent. 

2670  (267).  Clarinette  en  $»b.  Marque  :  Tuer- 
linckx,  Matines  plus  la  lettre  B,  Bois  de  buis,  cinq 
viroles  en  ivoire,  cinq  clefs. 


2671  (251).   ClarinetU  en  ut.  Marque   :  G.  A.       coiuSoMck 
Rotienburgh.  Pièce  intéressante  en  bois  de  poirier  ^'"  "'" 

teint  noir»  deux  clefs    ^njrfejn 


2672  (252).  ClarineUe  en  sib.  Même  marque.  Bois 
de    buis,   deux    viroles    en    ivoire,    quatre   clefs. 


m 


S^=5=i3^ 


t=|: 


r^»—  •  La  clef  n*  1  est  disposée  pour  être 


31?  •    * 


actionnée  par  le  pouce  de  la  main  droite. 

2673  (254).  ClarinetU  en  sib.  Marque  :    /.  B. 
WilUms.  Instrument  très  intéressant;  il  est  en  buis 


bruni,  deux  clefs 


2674(271).  ^eu  de  clarinettes.  Marque  :  Tuerlinekx 
Matines.  Les  instruments  sont  en  bois  de  buis,  cinq 
viroles  d*i voire,  cinq  clefs  de  cuivre;  ils  sont 
enfermés  dians  un  étui  qui  nous  représente  le 
nécessaire  au  complet  d'un  clarinettiste  d'orchestre 
vers  1820.  Le  jeu  comprend  : 

I*  Une  clarinette  en  ut  composée  de  :  a^  le  baril; 
6,  le  corps  supérieur;  c,  le  corps  inférieur;  d^  le 
corps  intermédiaire  entre  le  précédent  et  le  pavillon. 
C*est  lecorps  intermédiaire  i^abandonné  aujourd'hui, 
qui  à  cette  époque,   portait  les  clefs  principales 


C»U'  Saotek 
CI.  ni. 


^  3S6  - 


m 


et  était  percé  du  troti  latéral  dont  la  fer- 


meture par  l'auriculaire  droit  produit  les  intonations 


m 


,  Enfin    la    dernière    pièce    e,    était    le 


pavillon.  Toutes  ces  parties  de  la  clarinette,  le 
pavillon  excepté,  sont  marquées  C  indiquant  la 
tonalité  d'ut  (voir  la  note  du  n"*  2557). 

2*  Une  clarinette  en  stb  composée  de  :  a,  le  baril  : 
6,  le  corps  supérieur  marqué  B  (sib);  c,  le  corps 
inférieur  marqué  B;  d,lG  corps  intermédiaire;  «»  le 
pavillon. 

j""  Une  clarinette  en  la  composée  seulement  de  : 
a,  le  baril  ;  6,  le  corps  supérieur  marqué  A  (là)  et  c, 
le  corps  inférieur  également  marqué  A  ;  elle  se 
complétait  en  empruntant  à  la  clarinette  en  sif  les 
pièces  d,  e. 

Uétui  contient  en  plus  :  6,  un  corps  supérieur;  c, 
un  corps  inférieur  pour  remplacer  les  corps  corres- 
pondants de  la  clarinette  en  s^  dans  le  cas  où  il 
fallait  s'accorder  sur  un  diapason  plus  élevé.  C'est 
pour  cette  raison  qu'elles  sont  un  peu  plus  courtes 
que  les  deux  pièces  correspondantes  de  la  clari- 
nette en  Sfb  qui  précède. 

8676  (272).  Clarinette  en  ut.  Même  marque  plus 


la  lettre  C.  Bois  de  buis,  cinq  viroles  en  ivoire,  cinq      ^^  èû»tck. 

.    .  eu  III. 

clefs. 

2676(273).  Clarinette  en  la.  Marque  :  B.Stêegmans 
Matines  sur  le  corps  intermédiaire  et  le  pavillon. 
Bois  de  buis,  cinq  viroles  en  ivoire,  cinq  clefs. 
Les  deux  corps  (supérieur  et  inférieur)  portent  la 
marque  de  N.  M.  Raingo  plus  la  lettre  A  <*>. 

2577  (274).  Clarinette  en  sîb.  Mêmes  marque  et 
construction  que  la  clarinette  précédente,  le  corps 
supérieur  porte  la  lettre  B  et  cette  fois  le  pavillon 
est  marqué  Tuerlinckx.  Sous  le  nom  de  Steegmans 
se  trouve  une  empreinte  poinçonnée  représentant 
le  disque  lunaire  <^). 

2678  (275).  Clarinette  en  sib.  Marque  :  Kerkhove 


(1)  Les  trois  facteurs  Steegmans,  Raingo  et  Tuerllnckz  étalent  contem* 
porains  et  leurs  modèles  de  clarinettes  semblables;  ces  mélanges  de 
pièces  ne  doivent  pas  trop  nous  étonner  ;  on  y  ayalt  très  souvent  recours 
à  cette  époque. 

Steegmans,  Benoit,  Antoine,  est  né  à  Mallnes  le  11  Juillet  1784  et  y  est 
déeédé  le  25  mal  1848.  U  n*étalt  pas  le  successeur  de  Tuerlinckx,  comme 
le  croyait  Snoeck,  mais  U  en  étalt^  au  contraire,  le  concurrent  aehamé. 
Nous  devons  cette  rectification  à  Tobllgeance  de  H.  R.  Van  Aerde,  Térudlt 
archéologue  de  Mallnes. 

(2)  On  sait  que  les  Malinols  portent  le  joyeux  sobriquet  de  maanbltt»- 
êChers  (étetgneurs  de  la  lune).  Yolcl  pourquoi  :  Le  27  Janvier  1687  des 
bourgeois  rentrant  à  une  heure  avancée  de  la  nuit  remarquèrent  des 
nuées  noires  et  des  lueurs  sinistres  au  sommet  de  la  tour  de  Saint 
Rombaut.  lia  crièrent  au  feu,  répandirent  Talarme  et  toute  la  ville 
fut  rapidement  sur  pied,  réunissant  les  pompes  et  tous  les  engins  néces* 
salres  pour  combattre  Télément  destructeur.  Lorsque  l'on  fut  en  mesure 
de  Tattaquer  on  s'aperçut....  que  la  lune  seule  éclairait  Tédiflce  l 


Cou^ooeck.      à  Gand.  Bois  de  buis,  cinq  viroles  en  ivoire,  six 


Cl.  m. 


M. 


clefs,  mais  la  sixième,  celle  de  ^ — -t=^  a  bien 

certainement  été  ajoutée  après  coup. 

2678  (276).  Clarinette  en  si  b.  Même  marque. 
Bois  d'ébène^  six  viroles  en  ivoire,  dix  clefs. 

2680  (277).  Clarinette  en  ui.  Marque  :  Bertrand  à 
Liège  plus  la  lettre  C.  Bois  de  buis,  six  viroles  en 
ivoire^  cinq  clefs  en  argent. 

2681  (27S).  Clarinette  en  ut.  Marque  :  Sax  facteur 
du  Roi  à  Bruxelles  plus  la  lettre  C.  Bois  de  buis,  six 
viroles  en  ivoire,  douze  clefs  de  cuivre. 


^^ 


5^ 


± 


I         2         S         4  5         e         7         •         9         10        II      II 

La  clef  n^  10  au  lieu  de  se  trouver,  comme 
d'habitude,  à  gauche  de  la  clef  n*  1 1  est  placée  ici  à 
sa  droite. 

2682  (281).  Clarinette  en  sib.  Même  marque  plus 
la  lettre  ^.  Bois  de  buis,  six  viroles  en  cuivre,  six 

clefs  dont  la  sixième  X     T —  paratt  avoir  été 
ajoutée  après  coup. 


a  m. 


—  353   -       , 

2683  (28a).  Clarinette  en  5fb.  Marque  :  Sax  à       coiLSnoeck. 
Bruxelles.  Bois  de  buis,  cinq  viroles  en  ivoire,  treize 
clefs.  Une  plaque  en  argentine  porte  Tinscription 
suivante  ;  Donné  par  le  Gouverne^  au  Conservatoire 
de  Gand. 

8684  (283).  Clarinette  en  ut.  Marque  :  Van  Belle 
à  Gand  plus  la  lettre  C.  Bois  de  buis,  six  viroles  en 
ivoire,  douze  clefs  en  cuivre. 

2686  (284).  Clarinette  en  la.  Marque  :  Sax 
facteur  du  Roi  à  Bruxelles  plus  la  lettre  B  sur 
le  corps  inférieur  et  sur  le  pavillon  et  la  lettre  A  sur 
le  corps  supérieur.  Bois  d'ébène,  six  viroles  en 
ivoire,  douze  clefs  en  argent  dont  les  plaques  sont 
guillochées. 

2686  (285).  Clarinette  en  si  b.  Marque  ;  Bachmann 
à  Bruxelles  plus  la  lettre  B.  Bois  de  buis,  cinq 
viroles  en  ivoire,  treize  clefs  en  cuivre. 

2687  (a86).  Clarinette  en  si  b.  Même  marque 
avec  la  lettre  B.   Bois  de  buis,   cinq   viroles  en 

ivoire,  quatorze  clefs,  celle  de  ^^^^p^  est  double. 
Des  roulettes  sont  fixées  à  l'extrémité  des  clefs 


CoU^Suoeck. 
Cl.  III. 


—  354  — 

igl^4  '^TtMW^    actionnées    par    les    auriculaires 

pour  faciliter  le  glissement  d'une  clef  à  Tautre. 

8688   faSyJ.  Clarinette  en  si  b.   Même  marque 
et  la  lettre  B.  Bois  de  buis,  treize  clefs  en  cui?rc. 

La  clef  de  ^7^T^  se  trouve  placée  ici  sous  les 
branches  des  clefs  de  jjt^ j  JH     ;   elle  s'ouvre  à 


m 


Taide  d'un  levier  actionné  par  Tauriculaire  droit. 
Bachmann  avait  imaginé  cette  disposition  excep- 
tionnelle pour  faciliter  l'occlusion  de  cette  clef  asseï 
difficile  à  obtenir  avec  l'ancien  système  lorsqu'elle 
occupait  sa  position  habituelle. 

2688  (2S8). Clarinette  en  sib.  Marque: y. Ponfoori 
à  Gand.  Rois  de  buis,  cinq  viroles  en  ivoire,  treize 
clefs  en  cuivre. 

2690  (aSg).  Clarinette  en  la.  Marque  :  C.  de  Roeck 
à  Anvers  plus  la  lettre  A.  Bois  de  buis,  cinq  viroles 
en  ivoire,  treize  clefs  en  cuivre. 

2681  (290).  Clarinette  en  si  b  non  achevée.  Elle 


—  355  — 

est  attribuée  à  Dupré  de  Tournai.  Boîs  de  buis,  cinq       *^  saœck. 

.     .  cLin, 

viroles  en  ivoire. 

2682  (293).  Clarinette  tn  si  b.  Marque  :  Cusson  à 
Valenciennes  plus  la  lettre  B.  Bois  de  buis,  six 
viroles  en  ivoire,  cinq  clefs  en  cuivre. 

2693  (294).  Clarinette  en  si  b.  Bois  de  buis,  six 
viroles  en  ivoire,  cinq  clefs  en  cuivre.  L'un  des 
corps  seulement,  le  supérieur,  est  marqué  :  Cusson 
à  Valenciennes  plus  la  lettre  A  •  Les  autres  pièces 
sont  de  Martin  à  Paris  et  portent  la  lettre  B. 

2684  (295).  Clarinette  en  si  b,  avec  étui.  Marque  : 
B.  Albert  à  Bruxelles.  Bois  de  grenadille,  quatorze 

clefs  en  argentine  ;  celle  de    ^    I        est  double. 

Cette  clarinette  a  les  anneaux  pour  le  médius  et 
l'annulaire  de  la  main  droite  ;   ils  remplacent  la 


clef  de    m 


r- 


2686  (253).  Clarinette  tPamour  en  sol.  Marque  1 
G.  A.  Rottenburgh.  Bois  de  buis  teint  en  brun, 
baril  recourbé  en  cuivre,  six  clefs 

^^ 

Voir  T.  i,  a*  éd.  page  a  16  et  les  n*'  931  et  932. 


-  336  - 

Goii.&noeek.  2696  (265).  Clarinette  d'amour  en  la.  Marque: 

N.  M.  RaingOf  à  Mons.  Bois  de  buis»  cinq  clefs  en 
cuivre,  cinq  viroles  en  ivoire. 

2687  (369).  Clarinette  d'amour  en  ut.  Marque: 
TuerlinckXf  Matines^  plus  la  lettre  C.  Bois  de  buis, 
cinq  viroles  d*ivoire,  cinq  clefs  en  cuivre.  Cette 
tonalité  d'ut  donnée  à  la  clarinette  d*amour  est 
une  fantaisie  du  facteur.  C'est  une  pièce  probable- 
ment unique. 

2688  (270).  Clarinette  d'amour  en  la  b.  Même 
marque.  Bois  de  buis;  le  baril  du  même  bois  quoique 
courbé,  est  façonné  au  tour  ;  six  clefs  en  cuivre. 
Tonalité  exceptionnelle. 

2688  (a68)  Clarinette  alto  en  fa.  Marque  :  Tuer- 
linckx,  Matines.  Bois  de  buis  bruni,  cinq  viroles  eu 
ivoire,  baril  courbé  en  bois.  Treiee  clefs  en  cuivre 

4         s         3         •  6         •        7         •  9       10       II      It     IS 

la  treizième  clef  est  celle  dite  de  cadence.  Les  clefs 
5,  6,  7,  8,  9  ont  été  ajoutées  après  coup. 

2800  (296).  Clarinette  alto  en  mi  \).  Marque  : 
C.  Mahillon^  Bruxelles.  Les  corps  sont  en  buis,  le 
bocal  (ou  baril)  et  le  pavillon  en  cuivre. 


fc 


—  357  — 

2601  (aSo).  Clarineiie  basse  en  si  b.  Marque:  Sax      cou.  snoMk. 
à  Bruxelles.  Bois  de  buis,  vingt   clefs  en  cuivre 
disposées    comme    celle    de    la    clarinette    basse 

n*  175. 

2602  (291).  Clarinette  basse  en  si  b.  Bile  ne  porte 
pas  de  marque,  mais  le  catalogue  de  la  collection 
Snoeck  l'attribue  à  Dupré  de  Tournai.  Elle  est  faite 
sur  le  modèle  des  clarinettes  basses  d*Ad.  Sax. 

2603  (363).  Collection  dé  becs  et  dé  barils  de 
clarinettes. 

2604  (362).  Collection  de  fragments  d'instru- 
ments flûtes,  clarinettes,  etc. 

Nous  ne  pouvons  quitter  les  instruments  à  anohe  battante 
associée  au  tuyau  cylindrique  sans  signaler  une  erreur  qu'ii 
est  utile  de  ne  pas  laisser  s'accréditer.  Dans  son  excellent 
ouvrage  Les  Facteurs  dUnslruments  de  musique,  M.  GoQstant 
Pierre  écrit  : 

a  La  première  application  de  l'anche  battante  au  tuyau 
conique  —  principe  du  saxophone  —  appartient  à  Desfon- 
tenelles,  de  Llsieux  (1807),  ainsi  que  nous  l'avons  démontré  le 
premier,  dans  la  Facture  instrumentale  (p.  49).  M.  Mahillon 
en  a  cité  un  autre  exemple  antérieur  à  Sax,  dans  le  Tenoroon 
(Annuaire  du  Conservatoire  de  Bruxelles,  p.  183).  » 

L'instrument  de  Desfontenelles  est  représenté  en  gravure 
dans  la  Facture  instrumentale,  mais  un  simple  coup  d'oeil 
suffit  pour  se  convaincre  qu'il  ne  s'agit  pas  ici  d'un  instrument 
oetaviant,  principe  du  tenoroon  ou  du  saxophone,  mais  bien 
d'une  clarinette,  renvoyant  à  leur  douzième  respective  les 


-  358  - 

Coll.  Sooeek         soni  fondamentaux  fournis  par  le  premier  registre.  Ce  n'est 
Cl  iii.  pas  le  développement  coniqae  de  Id  millimètres  par  mètre, 

observé  par  M  Pierre  dans  la  clarinette  de  Desfontenelles, qui 
permettrait  de  faire  octavier  un  instrument  à  anche,  il  ne 
pourrait  que  hausser  légèrement  son  diapason.  Certes.  U 
forme  a  pu  inspirer  Sax  dans  la  création  de  son  premier  modèle 
de  saxophone  :  le  pavillon  relevé  et  le  bocal  cintré  sur  lequel 
s*adapte  le  bec.  Mais  ceei  est  un  détail  sans  aucune  importance, 
attendu  que  cette  forme  avait  été  réalisée  bien  longtemps  avant 
Desfontenelles  dans  la  clarinette  basse  n«  939  dont  la  torm 
a  dû  être  autrement  subjective  pour  Sax,  à  qui  elle  a  du  reste 
appartenu. 


SbctcOn  é.  —  Anchê  dpubh  «vds  iuymm. 
Sous-section  56.  —  Anche  double  et  tuyau  conique. 
8606  (236).  Hautbois.  Marque:  B.  Reich.  Bois  de 
buis,  une  virole  en  ivoire,  trois  clefs  m     ,  TTrr 

Le  troisième  et  le  quatrième  trou  latéral  sontdoubles; 
entièrement    ouverts   ils   donnent  respectivement 


n    et   Çn  4t j-gii^  lorsque    l'un    des  deux 

petits  trous  dont  ils  se  composent,   reste  fermé 
(Voir  le  n*  177). 

2606  (237).  Hautbois.  Marque  :  /.  B.  Willms. 
Bois  de  buis,  sans  viroles»  trois  clefs  comme  celles 
du  n""  précédent.  Le  quatrième  trou  latéral  seulement 
est  double. 


—  359  — 

2607    (asS).    Hautbois.    Même    marque.    Très      coii. sweck. 
beau  spécimen,   bien   conservé,    tout    en    ivoire. 


Deux  clefs  en  argent  ^izqigii .  Le  quatrième  trou 
latéral  est  double. 

2608  (239).  Hautbois.  Marque  :  /.  H.  Rotten- 
burgh.  Bruxelles.  Bois  de  buis,  trois  clefs  en  cuivre; 
les  troisième  et  quatrième  trous  latéraux  sont 
doubles. 

2609  (240).  Hautbois.  Même  marque.  Bois  de 
buis,  trois  viroles  en  ivoire,  trois  clefs'  en  argent 
disposées  comme  au  n*  2605.  Le  quatrième  trou 
latéral  est  double. 

2610(241).  Hautbois.  Marque:  G.  A.  Rotten' 
burgh.  Bois  de  buis,  la  disposition  des  clefs  et  des 
trous  est  également  la  même  que  celle  du  n*  2605. 
Les  troisième  et  quatrième  trous  latéraux  sont 
doubles. 

2611  (242).  Hautbois.  Marque  :  /.  Steenbergen. 
Bois  de  buis,  même  système  que  le  précédent  ;  les 
trois  clefs  sont  en  cuivre. 

2612  (243).  Hautbois.  Marque  iI.A.  Braet.  Bois 
de  buis  bruni,  même  système  que  le  précédent  ;  les 
trois  clefs  sont  en  cuivre  de  même  que  les  trois 
viroles. 


-36o- 

coii.  snotck.  2618  (244).  Hautbois.  Marque  :  Van  Belle  à  Ganl 


Cl  m 


Bois  de  buis,  quatre  viroles  en  ivoire,  dix  clefs. 


^^,jinïr^^ 


La  dixième  clef  est  celle  qui  sert  à  octavier.  Le  bois 
n'étant  pas  arrivé  à  un  état  de  sécheresse  suffisant 
au  moment  du  façonnement,  afait  prendre  à  rinstru- 
ment  une  forme  sensiblement  arquée. 

2614  (245).  Hautbois.  Marque  :  CarriàToumoy^^l 
Bois  de  buis  bruni,  dix  clefs  en  cuivre  disposées 
comme  celles  du  hautbois  précédent.  Le  quatrième 
trou  latéral  est  double. 

2616  (246).  Hautbois,  Marque:  J.  Ponfoort,  Gani, 
1852.  Bois  de  buis,^  onze  clefs  en  cuivre  ;  dix  sont 
disposées  comme  celles  du  n""  2613  et  la  onirièmeest 

un  second  ^  j     accessible  à  Tauriculaire  gauche. 


'^ 


2616  (247).  Hautbois.  Même  marque  avec  le  mille- 
simedei855.  Boisdebuis,  treize  clefs  en  cuivre  dont 
onze  disposées  comme  celles  du  hautbois  précédent 
plus  une  deuxième  clef  à  octavier  et  la  clef  munie 


(1)  Snoeck  cite  Carré  comme  Télève  et  le  successeur  de  Dapré, 


-  361  - 

d'un  plateau,  percé  d'une  ouverture   recouvrant  le       ^"  snœek. 
sixième  trou  latéral  pour  faciliter  la  production  de       .  ' 


Toctave  du  son  fondamental  ^     |     ,   et    non     pas 


m 


11 9  comme  nous  le  fait  dire  une  erreur  typo- 


graphique dans  la  description  du  n*  969. 

2617  (248).  Hautbois  (Ebauche  de).  Attribué  à 
Dupré  de  Tournay. 

8618  (249).  HauiC'Contre  de  hautbois  en  fa. 
Marque  :  /.  H.  Rottenburg.  Bois  de  buis  bruni» 
bocal  en  cuivre^  trois  clefs  ;  les  troisième  et  qua- 
trième trous  latéraux  sont  doubles.  Trois  viroles 
en  cuivre. 

2619  (250).  Haute-contre  de  hautbois  en  fa. 
Marque  et  constructions  semblables  à  celle  du 
numéro  précédent. 

2620  (297).  Cor  anglais  en  fa.  Marque  :  Les  fils 
de  B.  Schott  à  Anvers,  Bois  de  buis,  deux  viroles  en 
ivoire,  treize  clefs  en  cuivre  : 


I  1  s  45  6  7  tS         10         II        12 

plus  la  clef  qui  sert  à  octavier.  Le  quatrième  trou 
latéral  est  double.  Les  deux  corps  sont  réunis  par 


j  —  36a  — 

I  coll.  sooeck.  une  pièce  d*ivoire  intermédiaire  anglée.  D'après 
quelques  auteurs  le  nom  de  cor  anglais  ne  serait 
qu'une  corruption  de  cor  angle, 

2621  fagS).  Basson.  Marque:  Tuerlinckx à  Matines, 
Bois  d*érable  bruni»  sept  clefs  en  cuivre  : 


@ 


4  S         S  »         5         • 

les  trois  premières  sur  la  grande  branche,  les 
trois  autres  sur  la  culasse.  La  septième  clef,  sur  la 
petite  branche,  sert  à  faciliter  le  registre  aigu. 

2622  (2 gg).  Basson.  Même  marque  et  construction 
que  le  précédent. 

2623  (300).  Basson  avec  étui.  Mêmes  marque  et 
construction  que  le  n"*  2621.  Une  seconde  petite 
branche  pour  permettre  son  changement  dediapasoD 
accompagne. 

2624  (30a).  Basson,  Marque  :  Deloosê  à  GanL 
Bois  d'érable,  sept  clefs  en  cuivre. 

2626  (303).  Basson.  Marque  :  Sax,  facteur  durai 
à  Bruxelles,  Bois  d*érable,  sept  clefs. 

2626  (304).  Basson.  Marque  :  Dtépré  à  Toumaj. 


—  3*3  — 

Bois  d'ërable,  huit  clefs.  La  huitième  clef  est  un       c«"  sao^k 

^  Cl  m. 

redoublement  de  la  septième. 

2627.  (305).  BassoM  octave  ou  FagotUno.  Marque  ; 
Duf>râ  à  Tournay.  Bois  d*érable,  sans  clef,  instrument 
non  achevé. 

2628.  (306).  Cantrebasson  en  ut.  Marque  :  Tuer» 
linckx  à  Matines,  Bois  d*érable,  5  clefs  en  cuivre 

dont  trois  sur  la  culasse  ëf     \     -- — .--  et  deux  sur 


5 


la  grande  branche  tS- 


^F' 


2 

Les  clefs  2, 4,  5  sont  fermées,  celles  marquées  i,  3 
sont  ouvertes  et  produisent  respectivement  par  leur 


fermeture,  les  intonations  < 


1     s 

Ce  contrebasson  est  exactement  à  Toctave  grave 
du  basson  ordinaire,  c'est-àdire  que  Teffet  réel  se 
produit  à  Toctave  grave  de  la  note  écrite  Afin  de 
rapprocher  Técartement  assez  grand  qui  existe  entre 
le  groupe  des  trois  trous  latéraux  de  la  petite 
branche  et  couverts  par  les  doigts  de  la  main  gauche, 
et  celui  des  trois  trous  latéraux  que  la  main  droite 
doit  couvrir  à  la  culasse,  le  constructeur  a  intercalé 


-364- 

Coll.  saoeck  au  bas  de  la  pçtite  branche  un  tuyau  de  cuivre  qoi 
allonge  la  colonne  d'air  en  la  détournant  de  son 
parcours  direct  et  lui  fait  suivre  une  courbe 
quasi  circulaire  en  saillie. 

Snoeck  dans  son  catalogue,  attire  l'attention 
et  non  sans  raison,  sur  ce  fait  intéressant  pour 
rhistoire  de  la  facture  instrumentale  dans  les 
provinces  belges,  que  déjà  avant  1827,  époque  de  sa 
mort,  Tuerlinckx  construisait  des  contrebassons. 
Il  est  plus  que  probable  que  le  modèle  lui  aura  été 
fourni  lors  du  passage  en  Belgique  des  Alliés  en 
1815. 

Branchb  B.  —  Instruments  a  bouchb. 

Sbctiom  a,  —  Bouche  biseauUê. 
Sous-section  aa.  —  Bouche  biseautée  et  tuyau  ouvert. 

2628  (215).  F/fi/^^.  Marque  :  Pierot.  Ce  flûtet  a 
tout  à  fait  la  forme  du  flageolet  qui  ne  diffère  de  la 
flûte  douce  ou  flûte  à  bec  qu'en  ce  que  la  bouche 
biseautée  est  précédée  d'un  canal  d'insufiSation  d*ane 
certaine  longueur  facilitant  la  tenue  de  Tinstru- 
ment  et  divisé  le  plus  souvent  en  deux  parties  : 
Tune  en  bois  s'appliquant  directement  au  corps  de  la 
flûte,  Tautreà  Textrémitédela  précédente  et  formant 
la  pièce  d*emb6uchure,  généralement  en  corne 
ou  en  ivoire.  Le  flûtet  n*  2629  est  en  buis,  son 


—  3^5  — 

embouchure  est  en  corne;  il  est  percé  de  six  trous       coU.sno«ck. 
latéraux  et  ceux-ci  étant  fermés  l'intonation  obtenue 


est  à  Toctave  aiguë  de     (?U    i   - , 


Pierot  était  marchand  d'iastraments  à  Mons  vers  1850.  C'est 
ce  qui  explique  la  seconde  marque  du  facteur  français  Thiboth- 
ville  Hérouard  dont  ce  flûtet  est  poinçonné.  Gomme  nous 
Pavons  dit  au  n*  1<)44  le  ilùtet  sert  génôralement  k  réducation 
des  oiseaux  chanteurs.  L'exiguïté  de  ces  instruments  est  telle 
que  si  Ton  perçait  les  six  trous  latéraux  sur  la  face  antérieure 
ils  seraient  trop  rapprochés  pour  être  reeouTerts  aisément  par 
les  doigts»  c'est  pourquoi  Ton  perce  quatre  trous  sur  la  face 
antérieure  pour  l'index  et  le  médius  de  chaque  main,  et  deux 
trous  sur  la  face  postérieure  où  ils  sont  recouverts  par  les 
pouces.  Ce  système  de  perforation  latérale  est  aussi  suivi 
pour  les  flageolets  qui  sont  généralement  de  petite  taille. 

5M80  (214).  Flûiei.  Marque  :  Reich.  Il  est  en 
buis  et  ressemble  pour  le  surplus  au  n^  1044,  Sa 
tonalité  est  à  la  tierce  mineure  aiguë  du  flûtet  pré- 
cédent. 


JîeSl  (216)  Flageolet.  Marque  :  N.  M.  Raingo. 
Type  usuel  de  ce  genre  d'instrument.  Il  est  en  bois 
de  buis,  quatre  viroles  et  embouchure  en  corne. 
Les  six  trous  latéraux  étant  fermés  on  obtient  la 
note  que  le  doigté  ordinaire   du   flageolet   appelle 


:2      et    comme    l'intonation    ainsi    produite 


Ctll  Snteck 


—   366   — 


Cl  iii.  a  pour  effet  réel    g:    I      ,  le    flageolet   type   est 

véritablement  en  soL 

2682  (217).  Flageolet.  Marque  :  C.  MahiUon, 
Bruxelles.  Il  est  en  bois  de  grenadille,  viroles  en 
argentine  et  cinq  clefs  du  même  métal.  C*est  un 
type  exceptionnellement  construit  en  ui.  La  note 


écrite  ?u     |       tous  les  trous  latéraux  étant  fermés, 


a  pour  effet  réel 


^ 


S633  (218).  Flûte  douce  ou  à  bec  en  soi.  Marque  : 
Dupri  à  Tournay.  Bile  est  en  grenadille,  le  biseau 
du  bec  est   en  ivoire  de  même  que  deux  viroles. 

Deux  clefs  en  argent    gk  i~  .  Les  trous  la- 


1^ 


téraux  sont  exceptionnellement  disposés  comme 
ceux  du  flageolet  c'est-à-dire  quatre  sur  la  face 
antérieure 'et  deux  sur  la  face  postérieure.  Les  six 
trous  latéraux  étant  fermés  Tintonation  obtenue  est 


celle  que  Ton  note    ^     |       ;  pour  le  doigté  de 


—     on   ferme   la  clef  n*   i.  L'effet  réel  se 


produit  à  la  quinte  aiguë. 


—  367  — 

2634  (ai g).  Flûtet.  Marque  :  Rosar  à  Charleroi.        ooii. snœck. 
Bois  de  grenadille,  embouchure  et  deux  viroles  en 
ivoire,  six   trous    latéraux    :   quatre  sur,  la  face 
antérieure,  deux  sur  la  face  postérieure.  Les  trous 
latéraux  étant  bouchés  on  obtient  l'intonation  écrite 

dont  1  effet  réel  est     ^— i —  .  Rosar,   ex- 


chef de  musique  de  l'armée,  était  établi  marchand 
d'instruments  à  Charleroi. 

8636  (220).  Flageolet  en  nifb-  Marque  :  F. 
Verhasselt  Bruxelles.  Bois  de  buis,  trois  viroles  et 
Tembouchure  en  corne.  Son  intonation  est  à  la 
tierce  majeure  grave  du  flageolet  type  n""  2631. 

2686(22 1).  Deux  flageolets.  Marque  :  F.  Verhasselt 
Bruxelles.  Bois  de  buis,  quatre  clefs  en  cuivre  : 


E?^ 


Ufic 


Même  tonalité  que  le  n""  2634. 

2637.  (222).  Flageolet  double.  Marque  :  F.Verhas* 
selt  Bruxelles.  Il  est  en  bois  de  buis  avec  deux  viroles 
en  ivoire  et  cinq  clefs  en  argent.  Il  est  presque 
semblable  au  flageolet  double  n<»  2344  et  nous 
supposons  que,  comme  ce  dernier,  il  est  de  Bain- 
bridge.  Verhasselt  du  reste  ne  fabriquait  que  des 
harmoniums. 


—  3^8  — 

coii.sa«eek.  2638.  (224).  FlûU  d'accords  ou  flûte  harmonique. 

Marque  :  /•  P.  Le  Brun.  Construction  semblable  i 
celle  du  n«  444.  Elle  est  en  buis  et  l'ouverture 
successive  des  trous  latéraux  produit  les  intonations 
suivantes  : 


^^^ 


^L 


2639.  (225)  Flûte  d'accords.  Marque  :  /.  P.  Le 
Brun.  Bois  d'ébène;  elle  est  semblable  au  n*  444. 
Long.  tôt.  o"38. 

2640.  (226).  Flûte  d'accords.  Même  marque.  En 
bois  de  buis.  Elle  est  semblable  au  n*  1048. 

2641.  (227).  Flûte  d'accords.  Même  marque.  Bois 
d'ébène,  une  clef  en  argent.  Intonations  : 

Od.        I  9S4B67 

I    I    •  J 


■frrrt^ 


2642.  (228).  Deux  hautes-contre  de  flûte  douce. 
Marque  :  B.  Reich.  Elles  sont  en  buis  exactement 
semblables  et  de  même  tonalité  que  le  n*  435. 


—  3^9  — 

2648.  (229).  Deux  tailles  de  flûte  douce.  Marque  :       coii.  snoeck. 
/.  H.  Rottenburgh.  Bois  de  poirier  bruni,  exactement 
semblable  et  de  belle  conservation.  Leur  tonalité 
est  celle  de  la  flûte  n*  437. 

TroiB  générations  de  Rottenburgh  exercèrent  l'art  du  facteur 
d'instruments  à  Bruxelles  d'après  Snoeck  :  O.  A.  Rottenburgh 
Téeut  de  1643  à  1720;  I.  H.  Rottenburgh,  de  1673  à  1756  et  enfin 
a.  A.  Rottenburgh  de  1709  à  1790. 

12644  (230).  Taille  de  flûte  douce.  Marque,  con- 
struction et  tonalité  semblables  aux  précédentes. 

2646  (23 1).  Taille  de  flûte  douce.  Sans  marque. 
En  bois  de  poirier  avec  deux  viroles  d*ivoire  et  cinq 
clefs  en  argent  qui  nous  paraissent  avoir  été  appli- 
quées après  coup  à  une  époque  relativement  récente 


^    a      »      4      5 
Teffet  réel  est  à   la  tierce  mineure  aiguë  ;  Tinte- 
nation   la  plus   grave   obtenue   par   la    fermeture 

des  huit  trous  latéraux  s^écrit    ^1==    et  sonne 


de  même  que  les  trois  flûtes  cataloguées 


sous  les  deux  numéros  précédents. 

2646  (232).    Flûte  douce  basset.   Sans  marque. 
En  bois  de  poirier  d'une  seule  pièce  grossièrement 


—  370  — 

c«ii.  sooMk.  façonnée  au  tour.  Sept  trous  latéraux  plus  une  clef 
ouverte  qui  fonctionne  comme  presque  tous  les 
instruments  de  ce  genre  et  de  cette  taille  sous 
un  cylindre  de  bois,  percé  de  petits  trous,  pour 
préserver  le  mouvement  de  la  clef.  Cette  flûte  a 
appartenu  à  Tabbaye  ou  à  la  commune  d'Benaeme. 
Tous  les  trous  latéraux  et  la  clef  étant  fermés  l'into- 


nation produite  est  le    ^^  .  L'effet  réel  est 

donc  à  la  tierce  mineure  grave  de  la  note  écrite. 
La  tonalité  ordinaire  de  la. flûte  douce  basset  est 
celle  de  fa.  Long.  tôt.  o"7oo. 

2847  (233).  FliiU  douée  basse.  Sans  marque. 
Construction  analogue  à  celle  de  la  flûte  précédeDte. 
Mime  provenance.  Sa  tonalité  est  à  la  quinte  grave 
de  la  précédente.  Long.  tôt.  i'"o85. 

2848  (234).  Deux  fiûtes  douées  bassets.  Le  canal 
d*insufflation  est  ici  un  tuyau  en  cuivre  ou  bocal  ter- 
miné par  une  embouchure  en  corne.  Une  clef  non 
recouverte  par  un  cylindre  de  bois  donne  l'intonation 


correspondant  i  la  note  écrite   fk — p-     et    dont 


l'effet  réel  est    m — r—  4    équivalent    au    ton   de 
chapelle,  fa.   L'un  de  ces  instruments  est  en  boit 


—  371  — 

de   poirier,  Tautre  en  bois  de  prunier  ;  ce  dernier        coU.  snoeck. 
est   poinçonné    trois   fois    d'un   chiffre    que  nous 
croyons  formé  des   lettres   G,  A,   B,  surmontées 
d'une  couronne.  Long.  tôt.  o''935. 

2648  (167).  Deux  Galoubets.  Marque  :  Vcrhasseli 
Bruxelles.  Ils  sont  en  ébène  avec  une  embouchure 
et  une  virole  en  ivoire.  Mêmes  construction  et  into- 
nation que  le  n*  190.  Long.  tôt.  0*315. 

2660  (208).  Taille  de  flûte  douce.  Marque  :  3^.  B. 
Destuyver  à  Gand.  Bois  de  buis,  trois  viroles  et  le 
bec  en  corne.  Construction  moderne.  La  tonalité  est 
exactement  en  fa  comme  Tétaient  généralement  en 
France  les  tailles  de  flûte  douce.  La  tonalité  de  mi\j 
constatée  aux  n"""  2643,  2644  et  2645,  de  mime 
qu'aux  n*"  436,  437  et  438  provient  de  ce  que  ces 
derniers  instruments  étaient  construits  à  l'ancien 
ton  de  chapelle. 

Soa8*8ection  bb,  —  Toyan  fermé. 

2661  (22^)»  Syringe  polycalame  ou  Flûte  de  Pan. 
Instrument  exceptionnellement  construit  en  tuyaux 
à  bouche  biseautée.  Ces  tuyaux  au  nombre  de  six 
sont  en  grès,  bouchés  et,  conséquemment,  résonnent 
en  bourdons.  Intonations  approximatives  notées 
deux  octaves  au-dessous  de  Teffet  réel: 


—  372  — 

Coll.  Snoeck. 

^^*  Section  b(  —  BwcheUUèràU. 

Sou8-8ectioQ  oa.  —  Tayaa  ouvert. 

S662   (164)   Fifre  en    ri.  Marque  :    Dupti  à 
Tournay.  En  bois  d*ébène  et  d'une  pièce.  Unecief, 

celle  de  ^  ,  |—  et  appliquée  pour  un  instrumentiste 


pg^et 


jouant  avec  la  main  gauche  sous  la  main  droite.  Voir 
au  sujet  de  la  tonalité  des  flûtes  traversières  les 
n~  1060  et  1062.  La  lettre  E  sous  le  nom  indiquait 
la  tonalité  de  mi  ;  elle  était  donc  véritablement  ri. 

8658  (165).  Fifre  en  ré.  Même  marque,  même 
lettre.  Bois  de  buis»  d'une  pièce,  deux  viroles  en 
cuivre,  sans  clef. 

2654  (166).  Fifre  en  mi  b.  Sans  marque.  Bois  de 
buis  et  sans  clef. 

2666  (168).  Petite  flûU  en  ré  b.  Marque  :  N.  Af. 
Raingo,  Bois  de  buis  bruni,  quatre  viroles  en  ivoire, 
une  clef. 

2666  (169).  Petite  flûte  en  ut.  Même  marque.  Bots 
d'ébène,  quatre  viroles  en  ivoire.  Une  clef  en  argent 
sur  la  patte  (le  corps)  inférieure  ;  celle-ci  porte  la 
marque  de  Deloose. 


—  373  — 
8667  (  1 73)-  P^^i^  fl^^  «n  sol  Marque  :  Tuerlinckx       «•«  snoeck. 

Cl*  lli« 

Malines.  Bois  de  buis,  quatre  viroles  en  corne,  une 
clef.  Comparée  au  diapason  actuel,  la  tonalité  est 
trop  basse  d*un  demi-ton;  la  lettre  A  indiquait  la 
tonalité  de  la  pour  la  note  écrite  ré. 

2668  (i8o).  PeUte  flûte  en  rlb.  Marque  :  Steeg- 
mansMalines.  Bois  d'ébène,  quatre  viroles  en  ivoire, 
une  clef  en  argent. 

2669  (196).  Petite  flûte  en  si\î.  Attribuée  par 
Snoeck  à  Deloose  (de  Gand,  sans  doute).  Bois  de  buis 
teint  noir,  trois  viroles  en  cuivre,  une  clef.  La  tona- 
lité est  probablement  celle  d'ut  à  Tancien  ton  de 
chapelle. 

2660  (207).  Fifre  en  ri.  Marque  :  Kerkkove  à 
Gand.  Bois  de  buis,  deux  viroles  en  cuivre,  sans 
clef. 

2661  (172).  Petite  flûte  en  fa^  Marque  :  Tuerlinckx 
Malines f  plus  la  lettre  G.  Bois  de  buis,  trois  viroles 
en  ivoire,  une  clef  fonctionnant  entre  deux  protubé- 
rances laissées  sur  le  bois.  La  lettre  G  sous  le  nom 
indique  que  la  tonalité  recherchée  était  sol  pour  la 
note  écrite  ri. 

2662  (182).  PetiUjlùU  en  ré  b.  Marque  :  Dupri  à 
Tournay.  Bois  d'ébène^  quatre  viroles  en  ivoire,  une 
clef  en  argent. 


—  374  — 

coii.Booaek.  8668  (i86).  PetiU  flûte  en  sol.  Marque  :  WilUms. 

Elle  est  en  bois  bruni,  trois  viroles  en  ivoire,  ane 
clef  d'argent  fonctionnant  comme  il  est  dît  au  n* 
266 1. 


2664  (187).  Petite  flûte  mut.  Marque  :  WïlUm. 
Bois  d*ébène,  quatre  viroles  en  ivoire,  une  clef  en 
argent. 

2666  (192).  PetiU  flûte  en  ut.  Marque  :  7.  P. 
Le  Brun.  Bois  de  prunier,  cinq  viroles  en  ivoire,  une 
clef  en  argent  fonctionnant  entre  deux  protubéran* 
ces.  Comparé  avec  l'étalon  actuel,  le  diapason  est 
trop  bas  de  tout  un  demi -ton. 

2666  (194).  Petite  flûte  en  mi  b.  Marque  :  Carri  à 
Tournay.  Bois  de  grenadille,  viroles  et  quatre  clefs 
en  argentine 


2667  (197).  Flûte  tierce  en  mi)l.  Marque  :  Sax, 
facteur  du  Roi  à  Bruxelles.  Bois  d*ébène,  cinq  viro- 
les en  ivoire, quatre  clefs  en  argent  disposées  comme 
celles  du  n*  précédent. 

2668  (170).  Flûte  en  ut.  Marque  :  N.  M.  Raingo 
à  Mans.  Bois  de  buis,  cinq  viroles  en  ivoire,  une 
clef  en  argent. 


—  375  — 

S669  (t70*  Pià^  en  ut.    Même   marque.  Sem-       cou.sBOMir. 
blable  à  la  précédente,  ^^  "'• 

2670  (174.)  Flûtâ  tierce  en  mi  b.  Marque  :  Tuer- 
linckx,  Malines.  Bois  de  buis,  viroles  en  os,  une  clef. 
Le  premier  corps  porte  les  lettres  ES  (mi  b). 

2671  (175).  Flûte  en  ut.  Même  marque.  Bois  de 
buis,  cinq  viroles  en  ivoire,  une  clef  en  argent. 

£672  (176).  FMte  en  ut.  Même  marque.  Bois 
d'ébène,  cinq  viroles  en  ivoire,  deux  clefs  d'argent  : 

^     I      |—  .  La  première  est  ouverte  et,  dans  cet 
;  en  la  fermant  on  obtient  Vutjj^. 


2678  (177).  Flûte  en  ut.  Même  marque.  Bois 
d'ébène,  cinq  viroles  en  ivoire,  quatre  clefs  en 
argent  fonctionnant  entre  des  protubérances  laissées 
sur  le  bois  lors  du  façonnement  au  tour  : 


i^^fes 


2674  (178).  Flûte  en  ut.  Même  marque.  Bois 
d'ébène.  Six  viroles  en  ivoire,  coulisse  (communé- 
ment appelée  pompe)  d*accord  dans  la  tête,  sept  clefs 


—  37^  — 

Coll.  saoeek.       en  argent  fonctionnant  entre  des  protubëranes  com- 
me celles  du  modèle  précédent  : 

C'est  le  système  dit  à  patte  d*ut,  construit  d'après 
le  système  de  Potter,  de  Londres,  c'est-à-dire  que  les 
clefs,  fonctionnant  également  entre  des  protubéran- 
ces laissées  sur  le  bois,  ont  des  tampons  en  métal, 
sortes  de  soupapes  destinées  à  obturer  les  troas 
latéraux  garnis  eux-mêmes  de  cercles  métalliques 
(v.  Catal.,  t.  I.  2«  édit.,  p.  256). 

2676  (179).  Grande  flùU  en  sol.  Même  marque. 
Bel  exemplaire  en  bois  d'ébène,  cinq  viroles  en 
ivoire,  une  clef  en  argent.  La  tonalité  est  exactement 
à  la  quarte  grave  de  la  flûte  ordinaire  en  ui.  Le 
diapason  est  un  demi-ton  au-dessous  de  Tétalon 
actuel  (la  =  870  v.  s.). 

Nous  a^ons  va  (Cotai.,  t.  Il»  2«  édit.,  p.  309)  que  deax  fac- 
teurs da  nom  de  Tuerlinckx,  le  père  et  le  fila»  ont  excereè  leur 
art  à  Malines.  Il  est  regrettable  que  tous  deux  aieot  adopté  U 
môme  marque  de  fabrique,  ce  qui  ne  permet  pas  de  différencier 
à  coup  sûr  1^8  produits  de  Tun  et  de  l'autre.  Il  est  de  noiorlétè 
toutefois  que  la  fabrique  du  père  Tuerlinckx  était  de  beaaeoap 
la  plus  importante  et  qu'on  y  construisait  tous  les  genres  d'ia- 
struments  à  vent,  tant  en  bois  qu'en  cuivre.  Nous  avons  Ta 
qu'il  s'était  même  occupé  de  la  fabrication  du  contrebassoo 
(v.  no  3629).  Le  nombre  des  instruments  sortis  de  ses  ateliers 


—  377  - 

est  considérable  et  bien  certainement  Taerlinckx    a  le  droit         coll.  Snoeck. 
d'occaper  une  des  toutes  premières  places  dans  Thistoire  de  ^  ''^* 

la  facture  en  Belgique.  Tuerlinckz  pore  traTaillait  malheureu- 
sement dans  une  petite  ville  et  &  une  époque  très  tourmentée.  ' 
Son  nom  est  presque  oublié  aujourd'hui  et  nous  considérons 
comme  un  devoir  de  le  •  rappeler  en  lui  rendant  un  légitime 
hommage. 

2676  (i8i).  Flûie  en  ul.  Marque  :  Sieegmans 
Malines,  avec  au-dessus  la  représentation  de  la 
lune.  Bois  d'ébène,  cinq  viroles  en  ivoire,  cinq  clefs 
en  argent  basculant  entre  des  protubérances  : 


:L 


icrit 


è 


-P- 


S6T7  (198).  Flûie  en  ui  avec  étui.  Marque  :  Sax 
à  Bruxelles.  Bois  de  grenadille,  cinq  viroles  en 
argent,  cinq  clefs  du  même  métal  donnant  les 
mêmes  intonations  qu'à  Tinstrument  précédent 

2678  (199)*  Flûie  en  ui^  avec  étui.  Marque  : 
Sax  fadeur  du  roi  à  Bruxelles.  Instrument  de 
luxe  en  ébène,  six  viroles  en  argent,  coulisse  d'ac- 
cord dans  le  corps  d'embouchure,  huit  clefs  en 
argent  : 


■f  8f  *7     4      ,      e      7      • 


-  378  — 

Coll.  snoeck.  C'cst  Ic   systèmc   appelé  communément   à  patte 

f  d*ut.  Celle-ci   peut  se  remplacer  par  une  seconde 

I  .patte^  dite  patte  de  ré^  qui  accompagne  et  qui   n'est 

I  munie  que  d*une  clef,  la  troisième. 

Ces    pattes    se  désignaient  ainsi  parce  qu'elles 
I  indiquaient  la  limite  au  grave  de  la  flûte.  Toutes  les 

plaques  des  clefs  sont  guillochées  et  étaient  ornées 
de  pierres  fines  qui  ont  malheureusement  été  arra- 
chées. On  sait  que  dans  le  second  quart  du  XVII? 
siècle,  le  jeu  des  instruments  à  vent,  et  particulière 
ment  de  la  flûte,  était  très  en  honneur  dans  la  haute 
bourgeoisie. 

2679  (200).  Flùie  en  ni.  Marque  :  /.  H.  Rotien- 
burgh.  Construite  au  ton  ancien  de  chapelle,  cette 
flûte  accuse  la  tonalité  de  si  b  au  diapason  actuel. 
Elle  est  en  buis  bruni,  avec  cinq  viroles  en  ivoire  et 
une  clef  en  cuivre. 

2680(20  1).  Flûte  en  ut.  Même  marque.  Très 
jolie  flûte  en  bois  de  buis  bruni,  cinq  viroles  en 
ivoire,  une  clef  en  cuivre. 

2681  (202).  Flûte  en  ut.  Même  marque.  Bois 
d'ébène,  quatre  viroles  en  argent,  une  clef  du  même 
métal. 

2682  (203).  Flûte  en  ut.  Marque  :G.  A.  RotUn- 


—  379  — 
burgh.  Bois  de  buis,  cinq  viroles  en  ivoire,   quatre        *^";^°J**^' 

clefs  en  are 


Cl.  m. 


rgent:p_j^£^^ 


2683  (204).  Flûte  en  ut.  Même  marque. 
Bois  de  buis  bruni,  deux  viroles  en  ivoire,  une  clef 
en  cuivre. 

2684  (205).  Flûte  en  ut.  Marque:  F.  V.  D.  Maat 
(Van  der  Maat  sans  doute),  avec,  au-dessous,  un  lion 
rampant.  Bois  de  buis,  cinq  viroles  en  ivoire,  une 
clef  en  argent. 

2686  (206).  Flûte  en  ut,  avec  étui.  Marque  : 
Duval,  Maastricht.  Bois  débène,  coulisse  d'accord 
dans  le  corps  d'embouchure,  six  viroles   en    ivoire, 

quatre  clefs  en  argent  .  ^t — l""""^'^'"''^  •  Les  clefs 

fonctionnent  comme  il  est  dit  au  n*  1078. 

La  clef  n*  i  seule  est  munie  du  tampon  ordinaire 
en  cuir,  l'obturation  des  trois  autres  trous  se  fait  à 
l'aide  de  soupapes  métalliques. 

2686  (183).  Flûte  en  ut,  avec  étui.  Marque: 
Dupre  à  Tournay,  surmontée  d'une  lyre.  Boisd'ébène 
avec  coulisse  d'accord    dans    la  tête   (corps  d'em- 


—  38o  — 

^''^c^îT'^'      bouchnre),   six   viroles  en  ivoire,   quatre  clefs  en 
argent. 

2687  (184).  Flûle  d'amour  en  la.  Marque  :  Dupri 
à   Tountay^    1811,   Bois   de  buis,   quatre  clefs  en 

cuivre  :  7k     j^"n~g=j^#^  .  Comparée   au    diapason 
normal  actuel,  celte  flûte  est  en  la  b. 

2688  (185).  FlùUtn  ut,  avec  étui.  M6me  mar- 
que. Bois  d*ébène,  coulisse  d'accord  dans  le  corps 
d*embouchure,  six  viroles  en  ivoire,  cinq  clefs  en 
argent  : 

2680  (188).  Flûtâ  en  ni.  Marque  :  /.  B.  Wilhm. 
Très  bel  instrument  en  bois  de  buis  bruni  garni  de 
cinq  grosses  viroles  en  ivoire,  une  clef  en  argent. 

2680  (189).  Flûte  tn  ut.  Même  marque.  Bois  de 
buis  bruni,  cinq  viroles  en  ivoire,  une  clef. 

2681  (190)*  P^^^  ^^  ^^'  Marque:/.  WilUm. 
Elle  est  pour  le  surplus  semblable  à  la  précédente. 

2692  (191).  Flûte  en  ut.  Marque  : /.  B.  Willem. 
Bois  de  buis,  une  clef  basculant  entre  deux   protu- 


CI  m. 


-381  - 

bérances.  Cette  flûte,  construite  sans  doute  au  vieux        c^'  Snotck. 
ton  de  chapelle,  accuse  actuellement  la  tonalité  de 

si\>. 

2683  (193).  Flûte  en  ut.  Marque  :  D.  Le  Brun  à 
Bruxelles,  Bois  d'ébène,  cinq  viroles  en  ivoire, 
quatre  clefs  en  argent  fonctionnant  comme  celles  de 
la  flûte  précédente. 

2684  (195).  Flûte  en  ut.  Marque  :  Carré  à  Teurnay. 
Bois  de  grenadille^ quatre  violes  et  cinq  clefs  on  argen- 
tine. 

8696  (2 10).  Flûte  basse  en  mi  |7.  Marque  :  H.  Vits^ 
plus  un  écusson  imprimé  au  fer.  Pièce  très  inté- 
ressante ;  elle  est  faite  en  deux  corps  et  sa  longueur 
atteint  o'"97o.  Pas  de  clef. 

2696  (209].  Grande  flûte  en  fa,  Msitque  :  Cuvil- 
lier  aîné  à  S^  Orner,  Elle  est  en  bois  de  poirier  avec 
cinq  viroles  en  corne  et  une  clef  en  cuivre.  Son 
diapason,  indiqué  par  un  G  pour  Tintonation  du  riy 
est,  comparé  à  Tétalon  actuel,  trop  bas  d'un  demi- 
ton. 

2697  (au).  Canne- flûte  en  ut.  Maïque  illisible, 
Gand  est  encore  apparent.  Elle  est  en  bois  de  buis, 
en  deux  pièces  assemblées  par  un  tenon  et  une 
embotture,  une  clef  découpée  dans  Tépaisseur  de 
la  paroi  du  tuyau. 


Cl   III 


—  38a  — 

coii.snocck.  2698  (212).  Canne-flûte  en  ui.  Marque  :  Du^i  à 

Tournay.  Bois  d'ébène,  pommeau  en  ivoire  avec  un 
anneau  en  argent.  Une  clef  découpée  dans  l^épais- 
seur  de  la  paroi  du  tuyau. 

2699  (213).  Canne-flùie  en  ut.  Même  marque. 
Celle-ci  est  en  bois  de  buis  d'une  pièce,  avec  uo 
pommeau  en  ivoire  et  une  clef  entaillée  comme  à 
la  précédente. 

2700  (166).  Fifre  en  mib.  Sans  marque.  Abso* 
lument  semblable  au  n»  2654,  avec  lequel  il  était 
renseigné  dans  la  catalogue  Snoeck. 

Branche  C.  —  Instruments  polyphones, 

A  RÉSEkVOiR  d'air. 
Sbgtion  d.  ~  Réservoir  d'air  et  à  tuyaux, 

2701  (307).  Cornemuse.  Un  chalumeau  à  anche 
double  et  deux  bourdons  avec  anche  battante  pren- 
nent le  vent  sur  l'outre  alimentée  elle-même  par 
un  tuyau  d'insufflation. 

Le  chalumeau  est  percé  de  huit  trous  latéraux, 
dont  l'ouverture  successive  produit  les  intonations  : 


$ 


EEfE* 


P^^^ 


Le   grand    bourdon   donne   ;   ^^tj ,    le   petit 


Le  grand  bourdon  repose  sur  l'épaule  du 
cornemuseur. 


-  383  - 

2702  (soS).  Cornemuse,  Elle  est  semblable  à  la       coil  snoock. 
précédente,  mais  le  chalumeau  est  accordé  à  la  ^^"^' 

tierce  mineure  aiguë  de  celle-ci.  Les  deux  bourdons 

donnent  actuellement 


^i- 


Section  c.  —  Réservoir  d'air,  tuyaux  et  clavier. 

2708  (394).  Orgue  de  régale  (fl.  =  Bibelorgel). 
Sans  marque.  L'instrument  a  le  format  d*un  gros 
livre,  d'une  bible.  En  ouvrant  le  pseudo-volume,  on 
aperçoit  d'abord  les  soufflets  cunéiformes,  un  de 
chaque  côté,  qui  alimentent  le  réservoir  d'air  ;  puis 
le  clavier,  avec  le  sommier  renfermant  les  petits 
tuyaux  chacun  avec  son  anche  battante.  Le  sommier 
s'applique  à  l'aide  de  tenons  sur  des  ouvertures 
laissées  sur  les  côtés  du  réservoir  d'air  et  l'instru- 
ment est  prêt  à  fonctionner.  L*étendue  du  clavier 
est  de  quatre  octaves,  de 

8«> 


Ce  genre  d'orgue  de  régale  est  devenu  rarissime 
et  c'est  bien  certainement  l'un  des  plus  précieuses 
pièces  de  la  collection.  La  première  octave  est 
courte,  Vut  Jf  manque  (voir  la  note  du  n**  2548). 
L'instrument  fermé  mesure  :  longueur,  o",432  ; 
largeur,  on»,332  ;  épaisseur,  o«,  176. 


-  3^4  -- 

Coll.  ènoeck^  Il  est  tttlle  dd  remarquer  que  dans  les  orgues  de  rftgale,  U 

Cl.  ai-  loagaeur  des  tuyaux  n*e8t  pas  eu  rapport  arec  le  diapasoa  dei 

anches.  Comme  nous  Tavons  déj&  signalé  au  n«  1180,  eei 
tuyaux  agissent  en  simples  résonateurs  atténuant  le  timbre 
âpre  et  nasiUari  dd  Tanche  et  abaissant  son  diapason  dtu 
une  certaine  mesure. 

2704  (39<2).  Orgue  positif  ou  orgue  de  chambre. 
Sans  marque.  L*instrument  a  la  forme  d'une  table  ; 
le  meuble  est  en  chêne.  Clavier  de  quatre  octaves  et 
deux  notes  chromatiques  de  ut  à  ré  ;  cinq  registres, 
trois  à  droite  du  clavier  et  deux  à  gauche.  Deux 
soufflets  alimentent  le  réservoir  d'air  et  fonction- 
nent à  l'aide  de  deux  tirasses  placées  au  côté  droit. 

Le  premier  registre,  au-dessous  à  gauche,  est 
un  jeu  de  flûte,  c*est  un  quatre  pieds  en  bourdon  ; 


les  quinze  premiers  tuyaux,  de  (S— J^^gT     Pj  sont 
en    bois  ;    les    dix    tuyaux   suivants,    de 

'îj   sont  en  métal,  les  vingt-six  suivants,  de 

H  au  dernier  ri^  sont  en  métal  et  à  cheminée. 

Le  deuxième  registre  au-dessus,  à  gauche,  est  un 
prestant  de  deux  pieds  ouverts  commençant  consé- 


quemment  à 


'  ^. 


;   les   cinq   premiers  tuyaux 


sont  en  bois,  les  quarante-six  autres  en  métal. 


-  385  - 

Le  troisième  registre  (au-dessus  à  droite)  est  une       cou.saoeck 
fourniture  de  tierce  ;  c*est  un  demi-jeu,  commençant 
au  troisième  ri  b  du  clavier  ;  les  vingt-six  tuyaux 
dont  il  se  compose  sont  en  métal  et  ouverts  ;  le 


tuyau  le  plus  long  sonne,  fo^^=^  et  tous,  par  con- 
séquent, donnent  la  tierce  majeure  aiguë  de  la  note 
que  représente  la  touche  du  clavier. 

Le  quatrième  registre  (à  droite,  au-dessus  du 
précédent)  est  un  super  octave;  les  cinquante-et-un 
tuyaux  sont  en  métal  et  ouverts  ;  ils  commencent 


par  fe^îH  d'un  pied. 
tJ 
Le  cinquième  registre  (à  droite  au-dessus  du  pré- 
cédent) se  divise  en  deux  parties  ou  deux  demi-jeux. 
La  première  partie  est  également  un  super  octave^ 
il  commence  au  premier  ut  du  clavier  et  s'étend 
jusque  et  y  compris  le  troisième.  Les  vingt-cinq 
tuyaux  sont  en  métal  et  ouverts,  le  tuyau  le  plus 

long  donne  ^ :    d*un    demi-pied.    La    seconde 


partie  du  même  registre  est  unt  fourniture  de  quinte, 
il  commence  comme  le  troisième  registre  au 
troisième  ri  b  du  clavier  et  le  tuyau  le  plus  long 


—  386   - 


c*Il.  Saeeek.  I^H 

Cl  III.  iz 


sonne 


"^    Les  vingt'Six  tuyaux  dont  se 


compose  le  demi-jeu,  sont  en  métal  et  ouverts  et 
donnent  donc  la  quinte  aigu6  de  la  note  représentée 
par  la  touche  du  clavier.  Il  est  à  remarquer  que  cet 
orgue  est  accordé  un  ton  plus  bas  que  le  diapason 
de  870  V.  s.,  notre  étalon  actuel. 

Long.  i"os5  ;  larg.  o'»630  ;  haut.  i"»030. 

Saction  /.  —  Réservoir  à^air  et  tuyaux,  à  mouvinuni  automéUiqus. 

2706  (390).  SerinetU,  Marque  :  S.  F.  de  PotUr 
facteur  de  serinettes  à  St  Nicolas,  païs  de  Waes. 
Botte  en  chêne,  un  jeu,  neuf  airs,  dix  tuyaux  en 
métal  dont  les  trois  premiers  sont  fermés,  les  sept 
autres  ouverts  : 


lia 


r5=ï.- 


zt 


^é^MM=^ 


l'effet    est  à   l'octave  aiguë.   Long.    0*28  ;  haut. 
o"i45  ;  larg.  o^'aos. 

2706  (391).  Serinette-pionne.  Même  marque. 
Douze  airs,  deux  jeux  (voir  le  n*  462)  ;  le  premier 
est  un  bourdon  en  métal  composé  de  quatorze  tuyaux 
dont  nous  notons  les  intonations  à  l'octave  inférieure 


-  387  — 


:^z^: 


3=e:«»=M? 


:t=t 


rf^=t: 


■Mz»  r  »  r-^ 


:t=i=t 


^ 


7      t      9     It    11    12    13 

Le  deuxième  jeu  se  compose  d'un  même  nombre  de 
tuyaux,  également  en  métal  et  ouverts,  accordés  à 
l'octave  aiguë  du  jeu  précédent.  Long.  o"44  ;  haut. 
o»i55  ;  larg.  o»23. 

2707  (393).  Orgue  à  manivelle  ou  orgue  de 
Barbarie.  Marque:  Louis  Fretin  à Osiende,  l'an  1823 
(voir  page  55  T. i  -  a*  éd.).  Le  meuble  a  la  forme 
d'un  pupitre.  Il  est  accompagné  d'une  boîte  conte- 
nant cinq  cylindres  de  rechange.  L'instrument  est 
muni  de  trois  registres  qui  mettent  en  action  trois 
rangs  de  dix-huit  tuyaux  chacun. 

Premier  registre  :  Tous  les  tuyaux  sont  des  bour- 
dons. Le  premier  est  en  bois,  disposé  sur  le  fond  de 
rinstrument,  tous  les  autres  sont  en  métal. 
Intonations  : 

ty^T-^— — — — .-gzzrferti-^nH^ 


pÉE 


^ffff 


Â?êEt 


4     1     3     4  5     6     7     S     940III31314I5I617IS 

Deuxième  registre  :  Les  tuyaux  sont  accordés  à 
l'octave  aiguë  des  précédents  ;  le  premier,  couché 
également  sur  le  fond,  est  en  bois  et  ouvert  ;  les 
huit  suivants  sont  des  bourdons  en  métal  ;  les  neuf 
derniers  sont  en  métal  et  ouverts. 


C«ll.Sooeek. 

Cl.  ni. 


—  388  — 

^**'^j^j*«*'''-  Troisième  registre  :  Les   tuyaux   sont  à  l'octave 

aiguë  des  tuyaux  du  deuxième  registre.  Le  premier 
est  un  bourdon  en  métal,  les  dix-sept  suivants  sont 
en  métal  et  ouverts.  Long.  o«,  590  ;  haut,  devant, 
<^"'»  535  ;  haut,  derrière,  o*,  760  ;  larg.  o«,  315. 


Branchb  D.  —  Instruments  a  bmbouchurb. 

Sbctcoh  a.  —  Insirumenti  à  embouchure,  simpies  ou  naturelt- 

2708  (309).  Trompette  en  /a.  Marque  :  C.  Dt 
Vasier  à  Bruxelles.  Elle  est  accompagnée  de  deux 
corps  de  rechange,  mib  et  ui^  et  de  son  embouchure 
(voir  la  note  p.  273.  T.  1,2*  édit.). 

Johann,  Eârnst  Altenburg»  dont  nous  ayons  déjà  cité  le 
remarquable  oavrage^nous  apporte  quelques  points  intéressant 
rhiatoire  de  la  trompette.  A  Tépoque  où  il  écrivait,  U  fio 
du  XYlir*  siècle,  le  bagage  d'un  virtuose  concertiste  se  eon- 
posait  de  troif^i  instruments  : 

lo  Une 'trompette,  en  sol,  dite  anglaise  ; 

iif'  Une  trompette,  en  fa,  dite  française  ; 

8*  Une  trompette,  en  ré,  dite  allemande. 

La  trompette  en  sol  ponvait  al>order  la  tonalité  de  U  en  se 
servant  de  la  sourdine  que  Ton  introduisait  dans  le  pavillon  ce 
qui  avait  pour  effet  do  hausser  le  diapason  de  tout  un  ton.  Da 
chargement  de  timbre  résultant  de  cette  curieuse  pratique 
l'auteur  ne  dit  mot  ( 

La  trompette  en  fa^  se  transposait  en  mi  ou  en  ml  |^  à  l'aide 
de  corps  de  rechange. 

La  trompette  en  re  employait  également  des  corps  de  rechange 


—  389  — 

pour  jouer   en  ul    on  en  il  |?   grave.    Mais    parfois    cette         Cou.soœck 
trsisiàme  trompette  se  construisait  directemenf  en  mi  b.  Dans  <^  iu- 

les deux  cas  lorsqu'il  voulait  éviter  IVmploi  de  longs  corps  de 
rechange',  l'instrumentiste  se  munissait  d'une  quatrième  trorn* 
pette  eorstruite  en  si^  grave. 

Il  est  certain  que  les  trompettes  &  tonalité  uiiique  sont 
au  point  de  vue  de  la  résonance  harmonique,  bien  supérieures 
aux  trompettes  employant  de  nombreux  corps  de  rechange 
comme  on  le  pratiquait  encore  généralement  vers  le  milieu  du 
XI X«  siècle  et  quelquefois  encore  de  nos  jours  !  Lorsque  le 
diapason  manquait  d'exactitude  on  se  servait  pour  le  régler 
soit  de  courtes  rallonges  intercalées  entre  l'embouchure  rt 
l'instrument,  soit  en  entourant  la  qucue^de  Tembouchure  d'une 
bando  de  papier  qui  permettait  de  l'enfoncer  à  différents  degrés 
de  profondeur.  Ces  moyens  quoique  bien  primitifs  et  peu  recom- 
mandables  ne  sont  pas  tout-&-fait  oubliés  de  nos  jours!  La 
routine  jette  do  si  profondes  racines  que  ni  le  temps  ni  les 
progrès  les  plus  marquants  ne  parviennent  pas  toujours  à  les 
extirper  complèleinent. 


2709  (310).  Trompette tTifnib»  Marque:  C.  Mahil- 
Ion,  Bruxelles,  Elle  est  en  bois^  pour  démontrer  que 
la  matière  dont  sont  confectionnés  les  tuyaux  n'a 
aucune  influence  sur  le  timbre  (voir  le  n«  57  2j. 

2710  [i\\).  Trompette  demi-lune  en  ré.  Même 
marque.  Reproduction  du  n*  1184. 

2711  (31a).  Trompette  en  ré.  Même  marque. 
Reproduction  d'une  trompette  du  XVII®  siècle,  con- 

fit-riiît^  nmir  un  nrwf^.trt^  hf.ot'nrîniip 


struite  pour  un  cortège  historique 


Coll.  Snoeck. 
Cl.  III 


—    390    — 

2712  (315).  Quatre  irompettes  de  parade  en  mi\>. 
Marque  :  Ad.  Sax,  Breveté  à  Paris,  F'*"''  de  la  M'  • 
Mil"  de  l'Empereur,  Trompettes  d'un  modèle  excep- 
tionnely  droit  dans  tout  son  parcours,  mais  ramenant 
le  tube  sur  lui-même  en  le  contournant  en  forme  de 
boucle  à  chaque  extrémité  ;  elles  furent  spéciale- 
ment construites  sur  le  modèle  de  celles  de 
Tescadron  des  Cent  gardes  de  Napoléon  III^  pour  le 
château  de  Wynendaele,  dont  elles  portent  la  repré- 
sentation sur  une  plaque  estampée  en  cuivre  rouge, 
avec  la  date  de  1862. 

Monsieur  Jules  Mathieu^  grand  amateur  de  musique,  proprié- 
taire du  chatoau,  subventionnait  à  grands  frais  im  corps  à* 
musique  très  important  organisé  parmi  les  jeunes  gens  da  tîI- 
lage.  C'est  à  lui  qu'ont  appartenu  les  trompettes  en  question. 

2718  (314).  Deux  trompettes  QTi  ut.  Marque:  L. 
Moeremans,  breveté,  fournisseur  de  Varmée  et  des  con- 
servatoires^ Gand.  Elles  sont  droites  et  leur  diapason 
est  à  l'octave  aiguë  de  la  trompette  type  en  ut  (Voir 
T.l.  2«  édit.  p.  278). 

2714.  (315)  Deux  Lituus.  Sans  marque.  Snocck 
les  attribue  à  L.  Moeremans,  de  Gand.  Ce  sont  des 
reproductions  approximatives  du  n°  621. 

2716  (316).  Detix  trompettes  en  mi  b.  Même 
marque  que  les  n*»'  27 13.  La  forme  nous  rappelle  celle 


Cl.  III. 


—  aci- 
de Tancienne  trompette  représentée  par  Virdung,        ^•Jî;^";**'' 
avec  les  trois  branches  ployées  en  S  très  allongé. 

2716  (323).  Clairon  en  ré.  Marque  :  Tuerlinckx 
à  Matines.  Tuyau  ployé  en  demi-cercle  ;  il  ressem- 
ble au  n^  2419.  Snoeck  croyait,  non  sans  raison,  que 
cet  instrument  avait  été  fabriqué  d'après  un  modèle 
apporté  en  Belgique  parles  Alliés  vers  1815. 

* 

2717  (324).  Cor  d' harmonie f  cor  simple  ou  cor  à 
main.  C^est  la  variété  dite  cor  d*invention^  à  cause 
de  la  coulisse  d*accord  adaptée  vers  le  milieu  de  la 
colonne  d'air  (voir  T.  i.  2*  édit.,  p.  60).  Il  est  de 
/.  F.  De  Bâcher  y  de  Gand.  Il  est  muni  des  dix  corps 
de  rechange  intercalés  sur  le  parcours  du  tuyau  à 
Taide  de  la  coulisse.  L'intérieur  du  pavillon  est  la- 
qué en  rouge  avec,  sur  le  bord,  une  guirlande  d*orne« 
ments  dorés  ;  cet  enjolivement  du  pavillon  du  cor 
d'harmonie  était  d'un  usage  presque  général  en  Bel- 
gique et  en  France,  vers  la  première  moitié  du 
XVIII»  siècle. 

2718  (325).  Cor  d'harmonie  en  sib  avec  étui. 
Marque  :  F.  van  Engelen  à  Lierre ^  province  d'Anvers. 
Construction  semblable  à  celle  du  cor  précédent, 
dix  corps  de  rechange  par  la  coulisse  et  une  coulisse 
d'accord  supplémentaire. 


-   39«  — 

Coll. sndeck.  2719  (327).  Cof  d'harmofite  en    sib.    Marque 


Cl    III. 


Fuit  par  C.  Dévaster  fils  à  Bruxelles.  Même  modèle  et 
corps  de  rechange  que  le  précédent. 

2720  (339)*  Cor  omnitonique  en  st  b.  Sans  marque, 
mais  il  est  bien  certainement  de  Sax  (voir  le  n«  206). 

9721  (330).  Cor  omnitonique  en  si  b.  Marque: 
L.  Embach  et  C%  Amsterdam.  Pièce  remarquable 
dont  |a  construction  est  basée  sur  le  principe  du  cor 
omnitonique  de  Sax.  Les  allongements  successifs  de 
la  colonne  d'air  pour  passer  d'un  ton  à  un  autre,  se 
font  par  Tintermédiaire  d'un  gros  cylindre  surmonté 
d*un  disque  indiquant  les  tonalités  recherchées.  On 
obtient  ainsi  successivement  les  tons  de  sib,  /a,  sol^ 
fa,  mi,  mi  b,  réy  ut,  si  b.  L'intérieur  du  pavillon  est 
laqué  rouge  avec  une  guirlande  dorée,  représentant 
des  instruments  de  musique. 

Louis  Embaeh,  qui  travaillait  sous  la  raison  floeiale  L. 
Embaoh  et  O^.,  a  mérité  par  les  travaux  qui  smt  restés  de  loi, 
d'occuper  une  place  très  distinguée  parmi  les  facteurs  d'inslra- 
ments  de  musique  néerlandais.  Nous  le  trouvons  parmi  les 
exposants  qui  ont  pris  part  ft  Texposition  nationale  de  Bruxel- 
les en  18S0. 

2722  ^355).  Luur  danois  en  la.  Marque:  C.  Ma- 
hillon^  Bruxelles.  Reproduction  fantaisiste  en  cuivre 
de  la  trompe  antique  en  bronze»  n^  11 56.  Cet 
nstrument  a  servi  dans  la  cavalcade  historique  de 
1880. 


—  393  — 

2728  (340)  •  Deux  Buccines  en  ui.  Même  marque       coii.saoedr. 
que  pour  les  n**  2713:  Moeremans  à  Gand.  Ces  instru- 
ments rappellent  la  forme  de   l'ancienne    bucina 
romaine  fvoir  n»  464)9  mais  leur  pavillon  est  terminé 
par  une  tète  de  serpent. 

Cette  ornemeatatlon  bizarre  est  p3stéri6are  à  l'époque 
romaine.  Elle  eut  du  succès,  car  cette  tôto  de  serpent  unit,  à  la 
suite  de  cet  usage,  par  prendre  le  nom  de  tôte  de  buccin,  rappe- 
lant ainsi  le  nom  de  l'instrument  auquel  elle  fui  primitivement 
appliquée.  On  sait  que  le  buccin  n'est  pas  un  serpent,  mais  la 
coquille  d'un  mollusque  qui  fut  fort  probablement,  avec  la  cor- 
ne^ l'un  des  premiers  instruments  à.  embouchure.  Le  trombone 
dont  le  pavillon  se  terminait  par  une  tète  de  serpent  était 
aussi  désigné  sous  le  nom  de  buccin  (voir  le  n<>315). 

Sbction   b.    —  Instruments  à  embouchure^  chromatiques, 
à  ouvertures  latérales» 

Sous-section  aa,  —  A  trous  latéraux  avec  ou  tans  clefs. 

2724  (364).  Serpent.  Attribué  à  Dupré  à  Tournai. 
Construction  semblable  à  celle  du  n""  209  :  deux 
coquilles  réunies»  collées  par  leur  bord  et  revêtues 
de  cuir. -Le  contour  toutefois  s*écarte  complètement 
de  la  forme  classique  du  serpent.  Il  devait,  dans 
Tesprit  de  l'auteur,  faciliter  le  maniement.  Trois 
clefs  en  cuivre. 

2726  (331).  Serpent.  Sans  marque.  Pièce  inté- 
ressante^  échappée  de  l'incendie  du  théâtre  royal  de 


J 


—  394  — 

«!<»";.  sj««k-       la  Monnaie  en  1854  ;  elle  servait  d'accessoire,  de 

CI.  111» 

décor  sans  doute,  car  les  trous  latéraux  ont  été 
bouchés. 

2726  (332).  Basson  russe.  Sans  marque.  Instm- 
ment  de  grosses  proportions,  trouvé  au  grenier  d*ane 
société  d'harmonie.  Trois  clefs.  Le  pavillon  est 
laqué  à  l'intérieur  avec  une  guirlande  dorée  (voir 
le  n*  210). 

2727  (333).  Basson  russe.  Marque  :  Van  Belle 
à  Gand.  Bois  d'érable  moucheté,  quatre  clefs  en 
cuivre.  Il  provient  de  Téglise  de  Loochristy. 

2728  (334).  Basson  russe.  Marque  :  Dupré  à 
Tourttay,  Bois  d'érable,  quatre  clefs  en  cuivre.  L'in- 
térieur du  pavillon  est  laqué  en  rouge  et  est  orné 
sur  les  bords  d'une  guirlande  dorée. 

2728  (335).  Basson  russe.  Marque:  Jacques  Prin- 
temps à  Lille.  Bois  d'érable,  trois  clefs  en  cuivre. 

2730  (336).  Basson  russe.  Marque:  Jean  H. 
Bonne  à  Gand.  Bois  d*érable,  trois  clefs  en  cuivre; 
on  lit,  sur  la  virole  de  la  culasse  :  L,  de  Cusier^  le 
nom  du  propriétaire  sans  doute. 

2781  (337).  Basson  russe.  Sans  marque,  mais 
bien  certainement  de  Tuerlinck,  de  Malines.  Pièce 
intéressante,  en  /a,  de  tr^s  larges  proportions  et  à  U 


—  395  ~ 
:ierce  mineure  inférieure  du  basson  russe  ordinaire,       <^»"-  sno^k. 

.     •  ,  Cl.  III. 

ort  probablement  en  si  \>  au  diapason  ancien  (^>. 
Sois  d'érable,  trois  clefs  en  cuivre  :   la  première 

>uverte,  les  deux  autres  fermées.  ^^îE5E^^^ 


^T'r 


Long,  totale,  de  Textrémité  de  la  culasse  à  celle  de 
.'embouchure,  i*i85. 

2782  (3oi).  Basson  russe.  Marque  :  Jean  H.  Bonne 
i  Gand.  Bois  d'érable,  quatre  clefs  en  cuivre. 

2788  {s^7),Tuba'Dupré<^K  Marque  :  Dupré  à  Tour- 
tai  (voir  le  n*  1054).  Instrument  presque  semblable 
lu  n«  2452,  dont  il  ne  diffère  que  par  de  légères  modi- 
îcations  aux  clefs,  lesquelles  sont  au  nombre  de  six  : 
a  première  est  ouverte,  tandis  qu^au  n*  2452  elle 
!st  fermée.  Cette  disposition  avait  pour  but  d'amé- 
iorer  la  sonorité  produite  par  Touverture  des 
Lutres  clefs.  Le  fonctionnement  de  cette  clef  se  fait 
)ar  le  pouce  gauche.  Les  cinq  autres  clefs  sont 
ermées  et  elles  sont  disposées  pour  fonctionner  : 

la  deuxième,  par  l'auriculaire  gauche  ; 

la  troisième,  par  l'index  gauche  ; 


(1)  En  supposant  la  tonalité  de  ai  7,  Teffet  ré«l  est  à   la    seconde 
ajeure  grave  de  la  note  écrite. 

(2)  G*e8tl6  nom  donné  à  l'instrument  par  le  facteur.  Voir  le  catalogue 
)  l'Exposition  nationale  de  1830» 


-396- 

c#u  saotek.  la  quatrième,  par  Tindex  droit  ; 

la  cinquième,  par  le  même  doigt  ; 
la  sixième,  par  l'auriculaire  droit. 

S734  (348).  Tuba.  Mêmes  marque  et  construction 
que  le  précédent. 

2786  (349].  Tiéba.  Idem.  Pièce  inachevée. 

8786  (350).  Tuba.  Mêmes  marque  et  coostructioo 
que  le  n«  2733. 

2787(351)   Tuba  Idem. 

s 3U8- faction  66.  —  A  clef«,  sans  troaa  latéram  librai. 

2788  (317).  Cor  à  clefs  en  5t  b.  Avec  étui. 
Marque  :  Fait  par  C.  Dévaster  à  Bruxelles.  Bel 
instrument  en  chrysocal  (alliage  de  cuivre  et  de 
zinc,  de  couleur  d*or  ;  appelé  aussi  pour  cette  raison» 
Similor  et  très  à  la  mode  pour  ce  genre  d'instru- 
ments  dans  la  première  moitié  du  XIX*  siècle).  Six 
ciefs  en  argentine  à  plaques  ciselées  (voir  T.  I.  a' 
édit.,  p.  300). 

2789  (318).  Car  à  clefs  en  ut  Marque  :  Par  Ver- 
hoeven  à  Lierre.  Sept  clefs.  Cet  instrument  a  appar- 
tenu au  Conservatoire  royal  de  Gand;  il  en  porte 
rinscription. 

2740  (319).  Cor  à  clefs  en  sib.  Marque  :  F.  D. 
Van  den  Eynden  à  Malines.  Six  clefs. 


-  397  — 

2741  (320).  Cor  à  clefs  en  si'b.  Marque  :  C.  Sax       Coii. 8iio#ck. 

CI.  m. 
i  Bruxelles  1835.  Sept  clefs  à  plaques  guillochées. 

2742  (321).  Cor  à  clefs  en  si  b.  Marque  :  F.  Van 
Bngelen  à  Lierre,  province  d  Anvers.  Six  clefs. 

2748  (341).  Ophicleïde  en  sïb.  Très  jolie  pièce 
Faite  par  C.  Dévaster  à  Bruxelles.  Les  clefs,  au  nom- 
bre de  neuf,  sont  guillochées  (voir  T.  I.  2*  édit.,  p. 
300).  Les  initiales  du  propriétaire,  A.  W.,  sont 
gravées  sur  une  plaque  ronde  qui  porte  aussi  le 
10m  du  facteur  ;  cette  plaque  a  pour  bordure  des 
notes  de  musique. 

2744  (344).  Ophicléide  alto  en  nti  b.  Marque  : 
F.  Van  Engelen  à  Lierre^  province  d* Anvers.  Le  corps 
je  l'instrument  est  en  cuivre  rouge  ;  les  clefs,  au 
nombre  de  neuf,  sont  en  argentine. 

2746  (34a).  Ophicléide  en  sf  b.  Marque  :  Fait  par 
C.  Dévaster  à  Matines,  avec,  au-dessous,  les  initiales 
A.  W.  X.  Le  corps  est  en  chrysocal;  les  clefs,  au 
aombre  de  neuf,  sont  en  argentine  et  guillochées. 

2746  (343).  Ophicléide  en  sib.  Marque:  F.  jf. 
Van  Engelen  à  Lierre,  province  d'Anvers,  Le  corps 
sst  en  chrysocal  ;  les  clefs,  au  nombre  de  dix,  sont 
en  argentine.  Un  bord  en  argentine  gravé  orne 
le  pavillon. 


^  39*  — 

coiLfiooeek.  2747  (346).  OphicUtde  en  s»b.  Marque  :  Murm 

'    *         à  Anvers.  Neuf  clefs. 

2748  (345).  Ophiclétde  en  stb.  Marque  :  F.  J^. 
Fan  Engelen  à  Lierre.  Neuf  clefs  et  un  bord  en 
argentine  au  pavillon. 

Section  c.  •—  Insiruments  à  embouchure,  chromaiiqun^ 
à  longueurs  variables. 

Som-section  aa,  —  A  coaltsie. 

2748  (339).  Buccin  en  si}}.  Marque  :  Tteerlinckx 
à  Malines.  Trombone  à  tête  de  serpent  (voir  le  n* 

2733). 

2760  (338).  Buccin  en  sit?.  Mêmes  marque  et 
construction  que  le  n*  précédent, 

2761  (353).  Trombone  en  si  b.  Avec  étui.  Marque  : 
Par  Verhoeven  à  Lierre.  Le  pavillon  est  replié  sur 
lui-même,  avec  son  ouverture  en  arrière  (voir  les 
no*  214  et  1262). 

Soiif*tectioa  66.  —  A  pittont. 

2762  (326).  Cor  à  deux  pistons  en  sib.  Marque  : 
Déifias  à  Bruxelles.  Le  pavillon,  au  lieu  d*être  replié 
comme  il  est  d'usage  ordinaire,  vers  le  bras  droit 
de  l'exécutant,  prend  une  direction  verticale.  Ce 
système  excluait  la  possibilité  des  sons  bouchés 
(voir  T.  I.  2*  édit.  p.  270). 


—  399  — 

Le  premier  piston  allonge  la  colonne  d'air  d'un  ton,  le  second     CoU.  SomcIê. 
piston^  d'un  demi-ton.  Une  note  intéressante  sur  les  origines  du  ^*'  ^^' 

cor  &  pistons  se  troure  dans  la  Rewéâ  musicale  de  Fétis,  ^  année» 
1838,  p.  153. 

2763  (328).  Cor  à  deux  pistons  en  sib.  Marque  : 
Alphonse  Saxfils  et  Cie  à  Bruxelles.  Système  dépistons 
à  colonne  d*air  conique,  par  Brevet  d'invention.  Ces 
pistons  sont  plutôt  des  cylindres  (voir  T.  i.  a*édit. 
p.  191)  dont  la  rotation  est  obtenue  par  le  mouve- 
ment rectiligne  de  deux  tiges  verticales. 

2764  (352).  Trombone  à  trois  pistons  en  sib. 
Marque  :  (\D)  {^Van  den)  Eynden  à  Matines  (voir  T.  1  • 
2*  édit.  p.  282).  La  branche  du  pavillon  a  reçu  une 
courbure  concave  qui  s'ajuste  au  cou  de  l'exécutant. 

2766  (356).  Collection  d'embouchures  à  bassin^ 
en  argent,  en  ivoire  et  en  cuivre. 


Classe  IV.  —  Instruments  a  cordes. 
Branche  A.  —  Cordbs  prottébs. 

Sbction  a,  •—  Cordes  frottées  par  rarchet  (i). 

2766  (i).  Pochette.  Marque  :  Henrick  Willems  tôt 
Ghendt  1679.  Etiquette  imprimée.  La  forme  est  celle 


(1)  Dans  la  description  des  iostruments  à  cordes  frottées  par  l*archet, 
noua  avons  utilisé  en  grande  partie  les  reoseignements  donnés  dans  le 
catalogue  de  sa  collection  par  Témlnent  musicologue  G.  Snoeck. 


—  4^0  — 

coii.snoe«k.  du  febec,  le  dos  est  penta^^onal.  Le  cheviller  se 
termine  par  une  tête  de  non,  marque  caracténsti* 
que,  dit  Snoeck,  de  la  facture  de  ce  luthier.  Les  pans 
du  dos,  la  touche  et  le  cordier  sont  encadrés  d'un 
filet  d'ébène.  Le  cordier  et  la  touche  en  bois  jaune 
sont  ornés  en  plus  de  rosettes  en  verroterie  (voir  le 
n«  232).  Long.  0*405. 

2767  (a).  PocheiU.  Marque  :  Faict  à  Ypre  (Ypres) 
par  Guillaume  de  Poilly  1672.  Etiquette  manuscrite. 
Même  forme.  La  tète  est  une  petit  volute,  les  côtes 
du  dos  pentagonal  sont  légèrement  cannelées.  Long. 

0™420. 

2768  (3).  Pochette.  Marque  :  Matthys  Ho/mans 
tôt  Aniwerpen.  Etiquette  imprimée.  Même  forme 
avec  le  dos  pentagonal.  Long.  o"4io. 

8768  (4).  Pochette.  Même  étiquette.  Même  forme. 
Le  cheviller  est  terminé  par  un  motif  sculpté  repré- 
sentant une  tête  de  nègre.  Il  est  en  ébène»  de  même 
que  le  dos.  Long.  0*410. 

2760  (5).  Pochette.  Marque  :  Hendrick  ^acobs  in 
Amsterdam  17...  Etiquette  imprimée.  Même  forme; 
le  cheviller  est  terminé  par  une  sculpture  représen- 
tant une  tête  de  femme.  Long.  0*390. 

2761  (6).  Pochette.  Marque  :  ^an  de  Maseneer  tôt 
Brussel.  Etiquette  imprimée.  Même  forme.  Long. 
o»4i5. 


-  4dt  - 

2762  (7).  Pochette.  Etiquette  manuscrite  :  Béer-       c^iusacek 

^' '  *  Cl.  IV 

naeriSches^  Brugge  1650.  Forme  bateau,  le  cheviller 
est  terminé  par  une  sculpture  en  tète  d'oiseau. 
Long.  o«430. 

2763  (8).  Pochette.  Marque  :  ^an  de  Béer  in 
Amsterdam.  Etiquette  imprimée.  Forme  rebec,  dos 
pentagonal  à  côtes.  Le  cheviller  est  orné  d'une 
sculpture  représentant  une  tète  de  cheval.  Long. 
o'"490. 

2764  (9).  Pochette.  Etiquette  manuscrite  :  Gaspar 
Borbon  toi  Brussel  1686.  Forme  de  fantaisie  très 
jolie,  avec  les  bords  festonnés.  Long.  o°'485. 

2766  (10).  Pochette.  Etiquette  manuscrite.  Fait 
à  Tournaypar  Amand  Houzé^  1824.  Forme  de  violon. 
Le  cheviller  est  terminé  par  une  rosette  garnie  de 
pierres.  Long»  0*4 10. 

2766  (11).  Pochette.  Sans  marque.  Forme  de 
contrebasse.  Long.  o"305. 

2767  (12).  Petit  violon.  Attribué  à  Willetns  de 
Gand.  Pièce  de  fantaisie  taillée  en  forme  de  viole  ; 
le  cheviller  se  termine  par  une  tète  de  femme 
sculptée.  Long.  o°>49o  (voir  Etude  biographique  et 
or gano graphique  sur  les  Willems,  luthiers  gantois 
du  XVII*  Siècle,  par  Ed.  Vander  Straeten  et  César 
Snoeck,  Gand.  Ad.  Hoste  1896). 


—  4^a  — 

Col. snofck.  2768(26).  Violon.    Sms  marque.   Bel    instra- 

Cl.  IV  ^       '  ^ 

ment  attribué  par  Snoeck  à  Hendrick  Willems,  de 
Qand.  D*après  un  usage  malheureusement  très 
répandu  et  très  peu  recommandable,  il  porte  une 
fausse  étiquette,  celle  de  Nicolas  Amaii. 

2769  (27).  Violon.  Marque  :  Hendrick  WiUems 
toi  Gend,  i743*  Etiquette  manuscrite.  Forme  très 
élégante.  Le  dos  et  les  éclisses  sont  en  noyer. 

2770  (28).  Violon.  Du  même  luthier,  avec  la 
date  de  17 12.  Etiquette  imprimée. 

2771  (29).  Violon.  Du  même  ;  sans  étiquette. 
L*instrument  a  été  reverni. 

2772  (30).  Violon.  Du  même.  Marque:  Hendrickx 
Willems  toi  Ghendi  17 15.  Etiquette  manuscrite. 

2778  (31).  Violon.  Etiquette  imprimée:  N.  F. 
VuUlaumCy  luthier  du  Conservatoire  royal  de  musique 
'  de  Bruxelles,  Van  1864.  Très  joli  instrument. 

Nicolas  Yuillaume  était  le  frôre  de  Jean-Baptiste  Yaillaiiflie, 
le  célôbre  luthier  de  Paris  Les  deux  frères  étaient  nés  à  Mire- 
court  (Vosges). 

2774(32).  Violon.  Etiquette  imprimée!  Gaspar 
Borbon  tôt  Brusset  i6^y  ;  les  deux  derniers  chiffres 
sont  presque  effacés. 

2776  (33),  Violon.  Même  auteur,  c'est  une  copie 
de  Gasparo  da  Salo^  de  Brescia,  et  il   en  porte  une 


—  403  — 

étiquette  manuscrite  (voir  le  n*  141 5).  Doubles  filets       ^^^'  ^'^^^ 
et  dessins  en  filets  sur  le  dos  de  la  caisse  sonore. 

2776  (34).  Violon.  Du  même  auteur,  avec  une 
étiquette  imprimée  où  le  nom  est  écrit  Bourbon.  Il 
est  daté  de  1701.  Malheureusement,  la  table  d'har- 
monie manque.  Le  manche  a  été  renouvelé. 

2777  (35).  Violon,  Etiquette  imprimée  :  Peeter 
Borlonj  toi  Aniwerpen  1653.  Petit  patron  ;  le  vernis 
de  la  table  a  disparu,  celui  du  dos  est  jaune  clair. 

2778  (36),  Violon.  Marque  :  Egidius  Snoeck,  tôt 
Brussel,  1764.  Vernis  rouge  brun  sur  le  dos  et  les 
éclisses  ;  celui  de  la  table  est  beaucoup  plus  pâle. 

2779  (37).  Violon.  Etiquette  imprimée  :  Bgi- 
diusSnoeckjà  Bruxelles   1727.  Vernis  rouge  brun. 

2780  (38).  Violon.  Sans  marque.  Snoeck,  dans 
son  catalogue,  l'attribue  à  Marcus  Snoeck,  vers  1740 
(voir  le  n"  1368). 

2781  (39).  Violon.  Etiquette  manuscrite,  dont 
il  restt  Boussu  1750  (probablement  Benoit  Joseph). 
Très  bel  instrument,  avec  la  volute  caractéristique 
du  maître.  Cet  Instrument  se  trouve  dans  son  état 
primitif  avec  le  vieux  manche  et  le  vieux  cordier. 
Boussu  a  daté  des  instruments  d'Btterbeek  et  de 
Bruxelles. 


-  4^4  - 

c»ii.8no«ck.  2782  (40)  Violon.  Du  même  maître.  Les  voûtes 

de  la  caisse  de  résonance  sont  très  prononcées  ;  la 
volute  n'est  pas  de  Boussu.  L'étiquette  manuscrite 
porte  :  B.  J.  Boussu  à  Eiierbeecke  pris  de  Bruxelles, 
le  20  S*»*®  1753  »•  36. 

2783  (41).  Violon.  Beau  spécimen  du  même 
maître.  Etiquette  manuscrite:  B.  J,  Boussu  à  EiUr- 
beecke  contre  Bruxelles  le  11  février  1753  »•  37. 

2784  (42].  Violon,  Du  même  maître.  Etiquette 
imprimée  :  Benoit  Joseph  Boussu,  maitre  luthier  à 
Bruxelles  1753.  Vernis  jaune  pâle. 

2786  (43].  Violon.  Du  même  mattre,  mais  sans 
étiquette. 

2786  (44).  Violon.  Etiquette  imprimée  :  Jan  de 
Maseneer  tôt  BrusseL 

2787(45).  Violon.  Etiquette  imprimée:  P.  Boom 
me  fecil   Bruxellis^  anno  1779. 

2768  (46).  Violon,  Etiquette  manuscrite  :  André 
Augustin  Chevry,  luthier  à  Bruxelles  i84o.  Double 
filet,  vernis  rouge  brun.  La  table  et  le  fond  sont 
très  plats. 

2789  (47).  Violon.  Marque  :  Joannes  Batista 
Vander  Slagh  Meulen  tôt  Aniwerpen.  La  facture  rap- 
pelle celle  de  Stainer,  gorges  prononcées,  étiquette 
imprimée. 


—  405  — 

2790  (48).  Violon.  Du  même  maître.  Même  éti-      coiusnoick. 
quette  imprimée. 

2781  (49).  Violon.  Attribué  par  Snoeck  à 
Matthys  Hofmans  d'Anvers  vers  1670.  Belle 
lutherie,  style  italien»  vernis  rouge  foncé.  Cet  habile 
luthier  travaillait  encore  au  commencement  du 
XVIII»  siècle  (voir  le  n«  1355). 

8792  (50).  Violon,  Etiquette  imprimée  :  Matthys 
Hofmans  tôt  Antwerpcn  1665. 

2793  (51).  Violon.  Du  même  maître.  Etiquette 
imprimée,  sans  date  ;  l'authenticité  de  la  volute  est 
douteuse. 

2794(52).  Violon.  Etiquette  manuscrite  :  3^oom 
Willems  toi  Ghendi  1659.  La  volute  n*est  pas  du 
mattre.  Une  étiquette  imprimée  indique  que  ce 
violon  fut  réparé  par  J.  F.  Van  Hese,  à  Gand,  en 
1834. 

2796  (53).  Violon.  Petit  modèle  du  même  maître, 
également  daté  de  1659.  LMtiquette  manuscrite  est 
malheureusement  devenue  complètement  illisible. 

2796  (54).  Violon.  Etiquette  imprimée  :  J. 
Renaudin  à  Gand,  1753  (voir  la  note  du  n*  233  ;  la 
date  1753  rend  notre  première  supposition  peu  pro- 
bable). 


—  4^6  — 

coa  sooeck,  2797  (55),  Violon.  Attribué  par  Snoeck  à  Van- 

hese,  Gand,  1820. 

2798  (56).  Violon.  Etiquette  manuscrite  :  fait  à 
Tournaypar  Ambroise  JDe  Comble,  1756.  Vernis  rouge 
caractéristique  du  maître  ;  bords  épais,  filets  min- 
ces (voir  n«»  135a,  1353  et  1354)- 

8799  (57).  Violon,  Même  étiquette  manuscrite 
que  le  n*"  précédent  avec  la  date  de  176 1.  L'instru- 
ment a  des  dimensions  moindres,  le  vernis  est  plus 
brun,  le  bois  moins  bien  choisi. 

Snoeok  suppose  que  le  premier  luthier  de  ce  nom,  élève  de 
Stradivari,  était  mort  en  1761  et  que  ce  sont  des  èlôves  qui 
ont  achevé  l'instrument.  Il  se  peut,  d'après  les  renseigncmeats 
que  nous  ayons  pu  recaelllir  de  notre  edtè  et  que  nous  ayons 
consignés  dans  la  note  du  n^  1854,  que  cet  instrnment  ait  été 
achevé  par  celui  des  trois  luthiers  de  ee  nom  qui  signait 
Ambroise  Décomble  et  qui  travaillait  vers  1761.  L'éeriture  de 
l'étiquette  du  n»  2799  ne  ressemble  pas  à  celle  du  n»  2798. 

2800  (58),  Violon.  Etiquette  imprimée  :  H$n- 
drick  Jacobs  mefrcii  in  Amsterdam  1697.  Bel  instru- 
ment de  ce  maître  qui  passait  pour  Tun  des  plus 
habiles  imitateurs  d*Âmati.  Les  filets,  au  lieu  d'être 
en  ébène  comme  d'ordinaire,  sont  en  baleine.  Une 
deuxième  étiquette  imprimée  nous  apprend  que  ce 
violon  fut  réparé  par  C.  F.  Darche. 

2801  (59).  Violon.  Etiquette  manuscrite  :  fohan- 
nés  Cuypers  fecit  s^Hagâf  1790.    Ce  luthier  est  cité 


-  407  — . 

avec  raison  parmi  les  plus  habiles  des  Pays-Bas.        cou.snoeck. 
Ses  instruments  sont  très  estimés.    I^^a  volute  est 
caractéristique  ;  les  voûtes  de  la  caisse  sonore  sont 
très  prononcées. 


dSOd  (60).  Violon.  Etiquette  imprimée:  Hên^ 
drick  Aerminck  me/ecittot  Leyden  A.  1681.  Cette 
facture  a  de  Tanalogie  avec  celle  de  Willems,  de 
Gand.  Les  /  ont  été  malheureusement  recoupées. 

2808  [61).  Violon.  Même  auteur.  Même  étiquette 
imprimée  avec  la  date  de  1736.  La  facture  de  ce 
violon  ne  ressemble  pas  à  celle  du  précédent.  Le  dos 
a  de  Tanalogie  avec  ceux  de  Cuypers.  La  ressem- 
blance de  rétiquette  et  la  différence  des  dates  et  de 
facture,  nous  permettent  de  supposer  que  l'auteur 
de  cet  instrument  était  le  fils  du  luthier  précédent. 

S804  (62).  Violon,  Etiquette  imprimée:  fait  par 
C.  F.  Darche  luthier  Bruxelles  1854  n«  57.  C'est  un 
essai  de  ce  très  habile  luthier  ;  genre  de  violon  qu'il 
appelait  à  mentonnière  ;  il  y  a  à  cet  effet  un  double 
mouvement  dansTéclisse  inférieure  qui  facilite  Tap- 
pui  contre  Tépaule. 

2806  (63).  Violon.  Du  même  auteur.  C'est  une 
variété  de  instrument  précédent  à  double  menton- 
nière. Il  porte  le  n*  58  et  la  date  de  i85^. 


—  4^8  — 
cou.sooMk.  2806    (64).    Violon.    Du    même   auteur,    avec 

Cl  IV 

rétiquette  imprimée  :  n*  66  Carolus  Claudius  Darchc 


fedt  Bruxellis  anno  Domini  1855. 


2807  (65).  Violon.  Du  même  auteur,  avec  la 
date  de  1854  et  le  n*  38.  C'est  également  un  violon 
de  grand  format  avec  la  tète  sculptée.  La  lutherie  de 
cet  auteur  était  estimée. 

2808  (66)  Violon.  Marque  :  Fccit  par  Berger  à 
Gand  1823.  Lutherie  ordinaire;  gorges  très  pronon* 
cées.  Le  luthier  a  signé  son  œuvre  sur  le  fond  da 
violon. 

2808  (67).  Violon.  Attribué  par  Snoeck  i 
J.  Sohet,  luthier  à  Liège.  Lutherie  ordinaire. 

2810  (68).  Etiquette  imprimée  :  H.  J.  De  Lan- 
noy  à  Bruxelles  1791.  Vernis  foncé  ;  les  épaissears 
du  fond  et  de  la  table  sont  très  fortes. 

2811  (69).  Violon.  Marque  :  H,  J.  Delanncy 
dans  le  Bourgendale  à  Bruxelles  1730.  Lutherie  assez 
lourde.  La  comparaison  des  dates  et  la  facture  dif- 
férente de  ces  deux  derniers  instruments  permet  de 
supposer  qu'ils  ne  sont  pas  du  même  mattre.  Il  s'agit 
probablement  du  père  et  du  fils. 


—  4^9  - 

2812.  (70).  Violon.  Etiquette  imprimée,  mais       coiLSnoeck. 
presqu'illisibie  ;  il  reste  cependant  :  J.  ^.  De  Lannoy 
dessus  lacomin.,...  a i753«  Ce  violon  se  distin- 
gue par  rétroitesse  de  sa  caisse  sonore  ;  les/  sont 
très  minces. 

LutgendoriT  (Geigen  wid  Lauiênmaeher)  cite  un  luthier, 
N.  J.  De  Lannoy,  Lille,  1740-1775  qui  habitait  en  1747  Petite 
place,  au  dessus  des  halles^  et  plus  tard,  Dessus  les  ponts 
de  Cominês.  Cet  auteur  se  trompe;  il  s'agit  bien  de  J.  J.  De 
Lannoy.  Voir  le  n*  2884. 

2818.  (71).  Violon.  Marque:  J.  J.  De  Lannoy, 
au  vieuxfsLubourg  à  Lille,  1740.  Belle  lutherie,  à  voû- 
tes très  élevées  ;  les  /  sont  longues  et  étroites.  Le 
bois  de  la  table  est  bien  choisi.  Une  étiquette  à 
l'intérieur  indique  qu*il  fut  réparé  en  1826  par  un 
luthier  presque  de  même  nom  :  L.  Delannoy  à  Lille, 

2814.  (72).  Violon.  Etiquette  imprimée  :  F.  J. 
Wilmet  à  Anvers  1774.  Lutherie  intéressante;  voû- 
tes et  gorges  très  prononcées. 

2815.  (73).  Violon.  Etiquette  imprimée  :  «•  5 
Laureniius  Josephus  De  Ligne  fecii  Anlverpia  1749. 

2816.  (74).  Violon.  Il  est  attribué  par  Snoeck  à 
L.  J*  De  Ligne,  d'Anvers,  quoiqu'il  porte  l'étiquette 
de  Stainer.  Les  gorges  sont  très  prononcées  ;  la 
volute  primitive  a  été  remplacée. 


—  410  — 

^ci' w**"  2817.  (7 s).  Violon.  Etiquette  imprimée:  Johannet 

Vander  Linden  toi  Antwerpen  17..  Lutherie  ressem- 
blant à  celle  de  Klots.  Les  éclisses  sont  peu  élevées, 
les/ étroites  et  allongées.  La  volute  a  également  été 
remplacée. 

2818.  (76).  Violon.  Etiquette  manuscrite  :  Toi 
Aniwerpen  by  Laureniius  Somers  1781.  Haut  d'éclis- 
ses  et  de  voûtes»  avec  les/ très  inclinées,  ce  violon 
date,  dit  Snoeck,  de  l'époque  de  la  décadence  de  la 
facture  anversoise. 

8818.  (77).  Violon.  Etiquette  imprimée  :  Alexan- 
dre XhineumonU  luthier  en  Pécheurue^  n*  1408  à 
Liège,  181 1.  Facture  médiocre,  instrument  de  grand 
modèle. 

2880.  (78).  Violon.  Etiquette  imprimée  :  P.  Fos- 
gien,  Liège,  année  1840.  Lutherie  soignée. 

2821.  (79).  Violon  Etiquette  manuscrite:  Joanis 

Fran [ci$cus  ?)  Fonce,  Montensis  fecit  anno  1751. 

Cette  étiquette  recouvre  une  autre  inscription 
manuscrite  sur  le  fond  où  Ton  peut  déchiffrer  encore 
Halloy  1758.  Lutherie  très  ordinaire. 

2822.  (80).  Violon.  Etiquette  manuscrite  :  Fai/ 
par  J.J.Depelchin^  Tournay  175$.  Lutherie  très 
ordinaire. 


—  411  — 

2823.  (8i).  Violon.  Marque  :  A.  Gambon  feeii  à       coii  sno^^k. 
Maestrichi  i8a8. 

28M.  (Sa).  Violon  sabot.  La  caisse  sonore   est   ' 
un  sabot  sur  lequel  on  a  cloué  une  planchette  ser- 
vant de  table  d'harmonie.  Quatre  cordes. 

2826.  (83).  Violon-vessie.  Cette  pièce  rustique 
comme  la  précédente,  a  été  construite  par  un  ama- 
teur d*après  un  instrument  représenté  sur  une 
caricature  publiée  en  1848.  La  vessie  remplace  la 
caisse  sonore  et  elle  repose  sur  une  planchette  décou- 
pée en  forme  de  violon. 

2826.  (84).  Violon  en  cuivre.  Attribué  par  Snoeck 
à  Rens,  de  Gouda,  1860.  Simple  objet  de  curiosité. 

2887.  (85).  Violon  en  cuivre.  Semblable  au  précé- 
dent, même  facteur. 

2828.  (86).  Alio.  Snoeck  Tattribue  à  Hendrick 
Willems,  deGand,  vers  1660.  Bel  instrument,  grand 
format,  jolie  table  d'harmonie  ;  le  cheviller  se  ter- 
mine par  une  tète  de  lion  ;  vernis  jaune,  clair,  trans- 
parent. Une  seconde  étiquette  manuscrite  indique 
que  l'instrument  fut  réparé  par  F.  Ondereet,  rue  des 
Semeurs  n^  60^  Gand. 

2829.  (87).  Alto.  Etiquette  imprimée  :  Hendrick 
Willms  tôt  Ghcndt.  Facture  très  apparentée  à  la 


—  4ti  — 

c«ii,8«*.ek.       précédente.  Porte  la  date  assez  illisible  de  1656.  Le 
'*  "  cheviller  est  terminé  par  une  tète  de  lion. 

2830.  (88).  Alto.  Du  même  auteur.  Lutherie 
remarquable,  comme  les  deux  spécimens  précédents. 

2831.  (90).  illto.  Etiquette  manuscrite,  presque 
illisible:  j^ooris  Willems  loi  Ghendi  i6i6.  Grand 
format,  voûtes  très  élevées.  Une  seconde  étiquette 
imprimée  indique  une  réparation  par  N.  P.  Vuil- 
laume  en  1859. 

2882.  (91).  Alto,  Etiquette  manuscrite:  Johannes 
Cuypers,  feciis*Hage  1763.  Format  ordinaire,  vernis 
rouge.  Cet  instrument  n'a  subi  aucune  transforma- 
tion ;  il  a  conservé  la  touche  courte  de  cette  époque 
à  laquelle  on  ne  démanchait  guère. 

2883.  (92).  Alto.  Du  même  maître.  Beau  spéci- 
men, daté  de  1761.  Etiquette  imprimée. 

2834.  (93).  Alto.  Etiquette  manuscrite  :  Johan- 
tics  Cuypers,  fecit  s'Hage  1 809  {mtatis  sua  80).  Très 
bel  exemplaire  que  le  maître  fit  à  Tâge  de  80  ans. 
Comme  le  n«  2832,  il  n*areçu  heureusement  aucune 
des  transformations  exigées  par  les  artistes  contem- 
porains pour  satisfaire  à  la  technique  de  notre 
épo<}ue. 


2835.  (94).  Alto.  Attribué  par  Snoeck  à  J.  H.      ^^,^»^*^ 
Rottenburgh,  de  Bruxelles^  vers  1753.  Style  alle- 
mand, tète  de  lion  sculptée;  la  caisse  sonore  est 
sans  filets. 

£886.  (65).  Alto.  Etiquette  imprimée  :  Gaspar 
Borbon  tôt  BrusselUs  1692.  Beau  modèle  de  grand 
format  ;  la  touche  et  le  cordier  en  bois  blanc  sont 
incrustés  de  filets  en  bois  d*ébène. 

2887.  (96).  Alto.  Etiquette  manuscrite  :  P.Boon, 
Bruxelles^  \^^6.  Petit  patron;  coupe  carrée  peu 
gracieuse. 

2888.  (97).  il/to.  Etiquette  imprimée  :HtfMficfi5 
Josephus  de  Lannay^  BruxsUensis  1777.  Format 
moyen. 

2888.  (98).  Alto.  Etiquette  Imprimée  :  y.  De 
Lannoy,  dans  le  Boutgendale  à  Bruxelles  1771. 
Format  moyen. 

2840.  (99).  i4//o.  Attribué  au  même  auteur.  Très 
grand  format. 

2841.  (100).  Alto.  Etiquette  manuscrite  :  Hya- 
cinthus  Lorret  dit  Janrot,  à  Gand^  1766.  Format 
moyen. 

2842.  (101).  Alto.  Même  auteur,  même  date, 
même  patron. 


Coll.  dnteck.  2843.  (102).  Alto.  Etiquette  ifaanuscrite  :  Fait 


CI  IV 


par  Ambroise  De  Comble,  Tournay  1785.  Bel  instra- 
ment  en  parfait  état  de  conservation. 

2844.  {103).  Alto.  Etiquette  manuscrite  :  Gerar- 
din,  maître  lutter,  pris  de  la  comédie  italienne  à 
Paris...  1772.  Le  reste  est  illisible.  Une  seconde 
étiquette  imprimée  indique  qu*il  fut  réparé  par 
Thomar  lutier  à  Verviers. 

2846.  (104).  Alto.  Attribué  par  Snoeck  à 
Hendrick  Jacobs  d'Amsterdam  vers  1670.  Beau 
spécimen  de  ce  maître  ;  voûtes  très  prononcées. 

2846.  (105). i4/to.  Attribué  par  Snoeck  à  Matthys 
Hofmans,  d'Anvers.  Bel  instrument,  jolie  volute; 
il  a  malheureusement  été  recoupé.  C.  P.  Darche 
annonce  par  une  étiquette,  qu'il  le  répara  en  1857. 

2847.  (106).  Alto.  Etiquette  imprimée  ;  Matthys 
Hofmans  van  Antwerpen  1691.  Instrument  de  grand 
format,  vernis]brun-noir  difiFérent  du  vernis  ordinaire 
de  ce  lutliier.  Snoeck  croyait  l'étiquette  apocriphe  et 
il  attribue  l'instrument  à  Borbon. 

2848.  (107).  Alto.  Snoeck  l'attribue  à  Matthys 
Hofmans,  vers  1650;  instrument  établi  d'après  un 
vieux  patron. 

2848.  (108).  Alto.  Il  est  de  C.  Darche  à  Bruxelles. 
Instrument  non  encore  verni. 


2860.  (loo).  Alto.  Du  même  maître.  Le  cheviller        CouSnoeclc 

.  .         ,  .  Cl  IV 

se  termine  par  une  tète  d  homme. 

S861.  (iio).  Alto.  Même  mattre.  Instrument 
neuf.  Tète  sculptée  comme  celle  du  précédent  nu- 
méro. 

986S.  (i  1 1).  Alto.  Même  maître,  date  1853,  n^ôy. 
Bel  instrument,  grand  format. 

2863.  (112).  Tinor  de  violon.  Etiquette  imprimée  : 
Egidius  Snocck  lot  Brussêl  1714.  Instrument  en 
excellent  état  de  conservation.  Il  s'accordait  à 
l'octave  inférieure  du  violon  ordinaire  : 


W. 


E£ 


r 

8864.  (113).  Ténor  de  violon.  Par  C.  F.  Darche 
à  Bruxelles,  vers  1860.  Copie  du  précédent  instru- 
ment. 

2866.  (114).  Violoncelle.  Snoeck  l'attribue  à 
Heyndrick  Willems,  de  Gand.  Bel  instrument,  d'un 
élégant  modèle,  table  d^harmonie  bien  choisie.  Le 
.dos  est  en  boit  de  tilleul;  les  éclisses,  le  manche  et 
la  tête  sont  en  noyer. 

2866.  (1x5).  Violoncelle.  Etiquette  imprimée  : 
Gaspar  Borbon  tôt  Brussel^  1670.  Instrument  forte- 


toii  finotck        ment  réparé  et  recoupé.  Les  bords  de  la  table  ont 

Cl.  IV.  *^  '^ 

été  doublés  presque  partout.  La  tète  a  été  remplacée. 

•s. 

2867.  (ii6).  Violoncelle.  Etiquette  imprimée  : 
Gaspar  Borbon  M  Brussel  167 1 .  Instrument  de  grand 
format  ;  le  dos  près  des  échancrures  porte  des 
dessins  filetés.  L'ancienne  touche  et  les  chevilles 
primitives  ont  été  conservées;  une  tète  d'ange  sculp- 
tée a  remplacé  la  volute. 

2868.  (117].  Violoncelle.  Etiquette  manuscrite  : 
Marcus  Snoech  iotBru$sel  1 7a  1 .  Instrument  de  grand 
format. 

8868.  (fi8).  Violoncelle.  Même  mattre.  1731. 
Instrument  de  petit  format.  Etiquette  manuscrite. 

2880.  (119).  Violoncelle.  Même  mattre,  étiquette 
manuscrite,  avec  la  date  de  1733.  La  volute  semble 
être  originale. 

2861.  (120).  Violoncelle.  Même  maître,  1722. 

2862.'(i34).  Violoncelle  muet.  II  porte  l'inscrip- 
tion suivante  écrite  à  la  main  ;  F.  Vande  WieU^ 
Ledeberg-lex^Gand,  août  1890.  Offert  à  Mr.  C.  Snœck 
à  Gand.  Instrument  d*étude,  sans  caisse  de 
résonance. 

2863.  (122).  Violoncelle.  Etiquette  manuscrite: 
BoussH  à  Etterbeecke,  faubourg  de  Bruxelles^  U  nj 


**-  4*7  — * 

janvier  1752,  n*  6.  Pièce  intéressante,  bien  caracté*       coiuSttoîck. 
ristique  de  la  facture  de  ce  maître» 


2864.  (123).  Violoncelle.  Etiquette  imprimée: 
no  9,  Laurentius  jfosephus  De  Ligne^  fecit  Antverpia 
175a.  Instrument  de  petit  format,  avec  les  gorges 
très  prononcées  ;  vernis  jaune. 

2866.  (124).  Violoncelle.  Etiquette  manuscrite  : 
Pierre  Joseph  Steveny^  à  Nivelles  1738.  Beau  bois  à 
la  table  d'harmonie  ;  le  dos  et  les  éclisses  sont  en 
peuplier. 

2866.  (125).  Violoncelle,  Etiquette  manuscrite  : 
Fait  par  Etienne  Simonet  à  Mons  1730.  Pièce 
retouchée  ;  le  dos  et  la  table  sont  très  plats. 

8867.  (ia6).  Violoncelle.  Etiquette  manuscrite  : 
fait  à  Tournay  par  Ambroise  De  Comble  175 1.  Instru- 
ment de  petit  format.  C'est  le  vernis  rouge  que 
revêtent  presque  tous  les  instruments  de  ce  maître. 
Réparé  par  N.  P.  Vuillaume  en  z866. 

2868.  (127).  Violoncelle.  Etiquette  manuscrite 
du  même  maître,  17 55*  Bel  instrument;  une  inscrip- 
tion  sur  le  fond  rappelle  qu'il  fut  réparé  par 
Alexandre  Xhéneumont,  de  Liège,  en  18 17. 


Cou.Bpoeck  2869.    (128).  Violoncelle.    Etiquette  imprimée  : 

Cl.  IV. 

fait  par  Carolus  le  Pot  à  Lille^  1726.   Instrument  de 
facture  exceptionnelle,  à  cinq  cordes. 

m — nr^ 


4  • 

1         •         t         t         1 


2870.  (129).  Violoncelle.  Etiquette  imprimée  : 
Carolus  Claudius  Darche  fecii  Bruxellis  anno  Domini 
1847,  ft*  71.  Essai  d'instrument  à  cinq  cordes, 
accordé  comme  le  précédent.  Par  une  fantaisie  de 
Tauteur,  le  cordier,  pour  le  rapprocher  du  chevalet, 
est  allongé  du  côté  des  chanterelles.  On  trouve 
aussi  la  signature  du  luthier  écrite  sur  le  fond. 

2871.  (130).  Violoncelle.  Du  même  auteur.  Autre 
tentative  de  violoncelle  à  cinq  cordes.  Le  cordier  a 
la  forme  ordinaire. 

2872.  (131).  Violoncelle.  Instrument  de  grand  for- 
mat. Il  porte  une  étiquette  imprimée  avec  les  deux 
noms  :  Egidius  Snoeck  toi  Brussel,  Marcus  Snoeck  M 
Brussel  lyôi.  Ce  rapprochement  ne  s'explique  pas. 
Une  autre  étiquette  indique  qu*il  fut  réparé  par 
Darche  en  1874. 

2878.  (132).  Violoncelle.  Etiquette  imprimée: 
Gérard  Deleplanque^  luthier  au  marché  aux  poulets  à 
Lille  1760.  Lutherie  ordinaire,  table  et  fond  tris 
plats. 


2874.  (133).  Violoncelle.  Sans  nom  d'auteur  mais        ^cifîv'*^ 
attribué  à  De  Comble.  Il  porte  une  étiquette  manus- 
crite ainsi  libellée  :  Recoupé  à  Tournay  par  Ambroise 
De  Comble  178a. 

2876.  (i ai).  Basso.  Etiquette  imprimée  :  1734 
Bgidius  Snoeck  toi  Brussel.  Instrument  de  grand 
format»  en  mauvais  état  et  ayant  subi  de  grandes 
restaurations.  Quatre  cordes.  Accord  t 

2876.  (135).  Basso.  Etiquette  manuscrite  pres- 
que illisible  :  Heyndrich  Willcms  toi  Ghendi  1717. 
Le  dos  et  les  éclisses  sont  en  noyer.  Il  est  à  cinq 
cordes,  dont  l'accord,  d*apràs  Praetorius  (^>,  était  le 
suivant  : 


m 


1  I  j  r 


2877,  (136).  Basso.  Etiquette  imprimée:  Marcus 
Broché  à  Bruxelles^  au  Roi  David  en  17...  Ce  Broché 
n*est  autre  que  Thumoristique  luthier  dont  nous 


(1)  Praetorius  donne  à  Tlnstrument  le  nom  de  grande  baoM  quinte  de 
viole  de  braccio  (voir  le  n*  1484.)> 


Cl.  IT. 


coii.Snottck.  avons  vu  l'amusante  étiquette  au  n""  1368  et  qui  a 
ici  essayé  de  traduire  en  français  son  nom  de 
Snoeck  (brochet).  Quatre  cordes. 

2878.  (i37).  Batso,  Instrument  en  mauvais  état» 
ayant  subi  de  grandes  restaurations  et  attribué  par 
Snoeêk  à  Gaspar  Borbon,  de  Bruxelles.  Très  beau 
spécimen  de  ce  maître  habile  qui  était  luthier  de  la 
chapelle  royale.  Le  cordier  est  en  érable  orné  de 
filets.  Quatre  cordes. 

2878.  (138).  Batso,  Etiquette  imprimée  du  même 
maître»  avec  la  date  de  170a.  Snoeck  lai  donne  le 
nom  de  Basse  de  quatuor^  probablement  parce  qae  le 
format  en  est  un  peu  plus  grand  que  celui  du  violon- 
celle. Le  cordier  est  le  même  que  celui  du  n*  2878. 
Quatre  cordes  également. 

2880.  (139).  Cofi/r^&a5S^.  Etiquette  manuscrite  : 
MarcHs  Snoeck  à  Bruxelles  1741.  Une  seconde  éti- 
quette indique  qu'elle  fut  réparée  en  novembre  1844 
par  L.  Bauwens  à  Molenbeck-St  -Jean.  Trois  cordes 
avec  chevilles  mécaniques  (voir  le  n*  1376).  Accord: 

^'=r^fcit^   avec  l'effet  à  Toctave  grave  de  la 


note  écrite. 

8881.  f  140).  Contrebasse.  Grand  format,  trois  cor* 
des  à  chevilles  mécaniques.  Auteur  inconnu. 


—  4^1  — 
2882.  (  1 3).  Quinton  oa  Par-dessus  de  «io/0.Etiquette       caii.  sbmcIc 

Cl  IV 

manuscrite  :  Par  Hyacinte  Lorrei^  dit  Janrot^  rue  de 
la  clés,  Gand.  1738.  Cinq  cordes»  dos  plat.  Voir  le 
n"*  219.  Jolie  lutherie. 

On  donnait  le  nom  de  qniuton  an  par-dessus  de  viole  lorsqu'il 
n'avait  que  cinq  cordes.  Voir  la  note  du  n*  1400. 

8883.  (14).  Quinton.  Etiquette  manuscrite  :/af7 
à  Touruay  par  Ambroise  De  Comble,  1758.  Très  joli 
spécimen. 

2884.  (15).  Quinton.  Marque  :  J^.  y.  De  Lannoy, 
sur  la  petite  Place  au  dessus  des  halles ,  à  Lille,  176 1 . 
Instrument  bien  conservé,  à  dos  plat  et  doubles  filets, 
cinq  cordes.  Les  éclisses  sont  en  noyer»  le  dos  en 
bandes  alternées  de  noyer  et  d*érable  avec  doubles 
filets. 

2886,  (i6).Par-^^ssf«s^tffrîo/tf.Etiquettelmprimée: 
Pieter  Rombouts,  Amsterdam  1708.  Très  beau  spéci- 
men à  six  cordes  (Voir  la  note  p.  314.  TI.  2»  Ed.). 

2888.  (17).  Viole  de  fantaisie.  Snoeck  Tattribue  à 
HendrickWillemSydeGand.  Très  belle  pièce;  modèle 
unique  et  exceptionnel,  à  quatre  cordes.  Le  dos  est  en 
noyer  et  les  éclisses  en  érable.  Le  manche  a  mal- 
heureusement été  remplacé;  l'instrument  à  son 
origine  était  fort  probablement  monté  de  six  cordes. 
Une  étiquette  indique  qu'il  fut  réparé  en  1829  par 
N.  F*  Vuillaume  à  Bruxelles. 


—  4^^  — 

coius^  2887.  (i8).  Dessus  de  Violé.  Etiquette  maons- 

crite.  Le  nom  du  luthier,  indéchiffrable,  est  suivi 
de  in  Bruxelles  1678.  Les  ouïes  sont  en  c;  les 
éclisses  sont  très  basses  ;  il  a  été  transformé  en  alto 
à  quatre  cordes. 

2888.  (19).  Dessus  de  viole.  Etiquette  manuscrite  : 
Faict  à  Douai]  par  Charle  Bis  (?).  Six  cordes,  tète 
sculptée;  éclisses  très  élevées  comme  tous  les  in- 
struments du  genre  viole  et  faites  en  bandes  de  deux 
couleurs,  de  même  que  le  dos;  celui-ci  est  à  filets. 
La  touche  et  le  cordier  en  érable  sont  originaux  et 
ornés  de  filets. 

9889.  (20).  Viole  d'amour.  Etiquette  imprimée  : 
Gérard  J.  Deleplanque,  luthier,  rue  de  la  grande 
chaussée,  coin  de  celle  des  dominicains,  à  Lille  1781. 
Six  cordes  réelles  et  six  cordes  sympathiques 
(Voir  le  n"*  224).  Jolie  pièce  bien  conservée.  Le  dos 
est  voûté. 

2890.  {21).  Viole  d'amour.  Marque  :  C.  F.  Darehe, 
luthier,  Bruxelles.  Instrument  inachevé. 

2881.  (22).  Alto^  ténor  ou  taille  de  viole.  Etiquette 
manuscrite:  Jooris  Willems  tôt  Ghendt  1642.  Une 
seconde  étiquette  porte  :  D.  Cans  refecit  Aldenarda 
anno  180 1.  Six  cordes  (Voir  la  note  p.  314  T.  I. 
3*  Ed.).  Très  bel  instrument  à  dos  plat. 


—  4^3  — 

S89S.  (a3).  Bassi  de  viole.  Etiquette  imprimée  :  co^snoeck 
Borhon  toi  Brussel.  Six  cordes  ;  le  dos  est  fait  de 
cinq  bandes  avec  filets  et  les  ëclisses  de  trois  bandes 
également  avec  filets.  La  table  d'harmonie  aussi  est 
incrustée  de  doubles  filets  (Voir  la  note  p.  314  T.  I. 
a*  Ed.). 

8883.  (24).  Basse  de  viole.  Etiquette  imprimée  : 
Peeter  Borbon  ici  Brussel.  Le  cheviller  se  termine 
par  une  sculpture  représentant  une  tète  de  femme. 
Six  cordes.  Le  dos  est  fait  de  cinq  bandes  séparées 
par  de  larges  filets  en  bois  de  palissandre;  les 
éclisseSy  de  deux  bandes  séparées  par  un  filet. 

2894.  (25).  Basse  de  viole.  Etiquette  manuscrite  : 
Fait  à  Tournay  par  Ambroise  De  Comble^  i757-  Cet 
Instrument  a  malheureusement  été  transformé  en 
violoncelle  à  quatre  cordes. 

2896.  (89].  Deux  fragments  de  violons.  Marque  ; 
Hendrick  Jacobsx^  me  feeit  in  Amsterdam  1689.  Ce 
sont  les  dosy  les  éclisses  et  les  volutes.  Les  dos  sont 
en  palissandre»  particularité  que  Ton  rencontre  sou- 
vent dans  les  violons  de  ce  mattre  connu  sous  le 
nom  de  Hendrick  Jacobsz»  le  vieux. 

2886.  (144).  Fraffments  divers  comprenant  : 
Un  dos  de  violon  de  F^  Yerbruggen  Ostende,  1831  ; 
Un  dito  du  même  luthier,  1854  ; 
Une  table  d*alto  de  Etienne  Simonet  à  Mons  (173Q 
à  1740)  ; 


—  4^4  — 
coiiSMMifc  Une  table  de  violon  de  Darche,  Bruxelles.  \era 

Cl.  IV. 

1855; 

Un  dos  de  violon  allemand^  avec  une  étiquette 
fausse  de  Jacobus  Stainer  in  Absom  prope  Oenipontum 
16779  racommodé  par  Calot^  plaa  de  la  Calendrê 
n*  4,  à  Gand. 

2887.  (145).  Collection  de  treize  tètes  d'instru- 
ments à  cordes  divers,  par  des  luthiers  néerlandais. 

8888.  (146).  Collection  de  vingt-trois  chevalets 
de  violons,  altos,  violoncelles,  par  des  luthiers 
néerlandais. 

On  voit  sur  le  même  tableau  deux  chevalets  de 
guitare. 

8888.  (147)*  Deux  collections,  Tune  de  chevilles, 
Tautre  de  cordiers  de  violons,  altos,  et  violoncelles, 
par  des  luthiers  néerlandais. 

2800.  (141).  Fragments  de  contrebasse,  marque 
manuscrite  au  dos  :  Gemacki  door  Aug.  Ttrmont  toi 
Gand  1859.  ^'^  comprennent  :  le  cheviller,  la  table, 
le  dos,  le  chevalet  et  le  cordier. 

2801.  (142).  Cinq  archets  de  pochettes. 

2808.  (T43).  Collection  de  treize  archets,  parmi 
lesquels  un  Vuillaume,  avec  baguette  en  acier,  un 
Lamblin,  un  Durand^  etc. 


Sd08.  (ufi).  Deux  étuis  anciens  de. violon;  l'un      beu,Sp«Mk 

Cl    IV 

en  bois  avec  le  couvercle  sculpté,  Tautre  en  bois 
recouvert  de  cuir  rouge  parsemé  de  clous  en  cuivre. 

Au  moment  de  terminer  la  révision  des  dernières  épreuves 
de  ce  catalogue»  nous  recevons  de  M.  Paul  Bergmansi  Pérndit 
secrétaire  de  la  rédaction  de  Tlnventaire  aichéologique  de 
Gand,  une  note  extrêmement  inléressante.  Elle  nous  apprend 
que  la  vielle  à  archet  était  déjà  en  faveur  dans  nos  provinces 
flamandes  au  commencement  du  XIY*  siècle.  Maître  Simon, 
maître  des  ménestrels  de  la  vielle,  y  est  cité  enseignant  son 
art  a  Ypres  dès  1813  et  donnât t  des  leçons  pendant  la  foire  de 
cette  ville.  C'est  un  point  qui  mérite  de  fixer  l'attention  et 
qu*il  est  utile  de  signaler. 

Sbction   b.  —  Cordês  froUéés  par  la  roue, 

2804.  (149).  Grande  vielle  rustique  en  guitare. 
Clavier  de  trente  touches  en  forme  de  boutons;  quatre 
chevilles  horijsontales  tendant,  autant  de  cordes  : 
deux  le  long  du  manche,  les  chanterelles,  et  deux 
autres  en  dehors,  le  bourdon  et  la  mouche.  Le  corps 
de  l'instrument  a  la  forme  du  violoncelle  ;  ses  dimen- 
sions permettent  de  supposer  que  cette  vielle  était 
accordée  en  so/,  àToctave  grave  du  n""  245,  la  mouche 

étant  réglée  au  ^^H  et  le  bourdon  au  &    j  [.  Les 

intonations  obtenues  par  la  succession  des  touches 
sont  assez  curieuses  pour  être  notées  ;  les  voici  par 
ordre  d*acuité  : 


10    11    11  43   44  If 


eUkSnoetk       S)       .       |       ,       |-      |'      | 


K^";       fe:ir~i'^i=ir~*1ti 


426  — 


:«ïczf= 


* 


Ift  17   4t  19  30  21  X%     38  «4  Si  26  t7  38  29  !•  •! 

Il  est  difficile  de  s'expliquer  la  raison  qui  a  fait 
intercaler  trois  petits  intervalles  entre  le  soli   et  le 

deux  entre  Vui  8  et  le  ref  1 1  ; 

un  entre  le  /a  14  el  le  /a^  1 6  ; 

deux  entre  le  soi  1 7  et  le  la  ao  ; 

et  enfin     un  entre  le  ri  25  et  le  ré  JJ27. 

On  ne  peut  voir  dans  cette  échelle  qu'une  fantaisie 
qui  n'a  pu  satisfaire  que  son  auteur,  et  encore.  L#ong. 
tôt.  i"05  ;  larg.  max.  o"30. 

Branche  B.  —  Cordes  pIncébs. 

Sbgtion  4.  —  Cord$t  pincées  avec  ou  sans  pUcifê. 

Sous-section  bb.  *-  Avec  maocbe. 

2805.  (424).  Grand  Hommel  ou  Noordsche  Balk 
Le  moiHommcl  vient  probablement  du  verbe  flamand 
homtnelen  (bourdonner).  Noardsche  balk  se  traduit 
en  français  par  poutre  du  Nord  ;  il  correspond  à  la 
Bûche  française  ou  Epimtte  des  Vosges ^  n*  552,  au 
Scheidholt  allemand,  au  Langspel  islandais  (n«  1520) 
et  au  Lang  leik  norwégien  (n®  151 8).  Le  n*  2905  est 
ia  copie  exacte  d'un  instrument  conservé  au  Musëe 
.communal  d'Ypres  et  qui,  d'après  l'inscription  qu  ii 
porte,  remonte  à  deux  siècles.  Sa  longueur  est  de 


—  4«7  — 

1*51;  sa  largeur  au  bas  de  la  caisse  est  de  o"i8o  ;        cou  soMck 
un  peu  plus  haut  se  présentent  deux  renflements  en  ^'* 

forme  de  demi-cercles,  de  5  centimètres  de  saillie  ; 
la  largeur  se  réduit  ensuite  uniformément  ào»i4j  ; 
répaisseur  de  la  caisse  est  de  o"'o75.  La  table  a 
quatre  ouïes  dont  deux,  sous  les  renflements,  sont 
entourées  de  huit  trous  de  dix  millim.  environ 
de  diamètre.  Trois  cordes  métalliques  sur  la 
touche  et  cinq  en  dehors.  En  analysant  les  divisions 
de  la   touche,  nous  trouvons    qu'elles  fournissent, 

en  supposant  l'une  des    cordes  accordée  à  j  : 


une  succession  chromatique  jusqu'au 

Edm.  vander  Straeten,  dans  unehrochure  intitula  De  Noord- 
halk,  publiée  &  Tpres  en  186d.  nous  apprend  qu'il  a  trouyé  une 
notioe  sur  cet  instrument  dans  un  ouvrage  de  Nicolas  Douwe.^, 
intitulé  Grondig  onderzoek  van  de  toonen  der  musijk  et 
imprimé  &  Franeker  (Frise),  en  1699.  Nous  avons  parcouru 
cette  notice,  mais  elle  ne  donne  malheureusement  aucune 
indication  sur  l'accord  du  Noordsche  halk  d'Yprea  ;  l'instru- 
ment que  Douwes  appelle  Noorsche  balk  n  était  monté  que  de 
trois  ou  quatre  cordes  et  la  division  de  la  touche,  au  lieu  d*étre 
chromatique  comme  celle  de  l'instrument  susdit,  était  diato* 
nique.  Ge  n*est,  dit  Douwes,  que  nous  traduiso  is  fidèlement, 
qu^un  instrument  très  simple  sur  lequel  il  n'est  pas  passible 
de  faire  beaucoup  d'art;  la  mélodie  est  jouée  sur  les 
premières  cordes  {celles  delà  toucfCe),  les  autres  ont  toujours 
te  même  son  et  servent  exclusivement  de  basses.  Le  Jeu  se 
fait  par  quetques^ns  d  l'aide  de  deux  petites  plumes  ;  avec 
Cune  on  pince  les  cordes  ba$ses  et  avec  l'autre  on  pince  h 


—  4a8  — 

C6IL  Snoeck.       long  des  premières  cordes  pour  la  mélodie.  Daulree  froiUnt 
^^'  ^^'  les  cordes  aoee  un  archet  et  pincent  en  même  temps,  â  l*aide  ds 

l'ongle  du  pouce  gauche,  les  cordes  destinées  à  la  mélodie. 
L'emploi  de  l'archet  sur  les  cordes  basses  n'est  pas  possible  à 
l'instrument  da  Mosôe  d'Tpres,  attendu  qu'elles  se  troavent 
toutes  sur  le  mômo  plan. 

8906.  (425).  Hommel.  Sans  marque.  Quatre  cor- 
des de  laiton  filé  sur  la  touche  ;  pas  de  cordes  basses. 
La  table  porte  une  ouverture  formée  de  dix-sept  trous 
disposés  en  rosette  ;  une  autre  ouïe  afFecte  la  forme 
d'un  /•  Les  divisions  de  la  touche  sont  incorrectes. 
L'étendue  au  grave  parait  avoir  été  réglée  à  partir 
de  Vut  de  huit  pieds.  L*instrument  a  une  forme  quasi 
rectangulaire,  mais  plus  large  du  côté  de  la  rosette 
qu*à  la  partie  supérieure.  Long.  tôt.  1 .  80».;  larg.  a  la 
rosette  09195'"  ;  à  la  partie  supérieure  0*120  ;  haut. 
0.075. 

2807.  (426).  Hommel.  Etiquette  manuscrite  : 
Petrus  Haerhout,  Gent  1886.  Copie  d*un  instrument 
ancien.  Caisse  rectangulaire, quatre  cordes  en  laiton 

dont  raccord  paraît  avoir  été  ^~*        I  '  A  cet 

effet,  la  première  corde  est  raccourcie  par  un  sillet 
en  fil  de  fer  placé  à  la  hauteur  de  l'octave  des  deux 
dernières  cordes  et  la  .deuxième  corde  par  un  sillet 
également  en  fil  de  fer  qui  se  trouve  à  la  hauteur 
de  laquarledes  deux  dernières  cordes.  L'instrument 
est  creusé  dans  une  seule  pièce  de  bois  ;  il  n*a  pas  de 


—  4^9  — 


fond.  Une  seule  ouïe  ronde,  sur  la  table.  Les 
divisions  de  la  touche  correspondent  aux  intonations 
suivantes  sur  la  quatrième  corde  : 


m 


^ 


^^1 


5^33 


^ 


S^- 


dt 


I      2     3      I     5     6     7     8  ^  9lOlli2l3l4l5l6l7l8l» 

Long.  tôt.  o"*.88  ;  larg,  o».  065  ;  haut.  o».o68. 

2908.  (150).  Guitare.  Etiquette  manuscrite  : 
F.  ^.  Dâlannoij  le  fils,  à  Bruxelles^  i777-  Bel  instru- 
ment bien  conservé.  La  tète,  le  cheviller,  Toule,  la 
table  et  le  manche  sont  incrustés  d'ornements  de 
nacre.  Cinq  cordes  doubles  : 


s 


^s 


W=K 


•>  ■■'^  m  a  £  i 

5 

On  sait  (voir  le  n»  265)  que  ce  n*est  qu'à  la  fin  du 
XVIII*  siècle  que  l'on  commença  à  remplacer  les 
cordes  doubles  par  des  cordes  simples . 

2909.  (151)*  Guitare.  Etiquette  manuscrite:  Fait 
par  Lamblin  rue  de  Bruxelles  à  Gand  1795.  Le  corps 
de  l'instrument  est  en  noyer  teint  ;  le  contour  de  la 
t^ble  d'harmonie  et  de  l'ouïe  sont  ornés  d'incrusta- 
tations  de  nacre.  Cinq  cordes  doubles. 

2910.  (152).  Guitare.  Même  marque  poinçonnée 
sur  le  fond,  avec  la  date  de  1807.  La  caisse  est  en 
palissandre   avec  bordure  d'ivoire  ;   la  table    est 


Coll.  Sooeck. 
Cl.  IV. 


—  430  — 

ceusnoeck.      enrichie  d'incrustations  dt  nacre.  Bel  instrument  de 


Cl.  lY 


luxe.  Huit  cordes,  dont  deux  diatoniques  en  dehors 
du  manche. 


i^ 


ww^- 


:f=t: 


Le  cheviller  porte  dans  un  ovale  entouré  de  filets 
de  nacre  les  lettres  A.  S.  L.  Les  cordes  7  et  8  sont 
attachées  au  même  cheviller  mais  surélevées  à  Taide 
de  deux  sillets  verticaux. 

Voir  la  noie  du  n»  366.  Mais  le  comte  de  Poniècoulani 
(Organographie  T.  9  p.  71)  attribue  l'usage  de  la  6*  corde  de  la 
guitare,  le  mU  &  Neumann«  maître  de  chapelle  à  Dresde  entre 
1789  et  ISO  \  On  remarquera  rempresaementqae  mit  le  luthier 
gantois  &  copier  l'iiée  nouvelle.  Verschuere-Reynvaan,  dans 
son  Muzykaal  Kunêttaoordên  boek,  publié  en  17d5,  cite  déjà  une 
guitare  espagnole  à  six  cordes  sur  la  touche  et  quatre  en 
dehors  ;  voir  le  n»  1534. 

2011.  (153).  Guitare.  Etiquette  imprimée  : 
Bastien  fils^  luthier  et  facteur  d'orgues  et  de  serinettes 
à  Bruxelles,  18 16.  Facture  ordinaire,  six  cordes. 

2812.  (154).  Mandore.  Etiquette  manuscrite: 
Ch'.  F«.  Kieckepoost  1787.  Quatre  cordes  doubles. 
Accord  de  la  mandola  napolitaine  : 


^ 


*=* 


r^ 


Etiquette  imprimée.  P,  Frey  et  C°  3,  Courte  rue 
Pofie-auxvaches  {Korie  Koiipoortsiraai) ,  Fabrique 
ei  Magasin  d'instruments  de  musique,  gros  et  détail, 

2914.  (156).  Guitare.  Etiquette  imprimée  :  Gérard 
J,  Deleplanque  luthier,  rue  de  la  grande  chaussée^  coin 
de  celle  des  Dominicains  à  Lille  1783.  Joli  instru- 
ment à  cinq  cordes  doubles. 

2916  (157).  Guitare.  Etiquette  imprimée:  Gérard 
J.  Deleplanque,  luthier  au  marché  aux  poulets  à  Lille, 


(1)M.  Louis  Maeterlinck,  portraitiste  très  dlstingra^*  est  actuelle- 
ment conservateur  du  Maaée  dea  Beaux- Aria  à  Oand.  C'est  le  cousin 
grermaln  de  notre  éminent  compatriote,  le  littérateur  et  auteur  drama 
tique,  M.  Maurice  Maeterlinck. 


Cl.  IV 


—  43 1    — 

avec  Tefifet  à  Toctave  inférieure  de  la  note  écrite.  Voir       C6U.  Soo«ek. 
la  note  du  n""  250.  Les  mots  mandore  (en  français), 
mandata  (en  italien),  mandera  (en  espagnol)  dési- 
gnent  un  même  instrument. 

2918.  (155).  Guitare,  Instrument  à  six  cordes.  Le 
dos  est  décoré  d'un  portrait  signé  de  L.  Maeter- 
linck, 189a  <"*).  Accord  : 


'-  «â  — 


Coll.  Soodk. 
eu  IV. 


1761.  Cet  instrument  a  subi  de  nombreuses  trans- 
formations,  mais  il  est  certain  qu*il  a  été  construit 
avec  les  cinq  cordes  doubles,  comme  toutes  les  gui- 
tares de  cette  époque 

Nous  aTon«  écrit  T.  III,  p.  429,  qu'en  Espagne  les  instru- 
ments  formant  la  famille  des  gui  lares  et  dont  nous  avons  donné 
l'accord,  avait  pour  effet  réel  Toetave  grave  de  la  noti»  éerite 
Il  y  a  là  une  petite  erreur  qu'il  importe  à  rectifier.  Ce  ren- 
seignement n'est  exact»  en  effet,  que  pour  les  trois  plus 
grands  instruments.  Mais  le  guHarro  (Lon  pas  guilarra)  et 
le  guiiariUo,  guHarilie  ou  tiplet  s'accordent  à  l'unisson  de  la 
note  écrite.  Nous  avons  aussi  appris  depuis  par  noire  très  obli- 
geant ami  M.  Miquel  S.  Oatuellas  7  Ferrer,  de  Bareelone,  que 
la  guitare  iênor  se  fabrique  souvent  à  six  cordes.  Son  accord 
est  alors  le  suivant  : 


I 


X 


Ê 


=3=i? 


2916.  (158).  Cisire  à  clavier.  Marque:  G.  t)de- 
planque  à  Lille^  imprimée  dans  la  table.  C*est  un 
instrument  à  deUx  chevillers  ;  le  manche  le  plus 
court  porte  onze  cordes  dont  les  neuf  premières 
sont  en  acier,  les  deux  autres  en  laiton.  Accord  : 


■4- 


1^^^^ 


£ 


l||«98         7         65         4X3         1 

Le  manche  le  plus  long  porte  deux  cordes  en  laiton: 


433  — 


L'effet  se  produit  à  l'octave  grave  de  la  note  écrite. 
La  table  de  Tinstrument  est  surmontée  d'un  petit 
clavier  à  neuf  touches  destinées  à  frapper  les  cordes 
comme  à  la  guitare  anglaise  n»  26 1 .  Ce  clavier  a  été 
ajouté  aprè^  coup,  ainsi  que  l'indique  une  étiquette 
manuscrite,  par  Hoebrechis,  organiste  de  l'Eglise 
collégiale  de  Si.  Servais  à  Maastricht  1792.  L'em- 
ploi du  clavier  pour  percuter  les  cordes  du  cistre 
est  une  idée  anglaise  brevetée  en  1784  (Voir  le 
n*  1552). 

2917  (159).  Cistre,  Etiquette  imprimée  :  Johan- 
nés  Cuypers,  fecit  S*Hage  176g.  Belle  facture;  les 
chevilles,  au  nombre  de  dix,  sont  disposées  sur  les 
côtés  du  cheviller.  L'accord  est  celui  du  n*  1526. 

2918  (160).  Cistre.  De  Gérard  3^.  Deleplanque .  Le 
dos  et  les  éclisses  sont  en  érable  moucheté  ;  la  roset- 
te au-dessus  de  l'ouïe,  en  bois  sculpté,  est  très  inté- 
ressante. L'accord  des  onze  cordes  est  celui  du 
n*  356. 

2919  [\6\).Cistre,  Etiquette  imprimée  :  Gérard. 
J,  Deleplanque  luthier  au  marché  aux  poulets  à  Lille 
1764.  La  caisse  est  piriforme,  avec  les  éclisses  obli- 


CoU  Soocck. 
C  .IV. 


—  434  — 
Coll.  snoeck       ques  dîtes  en  bateau  comme  à  la  guitare  n*  1544.  Le 

Cl.  IV.  ^ 

manche  est  en  col  de  cygne  ;  la  rosette  manque, 
mais  Toule  est  entourée  de  guirlandes  de  fleurs, 
peintes  et  dorées^  de  même  que  le  bord  de  la  table. 
Dix  cordes  tendues  par  autant  decbevilles  disposées 
sur  les  côtés  du  manche.  Accord  : 


i 


-dr- *• 


--in 


T— r 


ë 


w=m 


± 


avec  l'effet  à  l'octave  grave  de  la  note  écrite. 

2980  (i6a).  Cistre.  Sans  marque,  mais  il  est  sans 
aucun  doute  de  Gérard  J.  Deleplanque.  Onze  cordes 
tendues  par  autant  de  chevilles  disposées  sur  les 
côtés  du  cheviller.  Accord  du  n®  2916.  La  construc* 
tion  générale  ressemble  à  celle  du  n*"  258  ;  la  rosette 
a  disparu. 

2921  (163).  Cis^re.  Etiquette  imprimée  :  Girard  J. 
Deleplanque,  luthier  rue  de  la  grande  chaussée^  coin  de 
celle  des  Dominicains  à  Lille  1777.  Très  joli  instru- 
ment avec  des  filets  formant  dessin  sur  le  dos  et 
les  éclisses.  Belle  rosette  en  nacre  de  perle,  onxe 
cordes  réglées  comme  celles  du  n"*  256.  La  touche 
est  munie  de  son  eapotasio. 


-   435   - 
Section  b  —  Cordes  pincUs,  à  cl  ivier.  Coih.Snocck. 

2882  (407).  Epinette.  Marque  :  A  Diin  me  fecii 
Tornaci  i750«  Forme  triangulaire.  La  table  est  ornée 
d'une  rosette  dorée  avec  les  initiales  A.  D.  Quatre 
octaves  chromatiques  et  une  tierce  majeure  ;  Vtit  $ 
manque  à  la  première  octave  (voir  la  note  du 
n*  2548).  Long.  max.  1*03  ;  haut.  max.  avec  les 
pieds,  o"84;  larg.  max.  o^ss. 

2923  (408).  Virginale.  Elle  est  de  Georges 
Britsen  d'Anvers.  Le  clavier  a  une  étendue  de  quatre 
octaves  dont  la  première  est  courte  (voir  la  note 
du  n^  273).  Des  fleurs,  des  oiseaux  et  des  rinceaux 
sont  peints  sur  la  table  d'harmonie  avec  la  date 
de  1676.  La  rosette  dorée  représente  un  génie  ailé 
jouant  de  la  lyre.  Sur  le  couvercle,  à  l'intérieur,  on 
lit  :  Sic  transit  gloria  mundi.  Long,  o'^go;  larg.  0*47. 

2924  (409).  Epinette.  Sans  nom  d'auteur.  Elle  a 
la  forme  d'un  triangle  et  son  couvercle  est  orné  d'un 
paysage  peint  en  tons  verts  et  bleus.  L'étendue  du 
clavier  est  de  quatre  octaves  et  une  quinte,  de  ul  à 
sol.  La  rosette  représente  un  génie  ailé  ;  les  initiales 
entrelacées  du  facteur  sont  confuses.  Long.  i'"57; 
haut,  tôt.,  pied  compris,  o»93  ;  larg.  max  o^fg. 

2986  (410).  Virginale.  Les  initiales  P.  D.  B.  de 
la  rosette  permettent  d'attribuer  cet  instrument  à 


Cl.  IV. 


-  436  ~ 

ctii.Biiewk  Pierre  Daniel  Bader  qui  travaillait  à  Anvers  aa 
commencement  du  XVII*  siècle.  Etendue  :  quatre 
octaves,  mais  1*^/  J(  manque  à  la  première.  L^ng. 
i»55  ;  iarg.  o"49  ;  haut,  avec  pied,  o^go. 

2926  (411).  Virginale.  Elle  est  de  Johannes 
Ruchers,  Antwerpen  1638.  Peintures  à  fresque  sur 
la  table  d'harmonie  et  trophée  musical  en  marquete- 
rie sur  le  côté  intérieur  du  couvercle.  La  caisse  est 
également  ornée  de  marqueteries  appliquées  lors 
d'une  restauration  de  l'instrument.  La  rosette  est 
bien  celle  de  J.  Ruckers.  Etendue:  Quatre  octaves 
et  une  quinte,  $ans  Vui  %  de  la  première  octave, 
mais  cette  virginale  a  été  ravalée.  Elle  n'avait 
primitivement  que  quatre  octaves  dont  la  première 
était  courte.  Comme  à  la  plupart  des  virginales  et 
épi  nettes  des  Ruckers^  la  corde  est  pincée  vers  le 
milieu  de  sa  longueur.  Long.  i"74;  Iarg.  o"*48  ; 
haut.,  pied  compris,  o"*835. 

2927  [\  12). Virginale.  Le  couvre-sautereaux  porte 
l'inscription  suivante  :  Johannes  et  Andréas  Ruchers 
feceruni.  La  rosette  est  celle  de  H.  (Hans)  Ruckers, 
dit  le  vieux.  La  table  portant  la  date  de  1604, 
permet  de  supposer  qu'à  cette  époque  Hans,  le  vieux, 
était  mort  et  que  ses  fils  Hans,  le  jeune  (Johannes) 
et  André  travaillant  en  association  utilisaient  la 
marque  si  estimée  de  leur  père.  Comme  nous  le 


—  437  — 
disions  p.  3  19,  la  date  de  la  mort  de  Hans  Ruckers,       cou  Snoêok. 

CI     IV 

le  vieiix^  est  incertaine.  M.  Georges  Kinsky»  dans 
son  très  remarquable,  très  savant  et  très  beau 
catalogue  du  musée  historique  de  musique  de 
M.  Wilhelm  Heyer  à  Cologne,  place  la  date  de  la 
mort  du  vieux  Ruckers  vers  (625  et  son  opinion 
est  justifiée  par  une  documentation  très  sérieuse.  Le 
couvre-sautereaux  de  notre  virginale  n*  2927  n'est 
pas  une  preuve  contraire  à  Topinion  de  M.  Kinsky, 
cet  accessoire  pouvant  très  bien  avoir  été  remplacé. 
Long.  i"42  ;  larg.  o"49;  haut,  sur  pied  à  colonnes 
0-93. 

2928(413).  Virginale.  Marque:  Andréas  Ruckers 
fecit  Aniwerpia  1613.  Clavier  de  quatre  octaves, 
dont  la  première  est  courte.  Long.  i'°i4;  larg. 
0-44. 

Celte  dale  de  1613  laisse  supposer  qu'à  cette  époque  les 
deux  frères,  Tohanneset  André,  étaient  séparés.  I/înstrainent 
provient  de  la  succession  de  M.  Havaux,  ancien  sacristain  ot 
bourgmestre  de  Hebecq-Rognon  eu  1881. 

2928(414).  Virginale.  Elle  est  de  Johannes Grau- 
wels,  vers  1580.  La  table  est  décorée  de  peintures  ; 
le  couvercle  intérieur  est  orné  d'un  tableau  en 
grisaille  représentant  une  kermesse  flamande  et 
attribué  dans  le  catalogue  Snoeck^à  Pierre  Breughel 
le  vieux.  Etendue:  trois  octaves*  et  une  sixte,  de  > 
ni  à  la,  mais  la  première  octave  est  courte.  Long. 
1-530  ;  larg.  o»455. 


cju. snoack.  £980  (4 1 5).  VtrginaU.  Bile  est  de  Hans  Ruckers, 

ainsi  que  Tindiquentles  initiales  H.  R.  de  la  rosette. 
Ici  encore^  les  sautereaux  attaquent  les  cordes  vers 
le  milieu  de  leur  longueur.  La  table  et  la  caisse  ont 
été  malheureusement  entièrement  et  mal  repeintes. 
Quatre  octaves,  dont  la  première  est  courte.  Long. 
i"  6g  ;  larg.  o"»5o. 

2931  (416).  Clavecin,  Il  est  de  Simon  Hagbens 
qui  travaillait  à  Anvers  vers  1642.  La  rosette  porte 
les  initiales  de  ce  facteur.  Deux  cordes  à  l'unisson 
(huit  pieds)  pour  chaque  touche.   Trois  registres  : 
Tun   commande  les    sautereaux  pinçant   la  corde 
gauche,  Tautre  exerce  le  même  effet  sur  la  corde 
droite.  Le  troisième  registre  est  divisé  en  deux  par- 
tiest  chacune  agit  sur  la  moitié  du  clavier  et  fait 
glisser  une  lamelle  de  bois  garnie  de  feutre  parallèle- 
ment au  sillet  et  dans  son  voisinage  immédiat  ;  le 
feutre  appuie  sur  les  cordes,  en  modifie  la  sonorité 
et  produit  ce  timbre  particulier  que  l'on  désignait 
sous  le  nom  de  basson.  Etendue  :  quatre  octaves, 
de  ut  à  M^,dont  la  première  est  courte  Long.  i"'845  ; 
larg.  o»735.  haut.  o"930. 

2932(417).  Clavecin.  Il  est  de  Joh.  J.  Heineman 
qui  exerçait  son  art  également  à  Anvers,  à  la  fin 
du  XVIII*  siècle.  La  rosette  porte  les  initiales  J.  J. 
H.  de  ce  facteur.  Deux  cordes  à  l'unisson  pour 
chaque   touche.    Deux  registres,  l'un  commandant 


—  43d  — 

les  sautereaux  qui  pincent  les  cordes  de  gauche,       .wi.soo»ck 

Cl   IV 

l'autre  qui  agit  sur  les  sautereaux  des  cordes  de 
droite.  Etendue  :  quatre  octaves  et  deux  notes,  de  ut 
à  ré;  la  première  octave  est  courte.  Long.  l'^So; 
larg,  o"730  ;  haut,  o^qôo. 

2933  (418).  Virginale.  Marque  :  Johannes  Ruchers 
fecii  Antwerpia  1638.  La  rosette  porte  les  lettres 
I.  R.  et  représente  un  ange  jouant  de  la  lyre,  tourné 
vers  la  gauche,  mais  dans  une  position  différente  de 
celle  de  la  rosette  ordinaire  des  Ruckers.  La  table 
d*harmonie  est  décorée  de  peintures  à  fresque.  Le 
couvercle,  recouvert  du  papier  marbré  des  Ruckers, 
porte  en  plus  sur  le  fond,  l'inscription  suivante  : 
Musica  magnorum  estsolatnen  dulce  laburum.  L'éten- 
due de  cette  virginale  était  primitivement  de  quatre 
octaves  de  ut  à  ut^  avec  la  première  octave  courte. 
Cette  étendue  a  été  agrandie,  elle  est  actuellement 
de  quatre  octaves  complètes,  plus  deux  notes,  ut  et 
ré.  Long.  i"7i  ;  larg.  0^48. 

2934  (4i9).  Clavecin.  C.  Snoeck  l'attribue  à  L 
Ruckers.  La  rosette  qui  ornait  l'ouïe  de  la  table 
d'harmonie  a  malheureusement  disparu.  Deux  cordes 
à  Tunisson  et  une  troisième  à  Toctave  aiguC  pour 
chacune  des  touches  du  clavier.  Quatre  registres, 
dont  un  postiche  ;  les  trois  autres  commandent 
respectivement  les   trois  rangs  de  sautereaux  qui 


coii  Sfloeck.  pincent  les  trois  cordes  :  le  premier,  une  des  cordes 
unisson  ;  le  deuxième,  le  second  unisson  et  enfin 
le  troisième,  la  corde  à  Toctave  aiguë.  L'instrument 
est  à  double  clavier;  le  clavier  inférieur  agit  sur  les 
deuxième  et  troisième  rangs  de  sautereaux,  le  cla- 
vier supérieur,  sur  le  premier  rang.  Ce  clavecin, 
dont  rétendue  était  primitivement  de  quatre  octaves 
de  ui  à  utj  avec  la  première  octave  courte,  a  été  mis 
à  ravalement  ^^\  expression  dont  on  se  servait  à  la 
fin  du  XVIII*  siècle  pour  désigner  Tagrandissement 
du  clavier  ;  son  étendue  actuelle  est  de  quatre  octa- 
ves complètes  et  une  quarte  de  ni  à  fa.  Long. 
2"*235  ;  larg.  o"8oo  ;  haut,  o^gjs. 

2935(420).  Claveetn-épinetiâ,  Cet  instrument  ex- 
ceptionnel, dont  nous  ne  connaissons  qu'un  second 
exemplaire  au  Musée  Plantin  à  Anvers,  est  de  I. 
Ruckers  (^>.  Il  est  à  trois  claviers,  deux  superposés 
pour  le  clavecin  sur  l'un  des  petits  côtés  du  rectan- 
gle, et  le  troisième  pour  Tépinette  adaptée  sur  Tun 
des  longs  côtés,  le  droit.  Deux  rosettes  de  dimen- 
sions différentes^  en  plomb  doré,  aux  initiales  du 
facteur,  ornent  les  tables  d'harmonie;  la  plus 
grande,  sur  la  table  du  clavecin,  représente  un  génie 
ailé  jouant  de  la  harpe,  avec   le   regard  tourné   à 


(1)  Voir  la  noie  t.  II,  2'  lmIU..  p.  12. 

(2)  LUastriimeut  d*Aaversrsl  laarquô  Jo/iann^s  Joscphn»  Coenen  preê- 
byteret  organista   caihedraUs  me  feclt  Ruretnondœt  A*  1735. 


gauche;  la  plus  petite  montre  un   génie,  dans  la       coii. snoeck. 

Cl    IV 

même  attitude,  avec  le  regard  tourné  à  droite  ; 
quatre  rangs  de  sautereauxavec  autant  de  registres  ; 
ils  commandent  respectivement  trois  cordes  :  deux 
à  l'unisson  (cymbalum)  et  une  octave  (spinelta).  Le 
clavier  supérieur  agit  sur  le  premier  et  le  deuxième 
rang  de  sautereaux  (cordes  à  l'unisson)  ;  le  clavier 
inférieur  agit  sur  les  deuxième,  troisième  et  qua- 
trième rangs  (deux  cordes  à  l'unisson  et  la  corde 
octave)  (0.  Les  claviers  du  clavecin  ont  une  étendue 

de  quatre  octaves  et  une  note,  de  & — p-  ^  jgv         h 


Le  clavier  de  l'épinette  a   une  étendue  de   quatre 
octaves,dont  la  première  est  courte.  Une  corde  par 


touche;  étendue  de  ^ — ^j*  feurri  Long,  tôt 


2"»  20;  larg.  max.  on»82  ;   haut,  i^oij. 

2836  (421).  Clavecin.    iMarque  :  Joannes    Petrus 
Bull  me  fectt  Aniwerpia  ,  anno  1789    11  est  à  deux 


(1)  L*une  des  cordes  unisson  est  pincée  à  droite  tantôt  par  le  premier 
rang  de  sautereaux,  tantôt  par  le  trolsléoie.  I*ar  suite,  Tabsence  des 
étoufToire  ordinaires  à  Textrémité  des  sautereaux  du  premier  rang^ 
s'expllr[ue.  Il  e«t  probable  que  la  résonance  de  la  corde  lorsque  le 
premier  rang  de  sautereaux  entrait  ^u  action,  était  étouffée  par  une 
bande  do  feutre  que  le  registre  gUssait  contre  la  corde  à  proximité  du 
sillet  pour  produire  le  timbre  dit  basson. 


—  44«  — 

^^'ci^T*''  claviers  superposés,  deux  cordes  à  l'unisson  et 
une  corde  octave  ;  quatre  registres,  deux  de 
chaque  cdté  du  clavier.  L'étendue  est  de  cinq  octa- 

ves  complètes,  de  @ — r—  ^  ^   T    j .  Il  y  a  quatre 

8»  basse 

rajigs  de  sautereaux  qui  pincent  les  cordes  à  l'aide  de 
pointes  de  buffle,  plus  deux  genouillères  dont  les 
organes  ont  malheureusement  disparu,  maisqui,pro- 
bablement,  produisaient  le  timbre  appelé  basson  par 
l'appui  d'une  bande  de  feutre  ^à  proximité  du  sillet 
des  deux  cordes  à  l'unisson.  Ainsi  qu'on  le  remar- 
que généralement  à  ces  instruments^  le  clavier  infé- 
rieur agit  sur  les  deux  cordes  à  l'unisson  et  sur  la 
corde  octave,  alors  que  le  clavier  supérieur  n'agit 
que  sur  Tune  des  cordes  unisson,  dont  le  timbre, 
comme  noqs  venons  de  le  dire,  pouvait  se  modifier 
par  l'emploi  du  registre  basson.  Long.  2*43  ;  larg. 
o"*95  ;  haut.  o^Sj. 

2937  (433).  Clavecin.  C'est  un  clavecin  trans- 
formé par  M.  C/Meerens.  Deux  cordes  à  l'unisson 
sont  attaquées  à  la  fois  par  un  seul  sautereau  d'un 
modèle  spécial  imaginé  par  M.  Meerens;  il  est  muni 
d'une  double  pointe,  Tune  à  gauche,  l'autre  à  droite. 
Les  anciens  registres  ont  disparu.  Etendue  du  clavier 


haut.  0,865. 


~  443  — 


Long.    i""9i   ;     larg.   0^825 


8938  (432).  ClavhCisire.  C^est  le  nom  donné 
par  M.  Ch.  Meerens  à  cet  instrument  dont  il  fut  le 
constructeur.  Le  mécanisme  ne  diffère  pas  de  celui 
que  nous  avons  expliqué  au  précédent  numéro;  mais 
la  caisse,  au  lieu  d*avoir  la  forme  du  clavecin,  rap- 
pelle celle  de  la  virginale,  rectangulaire  et  oblongue, 
et,  comme  ce  dernier  instrument,  il  n'a  qu'une  corde 
par  touche  et  par  conséquent  une  seule  pointe  à 
chaque  sautereau.  Etendue,  quatre  octaves  de 
J- 


1=:=:  à 


0=::     Long.    i"ia  ;     larg.  0-545  ; 


haut.  o*86. 


2939  (398).  Clavi-Cistre.  Instrument  semblable 
au  précédent.  Le  sautereau  est  construit  sur  le 
même  principe,  mais  d'une  façon  un  peu  diffé- 
rente. L'étendue  est  également  de  quatre  octaves, 
de/-«  à/.*.  Long.  i"i5  ;  larg.  i^'^siS* 

2940  (427).  Cinq  rosettes  de  clavecins  de  facteurs 
diverjs,  entre  autres  Moeremans,  Dulcken,  etc. 

2941  (438).  Dix  clefs  iaccori  pour  clavecins. 


UU.  SiHMck. 

a.  IV. 


—  444  — 
c*u.SB«eck.  2942  (433).  Barre  d'adresse  d'un  clavecin  mar- 

Cl    IV 

quée  :  Johannes  Daniel  Dulcktn  me  fecit  Antwerpia 
anno  1744. 

294S  (433).  Barre  d'adresse  d'un  clavecin  : 
Jacobus  Vanden  Elsschen  me  fecit  Antwerpiœ   1715. 

2944  (434.)  B.irre  d'adresse  d'un  clavecin  :  An- 
dréas Ruchers  me  fecit  Antwerpia  A*  16 19. 

Branche  G.  —  Cordbs  prappêbs. 

SscTiON   a.  »  Cordés  frappèts  par  des  maillets. 

2846  (395).  Tympanon  avec  étui.  Etiquette  im- 
primée:  Mgidius  Huysmans  fecit  Antverpia,  et  deux 
rosettes  en  parchemin  sur  la  table  d'harmonie.  La 
caisse,  en  bois  de  Fernambouc,  est  incrustée  de 
plaques  d*ébène.  Dix  rangs  de  quadruples  cordes  de 
laiton  ;  celles  du  premier  rang  vibrent  sur  toute  leur 
longueur  tandis  que  les  cordes  des  neuf  autres 
rangs  reposent  sur  le  chevalet  de  droite.  L'instru- 
ment se  complète  par  neuf  rangs  de  quadruples 
cordes  d*acier  qui  reposent  sur  le  chevalet  de 
gauche.  Celui-ci  partage  la  corde  dans  le  rapport 
de  2  :  3,  de  sorte  que  la  partie  de  corde  vibrante  à 
gauche  du  chevalet  est  à  la  quinte  aiguë  de  la 
partie  de  corde  à  droite  du  chevalet.  L'instrument 
est  accompagné  d'un  petit  chevalet  mobile  qui  per- 
mettait  de  varier  selon  les  besoins   du   morceau  i 


—  445  - 
exécuter  les    intonations    de   l'un  des    rangs  de       coii  saccck 

ni    lY 

cordes.  L*accord  général  ne  devait  pas  s'éloigner, 
beaucoup  de  celui  de  l'instrument  suivant.  Long, 
du  trapèze  à  la  grande  base,  i-055  ;  à  la  petite  base» 
0,59;  haut.  0,375. 

S946  (396).  Tympauon  en  forme  de  trapèze, 
avec  étui.  Neuf  rangs  de  quadruples  cordes  de  laiton 
sur  le  chevalet  de  droite  et  huit  rangs  de  quadruples 
cordes  d'acier  sur  le  chevalet  de  gauche  ;  ce  dernier 
divise  les  deux  portions  de  corde  dans  le  rapport 
de  quinte  2  :  3.  Des  indications  trouvées  sur  l'in- 
strument nous  permettent  de  lui  assigner  l'accord 
suivant  : 

Cordes  de  laiton  Cordes  d*acier 

Long,  de  la  grande  base  du  trapèze  i"i3  ;  long,  de 
la  petite  base  o";  15  ;  haut.  o"39. 

2947  (397).  Tympanon  avec  étui  de  forme  oblon- 
gue  dans  lequel  il  est  fixé.  La  table  et  le  couvercle 
sont  décorés  de  peintures.  Sur  la  table,  deux 
rosettes  en  cuivre  découpé.  Trois  cordes  pour  cha- 
que son,  dont  neuf  rangs  en  laiton  sur  le  chevalet 
de  droite  et  huit  rangs  sur  celui  de^gauche   partagé 


-  446- 

coii.sooeck  en  deux  parties  :  la  première  partie  divise  les  six 
premiers  rangs  de  cordes  dans  le  rapport  de  quinte 
et  la  secondé,  mobile,  permet  de  varier  rintonatton 
des  deux  derniers  rangs  de  cordes. 

L'accord  probable  était  celui  de  l'instrument 
précédent  mais  à  l'octave  aigu6.  Long,  de  la  caisse 
o"65o;  làrg.  o"240. 

SxcTiON  6.  —  Cordes  frappées,  à  davier. 

2848  (399).  Claviearde.  Forme  rectangulaire. 
Etendue  de  quatre  octaves  de  ut  i  ut  à  partir  de  Vut 
de  huit  pieds,  avec  Vut  jf  manquant  à  la  première 
octave.  Il  appartient  au  genre  dit  gebundenês  KlavUr 
(voirie  n*634),  c'est*à-dire  que  plusieurs  touches 
agissent  sur  la  même  corde,  en  l'atteignant  par  les 
tangentes  à  des  places  différentes.  Deux  cordes  par 
touche.  Long.  i'"o5;  larg.  o«345. 

£949  (400).  Clavicordê.  Celui-ci  a  été  construit 
par  M.  Charles  Meerens  qui  a  utilisé  un  vieux 
clavier.  L'étendue  de  l'instrument  est  de  trois 
octaves  et  une  quarte  majeure,  de  fa  (huit  pieds)  i 
si.  Il  appartient  également  au  genre  gebundenes 
Klavietj  deux  cordes  à  l'unisson  par  touche  Long. 
o»875  ;  larg*  n^ax-  o*350. 

2960  (401).  Piano  carré.  MsLvqut:  Fait  par  Louis 
Fétis  à  Idons^  iSq^.  Restauré  par  Ch.Mcêrens  en  1877. 


—  447  — 

La  mécanique  apporte*  une  légère  amélioration  à  cuu.giia»ck. 
celle  que  nous  renseignons  sous  le  n^  1647.  L'éten- 
due est  de  cinq  octaves  complètes  à  partir  du  /a, 
seize  pieds.  Trois  pédales  :  la  douce,  bande  d*étofFe 
s'interposant  entre  les  marteaux  et  les  cordes,  et 
appelée  primitivement  registre  de  haype  et»  plus 
tard»  pédale  céleste  ;  IsiforUf  soulevant  les  étoufFoirs, 
et  enfin  la  pédale  appelée  sourdine^  qui  appuie  une 
bande  de  feutre  contre  les  cordes  dans  le  voisinage 
immédiat  des  pointes  auxquelles  elles  sont  attachées 
(Voir  le  n«  1633).  Long.  i"'55  ;  larg.  0.55  ;  haut. 
0.80. 

Il  résulte  de  nouveaux  reDaeignements  que  nous  ayons  pu 
recueillir  que  Louis  Fétis  n'était  pas,  comme  nous  Payons  dit 
dans  la  note  du  n®  1624,  le  l'rére  de  François  Fétis,  mais  son 
oncle.  Gomme  facteur»  il  a  peu  produit  ;  sa  réputation  de 
musicien  était  très  grande.  Il  est  mort  en  1880. 

2961  (403).  Petit  piano  d^étude.  Marque  :  Adrien, 
rue  d'Isabelle  n*  1168   à  Bruxelles,     Etendue  très 


restreinte, 


,  de  B    r —    *  ^    î     j.  La  mécanique 


ressemble  à  celle  dite  viennoise  (voir  le  n*  1634). 
Long.  o«7i  ;  larg.  0-385  ;  haut.  o"735. 

S962  (403).  Piano  earri.  Marque  :  fait  par  Syn^ 
phorien  Ermel  à  Gand  1802.  Caisse  en  acajou 
reposant  sur  quatre  pieds  droits.  Etendue  de  cinq 


-448 


CotT.  Snottk  8* 

Cl.  IV.  ^ 

octaves,  de  !S':z±z3  *  IHy-I — ^.  La  mécanique  est 


5,  de  ^' — yA  ^  ^— [— i.  La  mécaniqi 

8*  basse 

semblable  à  celle  qui  porte  le  n''  1647.  Deux  pédales: 
la  forte  soulevant  les  étouffoirs,  et  la  sourdirte, 
manœuvrant  comme  la  troisième  pédale  du  n*  2950 
Les  marteaux  sont  garnis  de  feutre,  mais  cette 
garniture  a  remplacé  la  primitive  en  cuir.  Ce 
n'est  qu'en  1826  que  J.  Henri  Pape,  facteur  de 
pianos  né  à  Sarsted  (Hanovre)  en  1789,  établi  i 
Paris  vers  1818,  après  avoir  travaillé  dans  les  ate- 
liers de  Pleyel,  imagina  de  remplacer  le  cuir  par  le 
feutre  dans  la  garniture  des  marteaux.  Long.  1*475  ; 
larg,  0*520;  haut.  o"77s. 

S968  (404).  Piano  carré.  Marque  :  Meiucke  A/#ytfr 
et  Pieter  Meyer  fecerunt  op  Rokkin,  ie  Amsteldam,  <*> 
Mécanique,  étendue  et  pédales,  comme  celles  du  n« 
précédent. 

2964  (405).  Piano  pyramidaL  L'étiquette  porte 
le  nom  de  Tauteur  ;  il  est  malheureusement  illisible. 
Ce  nom  ressemble  toutefois  à  Bar eschei  ^^  ti  il   est 


(1)  Cee  factears  travaiUaieiit  à  la  fin  du  XVUI*  Bl«elo  (rolr  la  1 
d'adresse  n*  2957). 

(2)  Nous  avons  vainement  essayé  d'ol  icnlr  quelques  indicaUons  sur 
ce  facteur.  Il  est  pénible  d*avoir  à  constater  le  peu  de  oomplaisanoe 
qucl*on  rencontre  chez  certaines  personnes  dont  la  situation  eat  pour> 
tant  tout  indiquée  pour  venir  en  aide  et  qui  le  pourraient  facilement 
pour  peu  qu Viles  fussent  douées  de  la  moindre  bonne  voloBté,  mais 
eUes  ne  répondent  pas  même  aux  lettres  qui  leur  sont  i 


—  449  — 

suivi  des  mots  :  Magaxyn  d'instruments  de  musique 
à  Amsterdam.  Il  offre  cette  particularité  intéressante 
que  la  partie  inférieure,  au-delà  du  clavier,  descend 
jusqu'à  proximité  du  sol,  comme  au  piano  droit 
n®  1633.  La  caisse,  de  forme  pyramidale,  est  en 
acajou,  ornée  de  rosettes  en  cuivre  estampées.  Le 
clavier  repose  sur  deux  cariatides  en  bois  sculpté  et 
doré.  La  mécanique  est  naturellement  spéciale 
à  cause  de  la  position  verticale  de  la  table  d'har- 
monie ;  elle  procède  cependant  de  la  mécani- 
que   viennoise.    L'étendue  est  de  six  octaves;  de 

^ — ;—  ^  2xz:^3à  la  double  octave  aiguë.  Deux 


Coll.  8noti«k. 
Cl.  IV. 


80  basso 
pédales  :  la  première  est  celle  dite  una  corda  ;  elle 
fait  reculer  la  mécanique  et  le  marteau  ne  frappe 
plus  qu'une  corde  au  lieu  de  deux  ;  la  seconde  pédale 
est  la  forte,  dont  le  mouvement  soulève  les  étouf- 
foir»  des  cordes.  Larg.  i"i75  ;  haut.  tôt.  de  la  pyra- 
mide a»32  ;  prof.  o"56. 

2966(406).  Piano  droit  ou  buffet.  Marque:  Lich- 
tenthâl  et  Cie  à  Bruxelles  »"  67 1 .  Très  jolie  caisse  en 
boi9  d'acajou  avec  bordures  dorées.  L'étendue  est  de 
six  octaves  de  fa  à  /a,  comme  celle  de  l'instrument 
précédent.  Le  n^  2995  n'a  que  deux  cordes  par  tou- 
che et  les  trois  premières  touches  n*en  ontquune.La 
mécanique  a  les  étouffoirs  du  système  dit  c  à  bayon- 


—  450  - 

^^^J.j^J*^*^''-  nettes  ».  Deux  pédales  :  la  forU  qui  soulève  les 
étouiFoirs  et  Ttina  corda  qui  fait  reculer  le  méca* 
nisme  vers  la  droite.  Le  piano  est  transpositeur  de 
trois  demi-tons  au  grave  sur  les  trois  premières 
cordes  accordées  respectivement  aux  mt,  mi  b,  ri. 
Outre  les  deux  pédales,  ce  piano  possède  un  registre 
disposé  pour  la  main  droite  et  qui  soulève  le  méca- 
nisme pour  permettre  le  glissement  du  clavier  vers 
la  gauche  lorsqu*on  opère  la  transposition.  Long, 
i^iô;  prof.  0*580  ;  haut.  i"id. 

2966  (435)«  Barre  d*adress6  d'un  piano  de  ffo^ 
berechts  et  Groetaers,  Bruxelles  ^  facteurs  de  forU- 
pianos  de  la  Cour  de  S.  M.  le  Roi  des  Pays-Bas  à 
Bruxelles,  rue  d*Orange  »•■  131  et  132. 

2967  (429).  Barre  d'adresse  d'un  piano,  marquée: 
Meincke  Meyer  et  Pieter  Meyer  fec^  woonende  op  den 
nieuwen  Dyk,  bij  den  Dam  in  Amsterdam  A*  1781. 
Cette  barre  permet  de  compléter  l'adresse  du  piano 
n*  i6a6. 

2968  (430).  Barre  d'adresse  d'un  pidno,  marquée  : 
Henricus  VanCasteel  fecit  Bruxellis  177  . 

2969  (43 1).  Barr$  d*adresie  d*un  piano,  marquée  : 
3^.  Groetaers  et  fils ,  facteur  de  fortê'Pianos  de  U  cour 
de  S.  M.  le  Roi  des  Pays-Bas  à  Bruxelles,  rue  d'Oran- 
gerie «•  1 16. 


—  4SI  — 


APPARBILS   divers.  coll.  Snoeck. 

Cl.  IV. 


2960 (436). Deux  bâtons  de  direction  avec  inscrip- 
tions. L'une  porte  :  Le  cercle  joyeux  à  son  Directeur- 
adjoint  A.  Vandemaele  ;  Tautre  :  Les  jeunes  amis  de 
Courtrai  à  leur  Directeur  Mr.  R.  Verbeke,  hommage 
de  reconnaissance^  offert  le  3  avril  1873. 

2961  (437).  Drapeau.  Souvenir  de  la  Société 
Philharmonique  de  Qand.  Cette  société  fut  fondée 
en  1840  sous  la  présidence  de  M.  van  de  Velde,  con- 
seiller à  la  Cour  d'appel.  Son  premier  directeur  fut 
Bern.  van  Loo.  Elle  eut  son  heure  de  célébrité.  Les 
fêtes  musicales  qu'elle  donnait  dans  son  superbe 
jardin  du  Rempart  d*Ackerghem  étaient  fort  suivies 
par  la  bourgeoisie  de  la  ville. 


LISTE  DES  DONATEURS. 


Peu  S.  M.  LA  Reine  Marie-Henriette. 
LE  Gouvernement  Chinois* 


MM.  Agrela,  V. 

AndréefiF,  V. 

Balfour.  H. 

le  Ministre  Aug.Beernaert 

Carpentier 

Cave  a  8,  L. 

Closson,  E. 

Coekelenbergh.  P. 

Combaz,  G. 

Conze,  A. 
M««  Crosby-Brown 
M  M .  Darche  frères 

de  Keyser,  Ch. 

de  le  Court,  H. 

de  Lombardon-Montezan 
S.    Ex.   le  Lieutenant- Général 
Baron  de  StackelbergiC. 
MM     deVestibule,  F. 

de  Winde,  Emm. 

Dietz,  J  C. 

Eberhardt  Wûnnenberg 

Exsteens 

Plostroy,  Noël,  F. 

Gilson,  P. 

Guidé,  G. 

Hawley,  E.  H. 


MM.  Jacquot,  V. 

Jouret,  L. 

Lambertini,  M.  A. 
M™»  Lumay-Vivier 
M"*  Magny,J 
M  M.  Mahillon  &  C» 

Mahillon,  V.et  ]. 

Mahillon,  F.  C. 

Mahillon*  ]. 

Mahillon,  V. 

Maubourg 

Massau,  A. 
M»»'  Neunians, A. 
MM.  Pouget,  E. 

Ricci,  L. 

Ruiz,  R. 

Sambruna.  C. 
la  Smithsonian  Institution  de 

Washington 
la    Société     Hercules    Musik* 

werke 
MM.  Sudre 

Vermeersch.  G. 

Vienne,  J. 

Wangermée.  E. 


INDEX   GÉNÉRAL. 


Classification  méthodique  des  instruments  de  musique,  II  à  VII. 
Errata  récapitulatifs  des  trois  premiers  volumes,  VIII  à  XVII. 


INSTRUMENTS  EXTRA-EUROPÉENS 

PaffM. 
CLASSE  I.  —  Ikstrumbmts  autophonss 

Brancha  A.  —  Instruments  nutophonês  percntis. 

Section  a.  —  Instruments  bruyants i 

Section  6.  —  A  intonations  nettement  déterminées. 

Sous-section  aa.  —  A  maillets is 

Branchb  B.  —  Instruments  autopkonts  pincis. 

Section  a,  —  Avec  ou  sans  plectre i8 

Branchb  C.  —  Instruments  autopkonts  frottis. 
Section  a.  —  Frottés  par  le  doigt  ou  l'archet  •    •    •    .      ao 
CLASSE  II.  —  Instruments  a  iiBMBtANBs. 
Branchb  A.  —  Membranes  pêtcuUes. 
Section  a.  —  Instruments  bruyants. 

Sous-section  aa.  —  Membranes  tendues  sur  un  cadre .  21 
Sous-section  bb.  —  Memb.  tendue  sur  un  récipient.  at 
Sous-section  ce.  —  A  double  membrane  .    «    .    .    .      24 

CLASSE  III.  ^  iNtTROICBNTS  A  VBNT. 

Branchb  A.  —  Instruments  à  anche* 
Section  b.  —  Anche  simple,  libre,  tans  tuyauB.     .    .    .      aç 


-+5S  - 

PageA. 
Section  c,  -^  Anche  simple,  battante,  avec  tuyau. 
Soos-section  aa.  —  Anche  simple,  battante  et  tuyau 

cylindrique 30 

Section  d,  —  Anche  double,  avec  tuyau. 
Sous-section  aa.  —  Anche  double  et  tuyau  cylindrique      32 
Sout*section  bb.  ^  Anche  double  et  tuyau  conique  .      36 
Brancha  B.  --  Instruments  à  bouchs. 
Section  a,  —  Bouche  biseautée. 
Sous-section  aa.  —  Bouche  biseautée  et  tuyau  ouvert      3 S 
Sous-section  bb.  —  Bouche  biseautée  et  tuyau  fermé.      46 
Section  b.  —  Bouche  latérale. 

Sotts-section  bb.  —  Bouche  latérale  et  tuyau  fermé  49 

Section  c.  —  Bouche  transversale. 

Sous-section  aa.  —   Bouche  transversale  et  tuyau 

fermé 50 

Sous-section  bb.  —  Bouche  transv.  et  tyyau  ouvert  .      59 
Branche  C.  —  Instruments  polyphones  à  thervoir d'air. 

Section  a.  —  Réservoir  d'air  sans  tuyaux     .....      60 
Brakchb  D.  —  Instruments  à  embouchure. 
Section  a.  —  Instruments  à  embouchure,   simples  ou 

naturels 62 

CLASSE  IV.  —  Instruments  a  cordes. 
Branche  A.  —  Cordes  Jrotties. 

Section  a.  —  Cordes  frottées  par  l'archet 67 

Branche  B«  —  Cordes  pincées. 
Section  a,  —  Cordes  pincées  avec  ou  sans  plectre. 

Sous-section  aa    —  Sans  manche 70 

Sous-section  bb.  —  Avec  manche 79 

Section  d,  —  Cordes  pincées  (ébranlées)  par  le  vent  .      8j 
Branche  C,  —  Cordes  frappées. 
Section  a.  ~  Cordes  frappées  par  des  maillets.     ...       S4 
APPAREILS  DIVERS     .  ......;..       87 


—  456  — 

INSTRUMENTS  EUROPÉENS. 

Pages. 
CLASSE  1.  —  Inbtrumints  autophonbs. 

Branchb  a.  —  Instruments  autophones  ptrcutês. 

Section  a.  —  Instruments  bruyants 153 

CLASSE  IL  —  Instruii&nts  a  msiibranes. 
Branche  A.   —  Membranes  percutées. 
Section  a.  —  Instruments  bruyants. 
Sous-section  aa.  —  Membrane  tendue  sur  on  cadre     159 
Sous-section  bb.  —  Membrane  tendue  sur  un  récipient    159 

Sous-section  ce.  —  A  double  membrane 161 

Branchb  B.  —  Membranes  frottées 165 

CLASSA  IIL  "    iNSTRUtfBNTS   A  VBNT. 

Branchb  A.  —  Instruments  à  anche. 

Section  b.  —  Anche  simple,  libre,  sans  tuyau  .     .     .    .     170 

Section  c.  —  Anche  simple,  battante,  avec  tuyau. 
Sous-section  aa.  —  Anche  simple,  battante  et  tuyau 

cylindrique 172 

Sous-section  bb.  —  Anche  battante  et  tuyau  conique.     iSi 

Section  d,  —  Anche  double  avec  tuyau. 

Sous-section  aa.  —  Anche  double  et  tuyau  cylindrique     182 
Sous-section  bb.  -  Anche  double  et  tuyau  conique     .     193 
Branchb  B.  —  Instruments  à  bouche. 

Section  a,  —  Bouche  biseautée. 

Sous  section  aa.  —  Bouche  biseautée  et  tuyau  ouvert.  205 
Sous-section  bb.  ^  Bouche  biseautée  et  tuyau  fermé  .  aao 
Sous-section  ce.  —  Bouche  biseautée  et  récipient  .     .     221 

Section  6.  —  Bouche  latérale. 
Sous-section  aa.  —  Bouche  latérale  et  tuyau  ouvert  .     225 
Sous-section  bb.  —  Bouche  latérale  et  tuyau  fermé   .     234 
Sous-section  ce  —  Bouche  latérale  et  récipient    •    .     235 

Section  c,  —  Bouche  transversale. 
Sous-section  bb.   —  Bouche  transversale  et  tuyau 

ouvert 236 


-457   - 

Pages. 
Branche  C.  —  Instruments  polyphones%  à  réservoir  d'air. 

Sections.  ~  Réservoir  d'air,  sans  tuyaax    .....    238 

Section  6.  —  Réservoir  d'air,  sans  tuyaax,  à  clavier.     .    246 

Section  d,  —  Réservoir  d*air,  à  tuyaux    ....*.    246 

Section  0.  —  Réservoir  d'air,  à  tuyaux  et  clavier  .     .    .    248 

Drakchb  D.  —  Instruments  à  embouchure 

Section  a.  —  Instruments    à   embouchurei  simples  ou 

naturels 249 

Section  b,  —   Instruments  à  embouchure,   chromati* 

ques,  à  ouvertures  latérales. 

Sous-section  aa.  —  A  trous  latéraux,  avec  ou  sans  clefs    262 

Sous-sectlon  bb.  —  A  clefs,  sans  trous  latéraux  libres    266 

Section  c.  —  Instruments  à  embouchure,  chromatiques, 

à  longueurs  variables. 

Sous-section  aa.  —  A  coulisse 271 

Sous-sectionbb.  —  A  pistons.     .     « 271 

CLASSE  I V.  ~  Instruments  k  cordes. 

Branche  A.  —  Cordes  frottées. 

Section  a.  —  Cordes  frottées  par  Tarchet 279 

Section  6.  —  Cordes  frottées  par  la  roue 286 

Section  c.  —  Cordes  frottées,  à  clavier 236 

Branche  B.  —  Cordes  pincées. 

Section  a.  —  Cordes  pincées  avec  ou  sans  plectre. 

Sous  section  aa.  —  Sans  manche 292 

Sous-section  bb.  —  Avec  manche 294 

Section  b,  —  Cordes  pincées,  à  clavier 317 

Section  d.  —  Cordes  pincées  (ébranlées)  par  le  vent  .    .    322 

Branche  C.  —  Cordes  frappées . 

Section  a,  —  Cordes  frappées  par  des  maillets    •     .     .    323 

Section  6. -- Cordes  frappées,  à  clavier 324 

COLLECTION  SNOECK 333 

CLASSE  I.  —  Instruments  ADTOPHO.N se. 

Branche  A.  ~  Instruments  autophones  percutés 


-  458  - 

àection  a.  —  Bruyants 334 

Section  6.  —  A  intonations  déterminées. 

Sous-section  aa.  —  Â  maillets 336 

Sous-section  bb.  —  Â  clavier 340 

Bramchr  B.  —  Insiruments  auiophams  pintes. 

Section  «.  —  Avec  ou  sans  plectre 341 

Brancbb  C.  —  InttrumêHts  auiophonet  frottis . 

Section  a.  ^  Par  le  doigt  ou  l'archet 341 

CLASSE  II.  —  Instruments  a  mbmbranss. 
Brancbb  A.  —  Membranes  percutées. 
Section  a.  *-  Bruyants. 
Sous-section  aa.  —  .Membrane  tendue  sur  on  cadre  .    343 

Sous  section  ce.  ~  A  double  membrane 343 

Branchb  B.  —  Membranes  frottSes 344 

CLASSE  III.  ^  iNSTRUy BNTS  A  VBNT. 

Branchb  A.  — Instruments  àaneke. 
Section  a,  —  Anche  simple.  libre,  avec  tuyau. 

Sou9-section  bb.  —  Tuyau  conique 345 

Section  c.  —  Anche  simple,  battante,  avec  tuyau. 

Sous-section  aa.  —  Tuyau  cylindrique 345 

Section  d.  —  Anche  double  avec  tuyau. 
Sous-section  bb.  —  Anche  double  et  tuyau  conique    •     35S 
Branchb  B.  —  Instruments  à  bouché. 
Section  a.  —  Bouche  biseautée. 
Sous  section  aa.  —  Bouche  biseautée  et  tuyau  ouvert    364 

Sous-section  bb.  ^  Tuyau  fermé 371 

Section  b.  —  Bouche  latérale. 

Sous-sectIon  aa.  —  Tuyau  ouvert 37a 

Branchb  C.  —  Instruments  polyphùms^  à  réservoir  d'air. 

Section  d.  —  Réservoir  d*air  et  tuyaux 582 

Section  e,  ^  Réservoir  d'air,  tuyaux  et  clavier.    •    •    •    3-^3 
Section/.  —  Réservoir  d'air  et  tuyaux,  A  mouvement 

automatique 386 


^  459  — 

PageM. 
ÔKANCHB  D«  —  Instruments  à  embouchure. 
Section  a»  —  Instruments  à  embouchure,   simples  ou 

naturels *     .     388 

Section  b.  —  Instruments  à  embouchure,  chromatiques, 
à  ouvertures  latérales. 
Sous-section  aa.  —  A  trous  latéraux,  avec  ou  sans  clefs    393 
Sous-section  bb.  —  A  clefs,  sans  trous  latéraux  libres    396 
Section  c»  —  Instruments  à  embouchure,  chromatiques, 
à  longueur  variable. 

Sous-section  aa.  —  A  coulisse 39S 

Sous-section  bb.  —  A  pistons.    •    •  ,.v 39^ 

CLASSE  IV.—  INSTKUICBNTS  A  CORDBS. 

Branche  A.  —  Cordes  frottêês. 
Section  a.  —  Cordes  frottées  par  l'archet    •    •    .    ,     .    399 
Section  b,  —  Cordes  frottées  par  la  roue 435 

Branche  B«  —  Cordez  pincêêt. 
Section  a.  —  Cordes  pincées  avec  00  sans  plectre. 
Sous-section  bb.  —  Avec  manche  .     ......    426 

Section  b.  —  Cordes  pincées,  à  clavier 435 

Branche  C.  —  Cordes  frappées. 
Section  a.  —  Cordes  frappées  par  des  maillets.     •    .     .    444 

Section  b,  ^  Cordes  frappées»  à  clavier 446 

APPAREILS  DIVERS 451 


TABLE  GÉOGRAPHIQUE  DBS  PROVENANCES. 


Afrique  occidentale,  71. 

Algérie,  44. 

Allemagne.   153,  155,   171,  182,  186,  187,  igç.  201,  202,  203,  213. 

224,  231»  2Ϋ.  238,  24Ï.  25O1  aSi,  265,  281    282,  293.  305,  325. 
Amérique  du  Nord,  24. 

Angleterre,  181,  182,  238,  212,  225  226,254,262,269,270,271,322. 
Autriche.  2Si|  327. 
Belgique.    153,    156,    157,  161,  162,  x68,  170.  173,  174,  193,  205. 

22r,    222.    223,   224.  246.    249,  250,  256,  261.  262,  266.  271, 

376.  3«4.  33»- 
Bornéo,  11.  12,  28. 

Bosnie,  159,  160,  164,  204,  218,  219,  238,  247,  285,  314,315.  316. 
Bulgarie,    215,    216,   217.  218.  232,  233,  236,  237,  «47,  284,  385, 

31a.  3«3. 
Chine,  10,    11,  13.   14,  15,  21,  24.  26,  27.  28,  37,  49.  65,   66,   6;, 

75.  77,  781  82i  84- 
Colomble  britannique,  29»  io^  3a,  34,  36.  37,  46,  47.  48. 
Congo,  3,  4,  5,  6,  7,  8,  9.   10,  12,   13.   14.   15,  18.  22,  23.  25,  26. 

44.  49i  5ï.   5«t  53.  54.  55.  57»  5®.  60.  63.  64,  65,  72,  73,   74, 

75.  81,  Sa. 
Cuba,   2. 

Danemark,  305,  326. 
Egypte,  2,  60,  70. 
Espagne.  153,  154,  157,  166,  167,  168,    174,    196,   x>7.    198,    251, 

255,  a86. 
Etats-Unis  d'Amérique,  i,  38,  40,  46,  60,  81. 


—  46i   - 

France,  152,  153,  159,  x6o,  162,  163,  i6S,  172,  194»  195,  206,  207, 
220,  221,  923,  224.  226,227,  228,  234,  235,  242,245.  246.  248, 
250.  256,  257,  224»  3581  260,  261,  262.  264,  26S.  271,  272, 
«73»  274,  275,  276,  279,  280,  281,  282,  291,  292.  294,  301, 
3x7,  321,  324,  329,  330,  33i« 

Grèce,  259. 

Hongrie,  323. 

Hottentotie.  83. 

Italie.  156,  229»  252,  253,  255.  236,  286, 

Japon,  15,  16. 

Madagascar,  75. 

Madère,  310,  311,  312. 

Malaisie,  17,  78. 

Maroc,  31. 

Norwège,  306. 

Nouvelle-Guinée,  24. 

Nouvelle  Irlande,  ao. 

Papouasie.  24. 

Pays-Bafl,  15?,  173.  193,  228,  229,  250,  234,  258.  260,  279,  317» 
320,  354  à  451. 

Pérou,  2,  42.  43f  501  5I1  59 

Portugal,  307.  309» 

Prusse,  163,  231,  250.  254. 

Rome,  x88.  xgx. 

Russie,  177,  179,  180,  x8i,  214,  215,  355' 

Sardaigne,  175. 

Saxe.  163,  199. 

Siam,  10.  16,  17,  21,  24,  45,  67,  69.  70'  79* 

Soudan,  62. 

Soudan  français,  73. 

Suède,  283. 

Suisse,  152,   235. 

Sumatra,  19. 

Thibet.  66. 


-465  - 


DietjE,  Johann-Christian,  père, 

3«'.  329* 
DietjE,  Johann-Christian,  fils, 

3«ii3a9.33x. 

Diet2,)ohann-Chri8tian  (petit- 
fils),  32a. 

Donnet,  Fcrn.,  335. 

Douwes,  N.,4a7. 

Droogmans,  H..  22. 

Duclos,  Ad.,  chanoine,  249. 

Dulcken,    Daniel,    320,    443, 

444* 
Dumery.  G.,  338. 
Dupont,  Ed..  234. 
Dupré,  379,  380,  382, 393, 394, 

395- 
Dupré.  229,  266, 355,  357,  361, 

362,363,366,372,373. 
Durand,  424. 
Duval.  379. 


Edison,  148. 
EUis,  68. 
Engel,  C,  66. 
Embach,  L.  et  C^  392. 
Enguilbert  de  Marnes,  301. 
Erard.  Séb.,  29^1  324.  s^S* 
Erard,  frères,  330. 
Ermel,  Symphorien,  447. 
Exsteens,  L.,  62. 


Pauvelle,  262.  264. 
Fedoroff,  N.,  215. 
Fétis,  F.,  150,  298.  330,  331, 

399. 
Fétis,  Louis,  446, 447. 
Finsch,  20* 
Fonce,  J.-F  ,  410. 
Forvielle.  262.  264. 
Fou  hi,  75. 
Fretin,  Louis,  387. 


Fianck,  Edm.,  1^5. 
François  I.,  260* 
Frey.  P.  et  C%  431. 
Friart,  L.,  294. 


Oambon,  A.,  411, 

Gatnellas  y  Ferrer,  Miquel  S., 

43«. 
Gauthier,  A,,  300,  304. 
Geib,  322. 
Gerardin,  414. 
Gevaert,  F.-A.,  250. 
Giorgi,  C.-T.,  229,  231. 
Qoumas,  P.,  173. 
Grasset,  206,  207. 
Grau,  P  -Ant.,  336. 
Grauwels,  J.,  437. 
Greenhill,  Jos.,  270. 
Grenié,  61. 

Griesslinget  Schott,  251. 
Grillet,  L.,  300. 
Groetaers,  450* 
Groetaers.  J..  et  fils.  450. 
Grundmani  199. 
Guersan,  300. 
Guillaume  IV,  271. 
Guiraud,  A.,  300. 
Guthrie,  Matthieu,  215. 

H 

Haas,  Johann  Wilhelm,  261. 

Haeckel,  61. 

Haerhout,  P.,  428. 

Haghens,  438. 

Haiden,  Hans,  291. 

Hais,  331. 

Hamn\erich,  D' Angul,  326, 

Harper,  E.,  271. 

Hass,  Hieron.-Albr  ,  325. 

Hauser,  O.,  152. 

Havaux,  437. 

Hawley,  E.  H.,  33,  34. 


—  4^6  — 


Heîneman,  Joh.  J.,  438 

Hemony,  P.,  341. 

Heyde,  Hànà.  291. 

Heyer,  W.,  437- 

Hipkins,  A.  ).,  322. 

Hoebrechts.  433,  450. 

Hofmans,  Matthys,  400,  405, 
414. 

Hormâfin,  Condtantîfi,  159. 

Hotteterre,  195. 

Hotteteffe,  Nicolas  (dit  Ni- 
colas I),  194. 

Houzé.  A  ,  401. 

Hugget.  269, 

Huysmans,  Aègtdias,  444. 


} 


Jacobs  ou  Jaco1)8z,  Hendnck, 

400,  406.  4x4.  423- 
Jacquott  Ch.,  a8o. 
Janrot,  voir  Loiret,  H. 
Jullien,  369. 

K 

Kastner,  28s.  3q6. 
Keith,  R.  W.,  32a 
Kerkhovc,  351.  352.  373. 
Kiekepoost,  Ch.  P  ,  430 
Kinsky,  G.,  437 
KIotz,  410. 
Kohler,  ].,  27  t. 
Ko*Man  (culte  de),  63. 
Kratzenstein,  61. 
Kraus,  A.,  fils,  19. 
Kretschmar,  K.,  164. 


Lacote,  René,  296. 
Lafleur.  ].,  a8o. 
Lamblin,  424,  429. 
Laplaiche,  A.,  tSo, 


Laurent,  337. 

Le.  Brun,  p.,  347,  381. 

Lebrun,  P.  P.,  205,  347»  3^^t 

Le  ^rauçois»  39^.  099. 
Lejeune.  B.-J.,  298. 
Lejenne,  B.,  398. 
Lejeune,  J.-B..  298. 
le  Pot,  C  ,  418. 
Lichtenthal.  39T. 
Lichtenthal  et  O,  449. 
Long,  206,  307. 
Longman.  333. 
Lorret,  H.,  4x31  431. 
Lot,  237. 
Lott,  D.,  195. 
Louis  XV,  361. 
Louis  XVI.  298. 
Lutgendorff,  von,  409. 


Maat,  voir  Van  der  llaat. 
Maeterlinck,  L.,  431. 
Mahillon,  C,  193,  249,  376, 

35^.  356.  389,  39a 
Mahilloii,  V.-Ch.,  377.  357. 
Maino  et  Orsi.  229,  330. 
Martin,  «73. 
Mathieu,  Jules,  390. 
Mattau,  341. 
Meerens,  Ch.,  341,  398,  442. 

443f  446. 
Melchor,  196. 
Menzenhauér,  393* 
Merklin-Schiitsè,  346* 
Mersenne,  le    P.,    167,    103, 

301. 
Metzler,  308. 

Meyer,  Meincke,  449,  450. 
Meyer,  Pieter,  448,  450. 
Michaël,  prince  serbe,    85. 
Mockler-Ferryman,  A. -P.,  34t 

71- 


—  4«^  - 


Moefemans.    L.,    590,    3^3, 

443. 
Moule,  A    C,  85. 
Muller,  Salomoii,  12 
Muncha.  30a. 
Munza,  64. 

Prospère.  «6^. 

Q 

Qoesnel,  50. 

R 

N 

Nadermann,  297. 

Neumann,  430. 

Noblet,  jeune,   pète  et  fils, 

227. 
Nbnckèl,  J.-J  ,  337- 


Ondereet,  F.,  411. 
Oor,  J.,  150. 


Pacqnet,  300. 
Pape,  J.  Henri.  448. 
Patroni,  Giovanni,  177. 
'Pelitti,  252. 
Pereira,  Manuel,  307. 
Pety  de  Thozée.  216,  283. 
Piazzfl,  Itata,  231. 
Pierot,  364. 

Pierre,  C.  297,  357.  358. 
Piggott,  F,  T.,  16. 
PikeBlêy.  William,  162. 
Pleyel,  448; 
Ponfooirt,  J.,  354,  560. 
Pons,  300. 
Pouget,  Bm  ,  281. 
Pougin,  A.  298. 
Praetorius,  ig\  tgy,  198,  202, 

203,  290,  2,7,  419. 
Prescott,  Abraham,  62. 
Prescott,  Piano  C«,  61. 
Printemps,  J.,  394. 


Raingo.  N.  M  ,348,  351.  35^» 

365.  37a»  374'  375- 
Reich,  B.,  358,  365,  368. 
Renaudin.  405. 
Rens,  4 IX. 
Rosa,  307. 
Rosar,  367. 
Rombotttt,  P..  421. 
Romerb,  Antooto,  174. 
Rose,  226. 

Rose.  John  Mitchell,  162. 
Rottenburgh.  G.  A..  349,  355, 

359.  369»  378,  379. 
Rottenburgh,  J.  H.»  228,  359. 

361.  369,  378,  4«3- 
Ruckers,   André,    le    viebx. 

3Ï9.  43<^.  437.  444- 
^uckers,   Aiidré,    le    jenne« 

3»9 
Ruckers,  Christophe,  320.    ■ 
Ruckers,     Hans,    le    vieax, 

3'7>  319»  436.  437.  438. 
Ruckers,   Johannes  ou  Jean, 
le  jeune,  31 9,  320,  436,  437, 

439.  440- 
Rudall,  226. 
Rutot,  234. 


Sambruna.  C,  255. 
Samuel,  Ad.,  150. 
Sautermeister,  271. 
Sax.  Ad  ,  162,  272,  273,  274, 

2751276,  357i  35^»3yo»392. 
Sax,  Alph.,  399. 


—  4^8  — 


Sax,  C,  ayr,  346,   35a,  355, 

357i  36a.  374t  377.  397- 
Sches,  Beernaert.  401. 
Schmeltz,  le  D^  ].  D.  B.,  12.  20. 
Schmidt,  293. 
Schol,  D.,  341. 
Schott,  B.,  fils,  213,  214. 
Schott'8,  B.,  Sôhnêj  214. 
Schott,   les  Fils  de  B.,    199, 

ai4,  36«- 
SchuDda,  V.  J  ,  323. 
Schuster,  M.,  282. 
Schweinfurth,  64. 
Scott,  Léon,  14s. 
Simon,  vielleur.  425. 
Simon,  Ignar.  305. 
Simonet,  Et..  417,  423. 
Snoeck.  César,  229,  29^,  333, 

399.  401,  416. 
Snoeck>  BgidiuB,403,4i5,4z8, 

419. 
Snoeck,    Marcus,    403,    416, 

418,  419,  420. 
Sohet,  }  ,  408. 
SomerB,  L, ,  410. 
Speck.  173. 
Stainer.  409,  424. 
Staufiert,  2gÎ6,  297. 
Steegmans,  B.  A.,   351,  373, 

377. 
Steenbergen.  ]  ,  359. 
Stegmaier,  F.,  250. 
Steveny.  P.  J..  417. 
Sternberg,  L.,  324. 
StoUel,  H.,  272. 
Stradivari,  406. 
Sudre,  261. 


Tain  ter,  148. 
Taphouse.  Chas..  209. 
Termont,  A.,  424. 
Terbines.  Caco,  295.  296. 
Thibouville,  Hérouard,  365. 


Thibouvilie-Lamy.    J.  et  0% 

50.  59' 
Thoinan,  B.,  195. 
Thoraar,  414. 
Tibouville,  frère.  228* 
Tincl,  Edg  ,  331. 
Titus,  )  ,  308. 
Tournier,  F.,   173. 
Triebert,  194,  195»  326. 
Truchado,    Pray  Raymando, 

2S7,  290. 
Tsai-Yu.  90,  91. 
Tuerlinckx,  258.  261, 345,  348, 

349.  350.  351.  356,  362.  363» 

364  373.  375.  376,  377.  391. 

394,  398. 
Turin.  J.,  242.  244,  245. 
Turlot,  262. 

.U 
Uldahl,  P.  C ,  326. 


van  Aalst,  Jules,  10,  76.  77» 

83. 
Van  Aerde,  R.,  351. 
Van  Belle.  353,  360,  394.^ 
Van      Blankenburg,     Qairin, 

340. 
Van  Casteel,  Henricus,  450. 
Vanderoaele.  A.,  45t. 
Van  den  Blsachen,   J.,   444. 
Van  den  tynde,  339,  340. 
Van  den   Bynden,  345,    396, 

399- 
Van  den  Ghein,  339,  340. 
Vander  Linden,  410. 
Van  der  Maat,  379. 
Vander  Slagh  Meulen,    404. 

405. 
Vander  Straeten,  Edm.,  222, 

282,  320.  336,  341,  40 ï.  427. 


TABLE  ALPHABÉTIQUE  DES  NOMS  PROPRES. 


Adrien,  447. 

Aerminck,  Hendrick,  407. 
A  fine,  Johannes,  339,  3^0. 
Albert,  E.,  355. 
Altenborg,  |.-È.,  3S8. 
Amiot,  75.  77,  90. 
Andréeff,  B.,  215 
Angst,  Joseph,  327. 


B 

Bachmann.  174,  353.  554. 
Bader.  P.  D.,43?.      ' 
Badoel,  248. 
Bainbridge.  212,  367. 
Bainbridge  &  Wood,  aog- 
Balfour,  H.,  19,  ^3.  165. 
Barbieri,   109. 
Bareschei  (o.  448* 
Barret,  A.-M  -R.,  22^. 
Bartlett,  6a. 
Baatîen,  fila,  430. 
Baudet,  291. 
BaoweûB,  L  ,  420. 
Beernaert,  Ai^j^.  359. 
Benoit,  P.,  150! 


Berents,  Jan,  338. 

Berger.  408. 

Bergmans,  ^.,  250,  425. 

Berliner.   149. 

Bertram,  L.,  163.  2^4- 

Bertrand,  352. 

Besson.  298. 

Bis,  Ch  ,  422. 

Boehm,  225. 

Boekhoqt,  T.,  347. 

Bonanni,  Pilippe,  167. 

Bonne,].  H.,  394*  395- 

Boom.  P.,  404. 

Borbon, 423. 

Borbon,  Gaspar,  4qi,  40a,  ^i^r 

415.^16,420. 
Borbon  Peeter,  403,  423. 
Bourion,  403. 

Boussu.  B.  ).,  403,  404»  41.6. 
Braet,  f.  A.,  359. 
Breughel,    Pierre,    le    Yic»x, 

437- 
Britsen,  G.,  435. 
Broadwood,  322. 
Broch^  voir  Snoeck,  Marcas, 

419.  ^ 
Brodenp,  32a. 
Brown.  M«n«  John  Crpi^byr  35^ 

36,  62. 
Buffet-CrampoQ,  173,268. 
Bull.  Job. 'P..  441- 


464  - 


Burgerhuys,  Michaelt  338* 


Cagniard  de  U  Tour.  X41. 
Caldeira,  307. 
Calot,  434. 
Canepel.  M..  260. 
Cans,  D..  42a. 
Caron,  398. 
Carpentier,  146,  147. 
Carré,  360,374,  381. 
Carte.  Richard,  163. 
Carulli,  F.,  295,  296,  297. 
Cavaillé-Coll,  A.,  ^8. 
Cesbron,  Paul,  296.  297,  298. 

301 
Charles,  ).,3oo. 
Charles  (père),  300. 
Charpentier,  303. 
Chazal,  Bon,  2^9. 
Chédeville,  195. 
Chevry.  A.,  404. 
Chladni,  E.,  F  .  342,  343. 
Chouquet,  228,  297. 
Closson,  B..  222,  29I1  319* 
CoeneOi  Joh.  Job.  440. 
ColynSy  J.-B.,  150. 
ConfuciuB.  77. 
Conxe,  Alex.,  x88,   tgh  ^9^* 

193* 
Corret,  B..  220. 
CuUiford.  322. 
Cavillier,  Ané,  381. 
Cuypers,  J.,  406,  412,  433- 
CuBBon.  345«  355- 


da  Costa.  Aagusto,  M.,  3x0, 

3'ï.  3ïa- 
Dampierre.  261. 
Darche.  424. 
Darche  C,  414,  415. 
Darche.  C.  C,  408,  418. 


Darche,  C.  P.,  407,  4x4,  4x5» 

Daressy,  71. 

da  Salo.  Gasparo,  402. 

Dearborn  and  BartUtt,  6a. 

De  Backer,  F.  F.,  391. 

de  Béer,  )  ,  40X. 

Debey,  194. 

de  Bricqueville,  C^  E.,  300. 

De  Comble,  Ambr.,  406,  4x4. 

417.  4^9»4«T.4a3- 
Décomble.  Ambr.,  406. 
de  CouRsemaker,  166. 
de  Custer,  L.,  394. 

de  Grcmard,  A  Quentin,  242. 
de  Horowitz.  159. 
Delannoy,  P.,  ].,  fils.  429. 
De  Lannoy  ou  Delanooj,  H. 

J..  40^.  413. 
De  Lannoy,  ).  J..  409,  421. 
Delannoy,  L.,  409. 
De  Lannoy,  N.  J.,  409. 
Deleplanque,  Gérard,  J  ,317. 

41 8,  422.  431. 43a.  433i  434. 
Delflas.  398. 

Delin,  A..  435. 

De  Ligne,  L.  ].,  409.  4x7. 

de    LombardoD  -  Montezan, 

168,  206,  207. 
Deloose.  36a,  372,  373. 
de  Maeseneer,  J.,  400,  404. 
Depelchin.  ).  J  ,410. 
de  Pinte.  O  Fritz,  227* 
de  Poilly,  G.,  400. 
de  Pontécoulant,  297,  430. 
de  Potter.  376. 
de  Potter,  S.  F.,  386. 
de  Roeck,  C.,334. 
Desfontenellea,  357, 358. 
Dessy,  Guilio,  Para,  177, 
Destuyver,  J.  B.,  371. 
Dévaster  ou  De  Vaster,  2^0, 

388. 
Dévaster,  C,  396,  397. 
Dévaster,  C«.  fils,  392. 


—  4^9  — 


Van  de  Velde,  451. 
Vande  Wiele,  F.,  416. 
Van  Doorelaer,  D^  G.,   339, 

340- 
Van    Bngclcn,  F..  391,  397» 

398. 
Van  Hecke,  297. 
Van  Loo.  B..  451. 
Van    Raffeighem,    M^a    V^«, 

341. 
Verbeke,  R  ,  451. 
Verbruggen.  F.,  423. 
Verhasselt,  F.,  367,371. 
Verhoeven,  396,  398. 
Verschuere-Reynvaan,  430. 
Victoria  (Isl  reine),  271. 
Victoire,  M™»,  298. 
Villon.  148. 
Virdung,  391. 
Vite,  H  ,  3SX. 
Vivier,   |.-A.,  150,  246. 
Vosgien,  P  ,  410. 
Vuillaume.  424. 
Vuillaume,  J  -B.,  a8o. 
Vuillaume     N.  F.,   403.  412, 

421. 


W 

WarnotB,  H.,  150. 
Weber-Chapuia,  256. 
Wiener,  Ch.,  42. 
Willema,  (lea),  401. 
Willema^  H.,  399»   402|  41 U 

4^5»  4«9.  42«- 
Willems,  F.  B.,  194.  346,  349, 

358»  359.  374.  380. 
Willems,  fooris,  405,  4x2,  422. 
Wilmet,  F.  J.,  409. 
Wûnnenberg,  Bberhardt,  23 1 . 


Xhéneumont.  Alb..  410,  4x7. 

Y 

Yorke,  W.  O,.  262. 

Z 

Zahn,  Wilhelm.,  25X. 


i 


TABLE  RÉCAPITULATIVE 

des  noms  d'instruments  cités  dans  les  quatre  premiers 

volumes. 


Les  chifiEres  romains  désignent  les  volumes,  les  chiffres  arabes,  la 
pagination.  Les  noms  en  langue  étrangère  sont  imprimés  en  italique. 
Les  indices  idéologiques  :  histoire,  définitions,  explications  complé- 
mentaires, etc.^  sont  mis  entre  parenthèses  (  )  ;  les  crochets  [] 
désignent  les  parties  d'instruments  et  les  accessoires.  Les  équivalents 
étrangers  des  noms  d'instruments  ne  sont  répertoriés  que  lorsqu'ils 
sont  cités  dans  le  texte. 


Abrégé  pneumatique,  III^  239, 
Accordéon,   I,     31»    5^;   ^j   33°; 

111,334;  IV,  238,  241. 
Accordiony  II,  330. 
Accordo,  IIL  ^3. 
Aiàbu-sârangi,  I,  131. 
Aigojâ^l,  120  ;  IV,  44. 
Alligator.  I,  389. 
Alptnhom  ou  Alphorn^  I,  393;  U, 

3^7- 
Alt-Flôtê,  L  239. 
AltO;  I,  78,  330,  467;  II,  19;  III, 

29,  58,   63,  64;  IV,  276,411a 

415- 


Alto  de  viole,  III,  43,  44  ;  IV,  422.  > 
(^Alto  ê  basse ^  parties  de  trompette), 

I,  277. 
Alt-PommêT,  IL  23,  25,  246  ;  IV, 

196,  197. 
Alt'Schalmey,  II,  246,  247. 
\^Amê  de  violôn\,  III,  6$. 
Ananda-laharî^  I,  138. 
Ananta-mjaya^  I,  125. 
[Anche],  IV,  181. 
[Anche  à  ruban],  IV^  29. 
[Anchie  double]^  I,  40,  226,  432  ; 

m,  293. 
[Anche  libre],  I,  31. 
(Anche  simple],  I,  33. 
Anémocorde,  I,  80^  369. 
Angilica,  III,  150. 


—  472  — 


Angélique^  III,  150. 

Angklang,  ou  Anklang,  I,  10,  159; 

II,  2,  154;  m,  272. 
Animocorde,  I,  369. 
[Anses],  IV,  335. 
Antiphonel,  I,  52. 
Apunga,  m,  332. 

Appareil  de  Schwedoff,  III,  235. 
Appeau,  IV,  141  à  146. 
[Arbre-archet],  IV,  292. 
Arci  viola  de  lira,  III,  61. 
[Archet],  I,  77,  78,  331,  332, 

47Ï»  471- 
(Archet,  histoire),  I,  331- 
[Archet  à  la  Dragonetti  et  à  la 

Bottesini  ],  III,  70. 
[Archet  de  basse],  III,  68. 
[Archet  de  basse  à  crémaillère], 

m,  68. 
[Archet  de  basse  de  viole],  III, 

68,  69,  70. 
[Archet  de  contrebasse],  III,  70. 
[Archet  de  demi-violon],  III.  69. 
[Archet  de  mélophone],  I,  265. 
[Archet  de  pochette],  IV,  424. 
[Archet  de  viole],  III^  69. 
[Archet  de  violon],  III,  67  à  69  ; 

iV,  280,  424. 
[Archet  de  violon  à  crémaillère], 

III,  68. 

[Archet  de  violoncelle],  III,  68. 
Archi-cistre  ou  Archicistre,  I,  359, 
360,  478  ;  III,  118,   120,  13s  ; 

IV,  297. 

Archicistre  à  double   manche,  I, 

480. 
Archi-luth  ou  Archiluth,  1, 83 ,  346, 

347i   349.  351;  ni,    120,   143. 

149. 
Archiluth  théorbé,  IV^  297. 
Arcicemhaloy  I,  84. 
Ar'cicetera,  I,  359. 
Arci-spineta^  III,  158,  430. 
Arghoul,   I,  165,    210,  397»   402, 


403^    432  ;   n,   343»  345,  546; 

111,293, 388,411;  IV,  31.175. 

179,  248. 
Argkoul-êl-asghar ,  I,  165. 
Arghàul-êl'kêbyr,  I,  164.  ^ 

Arghoul-el'sagh^^  I>  165.  1 

Arigot;  II,  292.  •  I 

Arpa,  IV,  24. 
Arpanetta,  III,  89,  92. 
Arpanette,  III,  89,  ^2.  | 

Arpi-guitare,  IV,  300.  | 

[Arre^nu],  IV,  176. 
Asopij  II,  II. 
Assa-numia  choHhy  I,  380. 
Atabal,  II,  133,  139. 
Atdmo,  I,  379. 

[Attirail  de  féticheur],  IV,  62. 
Aulos,    I,  37,  41,    165,   210,  434, 

435;IV,  188, 191. 
^»/(E75 double  ou  Auloididumoé^lll, 

392;  IV,  175. 
Aulos  spondaïque,  III,  391,  393. 
Aura,  II,  14. 
Auto-musican,  IV,  322. 

B. 

Baaz,  l,  398. 

Baglama,  IV,  312. 

Bag'Pipe  ou  Bagpipe,  1, 52  ;  U,  342. 

[  Baguette  de  direction  J,  IV,  149, 

150. 
[Baguettes  de  Hmbalon  proTençal)^ 

IV,  160.  j 

Bajoncillo^  IV,  197,  198. 
Bajoues^  IV,  199.  < 

Balafo,  I,  383,  384;  II,  61. 
Balafon,  II,  60. 
Balafou,  II,  61. 

Baldh^  II,  54.  ' 

Bdlak,  II,  60. 

Balalaïka,  I,  365  ;  UI^  iio. 
{Balalaïka^  accords),  III,  i  lo. 
Balangy,  Il f  60,  61,  135. 


—  473  — 


Balgarina,  IV,  313, 
Bandalon,  11,  176. 
Bandar,  I,  393.394- 
Bandotr^  I>  355» 
Bandolin,  l,  358;  IV,  310. 
Bandurra,  1,  358. 
Bandurria,  III,  427. 
Banjo,  II,  107. 
Baftsulee,  II,  6. 
Bantjik,  III,  288. 
Battit  y  ou,  II,  137;  IIL  377- 
Bânyà,  \,  104. 
I        Barâtaka,  I,  124. 
Bargkoumi,  1 ,  413. 
[Baril],  IV,  174. 
(Baril  de  clarinettel,  IV,  357. 
Baritono^  III*  34- 
[  Barre  d'adresse  de  clayecin  ],  III, 

180;  IV.  444. 
[  Barre  d'adresse  de  piano  ],  IV, 

450. 
Baryton  (viole),  I,  324. 
(Baryton,  compositions  de  Haydn 

pour  cet  instrument),  I,  326. 
BasanelW,  I,  229. 
Basse  à  cordes,  IV,  279. 
Basse  (ou  tuba)  à  cylindres,  II, 

439;  442,  445. 
Basse  (ou  tuba)  à  pistons,  I,  296  ; 

11,441,  443,  447;  111,423. 
Basse-cor,  I,  301. 
Basse  de  Flandre  ou  des  Flandres, 

IV,  167,282. 
Basse  de  hautbois,  II,  22,  262. 
Basse  de  musette,  II,  251,  256. 
I        Basse  de  quatuor,  IV,  420. 
I        Basse  de  viole,  I,  322,  323,  3 24; 

467.468  ;ni,  46,471 49.50  a 

53;  IV,  423. 
Basse  de  viole  de  gambe  (grande), 

.  m,  53;  55.  56. 

'        Basse  d'harmonie,  I,  302  ;  II,  450. 
Basse  et  contrebasse  guerrières, 
I,  303. 


Basse  èquitonique,  U,  441*- 
Basse-quinte  de  viole  da  braccio, 

III,  S4. 
Basse-quinte  de  viole  da  braccio , 

(grande),  III,  $9- 
Basset,  I,  232;  II,  22,  24. 
Bassêt'Flôtêj  I,  239. 
Bassetkom,  II,  216,  217. 
Basset- Oèot,  II,  256. 
Basse-trompette,  I,  301. 
Bassetthom,  I»  215,  222,  431. 
Bassêt'Poîntner^   voir   Tênor-Pofn- 

mêr. 
BasS'Flôtê,!,  239. 
Bass  Geig,  III,  59. 
BasS'Horn  ou   Basshorn,    I,  296, 

298,  301  ;  II,  407. 
Basshorn  {ckromaHsckes)^  II,  413. 
Basso,  IV,  279,  419,  420. 
{Basso^  partie    de  trompette),  I, 

277. 
Basson,  I,  41,  56,  232,  233,  237, 

238,   437;  II>  19,  25,   26,  183^ 

263  à  269)  IV,    Ï93,  19s,  203, 

362. 
(Basson),  I,  231. 
Basson  Forvielle,  IV,  262,  264. 
Basson-octave,  I,  40;  IV,  363. 
[Basson,  pédale  de],  IV,  328. 
[Basson,  registre    de  clavecin], 

IV. 441. 
Basson  russe,  1, 64, 297 ,  299,  300  ; 

II,  408  à  41 3; IV,  266,  394,395- 
Bass-Pomnur^  I,  228,  229  ;  II,  22, 

263, 
BasS'Tuba,  II,  447. 
[Bâton  de  direction],  IV,  451. 
[Batte  d'Arlequin],  IV,  157. 
[Batte  de  tambour  en  ivoire],  III, 

287. 
Batteur  de  mesure  électrique,  III, 

442. 
Batyphon^  I,  216  à  220. 
\Baizi\^\\^  114. 


—  474  — 


BoMûrnl^êr  ou  Baurtn-Lêyir j  I, 

334;  III,  71- 
Baxuin,  I,  309. 
[  Becs  de  clarinette  ],  III,  386  ;  IV, 

357-      ■ 

^w^*^,  m,  255,388. 
Bhidi,  m,  255. 

Bendeyr,l,  393. 
Btngâla,  l,  424. 
^èf>'/,IIL255. 
[Berliner-Pumpen],  l,  285,    287   ; 

11,450,491;  IV,  273. 

Bhârata-vindj  I,  148.   . 
{Bkimèhat^  orchestre  siamois),  I, 

388,390;  IV,  17. 
Bibel-Orgel,  IV,  383. 
Bienfort,  III,  201. 
Bifisiula,  II,  202. 
Bijuga-ctiker,  I,  359. 
Biniou,  II,  346  ;  IV,  246. 
Biou,  IV,  256. 
Bird'Rattle,  III,  250, 
Bissex,  IV,  297. 
BitU'UZfU,  III,  311. 
Biwa,  II,  78,  114;  III,  354- 
[Blencong],  II,  123, 
BlockflôU,  I,  239. 
Bock^  I,  268. 
[  Boenboêfigan],  III ,  2  62 . 
Boîte  à  musique,  I,  14;  III,  3^8. 
Bombarde,  I,  227  ;  II,  2$,  24,  35, 
Bombarde  alto,  II,  23  ;  IV,    196, 

197. 
Bombarde  basse.  II,  22,  23, 
Bombarde  double,  II,  24* 
Bombarde  ténor,  II,  20. 
Bombardon,  III,  424, 
Bombardon  contrebasse,  IV^  27», 

^73. 
Bombardon  contrebasse  à  pistons 

indépendants,  II,  450. 
Bonang,  III,  255,  266,  2^2, 
Bonangbaroâtig^  III,  264. 
Bonang p^nhftboeng,  III,  265. 


BonangphûhroeSf  III,  365,  366. 

Boms^  ÛI,  364. 

Bonnet  chinois,  II,  184. 

Boûga,  I,  418. 

rBord],IV,  335. 

Bouhagn,  IV,  164. 

(Bouche  des  anciennes  flûtes,  leur 

petitesse),  IV,  226. 
Baugaria,  IV,  315,  316. 
Bourdon,  III,  440  ;  IV,  165,  168. 
(Bourdon,  corde  de  la  Tielle),  L 

335;  IV,  286. 
[Bourdon,  jeud'org^ue],  I,  44, 
[Bracelet],  IV,  8. 
Bracelet-grelot,  III,  248. 
Braù,  IV,  168. 
Brèng'brèng^VL^  122. 
Brùlka,  IV,  179, 180,  181. 
British  harp-biUy  III,  133. 
Buccin,  II,  430;  IV,  271,  398. 
Buccina,    Tuàa.  curva  ou  Buccine, 

1,57.274.  459,  460;  IV,  393. 
Buccin  ténor,  I,  309  ;  IV,  398. 
Bûche,   I,  482  ;   III,    113  ;  IV, 

426. 
Bucium,  III,  417. 
Buffet  d'orgue,  I,  458. 
Bugle,  I,  300. 

Bugle  baryton,  II,  435, 456. 
Bugle  contralto,  I,  303. 
Bugie-Hom  ou  BugUhom,  I,  301  ; 

IV,  270. 
Bugle  sopranino,  II,  430. 
Bugle  soprano,  II,  432  ;  IV,  373, 

274. 
Bugle  ténor,  II,  435,  437,  456. 
Bukkehomy  U.  394. 
Bulgarina,  III,  429. 
Bull-roar9rs  IV,  170. 
BumbasSy  IV,  281. 
{Bundfreiês  Klamer)^  II,  46. 
Bundfreiês  Kiavier,  lU,  186;  IV, 

325- 
Busaun,  I,  305. 


—  475 


Cabinet  d'orgue,  II,  359» '3^o,  3^3- 

ICaàizztna],  IV,  175. 

Cdi  ban  nhac,  îlï,  245. 

Câicanh,  III,  344. 

Cdi  cap  ké,  III,  243. 

Cdi  choc j  III>  242. 

CdichiingAîl,  2$6, 

Cdi  chuâng  chua,  III,  25^. 

Cdi  chuâng  gangy  III,  258. 

Cdicông,  III,  257. 

Crff  </ai«  bàu,  III,  349. 

Cdi  dàn  nguyet,  III,  349. 

Cdidàn  nha  ira,  III,  348. 

C^*  </««  /A/i/  lîu,  m,  343. 

Cdi  dàn  H,  m,  351. 

Cdihac,  m,  242. 

Cdikm^  III,  301. 

C/^'  i^ff  ^^',  III,  298,  299. 

Cdi  ken  loa,  III,  299. 

C<i«  ^tf«  »i^/,  III,  297,  299. 

CdimOy  III,  244. 

Cdi  mo  cdy  III,  244. 

Cdi  nio  nha  chua j  III,  247. 

C^*  «A«,  I,  415  ;  III^  334;  IV,  70. 

Cdi  ong  dick^  III,  312,  313. 

Çdisao,  III,  309,  310. 

Caisse    claire    (avec    cylindre    à 

jour),  IV,  162. 
Caisse  roulante,  IV,  161,  344. 
Caisse  sourde,  IV,  161,  344. 
Caisse  sourde  florentine,  III,  377, 

378. 
Cdi  tant,  III  349. 
Cdi  ihank  la,  III,  243- 
Cditiu,  III,  244. 
Cditrông,  \l\,  2S6,  287. 
Cdi  trông  boc^  III^  279. 
Cdi  trông  cai,  III,  285. 
Cdi  trông  coin,  III,  286. 
Cdi  trông  con,  III,  287. 
Cdi  trông  manh,  III,  279. 


Cdi  trông  met,  III,  279, 

Cdi  trông  tien  cô,  III,  2%6. 

Cdi  trông  va,  III,  279. 

Cdi  tu  hoa,  III,  327. 

Cdi  xink  tien  y  III,  242. 

[Calotte  supérieure,  partie  de  la 

cloche],  IV,  335. 
Cafnbreh,  II,  118;  III,  359.  . 
(Cammer  Ton),  voir  Kamniârton, 
Campana,  III,  365. 

C4«^,  m,  257. 

Çankha,  1,  123,  124,  182. 
Canne-clarinette,  I,  430.    , 
Canne-flûte,  .1,  263,  444;  II,  303; 

IV,  213,  229.  381,  382. 
Canne-violon,  III,  24. 
\Capo-tasto\.  \,  358. 
Cdrodyta-vind.  I,  153. 
Caramilloy  III,  402. 
Caratnouza^  II,  281. 
Carillon,  I,  12;  IV,  16. 
Carillon  d'église,  IV,  335. 
Carillon   d*étude^    II,    188,    189; 

IV,,  340. 
Cartonium^  II,  332. 
Castagnettes,    I,   380,    388, 

427;  m,  243,  258,  362,  3^4  ; 

IV,  156. 
Castagnettes  à  manche,  I,  9. 
Castagnettes  andalouses,  II,  180. 
Castanetas,  III,  362. 
Castano/as,  III,  362. 
Castafiueias,  II,  180;  III,  362. 
Çata-tantrî-znndj  I,  156. 
(Caucase,   orchestres  du)^    II,  64, 

150.  156. 
Caukfika-znnâ,  I,  148. 
Cavaco,  I,  358;  III,  122;  IV,  310, 

312. 
Cava/,  III,  404,  409,  410. 
Caoaquinho,    III,    122;    IV,    310. 

312. 
Cécilium  soprano,  IV,  242. 
Cécilium  ténor,  IV,  245. 


—  476  — 


[Ceinture],  IV,  9. 

Célêsta.  III,  366. 

[Céleste,   pédale  dite],  IV,    325, 

327. 
[Cerveau,  partie  de  la  cloche],  IV, 

335- 
Cervelas,  I,  226;  II,  26,  235. 
Cetera  tedesca^  III,  137, 
C?iabbabeh,  I,  407, 
Cha-Chtao,  III,  328  ;  IV,  66. 
Chalemée,  IV,  201. 
Chalemie,  II,  24,  142  ;  IV,  201. 
Chalemelle,  IV,  201. 
Chalumeau,  I,  37,  38,  164,  165. 

224,  431;   II,   204,   206,  207; 

m,  291,  395,  296;  IV,  30,  201. 
(Chalumeau),  I,  210. 
Chalumeau  alto,  II,  246,  247. 
Chalumeau  double,  II,  202  ;   IV, 

174. 
[Chambre  de  répercussionl,IV,  162. 
[Chambre  expressive],  III,  172. 
Chang-kou.lll,  283;  IV,  28, 
[Chanter],  II,  342, 
Cha-pan,  IL  52.  53- 
Chapeau  chinois,  I,  8;  II,  181  à 

184. 
Chapee,  I,  388,  389. 
Chaplachoires,  IV,  153. 
Charp,  I,  390;  IV,  10. 
Chatzozerahy  I,  273,  274. 
Ché^  I,    189,    191,   196;   II,    ici; 

in,  338,  343;  IV,  75  à  78. 
Cheipour.h  182;  11,8. 
[Cheminée,  tuyaux  à],  II,  360, 
(^fi'ng,  I,  31,   50,   53;   178,   179; 

II,  84;  85,  86. 
Ckeremia,  III,  388. 
[Chevalets  de  guitare],  IV,  424. 
[Chevalets    de  violons,  altos,  vio- 
loncelles], III,  65;  IV,  424. 
[Chevalets,  jeux  de],  III,  66. 
[Chevilles    de   piano],    III,    211, 

212,  213. 


(Cheville  mécanique  pour  instru- 
ments à  archet],  III,  33. 

Chia-châng-tchS,  II,  168. 

Chicarra.  IV,  167. 

Chifonie,  I,  79. 

Chikârâ,  I,  137,  138,  195. 

(Chine,  orchestre),  IL  83 • 

Ching,  I,  390,  391  ;  IV,  10. 

(Chinois,  système  et  notation  mu- 
sicale), II,  97  ;  III,  343. 

C/iirtmia,Al,  142;  III,  388,  411; 
IV,  199. 

Chirogymnaste,  I,  491. 

Ckirula,  I,  245,  376. 

Chitarra,  I,  361. 

Chitarra  a  battettte,  III,  1 30. 

Ckitarrone,  I,  345,  349,  352,  355; 
III,  149,  150. 

Chitarrone  théorbé,  IV,  297. 

Chiterna,  I,  481. 

(Chœur  de  cordes),  III,  140. 

Chorisi'Fagott.ll,  263;  IV,  197. 

(Chorton  ou  ton  de  chapelle).  I> 
277;  II,  20,261,  196;  111,64, 
445. 

Chorus,  III,  418. 

Chromamètre,  l,  486. 

Chumchoê,  III,  245. 

[Cikari],  II,  117. 

[Ciny],   U,  118. 

Cistre,  I,  83,  353,  354,  356,55?/ 

358,  477.  481;  II.  176;  m, 

114,  116,  117,  118,  136,  212; 
IVr  317.  433,  434. 
(Cistre),  I,  354. 

Cistre  à  clavier,  III,  1 34  ;  IV^  432. 

Cistre  allemand,  III,  137. 

Cistre  espagnol  ,111,  121. 

Citer  fspaansche)^  III,  121. 

Cithare  (antique),  I,  83,  143, 
339,  366. 

Cithare  à  quatorze  cordes  (an- 
tique), III,. 88. 


—  '♦77  — 


Cithare  dodécacorde  (antique), 

III,  84. 
Cithare   endécacorde  (antique), 

III,  88. 
Cithare  ennéacorde  (antique),  III, 

83. 
Cithare  (moderne),  I,  366;  III. 

73;  IV,  305- 

Cithare  horizontale»  I;  366,  474  ; 

III,  108,  109. 

Cithre  ou  Citre,  I,  83,  354. 
Clairon,  I,  276;  II,  372  ;  IV,  249 

à  253,  391. 
Clairon  (hindou),  I,  126. 
Clairon  circulaire,  IV.  250. 
Clairon  de  bataillon,  IV,  251. 
Clairon  de  compagnie,  IV,  251. 
Clairon  d'ordonnance,  II,  371. 
Clairon  en  verre^  I,  491  ;  II,  388; 

IV,  256. 

Claquebois,  I,  10,  160,  391;  II, 

185. 
Claquette,  IV,  334. 
Clareta,  I,  276. 
Clarine,  IV,  152,  335. 
Clarinette,  I,  38,  165,  209  à  224, 

429;  II,  183,  202,  204  à  214; 

lU»  379»  381,  383,  384,   385; 
IV,   172,  173,  174,  345  à  355, 

357.  358. 
Clarinettes,  jeu  de,  IV,  172,  349. 
Clarinette,  petite,  II,  204. 
(Clarinette),  I,  212;  II,  214. 
Clarinette  alto,  II,  215  ;  IV,  356. 
Clarinette    basse,    11^    219,    221, 

222,  223;  IV,  357. 
Clarinette   d'amour,    I,   216;   II, 

214;  IV,  355,  356. 
Clarinette  double,  III,  380. 
CUrino,  I,  64,  212,  276  à  280;  II, 

386  ;  IV,  66, 
(Clarino,  partie  de  trompette),  I, 

277. 


Ciarsêth,  III,  96. 

Clavecin,    1,84,    372;    III,    167, 

168,  169,  171,  175,   176,  177; 

IV,  317,  320,  438>  442. 
(Clavecin,  historique,  etc.),I,  350, 

372;  II,  41,  42;  III,  202  ;  IV, 

77» 299. 
Clavecin  à  double  clavier,  I,  371, 

483;  II,  39;  III,  163,  166,173; 

IV,  439»  441. 
Clavecin  à  maillets,  I,  378, 
(Clavecins  à  ravalement  et  à  grand 

ravalement),  II,  42. 
Clavecin  brisé,  I,  484. 
(Clavecin    enharmonique),      UI, 

170. 
Clâvecin-épinette,  IV,  447. 
Clavecin  organisé,  II,  354. 
Clavecin  vertical,  I,  484. 
Clavesimbelj  I,  372. 
ClavicefnhalOf  I,  372. 
Clavi-cistre,  IV,  443- 
Clavicor,  II,  456. 
Clavicorde,   I,   85,  377;    II,  45; 

III,  159,  186  à  189,  201;  IV, 

325.  446. 
(Clavicorde),  II,  46. 
Clavicylindre,  I,  17  ;  IV,  342. 
Clavicytheriuvi^  I>  85. 
[Clavier  transpositeur],  III,  229. 
Clavi-harpe,  I,  84;  III,  177;  IV, 

321. 
Clmfi-fyra,  I,  84;  III,  180. 
Claviola,  II,  194. 
Clavi-tube,  I,  302. 
[Clef  d'accord  en  fer].  II,  44. 
[Clef  d'accord  pour  clavecin],  IV, 

443. 
(Clef  forée,  principe  vibratoire  de 

la),  1,46. 
[Cloche,  parties  de  la],    IV,  335. 
(Cloches,  poids  des),  II,  58. 
Cloche  double,  IV,  13, 
Cloche  tubulaire,  II,  187. 


—  478  - 


Clochettes,   1,  8  ;  II,  56,  57  ;  III, 

I92,247;1V,  13,  152,  153- 
Cclachon,  III^  144. 
Colascione  OM   Ca/ascionû,  lll,    144. 
[Corner],  III,  251;  IV,  8. 
[Co/ondg],   II,  118. 
(Colonnes  d'air,  résonance  des)^ 

voir  tuyaux. 
[Compensating pistons] y  II,  475. 
Componium,  l,  449  à  456. 
Concûrftna,  I,  50. 
Chancha,  I,  123. 

Conque,  I,  123,  124,  125;  II,  88. 
Consort  viol^  III,  50. 
Conirabass'Flôte,  I,  239. 
Confra-Bassophon^  II,  273. 
Contrafagott,  I,  231,  232. 
Contrebasse,  I,  78,  358;  II,  i^; 

ni,  32,  33,  57  ;  IV.  420. 
Contrebasse,    fragments    de,   IV^ 

424- 
Contrebasse  (grande),  III,  57. 
Contrebasse  à  anche^  i,  234. 
Contrebasson,  I,  41,  232  ;  11^  272  ; 
IV,  363. 
Cor,  L  57i  58,  <5i»  27O1  ^1^>  «72  ; 

II,  19,  183. 
(Cor),  I  270. 
Cor  à  clefs,  I,  65,  271,  281,  300, 

301,  303;    II,  415;  41^,    417; 

m,  420;  IV,  266,  395,  397' 
(Cor  à  clefs),  i,  300. 
Cor  à  clefs  alto,  IL  41^- 
Cor  à  coulisse,  I,  272. 
Cor  à  cylindres,  II,  486,  488. 
Cor  à  deux  pistons,  IV,  398. 
Cor  allemand,  I,  270. 
Cor  à  main,  IV,  391. 
Cor  anglais,  I,    41,   56,   231;   II, 

252,253,  255;  IV,  195,  361. 
Cor  angle,  IV,  362. 
Cor  à  pistons,  I,  68,  272  ;  II,  482, 

485. 
Cor  d'appel,  IV,  36. 


Cor  de  basset,  II,  216.  217,  218, 
Cor  de  chasse,  I,  270^   461  ;  Ù, 

472  à  375;  IV,  26b,  261. 
(Cors  de  chasse  russes,   orchestre 

de).  II,  3<î9- 
Cor  de  forestier,  II,  376,  377. 
Cor  des  Alpes,   I,  277  ;  U,   367, 

386;  m,  416. 
(Cordes,  division  des),  I,  316. 
(Cordes,  point  d'ébranlement  des), 

m,  158,  164,  431. 
(Cordes    sympathiques),   I,    138, 

207,  3ax- 
(Cordes,  tension  des),  II,  175. 
Cor  d'harmonie,  I,  270;  IV,  261, 

39Ï,  392,. 
[Cordier-mentonnière],  III,  425. 

Cor  d'invention,  II,  382,  488  ;  IV, 

391- 
[Cordophan\,lll,  230. 
Cor  en  grès,  II,  366- 
Cor  en  verre,  II,  48. 
Cor  étrusque,  II,  30. 
Corista,  II   302. 
Comamusa,  II,  835. 
Coma  Afusen,  II,  232. 
Comamutê  torto^  II,  231. 
Corne  d'appel,  I,  37;   III.  389; 

IV,  139,  181,  182. 
Corne  d'appel  double,  IV,  37. 
Corne  de  chasse,  I,  461 . 
Cornemuse  (à  réservoir  d'air),  1. 

52,  53,  267  ;  U,  243,  340»  341, 

344;  III,  412;   IV,  247,  382, 

383. 
(Cornemuse),  I,  267;  II,  346. 

Cornemuse  (sans  réservoir  d'air), 

II,  27,  232,  246. 
Cornet  à  bouquin,  I,  64,  274,  463  ; 

II,  33,  402. 
(Cornet  à  bouquin),  voir  Zink$. 
(Cornet  à    bouquin,  intonation), 

II1  396»  403. 


—  4^^  - 


(Cornet  à  bouquin,    famille  des) 

II,  33. 
Cornet  à  bouquin,  basse,  II,  33, 

403,  404,  405;  IV,  265. 
Cornet  à  bouquin,  dessus  ou  petit 

soprano,  courbe^  I,  463;  II,  33^ 

395,401,402. 
Cornet  à  bouquin^  dessus  ou  petit 

soprano,  droit,  II,  397. 
Cornet  à  bouquin^  grand  ténor  ou 

basse,  voir  Corno,  Cornon, 
Cornet  à  bouquin,  haute-contre^ 

II;  33. 
Cornet  à  bouquin,    ordinaire  ou 

ténor,  droit,  II,  25,  33,   396  à 

400  ;  IV,  265. 
Cornet  à  bouquin,   ordinaire  ou 

ténor,  moderne,  II,  405 . 
Cornet  à  bouquin,  taille,  \\,  33. 
Cornet  à  cylindres,  II,  470. 
Cornet  à  pistons,  II,    466,   467^ 

471,  474,   478,   480;  111/  421; 

IV,  271,275,  276. 
•Cornet  à  pistons  Arban^  II,  476. 
Cornet  à  pistons  compensateurs^ 

II,  475. 
Cornet  à  pistons  transpositeur,  II, 

471. 
Cornet  basse^  II,  403,  404,  405  ; 

IV,  265. 
Cornet  d'alarme,  IV,  137. 
Cornet  d'appel,  III,  389. 
Cornet  de  chasse,  II,  373. 
Cornet  d'infanterie,  voir  clairon. 
Cornetto,  I,  64,  293,  294,  463;  II, 

398. 
(Cometto),  voir  Zink^. 
Cornet fo  corvo,  I,  293  ;  voir  cornet 

à  bouquin. 
Cometto  diritto,    I,  293;     II,  396; 

IV,  265  ;  voir  cornet  à  bouquin. 
Cornetto  muto.  I,  293  ;  II,  396;  IV, 

265,  voir  cornet  à  bouquin- 


Cornetto  orxàulè,  II,  39Ô. 
Cometto  ténor,  II,  399,  400. 
Como,  I,  294  ;  II,  32,  398  ;  IV^  265. 
Corno  di  basset to,  I,  215. 
Cornotng/esâf  I,  231. 
C^#'«<7«,I,294;II,32,398;IV,255. 
Corno  tortOj  I,  294. 
Cornu ^  I,  274,  460. 
Cor  omnitonique,  I,  269;  II,  383; 

IV,  392. 
Cor  pastoral,  I,  462  ;  II,  366. 
Cor  simple,  II,  381  ;  III,  416;  IV, 

39Ï- 
Courges  sonores,  IV,  62. 
Courtaud,   I,  41,    226;  II,   231, 

240. 
[Cr<z/5],IV,  175. 
Crécelle,  I,  9;  III,  249;  IV,  157, 

334. 
Cri  de  la  belle-mère,  III,  225. 
CromîworeUy  II,  19. 
Cromorne,  I,  41,226;  II,  18,  231, 
(Cromorne),  II,  17-. 
Cromornes,  jeu  de,  II,  15. 
Cromorne  alto,  II,  16;  IV,  186. 
Cromorne  basse,  II,  16;  IV,  187. 
Cromorne  contrebasse,  II,  18. 
Cromorne  sopranino,  II,  18. 
Cromorne  soprano,  II,  15. 
Cromorne  ténor,  II,  16;  IV,  187. 
Crotales,  I,  9. 
Crouth,  I,  78,  312,  465. 
Çruli-vinây  I,  149, 
[Cuivret],  II,  20, 
[Cylindres  à  rotation,  jeu  de],  II, 

490. 
Cymbales,  I,  7. 
Cymbales  antiques,  III,  365, 
Cymbales  chinoises,  I,  7. 
Cymbales  siamoises,  I,  388,  390. 
Cymbales  turques,   I,  7  ;  II,  183, 

184. 
Cymbalette,  IV,  153,  206. 


—  48o  — 


{Cymbaîum,  cordes  à  Tunisson  du 
•    clavecin],  IV,  318,  32t,  441. 
Czakan,  1,  26^, 
Czimbalutn,  IIL  433;  IV,  323- 

D. 

[Dactylion],  III,  227. 

Daf.l,  400,  401. 

Dagarâ,  I,  107. 

Dahareh,  II,  63,  64, 

Dâîna,  I,  104. 

Dakshina,  I,  104. 

DantarUf  I,  112,  113. 

Dampha^  I,  103. 

Daoulbaz,  IV,  i6o. 

Dârâ,  I,  103. 

Darâboukkeh.l,  163,  395;  397,  39^» 
399,416;  II,  65;  IV,  24. 

Darvyra^  II,  329. 

DavidS'Harfe^  III,  93. 

Décacorde,  voir  guitare  décacorde. 

[DediUs],  m,  76. 

^^/,IV.  159. 

De/io/,  II,  64,  67. 

(Démanché  à  la  viole  et  au  violon), 
111,25. 

Demi- violon,  III,  21,  425. 

Dessus  de  viole,  I,  313»  SU;  320  ; 
m,  40  a  43;  IV,  422. 

[Devant  de  clavecin |,  I,  484. 

/Makf  l,  III,  113. 

Dhakkâ.l,  III. 

Dhol,  I.  113. 

Dhola,  I,  109,  116. 

Dholaka^  I,  108,  109. 

Diable  des  bois,  III,  225. 

Diapason,  II,  187  ;  IV,  336. 

Diapason,  à  bouche,  I,  32. 

Diapason  électro-musicaL  H,  192. 

(Diapason  de  chapelle),  voir  Chor- 
ion, 

(Diapason  ordinaire  ou  de  cham- 
bre), voir  Kamtnerion» 


DimpUpito,  II,  64. 
Dinditni,  I,  103. 
DingKa.lW,  19. 
DiscanUFagoit,  IV,  198. 
Discani-Flôtê,  I,  239. 
Discant'SchahneY,  I,  224,  228;  II, 

25,244;  IV,'i95. 
Discani-Schabfuy,     kUine   et   g^r 

kleine,  voir   KUine  et  Car  kUim 

Discant  Schalmey, 
Distinette,  II,  181. 
[Ditalesl,  IIL  i33- 
(Division  des  touches),  I,  316. 
(Division  chromatique  des  louche» 

des  clavecins),  III,  161,  170. 
Dj'ùudk,  I,  407,  411  ;  IV,  44. 
Dohachiy  IV,  14,  15. 
(Doigté  fourchu),  I,  114. 
DolcefnelOflll,  184. 
DoiciaHy  II,  266,  267. 
Doppel'Handleiter,  III,  228. 
Doppiana,  II,  231,  233. 
Double  bombarde,  chalumeau,  cla- 

rinette,etc. ,  v.  bombarde  double, 

chalumeau  double,  et  ainsi  de 

suite. 
(Double  manche,  instruments  à). 

IV,  197. 
[Douce,  pédale],  IV,  327. 
DoU'COy  I,  415. 
Doudouk,  IV,  219. 
Douganh,  II,  68. 
Doutara,  II,  108. 
(  Douziémant,  tuyaux  cyli  ndriqnes) , 

IV,  35. 

[Drapeau],  IV,  451. 
(Dreh'Ventil),  I,  291. 
Dudelsack^  I1  52. 
Dudey,  l,  268. 
Duduk,  IV,  219,  232,  233. 
Duduki,  II,  64,  78. 
Dudutchitza ,  IV,  233. 
Dulcifner,  I,  374;  III,  184. 
DumOf  IV,  74. 


—  4^'   — 


Dunduhhiy  \,  105. 
Dvoîka,  IV;  218. 
Dvoïnitza,  IV,  218. 


Echelettes,  I;  10,  391  ;  II,  185. 
[Echo],  III,  172. 
Eisenvioline ^  I,  206. 
Eka-tanirikâ,l^  155. 
Eka-târâ,l,  155;  IH;  357- 
Eksteroog.  clarinet  met,  IV,  347. 
Elbownieiodean.  IV,  62. 
El'Zehr,  l,  398. 

[Emboliclave,  cylindre],  II,  439. 
lEmbouchure],  IV,  261. 
Efnhuchi^  III,  331,  332. 
lEnguichure],  II,  375. 
E^oud  ou  Eoud  I,  201,  202,  203, 

395,  A25  ;  m,  354. 

Epinette,  I,   84,  368,   369,   373, 
482;  m,    152,    153,    155,   156, 

157;  IV,  435. 

Epinette  à  cylindre,  III,  180. 
Epinette  à  table,  III,  160. 
Epinette  des  Vosges,  I^  482  ;  IV, 

426. 
Epinette  octave,  II,  45. 
E'rdqyeh,  I,  41,  170.  171,  226. 
Erh  hou  hou,  III,  337,  338. 
Erh-hsietty  I,  185. 
Erh  huang  hou-ktn,  III,  337. 
Esrâr.l,  104,  13»,  134.  135,  151- 
[Etui  de  violon].  IV,  425. 
Euplione,IV,  342. 


Fabiol^  III,  402. 

\Fado$,  chants   populaires   portu- 
gais], IV,  308. 
Fagot,  I,  231. 

Fagoit,  Ij    231,  232;  II;  266^  267. 
Fagott'Contraj  I,  232. 


Fagottino,   I,    40.232,   238,436; 

II,  264,  265;  IV,  363. 
Fagotio,  r,  231. 
Fagottpiccolo,  IV,  197.    . 
Fagotizug,  IV,  328. 
Fa  Haotong,  III,  329. 
Fango-fango,  l,  176,  177. 
Fausi-Fagott,  II,  26,  231  ;  IV,  182. 
Feldpfeiff,\y  251. 
Feldtrumnut,  I,  276. 
iFéticheur,  attirail  de].  IV,  62. 
Fieould,  II,  323,  324. 

/>>,!,  251. 

Fifre,  I,  251  ;  II,  162,  314,  322; 

IV,  206,  232,  372,  373,  382. 
Fifres  militaires,  IV,  231. 
[Finger  s/ides],  II,  490. 
Ftstolapanij  II,  325. 
Fishda,  L  41. 
Flageol,  II.  292. 
Flageolet;  I,   44,    ii9>  241,  44i  ; 

II,  6,  294;  III,  401,  405;  IV, 

Z07,  3<55.  3<^<5»  3^7- 
Flageolet  double,  I   443  ;  H,  297  ; 

IV,  208,  212;  367. 
Flageolet  en  terre  cuitC;  IV,  207. 
FlaiuUt,  m,  377. 
Flautà,  II;  281. 
Flaûta,  III;  403. 
Flauto  piccolo,  I,  241. 
Fleuthe  traversaine,  I.  249. 
Floyèra,  II,  328;  329. 
Fluirà,  II,  281. 
F/uiiet,llî,iTJ. 
Flûte,  a)  à  bouche  biseautée,  en 

général,  l,  43  ;  II,  19  ;  III,  405  ; 

IV,  357. 

b)  à  bouche  latérale,  en  gêne- 
rai, I;  44;  n,  308,  309;  313, 
3151  316;  IV,  357. 

c)  à  bouche  transversale,  en 
général,  L  46. 

(Flûte,  phénomène  sonore  de  la), 
I»4i. 


—  48a  — 


Fluté,  m,  377. 

Flûte  à  bec  ou  flûte  douce,  I,  4.4, 

45,  239  à  243;  248,  407;   UI, 

404  ;  IV,  366, 
(Flûte  à  bec  ou  flûte  douce),  1, 

239- 
Flûte  algérienne,  IV,  44. 
Flûte  allemande  ou   d'Allemand, 

L  45i25i,  252. 
Flûte  à  Toignon,  III,  224. 
Flûte  à  registre,  I,  254. 
Flûte  aztèque,  II,  143,  145. 
Flûte  basse,  IV,  381. 
Flûte  Boehm,  II,  319, 
Flûte  canaque,  II,  6. 
Flûte  chinoise,  II,  73. 
Flûte  congolaise,  IV,  44,  49- 
Flûte    congolaise,    conique,    III, 

314. 
Flûte  cylindrique.  III,  406. 
Flûte  d'accords,  voir  flûte  harmo- 
nique. 
Flûte  d'amour,  I,  257  ;  IV,  229, 

380, 
Flûte  d'Angleterre,  I,  240. 
Flûte  de  Pan,  I,  47,  264;  II,  170, 

279;  323  à  326;  III,  323;  IV, 

371. 
Flûte  d'orchestre,  II,  28,  303,''320, 

321;  IV,  225,  227. 
Flûte  double,  voir  flûte   harmo- 
nique. 
Flûte  douce,  voir  flûte  à  bec. 
Flûte  douce  basse,  II,  287,   288, 

291,  292;  IV,  370. 
Flûte  douce  basset,  II,  288,  289  ; 

IV,  213,  369,  370. 
Flûte  douce  contrebasse,  II,  290. 
Flûte  douce,  haute-contre  de,  IV, 

368. 
Flûte  douce,   Uille  de,   II,   287. 

291;  IV,  369,  371. 
Flûte  douce  ténor,  II,  285,  286, 

287,  290. 


Flûtes  douces,  jeu  de^  II,  2S3, 

Flûte  en  cristal.  IV,  227. 

Flûte  en  roseau,  I,  438. 

Flûte  colienne,  II,  170. 

Flûte  eunuque,  III,  224,  226,  227. 

Flûte  Giorgi,  IV,  229. 

Flûte  grecque,  l,  445. 

Flûte,  grande,  en  soi^  IV,  376. 

Plûte  guyanaise,  1,  175;  III,  313. 

Flûte  harmonique,  I,  441,  442  ;  II, 

294f   299,  300,   30»;  IV,   205, 

248,  368. 
Flûte  indienne.  I,   171;  III,   305. 

306;  IV.  38. 
Flûte  japonaise,  III,  307. 
Flûte  nasale,   I,    176^    177,   408, 

409,  410;  II,  6,   153,  170;  III, 

303.  313. 
Flûte,  petite,   II,    307,    315;   IV. 

372,  373.  374- 
Flûte,  petite,  en  ut,  II,  306. 
Flûte,  octave^  II,  322. 
Flûte  polyphonique,  II,  335. 
Flûte  préhistorique,  I,  437- 
Flûtet,  I,  239;  II,  292,  293;  UI. 

402;  IV,  364,  3^5;  3<î7- 
Flûte  tierce,   II,   305,    322:   IV, 

374.  375. 

Flûte  traversière,  I,  45,  120,  214, 
249  à  262]  II,  184,  226,  305, 
318^  321;  III,  406;  IV,  226, 
227,  228,  231,  374f  375.  378  à 
381. 

(Flûte  traversière),   I,   249;   IV, 

233- 
(Flûte  traversière,  sa  tonalité),  11, 

307. 
Flûtes  traversières,  concert  de,  II, 

311. 

Flûte  traversière  à  bec,  II,  74. 

Flûte  traversière  basse,    II,  50Q, 
I       3io,  311  ;  IV,  381. 
I   Flûte  traversière  basse,  fragment, 
I       II,  321. 


—  4^3  — 


For  ester' s  horn.  II,  376,  377;  IV, 

350. 
Fortbien,  III,  201. 
Fortebieitj  I,  378. 
[Forte,  pédale],  IV,  327. 
Fouyc^  I,  260;  II,  79,  81. 
I Frein  harmonique],  II,  3^4- 
[Frettes],  I,  316;  IIL  50. 
[Fuseau^  tuyaux  àj,  II,  364. 

G. 

Gaîda,  IV,  247. 
Gaîta  gallega.  II,  ^43. 
KGajor-],  III,  253- 
Galeika,  IV,  177. 
Galoubet,  IV,  371. 
(Galoubetaires),  IV,  jo6. 
Galoubet  basque,  I,  376. 
Galoubet  provençal^  I1  243»  44  ï  ; 

II,  282,  283;  m,  377;  IV,  206, 

215. 
Gambang,  I,  11  ;  II,  129;  III,  255, 

270. 
Gambang  gangsâ,  III,  267,  268. 
Gafnbang  kajoe^  III,  266,  26^. 
Gavtbareh^  II,  94. 
Gitmë/an,  II,  123,  172;  III,  252. 
Gandang,  II,  140;  III,  288. 
Gangurik,  IV,  67. 
Gar  gross  Bass-Viol,  III,  57. 
Gar  kleine  Discant-Schalmeye^  IV, 

202. 
Gannonnaiaj  11^  330. 
Gebu7idene$   Klavier^    II,    46;    III, 

187,  190. 
(Gebundenes  Klavier)^  II,  46. 
Gedeckt  Fagott,  II.  267. 
Geige,  l,  iz^j,  329. 
Geigen-Ifistrument  ou    Get'genwerk, 

IV,  286. 
Geige  ohne  Bunde,  II,  37. 
Gelatkay  IV,  214,  215. 
Gëndang,  III,  288. 


GUndang  boe/oe,  II,  11. 

Gendêr,  III,  261. 

Gendèr    pïnhnboeng^     barocng     et 

phi^roes^  III,  263. 
Gendtr,  I,  Il  ;   II,  128. 
^^ng-gong,  IV,  19. 
Gcrade  Zink^j  I,  293;   II,  396;  IV, 

265. 
Gfiâgara,  I,  loi. 
Gjiantâ,  I,  10 1. 
^hari,  I,  loo. 

Ga^/^^,  I.  399,  404,  405  ;  IIL  388. 
Ghironda  rebecca,  I,  334. 
Ghungura,  1,  loi. 
Ghutrti,  I,  107. 

Gigue.  I,  78,  327;  II,  37;  m,  II. 
Glicibarifono,  II,  222. 
GlockenspieL  I,  12. 
Goeloeng-goeloeng j  IV,  1 1 . 
Gom-gom^  IV.  84 
Go-inukkn,  I,  124. 
Gé?7/^,  I,  7,  II,  386.  389,  390;  II, 

51,  67;  III,  243.  244.  255,260; 

iV,  14 
Gong  femelle,  IV,  16. 
Gong  KempoeL  II,  132  ;  III,  259. 
Gongf  mâle,  III,  259,  IV,  11. 
Gongs  gendtr,  II,  132. 
Gongyang,  mâle,  II,  51. 
Gongyhiy  femelle,  II,  51. 
Gopî-yanira,  I,  139.  140. 
Gougue,  I,  417. 
Goura,  IV,  83. 
Gourd-Rattle,  III,  251. 
Gouslij  III,  73. 
[Gorge],  IV,  335. 
Grammophone;  IV,  149. 
Graphophone,  IV,  147,  149. 
Graviceîftbaioj  I,  373. 
Grelot,  I,  8,  380;  III,  248,  258; 

IV,  7,8.336. 
Grelot  double,  IV,  8. 
Grinding,  III,  273,275. 
\Grobogan\,  III,  252,  267,  270,272. 


—  484 


Gros-bois,  1,  230. 
Goss  Z?AS5  (flûte),  II,  291. 
Gross  BasS'Pofnmer  ou  Gross  dop- 
pel-quint  Pammer^  I,  228^  229  ; 

II,  23,  24,  262. 

Grosse  caisse.  Il,   183^   184^196; 

IV,  329. 
Gross  Zinke^  I1  294. 
Guenbrij  I,  423,  424,  ;  II,  117. 
Quesbate,  I,  411. 
Guide-mains  double,  III^  228. 
Guimbarde,  I,    13,  102  ;  III,   273, 

275,  367  ;IV,  19,  341. 
Guimbarde  napolitaine,  II,  13,  14. 
Guiro,  IV,  2. 
Guitare,  I,  83,  359,  361,  362,  481  ; 

III,  122   à   128,   427  ;  IV,  307, 
309,  429,  430,  431- 

(Guitare,  famille  de  la),  III,  429. 

(Guitare,  historique^  accord,  mon- 
ture), I,  361  ;  III,  127,  129  ;  IV, 
p.  XII,  296  à  301,  308,  309. 

Guitare  à  double  manche,  IV,  297. 

Guitare  à  dos  de  luth,  IIL  129. 

Guitare  allemande,  I,  354. 

Guitare  américaine,  IV,  293. 

Guitare  anglaise,  I,  354,  358;  III, 
136,  224. 

Guitareanglaise  à  clavier,  III,  134» 

Guitare  anglaise  à  double  manche, 

111,135- 
Guitare  à  plectre,  III.  130. 
Guitare  chinoise,  I,  195  ;  voir  Yue- 

Kin  et  Pepa, 
Guitare  congolaise,  III,  347. 
Guitare  décacorde  ou  à  dix  cordes, 

IV,  294. 

Guitare  en  bateau,  III,  128. 

(Guitare  espagnole,  famille  de  la), 
III,  429. 

Guitare  japonaise,  I,  198  ;  voir  Si- 
amis  en. 

Guitare-luth,  I,  364. 

Guitare  multicorde,  IV.  301, 


Guitare  requinto  et  ténor ^  III,   429. 
Guitare  ténor^  IV,  432. 
(luitare  théorbée,  IV,  297. 
Guitare  toscane,  III,  1 30. 
Guitare-Z«V>4é?r,  IV,  293. 
Guitarille^  III,  428;  IV,  432. 
GuifariliOj  III,  428  ;  IV,  432. 
Guiiarra^l,   357;    III,    122,    427; 

IV,  307,  309.  3"^  432- 
Guitarra  de  co/umna^  IV,  311. 
Guitarra  de  Flandres ^  I.  357,  358. 
Guitârro,  III,  428  ;  IV,  432. 
Guiterne,  I.  361  ;  IV,  301- 
GuHerra^  III,  427. 
Guiterre,I,  362. 
G«5/*i,  I,  333;  m,  5;  IV,  285. 
GusiUza,  IV,  284. 

H. 

Htickbret^  I,  374  ;  III,  184. 

Hai'Loy  II,  88. 

Hakherdy  I,  374. 

Hakbord.  III,  184. 

Ha/avi,  II,  119,  169, 

liandleifer,    dôppel^     voir    Doppel- 

Handleiter. 
HapetaUy  II,  11. 
Harfenetgen,  IIL  89,  92. 
Harmonica,  I,  15,  427;  IV,  342. 
Harmonica  à  bouche,   I,  32  ;    IV, 

171. 
Harmonica  de  bois,  II,  185. 
Harmonica  de    Franklin,    1,    16, 

428;  III,  37o>  372. 
Harmonica  Jaulin,  I,  32. 
Harmonicorde,  I,  80. 
HarmoniflCite,  I,  51. 
Harmoniphone,  I,  266. 
(Harmonique     exceptionnel,    son 

I  1/2),  IV,  266,  269. 
Harmonista,  \,  52  ;  III,  231. 
Harmonium,   1,31,   51,   52;   IV, 

246. 


-485  - 


Harpe,  I,  8i,  82,  339  à  342,  473  ; 

III,  89,  92,    93,  94,   9^  à    102, 

105. 
(Harpe),  1,339;  H.  38. 
Harpe  à  clefs,  111,  6. 
Harpe  à  pédales,  L  338,   342  ;  II, 

38;  III,  102,  105;  IV,  292, 
Harpe  chromatique  ancienne,  III, 

95.  106. 
Harpe  d'Eole,  I,  80;  III,  106,  108. 
Harpe  des  Pahouins.  IL  174. 
Harpe  dilale,  I,  342^  343. 
Harpe  galloise,  III,  103, 
Harpe-guitare,  III,  130. 
Harpe-luth,  III,  132. 
Harpe  mexicaine,  II,  175. 
Harp-lute^  I,  342  ;  III,  132. 
Htirpofyre^l,  478. 
Harpsickord,  I,  373. 
Ilarp-Ventura.lll,  I34. 
Hautbois,  I,  41,  215,  224  à  236^ 

256,  306,  435.43<5,  437;  II»  19. 

23,  24,  25,  183,  184,  247  a  251; 

III;   397-   399;    IV,    193.    194, 

199»  358  a  361. 
(Hautbois),  I,  225;  II,  23. 
Hautbois  alto,  II,  259. 
Hautbois  basse,  II,  262. 
Hautbois  contrebasse,  II,  262. 
Hautbois  d'amour,  I,  231  ;  II,  251. 
Hautbois  de  chasse,  I,   236;   H, 

255;  256. 
Hautbois  de  Poitou,  II,  245;  IV, 

203. 
Hautbois  des  Abruzzes,  I,  237. 
Hautbois,  haute-contre  de,  II,  255, 

256;  IV,  361. 
Hautbois  japonais,  III,  300. 
Hautbois  SchafFner,  III,  400. 
Hautbois  soprano,  I,  210. 
Hautbois  soprano,  petit,  IV,  201. 
Hautbois  ténor.  II,  260,  261. 
Ileang'teih,  I,   167,  168,  432;  II, 


72,  83  ;  m,  299,  300,  301,  302  ; 

IV,  37. 

Herrach,  IV,  157. 

Hicki-rikiy  L  41,  226,  432  ;  II,  ^^^ 

70,  78,  242;  m,  391- 
Hirsch-Horn,  II,  367. 
Hirschruf,  II,  373« 
Hiuen.  I.  248. 
Hoang'ichoung^  IV,  76. 
Hochet,  II.  i^  2;  III,  248  à  251, 

363;  IV,  2,  5,  6,  7. 
Hochet  double,  IV,  5. 
Hblzern  Tratnmet^  I,  277;  II,  386. 
Holzklappery  Charfreitags^  IV,  155. 
Hoinmel,  IV,  426,  428. 
Hoti'kin.  II,  92  ;  III,  334. 
Hou-nO'fouyey  II,  86, 
Hsientze,  III,  352,  353. 
Huchet,  II,  374. 
Hu'hu,  I,  185. 
Humle^  IV,  305. 
Hummelchen^  \,  268. 
Hunting  horn^  I,  273  ;  II,  372. 
Hurdy-gurdi^  I,  334. 
Hurukj  I,  113. 
Hurukka^  I,  113. 
Hwa-kou,  IIL  282,  284;  IV,  27. 
Hwang'Chông.  IV,  76. 
Ilwang-chôjig-ichéj  II,  162. 
Hwang-lapa^  III,  329. 
I/wang-ieih,  I,  181  ;  II,  88.  89,  90; 

m,  328,  329;  IV,  66. 
Hydraulis^  I.  53- 


I. 


Iguana,  II,  176. 

(Indes,  système  musical),  I,   91, 

127. 
Itigofnhiiy  I,  397;  II,  141. 
Insinibi,  II,  62  ;  III,  277. 
lîiventions-Horn^    I,    60,   271;    II, 

488. 


—  486  — 


Inventions- Trompeté  y  I,  60,  280. 
Istrumento    délie    vendemmie^     IV, 

167. 
Istrufne7ito  di  porcOj  III,  184. 
Izambilo,  II,  135. 

J. 

Jagajhatnpa^  I,  1 1 1 . 
Jàgerhôrner,  II,  381. 
Jàger-Tronimet ,  I,    276,   277;    II, 

381. 
JakinWhyVil,  338;  IV,  67. 
(Janissaires),  voir  musique  turque. 
(Japon,  système  musical),  II,  102  ; 

111,  343. 

(Java^  orchestre),  II,  125. 

(Java,  système  musical)^  II,  125  ; 
111,252. 

Jeu  de  flûtes  (à  mouvement  auto- 
matique), I,  457;  II;  365. 

Jeu  de  timbres,  II,  190. 

Jeu  de  trompettes^  I,  456,  457. 

Jew'^harp^  III,  367. 

Je-dos  trump,  III,  367. 

Jhânjk-Mianjanî j  \,  103. 

jfhâridap,  \,  107. 

Joleika.  IV,  179,  180,  181. 

Joraghâiy  I.  110, 

Jouets,    II,    201  ;    III,    224,    225, 
296,  297,432. 

K. 

Kâca-vinâ,  l,  147. 

Kacchapi-vUiây    I,    143,    145,    146, 

148a  152,  195;  II,  117. 
Kachuyâ-^etâr y  I,  143. 
Kagoura-fimyc .  II,  80  81. 
Kairâta-vhiâ,  1,  150. 
Kalama,  I,  115. 
Kalivnaulo^ ^  II,  142. 
Kamantcha^  II,  64,  91, 


{Kammerton,  ton  de  chambre  oj 
ton  ordinaire),  I,  276;  II,  20, 2\, 
261,  264,  396;  III,  445. 

Kandaîtg^  II,  3,  5. 

Kane/i,  II,  281. 

Kang-t'ung,  II,  374  ;  III,  325,  32a  : 
IV,  257. 

Kânih,  II,  94. 

Kanon,  I,  83. 

Kanoon,  I,  191  ;  III,  342. 

Kdnsara,  l,  100. 

Kânsi,  I,  100. 

KanUli,  m,  72. 

KanteU  à  archet,  III,  9, 

Kanûn,  I,  156. 

Kanuna,  I,  156. 

KaO'kao,  II,  141. 

ICapi,  IV,  19. 

Karâ,  I.  110,424. 

Karâbib,  I,  380. 

Karadouchin  ou    Karadamsin,   IV. 

312,  31^- 
Kiira-tâla,  I,  99. 
Karnaia,  II,  108. 
Kass,l,  382. 
Kasso,  I,  420.  ;  IL  118. 
Katana,  IV,  i. 
Kâiyâgana'Vind^  I,  156. 
/iGip/i/,  IV,  217. 
A'tffrt/ double,  IV,  236,  237. 
iiCnz/tf/ universel,  IV,  237. 
Kavaltché,  IV,  236. 
Kazoo^  III,  447. 
«   IV,  16. 

Keffiàngeh,l,S9S^  4 16,  419. 
Ketnâfigeh  a  gouz^  \,  187,  18S. 
Kemàngeh  roumy,  I,  188,  322. 
KëmpjangAll,  255. 
Kémpoehj  111,255,  259,  260. 
KPndattg,  III,  255,  288. 
Kënong,  II,  132  ;  III,  255,  272. 
Kent'horn,  I,  65, 
A>r^,  L  274. 
/Or*»,  1,273,274. 


4h- 


Keshate^  I,  41I. 

KhtipoengAll,  288. 

Ketjapi,  I,  194.;  II,   154;  III,  346. 

i^lSlJèr,  III,  252. 

Këtoeg,  III,  272. 

Ketok,  II,  132. 

Khanjaniy  I,  103. 

Khanjarî,  I,  103. 

Khat'tdli,  I,  loi. 

Khèfiy  I,  180,  391;  11,86. 

Kkol^  I,  99,  112. 

Khong,  I,  385.  388,  389,  390. 

Khong  mowng^  I,  390. 

Khoradak.  I,  107. 

Kliudra-ghafiiâ,  I,  loi. 

KJiudra-Kâtyâyana  vinâ^  1,  157. 

/&'«,  I,  141,    195»   202,  204,  205; 

11,95,  loi. 
King^  1,  II  ;  II,  60. 
Kz'nnari-vind,  1.  145. 
Kiringhie^  11,  54. 
Kissar,  I,  192,  421,  422  ;  III,  87, 

344;  IV,  71,  75. 
Kissumba,  I,  193, 
Klarinet  nist  eksteroog^  IV,  347. 
Klater,  III,  363. 

/^/««   Discafit-KrummhornyW,  18. 
Kletne  Discant-Sckalmeye ^  I,    228, 

230;  II,  23,  24  ;  lV/201. 
Klein  Flot  Uni,  1.  239. 
Klein  Zinke^  1,  294. 
Klen/ong,  111,  241. 
Klong,  Ij  390. 
(Klon-K/iik^    o  rches  t  re  si  a  m  ois) .  1 , 

388,391. 
Klui,  I,  388,    390,  391  ;  III,   303; 

IV.  45. 

Knicky-knakcrs ,  111,  364. 
Kniegeige,  I,  314. 
Ko€'k'ômôlakûlft ,  IV,  33. 
Kokiu,l,  186;  II,  78,^93. 
Kokolo^  IV,  72. 
Konia-Fouye^  II,  78,  79. 
Kondi,lW,  72. 


Kondo,  IV,  72. 

Korthold,  11,  231,  340, 

/w/f>,  II,  78,    101,  Ï04,  106,    173; 

III,  343. 
Ko-tje,  II,  75,  76  ;  IV,  49, 
/û>«^I,  393;  11,63,  Ci(i  ;  IV,  21,24, 

26,  27. 
Kouitiira^   1,    416,    422,    423;    11, 

177. 
Koundyeh^  II;  93' 
Kra-chapec,  I,  385,  388,  389. 
Krap-Puang^  I,  390. 
Krefia,  I,  49  ;  II,  161  ;  IV,  44,  59. 
Kromhoorn^  II,  18. 
Kr&mong^  1,  12;  11,  130;  III,  264. 
KrQtnong  seloeka,  11,  130. 
Krumme  Zinke^  1,  293. 
Krumfnhorn ,  II ,  18. 
Kulepa-Ganegy  IV,  20. 
Kunstciier,  1,  359, 
KurZ'Pfeiff,  II,  231,  240. 
Kwantze,  1.  41,  226;  11,^71. 
Kyee-wain,  1,  386.  387,  389. 


Lames  de  bois  (expérimentation), 

IV,  150. 
(Lames,  accordées),  III,  366. 
(Lames,  vibration  des),  II,  61. 
Langleik^   III,  1 10,   112,  113;  IV, 

306,  426. 
Lang'Spel  ou    Langspel,  III,    112, 

IV,  426. 
[Languette],  IV,  181. 
\Lao-Phà?i^  orchestre  siamois),  L 

388. 
Là'Pà  ou   Lapa.  II,  67,    89;    III, 

330, 331  ;  IV,  65,  66. 
Larynx,  modèle  du,  111,  448. 
Laudy  I,  201. 
Launedda  {^Conzertu  =  jeu  de),  IV, 

175. 
Laute,  1,  201,  347,  348. 


^  4^8 


Laya  vançî,  I,  121. 

Lekwcn,  IV,  74. 

Lera,  IV,  31,  34. 

[Lettres  indiquant  la  tonalité  des 

clarinettes],  IV,  345. 
Lêuto,  l,  201. 

[Levier  pneumatique]^  III,  240. 
Ligneum psalterium,  II,  185. 
[Linguetta],  IV,  175, 
{Linguetta  viobile] ,  III,  213. 
Lira,  IV,  31. 
Lira  da  braccio,  III.  59, 
Lira  da  gamba ^  III,  61. 
Lira  rustica,!.  334,  IV,  286. 
Lira  tedesca,  I,  334  ;  IV,  286. 
Lirone per/et/o,  lllf  61. 
Lituus,  I,    274,   375;   n,   29,  30; 

IV,  390. 
LiiifOf  I,  201. 
Liuto  utoderno,  I,  345. 
LOy  II.  51;  IV,  II,  14. 
Lojki,  II,  182. 
Lokotfibi^  III.  356  ;  IV,  72. 
Lo-koUf  II,  67. 
Lozeu,  II,  88. 
Lu,  l,  175;  II,  60,  77,   100,   loi, 

102.  125,  154.  167;  IV,  44,  59- 
Lrut,  l,  201. 
Luk4)nd0,  IV.  74. 
Lung-iao-iy,  II,  83. 
Lute,  I,  201. 
Lute-harp,  III,  133. 
Luth,  I,   83,  201,  347,   3^4,  479; 

III,  127,  141  ;  IV,  301. 
(Luth).  L  347- 
Luth  élégant.  IV,  67. 
Luth  nouveau,  III,  139- 
Luth  octave,  petit,  III,  138. 
Luth  soprano,  petit,  III,  138,  139. 
Luth  ténor,  III,  139,  141. 
Luth  théorbé,  IV,  297. 
Luur,  I,  277,  292. 
Luur  danois  (antique),  II,  377  ;  IV, 

392. 


Luur  norwégien  (moderne),  î,  27; , 

292  ;  II,  3<57- 
Lyre  anacréontique^  III,  129. 
Lyre  antique,  I,  81,  83.  192,  339. 
(Lyre  antique,  tension  des  cordes 

delà),  III,  85. 
Lyre  égyptienne  .(antique),  IV,  70. 
Lyre  éthyopienne,  voir  Kissar. 
Lyre-guitere,   I,    362,     363,   364, 

477, 478  ;  IV,  300. 

Lyre  moderne,  I,  479  ;  III,  129. 
(Lyre,  tension  des  cordes  de  la), 

IIL  85. 

M 
Machete,  III,  122  ;  IV,  310. 
Machine  à  accorder,  IIL  223. 
[Macilloi,  m,  378. 
MacochOy  \,  382. 
Madala,  I,  1 1.2 
MadiumbaflU,  277,  278. 
Afagadisy  L  201. 
Magaudi,  II,  7. 
Ma/ui  mandird,  I,  99. 
Mahatî-vtnâ,  I,  109,  142,  I43,  15J. 
(Mahoree^   orchestre    siamois),   l. 

388. 
Maillet  de  bois,  IV,  154. 
Malakat,  I,  183. 
[Manche  de  violon],  III,  64. 
[Manche  d'octave],  IV,  299. 
[Manche  double,  instruments  s.}. 

IV,  297. 
(Manche,   non    indispensable   au 

raccourcissement  de   la  corde), 

1,81. 
l  Mancosa\ ,  IV,  175,  176. 
\Mancoseida\^  IV,  176. 
Mandirà.  L  99« 

Mandola,  I,  345;  IV,  430,  431. 
Mandoline,  I,  83,  343f  344.  474* 

475:111,  83. 
(Mandoline),  I,  344  à  346. 
Mandoline  congolaise,  IV,  81,  82. 
Mandoline  égyptienne,  II,   11,  12. 


-  489 


Mandoline  florentine,  génoise,  I, 

345. 
Mandoline  napolitaine,  I,  474, 475, 

476;  IV,  310. 
Mandoline  romaine,  sicilienne .  3  4  4^ 

345. 
Mandora.  111.  121  ;  IV,  431. 
Mandore,  1,83,476;  III,  121;  IV, 

431.     ^ 
Mandùrichen,  \j  346, 
Mandurriay  111,  427. 
Manicorde,  I,  85. 
Marddaia,  I,  112, 
Marien  Trompeta  I,  311. 
Marimba,  I,  379,  383,  384;  II,  60, 

135.  137;  IV,  19. 
Marouvanéj  I,  419;  II,  10,  11;  IV, 

17.78. 
1  Masque  de  féticheur],  IV,  62. 
\Masseto$\,  IV,  163. 
Matraca,  III,  363  ;  ÏV«^  154. 
Matraqueta,  IV,  153.  334- 
Mattauphone,  I,  16;  111,  373;  IV, 

341. 
Maul-Trommelj  II,  13. 
Mâyuri,\,  132,  153. 
Mazhar^  I,  162, 
[Mécanique  de  piano],  III,  213  à 

222,  436;  IV,  329,  31. 
[Mécanique  de  piano  allemande], 

IV,  327,328. 

[Mécanique  de  piano  viennoise], 

IV,  327,  328. 
\Médianà\,  IV,  176. 
Mcgyoung,  I,   389;  H,  94;  IV,   79. 
Mélodéonz.  bascule,  IV,  60, 
Mélophone,  I,  50,  264,  265,  266. 
Mélotrope,  IV,  146. 
(Membranes  mises  en  vibration  au 

moyen  d'une  corde  fixée  à  leur 

centre),  IV,  169. 
(Membranes,  tension  des)^  1,  395. 
Merline,  I,  55. 
Merveilleuse,  la,  IV,  293. 


Métronome^  II,  49. 

Métronome  (jeu  de  trompettes),  I, 

457- 

Métronome  anglais,  III,  236. 

Métronome  de  poche,  III ,  2  3  5 , 4  4  3 . 

Métronome  métrique,  III,  239. 

Métronome  normal.  III,  235. 

Mezzo  Coiascione,  III,  145,  146. 

Mina  sarangi^  I,  134. 

Mirliton,  III,  224,  226,  447. 

Miroirs  paraboliques  (d'expérimen- 
tation), 11,48. 

Mocanga^  1,  102. 

MoKa.W,  19. 

Mo'kug-yOj  lll,  244. 

Monaule,  I,  43,  175. 

Mondtroimnely  111,  273. 

Monocalame,  syringe,  I,  43* 

Monocorde,  I,  83. 

Monocorde  à  clavier,  III,  426. 

Mon-yii,  II,  54. 

Moon  giii/ar,  I,  195. 

Afosia,  I,  168. 

[Mouche,  corde  de  la  vielle],  I, 
335,  472;  IV,  286. 

A/onmg,  IV,  16,17. 

Mridanga^  I,  104.  108. 

Mundharmonika^  IV,  172. 

Murali^  I,  120, 

Muscat ,  III,  408. 

Musette,  I,  52,  53,  369,  437,  445  à 
448;  II,  337,  338,  342,  345, 
346. 

(Musette).  II,  346. 

Musette  bretonne,  III,  396. 

(Musique  militaire).  11,  183. 

Musique  perforée,  II,  332. 

(M  usique  turque  ou  des  janissaires) , 
II,  183;  IV,  329. 

N. 

Nacaires,  I,  22. 
Nâdeçvara-vinâ^  I,  149. 
Nâgarâ,  I,  105. 


490    — 


Nagclhartfwnica,  l,  i6,  206. 

NagelgeigBj  I,  206. 

{Nahabat,  orchestre  indou),  I,  100, 

106,  116. 
Nai.  III,  408. 
Nail  violin ,  1 ,  206. 
Naiou,  I.  47. 

Nakkdrah,  l,  399;  II,  64.' 
Nanga,  IL   10;  111,  358;  IV,  ^2' 

73»74. 
[Nàngka],  III,  288. 
jYarara,  II,  64. 
iVrty,  I,  48,    12Ï,    175,    177,    178, 

395,  411,  412;  11,84;  IV,  236, 

237,  238. 
Nay-châhy  I,  177,  178. 
Ndinibi,  III,  277. 
Ndjenibo,  IV,  72,  74. 
Nebil,  I,  82. 
N'gtetneh.ll,  93. 
iV^<?«^ér,  m,  247,  248. 
iV/Mc,  III,  245. 
Nlcolo,  II,  20,  22. 
Nihoihagi,  II,  51. 
Nimfali^  1,  449. 
Nixenharfe.  III,  6. 
Nkwanga^  III,  248. 
Noordsche  Balk,  III,  112;  IV,  426, 

427. 

Niipura,  I,  loi. 

Nyâataranga^  I,  117,  118,  119. 

Nyckelharpa,  III,  6. 
O. 

^/5^i?,  I,  230,  231,  236. 

Ohoe  du  caccia,  III,  398. 

Ocarina,  1,  248;  11,  149,  276,  277; 
IV,  235. 

(Octave,  jeu  du  clavecin],  IV,  321. 

(Octaves,  leur  désignation),  II,  45. 

(Octave  courte),  1,  368. 

(Octaviants,  tuyaux),  IV.  31,  32. 

(Octaviemeiit  des  tuyaux  coniques 
à  anche  battante,  premières  ap- 
plications), IV,  357. 


Olwtnitckiye  rogy  II,  369. 
Olifant,  I,  274;  II,  380. 
Offibi.l,  419,  420;  II,  175. 
Omertij  II,  83. 
One  Gûoty  IV,  40. 
[Oou/ivo],  IV,  163. 
Ophibaryton,  IV,  262,  264. 
Ophicléide,  I,  56,  296,  300,  301, 

302, 3<53  ;  n,  413,  423, 424;  IV. 

266,  268,  269,  397,  398. 
(Ophicléide),  I,  300. 
Ophicléide  alto,  1,  302  ;  IV.  397. 
Ophicléide  basse   ou  monstre,  IL 

420. 
Ophimonocléidfe,  II.  441. 
(Orchestre  arabe),  I,   416,  417. 
(Orchestre  égyptien) ,  I,  395. 
(Orchestre    indoa),  I,     100,   100, 

116. 
(Orchestre  russe),  II.  371. 
(Orchestre  siamois),  I,  388,  300, 

391. 

Orchestrion,  I,  55,  451. 

Oreille,  modèle  de  \\  III,  447. 

[Oreilles,  tuyaux  àl,  111,  358. 

OrganinOy  II,  325. 

(Organisés,  instruments),  1,  2. 

Organisirutn,  1,  79. 

Orgue,  I,  31,  50,  53. 

Orgue  à  manivelle,  IV,  387. 

Orgue  américain,  II,  333. 

Orgue  d'appartement  ou  de  cham- 
bre, voir  orgue  positif. 

Orgue  de  Barbarie,  I>  55  ;  IV,  587. 

Orgue  de  régale,  II,  35^352.353: 
IV,  383. 

Orgue  expressif,  I,  51. 

Orgue  mécanique  à    cylindre.  II. 

365. 
Orgue  portatif,  I,  54  ;  III,  413. 
Orgue  positif,  1,  448  ;  II,  347*  .^^ '• 

m,  415;  IV,  384. 

Orphcoron,  I,  356. 
(  tf,  1,  14. 


-  491  - 


Ouano,  II,  83. 
Ouk/ni'é,lll,  332. 


Palets,  IV.  153. 

Pati,  II,  52  ,  IV,  10. 

Panaàn,  l,  105. 

Panaulon,  I,  257. 

Pandeanpipc^  II,  325. 

Pandero,  I,  334. 

Pandore  assyrienne,  I,  83^ 

Pandore  en  luth,  I,  355,  476  ;  III, 

136. 
Pandiirina,  I,  475. 
Pang-koUj  III,  280, 
Pangtse  erh  hoii-kin^  III,  337. 
Pan-kou,  111,  284;  IV,  26, 
IPansej,  IV,  335. 
Para,  IV,  7 1 
[Paramarfe/Zo],  III.  214. 
Par-dessus  de  violc^  III,  38,  39,  41  ; 

IV,  421. 
Partition  Mustel,  II,  191. 
IPattel,  IV,  335 
[Pauk^n  und  Glocken^  pédale],  IV, 

329- 
Peciis.  I,  82. 

I  Pédales  de  piîino] ,  III,  1 90  ;  IV,  3  2  8 . 
I  Pédale  tonale  ou  harmonique),  III, 

207. 
/>^éf,  1,390;  II,  72. 
Peechmvar,  I,  390^  391. 
Penaroes,  II,  127. 
Pendule  à  musique.  III,  438. 
Penorcon,  I.  355,  356  ;  III,  136. 
[Phitjoe],  m,  266. 
Pi'pa.l,  196,  198;  II,  83,  112;  III, 

351,353:  IV,  82.  83. 

[Perfict  check  repe.ilcr  atfwft],  III, 

220. 
Petite  flûte,  voir  Hùti^. 
P/ia^i,    1,391;    11,   ^(^;    m,    289, 

290 
Philomèle,  IIJ,  12. 


Phonautographe,  IV,  148. 
Phonographe,    III,   446;  IV,    148, 

149. 
Physhantionika,  IV,  61. 
Pianino,  1,  377  ;  IV,  324. 
Pianino  carré,  III,  195. 
Piano,  I,  82,86,  378;  II,  41. 
(Piano,   historique),    1,  378  ;    III, 

193,  201,  204. 
Piano  k claviers  renversés.  III,  2 10. 
Piano  à  prolongement,  I,  2. 
Piano  à  queue,  111,  204,  206,  208; 

IV,  327. 
Piano  à  queue- résonateur,  III,  208. 
Piano   buffet,   III,   203;    IV,  324, 

449- 

Piano  carré,  III,  190,  193,  194; 
196,  197,  201,  202,  437;  IV, 
330,446,  447,  448. 

Piano  d'étude,  petit,  IV,  447. 

Piano  droit,  voir  piano  buffet. 

Piano  éolique,  I,  80. 

Piano-for ie y  I,  85,  377;  111,  201. 

Piano-forts  (cla viola),  11,  195. 

Piano  girafe,  IV,  326. 

Piano  grand  oblique,  IV,  325. 

Piano  incliné,  111,  218. 

Piano  mécanique,  1,  86. 

Piano-mélodium,  1,  2. 

Piano-orgue,  II,  349. 

Piano  players^  IV,  147. 

Piano  portatif,  grand,  III,  204. 

Piano  pyramide  ou  pyramidal,  11, 
199;  iV.  326,  448, 

Piano-quatuor,  I,  80;  IV,  291. 

Piano-table.  IV,  332. 

Piano  triangulaire,  en  forme  d'épi- 
nette,  111,  T97. 

Piano-viole,  IV,  291. 

Piano-violon,  IV,  286,  287,  291.^ 

(Pièces  de  rechange  des  flûtes, 
hautbois  et  clarinettes),  1,  214. 

Pirn-king.  Il,  60. 

Pien-tchong,  1,  12  ;  II,  56. 


•—  49^  — 


Pifero,  II,  242,  243;  IV^  201. 

Pignatù.lY,  168. 

Pi-li,  IL  70. 

Pinâka,  I,  138. 

Pionne,  1,459. 

Pt'fa.lV,  82,83. 

Pi/>ta,lV,  176. 

[Pi/>inia\,  II,  281. 

[Pirouette],  11,  236. 

[Pistons,  jeu  de],  II,  488  à  491. 

(Pistons,  mécanisme  des),  I,  68  à 

72,  282  à  292. 
(Pistons  à  boîte  carrée],  I,  285. 
[Pistons  à  hélice  David),  II,  490. 
[Pistons  ascendants],  I,  288 
[Pistons  compensateurs],  II,  432, 

475. 
[Pistons  indépendants],  II,  450. 
[Pistons  tubulaires],  I,  285. 
Pitu,  III,  315. 
Piva^l,  52,  267;  II,  342. 
Plagiaulos^  I,  45- 
Planchette  ronflante,  IV,  170. 
Plaques  de  bronze,  II,  55. 
Plaques  pour  les  expériences   de 
Chladni,  II,  49. 
[Plectrum,  plectre],  I,  80. 
Poche,  III,  28. 
Pochette,    I,  326,    327,  468,  469  ; 

III,  28, 29;  IV,  399,400. 

(Pochette,  accord),  III,  29. 

P'oKa,l\\  19. 

Pommer,  1,  228  à  232  ;  II,  23,  24, 
25,259. 

Pommer  alto,  voir  Ait-Pmnm^r, 

Pommer  basse,  voir  Bass-Pommer, 

Pommer,  grand,  voir  Gross  Bass- 
Pommer. 

Pommer  ténor j  voir  Ténor-Pommer. 
%i^onga^  III,  332. 

Porte- voix,  III,  443. 

(Portugal,  instruments  à  cordes),  I, 
358. 

PosaufiCj  I,  305,  306. 


Positif,  voir  orgue  positif. 

Posthom^  I»  277• 
[Potence],  IV,  204, 

{PotjeS'Kertms),  IV,  2a2. 

Prasdrani'înnd,  I,  1 50,  151. 

Prillarkom,  II,  394. 

(Provence,  instiuments  populai- 
res), IV,  206. 

Psalmodicon^  W,  283. 

Psaltere,  I,  366. 

Psalterion,  I,  82,  84,  85,  367;  11, 
10,  177;  111,73,  74,  77>  78,79. 

Psa/tertum,l,  82;  III,  184, 

Pw,  III,  327. 

Pui/i,  III,  248,  349. 

Pângtj,  U,  7. 

Q. 

Qdie/,  I,  379;  11,60,  61. 
Odnon,  h  156,  190,  395,  416,421, 

111,342. 
Querflôte^l,  250. 
Querpfeiff,  I,  250. 
Quiaquia^  II,  53» 
Quinte  de  viole  de  braccto,  grande 

basse,  IV,  419. 
Quiniemaj  I,  481. 
Quinteme,  IV,  301. 
Quinti-clave,  1,  303. 
Quinti-tube,  I,  302. 
(^Quinio,  partie  de  trompette),  I, 

277. 
Quinton,   I,  313,   314,   319,  320, 

466;  III,  38  à  41;  IV,  421. 

R. 

liaèâb,  1,  152;  11,3,  9- 
Paddb  des  Battaks,  II,  9. 
J^aàdà  malais,  II,  9. 
Rahecay  1,  358. 
Rahecœ^  1,  358. 
Racket,  IV,  182. 


^  493  — 


kackett-Fagott^  11,26,  231,235. 
Rana  çn'nga,  I,  125. 
Ranat^l,  385,  388. 
I^anat'Ek,  l,iSS,  389. 
Ra^uiULek,  I,  386,  387,  389,  390. 
Ranai'Thong^  I,  389. 
Ranat-Vhoofti,  I,  389. 
Ranjani-vinâ,  I,  146. 
[Rantjakan]^  III,  262^  264,  272. 
Rappakai,  II,  87. 
(Rasguéos),  m,  427. 
(Ravalement,    grand    ravalement, 

clavecin  à),  II,  42. 
Ravanastron  ,1,185. 
^/f^rt3,  I,  327,  389,  394,  415. 4»^; 

II,  37,  125;  172;  III,  255-,  342; 

IV,  67  ;  voir  aussi  rabd6. 
Rebahay  1,  395,  418,  419- 
Rebana,  II,  140. 
i^^^^^r,  I,  78,  327,  4I<5;  II;  37;  III1 

m  ;IV,  301. 
Rebeca,  III,  122. 
Reckte  Discant'Gngj  III^  24. 
Régale,  I,  54,  448. 
Régale  de  bois,  I,  1 2 . 
Régale  (xilophone),  IL  185. 
Règle  à  calcul  acoustique,  III,  236. 
^^^,1,395. 
Requinto,  III,  429* 
(Résonance  harmonique  exception- 
nelle des  tuyaux),  IV,  55,  266. 
Résonateurs  de  Helmholtz,  série 

de  dix,  III,  233. 
Ribcca,  II,  37. 
[Rigole],  IV,  181. 
Riu-teki,  II,  78,  81. 
Rocking  melodeottj  IV,  5o. 
RodpÂ.Wl,  252. 
Roffeltrommel^  IV,  344. 
Rogy  II,  394, 
Rojok,  II,  367,  394. 
Romme  le  pot,  IV,  167. 
Ratnmelpot,  III,  440;  IV,  165,  \66, 

168,  344. 


i^Rùmnielpot),  IV,  166,167. 
Rondadarj  II,  170. 
Ronker,  III,  440;  IV,  168. 
(Roseaux  du  lac  d'Orchomène),  II, 

280. 
[  Rosettes  de  clavecin  ] ,  I V ,  443. 
Rovana^  I,  185. 
Ruana^  I,  185. 
RubèbC;  I,  78. 

Rudra-vinâ,  I,  109^  137,  148,  152. 
Rumana,  I,  388,  390,  391  ;  IV,  21 . 
Runimeltopf,  IV,  167. 
Rythmiques,  instruments,  I,  381, 

382. 


Sackbut,  I,  305. 

Sackpfeife,  I,  52. 

Sagat,  I,  382,  395. 

Salamouriy  I,  41,  226;  II,  64.  72. 

Sahiodicon,  III,  5,  9  ;  IV,  283. 

Salpinx,  I,  274;  IV,  259. 

Salterto^  III,  74. 

Salterio  tedesco,  III,  184. 

Samm-jinn,  I,  198. 

Sânâî,  I,  115,  116,  117,  169.  390. 

San-heen,  l,  198,  199  ;  II,  112;  lll, 

349t  352- 
Sansi,  IV,  1 9. 
San/tr,  I,  85. 
Sanyogi,  I,  135. 
Saquebute,  I,  67,  305;  II,  24. 
Sirala  jfançi^  I,  119, 
Sârangiy    I,    104,    128,    130,    131, 

134,  î35,  137. 
Sargija.  IV,  315. 
Saroh,  I,  137. 
Saron,  II,  126,  127;  III,  255,  269, 

270. 
Sarofi  dhttoeng,  III,  269. 
Sarong,  II,  117. 
Saron pèking,  llly  269,  271. 
Saron  sël^ntOj  III,  269,  271. 


—  494  — 


èarrusophone,  I,  234. 
(Sarrusophonc),  II,  274. 
ISaussiiresl,  IV,  335. 
[SautereauxJ,  I,  «4. 
Saiv-Dorami  ,1,415:111.342. 
Sivv-Duano^  I,  390,  391  ;  IV,  70. 
Saiv-i)Oy  IV.  69. 

Saw-Samsdi,  I,  389.  39 ï  ;  IV,  70. 
Saw'Tai,  I,  385,  3S8,  389;  IV,  67. 
Saxhorn,  111,  422. 
Saxhorn  basse.  IV,  274. 
Saxhorn  contralto,  IV,  273. 
Saxhorn  contrebasse,  IV,  273. 
Saxhorn  soprano,  IV,  274. 
Saxophone,  I,    40,    56;    II,    225, 

226,  260;  IV,  357. 
Sdz,  II,  64,  109,  110, 
(Sazandas^  orchestre  de) ,  II,  64. 
.V/ic/',  IV,  313,314   315. 
Scaccia-petisieri^  II,  13. 
Scal/neyc,  alto,  II.  24. 
Scaimeye,  dessus  de,  II,  24. 
Scalmeye^  ténors  de,  II,  24. 
(Scalmeyers),  II,  24. 
Schàfe.rpfeijjt\\,  268. 
Schalmcyy  I,    210,   224,    227.   228, 

230, '236;  II,  24,  142, 245;  IV, 

20 T .  202 ,  203  ;  voir  aussi  Discant- 

et  Klnne  Di^ranf  Sc/it:///n'y. 
Scheidhoil,   1,  482  ;    111,    1 13  ;    IV, 

426. 
Schellenhaum,  IL  181. 
Schlih^el-Fiedel.  111,  71. 
Schophar^  1,  273.  274;  111,417. 
Schrcier-  Vfcijf'en    II .  231,  233. 
Schryari^  II,  231,  233. 
\Schub-Ventil\A.2'^^-  286;  II.  437; 

IV,  272. 
Schwàgcl^  I,  243  :  II.  282. 
SchiVeitzerpfcijf)  1,  2  50.  25  i . 
Schvt'f^l^cL  I,  243, 11,  282. 

^S/,1V,75. 

Stuiou-po,  I.  3 82  ;  II.  51. 

Relatif  un.  II,  128. 


Selokkat,  II.  127. 

Serinette,  I,  55,  45^*  455 ;  IV,  38^). 
Serinette-pionne,  IV.  386. 
Serpent,  I,  56,   64,  126,295,    2r^7, 
463,  464  ;  11.  406  :  111,  420  ;  IV, 

2*^2,  263,  393. 

(Serpent).  1,  296,  298. 
Serpent  droit,  IV,  262,  264. 
Setâr.l,  131,  135,  143,  144. 
Sfiralitza^  IV,  232. 
Sfirchitza,  IV,  217. 
Sfirka,  IV,  215.216. 
Sharod€j  I,  153. 
Sharna^  I,  116. 
Sharud.  I,  153. 
Shrn^^  III.  324. 
Sho,  IL  78,  86. 
Shj-ko^  II,  52. 
S/tO'fiO'/ortye,  II,  86. 
S/iua/ig-Wfi ,  II,  112. 

s/iu  /K,  II,  72 1  83  ;  m,  302. 

SiakU'hachij  1,  48;  II.  77  ;  IV.  44, 

59- 
(Siam,  musique),  I,  388. 
Siamisen,  I,  198,  199;  II,  78,  113. 

114.  IIS- 
Sifflet,  I,  409,  410,  438;  in,  311, 

315  à  322,  406,  441;  IV,  39.  46, 

47.  48,  52  à  5^,  57,  58,60,  139 
Siiflct   aztèque,  en  terre  cuite,  II, 

144  ài49'  ^51- 
Sifflet  chinois,  II,  74. 
Sifflet  double.  III,    304.  305  ;  IV, 

60. 
SitÏÏet  en  fer-blanc,  II.  279. 
Sifflet  en  ivoire.  IV,  235. 
Sifflet  en  os,  IV,  234,  235. 
Siffletsenpoterie,enfaîence,en  terre 

cuite,  II,  278  ;  IV,  221  à  224. 
Sifflet-sirène,  III,  443. 
Sifflet  triphone.  IV,  220. 
Sifoine.  1,  79. 

Silhato,  m,  403,  406.  *» 

"itlvadores,  II,  152  ;  IV,  42,  43. 


io 


—  495  — 


nples  ou  naturels,  instruments), 
,  56. 

9tpUx  chtck  action\ ,  III^  222. 
ivk^,  IV,  214. 
3ne,I,  487;  III,  234. 
'nga,  II.  325. 
re,  I,  8,  426;  IV,  2. 
relly  111,  403^  ^6. 
a'na,  IV,  32,  34,  35i  4^. 
uibka,  I,  189. 
•liètn^  II,  123;  IV,  2. 
^^ng,l,  408;   U,  6,   153;    m, 

54. 

/£ng  barafigf  III,  308. 
ricli,  IV,  215. 

'.a,  IL  72  ;  III,  301  ;  IV,  37. 

'aj'ero,  IV,  157. 
mailles,  IV,  138. 
mette,  I,  8;  III,  255  ;  IV,  9,  10, 
3,335»  337â340, 
mette  en  bois,  IV  334. 
lomètre,  I,  486  ;  IV,    1 50. 
lorophone,  III,  424. 
'difio,  I,  326. 
ic/iow pdtig  hsien^  III,  353. 
i-dzou,ll,  53. 
>ufflerie)>  I,  488,  489,  490. 
>ufïlet  à  lanterne],  II,  359. 
%lingy  voir  Soeling. 
'itnnaia,  II,  90,  108. 
uqqarah,  I,  412.  413. 
'irav/ia,  II.  280,  326,  327. 
Durdine),  II,  231. 
urdiiie  (clavicorde) ,  I.  85. 
urdine  basse.  II,  228,  233. 
urdi ne  contrebasse,  II,  233,  235. 
)urdine  de  cor]^  I,  61  ;  IV,  262. 
liurdine  de  corne f(o],  II,  400. 
Durdine  de  trompette],  I,  277. 
jurdine  de  violon],  III,  6$,  67. 
3  urdi  ne  de   violon,  dite  presto], 
IV,  280. 

jurdine,  pédale  de   piano],  IV, 
328. 


Sousounou^  IW,  78. 

Spaansche  citer,  III,  121. 

Spinetta  a  tavolo^  III,  160. 

\Spinetia,  corde  octare  du  clave- 
cin], IV,  321,  441' 

Spinetta  da  serenata^  II,  45. 

SpitZ'Harfe,  III,  89,  92. 

Staccado,  I,  1 1 . 

Stafspel,  IV,  336. 

Stamentien-l^feiff,  I,  243;  II,  282. 

Stampella,  L  334. 

SHccato,  IL  185. 

\Sticker  action]^  III,  220. 

SttUes  Zinkpi,  II,  396,  397,  399, 
400   405;  IV,  265. 

Stopf trompeté ,  I,  62,    280  ;  II,  392, 

393. 
StrawfiddU,  II,  185. 
Streich'Zitker ,  I.  465,  466. 
Strokfiedel,  II,  185. 
StrooiveJel^  IV,  336. 
Su'ghoshay  I,  124. 
Sumniârah,  IV,  31. 
Sur-çrtngdra^l,  152. 
Sur-sanga,  I,  135. 
Sur-vdhdra,  I,  146. 
Sur-vind^  I,  136. 
Svardonitza,  I,  246;  IV,  218. 
Svirala,  IV,  238. 
Swanga,  III,  248. 
Swistalia,  L  278. 
Symphonie  (vielle),  I,  79* 
Syringe,  I,  41;  11,323. 
Syringe  monocalame,  I,  43,  47. 
Syringe  polycalame,  I,    264  ;  III, 

409  ;  IV,  50,  51,  371  ;  voir  aussi 

Flûte  de  Pan. 
Szekûusien,  III,  334,  336. 


TaàL  l,  396,  399;  II,  66. 
TaSld,  I,  104,  105,  398. 
Tablât  el'fnousaher,  I,  163. 
[Table  de  violon],  III,  64. 


—  49^  — 


[Table    d'harmonie^    fausse],   III, 

192. 
Tnblet  el-daraouclia^  I,  398. 
\Taboeh\,  III,  253,    266,  268,  26^, 

272. 
Tabor-pipe.  I,  243. 
\Tabuh\,\\,  ia3. 
Taga,  1,382. 
Ta  huang  hou-kin,   III,  337  ;  IV, 

69. 
[Taihet],  II,  2. 

Taîko,  II,  65,  66  ;  III,  28^,  284. 
ITaille-anche    de   hautbois),    III, 

227. 
Taille  de  flûte  douce,  II,  287,  291; 

III,  402  ;  IV,  369,  371. 

Taille  de  viole,  111,43,    44;    IV, 

422. 
Ta*  khay,  l,  388,  389,  391;  II,  95; 

IV.  79. 

Takigoto,   I,    190,    191;    IIL    338, 

343,  344;  IV.  76. 
(  Takftiy  takhl,  orchestre  égyptien) , 

I»  395. 

Tafnbagy,  II,  68. 

Ta$nbol,  IV,  17. 

Tambor,  IV,  17. 

Tamborii,  III.  37S. 

Tamborino,  III,  378. 

Tambour,  I,  20,  163,  250,  390, 
391.  39^,  397;  400,  401;  II,  4, 
6(i^  121,  139,  141,  183,  i84> 
197,  198;  III,  281;  IV,  22  à  26, 

i^ii  343. 
Tambour  à  grelots,  I,  8. 
Tambour  automatique,  IV,  163, 
Tambour  de  basque,  I,  8,  20,  103. 

162,393,395:  11,183;  111,192; 
,  IV,  159,  343. 

Tambour  de  lansquenet,  II,  197. 
Tambour  des  derviches,  I.  163. 
Tambour  d'ordonnance,  IV,  162. 
Tambourin,  II,  63,  196  ;  III,  280, 

281,376. 


Tambourina  cordes^  I,  245. 
Tambourin  de  Provence,  III,  376  : 

IV,  163,  206. 
Tambourin  du  Béarn,  I,  374»  375 
Tambourin  florentin,  III,  376. 
Tambour  militaire,  \,  20,  250,  25 1  ; 

IV,  163. 
Tambour-xylophone,  IV,  3,  4. 
Tamburina^  I,  245,  374* 
Toffûniru,  II,  117. 
Tofn-tofn^  I,  7  ;  III,  246,  247,  252: 

IV,  3,  4. 
Tanbour,  I,   83,    199  à   202,  424, 

425;  II,  108,  117;  III,  429. 
Tanboura,  IV,  312,  3 13. 
Tanhour  albanais,  I,  425. 
Tanbour  kebyr  tauriy^  III,  145. 
Tiio  kou,  II,  4  ;  III,  287  ;  IV,  27. 
Târ,  I,  162,  394,  395t  416. 
Tarawangsa,  II,  154  ;  111,  341 
Tdsd,  I,  105. 
Taschengeige ^  I.  326, 
Tawaya,  II,  3. 
Tâyuç.l,  132,  133. 
Tché,  I,  44;  II,  163,  168. 
Tchong,  II,  57. 

Tckong-t(m,n,  52,  53;  III,  247* 
TebashouL  I,  400. 
Tebioun,  I,  397. 
Tebol,  I,  397. 
Tê-'kin,  n,  83. 
Tefyn,  III,  103. 
Ténor  de  cornet,  I,  65. 
Ténor  de  viole,  III,  43,  44;    IV, 

422. 
Ténor  de  violon,  IV,  415. 
Ténor- Fiote^  I,  239. 
Ttnor  Geig,  \\\,  58,  59. 
Tenoroon,  I,  40;  II,  224,  260:  IV, 

357. 
Ténor  Potntfter^  I,    228,  229,  230, 

232  ;  IL  20,  22,  24,  260,  261. 
Tenor-Viol,  III,  50. 
Tcorbe,  voir  Théorbc. 


-497  - 


Terpodion,  I,  429. 

Terzino  di contrabasso y  III   34. 

Te-tchong,  II,  56,  57. 

Teij'er,  II,  lap;  III,  252. 

T/iart\  II,  64,  no. 

Théorbeoutéorbe,  I,  83,  347,  348» 

351,    479;  III,    146,   147;   IV, 

297. 
(Théorbés,  instruments),  IV,  297. 
Thâne,  I,  385,  388,  390,  391  ;  IV, 

24. 
Thurner  Hom,  I,  276  ;  II,  391. 
Tibia,  I,    37,    41,   165,   43^    432| 

433;  III,  293.  294;  IV,  59- 
Tibia  dexira,  III,  392. 
Tibiae  impares.  III,  392  ;  IV,  I75. 
Tibias  parés,  m,  393. 
T/'^/tf  gréco-romaine,  II,  239,  242-; 

III,  393,395- 
Tibia  mu/fi/ora,  III,  391,  393. 
Tibia  obliqua,  I.  45. 
Tibia  sinistra,  III,  392. 
Tibia  utricularis,  l,  267. 
Tien-kou,  III,  280,  283. 
(Tiges,  vibration  des),  III,  369. 
Tikârâ,  I,  106. 
Ti-kin,  L  186;  II,  92. 
Tiktiri,  I,  122. 
Timbales,  I,  22,  23,  396,  399  ;  II, 

19»  «83,  184, 
Timbales  en  bois,  II,  199. 
[Timbre],  IV,  165. 
Timpaniy  I,  22. 
Tiplei^  III,  428  ;  IV,  432*. 
Tjaalang,  II,   154. 
Tj^ihnpoeng,  III,  345. 
Tjèioering^  III,  253,  271. 
Tjé-tjé,  II,  122. 
Tobileis,  I.  397;  II,  65. 
Tatfibahj  11,67,  68. 
(Ton  de  chambre  ou  ton  ordinaire), 

voir  K  ammerlon. 
(Ton  de  chapelle),  voir  Chorton, 


(Tons  de  rechange^  leurs  inconvé- 
nients), II,  382;  IV,  253,  254. 

[Tone  sustaintng  atfachment]^  III, 
219. 

Tonoscope*harmonium,  II,  49. 

Toponaztle, II,  133,  139,  142. 

Torbane,  l,  350,  351. 

Tougal,  IV,  12. 

Touniûunaj  I,  245,  374. 

Toumebout,   L  41;  II,   18;  III, 

389. 
Toutsoumiy  II,  ^Çi. 
(Transpositeurs,  instruments  dits), 

II,  482. 
[Transverse  spring  s/ides],  I,  288; 

11,453. 
Traversa,  I,  250. 
Treb/e  viol,  III,  50. 
Triangle,  I,  8;  II,   183,  184;  IV, 

329. 
Tricorde,  I,  83. 
Trigone,  I,  82. 
Tritantri-vinây  I,  144, 
Triionicon^  III,  396. 
Troccola,  III,  363. 
Tromba,  I,  67  ;  IV,  259. 
Tromba  da  caccia,  II,  381. 
Tromha  da  tirarsi,  l,  67,  281  ;  IL 

428. 
Trombone,  I,  58,  59,  305  à  309, 
(Trombone),  I,  304. 
Trombone  à  coulisse,  I,  67,  281, 

306;  II,  24,25. 
Trombone  à  coulisse  alto,  II,  428. 
Trombone    à  coulisse  basse,    II, 

428. 
Trombone  à  coulisse  ténor,  I,  304, 

307  ;  II,  428,  429,  430;  IV,  398. 
Trombone  à  pistons  ténor.  II,  457, 
Trombone    à    pistons     ténor,     à 

pavillon  vertical,  II,  457,  460. 
Trombone  à  pistons  ténor,  à  six 

pistons  indépendants,  II,  463  ; 

IV,  275. 


—  49»  — 


Trombone  à  trois  pistons,  IV^  399. 
Trombone-buccin,  voir  Buccin. 
Trombone,  pavillon  de,  IL  430. 
Trombone,  traverse  de,  II>  34. 
Tromniêty  1,2^6, 
Trompe,  IV,  260. 
(Trompe,  étymologie),  IV,  259. 
Trompe  d'appel,  III,  327. 
Trompe  de  chasse,  I,  270,  271;  II, 

381  ;  IV,  258. 
Trompe  de  chasse  (jouet),  III,  225. 
Trompe  en  bois,  IV,  63,  64,  65. 
Trompe  en  corne,  IV,  256,  345. 
Trompe  en  fer,  IV,  62,  63. 
Trompe  en  ivoire,  III,  331,  332, 

333;  IV,  64,  65. 
Trompe  marine,  I,  310. 
Trompette,  I,  57,  58,  182,  183, 

272  à  292;  11^  19,  24,  183. 
(Trompette),  I,  273;  IV,  388. 
[Trompette,  corde  de  la  vielle J,  I, 

335,472. 
(Trompettes  (jeu  de)  en  usage  au 

XVIIIe  siècle),  IV,  388. 
Trompette  à  clefs,   I,   281,    282, 

300;  II,  419. 
Trompette  à  coulisse,  I,  67,  281  ; 

IL  424,  428;  IV,  271. 
Trompette  à  cylindres,  II,  34,  480, 

481. 
Trompette  à  pistons,  I,  282  à  292  ; 

IL  482;  IV,  274. 
Trompette  à  sons  bouchés,  II,  392 , 

393- 
Trompette  basse,  I,  59;  II,  391. 
Trompette  conque,  I,  123. 
Trompette  de  cavalerie,  IV,  254, 

255,  256. 
Trompette  de  cavalerie  entourée 

de  plâtre  (expérimentation), IV, 

137. 
Trompette  de  chasse,  IL  381. 
Trompette  de  Hal,  II,  201. 
Trompette  de  lama,  III,  325. 


Trompette  demi-lune,  I,  280  :  II. 
392, 393;  IV,  389- 

Trompette  de  parade,  IV,  390. 
Trompette  de  St-]ean,  IV,  357. 
Trompette  droite,  II,  387,  388. 
Trompette  en  bois^  I,  277,  490; 

II,  383086. 

Trompette  en  fer-blanc,  II,  8,  31. 
Trompette  en  paille,  II.  15. 
Trompette  en  verre,  II,  31,  388*, 

III,  416. 

(Trompette  et  clairon,  leurs  mar- 
ques distinctives).  IV,  250,  259. 

Trompette  harmonique,  I,  30^. 

Trompette  marine,  I,  78, 310,  3 1 1 , 
312,  465;  II,  19;  111/  34.  35- 
36. 

Trompette  naturelle,  I,  57,  58. 
387  à  391,  462;  m,  234;  IV, 
258,  388,  389,  390. 

Trompette  sacrée,  IV,  66, 

Trompette  serpentine,  III,  234. 

(Trou  latéral  percé  dans  un  renfle- 
ment du  tuyau),  IV,  347. 

(Trou  latéraux,  irrégularité  dans 
leur  emplacement),  II,  2 1 2  ;  IV, 

346- 
Troumpeto  di  San  Jéan^  IV,  257. 
Trufnscheit,  I,  3ro. 
[TsMftbouna],  II,  281. 
Tschurlikay  IV,  219. 
Tsé  King,    II,   59,   60;  III,  2S<i\ 

IV,  15.. 

Tseng,  l.  202,  373;  II,   119;  UL 

344*  346;  IV,  77 178. 
Tsou  toung  koU'kin,  III,  336. 
Tuba  (antique),  I,  57,  274. 
Tuba  curva^  voir  Buccina. 
Tuba-Dupré,  IV,  266,  395,  396. 
Tuba  moderne,  I,  58;  voir  Basse  à 

cylindre  et  à  pistons. 
Tube  de  bambou,  II,  169. 
TubihiUs,  I,  396,  397;  III,  281. 
Tubri,  I,  50,  53,  115,  122;  II,  7. 


—  499  — 


[Tufn5a],lY,  176. 

7  utnburU'vinâ,  1 ,  154,  155. 

Tùmeri,  M,  7. 

Tûri,  I,  126. 

Turkish  crescent^  II ,  181. 

Turlutaine,  I,  55. 

(Turque,  musique)  voir  Musique 
turque. 

TvrtU'RatUe,  III,  251. 

(Tutupampaner),  IV,  306. 

(Tuyaux,    études    expérimentales 

sur  leur  résonance),  III,  449. 

Tuyaux  à  bouche  biseautée  (diapa- 
sons), III,  444. 

(Tuyaux  à  cheminée],  II,  360. 

[Tuyaux  à  fuseau],  IL  364. 

Tuyaux  d'expérimentation,  à  bou- 
che, II,  48;  m,  234;  IV,   137. 

Tuyau  d'expérimentation,  à  em- 
bouchure, I,  487. 

Tuyaux  d'expérimentation  : 

I.  A  bouche  : 

a)  cylindriques,  IV,  87. 

h)  tronc-coniques,  IV,  109. 

c)    cylindriques,    partiellement 

bouchés  à  Tun  des  orifices, 

IV,  120. 

II.  A  anche  : 

a)  cylindriques,  IV,  122. 
h)  tronc-coniques,  IV.  127. 
c)  a  embouchure,  IV,  134. 

Tuyaux  d'expérimentation  en  ro- 
seau, à  percuter,  IV,  151. 

(Tuyaux,  détermination  de  leur 
longueur),  II,  157. 

Tuyaux  de  verre  (série  de  huit), 

III.  231. 

Tuyaux  d'orgue  fermés  (deux),III, 

235. 
(Tuyaux,  vibration  des),  I,  26  et 

suiv. 
7>,  I,  172,  174,  175.  2^0,  390;  II, 

67,    l^y    11  y    81    à   84;    III,    304. 

312. 313;  IV,  46. 


Tymbalons,  IV,  153,  159,  160,  206. 
Tympanon,  I,  85,  373,  374,  485; 

III,  76, 77,  181,  185, 435;  IV, 

324,444,  445. 
(Tympanon,  historique),  I,  374. 
Tympanuifij  l,  22. 
Typophone,  I,  13. 
Typotone,  I,  32. 

U. 

Ukekelaau^  III,  346. 

Uliuli,  III.  249. 

Ullan-  Ptohe,  II,  342. 

\Una  corda ^  pédale  de  piano],  IV, 

327,  328. 
Union-pipe^  II,  342. 
I  Unisson  y  jeu  du  clavecin] ,  IV,  32 1 . 
Universal  Contra- Bass,  III,  396. 
Ur-heen,  1,185,   186,  390;  II,  ^2^ 

93;  III,  334- 
Utricularium,  I,  50,  267. 

V. 

Valga,  I,  193. 

Valiha,  I,  419;  IV,  75. 

Vdnçali.  II,  6. 

[Vase],  IV,  335. 

Vase  (sifflets)  Aztèque,  II,  151. 

[  Venitian  swell\,  III,  172,  203. 

\Ventil-Kâsigen],  I,  282. 

Venu,  I,  122. 

(Vernis  à  Talbumine),  III,  57. 

(Verres,  accord  des),  III,  372,  374- 

[Verschiebung],  IV,  327. 

I  Vibration  des  lames],  III,  267, 

[Vibration  des  tiges],  III,  369. 

[Vibration  des  tubes],  III,  231. 

Vielle,  I,  79  ;  III,  7,  70  :  IV,  301. 

Vielle  à  archet,  I,  78,  314  ;  III,  13, 

14;  IV,  425. 
Vielle  à  main,  III,  13. 
Vielle  à  plectre,  III,i3. 


—  500  — 


Vielle  à  roue,  III,  13  ;  voir  Vielle. 
Vielle  en  guitare,  I,  334,  472  ;  III, 

71;  IV,  286. 
Vielle  en  luth,  I,  471,    472  ;    III, 

72. 
Vielle  organisée,  III,  72. 
Vielle  rustique,  IV,  425. 
ViAue/a,  III,  13. 
ViAuèU,  III,  13. 
Vtnâ,   I,  95^  136,    138,  142  a  157, 

195. 
Vio/a,  IV,  309, 
Vio/a  bas/arda,  I,  318,  326  ;  III,  45, 

46,  47- 
Vioia  braguezdj  III,  122. 
Viola  dabraccio ^  I.  314,  316,  329, 

331;  III,  29,  51,  58,59. 
Viola  da  braccio^  basse-quinte   ou 

grande  basse-quinte  de,  III,  54, 

59  ;  IV,  419. 

Viola  da  gamba,  I,  3I4,  316,    325  ; 

m,  46,  50. 
i^Viola  da  gamba)  y  III,  49. 
Viola  da  gamba^  basse  de,  III,  46, 

50,51. 
Viola  da  gamba,  grande  basse   de, 

m,  53, 55,56. 

{Viola  da  gamba,   divisions   de   la 

touche  et  accords),  I,  316;  III, 

50. 
Viola  da  orbo,  \,  334. 
Viola  d*arame,  IV,  310. 
Viola   da  spalla,  I,    314,  316  ;   III, 

58. 
Viola  di  bordonej  I,  324. 
Viola  difagotto,  I,  324.  325,  326. 
Viola  di  lira,  \,  468  ;  III,  59. 
Viola  diparcdon,  I,  325. 
Viola  franc fisa,    I,  358;    111,122; 

IV,  309. 
Violâo,  IV,  309. 
Viola  pomposoy  III,  63. 
Viole,    1,76,  78,    313.    314  a  319, 

330,  467;  III.  13,  25. 


(Viole),  I,  3U,  328» 

Viole  bâtarde,  voir  Viola  bastmrdA. 

Viole  d'amour,  I,  188,    320,    321, 

322,  324.  466  ;  m,  37,  38  ;  IV, 

422. 
(Viole  d'amour,  accords),  I,  321. 
Viole  da  braccio  et  >'iole  de  bras, 

voir   Viola  da  braccio. 
Viole  de  fantaisie,  IV,  421. 
Viole  de  gambe,  voir  VioU  da  gam- 
ba. 
Viole  de  lyre,  voir  Viola  di  lira. 
Viole  d'épaule,  voir  Viola  da  spalla, 
Violettapiccola,  l,  317. 
Violino,  III,  24. 
Violino  harpa^  III,  2^. 
Violon,  I,   74,  78,    13»,  327,    328, 

358;  II,    19;  III,   18  à  21,  425  ; 

IV,  279,  280,  402  à  411. 
Violon,    fragments    de,  IV,    423, 

424. 
Violon,  petit,  IV,  4.01. 
Violon  à  clefs,  III,  71. 
Violon  à  contours  festonnés,  III, 

20. 
Violon  àcordier  de  Spohr,  III,  19. 
Violon  à  fond  concave,  lÙ,  20. 
Violon  à  mentonnière,  IV,  407. 
Violon  à  surfaces  ondulées,  111,  20. 
Violoncelle,  I,  28,  78,  220,  318. 

330  ;  II,  19;  111,  8,  9,  30,  3ïr  32» 

54,59:  IV,  415  à  419- 
Violoncelle  en  cuivre,  III.  32. 
Violoncelle  muet,  IV,  416. 
Violon  Chanot,  III,  15,  16,  17. 
Violon  d'amour,  I,  322,  4^^  î  IH' 

26. 
Violon  de  liulfkarkas  (Bruxelles), 

IV,  156. 
Violon  de  fantaisie,  IV,  282. 
Violon  de  fer,  1, 206,  207;  III,  369. 
Violon  de  Hardanger,  I,  332  ;  III, 

12. 


501 


Violon,  demi,  III,  21. 

Violon  des  Gilles  de  Binche,  IV, 
156. 

Violon  en  cuivre,  I,  1 8  ;  IV,  411. 

Violon  en  écaille,  III,  27. 

Violon  indien  I,  131. 

Violon  indien  (d'Amérique),  III^ 
339»  340. 

Violon  muet  III,  26, 

Violon-sabot,  IV,  411. 

Violon  Savait  ou  violon  pyrami- 
dal, III,  27. 

Violon  sicilien,  I,  333. 

Violon  sourdine,  III,  26. 

(Violon,  technique  du),  III,  25. 

Violon  ténor;  voir  Ténor  de  violon. 

Violon- vessie^  IV,  411. 

Violon- vielle,  I,  337. 

Vipanci-vînâ,  I,  145. 

Virginale  ou  Virginal,  l,  84,  369, 
370;  II,  44:111,  158  a  161  ;IV, 
320,  435  à  439-    . 

Virginale  à  double  clavier,  I,  370. 

(Vision,  sourdine],  III,  67. 

Voix  de  polichinelle,  II,  200. 

[Voix  humaine],  IV,  239. 

(  Vu/gano,  partie  de  trompette),  I^ 
277. 

W. 

Wadj'raj  II,  122. 
Waggon,  II,  78,  106. 
Waldhorny  I,  271  ;  II,  381. 
Waldteuffel,  111,225,  440;  IV,  168. 
Wanibee,  I,  193  ;  II.  173  ;  m,  357^ 

359;  IV,  74. 
Weiber-Leyer,  III,  71. 
Wheatstone,  appareil  de,  III,  445. 
Whizzing-sticky  IV,  170. 
[  Wiener- Ventil],  It  290. 
Wilah,  III,  269. 
WM-Horuy  III,  300,  399. 


Wursi'Fagott,    II,  26,  231,    235; 
IV,  182. 

X. 

Xereniiay  111.  410. 

Xilophone^    I,  10  ;  II,  185  ;  IV^ 

336. 
Xireinia,  III,  4x0. 

Y. 

Ya-kou,lll,  283. 

Yfing,  II,  51. 

Yang-kin,  l,  202,  204.  205,  373  ; 

II,  119;  III,  360,  361;  IV,  84. 
Yantra-kosha,  I,  loi. 
Ye-Yin,  II,  83. 
r/«,  II,  51. 

rt;,I,  49,  174,  175;  II,  75,77. 
Yotsu-dake,  I,  380. 
Yue-kin,  I,  19s  ;  11^  112;  III,  345, 

354,35^;  IV,  82. 
Yun-lo,  I,  12  ;  II,  55. 


Zaffolo  pastorale  ,11,  325. 
Zambomba,  IV,  166,  167,  168. 
Zatnpogna,  I,  52,   246.    247. 
Zanîpogna  a  due  boche,  II,  280, 
Zantpogna  seinplice^  II,  280. 
Zaïnry  I,  405,  406  ;  II,  281  ;  IV, 

204. 
Zamr  el-Kekyr,  I,  169,  228. 
Zamrel'Sog'hayr,  I,  170,  405,  406; 

n,  73- 
Zanza,  I,   161,  391  ;  II,  62;  III, 

276,  277,  278;  IV,  18. 
Zenbaz,  II,  108. 
Ztmbalon,  I,  374. 
Zinke,  I,  64,  65,  293,  294,  463  ; 

voir  aussi  Cornet  à  bouquin. 


—  5<>a  — 


(ZinAe),  I,  293  ;  II,  33. 
Zitker,  L  366,  367;  III,  108, 114. 
Zourna,  I,  405  ;  II,  64,  72,  73,  281  ; 
IV,  204. 


\Zournay  bande  de],  III,  64. 
\Zwnniârah\,  I,  166, 167,  397,  403. 
III,  293,298,  388;  IV,  174,   175, 
Zwerchpfeiffy  I^  250. 


EN  VENTE  CHEZ    LE  MÊME  ÉDITEUR. 


Annuaire  du  Conservatoire  royal  de  musique 
de   Bruxelles. 

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